L'invité de Bourdin Direct : Renaud Muselier - 03/03
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse directe
Bonjour, président de la région Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur.
- 1:08OuverteRéponse directe
Que faire ? Que doit décider le gouvernement ?
- 1:26FerméeRéponse directe
Le confinement le week-end à Marseille, vous le refusez ou pas ?
- 2:27FerméeRéponse directe
On garde le couvre-feu à 18h ?
- 2:37RelanceRéponse directe
Alors, quelle mesure ?
- 3:31FerméeRéponse directe
Il faut fermer le week-end si on dépasse un certain seuil ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Invité politiqueChiffre
« Une région très touchée, puisqu'on est le plus haut taux d'incidence de France, à 340. »
- 0:50Invité politiqueChiffre
« Et vous avez les Alpes-Maritimes entre 600 et 700. »
- 0:56Invité politiqueChiffre
« Avec un taux d'hospitalisation et réanimation en dessous de 80%. »
- 0:59Invité politiqueChiffre
« Alors qu'ils sont à 123% des Alpes-Maritimes. »
- 1:43Invité politiqueFait
« Taux d'incidence, au-dessus de 250, il y a danger. »
- 1:45Invité politiqueChiffre
« On est à 320. »
- 1:47Invité politiqueFait
« Au-dessus de 10% de taux de positivité, il y a danger. »
- 1:50Invité politiqueChiffre
« On était à 8 alors qu'on était à 19 en novembre. »
- 1:56Invité politiqueChiffre
« Au-dessus de 80% et à danger, on est à 80%. »
- 3:25Invité politiqueFait
« Quand vous êtes au-dessus de 250-300, vous avez plus de 10% de positivité. »
- 3:26Invité politiqueFait
« Vous avez plus de 80%, il faut fermer le week-end. »
- 5:10Invité politiqueFait
« On n'en finira parce qu'on prend toujours le dessus sur la maladie. »
- 6:35Invité politiqueChiffre
« Sur les 25 000 tests que nous avons faits à la rentrée scolaire de janvier, on n'a eu que 9 cas positifs. »
- 8:16Invité politiqueChiffre
« Il y a 5 millions de doses avec un démarrage logistique raté. »
- 8:23Invité politiqueChiffre
« En mars-avril, il y a 31 millions de doses qui arrivent. »
- 9:12Invité politiqueChiffre
« 2,7 millions de doses, c'est exactement le nombre d'étudiants de 18-24 ans. »
- 10:00Invité politiqueChiffre
« Nous aurons à peu près 43 millions de vaccins qui seront arrivés fin juin. »
- 13:57Invité politiqueFait
« Vous avez un taux d'incidence à 400, vous envoyez les Canadaires. »
- 21:40PrésentateurChiffre
« Six essais réunissant près de 6 000 personnes publiées par le British Medical Journal. »
Temps de parole
- Renaud Muselier73 %
- Présentateur27 %
≈ 6,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC. RMC Bourdin Direct.
Jean-Jacques Bourdin. Jolier, bonjour. Bonjour. Président de la région Sud Provençal pour Côte d'Azur. Je n'oublie pas Sud, parce que je sais que vous y tenez. Vous êtes médecin. C'est PACA qui n'est pas beaucoup. Vous êtes médecin de profession. Nouveau conseil de défense ce matin à propos du Covid autour d'Emmanuel Macron. La situation dans votre région, diverse, plus sérieuse, plus grave dans les Alpes-Maritimes, par exemple, que dans les Bougirones.
Une région très touchée, puisqu'on est le plus haut taux d'incidence de France, à 340. Mais très diverse. C'est-à-dire que vous avez sur les 6 départements, 3 départements qui sont en dessous des 200. Et vous avez le taux d'incidence. Et vous avez les Alpes-Maritimes entre 600 et 700. Tandis que le Var et les Bougirones sont à 300, 320. Avec un taux d'hospitalisation et réanimation en dessous de 80%. Alors qu'ils sont à 123% des Alpes-Maritimes. Ce qui veut dire que la territorialisation se doit d'être adaptée dans le cadre des décisions.
Alors justement, on va en parler. 20 départements sous surveillance renforcée. Dont 3 départements dans votre région. Le Var, les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes. Alors que faire ? Que faire ? Que doit décider, selon vous, le gouvernement ? Le Président de la République va choisir. Il y a plusieurs options sur la table. Il y a un confinement, par exemple. Le week-end, dans les Bouches-du-Rhône, à Marseille. Vous le refusez ou pas ? Je ne suis pas favorable. En général, je ne suis pas favorable au confinement, d'ailleurs.
Oui. Vous dites non au confinement à Marseille le week-end. Je dis non, compte tenu du fait que vous avez des critères qui sont pour moi toujours les mêmes et qui sont aujourd'hui très clairs. Taux d'incidence, au-dessus de 250, il y a danger. On est à 320. Au-dessus de 10% de taux de positivité, il y a danger. On était à 8 alors qu'on était à 19 en novembre. Et vous avez le dernier volet qui est le nombre de patients à l'animation. Au-dessus de 80%. Et à danger, on est à 80%. Et nous avons en plus la cartographie régionale que j'ai mise en place sur les eaux usées. Et nous sommes en jaune et en orange sur Marseille. Nous sommes en jaune à Toulon.
Et nous sommes en rouge vif dans les Alpes-Maritimes. Donc, c'est trois traitements très différents. Donc, ça ne nécessite pas la fermeture le week-end. Alors, comment faire ? On contraint les contrôles sur les endroits où il y a des regroupements. Aujourd'hui, on voit bien que ce week-end, on pensait à Marseille...
On garde le couvre-feu à 18h. Je ne suis pas très favorable au couvre-feu à 18h.
Je vous explique.
Parce que vous êtes contre le confinement le week-end. Vous n'êtes pas favorable au couvre-feu à 18h.
Alors, quelle mesure ? Parce que j'ai appris dans l'expérience que, regardez, chez nous, on a fermé la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Bar, hôtel, restaurant, café, la totalité depuis le mois d'octobre. Ça ne nous a pas empêché d'avoir la courbe de novembre, les stations de ski fermées tout cet hiver, le problème de janvier et la poussée de février. Donc, l'efficacité est relative. On nous a fermé à 18h, les premiers en France. Sur la totalité de la région, ça n'a pas changé grand-chose.
Donc, ce qui veut dire que, quand on regarde au niveau national, comme au niveau local, le couvre-feu est nécessaire à 20h, mais il n'y a aucune preuve que ça fonctionne bien, que ça améliore la lutte contre la circulation entre 20h et 18h. Ça, je le conteste, entre le 20h et les 18h. En ce qui concerne les périmètres qui dépassent un certain nombre de critères, dans les périmètres qui se dépassent un certain nombre de critères, quand vous êtes au-dessus de 250-300, vous avez plus de 10% de positivité, vous avez plus de 80%, il faut fermer le week-end. Et aujourd'hui, ce n'est pas le cas dans un certain nombre de départements.
Il faut fermer le week-end si on dépasse un certain seuil.
Et si vous appuyez sur les OV par-dessus, qui vous donnent 5 jours d'avance, vous savez exactement ce qui va se passer dans 5 jours.
Vous allez fermer, je ne sais pas moi, la métropole de Marseille, par exemple, et pas le reste du département. Mais comment faire ? Interdire aux habitants de bouger ? Avec quoi ? Avec des autorisations de déplacement ?
Non, vous devez faire des zones zéro commune. Parce que c'est très difficile. Bien sûr que c'est très difficile. On le voit dans les Alpes-Maritimes, ça a été très bien respecté le week-end dernier. Mais c'est particulièrement éprouvant. Et je pense que si on ferme en plus le week-end, il faut libérer la tranche d'heure, 18h, 20h. Je pense que celle-là, il faut la libérer, de façon à donner un peu de respiration quand même. Ce qu'il faut, c'est bien entendu interdire les regroupements, mettre en place des dispositifs et faire un endiguement sanitaire. Cet endiguement sanitaire, sur un périmètre défini, comme ils le font en Italie d'ailleurs. En Italie, ils font comme ça, par périmètre.
Ils ouvrent leur bar, leur restaurant en terrasse jusqu'à 18h quand même. Ce que nous ne faisons pas, nous, nos voisins. Et avec la même difficulté de crise sanitaire. Donc nous devons avoir une différenciation territorialisée, un endiguement sanitaire et bâti sur des critères et des règles qui sont toujours les mêmes. Taux d'incidence, taux de positivité et bien sûr, taux de patients à l'animation.
Le virus ne sera pas vaincu en 2021. C'est ce que dit l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé. Va-t-on finir un jour, vous êtes médecin, avec ce virus ? Franchement, franchement. C'est comme toutes les maladies, il faut apprendre à vivre avec. Oui. C'est comme toutes les maladies, il faut apprendre à vivre avec. Parce qu'avec les variants, avec les variants qui font que le virus mute, qui... On n'en finira jamais ?
On n'en finira parce qu'on prend toujours le dessus sur la maladie. Parce qu'on progresse sur le plan de la prévention, avec vitamine C, vitamine D. On progresse sur le plan du dépistage. On progresse sur le plan médical, ce qu'on oublie régulièrement, mais on a beaucoup progressé sur le plan médical. Et la vaccination vient en soutien derrière. Et la vaccination, n'oubliez pas quand même qu'au passage, la vaccination, comme ça mute, je dirais, il est tout à fait possible que le coronavirus, l'année prochaine, soit différent. Et donc, il faudra se revacciner.
Ça joue des vaccins actuels.
Voilà. Mais on aura pris l'habitude aussi de vacciner et de fabriquer les doses.
Alors justement, on va parler de la vaccination. L'école à l'extérieur, c'est ce qu'on propose la maire de Paris. Dès les premiers bonjours. Vous en pensez quoi ?
Franchement. Elle a dit beaucoup de choses, Mme Hidalgo. Il fallait les confiner tout de suite. Maintenant, c'est insupportable. Maintenant, il faut aller faire ça dans les parcs. Ce n'est pas bien sérieux. Moi, ce que je sais au niveau, c'est que, par exemple, dans mes responsabilités en tant que président de région, aucun lycée n'a été fermé, sauf un, une semaine, depuis le début de la crise.
Donc, dès que nous, on a ouvert nos lycées, on a mis en place les dispositifs de distanciation, on a respecté les protocoles sanitaires, on a pris du personnel supplémentaire pour sortir sur tous les cas contacts, sur la totalité de mes lycées, je n'ai pas eu un lycée fermé, sauf un, une semaine, pendant la totalité des périodes. Et donc, on a fait aussi des tests salivaires, que je demande depuis la vie des rats, excusez-moi, depuis très longtemps, pour faciliter la tâche. Et sur les 25 000 tests que nous avons faits à la rentrée scolaire de janvier, on n'a eu que 9 cas positifs. Donc, il ne faut pas pénaliser toutes ces populations. Ça a trop d'enjeux. Et donc, là-dessus, je suis comme M.
Blanquer. Il faut rester ouvert. Il faut maintenir la pression pour rester ouvert. Et je veux que mes lycées restent ouverts.
Alors, les tests salivaires, justement, vous dites, pourquoi pas des tests salivaires pour aller au restaurant ? Par exemple... Mais les tests salivaires, je vous donne un exemple.
La République de Djibouti a mis en place l'ouverture de ses frontières grâce aux tests salivaires qui ont été mis en place par la France, par Montpellier, par une entreprise montpellier. C'est comme ça qu'ils ont réouvert notre pays. Nous, on met les tests salivaires début février ? C'est pas sérieux. On a pris quand même six mois de retard sur des trucs que nous faisons, nous. J'ai demandé plusieurs fois les tests salivaires, l'organisation des tests salivaires. Aujourd'hui, ils sont en place. On le fait dans les lycées, dans les écoles. Tant mieux ! Et on va arriver maintenant aux autotests salivaires qui vont nous permettre de nous autotester tous les matins.
Alors, justement, vous demandez, est-ce qu'on le fasse pour entrer dans un restaurant, pour entrer dans une salle de cinéma ? Je demande que je ne sais pas. Non, ça, après, c'est le pass santé. Oui, d'accord.
Ce que je demande, moi, c'est que le matin, on puisse se lever en s'autotest. Et vous savez, dans la journée, on n'a pas l'autorisation. Mais on l'aura, ça ne viendra. Donc, je pousse. Ça, c'est qu'on y arrive. Aujourd'hui, on a un autre problème qui est, notamment dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, mais c'est dans toute la France en entier, nous avons les vacances qui arrivent, nous avons les examens qui arrivent pour les jeunes, nous avons les festivals qui arrivent, la vie à l'extérieur qui arrive, où ça va être très, très difficile. Donc, il faut démultiplier la vaccination.
Et là, la quantité de doses qui vont arriver vont faire en sorte que les 17 millions de personnes à risque de plus de 65 ans ou les comorbidités pourront être vaccinées entre mars et avril, parce qu'il y a 5 millions de doses avec un démarrage logistique raté. Bon, n'en parlons plus. En mars-avril, il y a 31 millions de doses qui arrivent. Donc, si on fait l'addition de ça avec une capacité de vaccination, ça nous fait nos 17 millions de personnes. Il faut maintenant aller cibler aussi toute cette jeunesse. Et donc, il y a le vaccin...
Faites une proposition. Faisons le point. Il y a quoi comme vaccin ? Il y a aujourd'hui Pfizer. Bon, très bien. On le connaît, il est efficace. Il y a Moderna, on en a moins. On connaît, il est efficace. Il y a AstraZeneca, on connaît... Je vais revenir avec AstraZeneca et notamment le personnel soignant. Mais il y a un nouveau vaccin qui va arriver, qui est Johnson & Johnson. Autorisation déjà donnée aux Etats-Unis, qui va être donnée en Europe. Il faudrait d'ailleurs qu'on accélère en France pour donner cette autorisation. Qu'est-ce que vous voulez faire avec ce vaccin, Johnson & Johnson ? Il arrive en avril.
Donc là, on a un choix historique. On va faire le printemps de la jeunesse. Vous avez, dans les doses commandées qui vont arriver, vous avez exactement 2,7 millions de doses qui arrivent. 2,7 millions de doses, c'est exactement le nombre d'étudiants de 18-24 ans. Vous avez 5,4 millions de personnes. C'est 2,7 millions des apprentis, des universitaires, etc. Et bien, c'est cette dose-là, facile, puisque c'est une dose, avec un frigo 2 à 8 degrés. On se retrouve dans une situation où on vaccine toute la tranche d'âge 18-24 ans.
Donc vous dites, il faut vacciner la tranche d'âge 18-24 ans avec le vaccin Johnson.
Exactement. On le cible pour cette population.
On le cible pour cette population.
Puisqu'on aura traité tous ceux, les 17 millions de personnes, de plus de 5 ans. Je comprends. Et comme ça, on les met à l'abri des difficultés. Et on redonne l'espoir à ces jeunes qui sont complètement perdus quand même. parce que ceux-là, on n'en parle jamais. Et là, on traite quand même. Et à partir du moment où, fin juin, d'après les chiffres du ministère de la Santé, nous aurons à peu près 43 millions de vaccins qui seront arrivés fin juin. Ça nous permettra d'avoir, sur la totalité de la dispositif, 41 millions de personnes vaccinées.
Fin juin.
Fin juin. Et à ce moment-là, on met en place le pass sanitaire. Les États-Unis,
tous les adultes seront vaccinés fin mai. C'est ce que dit le président Biden. Et les Britanniques sont allés plus vite. Oui, ils sont allés plus vite.
Mais ce n'est pas parce qu'on a pris du retard. Oui, on s'est trompé sur tout. Que maintenant, il faut toujours regarder derrière. Donc maintenant, on a une capacité d'accélération, on a une capacité de vaccination, et il faut faire les bonnes cibles. Et je pense que le seul message qu'on peut envoyer aujourd'hui à la jeunesse, parce qu'il n'y en a jamais, c'est de dire, une fois qu'on a traité ceux qui sont en danger sanitaire, qui sont des personnes âgées, on traite aussi les jeunes, que l'on accuse toujours de tous les maux, et on les vaccine dès le mois d'avril.
Ce qui nous permettra de passer l'examen tranquille, de sortir cet été, de mettre en place le passeport sanitaire, et d'avoir l'année scolaire qui commence à l'université normalement.
Le vaccin AstraZeneca, on a des doses en réserve. D'ailleurs, certains pharmaciens protestent, ou des médecins protestent, en se disant, ces doses, pourquoi ne pas les utiliser ? AstraZeneca, les soignants, beaucoup de soignants n'en veulent pas. Est-ce qu'il faut rendre la vaccination obligatoire pour le personnel soignant ? Moi, je n'y suis pas favorable, je ne suis pas pour l'obligation. Mais pourquoi ? Il y a bien des vaccinations obligatoires pour les soignants. Ça existe. Non ? Oui. Si, si, si. Non, quand vous allez en Afrique.
Non, mais même. Ce n'est pas vrai.
Il y a des vaccinations obligatoires pour le personnel soignant.
Non, vous avez des vaccinations obligatoires d'été polio, etc., pour toute la population. Donc, dans les tranches d'âge. Mais après, non. Vous êtes... Non, mais non. Vous avez toutes les vaccinations obligatoires, c'est d'été polio, pour lutter contre...
Vous me dites que le personnel soignant n'a pas de vaccination obligatoire. Non, parce que moi,
je suis personnel soignant, on ne m'a jamais imposé quoi que ce soit.
Alors, faut-il le rendre obligatoire ?
Moi, j'aimerais bien, je pense qu'ils prennent conscience que c'est bon pour eux.
Mais...
Ce n'est pas grave. Regardez. Non, mais ce n'est pas grave. Regardez, on nous expliquait que la population française ne veut pas se vacciner. Moi, j'ai dit, mais comment c'est à vacciner ceux qui le veulent ? Commencez par cela. Et si vous mettez après en place un dispositif qui vous fait le pass sanitaire pour aller dans les spectacles, pour aller dans les cinémas, si tout le monde a accès, si tout le monde a accès, ce qui va être le cas en avril-mai, en avril-mai, ou mi-mai en tout cas. Donc, si c'est le cas, d'après ce qu'on nous dit, dans le cadre des doses qui nous sont livrées par le ministère de la Santé, vaccinez tous ceux qui le veulent.
Et vous verrez qu'à ce moment-là, ça va entraîner. Et vous pourrez ouvrir vos bars et vos restaurants. Et ce que je propose...
Le pass sanitaire, c'est la solution ?
Bien entendu. Ça, oui, par contre.
L'Europe y travaille, d'ailleurs. Des décisions seront annoncées le 17 mars.
Oui, bien, ils peuvent y travailler, mais nous, on peut arriver à faire des... Donc, vous êtes favorable
à un pass sanitaire. Moi, je ne suis pas favorable. On montre, je ne sais pas moi, un certificat de vaccination, on montre un test PCR... Exactement. ...pour entrer dans un restaurant, dans une salle... Exactement. Ou même dans un stade.
Et vous faites des lieux zéro Covid. On ne rentre dedans que ceux qui sont négatifs. C'est l'expérimentation que j'ai proposée avec la présidente du département à Marseille et avec l'union des conféritiers. Elle est acceptée ou pas ? Elle va être acceptée. Mais non, on ne nous accepte jamais rien, nous. C'est toujours non, nous. Toutes les expérimentations, c'est non. On veut faire pour les théâtres. On veut faire pour les musées. On veut faire pour les restaurants. On vous propose des expérimentations sous le contrôle, bien entendu, de l'ARS, dans le cadre d'un cadre sanitaire très fixe, très cadré, très sérieux, très réel, de façon à ce qu'il ne soit pas contestable.
Et on ne veut même pas nous le faire, l'expérimentation. Et c'est ça qui est dommage. Et j'ai demandé même, allez en Espagne, allez en Italie, regardez comment ils font. Pourquoi ? Ils ont les mêmes problèmes sanitaires que nous. Pourquoi ils ont fait ça ? Peut-être qu'ils ont fait une erreur. Peut-être qu'ils ont bien fait. Et bien là, l'Europe, elle doit servir. Et on doit pouvoir se comparer et se mesurer. Et que je veux, moi, c'est mon débat, si on nous ferme par territoire, on doit pouvoir nous ouvrir par territoire. Et c'est ça la différence. Et parallèlement à ça, je reviens sur une dernière proposition.
Dans le cadre des difficultés que nous rencontrons sur les différents départements qui sont des départements rouges, vous avez un taux d'incidence à 400, vous envoyez les Canadaires. Il y a le feu, vous envoyez le Canadair. C'est là où vous faites une vaccination. Non, vous envoyez une vaccination majeure. Et donc, vous décalez sur les endroits où vous avez des taux d'incidence très forts avec des drames sanitaires. Et bien là, vous avez le feu, vous faites vaccination en grand nombre.
Bien. Parlons de Nicolas Sarkozy, un ancien président de la République qui attaque la France devant la Cour européenne des droits de l'homme. C'est ce qu'il dit. J'irai jusqu'au bout, dit-il dans le Figaro ce matin. Est-ce digne ? Est-ce que ça vous gêne ? Pas du tout. Non, pas du tout. Il a le droit, il a... C'est le droit. Oui.
C'est le droit. C'est le droit. Il conteste. Il conteste. Il conteste, à mon avis légitimement, mais il conteste. Je transmets toute mon amitié, ma solidarité et mon affection. Non, mais je le... Oui, oui, mais très bien. Maintenant, on est dans un système démocratique avec des lois. Dans les lois, il peut faire appel, donc présomption d'innocence, il fait appel et après, il peut aller en une forme de cassation aux accro-européennes des droits de l'homme, et bien il ira... Et puis si la France est condamnée là-bas, et bien ça sera dommage que la France soit condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme par un ancien président de la République.
Je lisais l'éditorial Del País, grand journal espagnol qui dit, à propos de cette affaire, qui dit c'est un signe de vigueur de la séparation des pouvoirs dans la démocratie française. Vous êtes d'accord ou pas ?
Non, dans cette affaire, ce qui me gêne le plus, c'est qu'avant, on estimait que les grands ou les puissants étaient au-dessus des lois. Aujourd'hui, vous êtes grands ou puissants, vous êtes toujours condamnés.
Donc les magistrats font de la politique ?
En tout cas, je souhaite pour Nicolas Sarkozy que celui qui va le juger en appel ne sera pas celui qui l'a épinglé sur le mur des cons. Parce que là, c'est des militants ceux-là. Si c'est eux qui le jugent, parce que l'immense majorité des juges et des magistrats sont des gens honnêtes, mais vous avez d'autres qui sont des militants.
Gauchisme dans la magistrature ?
Le mur des cons est quand même un lieu de militantisme qui était en épinglé ceux qu'on n'aimait pas quand même. Avec des commentaires assez sympathiques pour ceux qui étaient... Mais ce qui me gêne le plus, c'est que, regardez, les policiers, ils ont leur méthodologie de contrôle. Les avocats, les médecins, on a tous nos ordres qui font en sorte qu'il y a un règlement qui fait en sorte qu'on est condamné si on fait des bêtises ou fait des erreurs. Jamais dans la magistrature. Finalement, ils sont complètement indépendants et dépendent de qui ? Ils s'auto-régulent entre eux. C'est-à-dire que dès qu'il y en a un qui a fait une erreur, il est muté ailleurs, voire promu.
Même quand vous passez par la médiateur de la République dans le cadre du fonctionnement de la République sur un jugement qui est condamné, condamnable ou quoi que ce soit et qu'il a été prouvé qu'il y a eu une erreur dans le jugement, jamais de sanctions. Jamais. Et ça, je pense que c'est quand même quelque chose qui ne va pas. Je pense que ce n'est pas...
Même si une partie de la magistrature dépend du pouvoir politique dans les nominations.
Oui, mais ils sont complètement indépendants. Bon, dites-moi... Il est nomme et une fois qu'ils sont nommés, ils disent, je ne vous connais plus.
Marine Le Pen dit, ce n'est pas au juge de décider qui sera candidat à l'élection présidentielle. Est-ce qu'elle a raison de dire cela ?
Ce n'est pas au juge. Si le juge, il juge en son âme et conscience et en fonction dans le droit, si ça nous est arrivé...
Elle dit cela à propos de l'affaire de Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy.
Il n'était pas candidat. Donc il n'était pas candidat. Donc elle déplace le débat, comme d'habitude. Donc elle déplace le débat.
Si Nicolas Sarkozy souhaite être candidat, doit-il l'être ?
Mais pour l'instant, il a toujours dit qu'il ne voulait pas l'être. Marine Le Pen dit oui. Mais oui, enfin Marine Le Pen, elle parle pour Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy, il est dans une autre démarche. Il dit, je suis innocent. Il y a une cabale qui est organisée contre moi. J'étais chef de l'opposition et j'ai été écouté pendant plus de sept mois. Il y a des heures d'antenne de trucs qui sont illégaux. Je les conteste. Il est condamné. Ça, c'est ce qui se passe en ce moment. Après, on le peut transformer sur le plan politique et Mme Le Pen peut dire oui, mais si, Nicolas Sarkozy est tranquille. Jusqu'à preuve du contrat, il n'est pas candidat.
Il l'a répété dans le Figaro.
Il l'a répété dans le Figaro. Par contre, il va se battre comme un diable et ça, je le connais bien.
Il soutiendra le candidat des Républicains à la présidentielle ? S'il y a un candidat ?
Pour l'instant, on n'en a pas. Donc comme ça, au moins, il rappelle son affection à sa famille politique. Tant mieux.
Oui, c'est une chose. C'est bien la moindre des choses.
Si on peut éviter ce qui s'est passé aux Européennes, ça va très bien. Donc on a fini à 8.
À 8, on choisit... S'il y a risque de finir à 8, on choisit Emmanuel Macron.
On verra ce qui se passe d'ici là. On n'a jusqu'à la fin de l'année pour décider ce qu'on a à faire. Et donc d'ici là, il va s'en passer. Regardez, vous allez me parler sûrement des élections régionales. Oui, j'allais y venir, tranquillement. Donc, si on met les choses dans l'ordre, on parle tout le temps d'élections régionales. Mais moi, je me permets de vous rappeler un petit calendrier quand même. On devait voter en mars. Oui. La loi a décalé sur juin avec une clause de revoyeur fin mars. Oui. La clause de revoyeur que nous ne voulions pas pour assurer l'élection fait en sorte que... Qu'est-ce qu'ils vont dire fin mars ? Alors que la moitié du pays va être fermée le week-end ou non ?
Ils vont dire on va voter, pas voter ? Alors ça va mieux dans 4 semaines ? Mais on ne va pas voter ou on va voter ? Donc, premier... Donc, il faut attendre fin mars.
Vous êtes candidat.
Je suis candidat. Je suis candidat. J'ai dit que je serais candidat si j'estime que mon travail était bien fait. Ce que je constate. Non, mais... Ce que je constate... Mais vous êtes candidat. Mais il n'y a pas de candidat dans ma région. Non. Vous avez vu qu'il n'y a pas de candidat dans ma région ? Oui. Dans la région pour la Côte d'Azur ? Oui.
Marianne n'est pas candidat non plus officiellement. Je n'ai aucun candidat.
Oui. Vous, vous êtes candidat. Non, mais moi, je suis président de la région sur le temps. Vous voulez poursuivre
votre travail ?
Si, j'ai bien fait. Et donc...
Vous avez bien fait ?
Ben, écoutez, la semaine prochaine, le 16 mars, je suis invité au Parlement du Parlement européen et j'ai été classé dans les six meilleures régions d'Europe. Donc, vous êtes candidat. En tout cas, si... Ça ne trompe personne. Ça ne trompe personne. Je ne veux tromper personne. Je reste... Mais, en tout cas, ça n'intéresse personne.
Non. Notamment, les régionales n'intéressent personne. Ben, alors...
Alors... Donc, si ce n'est les candidats. Et donc, moi, je suis à la manœuvre. Je regarde qui m'aide. Personne. Je regarde qui est candidat. Personne.
L'alliance avec la République en marche.
Ben, ils m'ont tendu la main. Oui. Ils m'ont tendu la main. Moi, je dis test PCR dans le crise sanitaire. Ça ne sert pas la main à tout le monde. Et donc, mon PCR à moi, pour qu'il soit acceptable, c'est... Projet ? Sur quel projet ? Oui. Compétence ? Qui, quand même ? Parce que j'ai bien vu qu'il y avait des gens qui étaient compétents et d'autres qui n'étaient pas. Et le volet républicain qui est essentiel.
Vous êtes prêt à travailler avec eux ?
Ben, regardez, vous savez, j'ai une majorité régionale aujourd'hui dans lequel j'ai du modem, j'ai de l'agir. J'ai une majorité régionale de gens à la manœuvre pour piloter la barre de la région dans la tempête. Bon, j'en ai qui vomissent dans la cale, d'autres qui passent sur la mer. Il y en a d'autres qui attendent que je coule. Bon, écoutez, moi, j'avance et je verrai bien qui... Mais enfin, ce qu'on se constate, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de gens qui me tendent la main pour m'aider.
Marine Le Pen, Emmanuel Macron, second tour de la présidentielle. Vous avez vu la gauche, une grande partie de la gauche des électeurs de gauche et même des responsables de gauche qui disent non, non, nous, on les renvoie dos à dos, ce sont les mêmes. Vous dites la même chose ? Moi, je suis Colchac, vous savez, donc moi,
il y a un mur infranchissable. Donc, moi,
ça sera... S'il se retrouve au second tour, vous montez Macron.
Vous connaissez le...
Vous montez Macron, s'il se retrouve au second tour.
Vous savez très bien comment ça fonctionne. Au premier tour, on choisit, au deuxième tour, on élimine. Oui. Voilà, donc là-dessus, moi, je suis Chiracien, c'est clair. Dernière chose sur l'hydroxychloroquine. Mais on est très nombreux dans la famille politique. On n'a pas le même débat que la gauche qui a évolu. Eux, ils ont du mal à choisir au premier tour. Oui. Et donc, il ne sait plus quoi faire au deuxième, c'est ça.
L'OMS déconseille l'hydroxychloroquine. Vous avez vu ça ? C'est un rapport qui est venu avant-hier, je crois, à six essais réunissant près de 6 000 personnes publiées par le British Medical Journal. C'est l'OMS qui déconseille l'hydroxychloroquine. Vous êtes trompé. Je ne crois pas. Malgré ce que disent les experts, l'OMS et tout. L'OMS ment ? L'OMS se trompe ? Je ne dis pas que l'OMS ment. Je ne sais pas quel protocole sanitaire. Six essais réunissant près de 6 000 personnes. British Medical Journal.
Mais j'en tiens compte. Il faut poser la question à Raoul. C'est avec Raoul. Oui, d'accord. Mais vous l'avez soutenu. Mais moi, je continue à soutenir. Raoul, il a un IHU qui fait un temps que ça teste tout le monde. C'est magnifique. Alors, l'IHU est parfait pour les tests. Ça n'a pas débat. Il y a un grand débat en permanence sur les soins. Bon, sur les soins. J'ai soigné la moitié de mon cabinet qui était contaminé. J'ai soigné la moitié de la région qui était contaminée parce que j'ai eu le premier avec le start français. J'ai soigné dans ma clinique un certain nombre de patients qui étaient d'accord. Toujours avec l'autorisation.
J'ai envoyé un certain nombre de patients et il a amené des résultats qui sont incroyables. Maintenant, on peut toujours contester. Après, Raoul répondra à l'OMS dans le cadre de son protocole sanitaire. Moi, je peux vous donner une petite anecdote. Ma mère, 92 ans, de cancer, c'est un cas personnel. Les cas personnels ne doivent pas gêner la vision générale. Mais demandez aux Marseillais ce qu'ils pensent de Raoult. Demandez aux patients qui sont allés chez lui. Et donc, maintenant, c'est à Raoult de répondre à l'OMS. Pas moi.
Merci Renaud Muselier. 8h56 RMC et BFM TV.
Renaud Muselier