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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 19 novembre 2024 21 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsSolidarités & familleAgriculture & alimentation

Face à Face : Véronique Pouzadoux et Grégory Doucet - 19/11

Au micro : Apolline de MalherbeSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse partielle

    C'est pas un face à face ce matin mais je dirais un côte à côte

  • 0:42OuverteRéponse directe

    Chacun par vous présenter plutôt que moi je vous présente

  • 1:18OuverteRéponse directe

    Vous êtes donc le maire, maire des Écolos de Lyon ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    La préoccupation numéro 1, c'est quoi aujourd'hui ?

  • 1:47ComplaisanteRéponse directe

    D'abord vous n'avez pas le choix, elles doivent être bien gérées

  • 2:19RelanceRéponse partielle

    Quand on entend immédiatement cette question des sous, c'est la première quand même que je vais vous poser

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:35Invité politiqueFait
    « C'est nos budgets, c'est nos budgets »
  • 1:51Invité politiqueFait
    « C'est ce qu'on appelle la règle d'or, c'est-à-dire qu'on ne peut pas nous emprunter pour pouvoir financer notre fonctionnement »
  • 2:23PrésentateurChiffre
    « Il y a 5 milliards qui vont vous être demandés globalement aux collectivités territoriales »
  • 2:57PrésentateurChiffre
    « On dit 5 milliards, quand on refait les calculs, on est plus proche des 9 milliards »
  • 3:45Invité politiqueChiffre
    « 6 millions qu'on m'a enlevées à la dotation de la ville de Ghana »
  • 7:47Invité politiqueChiffre
    « La ville de Lyon, c'est 200 millions de commandes publiques par an »
  • 16:17PrésentateurFait
    « Que c'était les collectivités locales qui avaient fait déraper une partie du déficit public »
  • 17:17Invité politiqueFait
    « On a reçu notre notation à Lyon très récemment et on a la note maximale qui peut être donnée à une commune »
  • 17:23Invité politiqueFait
    « L'agence de notation DBS Morningstar nous a dit on ne peut pas vous donner une meilleure note parce qu'en fait on est plafonné par la note de l'État »

Temps de parole

  • Présentateur66 %
  • Invité politique34 %

1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC RMC jusqu'à 9h Apolline Matin Face à face Apolline de Malherbe Il est 8h32 sur RMC et BFM TV C'est pas un face à face ce matin mais je dirais un côte à côte Deux maires, bonjour à tous les deux Des villes de taille très différente Des familles politiques concurrentes Mais une même préoccupation J'oserais même dire une même colère Vous êtes tous les deux maires Et je vous ai invité ce matin pour mieux comprendre Votre situation, votre métier Parce qu'il faut bien dire que c'est devenu aussi un métier Des tensions également Le nombre d'heures de travail Mais le mieux c'est peut-être que vous commenciez Chacun par vous présenter Plutôt que moi je vous présente Parce que vous avez chacun nom, profession, heure travaillée Et puis votre ville bien sûr D'abord vous Véronique Pouzadou Bonjour Apolline Vous êtes donc maire, maire de Ghana Mère de Ghana dans l'Allier 5600 habitants Présidente d'une comcom rurale 35 000 habitants pour 60 communes Donc on voit le maillage territorial qui est fait Avec beaucoup de plaisir J'exerce ces fonctions depuis 10 ans maintenant Et puis à 2h30 de route Il y a Lyon Bonjour Grégory Doucet Bonjour Apolline Vous êtes donc le maire, maire des Écolos de Lyon Combien d'habitants ?

1:19
Invité politique

Maire des Écologistes de Lyon 520 000 habitants Dans une métropole de Lyon D'un million et demi à peu près Effectivement Voisin finalement de l'Allier Et avec les mêmes préoccupations que Véronique

1:30
Présentateur

La préoccupation numéro 1 C'est quoi aujourd'hui ?

1:33
Invité politique

Aujourd'hui Et à l'occasion du congrès des maires Bien sûr C'est nos budgets C'est nos budgets Vous savez Les communes Qu'elles soient De gauche, de droite, écologiste ou autre En France Elles sont bien gérées Il faut le redire A vos auditeurs et à vos auditrices

1:47
Présentateur

D'abord vous n'avez pas le choix Elles doivent être bien gérées C'est votre règle budgétaire

1:50
Invité politique

Absolument C'est ce qu'on appelle la règle d'or C'est-à-dire qu'on ne peut pas nous Emprunter Pour pouvoir financer notre fonctionnement Donc ça veut dire que nos recettes de fonctionnement Sont nécessairement Au moins égales A nos dépenses de fonctionnement Donc il n'y a pas de J'allais dire De mauvais déficit Quand on emprunte Et ça nous arrive bien évidemment C'est pour de l'investissement Ce sont pour des écoles C'est pour un nouveau poste de police municipale C'est pour travailler sur la voirie Donc en fait Ce sont des investissements Qui servent aux habitantes Et aux habitants

2:17
Présentateur

Alors Véronique Pouzadou Quand on entend immédiatement Cette question des sous C'est la première quand même Que je vais vous poser Il y a 5 milliards Qui vont vous être demandés Globalement Aux collectivités territoriales Et ça a d'ailleurs été confirmé Ce matin par la ministre des territoires Qui a dit De toute façon On ne les a pas ces sous Il va bien falloir qu'on les trouve quelque part Et ça tombe sur vous Sur vous justement Les maires qui disent souvent Ce que vous venez de dire Grégory Doucet C'est-à-dire Un sentiment aussi d'injustice Au-delà de la difficulté A laquelle vous allez devoir faire face Parce que précisément Vous gérez au mieux Vos communes Véronique Pouzadou Des sous en moins Ça veut dire quoi concrètement ?

Ça veut dire A quoi allez-vous devoir renoncer ? C'est forcément injuste Parce que c'est des sous en moins Pour fonctionner On dit 5 milliards Quand on refait les calculs On est plus proche des 9 milliards Parce que C'est aussi l'argent Qu'on n'aura pas Dans les instances Et autres de Pareto Donc l'effort Il est trop gros L'effort il est trop gros Parce que cet argent C'est le nôtre C'est bien ce que dire C'est ça qu'il faut dire C'est pas l'argent Qui nous donne de l'argent Pour travailler Mais c'est au fil Des réformes fiscales Qu'on nous a ponctionnées Et là on va ponctionner Notre propre argent C'est l'impôt Qu'on ne lève plus en gros Donc qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire que De toute façon C'est pas parce qu'on met Les collectivités à la diète Que ça va réformer Le surpoids de l'État Ça on a déjà essayé Ça fait 10 ans qu'on essaye On a déjà contribué A l'effort fiscal Ça n'a pas fonctionné Donc déjà On va dire Que les mêmes causes Produisent les mêmes erreurs Et en plus de ça Dernières années Moi je le dis très franchement 6 milliards de dotations Qu'on m'a enlevées A la ville de Ghana 6 millions pardon 6 millions qu'on m'a enlevées A la dotation de la ville de Ghana 6 millions c'est ma dette Donc vous voyez Tout les On vous l'a enlevé Et vous n'avez pas pu renoncer Et j'ai quand même fait des projets Sauf qu'aujourd'hui On n'a plus le luxe On a déjà fait nos réformes On s'est déjà transformés On a déjà fait les mutualisations Donc aujourd'hui On est à l'os Mais ce qui va se passer C'est qu'on est à l'os Ça veut dire quoi Véronique Vous êtes où ?

Ça veut dire que vous allez renoncer À quoi ?

Ça veut dire très simplement Que dans une petite commune rurale Qui maille quand même la France On ne va pas faire On ne va pas boucher le trou C'est pas qu'on ne voit pas le trou Dans la rue C'est simplement Qu'on n'aura pas l'argent de le faire Ça veut aussi dire Que l'on ne va pas réparer une classe Pour les enfants Donc on ne va pas investir Dans les tableaux numériques On va peut-être mettre Un petit peu moins de vidéoprotection Parce qu'on ne pourra pas Faire le fonctionnement Et après on va nous dire Il y a de l'insécurité Madame le maire Les enfants vous savez Ils ne sont pas aux normes Pour les tableaux numériques Ce n'est pas top Madame le maire Donc c'est toute cette action Ce pôle de stabilité Cette action concrète Parce que ce n'est pas pour nous Qu'on réclame l'argent les maires Les maires ils sont là Pour faire une action citoyenne Pour que les citoyens Ils se soient tous français Et fiers d'être français Chacun avec nos programmes politiques Mais c'est pour ça qu'on est là Et d'ailleurs on va revenir Sur la question des sous Parce qu'il y a les sous pour la commune Il y a les sous pour vous Et vous ne comptez pas vos heures Ça fait un ratio d'heures Travaillées assez hallucinant Mais Grégory Doucet Même question Pour une ville comme Lyon A quoi allez-vous devoir renoncer ?

Qu'est-ce que ça veut dire concrètement Dans la vie des Français Ces 5 milliards en moins ?

5:09
Invité politique

Deux choses pour rebondir Sur ce que disait Véronique Et très juste Bien évidemment C'est que ces ponctions Cette réduction des budgets Des collectivités locales Qui est demandée Ça va affecter à la fois Nos fonctionnements Et nos investissements Nos fonctionnements C'est le personnel Qu'on met dans les crèches C'est le nombre de policiers municipaux C'est effectivement L'entretien La maintenance des bâtiments publics Et puis l'investissement C'est quoi ?

C'est la rénovation thermique D'une école Qu'on ne va pas pouvoir faire C'est la solarisation Des toitures Des bâtiments publics Qu'on ne va pas pouvoir réaliser C'est tout ça Donc c'est à la fois Du service public Du quotidien Maintenant tout de suite Pour les habitantes Et les habitants Ça, ça va être affecté Et puis c'est aussi des investissements Pour préparer l'avenir On a besoin aujourd'hui On le sait De transformer nos villes C'est vrai dans une petite commune C'est vrai dans une grande agglomération Et c'est ça aujourd'hui Qui est remis en question Alors que Comme le disait Véronique tout à l'heure Les communes aujourd'hui Ce ne sont pas elles Ce ne sont pas elles Qui pèsent Sur la dette de l'État Vous savez en 30 ans En 30 ans Les communes Elles sont passées De 9,2 A 8,9 Pourcentage du PIB En dette Voilà Quand l'État Est passé Écoutez bien De 33,7 A 90% du PIB En dette

6:22
Présentateur

Ça veut dire Que proportionnellement Vous avez été Beaucoup moins gourmand Que l'État Ne l'a été De l'argent public Ça veut dire que ce ne sont pas

6:28
Invité politique

Les communes Qui créent de la dette Dans ce pays C'est l'État Et donc ce qu'il faut réformer C'est l'État

6:32
Présentateur

Je rebondis quand même Sur un point Que vous avez évoqué à l'instant Vous avez parlé du personnel Des crèches Ou des policiers municipaux C'est des emplois ça Est-ce que ça veut dire Que vous allez vous retrouver Et là je vous pose la question A tous les deux Peut-être Véronique Vous êtes où Vous pouvez commencer Par répondre Vous êtes aussi employeur Une commune C'est des emplois municipaux Dans un contexte Où on le sent bien L'emploi redevient Une des préoccupations Des français Est-ce que vous allez devoir Vous séparer D'un certain nombre d'agents Potentiellement Ou en tout cas Ne pas renouveler Ceux qui partent à la retraite Par exemple On est des chefs d'entreprise Et on ne gère pas A la petite semaine On ne gère pas au mois Donc on se doit On est employeur Donc on se doit D'apporter une stabilité A notre personnel Donc évidemment On va travailler Avec notre personnel Et il ne faut pas croire Qu'on attend Qu'il y ait un coût Financier Pour ne pas se restructurer A chaque fois On mutualise On transforme On fait les quotas Donc évidemment On va continuer A faire cet accompagnement Mais aussi On est employeur en direct Et on est employeur aussi Pour nos entreprises Parce qu'on fait De la commande publique Et c'est toutes les petites entreprises Qui sont dans nos territoires Où les gens travaillent Dans nos territoires Vivent dans nos territoires Et on ne doit pas les abandonner Donc c'est des problèmes En cascade Donc en fait On ne veut pas cette récession Qui est annoncée Grégory Doucet

7:42
Invité politique

On est employeur On est opérateur économique La ville de Lyon La ville de Lyon C'est 200 millions De commandes publiques par an Donc des entreprises du bâtiment Des travaux publics Mais aussi Et bien tout le bassin agricole Autour de Lyon Vous savez Aujourd'hui moi Dans les crèches Non seulement les enfants Mangent 100% bio Mais 80% de ce qu'ils ont Dans leur assiette Vient et bien Du bassin agricole lyonnais Local Je ne sais pas si on va S'il y a moins que l'allier Mais en tout cas Et bien ce sont des agricultrices Et des agriculteurs Qui travaillent autour de Lyon Que nous faisons travailler Donc ça pourrait avoir un impact

8:14
Présentateur

Sur ces agriculteurs Qui nous disent déjà Avec leur colère Ce matin encore Qu'ils sont extrêmement impactés

8:21
Invité politique

Qu'est-ce que je dis A Gauthier Mazet Qui est fermier Enfin qui est agriculteur A la ferme du Val Fleury Qui tous les jours Et bien apporte des yaourts Et des crèmes dessert Dans les cantines scolaires De la ville de Lyon Je lui dis quoi ? Bah écoute On va acheter maintenant Du low cost Parce que j'ai plus J'ai plus de quoi Te payer tes yaourts Bah non C'est pas ce que je veux Pour les enfants de ma ville Moi je veux pouvoir Investir dans des produits De qualité Qui sont produits localement Et bien pour ça

8:45
Présentateur

Mais si l'Etat Vous donne moins de sous Est-ce que vous allez Augmenter le prix de la cantine ?

8:49
Invité politique

Et bien c'est pas mon souhait Parce que je veux Que ma cantine Elle reste accessible à tout le monde

8:52
Présentateur

Il y a bien un moment Où en fait Vous dites Je vais pas Je vais pas renoncer Aux yaourts de qualité Je vais pas pour autant Faire augmenter Le prix de la cantine Qu'est-ce qui va augmenter ?

9:02
Invité politique

Mais vous savez Apolline Si avec Véronique On est là aujourd'hui Sur votre plateau Et si tout à l'heure On va être au congrès des maires Pour aller Et bien discuter Avec les ministres Avec Je l'espère Michel Barnier C'est pour lui dire Il faut revenir Sur votre projet mortifère Parce qu'aujourd'hui Aujourd'hui Les collectivités locales Nos villes Elles sont responsables D'un quart De l'investissement public Dans ce pays Donc nous sommes Des opérateurs économiques Très efficaces Vous l'avez dit tout à l'heure Nous l'avons dit Nous sommes des employeurs Qui faisons attention A chaque euro dépensé Encore une fois Les villes

9:33
Présentateur

Et vous espérez Et vous espérez Et vous espérez Et vous espérez Et vous espérez Et vous espérez Et vous espérez Par Michel Barnier Je rappelle que Gérard Larcher A tenté le coup Déjà la semaine dernière En disant qu'il espérait Réduire de moitié La facture De ce qui allait Vous être demandé Ou en tout cas Moins donné Il espérait Que l'effort Ne serait que Deux milliards Mais je le confirme Donc Catherine Vautrin A l'instant dit Qu'il faudra bien Tenir ces cinq milliards Elle dit Si on ne prend Pas cinq milliards Aux collectivités territoriales On les trouvera où ?

Véronique Pousadou Je vous repose La question Vous par exemple Est-ce que vous allez devoir Augmenter par exemple Le prix de la cantine ?

Non on ne va pas Augmenter le prix de la cantine Parce que je l'augmente Tous les deux ans Malheureusement Et donc Ce n'est pas l'année Où il faut Et il faut tenir Ces engagements Et les promesses Que j'ai fait aux ganatois Et aux ganatoises Donc ils savent La règle du jeu Et moi je ne veux pas Changer la règle du jeu Néanmoins Néanmoins On ralentira peut-être Sur les investissements Ça veut dire Qu'au lieu de faire deux classes Je n'en ferai qu'une Cette année Donc on va lisser les choses Mais en tout cas Toutes les promesses engagées Vis-à-vis des ganatois Je veux les tenir On a parlé à l'instant De la colère des agriculteurs Vous êtes en première ligne L'un comme l'autre Même une ligne comme Lyon Qui est effectivement Une ville Une métropole Vous avez bien sûr aussi Ce lien avec le bassin agricole Derrière Vous l'aviez veut venir Cette colère Qui n'a pas finalement Vraiment Désempli depuis l'an dernier Grégory Doucet

10:51
Invité politique

Bien sûr Alors vous savez Quand on est capital De la gastronomie On sait ce que l'on doit A son bassin agricole Je veux dire Lyon est une grande ville De la gastronomie Ce n'est pas à vous Que je vais la prendre Mais forcément C'est grâce à nos producteurs Et à nos productrices Qu'on peut toujours l'être

11:05
Présentateur

Je redisais hier Que les bistrots de France Et on pense évidemment A vos bistrots A vous à Lyon Allait peut-être rentrer Au patrimoine immatériel De l'UNESCO On le souhaite en tout cas Donc vous êtes évidemment En première ligne Et puis je vous pose aussi La question à vous Véronique Pouzadoup Est-ce que vous êtes Dans ce monde rural J'imagine qu'une part aussi De vos administrés Sont eux-mêmes Agriculteurs Ou agriculteurs retraités Qu'est-ce que vous avez vu Venir de cette colère Et qu'est-ce que vous répondriez Si vous étiez au gouvernement Parfois je me dis Qu'on devrait faire Un gouvernement de maire Mais l'agriculture évidemment Moi c'est toutes mes racines Et ce sont les copains Qui sont sur les tracteurs Ce matin Qui manifestent Parce que c'est toute notre vie Dans une commune comme Ghana Moi au gouvernement Je leur poserai la question Et on a la même lutte Que les agriculteurs Est-ce que vous voulez encore Des agriculteurs et des maires Pour mailler le territoire Je crois que ça C'est important à dire Je n'ai pas de doute Que nos ministres Ils vont répondre Oui on veut de vous Donc j'ai envie de leur dire Faites-nous confiance Travaillez avec nous Faites pas de procès d'intention Aidez-nous à restructurer l'État On a les solutions Simplifiées Moins de normes Moins de contrôles Faites confiance Le monde agricole C'est ce qui demande Moins de normes Moins de paperasse Les élus C'est ce qui demande Moins de normes Moins de paperasse Il faut dégrossir le mammouth On a des solutions à proposer Et vous l'avez dit Et vous l'avez dit Vous aviez des solutions Vous les agriculteurs Et je voudrais aussi Qu'on essaie de se projeter Dans vos vies Il est 8h44 Habituellement A 8h44 Vous faites quoi ?

Vous en êtes où Véronique Pouzadou ? Vos journées type D'un maire de France ? A 8h44 Moi je suis au bureau Soit à la mairie Soit en déplacement Au conseil départemental Ou à la Comcom Mais j'ai déjà commencé La comité de communes C'est le rassemblement De toutes mes communes Donc en gros Moi à 8h44 En général Les rendez-vous On commençait Depuis une demi-heure Et vous ? Et vous Grégory Doucet ?

12:53
Invité politique

Vous savez Vous disiez tout à l'heure Apolline C'est un métier Ou c'est devenu un métier Bon il faut quand même rappeler Que maire c'est d'abord Une fonction Nous sommes élus Donc forcément C'est un engagement Bah oui On compte pas nos heures Les week-ends Les week-ends sont pris Parce qu'il faut aller A la rencontre Des habitantes et des habitants Il y a beaucoup d'animation Alors moi J'ai la chance D'être dans une ville Où il se passe toujours Quelque chose Que ça soit dans le domaine sportif Dans le domaine culturel Dans le domaine social Donc mes heures Bien sûr Je les compte pas Mais honnêtement C'est aussi d'abord Un plaisir d'être maire Parce qu'on est engagé Parce qu'on porte des valeurs

13:25
Présentateur

Franchement c'est beau de l'entendre Et je vois aussi votre sourire D'ailleurs à Véronique Pouzadou Parce qu'on parle beaucoup De votre colère Mais on sait quand même Et on le voit à nouveau Avec vous deux A quel point c'est un engagement Que vous faites par passion Quand même

13:36
Invité politique

Mais on est au service

13:37
Présentateur

On est au service On fait partie de ces Français Qui ont de la chance De se lever pour faire ce qu'ils aiment C'est pas le cas De tous des Français Et des Françaises Donc malgré la difficulté Que l'on porte On le sait On est heureux Et on est fiers On a le même ressenti Absolument Et c'est très frappant De voir qu'effectivement Dans des villes quand même Si différentes Vous avez ce même ressenti Et je le dis aussi Parce qu'il y a ceux Qui nous écoutent à la radio Presque cette passion dans les yeux Quand on entend malgré tout Un grand nombre de vos confrères Qui disent qu'ils sont découragés Qu'ils disent qu'ils vont abandonner Qu'ils seraient même tentés D'abandonner à mi-mandat De ne pas aller jusqu'au bout Est-ce que vous l'entendez Est-ce que vous comprenez cela Véronique Pouzadou Oui moi je le vis Je suis présidente des maires de l'Allier Donc je vais visiter Les 317 maires du département Et bien oui Parce qu'un maire Dans une commune rurale Il est seul Il n'a pas de service Il a une secrétaire À mi-temps Ou à trois quarts de temps Et tous les jours Il a des injonctions contradictoires Qui tombent par mail Qui tombent par SMS Et moi je comprends Qu'à un moment donné Il se sente dépossédé De son mandat de maire Pourquoi il a été faire C'est-à-dire rendre service aux gens Là il fait des papiers Et des fois La responsabilité qui pèse sur lui Est trop lourde Et l'ingénierie L'accompagnement Est pas suffisant Donc on les comprend On essaye d'être là Mais ça fait pas tout Grégory Jousset

14:52
Invité politique

C'est pour ça qu'on est en colère ce matin Et qu'on va le dire à Michel Barnier Et qu'on va continuer le combat Parce que Ce qui nous est proposé Avec ces 5 milliards d'économies Ce n'est rien de moins Que de nous mettre en situation D'impuissance politique Alors que Comme vient de le dire Véronique Et bien On est au contact quotidien Avec les habitantes Et les habitants Qui nous demandent De manière très légitime Ceux-ci Ceux-là De régler tel problème Dans l'école Sur la voirie C'est normal On a été élu Parce qu'on s'est engagé Au service des autres Quand on fait le constat Qu'on ne peut plus Qu'on ne peut plus se mettre Au service des autres Mais il n'y a rien de plus frustrant Et en plus Dans la situation actuelle On l'a dit tout à l'heure Là on nous demande clairement De faire pénitence Pour les erreurs commises par d'autres Ce n'est pas possible

15:38
Présentateur

En fait vous payez Vous payez Pour les fautes De l'état Des ministres J'ai été très frappée Véronique Pouzadou Par les mots Que vous avez eus récemment A l'encontre même De Bruno Le Maire En disant Mais en fait Ils se sont quand même C'est eux Qui ont géré ce budget Pourquoi c'est à nous de payer ?

Oui moi je trouve Que les mots de Bruno Le Maire C'est un vrai mépris Pour l'action quotidienne Que l'on fait Et c'est une vraie Méconnaissance De l'action que l'on fait Et je crois Quand on a été Sept ans ministre De ministre des finances On n'a pas le droit Bruno Le Maire Qui lorsqu'il était Ministre de l'économie Début septembre Avec Thomas Cazenave Qui était lui Ministre du budget Avait estimé Je cite Que c'était Les collectivités locales Qui avaient fait déraper Une partie du déficit public Vous l'avez pris Quasiment personnellement Moi j'ai pris personnellement Vous savez je suis maire Depuis dix ans Quand je suis arrivée maire J'étais en zone d'alerte rouge Les banques sont venues me voir En me disant Madame Le Maire Vous ne pourrez pas Emprunter Pour continuer votre projet Je venez d'être élu En confiance avec les ganatoises Et les ganatois A 60% Ils voulaient un changement Ils voulaient une autre dynamique Et bien quand on vous dit ça Qu'on vous dit La première chose à faire Madame Le Maire C'est que vous ne ferez rien Ce n'est pas ce qui s'est passé Parce que je me suis retroussé mes manches Mon budget je l'ai fait toute seule Toutes mes lignes je les connais Et ça c'est les trois quarts Des maires de France Qui font ça Et donc Bruno Le Maire Qui dit que je suis responsable Moi qui depuis dix ans M'ajuste Qui vit les crises La crise économique La crise énergétique La crise du Covid On fait de l'action citoyenne On fait de l'action Il n'avait pas le droit de dire ça Il n'avait pas le droit de dire ça Vous l'avez vécu pareil Grégory Doucet ?

17:08
Invité politique

Totalement Je vais vous dire une chose Pour les grandes communes Nous on doit avoir une notation Par une grande agence Et on a reçu notre notation A Lyon très récemment Et on a la note maximale Qui peut être donnée à une commune Et l'agence de notation DBS Morningstar Nous a dit On ne peut pas vous donner Une meilleure note Parce qu'en fait On est plafonné Par la note de l'Etat Mais votre dette Elle est maîtrisée Elle est saine Elle est bien structurée C'est pas C'est pas la tête de mon parti Qui le dit C'est une agence de notation Et qui dit clairement Entre les lignes Vous êtes mieux géré que l'Etat

17:43
Présentateur

Ils sont rarement tendres

17:44
Invité politique

Exactement

17:45
Présentateur

Grégory Doucet On le voit bien Vous avez tous les deux Des étiquettes politiques différentes Je le rappelle Grégory Doucet Maire écologiste de Lyon Et vous Véronique Pouzadou Vous êtes maire d'hiver droite De Ghana Une question Également sur Vous dites Moi je les vois tous les jours Mes administrés On a tendance à dire Que le maire C'est celui qui est à portée de baffes Est-ce que Alors on en sourit là Mais il y en a qui les ont vraiment reçus Les baffes Est-ce que Cette menace Physique Est-ce que Cette montée d'une forme de violence À l'encontre de ceux Qui incarnent l'Etat Au plus proche de chez eux Est-ce que Vous l'avez d'abord Déjà ressenti Est-ce que Des confrères À vous l'ont ressenti Est-ce que ça vous inquiète C'est intolérable C'est inexcusable C'est impardonnable Donc en tant que présidente Des maires de l'Allier Nous on se porte partie civile Auprès de chaque maire Grande commune Petite commune Qui subissent Des violences Que ce soit des menaces de mort Que ce soit des violences physiques Que ce soit des violences autres On est là Même dans le département de l'Allier Cette année Quatre fois On s'est porté partie civile Alors qu'on peut dire C'est un département rural Donc ça on ne peut pas laisser passer Je comprends les maires Qui sont agacées Je comprends les maires Qui ça désabuse Mais moi je dis Qu'il faut être debout On doit faire respecter l'ordre On doit être là Et on doit respecter Les élus que nous sommes Cet engagement Grégory Doucet

19:01
Invité politique

Oui bien sûr Je partage ce que je viens de dire Véronique Tout à fait Moi je pense qu'on a Globalement tous aussi Et là je ne m'adresse bien évidemment Pas qu'aux élus locaux Mais plus généralement A toutes les personnalités publiques Engagées en politique On a aussi une responsabilité Au choix de nos mots Éviter de tomber dans l'outrance Éviter d'agiter les conflits

19:24
Présentateur

Il y a une part de responsabilité De la part des politiques

19:26
Invité politique

Oui il faut aussi le dire Il faut le reconnaître Les outrances systématiques Qui peuvent d'ailleurs Parfois être au plus haut niveau de l'état Vous pensez à quoi ?

19:35
Présentateur

Arrêtez de tourner autour

19:35
Invité politique

Non mais on tombe dans la caricature Mais regardez Il y a un instant On parlait de Bruno Le Maire Quand Bruno Le Maire Va aller pointer du doigt Les élus locaux Comme si nous-mêmes On avait cramé la caisse Mais c'est intolérable D'abord parce que c'est une contre-vérité Je vous ai donné les chiffres tout à l'heure C'est un mensonge Quand on plie au sommet de l'état On pratique le mensonge Ben forcément On effrit de la confiance On encourage l'outrance On n'est pas dans une saine conflictualité Moi je suis pour qu'on débatte Je suis pour qu'on soit pas d'accord Je suis sûr qu'avec Véronique Sur des tas de sujets On serait pas d'accord Mais vous voyez qu'on arrive aussi À être d'accord À être autour d'une table Et à parler d'une même voix Et à parler d'une même voix

20:12
Présentateur

Mais oui Ensemble Est-ce que

20:14
Invité politique

Posons la conflictualité De manière apaisée On va dans le fond du débat Et arrêtons les outrances Pour moi C'est déjà un premier pas

20:21
Présentateur

Et on le sent bien là-dessus Vous êtes effectivement côte à côte Et vous irez ensemble Donc dans Dans quelques minutes Exactement À l'ouverture du congrès Des maires de France Et on l'entend bien Vous comptez bien Alerter Interpeller le Premier ministre Espérez peut-être Qu'il fera baisser la charge Qu'il veut faire peser contre vous Merci à tous les deux