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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 3 octobre 2019 16 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsDéfenseÉconomie & entreprises

«Je m'oppose au traité d'Aix-La-Chapelle» - Jean-Luc Mélenchon

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 95 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Notre voisin nous a envahi trois fois à partir de 1870 et je ne crois pas que ce soit un stéréotype que d'avoir présent à l'esprit l'histoire et les raisons qui ont pu conduire à une telle situation. »
  • 4:00Jean-Luc MélenchonFait
    « La 3e et la 4e économie de l'Europe, ce sont l'Italie et l'Espagne. La France étant la seconde et il n'y a aucune raison pour que ceux qui nous traitent avec souvent beaucoup d'arrogance de club MED constituent un allié privilégié. »
  • 5:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Madame la présidente a dit de la manière la plus nette et avec le moins d'ambiguïté possible son opposition absolue à ce qui est la position constante des Français sur la question de l'harmonisation sociale. »
  • 6:00Jean-Luc MélenchonFait
    « L'Union européenne devrait être à l'avenir être représentée par un siège permanent commun au Conseil de sécurité des Nations Unies. C'est sa position. »
  • 7:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « La conclusion de cette affaire a été 1 € de l'est vaut 1 € de l'Ouest, ce qui nous a coûté 100 milliards parce que les Français ont dû s'aligner sur les taux d'intérêt de la banque, la Bundesbank qui à ce moment-là a élevé ses taux d'intérêt pour empêcher qu'explose l'inflation. »
  • 8:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Il se trouve que la nous nous dirigeons vers un traité où dès lors qu'il y aurait 20 % de composants allemands dans le matériel français, le gouvernement allemand aurait la possibilité d'interdire ces exportations. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mes premiers mots pour exprimer ma gratitude au président de notre assemblée Richard Ferrand qui a pris hier une part tout à fait décisive dans le règlement du retour de notre collègue Mathilde Panot retenu en Algérie. Le traité ce matin qui nous est présenté n'est pas la première occasion que nous aurons eu de débattre de son contenu. Je n'ai pas changé d'avis depuis la dernière fois et j'exprime au nom de mon groupe mon hostilité à ce traité.

Bien sûr, je commence par dire que comme vous tous, je sais que du fait de l'histoire et de la géographie, la France toujours doit avoir à l'égard de son grand voisin, l'Allemagne, une attitude pensée, cohérente et stratégique. Notre voisin nous a envahi trois fois à partir de 1870 et je ne crois pas que ce soit un stéréotype que d'avoir présent à l'esprit l'histoire et les raisons qui ont pu conduire à une telle situation. C'est donc comme tout le monde, je me réjouis de toutes les marques d'amitié, de fraternité, de solidarité, d'affection, mais je ne partage pas l'idée d'après laquelle il y aurait un couple franco-allemand.

Je ne vois pas ce que la libido vient faire dans ce type de relation. Les Allemands se contentent de parler de moteurs franco-allemands, ce qui correspond mieux à leur vision de l'industrie principale de leur pays. Il y a un moteur, oui, mais je ne suis pas d'accord. dans l'Europe à 28 après que l'Allemagne qui était d'abord la frontière orientale de l'Europe et qui en est devenue le centre géographique depuis l'élargissement à 10 nouveaux pays, la relation n'est pas la même et l'obligation à laquelle vous vous sentenez tenue de de rester dans un lien spécifique avec l'Allemagne pour avoir des positions coordonnées, je ne la partage pas.

La 3e et la 4e économie de l'Europe, ce sont l'Italie et l'Espagne. La France étant la seconde et il n'y a aucune raison pour que ceux qui nous traitent avec souvent beaucoup d'arrogance de club MED constituent un allié privilégié. Depuis la signature de ce traité, nous avons eu de nombreux signaux qui devraient au moins alerter la réflexion des stratèges français.

Le premier, ça a été le discours de madame Anegrette Kramkaen Barreer qui est quand même la présidente de la CDU, le parti le plus puissant d'Allemagne et qui est au pouvoir. Et madame la présidente a dit de la manière la plus nette et avec le moins d'ambiguïté possible son opposition absolue à ce qui est la position constante des Français sur la question de l'harmonisation sociale. a déclaré le centralisme européen, l'étatisme européen, la communautarisation des dettes, l'européisation des systèmes de protection sociale et du salaire minimum serait la mauvaise voie.

Nous pensons le contraire. De même a-t-elle dit après qu'il s'agissait qu'elle voulait agir contre le protectionnisme solidaire en disant elle doit donner l'Europe les moyens d'agir de façon compétitive dans le monde, veut pieux que tout le monde peut partager tandis que d'autres faussent la concurrence. aux moyens de mesures protectionnistes ou de monopole d'état, ce qui est là encore le contraire de la position française.

À cela, elle a ajouté une position sur laquelle madame la ministre vous vous êtes senti obligé de nous apporter des éclaircissements sur lesquels à propos desquels je je vous remercie. Mais elle a quand même dit l'Union européenne devrait être à l'avenir être représentée par un siège permanent commun au Conseil de sécurité des Nations Unies. C'est sa position.

C'est également la position de la nouvelle présidente de la commission. Dans un instant, j'en dis un mot, il ne peut pas en être question parce que à tous les coups cela signifie plus le siège français. Je ne suis pas d'accord pour que la France d'une quelconque manière renonce à son siège car là aussi c'est l'histoire qui a déterminé les contours de du Conseil de sécurité en Europe.

On peut revenir dessus. Personnellement, je souhaite et les en soumis avec moi qu'on revienne dessus mais pas pour supprimer le siège des Français ou pour y agiter y ajouter un siège allemand, mais pour revoir la composition de ce conseil de sécurité et l'organisation entre l'assemblée générale de l'ONU et son conseil permanent. Ça oui, pour qu'enfin des nations telles que l'Inde, tel que le Brésil et telle ou telle nation africaine trouvent sa place dans l'endroit où se décide en définitive si telle ou telle action est menée.

C'est-à-dire que l'Organisation des Nations- Unies rende compte de ce qu'est le monde d'aujourd'hui. Il n'y a aucune raison d'accorder une préférence particulière à l'Allemagne. Alors, je sais que beaucoup d'entre vous transforment toute critique aussitôt en une germanophobie ou hostilité de principe à l'Allemagne qui n'est pas du tout ma position politique ni celle des insoumis.

Alors, chacun choisit ses amis. Limia, c'est plutôt Libn qui rosa Luxembourg mais il peut pas y avoir d'hostilité, deux principes aux Allemands. Il y a la nécessité d'une attitude raisonnée, maître de soi et claire contre toute illusion et toute forme de romantisme dans les relations bilatérales entre français et allemands.

Tenons-nous à ce qu'en disait le général de Gaulle puisque plusieurs d'entre vous ont éprouvé le besoin de le citer. Ça n'a de sens la relation franco-allemande que dans une strict égalité. Or, le gouvernement allemand est celui qui régulièrement régulièrement viole cette stricte égalité ou fait prévaloir des exigences qui ne sont pas conformes même à l'esprit européen.

Peut-on m'expliquer pourquoi l'Allemagne, le gouvernement allemand ne donne pas sa priorité au programme Arian quand il fait des tirs de satellite mais que il peut s'adresser à tel ou tel autre pays ? Alors qu'Ari est un projet commun. dans le temps que j'ai, je ne prends que cet exemple et je pourrais en citer toute une série.

De même, l'Allemagne continuellement continuellement aligné sur les États-Unis d'Amérique. puriféraire absolument sans nuance de l'OTAN a accepté lorsqueon a installé notre système de GPS après qu'ils aient traîné les pieds au-delà du raisonnable d' embarquer les États-Unis d'Amérique dessus qui se sont donc donnés le droit de regarder ce que nous regardons et de faire changer les orbites de ces satellites de manière à ce que ils ne soi pas sur les mêmes que le GPS nord-américain dans le cas où il faudra interrompre les communications, qu'il puissent interrompre les nôtres sans qu'on interrompe les leurs. Je pense que tous ces éléments qui ne sont pas dans le débat public d'habitude où on entend que les violons de l'amour fou jouer, et bien moi je ne suis pas d'accord et je dis que dans chacune de ces circonstances lorsque les Français ont manqué d'être exigeants dans la stricte égalité des relations, les choses se sont mal passées.

Je ne me réjouis pas de la date du 3 octobre, moment de réunification de l'Allemagne parce que cette réunification s'est faite sans tenir aucun compte des dispositions constitutionnelles de l'Allemagne elle-même. Tant et si bien que certains ont pu parler d'annexion pure et simple de l'Allemagne de l'est par l'Allemagne de l'Ouest puisqu'il a été changé la monnaie, les institutions politiques et le régime de la propriété qui sont des choses considérables. J'ai le droit de ne pas m'en réjouir sans que ce soit ressenti comme un discours agressif à l'égard de l'Allemagne.

Je pense que les choses auraient pu se passer tout autrement. Et je fais remarquer au français que la conclusion de cette affaire a été 1 € de l'est vaut 1 € de l'Ouest, ce qui nous a coûté 100 milliards parce que les Français ont dû s'aligner sur les taux d'intérêt de la banque, la Bundesbank qui à ce moment-là a élevé ses taux d'intérêt pour empêcher qu'explose l'inflation. Ça a coûté 100 milliards à la France et personne n'a rien à dire sur le sujet. ni ne rappelle rien, ni ne présente d'exigences.

Le traité à propos des armements et vous savez que je ne suis pas dans cette assemblée favorable à l'exportation des armes, mais jusqu'à présent le traité prévoyait que ni l'un ni l'autre des deux partenaires ne pouvait interdire à l'autre d'exporter des armes. Et bien nous voici rendu à la situation où un traité est en préparation et où sur ce que nous faisons en commun qui est une erreur telle que des chars ou des avions ou des missiles pour des raisons que je ne comprends pas et que je n'approuve pas. Et bien, il se trouve que la nous nous dirigeons vers un traité où dès lors qu'il y aurait 20 % de composants allemands dans le matériel français, le gouvernement allemand aurait la possibilité d'interdire ces exportations.

Alors, je ne vais pas me prononcer en faveur des exportations d'armes. Je veux dire que nous sommes dans une situation où ce sont toujours les mêmes qui font les pas de côté. Je vous demande d'être vigilant.

Voilà notre position. Quand AFD remonte la pente et qu'on retrouve des néonazis en Allemagne, nous avons le droit de poser l'exigence d'une stricte égalité et d'un contrôle mutuel sur ce que nous entreprenons ensemble. Je le dis avec la passion du minoritaire car je sais très bien que le traité d'Ex la Chapelle, vous allez l'adopter sans autre forme de procès.

Mais vous ne tenez pas compte du fait qu'il contient une disposition qui n'est pas l'intérêt des Français. Ce n'est pas l'intérêt des Français d'organiser un dominium franco-allemand de l'Europe. Ce n'est pas notre intérêt et pourtant c'est ce qui est écrit à l'article 2 qui vise des positions communes et des prises de paroles coordonnées dans les institutions européennes.

L'article 24 institue la participation que je que pour lesquelles je ne vais pas mettre d'adjectif parce que j'ai pris l'habitude qu'on me fasse la guerre pour un mot qu'on trouve au milieu de mes phrases. Mais enfin qu'on y réfléchisse. Intervalle régulier, il y aura un ministre allemand au conseil des ministres français.

Bon, je ne sais pas quel est l'intérêt d'une telle invention, ni quelle est la signification politique d'un tel acte et quelle est sa conséquence pratique. Est-ce que le conseil des ministres est une vitrine de Noël du gouvernement français ? Non, c'est le gouvernement de la France et par conséquent, on trouve dans le conseil des ministres français des Français.

Et si ça devait être autrement, cela signifie que le ministre qui est dans le conseil des ministres serait responsable devant nous députés comme vous l'êtes madame la ministre et comme le sont tous les ministres français responsables devant le parlement français. De cela, il n'est pas question. De la même manière, on invente d'autres dispositions comme la coopération, les les les régions transfrontalière qui auraient le droit de d'avoir des dérogations au droit national dans les domaines, excusez du peu, économique, social, environnemental, sanitaire et transport.

Alors, qu'est-ce qui reste ? Il reste l' Oui, non mais attendez, on a le droit d'être contre. Mais oui, on a le droit d'être contre.

Si vous installez un nouveau territoire qui participe d'une législation qui n'est pas la même, qui n'est pas la même loi, qui prévaut pour la République une et indivisible, et bien vous trouvez que vous avez simplement déplacé la frontière parce que les autres départements et les autres régions qui seront au contact de ces régions transfrontalières à leur tour deviennent des régions transfrontalières. Je pense que c'est mettre le doigt dans un engrenage qui convient à une majorité d'entre vous, je le sais très bien, puisque vous êtes partisan de la différenciation des législations entre les territoires. Mais je le sais et je suis contre.

Vous pouvez entendre une voix qui prône et qui prêche et qui défend de manière absolument implacable l'unité et l'indivisibilité de la loi. Parce que quand elle n'est plus une et indivisible, en général, le code du travail suit et ça fait des droits différenciés pour les travailleurs. Celle-là, on la connaît trop bien.

De la même manière, le même traité prévoit qu'une intégration accélérée à l'OTAN, je crois que notre rapporteur n'a pas été sur ce sujet, n'a pas nié. Donc, il s'agit bien de s'intégrer toujours davantage à l'OTAN. C'est le cas de l'article 2 qui aime l'Europe de la défense à l'OTAN, qui se donne comme objectif de renforcer l'Union européenne et l'Alliance Atlantique Nord.

Je voudrais faire remarquer que la nouvelle présidente de la commission après que le président de la République est d'abord opposé en véto à la nomination d'un président de la commission qui fumef Weber le président du PPE au Parlement européen allemand conservateur. Le problème n'est pas qu'il soit allemand mais qu'il soit conservateur. Et le président français avait dit que c'était pas possible.

Résultat, nous avons élu madame Ursula Van Derleyen, laquelle politiquement ne s'est jamais non plus caché de ses opinions fondamentales tant en ce qui concerne les Français qu'en ce qui concerne les alliances. Madame la présidente de la commission, elle seulement a réaffirmé pour la 1è fois le lien dans une tribune qu'elle a publié entre l'OTAN et l'Europe en indiquant clairement quelle était la direction de ces préoccupations, c'est-à-dire la Russie et demandant qu'on installe jusque dans la présence militaire dans les Pays-Baltes et aux frontières de la Russie, ce qui est une aberration. Alors, la première fois que je vous l'ai dit, et bien beaucoup dans cette salle protestaient.

Depuis que le président de la République a rejoint je ne sais comment une formule qui était la mienne disant que la Russie n'était pas un ennemi mais un partenaire, j'espère que doren avant peut-être va-ton voir les choses différemment et considérer que la Russie ne peut pas être un ennemi mais être obligatoirement pour les Français un partenaire parce que chaque fois qu'on a fait autrement dans l'histoire ça a mal tourné pour nous. Par conséquent notre intérêt fondamental et que nous n'ayons jamais d'opposition avec la Russie. J'ajoute quel que soit le gouvernement qui est au pouvoir dans ce pays et si le général de Gaul a réussi à s'entendre avec Staline, peut-être que nous avons une possibilité au moins de nous comprendre avec Poutine.

Ça signifie que la nature d'un régime ne n'intervient pas ou rarement dans la disposition que la France prend quant à sa stratégie internationale. Sinon, qu'est-ce qu'on fout avec l'Arabie Saoudite ? Vous pouvez me le dire ?

Voilà. Donc c'est de même, il est très dangereux de mettre le doigt dans l'engrenage d'une hostilité de principe à la Russie. Et de la même manière, je trouve déplorable que la même présidente de la commission a fait ce clin d'œil à AFD alternative sur Dutchland et aux autres parties de cette nature en Europe en créant un poste de commissaire européen aux migrations et à la protection du mode de vie européen.

Ce qui est, dit dans des termes à peine fémisés, quelque chose d'insupportable pour nous tous parce que ce n'est pas comme ça que nous réglerons le problème auquel nous avons affaire sur le vieux continent. Et au moment où ce vieux continent seint temps en brun, je voudrais mentionner, rappeler l'importance qu'il y aurait pour nous à consolider une alliance si on doit l'avoir bien sûr avec la première économie de l'Europe en vue des droits des travailleurs de relever le niveau de vie des Européens parce que c'est de là que partout le mal l'Allemagne première puissance européenne 3e ou 4e puissance mondiale compte 13 millions de pauvres Il y aura bientôt 6 millions de personnes qui ont un emploi à 450 € par mois. C'est sur ce terau, j'allais employer un mot plus dur, sur cette situation terrible pour la vie des gens que naissent toutes les jalousies, les oppositions de principes et les tensions entre les personnes qui débouchent ensuite sur les alternatives extrémistes nationalistes.

Je m'oppose à ce traiter parce que il faut donner un signal à la République fédérale allemande qu'il n'est pas vrai que les Français aval tout n'importe quel roman qu'on leur raconte sur une amitié qui a besoin d'être confirmée par des faits et pas par des bonnes paroles. Merci monsieur le président. M.