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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 19 avril 2025 3 minComplaisantFond programmatiqueInstitutions & élections

"Sans les lois parité j'aurais une pression pour prendre 3/4 d'hommes sur mes listes"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a convaincu d'avancer sur la parité en 1997 ?

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Pour vous, la sous-représentation des femmes n'était pas un problème localement ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous gênait dans le projet de loi sur la parité ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    C'était une restriction à la liberté de choisir pour le maire et l'électeur ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Fait
    « Donc la vérité c'est que aujourd'hui la parité protège beaucoup les femmes. »
  • 2:30Fait
    « Moi aujourd'hui, si je devais faire une liste régionale sans les lois parité, j'aurais une pression pour prendre 3/4 d'homme. »
  • 3:30Fait
    « La vérité c'est que c'est que aujourd'hui la parité protège beaucoup les femmes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Donc la vérité c'est que aujourd'hui la parité protège beaucoup les femmes. En 1997 vous voilà donc premier ministre et cette question de la parité fait partie de vos engagements. Vous l'avez souligné dans votre déclaration de politique générale.

Qu'est-ce qui vous a convaincu d'avancer sur ce sujet ? Le retard français. Déjà le droit de vote a été accordé aux femmes bien après la plupart des pays européens en 1944.

Général le Gaulle, gouvernement provisoire. Et ensuite quand on eu le droit de vote ben on les présentait pas aux élections. En 97 on en est encore à 10 % à l'Assemblée, 6 % au Sénat.

Il fallait agir. Vous faites partie de ces sénateurs qui vont batailler contre le projet de loi sur l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux. Pour vous, la sous-représentation des femmes dans la classe politique à l'époque, c'était pas un problème ? pas du tout parce que mon mère sortant était une femme, celle à qui j'ai succédé était une femme donc j'avais pas le sentiment d'une sous-représentation localement ça ça n'apparaissait pas.

Au Sénat, en revanche, il n'y avait que 5 % de femm en 2000, au Sénat, effectivement, il y avait pas beaucoup de femmes et les présidents de commission et les présidents de groupe étaient quasiment tous les vice-présidents étaient quasiment tous des hommes, ça c'est clair. Et alors, qu'est-ce qui vous choquait dans ce projet de loi ? Donc, ce qui ce qui me gênait pratiquement, c'est que j'avais plus de femmes que d'hommes dans mon équipe municipale.

J'étais arrivé tout naturellement. Je je m'étais pas forcé, j'avais pas j'avais pas respecté une règle, j'étais j'avais pas peur des sanctions. C'est comme ça.

Pour moi, la démocratie, c'est quand même que les gens choisissent celui qu'ils veulent sans qu'on leur impose trop de contraintes, sans qu'on leur dise "Lui, il est trop vieux, lui il est trop grand, lui il est trop beau, lui il est pas beau, lui il est lui c'est un homme, lui c'est une femme." C'est pas c'est pas le sujet. Le sujet c'est je me présente, est-ce que les gens reconnaissent en moi quelqu'un qui va pouvoir être leur mère ?

Pour vous, c'était une restriction à la liberté de se présenter d'une certaine façon ou à la liberté de choisir ? C'est à la fois une restriction à la liberté de pour le maire de construire son équipe à sa main et pour l'électeur de choisir l'équipe qu'il souhaite. Et par ailleurs, ça c'était beaucoup dit à l'époque, c'était quand même ça été dit depuis depuis euh progresser vers la parité en donnant des quotas, c'est finalement euh un peu un peu désobligeant pour les femmes qu' on qui sont des femmes quota plutôt que des femmes qui sont les meilleurs.

Je pense que cette question de faire de de la norme sur tout, de faire des quotas, de faire des de l'arithmétique avec la politique, je pense que c'est vraiment un mode de raisonnement, j'allais dire de gauche. Malheureusement, la réalité me force à dire et l'expérience de ces de ces de ces années de ces ces 30 années me pousse à dire que grâce au quotas, on a vraiment fait progresser les choses. Aujourd'hui, on se vente du fait que dans les conseils municipaux, départementaux et régionaux, on a beaucoup de femmes.

Mais la vérité, c'est que c'est lié à ces quota obligatoire. Moi aujourd'hui, si je devais faire une liste régionale sans les lois parité, j'aurais une pression pour prendre 3/4 d'homme. Voilà.

Donc la vérité c'est que c'est que aujourd'hui la parité protège beaucoup les femmes.