Roland Lescure : "Il n'y aura pas d'impôts supplémentaires dans le budget 2026"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, [musique] l'invité politique Maxime Liedo. Il est 8h14 [musique] sur Sud Radio et mon invité politique ce matin est Roland l'escur, ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle énergétique et numérique. Bonjour monsieur le ministre.
Bonjour. Merci d'être au micro de Sud Radio ce matin dans ce contexte où on a forcément besoin de vous entendre, de vos précisions, de vos compléments d'information au lendemain des aides annoncées par le premier ministre dans un contexte bien sûr de crise au Moyen-Orient. La première question est simple.
Combien combien c'est la question ces aides combien elles vont coûter pour les finances publiques dans une période où on ne cesse de dire que l'État est proche de ses sous ? Et ben c'est pour ça qu'on est parsimonieux dans les aides publics. On fait attention euh au total on sera à la fin de l'été et je vais expliquer pourquoi on se projet jusqu'à la fin de l'été c'est important à 1 milliard 2. 1 milliard 2 de dépenses qu'il va falloir financer.
Donc la totalité des aides distribuées par l'État 1 milliard2 1 milliard2 on est à peu près à 400 millions jusqu'à présent et on va rajouter un peu plus de 700 millions et donc on arrive milliard 2 à la fin de l'été. Le le raisonnement qu' a voulu tenir le premier ministre, c'est le suivant, c'est que jusqu'à il y a un mois, franchement, je disais ce conflit peut-être qu'il va pas durer très longtemps. Vous souvenez qu'il y a un mois, on venait d'annoncer un cesser le feu, il y avait des négociations au Pakistan, ça semble être il y a une éternité mais à l'époque, on s'est dit bah finalement, on va peut-être en sortir très vite de cette crise.
Et donc, on était dans des aides plutôt au mois le mois. Là, on réalise que ça va durer sans doute dans cette espèce d'entre deux où il y a plus de missile qui tombe mais on a toujours pas ouvert le détroit d'Armouse. Et donc, on s'est dit, il faut qu'on donne de la visibilité aux françaises et aux Françaises sur l'été à la fois parce qu'il y a les congés que je pense qu'on a envie de savoir un peu comment ça va se passer et puis parce qu'on se dit bien que de toute façon on sera pas sorti de l'auberge si je puis dire sans doute avant la rentrée.
Donc on donne de la visibilité, on prolonge les aides qui existaient déjà la fameuse aide grand rouleur qui passe de 50 à 100 €. les aides pour les pêcheurs, pour les agriculteurs, pour le BTP et cetera et puis on touche de nouvelles populations dont on pensait urgent bah de les aider. Hm.
Et dans ces fameuses aides, hein, il y a notamment les il y a les taxis, il y a les infirmières libérales, on les a entendu toute la matinée sur Sud Radio. Le constat, il est simple, c'est en réalité de dire c'est une usine à Agade, ça ça ne va pas forcément nous servir. Les taxis à 7 heure nous disaient c'est une aide qui existait déjà.
Ils ne font qu'augmenter le plafond. Mais c'est pas une aide directe. D'une certaine manière, on va nous laisser galérer.
Non. Alors ce qu'on a refusé de faire, c'est de baisser le prix de l'essence à la pompe en utilisant de l'argent public parce que ça ça bénéficie à tout le monde, à la fois les chauffeurs de taxi qui pour certains en ont besoin et d'autres qui en ont moins besoin pour des gens comme vous et moi qui conduisent de très grosses voitures et qui franchement peuvent s'en passer et d'autres comme par exemple les aides à domicile qui en ont besoin. Donc ça on ne le fait pas.
Des aides à taille uniques qui concernent tout le monde, ce qu'on a besoin, ce qu'on pas besoin. Mais l'histoire de l'électrification des taxis évidemment c'est essentiel. Moi, j'ai pris un taxi dans territoire rural il y a 15 jours qui avait un véhicule électrique.
Est-ce que vous êtes content ? Il me dit "Mais je ne reviendrai jamais en arrière." H donc on augmente le plafond.
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les taxis jusqu'à un véhicule qui vaut 65000 € donc des berlines, on a une aide qui peut aller jusqu'à 5500 € par achat de véhicule. [grognement] Quand on voit la différence de coût particulièrement aujourd'hui entre conduire une un taxi au diesel et conduire un taxi à l'électrique, ça fait la différence.
Mais mais monsieur le ministre sur ça par exemple, tout à l'heure avec le le président de la Fédération des taxis, il est dans le sud, nous il nous dit "Ah mais c'est très bien que l'État ne veut pas baisser les taxes, que il a sans doute plein d'arguments, mais moi le résultat c'est que tous nos confrères et peut-être même certains chauffeurs, ils vont à 20 minutes en Espagne et eux bénéficient de la baisse de taxes. Est-ce que c'est pas handicapant quand même qu'on ait aujourd'hui des professions qui doivent faire leur plein à l'étranger ? Écoutez si ceux qui vivent à côté de la frontière espagnole où l'État dépense une fortune, l'État espagnol aujourd'hui dépense des milliards d'euros alors que l'inflation en Espagne, elle est à 3,5 %.
Chez nous, elle a 2,2. On y reviendra sur ce sujet. J'allais dire tant pis pour eux.
Si le gouvernement espagnol veut subventionner des frontaliers qui vivent pas loin de la frontière, français qui vont faire la la queue chez eux pour remplir leur leur leur réservoir, tant mieux pour eux. Moi, je considère aujourd'hui, c'est la philosophie du gouvernement depuis le début, il faut se concentrer sur les plus vulnérables. Pourquoi ?
Parce que cette crise, elle a un coût pour la France. On produit pas de pétrole, on en importe, même si on en importe moins que d'autres parce qu'on a notre mix énergétique, faut en être fier, qui fait de l'électricité. Globalement, c'est un coup et donc faut qu'on le partage.
Donc soit on dit comme on a tendance un peu à à le dire d'habitude, les enfants ponts, donc on s'endettete, on aide tout le monde et les enfants pont. Soit on dit et nous c'est ce qu'on a fait, on va se concentrer sur les plus vulnérables. Ça veut pas dire que ça coûte pas à tout le monde [raclement de gorge] mais il y a des gens aujourd'hui qui peuvent passer la crise et d'autres pour lesquels c'est très difficile.
Donc vous faites du monsieur ministre Roland Lcur, ministre de l'économie notamment. Est-ce que ça veut dire que si vous faites du surmesure, comme là ce sont des aides pour un trimestre, jusqu'à la fin de l'été, vous l'avez annoncé, est-ce que ça veut dire que par principe vous vous interdisez de remodifier les aides si la situation s'aggrave parce que vous êtes allé jusqu'à la fin de l'été ou vous vous autorisez à retoucher peut-être en fonction des professions qui connaîtraient des périodes un peu plus complexes dans les prochaines semaines ? Ce qui est important de comprendre, c'est qu'aujourd'hui ce conflit pour l'Europe, c'est pas le cas partout hein, en Asie, c'est différent, mais pour l'Europe, c'est un problème de prix, c'est pas un problème de volume.
On n'a pas de problème d'approvisionnement. Et donc l'effet sur l'inflation, il est limité à l'énergie. L'effet sur la croissance, il est relativement limité aussi parce que on résiste mieux.
Hm, il y a un risque que le conflit dégénère à nouveau. Là, on entrerait dans un autre scénario et si on entre dans un autre scénario, on fera sans doute des mesures différentes. Mais là, on se concentre dans l'état actuel sur ce qu'on a le plus besoin.
Mais c'est intéressant aussi pour tous ceux peut-être qui sont déjà au bord du précipice médé de vous entendre ce matin dire que vous ne vous interdisez rien. Non, mais on on avait aujourd'hui 50 € pour les grands rouleurs, on passe à 100 €. C'est pas rien hein, ça fait plusieurs centimes de litre.
Euh pour les aides à domicile, on fait du 20 centimes de litre au-delà de l'aide au grand rouleur. Donc les gens au bord du précipice, une une aide à domicile, il y en a 500000 en France et c'est très souvent évidemment des femmes, c'est 700 € de revenu par mois h dont à peu près 100 à 200 € d'essence. Donc c'est c'est beaucoup pour elle et elle s'ans doute il y en a un certain nombre aujourd'hui qui sont comme vous le dites au bord du précipice qui adaptent leur tournée qui vont peut-être pas voir les gens tous les jours mais une fois tous les deux jours.
Donc là on met le paquet h on double l'aide au grand rouleur on fait une aide directe pour baisser les frais kilométriques. Mais surtout là encore on les aide à électrifier une Twingo aujourd'hui. Ça, on a bien compris que ça va en effet dans dans les deux sens avec une baisse et on va dire une pensée sur l'avenir.
Vous parliez et de la consommation et de l'inquiétude et des risques sur le carburant. Vous avez vu qu'on parle de pénurie dès cet été. Quels sont les stocks de la France ?
Est-ce que même en terme de consommation de carburant en France, il y a une tendance à donner ? Est-ce qu'on est totalement à l'abri de la pénurie pour tous ceux qui préparent et le weekend prolongé et leurs vacances d'été ? Pas de pénurie.
On suit ça comme la sur le feu depuis maintenant le début de la crise he dès le début, on s'est dit il faut s'assurer qu'on ait de l'essence du gazoile et du kérosène en France. On en a euh évidemment il y a des tensions sur certains carburants, le kérosène par exemple, il y a des régions du monde où on en manque. Nous peut-être aussi parce qu'on a une grande majeure internationale totale qui va chercher euh l'essence là où il est.
On n'a pas d'enjeu de pénurie. Mais il y a pas un sujet de consommation par exemple carburant. Enche évidemment les Français ils sont pas idiots, ils s'adaptent.
Et donc ce que je peux vous annoncer c'est que du 1er au 20 mai, par rapport à l'année dernière, on est à - 14 % de consommation. On était à - 11 au mois d'avril. Évidemment, les Françaises et les Français, ils conduisent un peu moins, ils font du covoiturage, peut-être qu'ils font un peu plus de télétravail.
Moi, je veux surtout pas tomber dans le Je vais dire aux Français ce qu'ils doivent faire. On a bien compris le on va pas emmerder les Français très lien hier de Sébastien le on leur fait confiance. Ils sont pas idiots.
Évidemment, ils adaptent. En fait, on s'adapte. L'économie française, elle s'adapte.
Roland l'escur baisse de la consommation du carburant. Vous l'annoncez au micro de Sud Radio ce matin, 14 %. Ça veut dire aussi moins de rentrée d'argent dans les caisses de l'État.
Et ça vient occuper la principale question que tout le monde se pose quand on voit les nouvelles aides, c'est comment on va payer tout ça ? Vous entendez les oppositions avec différentes solutions, différentes mesures à mettre en place. Comment on va payer tout ça ?
On a entendu ce chiffre dès le début du conflit. On ne sait pas trop d'ailleurs d'où il sort. C'était 6 milliards pour l'État.
On est à combien aujourd'hui ? Alors, on sera sans doute au-dessus. On va pas estimer ça toutes les semaines.
Ce qu'on fait qu'on a un processus assez formel. Ça s'appelle le comité d'alerte sur les finances publiques où avec le ministre des comptes publics, David Amiel, on rassemble les parlementaires, les organisations syndicales et j'allais dire on leur ouvre les livres et donc on en fera un au mois de juin et le premier ministre annoncé qu'il le présiderait même pour à la fois imprimer une certaine solennité parce qu'on est dans un moment difficile, grave et puis pour qu'on ait cette bonne discussion autour de ce que ça coûte et comment on va financer. Mais très simplement sur le financement un moi je ne souhaite pas que ce soit nos enfants, nos petits-enfants qui payent mais simplement sur le prix.
Il y a un président de la commission des finances qui dit de toute façon ce matin dans le Parisien l'État avait plus ou moins sous-estimé 6 milliards c'est bien mais on sera forcément entre 8 et 10. Est-ce que cette estimation Roland l'escur elle est crédible ? Non à ce stade c'est trop tôt pour le dire.
On sera au-delà de 6, on vous dira d'ici la fin du mois de juin dans un mois où on en est à ce moment-là et on va suivre, j'allais dire au fur et à mesure parce que cette crise, elle évolue tous les jours. Mais un, on redéploie. [raclement de gorge] Ça c'est important.
Ça veut dire qu'on économisera ailleurs ce qu'on fait pour aider. Et pas d'impôt supplémentaire, vous pouvez le garantir ce matin parce que Roland cette promesse on nous l'a déjà faite, elle n'a pas été tenue. Alors, il y a un parlement, c'est lui qui vote le budget.
Mais ce que le premier ministre a dit hier, et c'est important que vos auditeurs l'entendent, quand on déposera notre budget en septembre, il y aura pas de hausse d'impôt dedans. Donc vous demandez aussi au Parlement, à toutes les forces politiques de dire "Les Français en subissent déjà assez, aidez-nous à accomplir cette promesse." Mais oui, parce que si moi je dis aux françaises ou aux Français, "On va aider les plus vulnérables mais tout le monde va payer par des impôts, franchement ils comprendront pas." Qu'on aide pas tout le monde, je pense que les gens le comprennent.
Qu'on aide en priorité ceux qui en ont le plus besoin, je pense que les gens le comprennent. Mais si je demande aux françaises et aux Français de payer par leurs impôts, [soupir][souffle coupé] je veux pas parler de ralbol fiscal, mais je pense que les gens comprendront pas. On est pas dans un moment de rabol fiscal entre nous.
On est dans un moment en tout cas où on paye plus d'impôts que nulle part ailleurs au monde et que franchement il existe quand même ce sentiment relant les en tout cas je pense que je pense qu'on est rendu à un moment et on verra d'ailleurs l'élection présidentielle. J'espère qu'elle me permettra d'avoir ce débat parce que euh que où effectivement d'ailleurs on a commencé à le faire dans dans les 10 ans qui viennent de s'écouler, mais faudra continuer à mon avis baisser les impôts, être plus efficace dans les dépenses publiques et au total libérer un peu de l'énergie euh parce que évidemment premier ministère parler de de libéralisation mais quand même que le ministre de l'économie que vous êtes vous semblez être lucide sur la situation. Le mot rabol fiscal, vous ne l'employez pas.
Vous n'avez pas la sensation aujourd'hui que les Français payent mais ne gagnent pas assez bien leur vie, que les chefs d'entreprise aujourd'hui ne participent pas suffisamment à l'effort au point d'être totalement spoilé comme ils le disent parfois par l'État. Moi, je veux pas tomber dans le misérabilisme mais on a un modèle social aujourd'hui dont on est très fier mais qui coûte beaucoup d'argent et donc un des débats d'élection présidentielle, j'espère que les candidats, ils sont nombreux le porteront, c'est comment on finance notre bonnette sociale dans les 20 ans qui viennent. Moi, je m'occupe des 12 mois qui viennent.
C'est déjà énorme et c'est déjà pas mal de boulot actuellement. Merci. Et on le fait notamment avec le premier ministre pour que celles et ceux qui veulent se projeter dans l'avenir dans le cadre de la présidentielle puissent je dirais débattre tranquillement pendant que nous on nettoie la maison et avec un maximum de sérénité.
Mais dans le contexte que vous décrivez, on sent bien qu'il y a beaucoup de tension et beaucoup d'enjeux. Est-ce qu'il faut totalement exclure une loi de finance rectificative ? Mais oui, parce que d'abord mais le Parlement est tel qu'il est aujourd'hui.
Moi, si j'entre dans un loi de finance rectificative, je vais avoir des débats sans fin franchement qui partiront dans tous les sens. et je ne sais pas où ils atterriront. Aujourd'hui, on en est pas là.
On peut par redéploiement de dépenses, économie sur un certain nombre d'aides généralisé, financer ce dont on a besoin, les aides pour les plus vulnérables que je vous ai annoncé. On aura un budget à à préparer pour l'année prochaine et je peux vous dire que déjà ce sera pas facile de le passer au Parlement. J'en suis à peu près convaincu.
Euh donc concentrons-nous sur la projection sur l'année prochaine. Je dirais laissons-nous faire notre travail. J'irai au quotidien une situation qui est pas facile.
Je pense que les Français et les Français aujourd'hui nous disent franchement on vous comprend. Hm. Vous faites le boulot, vous faites au mieux.
On préférait évidemment que cette crise n'existe pas mais franchement continuez à bosser quoi. Roland l'escur ministre de l'économie notamment. Quelques questions avec des réponses les plus simples possibles.
Il nous reste 5 minutes. Quand vous parlez d'économie, il y a plusieurs sujets sur la table. Reviens régulièrement dans le débat politique et public. une nécessité peut-être d'aller surtaxer les entreprises.
Est-ce que cette idée est toujours sur la table ? Il y aura il y aura le débat au budget. Donc je veux pas le préempter mais euh mais vous en tant que ministre de l'économie dans cette situation est-ce qu'il faut l'envisager ou l'effect ?
Je pense pas que le réflexe un problème une texte soit le bon. Cela dit, il y a peut-être des secteurs, il y en a pas beaucoup he puisquon produit pas de pétrole qui vont gagner particulièrement beaucoup d'argent dans cette crise et là faudra qu'on s'y attel. Il y a un sujet autour du raffinage par exemple.
Donc sur les secteurs, on va dire profiteur de crise, je le mets en mais je déteste ce terme parce que aujourd'hui, je le répète, c'est un coup pour tous mais sur des entreprises qui ont fait y a des secteurs particuliers qui gagnent particulièrement leur vie, peut-être qu'on les taxera particulièrement. Je le dis comme ça. Mais ce débat, il aura lu à l'automne.
En attendant, il faut surtout qu'on se concentre sur ceux qui souffrent et c'est ce qu'on fait. Et euh ça en tout cas c'est très clair des économies de sujets notamment en tout cas pour en faire. Est-ce qu'il faut envisager comme euh il réfléchit visiblement votre collègue David Damiel un jet des allinements charge sur les entreprises par exemple ?
Oui, on va les geler. Il l'a annoncé d'ailleurs je pense tout à l'heure euh vous le confirmez ce matin. Je vous le confirme.
On va le geler. Pourquoi ? 74 milliards d'euros, c'est ce qu'on fait aujourd'hui et j'allais dire c'est bienvenu.
Ça permet de limiter le coût du travail, d'améliorer la compétitivité des entreprises. Mais aujourd'hui, les augmenter comme nous demandait un certain nombre de chefs d'entreprise de 2 milliards, c'est beaucoup d'argent, ça les augmente pour tout le monde, y compris les entreprises qui n'ont pas augmenté leur salaire, y compris les entreprises qui n'en ont pas besoin. Donc sur les entreprises comme sur les ménages, on se concentre sur les plus vulnérables et on évite les aides qui appuient tout le monde.
Donc on reste sur 74 milliards d'euros, c'est bienvenu, on va pas plus loin. Évidemment à l'automne, on reverra la situation si les salaires ont augmenté du coup si les charges ont augmenté. Mais la situation à l'instanté, elle est celle-ci et c'est elle est celle-ci et je pense que tout le monde le comprend.
Roland l'Escure. Quelques questions aussi forcément autant d'inquiétude et autant de questionnement, autant de décisions à prendre pour vous parce que nous sommes dans un dans une situation économique compliquée. Le FMI le dit hein, il parle en France du rythme de réduction des dépenses publiques qui est notamment insuffisant pour ramener le fameux déficit public sous l'objectif des 3 % 200929.
Des questions très précises et des réponses courtes, s'il vous plaît. Est-ce que la France dans un contexte pareil va arriver dans une période de récession ? Oui.
Non. Non. Non.
Est-ce que l'inflation, on l'établit déjà 22, la Commission européenne vise à 2,4 %. Est-ce que c'est une estimation crédible ? Oui, on sera entre, je dirais 2 et 2 et demi, peut-être un peu au-dessus, pas dans les 34 que j'entends ici ou là.
H mais en tout cas 24, c'est quelque chose de crédible pour les projetentour de 2 et demi, c'est très probable. Est-ce qu'on va arriver dans une période de stackflation ? Non, stackflation c'est récession, croissance négative plus inflation très forte.
Heureusement, la France est mieux armée. On a des stabilisateurs automatiques, on a un mix énergétique moins exposé à la crise, donc on s'en sort plutôt mieux. Rolandur, vous le savez aussi, notre fameux cheval généralement de de bataille en France, c'est la fameuse croissance.
La Commission européenne a revu à la baisse hier ses prévisions de croissance pour la zone euro, cette année à 0,9 %. Est-ce que on a un risque d'ici la fin de l'année d'avoir tout simplement un risque de croissance nulle ? Non, mais le scénario est incertain.
Il y a des incertitudes autour de ces scénarios mais aujourd'hui mais est-ce que c'est un risque ? Le plus probable c'est qu'on soit entre 05 et 1. Voilà, nous on a 0,9 de prévision de croissance.
La commission pour la France est 08. Vous l'avez dit pour la zone euros c'est 0,9. Les économistes privés aujourd'hui nous attendent quelque chose autour de 08.
Donc voilà, évidemment cette crise, elle évolue tous les jours et on va suivre ça près et on adaptera en conséquence. Mais je ne veux pas être un prophète de malheur ni un marchand de bonheur. D'ailleurs, je regarde les faits.
La réalité c'est une croissance plus faible qu'attendu mais qui reste une croissance. Et l'objectif du gouvernement c'était d'essayer de fixer le déficit le fameux déficit autour des 5 %. Est-ce qu'aujourd'hui dans la situation on doit le balayer d'un revers demain ?
Non surtout pas. Surtout pas parce que là encore on le doit à nos enfants, nos petits enfants. Donc on reste sur l'objectif de 5 et on va tout faire.
D'où les redéploiements pour financer les aides pour s'y tenir. Et donc quand la Commission européenne parle d'un déficit à 5,7 % d'ici l'année prochaine, c'est à exclure. Ah oui, non, c'est pas là qu'on va du tout.
C'est pas là qu'on va du tout. Autre sujet évidemment dans l'actualité, c'est ce fameux rapport, vous l'avez forcément vu, sénatorial sur les marges des distributeurs. Est-ce que en effet certaines marge des distributeurs, alors que la plupart des patrons de la grande distribution sont quand même tout le temps sur les plateaux télé en se faisant passer pour les meilleurs amis des consommateurs, est-ce que là aujourd'hui quand on lit ce rapport, on en est si sûr ?
Est-ce que les grands patrons de la distribution sont vraiment les meilleurs amis de nos auditeurs de nous ? Bon, moi j'ai j'ai pas encore eu l'occasion d'analyser en détail ce rapport. Ce qui est vrai en France, c'est que le secteur de la distribution se porte plutôt bien.
En revanche, ce qui est vrai aussi, ils le disent régulièrement d'ailleurs, les patrons dont vous parler, c'est que les marges dans la distribution sont faibles. Ce qui fait la différence dans les grandes entreprises de distribution qu'on connaît, les grandes enseignes, c'est les volumes. Ils vendent beaucoup de choses, pas très cher.
Euh donc, ils gagnent plutôt bien leur vie. Je ne pense pas qu'on ait des profiteurs là encore pour reprendre un terme qui est un peu mais on se souvient par exemple de votre collègue Annie Jeunev qui avait parlé de de marge mortifère pendant un temps. Est-ce que vous reprendriez le même terme ?
Moi je me méfie. Euh les négociations commerciales, elles ont lieu tous les ans. C'est un moment un peu tendu en France euh qui mobilise à la fois les agriculteurs.
Et ce qu'on a fait depuis 10 ans, c'est s'assurer qu'ils soient mieux traités dans le cadre de ces négociations. On part de leur coût de production, les industriels et là il y a des grands et des petits. Il y a des petits qui souffrent, des grands franchement qui gagnent très bien leur vie et il y a les distributeurs.
Cette négociation là mais vous le savez, pardonnez-moi Roland Liscur que les fameux les fameux gros hyper et cetera, ils détournent la loi égalime. Ils ont des centrales d'achat en Belgique. Mais ils sont contrôlés quand même.
Ils sont contrôlés et la loi égal il y a pas quelque chose à revoir sur ça quand les centrales d'achat sont en Belgique qu'ils étranglent les les agriculteurs écout écoutez les agriculteurs aujourd'hui reconnaissent en tout cas qu'on a plutôt amélioré la situation depuis 10 ans. Il faudra sans doute travailler encore et encore un sujet qui est un sujet compliqué mais l'inflation alimentaire c'est important et je pense que dans le cadre de la présidentielle des candidats auront plein d'idées. Jusqu'à présent on a plutôt amélioré la situation faut continuer.
Merci beaucoup Roland d'avoir d'avoir passé une tête ce matin dans le studio de Sud Radio et d'avoir fait œuvre de pédagogie et de réponse assez franch sujets qu'on avait à aborder avec vous. Une dernière question, vous allez partir en weekend là dans les dans les prochaines heures. Essayez de profiter un peu vous éloigner de Paris ou pas du tout ?
Non, je vais rester à Paris mais c'est vrai que j'ai eu un G7 à Paris lundi mardi. Tous les ministres des finances du monde arrivaient à Paris. Là, je travaille un peu sur la crise évidemment avec les primes.
Donc je vais peut-être me reposer un peu ce weekend. Et est-ce que si à un moment vous prenez votre voiture au moment de faire le plein, vous direz quand même merci à monsieur Pouyané de faire ce blocage au prix à la pompe. Est-ce que vous lui dites merci quand même à ce bon vieux Patrick ?
J'ai une R5 électrique faite à Douet donc je dis merci EDF. Merci EDF, ça c'est pas mal. Merci beaucoup Roland Liscur d'être venu ce matin, d'avoir éclairé nos auditeurs et bien sûr de nous avoir apporté des réponses dans un instant.
Le dialogue s'installe avec vous amis auditeur 0826 300. Vous venez d'entendre le ministre, les nombreuses aides et une situation forcément il y a les déçus mais il y a ceux aussi qui s'inquiètent. ben des comptes publics qui visiblement ont encore un peu d'argent.
Est-ce que l'État est trop généreux ? La question est un peu provocatrice mais quand on voit qu'il distribue des aides, est-ce qu'il ne fallait pas un peu mieux endurer la crise ? 0826 300 dans dialogue ensemble.
On dialogue ensemble jusqu'à 9h.
Roland Lescure