L'Intégrale des questions au Gouvernement | 26/05/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 36 %Attaque 44 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 7:00OuverteRéponse partielle
Quel avenir pour l'industrie automobile française face à la baisse des capacités de production et à la concurrence asiatique ?
- 9:00RelanceRéponse directe
La réponse à la crise de l'industrie automobile est-elle l'électrification ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Quelles mesures pour éviter une vague de faillites d'entreprises face à l'inflation énergétique ?
- 15:00RelanceRéponse directe
Comment accompagner les industries les plus touchées par la crise énergétique ?
- 17:00OuverteRéponse partielle
Allez-vous cesser de livrer des armes à Israël et faire front commun contre les violations des droits humains ?
- 21:00RelanceRéponse directe
Pourquoi désapprouvez-vous les flottilles pour Gaza alors que vous sanctionnez les colons violents ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:00Roland LescureFait
« La réponse pour faire évoluer l'industrie automobile française et européenne vers l'avenir, c'est l'électrification. »
- 11:00Patrick HetzelChiffre
« Nous avions déjà enregistré un triste record : 70 000 défaillances d'entreprises supérieures à la crise de 2009. »
- 17:00Emmanuel FernandesFait
« Israël a fait de Gaza un enfer à ciel ouvert. Plus de 80 000 civils sont morts, des hôpitaux et des infrastructures détruits. »
- 25:00Laurent MarcangeliFait
« Elle a brisé l'omerta sur les violences sexuelles dans le sport. »
- 29:00Stéphane PeuChiffre
« Nous savons qu'il faudrait créer 30 000 postes pour retrouver l'éducation de 2010. »
- 33:00Christophe NaegelenFait
« La baisse du pouvoir d'achat touche tous nos concitoyens. Le Gouvernement a annoncé certaines aides, on peut déplorer des oubliés. »
- 37:00Gérard LeseulFait
« Huit départements de l'Ouest en vigilance. Cet épisode est frappant par son intensité, sa durée, sa précocité et par son étendue car il touche toute l'Europe de l'Ouest. »
- 40:00Jean-François RoussetFait
« Ces températures ont été jugées... Nous sommes face à des événements météorologiques d'une nouvelle nature. »
- 44:00Cyrielle ChatelainFait
« Des personnes ont été malmenées par l'armée israélienne la semaine dernière. Cela ne peut être le fruit des consignes d'un seul homme. »
- 47:00Eric MichouxFait
« Votre nouvelle idée est de faire 2 milliards d'euros d'économies. Pourquoi pas. Mais avec le gel du barème des exonérations de cotisations patronales. Ainsi, vous aggravez le matraquage fiscal, sans concertation, sans vote, sans légitimité. »
- 50:00Anne Stambach-TerrenoirFait
« Loi Duplomb, simplification de la vie économique, urgence agricole... Même combat aux côtés de l'agro industrie. Alors que l'eau va manquer, ce sera mégabassines data centers pour tout le monde. »
- 54:00Inaki EchanizChiffre
« 5000 EUR pour 48 heures de garde, ça fait beaucoup. Mais aujourd'hui, c'est le service de gériatrie qui pourrait fermer. »
- 58:00Sylvain MaillardChiffre
« 84 écoles maternelles, 20 écoles primaires et 10 crèches sont concernées. De nombreux animateurs ont été suspendus pour des soupçons de violences sexuelles. »
- 1:02:00Sébastien PeytavieChiffre
« Déjà sept décès tragiques. Nous n'avons jamais atteint une canicule si forte aussi tôt. »
- 1:06:00Géraldine BannierFait
« Il est indiqué que les élèves qui rendraient des copies mal rédigées ne pourraient pas avoir le bac. »
- 1:09:00Bernard ChaumeilFait
« Des intempéries qui rendent les parcelles inaccessibles pendant plusieurs jours, empêchant toute intervention pour le traitement des vignes et mettant en danger leur vendange. »
- 2:01Annie GenevardFait
« L'usage de ces drones en agriculture est soigneusement réglementée au niveau européen. »
- 2:01Annie GenevardPromesse
« La proposition de loi de Jean-Luc Fugit permettra l'utilisation de drones pour certains types de situations avec des produits de bio contrôle dans les vignes en pente, et pour les bananeraies. »
- 2:01Annie GenevardFait
« La réactivité de mon ministère a consistée à répondre à l'urgence dans les meilleurs délais. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Yaël Braun-Pivet : Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, Mesdames et Messieurs les députés, mes chers collègues, c'est avec une émotion profonde et une immense tristesse que nous avons appris hier la disparition de notre collègue Béatrice Bellamy. Elle s'est éteint chez elle sur cette terre vendéenne, entourée des siens. Toute sa vie, elle a suivi une seule boussole républicaine : prendre soin des autres.
Née d'une mère infirmière, elle hérita d'un sens profond du dévouement. Elue sur nos bancs en 2022 au sein du groupe Horizons, elle devint la voix incontournable, écoutée et respectée du monde du sport. Son président de Commission a eu ces mots justes hier : "C'était une collègue respectée et qui n'avait du sport que les bons côtés, l'humilité, le sens du collectif, le goût du challenge." Nous gardons en mémoire son travail résolu au sein de la Commission d'enquête sur les défaillances des fédérations sportives.
Elle y mena un combat transpartisan acharné contre les violences sexistes et sexuelles. Fille de professionnelle de santé, experte de ces sujets, Béatrice Bellamy s'investit sur le grand âge. Sachant dépasser les clivages pour l'intérêt général.
Consciente de ce que notre pays doit aux citoyens engagés, elle s'engagea sur la loi sur le bénévolat. Ce soutien sans faille à la société d'engagement, Béatrice Bellamy l'avait aussi sur le terrain. Contre le cancer, comme dans tout le tissu associatif vendéen, elle donna toujours sans compter de son temps, son énergie.
C'est avec une même détermination qu'elle s'engagea très tôt dans la vie politique locale. A 23 ans seulement, elle fut ainsi élue conseillère municipale puis elle continua comme conseillère municipale et adjointe au sport. En 2015, elle lança son projet de coeur, la Joséphine, une course 100 % féminine pour sensibiliser sur le cancer du sein.
Une course à l'image de sa personnalité. Bienveillante, solidaire. Béatrice Bellamy était en effet toujours très appréciée pour ses nombreuses qualités humaines.
Elle était solaire et sincère, généreuse et chaleureuse, curieuse de tous et de tout. Elle qui était une grande passionnée de théâtre, de peinture ou de marche nordique. Sa fidèle équipe parlementaire a écrit : "Béatrice est l'une de ces femmes lumières qui continuera de nous éclairer." Mes chers collègues, nous rendrons bientôt hommage dans cet hémicycle à Béatrice Bellamy.
Je prononcerai son éloge funèbre. En cet instant, j'adresse mes pensées émues à son mari Didier, à ses fils, Pierre et Jean, ainsi qu'à tous ses proches. J'adresse également une pensée attristée aux députés du groupe Horizons, à leur président Laurent Marcangeli, et à tous ceux qui pleurent sur ces bancs une collègue et une amie.
En hommage à Béatrice Bellamy, je vous invite à observer une minute de silence. Je vous remercie. La parole est à Laurent Marcangeli, président du groupe Horizons. - Laurent Marcangeli : Madame la présidente, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, la vie publique est ainsi faite.
Il nous arrive parfois d'avoir à prononcer des allocutions, des discours que l'on aurait volontiers refusé. Celui que je m'apprête à délivrer en fait partie. Vous avez déjà beaucoup dit, Madame la présidente, depuis 24 heures, notre groupe est touché en plein coeur.
Frappé par cette nouvelle terrible, par cette injustice qui est celle de la disparition de notre amie, emportée par cette maladie qu'elle a combattue du mieux qu'elle pouvait par son action associative, militante, au coeur de la population de la Vendée. Elle a été une élue passionnée, prise par cette volonté de servir ces citoyens sans contrepartie...
Elle était souriante, solaire, comme vous l'avez dit. Elle avait une certaine bonté, une tranquillité mais aussi une grande force de conviction et elle nous a accompagné pendant près de quatre ans. La politique peut apporter cela aussi.
A travers une personnalité comme Béatrice Bellamy, c'est aussi ce qui est beaux dans l'activité politique. Nous sommes souvent caricaturés, mais la réalité, c'est qu'à travers des parcours comme le sien, je pense que ce que nous faisons vaut la peine. Il est des engagements qui réhabilitent la chose publique.
Il y a des comportements, une exemplarité, une manière de faire, de vivre et d'être dans les fonctions que nous occupons qui font en sorte que nous ne sommes pas ici pour rien. Aujourd'hui, c'est un jour difficile. Un jour difficile pour les siens, pour Didier, pour Jean, pour Pierre, pour sa fidèle équipe qui l'a soutenue jusqu'au bout dans ces moments interminables de lutte contre une maladie terrible.
Je veux saluer Joséphine, Maximilien et Sophie. Je conclurai par une citation d'un de nos grands écrivains, ce matin, encore frappé par l'émotion je lisais et je suis tombé sur cette phrase et elle en dit beaucoup, c'est ce que représente Béatrice Bellamy et son absence. "Il y a quelque chose de plus puissant que la mort", disait Jean d'Ormesson, "C'est la présence des absents dans la mémoire des vivants." Merci. - Yaël Braun-Pivet : L'ordre du jour appelle les questions au Gouvernement.
La première va être posée par Sébastien Chenu. - Sébastien Chenu : Merci Madame la présidente, avant de commencer, je veux saluer la mémoire de notre collègue Béatrice Bellamy au nom du groupe le président Marine Le Pen, et je présente à sa famille et au groupe Horizons nos condoléances. Nous vous avons un excellent souvenir de Béatrice.
Monsieur le Premier ministre, je vais vous interpeller sur la situation de l'industrie automobile dans notre pays et dans ma circonscription mais aussi à Rennes. Et la situation du groupe Stellantis. Il annonce investir plusieurs millions d'euros mais au bénéfice de qui réellement ?
Une tendance est en train de s'installer, celle de la baisse des moyens de production dans l'automobile d'ici 2030. C'est-à-dire, 20 % des capacités industrielles du continent. L'avenir de l'automobile en France, il faut le dire, s'assombrit.
Derrière les termes techniques de reconversion, mutualisation, il faut entendre "baisse de production", baisse du nombre d'emplois...
Malheureusement, c'est une situation de plus en plus difficile. Quel avenir pour nos sites alors que nos usines sont offertes à la concurrence asiatique au prix ou sous couvert de partenariat interrogatif...
Il faut des réponses économiques, législatives, réglementaires et elles existent. Sur le piège des amendes, vous pouvez agir mais vous ne le faites pas. Sur la trajectoire de l'électrique intenable, vous pouvez agir mais vous ne le faites pas.
Sur l'inflation normative, vous pouvez agir mais vous ne le faites pas. Sur l'énergie à bas coût, vous pouvez agir mais vous ne le faites pas. Sur le coût du travail et la mécanique de baisse des charges, vous pouvez agir mais vous ne le faites pas.
A quel moment allez-vous enfin agir pour sauver notre industrie automobile ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Roland Lescure. - Roland Lescure : Merci.
Monsieur le député, je suis un peu surpris par votre question car au fond, la réponse est ceà quoi vous vous refusez depuis des années. La réponse pour faire évoluer l'industrie automobile française et européenne vers l'avenir, c'est l'électrification. Vous connaissez bien le site qui est dans votre circonscription, il fait des véhicules pour Stellantis, du diesel et de l'électrique.
Il fera quoi s'il ne fait que du diesel ? Plus rien. Nous accompagnons aujourd'hui comme jamais la transition vers les véhicules électriques, notamment les véhicules utilitaires légers avec une prime allant jusqu'à 10000 EUR pour vendre à Ordin.
Qu'est-ce qu'on fait à Valenciennes ? Pour faire progresser ce site qui faisait des boîtes de vitesses et qui demain fera de l'assemblage de moteurs électriques. L'avenir du véhicule est électrique.
Ils sont fabriqués en Europe et le premier est fabriqué en France. C'est financé par les certificats d'économie d'énergie, auquel vous n'avez pas fait référence et qui nous permettent de financer l'électrification et que vous voulez supprimer. Regardons l'industrie telle qu'elle est.
Projetons-la vers l'avenir. Y compris avec des partenariats, comme Rennes, avec un constructeur chinois. Je vous ai entendu, vous avez parlé de la baisse des taxes sur les carburants, la réponse est non.
Nous ne voulons pas baisser les impôts sur des carburants qui viennent de l'étranger. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Patrick Hetzel. - Patrick Hetzel : Ma question s'adresse au ministre de l'économie.
Avant même la nouvelle crise au Moyen-Orient, nous avions déjà enregistré un triste record : 70 000 défaillances d'entreprises supérieures à la crise de 2009. Derrière les chiffres, il y a des commerçants, artisans, PME, entreprise familiale, des salariés, des apprentis et des territoires entiers qui vivent de ces entreprises. Une nouvelle menace vient s'ajouter : La flambée de l'énergie.
L'électricité et le gaz remonte, ce sont nos restaurateurs et nos PME qui voient leurs marges disparaître. Vous avez annoncé des aides ciblées sur certains secteurs. Ca va dans le bon sens mais toutes les entreprises sont aujourd'hui frappées par cette inflation énergétique.
Elle est devenue un impôt invisible sur l'activité économique, elle pèse sur la production, la trésorerie, et la compétitivité. Il s'agit de savoir si les entreprises pourront continuer à produire, embaucher, investir et parfois simplement tenir jusqu'à la fin du mois. Ces coûtsa s'ajoutent à d'autres charges qui les pénalisent déjà de face aux concours internationaux.
Le coût du travail, le niveau d'impôt de production...
Le redressement de notre pays passera par une rupture qui replace au centre de notre modèle économique le travail, le mérite et la création de richesses. Nous devons amorcer un grand mouvement de libération des entreprises en assumant de supprimer les normes, impôts et contraintes qui les étouffent. Ce sera l'enjeu de la prochaine présidentielle.
Quelle réponse allez-vous apporter pour que la crise que nous connaissons ne se transforme pas en nouvelle vague de faillite et de destruction d'emplois ? - Yaël Braun-Pivet : La parole est à Roland Lescure. - Roland Lescure : Merci pour votre question.
D'abord une précision sur les défaillances d'entreprises, 70 000, c'est énorme. 1,2 millions d'entreprises à la fin du mois de mars, ça fait partie des succès des Français. Il accompagne les entreprises, les ménages, les secteurs avec une boussole, le travail.
Nous avons déjà annoncé des aides. Les transports routiers, les pêcheurs...
Nous souhaitons élargir au secteur industriel. Vous y êtes sensible. Les plus affectés, l'industrie des engrais, la chimie, ce sont deux industries extrêmement énergivore qui sont directement frappées et qui faisaient déjà face a des vents contraires avant cette crise.
On doit s'assurer qu'au niveau de Bruxelles on puisse le faire. Sébastien Martin est en combat à Bruxelles pour s'assurer que tous ces paramètres seront acceptés. Nous souhaitons accompagner les industries à court terme via des aides spécifiques.
C'est un peu technique. Ce sont les trajectoires carbone qui permettront d'accompagner les industries en première ligne. Et ma réponse à la question précédente, l'électrification.
Notre capacité de s'inscrire à l'avenir via l'électrification. On doit pouvoir décarbonner nos industries. C'est tout le défi des mois qui viennent et des années qui suivront. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Emmanuel Fernandes. - Emmanuel Fernandes : Merci. J'adresse les condoléances de mon groupe aux proches de Béatrice Bellamy.
Un Israélien d'extrême droite a publié des données des membres de la flottille en route pour Gaza. Ce n'est qu'à ce moment-là que vous avez agi. Cela démontre que ces flottilles sont bien utiles.
Ceux qui les organisent ou qui les soutiennent sont les seuls vrais porteurs du message la France qui agit pour la liberté, l'égalité et en fraternité. Des équipages des flottilles sont nos plus grandes fiertés quand vous êtes à jamais notre honte suprême. Il y a deux semaines, les noms de deux ministres ont été retirés...
Les maltraitances infligées aux membres de la flottille ne sont qu'une infime partie immergée de l'immense iceberg du martyr infligé aux Palestiniens depuis des décennies. Israël a fait de Gaza un enfer à ciel ouvert. Plus de 80 000 civils sont morts, des hôpitaux et des infrastructures détruits.
Des journalistes abattus. Les colons israéliens violent et massacrent en Cisjordanie. Les détenus dans les prisons israéliennes subissent torture et viol.
Allez-vous enfin agir Allez-vous cesser de livrer des armes à Israël et faire front commun ? Nous le ferons dès 2027. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Jean-Noël Barrot. Jean-Noël Barrot : Merci. Monsieur le député, je suis un peu à la peine pour répondre à votre question car après un an et demi de travail que nous avons réalisé, une fois le changement de Gouvernement intervenu en Hongrie, le paquet de sanctions qui visent à la fois les colons extrémistes et violents de la Cisjordanie et les responsables du Hamas, que vous n'avez pas cités, ont été sanctionnés par l'union européenne.
Les ressortissants français participant à une flottille pour Gaza, démarche que nous désapprouvons, nous déconseillons aux Français de se diriger vers Gaza car ils s'exposent à des risques et surchargent les services diplomatiques et consulaires qui sont sous rude épreuve depuis trois ans. Les ressortissants sur la flottille sont menacés. Nous l'avons sanctionnée.
Nous l'avons interdit d'accès au territoire international. Je suis étonné par votre question, à la fois par son incomplétude, son imprécision. Lorsque nous désapprouvons la politique menée en Cisjordanie, nous faisons des sanctions.
Lorsqu'une attente est portée aux ressortissants français, nous prenons des décisions également. Je vous laisse avec vos hurlements. J'espère que ces éléments auront permis de compléter votre question très incomplète.
Comme c'est souvent le cas sur ce sujet. - Yaël Braun-Pivet : Merci. Je souhaite la bienvenue à une délégation nationale de Djibouti.
Bienvenue à vous. Merci. Je donne la parole à Laurent Marcangeli. - Laurent Marcangeli : Merci.
Nous avons rendu hommage à Béatrice Bellamy. Nous l'avons rappelé, c'était la Vendée. Conseillère municipale dès l'âge de 23 ans, engagée dans une commune notamment au service du sport, elle a notamment créé en 2015 la Joséphine, une grande course rose d'octobre qui rassemble contre le cancer du sein.
Elle a porté sans relâche deux combats qui n'en faisaient qu'un seul, le sport et la santé. Le sport-santé comme remède. C'était la présidente de la commission d'enquête des fédérations sportives françaises.
Elle a brisé l'omerta sur les violences sexuelles dans le sport. Nous devons des actes. Ma question est double.
Quelles suites aux travaux de cette commission le Gouvernement entend-il mettre en oeuvre dans les prochains mois ? Un texte attend une proposition de loi relative à l'organisation, à la gestion et au financement du sport. Elle n'attend plus que son inscription à l'ordre du jour.
Permettez à la représentation nationale d'achever ce travail que notre collègue aurait porté à nos côtés jusqu'au bout. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est au Premier ministre. - Sébastien Lecornu : Merci.
Monsieur le président, je souhaitais prendre la parole suite à votre question pour dire au nom du Gouvernement les condoléances de la part du Gouvernement aux proches de Béatrice Bellamy. Vous me permettrez un mot pour m'associer à la peine des proches, des habitants de la circonscription, la confiance importante que ces citoyens lui ont accordé à de nombreuses reprises. Nous nous souviendrons d'elle pour son immense qualité.
C'est une émotion qui s'empare de l'ensemble de la classe politique. Sa discrétion cachait une volonté de faire sur certains sujets. Vous avez cité la présence des absents dans la mémoire des vivants.
La peine est publique mais aussi privée. Il nous faut l'emmener à bon port. La première des choses, la réussite des JO pour 2030.
Elle était co-rapporteure du texte de loi. Elle l'a porté avec beaucoup de ténacité. J'en reviens à sa volonté farouche.
Nous avons ce rendez-vous mondial qui va être consacré à la pratique sportive, à des valeurs. La deuxième des choses, c'est son militantisme contre la violence sexuelle et sexiste dans le milieu du sport. Si la parole est plus libre, c'est que la députée Bellamy a fait partie de ceux qui ont contribué avec d'autres à mettre fin à l'omertà.
De tous ces outils, un a émergé, c'est un outil de signalement de la violence. Les ministre de la Santé, des Solidarités et des Familles et de la justice présenteront un projet de loi attendue par beaucoup de parlementaires sur la protection des enfants, notamment la réforme de l'ASE qui pose la question délicate du périscolaire. Nous nous inspirons des travaux de Béatrice pour l'étendre au périscolaire.
La troisième chose, ces deux fonctionnements, la gouvernance des fédérations. Pour répondre très directement, elle sera inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale avant la fin de cette session pour permettre au Parlement d'emmener la navette parlementaire de cette proposition de loi jusqu'au bout. Au-delà des mots, il nous faut aussi des actes pour lui rendre hommage. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Stéphane Peu. - Stéphane Peu : Merci. Permettez-moi juste avant de poser la question au Premier ministre de vous dire que notre groupe s'associe bien sûr à l'hommage que vous avez rendu à notre collègue Béatrice Bellamy et des règlements que notre groupe adresse toutes ses condoléances à sa famille et à nos collègues du groupe Horizons.
Monsieur le Premier ministre, si un jour vous venait à Saint-Denis, vous pourrez lire graver sur le fronton d'une école : "de l'instruction naît la grandeur de la France." Les valeurs de la France résident dans l'éducation de sa jeunesse plus que dans le pourcentage de PIB consacré à l'armée qui sera pour pour la première fois supérieur à celui de l'école. Beaucoup de Français s'inquiète : comment sommes-nous devenus l'un des derniers pays de l'union européenne en matière d'éducation avec les classes les plus surchargées et les professeurs les moins bien payées.
Comment notre école est devenue la plus inégalitaire et pour les enfants des familles populaires, un outil de reproduction sociale et donc d'assignation ? Comment comprendre les réponses mécaniques et froides de votre ministre de l'éducation à toutes les questions posées sur les différents bancs de notre assemblée sur la prochaine rentrée scolaire avec la suppression de poste ? La baisse de démographie ne doit pas être un prétexte pour supprimer des postes mais une opportunité pour rétablir notre pays dans les standards européens.
Nous savons qu'il faudrait créer 30 000 postes pour retrouver l'éducation de 2010. Allez-vous agir et créer un moratoire sur les classes les suppressions de postes ? Croire et espérer dans l'école de la république est sans doute le premier levier pour que notre peuple retrouve force et confiance en lui. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à au Premier ministre. - Sébastien Lecornu : Merci. Merci pour votre question ça me permet de m'exprimer sur ce sujet qui occupe beaucoup l'actualité.
Vous avez parlé de Saint-Denis mais je pense que d'autres collègues en milieux ruraux auraient pu poser la question. Je ne veux pas être trop long. Mais le sujet doit être clair pour la préparation de la prochaine rentrée scolaire et toutes les prochaines rentrées scolaires.
Il ne faut pas qu'on passe du déni démographique dans lequel une part des élites de ce pays ont été plongés depuis 15 ou 20 ans à une logique comptable, froide et aveugle. Ni déni démographique, 1,7 millions d'élèves en moins entre 2025 et 2035. C'est une réalité.
Elle s'imposera à ceux qui seront amenés à nous succéder à partir de 2027. C'est une réalité. Ce qui est vrai pour le service public scolaire, il est vrai pour d'autres questions d'aménagement du territoire.
Je n'opposerai pas les crédits militaires au crédit de l'éducation nationale car l'école de la république est aussi important que l'armée de la république. Dans les temps qui courent, je n'opposerai pas les deux. je crois en revanche qu'il faut changer d'approche et je soutiens le ministre de l'Education nationale car je pense que ce qu'il fait est juste.
Il a le courage de mettre sur la table d'essayer de faire pivoter le ministère de l'Education nationale. Plusieurs ruptures, la première, faire la transparence sur les chiffres. Dans les courriers parlementaires que je reçois, je suis frappé, l'incompréhension démarre sur un désaccord chiffré.
Ce que les élus mettent sur la table, milieu très urbain et milieu rural avec des dynamiques différentes...
On a un jardin à l'anglaise dans lequel personne n'arrive à se retrouver. Nous sommes myopes dans la manière de donner les chiffres car autour du mois de février, on commence à avoir des chiffres pour la rentrée scolaire mais la problématique démographique est pluriannuelle. Les mêmes élus locaux étaient déjà capables de mettre les chiffres sur plusieurs années, les stratégies seraient différentes.
Ce serait formidable. Cinq ou six ans, ce serait respectueux d'embarquer les élus municipaux pour donner les chiffres. Deuxième rupture, c'est la rupture géographique.
Pendant longtemps, ces questions étaient gérées depuis les rectorats. Désormais, un peu plus petit, mais toujours trop gros. Il faut être capable de les traiter.
Avec une petite réforme, on peut y arriver. La municipalité de Saint-Denis discute avec l'agence de Saint-Denis. C'est une petite réforme de l'Etat, du ministère et j'encourage le ministre a continué.
La démographie n'est pas linéaire Quand on vous sort des chiffres, en moyenne, ils peuvent apparaître comme étant bons. C'est tout l'enjeu de notre feuille de route. Notre carte scolaire a été imaginée dans un pays où les enfants marchaient à pied pour aller à l'école.
Autre sujet à traiter, d'un territoire à l'autre, les offres de mobilité sont très différentes. C'est encore quelque chose qui se différencie. Pour avancer, pardon d'être long.
Je souhaite qu'on puisse avancer sur les 18 départements d'expérimentation qui permette de rompre avec la méthode comptable que certains ont pu décrire. Ca ne nous privera pas de ce diagnostic sur le défi démographique. Si on repart du taux d'encadrement et si on est capable de l'individualiser au niveau de ce qu'on connaît, l'école, la classe, on a des paramètres qui nous permettront de construire le budget de l'Education nationale, la cartographie pour ce faire.
Puis, j'ai demandé aux différents ministres de créer une agence pour ce sujet pour un aménagement du territoire qui se construit avec les élus locaux. Il faut changer profondément de méthode. Merci de votre question car elle m'a permis de clarifier ce que nous souhaitons faire.
Il n'est pas question d'avoir un traitement à l'aveugle sur ce sujet, purement comptable ni de remettre en cause ce qui fonctionne bien. Le dédoublement des classes par Jean-Michel Blanquart pour augmenter l'encadrement...
Ce sont des choses à confirmer, on est au bout du système. Il faut réformer cela. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Christophe Naegelen. - Christophe Naegelen : Merci. Au nom du groupe LIOT, permettez-moi d'adresser nos plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Béatrice et à tous nos collègues du groupe Horizons.
Dans ce contexte économique plus que compliqué, la baisse du pouvoir d'achat touche tous nos concitoyens. Le Gouvernement a annoncé certaines aides, on peut déplorer des oubliés. Soyons clairs, ces aides ont un coût pour nos finances publiques et dans tous les cas, elles seront insuffisantes.
Comment faire pour sortir la France de l'ornière dans laquelle elle est tombée depuis un certain nombre d'années ? La baisse du pouvoir d'achat c'est la baisse de la consommation. C'est la baisse des recettes, c'est le recul de l'emploi, un sentiment de déclassement qui s'installe.
On entend dire que ce sera le sujet de la prochaine présidentielle. En réalité, nous n'avons pas le temps d'attendre. Donc, concrètement, quelles sont les priorités pour la consommation ?
Pour contribuer à la richesse de la maison France qui en a besoin ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à au Premier ministre. - Sébastien Lecornu : Merci.
C'est quasiment une question de colloque qui va nous emmener jusqu'à la préparation des textes économiques et financiers pour l'automne. Plusieurs choses, sachant que je partage votre sentiment d'urgence. Il faut vraiment ne pas avoir la géopolitique de ce monde pour ne pas comprendre, entendre une bonne fois pour toutes que la dépendance aux hydrocarbures est un problème pour notre pays.
Il faut pivoter vers le tout électrique comme nos grands anciens ont su le faire dans les années 70 avec une politique de l'offre. Il faut qu'on continue sur une politique de l'offre et de la consommation de l'électricité. C'est une artère.
Je note qu'elle est parfois source de clivage politique mais j'ai bon espoir que tout ça nous permette de converger. Deuxième chose, vous dites "ornière"...
La géopolitique est compliquée, l'actualité du week-end de la démontrer. Les coûts du baril étaient au-dessus des 100 USD au début du week-end, puis en dessous à la fin du week-end...
Quand on ouvre le cap de l'inflation avec 2,2 % de l'inflation qui ont été revue, c'est une inflation qui ne concerne uniquement les hydrocarbures et les dérivés d'hydrocarbures. J'ai demandé au ministre de faire une publication précise sur l'ensemble des indicateurs. On a vu quelques prises de parole en disant : "Inflation générale, y compris les denrées alimentaires..." On n'a pas besoin de ça.
On a un vrai moteur qui fonctionne pour notre économie de croissance. Une part de la consommation, aussi, mais ça vient soutenir. Différents outils sont sur la table, ils doivent produire des effets.
Il y a toujours des oubliés. C'est le principe de ne pas faire une mesure générale. Je l'ai dit lors de la conférence de presse, s'il y a une mesure générale à prendre tôt ou tard, elle serait non pas à contresens de l'histoire, mais au contraire, aller encore plus loin sur la baisse de la fiscalité de l'électricité.
Car nous la produisons chez nous. Une fiscalité sur l'énergie produite sur le sol français et la comparer en dehors du territoire, c'est un début de débat pour le budget PLF de l'année prochaine. A ces outils, des mesures structurelles vont être prises.
Je suis étonné que personne n'en parle dans le débat public. L'augmentation du SMIC, vous finirez par n'avoir que des ultralibéraux qui finissent par le déplorer. Plus personne pour se réjouir.
C'est une augmentation toujours trop modeste, mais si on ne l'avait pas augmenté, enfin...
Ce n'est pas parce que c'est automatique ce n'est pas le bienvenu. Ca veut dire que notre économie fonctionne. Des députés peuvent défendre la prime d'activité...
Elle va tomber au bon moment le 1er juillet et elle va concerner macrocé français qui travaillent et qui sont en demande de ce soutien de pouvoir d'achat. Sans oublier les dispositifs mis sur la table comme le dispositif grand rouleur. Ensuite, sur le sujet industriel, beaucoup dépend de l'activité du pays et ça va devoir être encore traité.
Soit comme la chimie, ou les dépanneurs...
Pour la chimie, il y aura une annonce pour la filière. Il en va de notre souveraineté. On ne veut pas se rendre compte trop tard qu'elles finiront par disparaître et dépenser pour les faire redémarrer.
On injecte des fonds publics là où c'est indispensable pour maintenir l'activité économique. Derrière, il y a aussi les engrais, et les intrants...
Le meilleur soutien économique, c'est la philosophie avec laquelle on abordera la question du PLF et du PLFSS pour l'année prochaine où je reste persuadé que refuser toute forme d'augmentation d'impôt sera la seule boussole qui permettra d'envoyer un signal de confiance à l'ensemble du monde économique, comme les commerçants, petites et moyennes entreprises, celles et ceux qui soutiennent la fiscalité du pays. Fiscalité que nous avons refusée d'augmenter, je le rappelle. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
Monsieur le président du groupe ? - Christophe Naegelen : On constate que le PIB est passé sous de la moyenne des autres pays de l'union européenne. Ma question vise à se dire, dans ce contexte, comment devons-nous faire pour redresser les finances publiques de la France et la richesse de la France ?
Nous devons soutenir nos travailleurs. Nous devons soutenir nos artisans, nos entreprises qui sont frappées de plein fouet. La question de la fiscalité est capitale. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Gérard Leseul. - Gérard Leseul : Notre groupe s'associe aux condoléances sincères mais l'épisode de chaleur qui touche la France continue de monter en puissance. Hier,les températures ont dépassé 35 degrés.
Météo-France a placé huit départements de l'Ouest en vigilance. Cet épisode est frappant par son intensité, sa durée, sa précocité et par son étendue car il touche toute l'Europe de l'Ouest. Ce taux de chaleur a déjà des conséquences dramatiques sur les personnes vulnérables, sur nos écosystèmes, sur le monde agricole, sur les productions animales et végétales.
Il n'y a pas d'autre choix que de diminuer rapidement nos émissions de gaz à effet de serre qui est en grande partie responsable du réchauffement climatique. Or, le contenu du troisième plan national d'adaptation au changement climatique est largement insuffisant. Il ne protège pas efficacement de façon juste les populations exposées au dérèglement climatique.
Ce plan n'évoque quasiment pas les questions de justice sociale alors même que le changement climatique exacerbe les inégalités. Il n'y a pas non plus de mesures pour protéger les travailleurs comme c'est le cas dans d'autres pays. Il n'y a pas de mesure pour les infrastructures des personnes vulnérables.
De nombreux travaux déjà effectués dans le cadre de MaPrimeRénov' n'ont toujours pas été remboursés de la part de l'Etat. Ce n'est pas acceptable. L'éligibilité des travaux a été réduite. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Monique Barbut. - Monique Barbut : Monsieur le député, effectivement, nous connaissons des niveaux inédits de chaleur ce mois de mai. Malheureusement, chaque année, nous disons que c'est un niveau inédit.
Comme nous l'avons dit cette année lorsqu'il s'agissait des crues. Toutes ces questions sont liées au réchauffement climatique. Il faut le travailler sur deux jambes.
Une, c'est baisser les émissions. J'espère que vous nous suivrez là-dessus avec le plan d'électrification. L'autre jambe, nous ne pouvons pas le faire sans une politique d'adaptation au réchauffement climatique.
Et là, vous ne pouvez pas dire qu'il n'y a rien. Nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui comprend un certain nombre d'actions sur la végétalisation des écoles, une meilleure connaissance des vulnérabilités locales et la transformation de l'espace public. Par ailleurs, dans le cadre de la loi de projets de finances 2026, nous avons léché 60 % des crédits du Fonds vert pour des mesures d'adaptation.
Les questions d'adaptation, un des principal enjeux, ça va se passer dans le logement. C'est pourquoi nous avons décidé de confirmer l'engagement envers la rénovation énergétique des logements. C'est rester au même niveau qu'en 2025.
Si vous parlez des vagues de chaleur, la prise en compte de la problématique de la chaleur dans les constructions neuves... - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Jean-François Rousset. - Jean-François Rousset : Merci. Notre groupe partage les hommages qui ont été adressés à Béatrice Bellamy.
Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille et à nos collègues. Ma question s'adresse à la ministre de la Santé. Depuis ce week-end la France connaît une vague de chaleur.
Huit départements sont placés en vigilance orange. Ce qui frappe, c'est la nature même de ce phénomène. Ces températures ont été jugées...
Nous sommes face à des événements météorologiques d'une nouvelle nature. La chaleur aurait malheureusement déjà coûté la vie à sept de nos concitoyens lors d'événements sportifs. Le Gouvernement a déjà demandé aux préfets de mettre en place des dispositifs de veille et d'accompagnement sanitaire pour l'ensemble de rassemblements organisés, en extérieur et intérieur.
Cela témoigne de la prise de conscience de la situation. Ces événements ne sont pas exceptionnels, ils vont se répéter. Il faut anticiper tous les scénarios.
Le déclenchement d'un plan Températures ne devrait-il pas être dicté par des critères météorologiques plutôt que par des calendriers figés ? L'épisode actuel a-t-il été considéré par le Gouvernement un peu tardivement ? Comment le Gouvernement assure-t-il l'accompagnement des personnes vulnérables face à ces chaleurs ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Stéphanie Rist. - Stéphanie Rist : Merci. Jeudi dernier, on nous a alerté d'une vigilance orange.
Dès ce moment-là, l'Etat s'est organisé. Notre centre de crise s'est organisé pour, dès le vendredi, communiquer la prévention. Nous sommes au moment de la prévention.
Il est important de boire de l'eau tout au long de la journée. Tout le monde le sait mais peu le font. Il est important de faire attention à ses voisins, aux personnes fragiles, de diminuer l'activité sportive, de diminuer sa consommation d'alcool et, si vous avez des sensations de malaise, d'appeler le 15.
Nous avons fait de la prévention avec ma collègue Marina Ferrari, concernant le sport et les noyades. Avec le ministre du Travail, sur les accidents du travail liés à la chaleur. En parallèle, nous continuons dans la communication.
Il est important de répéter ces messages de prévention. En parallèle, nous coordonnons des réunions ministérielles avec les agences régionales de santé, avec santé-France et Météo-France qui nous permettent d'adapter les mesures en fonction des prévisions. Nous sommes au début d'une vague de chaleur exceptionnellement tôt.
Les messages de prévention, le suivi interministériel... - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Cyrielle Chatelain. - Cyrielle Chatelain : Merci. Je souhaite m'associer à l'hommage rendu à Béatrice Bellamy.
Monsieur le Premier ministre, plus de 50 bateaux civils, des centaines de volontaires, ils ont pris la mer pour briser le blocus de Gaza. Je tiens à rendre honneur aux militants de la flottille présentes ici. Des personnes ont été malmenées par l'armée israélienne la semaine dernière.
Cela ne peut être le fruit des consignes d'un seul homme. Si une navigante a été agressée par le Premier ministre israélien, c'est bien Benjamin Netanyahu qui l'a nommé. Quand des militaires maintiennent des militants sur les genoux ou perpétuent des crimes de guerre ou des violences sexuelles, ce ne sont pas des actes isolés, c'est l'ensemble du Gouvernement de Nétanyahou qui est responsable.
Quand allez-vous condamner le Gouvernement de Nétanyahou ? Et enfin appliquer les mandats d'arrêt de la cour pénale internationale à l'encontre de Nétanyahou et des membres de son Gouvernement ? Allez-vous enfin demander à la présidente de la commission européenne la fin de l'association avec Israël ? - Yaël Braun-Pivet : La parole est au Premier ministre. - Sébastien Lecornu : On a tous vu les images, les actes absolument odieux, choquants et qui n'appellent aucune forme de réserve dans la condamnation.
Condamnons sans réserve car ces actes sont choquants au regard du droit international. Je rappelle que des ressortissants français étaient présents. C'est une deuxième raison qui nous amène à devoir les condamner.
Je les salue. Au-delà de ces actes qui sont condamnables, il faut agir. Est-ce que ce que nous avons fait une c'est suffisant ?
Non. Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères ne reprend pas dans Gouvernement étranger, il est le représentant...
On peut être en désaccord politique avec lui...
Soyons précis. Le ministre Barrot s'exprime au nom de la diplomatie française que vous avez le droit de combattre. Mais il ne reprend pas les propos d'un gouvernement étranger.
Le ministre va recevoir des représentants politiques étrangers. Par définition, on ne peut pas s'en prendre à des citoyens français en toute impunité...
Vous savez, je réponds aux députés de La France insoumise. Soit on traite de ce sujet avec beaucoup de précision, série, soit on a fait un sujet de politique politicienne intérieure et change le débat...
J'essaye d'apporter la réponse la plus précise possible en disant qu'on ne peut pas se contenter de condamnation. Il fallait prendre cette décision d'interdiction. Il faut sans doute prendre une mesure de saisine de la justice.
Il est indispensable d'aller plus loin dans les mesures de sanction. Notamment car c'est le cadre opérant et utile et plusieurs pays le demandent. Malheureusement, l'Allemagne s'est opposée à un certain nombre de sanctions individuelles sur lequel nous avons avancé.
Des paquets de sanctions ont pu être prises. Si on ne se rejoint peut-être pas surtout, je pense qu'il est impensable de ne pas réagir en respectant le droit international. Ce n'est pas parce que certains ne respectent pas qu'il faut ne pas la respecter. - Cyrielle Chatelain : Vous nous avez fait un détail précis des équilibres européens, mais ce n'est pas l'exercice.
Où est la parole de la France ? Pour dire que la France demande la suspension de l'accord d'association ? Ce n'est plus une question individuelle, c'est jusque où nous allons laisser faire les choses ?
J'habite un pays qui défend les droits de l'Homme... - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Eric Michoux. - Eric Michoux : Merci. Je tiens dans un premier lieu à annoncer au nom du groupe UDR nos sincères condoléances à la famille et aux proches de Béatrice Bellamy.
Le racket fiscal continue. Après avoir fait les poches des automobilistes, maintenant, vous faites les poches des entreprises. Votre nouvelle idée est de faire 2 milliards d'euros d'économies.
Pourquoi pas. Mais avec le gel du barème des exonérations de cotisations patronales. Ainsi, vous aggravez le matraquage fiscal, sans concertation, sans vote, sans légitimité.
C'est un nouveau déni de démocratie. Votre décision menace près de 35 000 emplois en France, l'équivalent d'une ville complète comme Chalon-sur-Saône. Le chômage de masse se réinstalle dans notre pays avec 8 % et avec son sinistre cortège de précarité de déclassement, et d'angoisse.
Vous avez inventé un nouveau concept, travailler plus pour gagner moins. C'est le fameux "en même temps" du macronisme, inflation et chômage. La macronie, c'est le socialisme mais en pire.
Avec une seule mesure, vous êtes capable d'augmenter le coût du travail, les défaillances d'entreprises, 70 000 cette année, l'inflation à 3 %, d'augmenter le chômage, 8 %, de réduire le pouvoir d'achat des Français, de réduire la compétitivité des entreprises, et le gasoil est toujours aussi cher. Bravo les Mozarts de la finance. Les salaires sont trop bas, il y a une solution rapide que nous préconisons : La fin de la CSG et de la CRDS.
Quand allez-vous le faire ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à David Amiel. - David Amiel : Merci.
Monsieur le député, quand je vous entendais parler de matraquage fiscal, je pensais que vous vous adressiez à vos alliés du Rassemblement National, ceux que vous soutenez et qui ont voté une hausse d'impôt sur toutes les entreprises lors du précédent projet de loi de financement. Quand vous parlez d'économie de coupes dans la dépense publique, je pensais que vous vous adressiez à vos alliés du Rassemblement National, ceux qui défendent le retour à la retraite à 62 ans. Peut-être vous adressiez vous à votre président de groupe, Eric Ciotti, qui rend gratuit les transports dans la ville de Nice aux seniors.
Il y a toujours un contribuable qui paye. Je pensais que vous alliez inviter à balayer devant vos portes et devant les contradictions. La question que vous posez, les allégements de charges ne baisseront pas par la décision qui a été prise par le Gouvernement.
Les allégements de charges ne changeront pas par rapport à ce qui a été décidé lors du débat budgétaire. Pour défendre cette stabilité des allégements de charges, il a fallu batailler dans cet hémicycle, et contre ceux en particulier, vos alliés du Rassemblement National Dans cette crise, nous avons fait le choix de soutenir notre tissu économique. Par des aides ciblées et par des aides financées.
Promettre aujourd'hui une avalanche de milliards sans dire comment les finances en défendant dans le même mouvement des hausses massives de dépenses publiques, c'est préparaer pour l'automne prochain un nouveau matraquage. - Yaël Braun-Pivet : Merci. - Eric Michoux : Vous venez de l'école socialiste.
Votre solution c'est de taxer. Taxer tout ce qui se déplace, tout ce qui réussit...
Vous êtes devenu un taxeur fou. - Yaël Braun-Pivet : Merci. - David Amiel : Votre seule école est celle de l'hypocrisie et de... - Yaël Braun-Pivet : Vous ne pouvez pas répondre deux fois.
La parole est à Anne Stambach-Terrenoir. - Anne Stambach-Terrenoir : Merci. La France étouffe.
Plus de 350 records de chaleur battus en mai et sept morts. C'est une bouilloire thermique. Devant l'urgence historique, vous avez choisi votre camp.
Loi Duplomb, simplification de la vie économique, urgence agricole...
Même combat aux côtés de l'agro industrie. Alors que l'eau va manquer, ce sera mégabassines data centers pour tout le monde. Vous ne combattez pas du tout le dérèglement climatique.
Vous combattez ceux qui essaient de nous en sauver. Cinq militants en Ardèche ont atterri en prison sans procès pour avoir déployé une banderole et s'être suspendus à un pont. Il y aura de nouveau un procès pour une condamnation à six mois avec bracelet électronique...
Du jamais vu. Vous voulez faire peur, faire taire surtout. D'ailleurs, après le classement sans suite de la plainte des blessés graves, comment expliquez-vous que des journalistes ont réussi là où des enquêteurs avaient échoué ?
Une grenade lancée en tir tendu avec un angle de 7 degrés au lieu de 45. Un tiers illégal car il pouvait tuer. Il a failli tuer.
Nous n'oublions pas tous les blessés de ce jour. Ce ne sont pas des dérapages, tout ça. C'est une doctrine : la vôtre.
Une doctrine autoritaire car vous savez que tous les gens qui se lèvent contre votre politique ont raison. Combien de blessés ? Combien de Julien vous faudra-t-il pour vous mettre du côté du vivant et dans la condition de notre survie collective ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Laurent Nunez. - Laurent Nunez : Merci. Madame la députée, vous revenez à nouveau sur la gestion du maintien de l'ordre lors de manifestations qui, la plupart du temps, sont illégales et vont au contact des forces de sécurité intérieure en faisant usage d'une violence innommable.
Je vous rappelle, vous avez cité les blessés de la manifestation, les gendarmes avaient fait preuve d'une riposte car il y avait beaucoup de violence. Il y a une procédure judiciaire. Nous sommes dans un état de droit, si des journalistes peuvent écrire comme ils l'ont fait, c'est parce que les gendarmes ont utilisé leur caméra piéton et ont pu filmer un certain nombre de vidéos qui ont été fournies à la partie civile.
Dans l'affaire, il était fait allégation que les gendarmes auraient utilisé des tirs tendus...
Le parquet a réouvert une enquête. Il y a une procédure disciplinaire qui m'a conduit à prendre certaines sanctions concernant certains gendarmes. Puis, pour l'affaire récente, le parquet a dit qu'il s'en saisirait et qu'il verrait s'il ouvrait ou pas une enquête.
Comme ministre de l'Intérieur et que je veux apporter mon soutien aux gendarmes et policiers chaque fois qu'ils auront une mission de maintien de l'ordre. Ils le font sous contrôle strict des autorités de l'inspection générale de la police et de la gendarmerie et des magistrats judiciaires. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Robert Le Bourgeois. - Robert Le Bourgeois : Merci. Monsieur le ministre du pouvoir d'achat.
En France, 10 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté. 3 sur 10 déclarent sauter des repas et 150 millions ont déposé un dossier de surendettement à la Banque de France. Voilà les résultats de la politique macroniste.
Votre réponse, le déni. Hausse de 13 % du pouvoir d'achat depuis 2017...
Le chiffre est flatteur mais la réalité est autre. Ce n'est qu'une moyenne, il y a des inégalités sociales et un déclassement des Français les plus modestes. L'INSEE sous-estime la part qu'occupe le logement dans les ménages.
Vos politiques de transition énergétique génèrent une inflation masquée que paient d'abord les Français ruraux dont les logements sont plus anciens, vétuste et chère à rénover. L'INSEE sous-estime l'inflation et a été mis en garde sur certaines de ses pratiques. Un constat s'impose, le fossé croissant entre les chiffres officiels et le chiffre vécu des Français.
Ce que dénonce Marine Le Pen depuis des années n'est pas du hasard. C'est votre politique de l'autruche qui prévoit geler le barème des exonérations des charges patronales sur les bas salaires. C'est la conséquence d'une politique qui a renoncé à baisser la fiscalité sur les produits de première nécessité comme le propose le RN.
Même les républicains, éternelle béquille du macronisme nous rejoignent pour exiger la baisse des taxes sur l'électricité. Serez-vous au sein de votre Gouvernement le défenseur du pouvoir d'achat des ménages et allez-vous enfin baisser la fiscalité sur toutes les énergies comme le réclament Français, et parlementaires ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Serge Papin. - Serge Papin : Merci. Monsieur le député, je voulais m'associer...
Vivant dans la circonscription de Béatrice Bellamy, je voulais partager votre tristesse. Monsieur le député Le Bourgeois, le pouvoir d'achat ce ne sont pas que des chiffres, c'est un ressenti. Ca compte à mes yeux.
Depuis automne dernier, j'agis sur avec trois convictions fortes. Redonner de la liberté. Celle d'utiliser l'argent comme il le souhaite, c'est le sens d'une mesure qui sera débattue au Parlement comme le déblocage à titre exceptionnel de l'épargne salariale, et l'élargissement des courses alimentaires...
La deuxième, nous devons agir sur les prix pour proposer du made in France accessible. C'est source d'activité pour notre territoire. Nous devons reconquérir les quartiers avec des secteurs que nous avions abandonnés comme le textile.
Nous savons le faire...
Mais aussi pour des brosses à dents, des produits du quotidien mais aussi le secteur alimentaire, avec des produits sains. J'avais eu cette petite phrase il y a quelques années, qui voulait dire qu'il faut que les produits du local ait moins de marge que les produits ultra transformés. Agissons pour que demain ce soit l'inverse.
Le pouvoir d'achat, ça passe également par des revenus du travail plus élevé. Pas que le salaire. Je veux développer le dispositif de partage de la valeur notamment dans les PME de moins de 50 salariés qui en sont parfois beaucoup absentes avec l'intéressement, la participation...
Je milite pour l'actionnariat salarié. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Inaki Echaniz. - Inaki Echaniz : Merci.
Oloron Sainte-Marie, bassin de vie de plus de 30 000 habitants...
Les élus locaux doivent-ils se résoudre comme je viens de le faire à payer des petites annonces pour donner un avenir à leurs hôpitaux de proximité ? Face aux incertitudes, nos hôpitaux de proximité tiennent bon grâce au dévouement du personnel médical et paramédical et je vous ai déjà alerté sur la fermeture du bloc opératoire. Ainsi que la difficulté à trouver du personnel médical.
Vous m'avez répondu que le recours massif à l'intérim n'était pas une solution pérenne. 5000 EUR pour 48 heures de garde, ça fait beaucoup. Mais aujourd'hui, c'est le service de gériatrie qui pourrait fermer.
Cette annonce intervient à peine quelques jours après la fermeture...
Que devons-nous répondre aux habitants et aux soignants qui s'interrogent sur la pérennité de la prise en charge comme sur leurs emplois ? Une proposition de loi transpartisane qui visait à mieux réguler sera examinée en juin. Etes-vous prête à engager des rémunérations et des revalorisations de rémunération pour garantir cela ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Stéphanie Rist. - Stéphanie Rist : Merci. Vous m'interrogez sur la situation.
Ce centre hospitalier sur ce sujet que j'ai pu regarder. Il y a dans cet hôpital, qui est à 35 minutes de l'hôpital de Pau, une fermeture qui est prévue le week-end et des difficultés sur le service de gériatrie. Concernant la polyclinique privée de Pau qui fait face à des difficultés financières et qui a été placé en redressement financier...
Il faut accompagner au maximum les salariés. Dans les deux cas, il s'agit d'adapter l'organisation des soins entre les établissements du territoire avec plus de coopération pour maintenir l'accès aux soins. Cela a été montré dans de nombreux rapports.
J'ai annoncé la semaine dernière un investissement dans les 10 prochaines années pour nos établissements de santé de 6 milliards d'euros en contrepartie d'avancement sur cette coopération entre les établissements de santé. Sur plus d'intégration des groupements d'établissements de santé. C'est démontré que quand il y a plus de coopération, la prise en charge des patients est meilleure. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
Trois secondes, Monsieur le député. - Inaki Echaniz : Merci. Vous ne m'avez pas répondu sur l'intérim. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Sylvain Maillard. - Sylvain Maillard : Merci. Je m'adresse à Gérald Darmanin.
Il y a un véritable drame dont l'ampleur ne fait que s'accroître. Alors que sur le premier procès d'un animateur, les témoignages d'enfants disant avoir été molesté, agressé et même violé se multiplient. Cela concerne des enfants à peine âgés de trois ans. 84 écoles maternelles, 20 écoles primaires et 10 crèches sont concernées.
De nombreux animateurs ont été suspendus pour des soupçons de violences sexuelles. C'est le fruit d'une défaillance systémique du contrôle et du suivi des animateurs périscolaires par le contrôle de la ville. Malgré les alertes formulées depuis 2015, la maire Anne Hidalgo a toujours minimisé la situation.
La municipalité actuelle semble tout autant dépassée par ce scandale qu'elle n'a cessé de nier. Il nous faut répondre à l'inquiétude légitime de tous les parents. Votre projet de loi doit être décisif.
Contrôle d'honorabilité renforcé, contrôle à l'embauche ainsi que des suspensions et sanctions plus rapides contre les agresseurs. Pouvez-vous garantir la transparence vis-à-vis des familles dans les enquêtes judiciaires en cours ? Soutiendrez-vous le principe du contrôle d'honorabilité renforcé de ceux qui s'occupent de nos enfants ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Gérald Darmanin. - Gérald Darmanin : Merci. On peut comprendre l'immense détresse des familles qui s'inquiètent légitimement pour leurs enfants vu les faits extrêmement graves sur lesquels la justice a été saisie et enquête à Paris.
Mais aussi avec d'autres scandales qui touchent le monde scolaire, périscolaire, les associations sportives et souvent, au sein des familles. Il y a en ce moment même au parquet de Paris des agents qui s'occupent de ce dossier extrêmement emblématique de ce qui dysfonctionne dans le système notamment par rapport à ceux qui s'occupent des enfants. Des animateurs se sont livrés à des violences et à des viols sur des enfants.
Cela démontre que le principe de précaution doit prévaloir pour protéger nos enfants. Ca se passe dans le monde du périscolaire, de l'Education nationale. Ca se passe dans les collectivités locales...
Il faudrait, à chaque soupçon, pouvoir signaler immédiatement aux services enquêteurs. Toutes les personnes en contact avec des enfants ont été rappelés. Il faut contrôler l'honorabilité et les casiers judiciaires des personnes qui sont au contact avec les enfants. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Sébastien Peytavie. - Sébastien Peytavie : Merci. 34 degrés à Angers, 35 en Dordogne, des wagons qui ont atteint les 60 degrés.
Déjà sept décès tragiques. Nous n'avons jamais atteint une canicule si forte aussi tôt. Qui sont les premières victimes ?
Ceux qui travaillent dehors avec des conditions potentiellement mortelles. Les travailleurs du bâtiment, du monde agricole et de la voie publique. Ce sont les élèves qui révisent leur bac dans des salles à 35 degrés, les personnes âgées et handicapées des établissements mal isolés, les deux tiers des habitants qui vivent dans des logements mal isolés.
Par quoi répondez-vous ? Par un projet de loi agricole qui va permettre à une minorité de s'accaparer l'eau au détriment des autres. Et par la remise sur le marché de taudis.
Tout responsable politique qui prétend lutter contre le dérèglement climatique en encourageant les méga bassines ou l'élevage industriel est irresponsable. Vous ne faites rien. Cela fait 10 ans que vous êtes au pouvoir.
Plus de 30 ans que les scientifiques nous alertent. Il y a de quoi être en colère de devoir répéter encore et encore les alertes des scientifiques. Comment allez-vous mettre fin aux mesures populistes et courtermistes pour que nous puissions vivre sur une planète respirable ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Monique Barbut. - Monique Barbut : Monsieur le député, vous avez raison. Nous vivons le réchauffement climatique.
Comme vous le savez, ce ne sont pas uniquement les actions que peut faire la France qui changeront quoi que ce soit à cette question. La France fait sa part. Dans les émissions mondiales, nous avons largement baissé depuis 20 ans.
Ce que je dis simplement c'est que si vous voulez vous attaquer à la cause du dérèglement climatique, certes, il y a encore des actions à faire en France. Il y en a à faire à l'extérieur. Mais surtout, il nous faut nous adapter.
Parce que quoi qu'il arrive, quels que soient les efforts que nous ferons, nous ne serons jamais en capacité de casser la hausse des températures mondiales. Donc il nous faut nous adapter. Là-dessus, on attend.
J'ai déjà rappelé cela tout à l'heure, nous sommes le seul pays au monde qui indique une trajectoire d'adaptation. Ce n'est pas un acte théorique. Cela veut dire que tous les financements et investissements publics devront tenir compte de cette trajectoire pour le futur.
C'est énorme. Par ailleurs nous avons décidé de mettre la moitié du Fonds vert à disposition des collectivités qui le souhaitaient pour...
La moitié du Fonds vert pour les collectivités...
C'est un de nos opérateurs privilégiés... - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Géraldine Bannier. - Géraldine Bannier : Avec le groupe démocrate, je m'associe à l'hommage pour Béatrice Bellamy, députée humaine, très engagée. J'avais eu la chance de pouvoir apprécier ses qualités notamment dans le cadre de la préparation de loi.
Je m'adresse au ministre de l'Education nationale. C'est aujourd'hui la deuxième édition de la fête de l'écrit. Célébration inspirée par le groupe La Poste.
Cet événement national est l'occasion de renouer avec le plaisir d'envoyer des cartes postales, de découvrir la calligraphie ou de faire le point sur ses connaissances en langue française. Une quarantaine de bureaux de poste se mobilise pour l'occasion. Il est indiqué que les élèves qui rendraient des copies mal rédigées ne pourraient pas avoir le bac.
C'est l'occasion de vous interroger sur ce que fêtent l'Education nationale dès les premières classes et pas seulement au baccalauréat pour que se perpétue le geste de l'écrit ? Une calligraphe de mon département constate une perte nette de cet apprentissage. Pourtant, avoir une belle écriture c'est aussi une trace qu'on laissera un jour, unique, personnelle.
Une étude montre qu'écrire à la main permet de mieux retenir et comprendre une information, donc de mieux la prendre. Là où le numérique favorise le multitâche, l'écriture encourage la pleine intention. Outre le fait qu'elle aide renforcer l'apprentissage, cela offre un espace de créativité personnelle.
L'élève peut organiser ses idées. Si la souveraineté est la mode, elle repose sur notre capacité à bien maîtriser notre langue. Pouvez-vous nous éclairer de l'écrire ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Edouard Geffray. - Edouard Geffray : Merci d'avoir insisté sur la place de l'écrit dans notre formation. J'ai fait de la maîtrise du langage et du raisonnement scientifique les deux piliers de ma circulaire de rentrée et de mon action pédagogique.
J'insiste sur la maîtrise du langage au sens complet du terme. Pouvoir jouer sur la lecture, l'écriture...
Il n'y a pas d'égalité des chances réelles lorsque la maîtrise du langage n'est pas assurée dans sa complétude. Mon sujet n'est pas le baccalauréat. Il faut qu'on retravaille en classe sur le geste, faire rédiger à nos élèves des phrases complètes, de la majuscule jusqu'au point.
Et il faut bannir les textes à trous. Un élève qui a une écriture complète, il mémorise mieux et diversifie son vocabulaire. Troisièmes enjeu autour de l'IA, les élèves doivent renforcer leur niveau de maîtrise du langage.
Ce sont deux langages qui vont entrer en concurrence. L'un aura la maîtrise de l'autre, Le Nôtre aura la maîtrise de l'IA, soit l'IA aura la maîtrise de notre vie. Et donc, on sera esclave.
Merci. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Bernard Chaumeil. - Bernard Chaumeil : Merci.
Madame la ministre de l'Agriculture, vous présentez aujourd'hui une loi d'urgence agricole. Pourtant, les grands oubliés de ce texte, ce sont nos viticulteurs. Dans l'Hérault, où je suis élu, comme de nombreux autres territoires, nous faisons face à des épisodes climatiques toujours plus longs, plus intense et plus lourds de conséquence : fortes pluies, inondations, sols impraticables.
Des intempéries qui rendent les parcelles inaccessibles pendant plusieurs jours, empêchant toute intervention pour le traitement des vignes et mettant en danger leur vendange. L'Etat a reconnu cette situation exceptionnelle puisqu'un arrêté du 9 mai 2026...
Face a l'épisode de plus récurrent, pourquoi ne pas traiter le territoire comme une exception. Les viticulteurs demandent des outils adaptés pour pouvoir continuer à produire et à faire vivre nos territoires. Ils ne veulent pas dépendre des décisions prises par des parisiens.
Tous me disent la même chose, "Laissez-nous travailler." La viticulture représente une activité touristique et patrimoniale. Quelle mesure votre Gouvernement va-t-il prendre pour que les viticulteurs ne soient plus les oublier de votre politique agricole et dispose d'outils adaptés face aux dégâts climatiques ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Annie Genevard. - Annie Genevard : Merci. Monsieur le député, comment pouvez-vous dire que la viticulture est la grande oubliée des politiques agricoles du Gouvernement ?
Ca n'a aucun sens, je travaille constamment avec eux. Je ne vais pas, au risque de manger toute la réponse que je voudrais, vous donner, je vais vous énumérer toutes les mesures qu'on a mises en place pour faire face aux crises volume violentes. Pour les mesures exceptionnelles qui ont conduit mon ministère à l'utilisation de drones pour les vignes inondées, je vous rappelle que l'usage de ces drones en agriculture est soigneusement réglementée au niveau européen.
Sauf s'il y a des conditions qui font qu'on ne peut pas faire autrement. C'est ce qui s'est passé dans votre région où il n'était pas possible de faire passer des engins terrestres donc nous avons autorisé, à titre dérogatoire et compte tenu de l'urgence, le passage de drones. Permettez-moi de vous rappeler aussi que la proposition de loi de Jean-Luc Fugit permettra l'utilisation de drones pour certains types de situations avec des produits de bio contrôle dans les vignes en pente, et pour les bananeraies.
Vous dénoncez une technocratie, il y a des règles d'utilisation des drones. Je pense que vous pouvez le comprendre. La réactivité de mon ministère a consistée à répondre à l'urgence dans les meilleurs délais.
En effet, il y avait un besoin urgent pour limiter les infestations d'un certain nombre de champignons compte tenu du niveau d'humidité. Je suis très mobilisée pour la filière viticole. - Yaël Braun-Pivet : Merci. - Bernard Chaumeil : Je pense que les viticulteurs savent ce qu'ils disent car ils sont sur le terrain. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La séance est suspendue.
Monique Barbut