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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 9 juillet 2021 26 minContradictoireActualité / polémiqueSantéEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Généralisation des 30 km/h à Paris, primaire des écologistes, bilan écologique d'Emmanuel Macron... Le "8h30 franceinfo" de Julien Bayou

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Vous attendez quoi du gouvernement et du président Emmanuel Macron ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Les partis ont été consultés ces derniers jours ?

  • 2:37OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'à Europe Écologie Les Verts vous êtes d'accord avec le vaccin obligatoire pour les soignants ?

  • 4:26OuverteRéponse directe

    En Espagne, le taux d'incidence est très élevé, le gouvernement prend des précautions ?

  • 5:16RelanceRéponse directe

    Vous ne faites pas confiance dans le fait de réussir à remonter toutes les chaînes de contamination ?

  • 6:04RelanceRéponse partielle

    En quoi le gouvernement est flou sur les vaccins ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05Invité politiqueChiffre
    « 3000 contaminations par jour, désormais ça fait presque deux semaines que ça augmente à nouveau sous la pression du variant Delta. »
  • 0:11Invité politiqueFait
    « C'est le retour du conseil de défense sanitaire lundi et peut-être une prise de parole présidentielle en début de semaine prochaine. »
  • 1:01InvitéFait
    « Il y a des lycées où aujourd'hui vous ne pouvez pas ouvrir les fenêtres. Ce n'est pas vrai. Ils sont trop vétustes. »
  • 2:32Invité politiqueFait
    « Il y a une sorte de consensus qui se dégage pour réclamer le vaccin obligatoire pour les soignants. »
  • 2:48InvitéFait
    « Il faut que tout le monde puisse en bénéficier. Et je parle de tout le monde, c'est-à-dire tout le monde sur la planète. »
  • 2:56InvitéFait
    « Il y a un débat sur la libération des brevets. »
  • 3:23InvitéFait
    « Joe Biden, président des Etats-Unis, l'a officiellement soutenu. »
  • 3:41InvitéFait
    « C'est-à-dire qu'on nous dit que ça ne peut pas se faire en 6 mois, mais résultat, 6 mois plus tard, ça n'a pas bougé. »
  • 4:26Invité politiqueChiffre
    « En Espagne, le taux d'incidence, il est de 190, 380 même en Catalogne. »
  • 4:32Invité politiqueChiffre
    « À Barcelone, chez les 16-29 ans, 2000 le taux d'incidence. »
  • 5:01InvitéFait
    « On a eu une perte de contrôle. »
  • 5:33Invité politiqueChiffre
    « Là, on est à 3000 cas par jour. Ça reste encore faible. »
  • 5:37InvitéChiffre
    « Oui, mais donc il faut s'organiser parce que les chiffres dont on nous parle, c'est 15 000 fin juillet. »
  • 11:19Invité politiqueChiffre
    « C'est autour de 15 km heure, la vitesse moyenne à Paris. »
  • 12:29InvitéFait
    « Elle avait promis une rénovation des rames de train qui n'a pas eu lieu. Elle en avait promis 700. Elle est très très en deçà. »
  • 14:02InvitéChiffre
    « Il y a cinq candidats pour l'instant à la primaire écologique. »
  • 14:57InvitéChiffre
    « Nous sommes 15 000 adhérents et adhérentes à ELV. »
  • 19:44InvitéFait
    « La France va continuer à exploiter jusqu'en 2024 la centrale à charbon de Corde-Mais en Loire-Atlantique. Elle devait fermer là en 2022, l'année prochaine. »
  • 20:02InvitéFait
    « Le bilan des promesses d'Emmanuel Macron, c'est finalement la réintroduction des néonicotinoïdes. »
  • 20:42InvitéChiffre
    « Vous savez que sur le 90% des propositions de la Convention citoyenne pour le climat étaient enterrées. »
  • 22:22InvitéFait
    « Le gouvernement a dit on va réintroduire les néonicotinoïdes pour ne pas les indemniser. »
  • 24:27InvitéChiffre
    « LVMH voit sa richesse exploser, en particulier Bernard Arnault, deuxième fortune mondiale, plus de 70 milliards d'euros sur la période. »
  • 24:50InvitéChiffre
    « 30% de fortune en plus pour les milliardaires françaises et français. »

Temps de parole

  • Invité66 %
  • Invité politique17 %
  • Invité 28 %
  • Invité 38 %

5,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Invité politique

Bonjour Julien Bayou. Bonjour. 3000 contaminations par jour, désormais ça fait presque deux semaines que ça augmente à nouveau sous la pression du variant Delta. C'est le retour du conseil de défense sanitaire lundi et peut-être une prise de parole présidentielle en début de semaine prochaine. Vous attendez quoi du gouvernement et du président Emmanuel Macron ?

0:22
Invité

Moi j'attends, je demande qu'on anticipe. C'est-à-dire qu'on est en train de revivre le même mauvais sketch qu'à la sortie du premier déconfinement où, si vous vous souvenez, on avait eu en janvier par exemple un avis du conseil scientifique qui demandait de prendre des mesures d'anticipation parce qu'ils avaient prévu à la semaine près le moment où le variant, le deuxième, la deuxième souche, prendrait le pas sur le premier. Et là on est vraiment en train de revivre le même film. Qu'est-ce qu'il faudrait faire par exemple en termes d'anticipation ? Là très concrètement c'est les vacances scolaires.

C'est le moment ou jamais de profiter du moment où les élèves, les collégiens, les lycéens ne sont pas dans les bâtiments pour les adapter. Il y a des lycées où aujourd'hui vous ne pouvez pas ouvrir les fenêtres. Ce n'est pas vrai. Ils sont trop vétustes. Il manque des agents pour organiser les protocoles sanitaires. Il y a la question des purificateurs d'air, de capteurs de CO2. L'année dernière déjà les proviseurs réclamaient qu'on adapte les cantines pour pouvoir permettre de nourrir les gamins parce que c'est important. Il y a des enfants pour qui c'est le seul bon repas de la journée.

Bref, on est très loin de ça et on fait peser sur les individus finalement l'ensemble des responsabilités. Moi j'appelle évidemment chacun, chacune à respecter les gestes barrières toujours, à se faire vacciner évidemment. Mais il y a aussi un rôle d'anticipation des gouvernements. La vaccination c'est la clé, vous le reconnaissez quand même. Évidemment, moi je suis vacciné, j'attends la deuxième dose. Je crois d'ailleurs qu'on est plus serein et peut-être même on devient les meilleurs ambassadeurs et ambassadrices de la vaccination. Quand on est comme ça à se dire qu'on peut reprendre un semblant de vie normale, ça ne doit pas empêcher de respecter les gestes barrières.

Mais ce que je veux dire c'est que sur les transports aux heures de pointe, sur le télétravail, il y a finalement énormément à anticiper, à préparer. Et j'ai peur aujourd'hui qu'on revive le même mauvais film.

2:05
Invité politique

Vous êtes consulté au sein d'Europe Écologie Les Verts, les partis ont été consultés en tout cas ces derniers jours ?

2:12
Invité

Je n'ai pas entendu parler de consultation récemment là-dessus.

2:15
Invité politique

Vous, vous n'avez pas été interrogé par le gouvernement, il ne vous a pas demandé votre avis ?

2:19
Invité

On a invité lundi pour parler des dates de la présidentielle, bon très bien. Mais non, on n'a pas particulièrement été invité à ma connaissance.

2:25
Invité politique

Les présidents de groupe parlementaire en tout cas se sont exprimés par écrit. Et les élus locaux ont été reçus même à Matignon. Il y a une sorte de consensus qui se dégage pour réclamer le vaccin obligatoire pour les soignants. Est-ce qu'à Europe Écologie Les Verts vous êtes d'accord avec ça ?

2:39
Invité

Moi j'ai la crainte. Évidemment il faut se faire vacciner. J'invite chacun, chacune à le faire. Il y a deux aspects. D'une part il faut que tout le monde puisse en bénéficier. Et je parle de tout le monde, c'est-à-dire tout le monde sur la planète. La santé est un bien commun. Les vaccins sont un bien commun public qu'il faut d'ailleurs permettre de libérer. Il y a un débat sur la libération des brevets. Si nous on se vaccine en France, en Europe, mais qu'on laisse des poches de pauvreté des pays du Sud qui sont incapables de pouvoir offrir le vaccin à leur population, alors on aura des variants qui mettront à mal notre stratégie vaccinale.

3:10
Invité politique

Si je puis me permettre, c'est le message aussi d'Emmanuel Macron et de la France officiellement. Mais l'Europe ne le fait pas. Qui porte notamment le projet COVAX pour donner des vaccins aux pays du Sud.

3:19
Invité

Il y a une différence entre donner des vaccins et donner les moyens de produire des vaccins. Vous avez l'Inde, l'Afrique du Sud qui réclame à l'Organisation mondiale du commerce de pouvoir déroger temporairement à la propriété intellectuelle sur les brevets. Joe Biden, président des Etats-Unis, l'a officiellement soutenu. Du coup, Emmanuel Macron a changé de position, mais l'Europe bloque. Donc à un moment, c'est vraiment important. C'est-à-dire qu'on nous dit que ça ne peut pas se faire en 6 mois, mais résultat, 6 mois plus tard, ça n'a pas bougé. Donc il y a un enjeu de permettre la vaccination dans le monde entier.

Et par ailleurs, sur les soignants, puisque je ne veux pas esquiver la question, je comprends qu'on puisse se dire ces problématiques, notamment dans les EHPAD. Moi, je ne veux pas que ça apparaisse comme une sanction, en particulier à l'égard d'un personnel soignant, médical ou non médical, qui est sur le front depuis 18 mois maintenant pour nous protéger. En fait, il reste une marge de soignants à vacciner. C'est ça le message. Clément Beaune qui dit, le ministre délégué aux Affaires européennes, n'allez pas au Portugal, en Espagne, qui invite les Français à rester en France. Vous trouvez ça bien ? C'est un message de précaution ?

Moi, je n'ai pas la connaissance de l'état sanitaire de ces pays.

4:26
Invité politique

En Espagne, le taux d'incidence, il est de 190, 380 même en Catalogne. À Barcelone, chez les 16-29 ans, 2000 le taux d'incidence. Ça veut dire que 2% des 16-29 ans sont malades porteurs du Covid en même temps. Du coup, le gouvernement prend des précautions pour le coup ?

4:42
Invité

Il invite à la précaution pour les personnes sur leurs vacances. C'est absolument nécessaire. On a aussi tardé beaucoup à surveiller les entrées ou être en capacité de faire le fameux traçage, le dépistage des personnes qui étaient contaminées. Je crois qu'on doit tirer les leçons de ce qui n'a pas fonctionné. On a eu une perte de contrôle. Je crois que le deuxième déconfinement, on devait déconfiner en décembre à 5000 cas. On était bien au-dessus et on était dans la capacité concrète, matérielle, logistique de suivre les différentes contaminations. Si une nouvelle vague se prépare et ça semble être le cas, on doit s'organiser.

5:16
Invité politique

Et là, vous ne faites pas confiance dans le fait de réussir à remonter toutes les chaînes de contamination pour contenir le variant. D'après vous, il va nous échapper à nouveau ?

5:26
Invité

Le conseil scientifique a déploré le fait que ça nous avait échappé. Littéralement, on n'avait pas été en mesure de suivre et de rappeler tout le monde.

5:33
Invité politique

Là, on est à 3000 cas par jour. Ça reste encore faible.

5:37
Invité

Oui, mais donc il faut s'organiser parce que les chiffres dont on nous parle, c'est 15 000 fin juillet. Et donc, on sait qu'après, ensuite, on peut perdre le contrôle. Julien Bayou, la communication du gouvernement, elle vous semble claire ? Malheureusement, non, mais on en vient à s'habituer au flou. Vous voyez, on l'a eu sur les tests, on l'a eu sur les masques, on l'a eu sur les vaccins, on l'a eu sur la contamination pour les enfants.

6:04
Invité politique

En quoi le gouvernement est flou, là, sur les vaccins ?

6:06
Invité

Non, sur les vaccins, tout va bien. Mais il nous avait dit que ça allait plus vite et puis finalement, ça a tardé. Et puis maintenant, il y a malheureusement des créneaux disponibles. Donc moi, j'invite le plus grand monde à se faire vacciner le plus tôt possible. Mais que peut faire le gouvernement, je veux dire ? Anticiper.

6:20
Invité politique

Mais sur le vaccin ?

6:22
Invité

Non, moi, je ne parle pas que du vaccin. Le pass sanitaire, par exemple, vous seriez pour son déploiement dans la vie quotidienne ? Là encore, on ne doit pas... Moi, je pense qu'on ne doit pas interdire la vie quotidienne aux personnes qui ne sont pas vaccinées. On doit inciter très fortement à la vaccination. Je le redis, ça permet d'aborder les choses avec un peu plus de sérénité. Mais tout ce qui ressemble à une contrainte peut malheureusement être contre-productif et aggraver la désadhésion vaccinale.

6:55
Invité politique

Faut-il que les discothèques rouvrent dès ce soir ? Est-ce que c'est prudent ? Et on va parler évidemment aussi d'écologie. Paris qui passe aux 30 km heure. Ça fait partie des thématiques qu'on va aborder avec vous dans un instant, Julien Bayou. Juste après un coup d'œil sur le fil info à 9h moins 20 avec Aurélien Thirard.

7:10
Invité

Soulagement mitigé des patrons de boîtes de nuit, affirme sur France Info le président du syndicat national des discothèques. Alors que leurs établissements rouvrent aujourd'hui après un an et demi de fermeture. Mais 3 sur 4 n'accueilleront pas ce soir les danseurs sur fond de hausse du variant Delta en France. Le variant Delta qui progresse donc en France, il sera majoritaire probablement ce week-end, prévient ce matin le ministre de la Santé Olivier Véran sur France Inter. Et pour contrer ce variant plus contagieux, les vaccins restent efficaces. Résultat d'une étude menée par l'Institut Pasteur avec plusieurs hôpitaux français.

Les talibans l'affirment, ils ont pris le contrôle en Afghanistan du plus important poste frontière avec l'Iran. L'annonce intervient au moment où les Etats-Unis annoncent qu'ils vont achever le retrait de leurs troupes le 31 août prochain. Joe Biden dit que la prise de contrôle de l'Afghanistan par les talibans n'est pas inévitable. Ce drame a septembre les vallons près de Marseille. Une jeune fille de 17 ans prise cette nuit dans une fusillade à bord d'un véhicule. Elle est morte de ses blessures, touchée par des tirs de kalachnikov et de fusillage à pompe.

8:19
Invité politique

Avec Julien Bayou, secrétaire national Europe Écologie Les Verts, on parlait à l'instant du moyen d'amener les français à se vacciner. Le gouvernement pense notamment à en finir avec les tests de confort, comme dit le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, gratuits. Est-ce que c'est une bonne piste ? Le pass sanitaire, je rappelle, c'est soit on est vacciné, soit on a un test PCR récent. Est-ce qu'il faut le rendre payant, ce test ?

8:47
Invité

Alors, a priori, vraiment, par principe, je considère qu'on ne devrait pas payer pour se faire soigner. C'est-à-dire que la santé est un bien commun. Payer pour se faire soigner ou pour se faire dépister.

8:58
Invité politique

On parle des tests de confort.

8:59
Invité

Ça pourrait être, par exemple, prescrit par le médecin. J'en ai pu faire quelques-uns, des tests, dire des tests de confort. Enfin, ce n'est pas douloureux, il faut se faire tester, évidemment. Mais enfin, dire que c'est du confort, je crois que là, c'est une formule de communication. Fondamentalement, si vous faites payer les tests PCR, vous aurez des personnes qui ne se font pas tester. C'est évident, dans ce pays, on le sait. L'idée, c'est qu'elles se disent, il ne faut jamais faire vacciner. Voilà, c'est ça le truc.

Oui, mais en fait, si vous avez malheureusement des personnes qui sont à 10, 20, 50 euros près, et elles sont nombreuses, qui ne se font pas tester, eh bien, vous ne pourrez pas. Il n'y a pas de protocole sanitaire qui tient la route. Il n'y a pas de suivi des contaminations. C'est pour qu'elles aillent se faire vacciner. C'est l'incitation pour aller se faire vacciner. Mais je ne vois pas le lien, en fait. Malheureusement. Ou alors, vous mettez une contrainte et vous faites apparaître le vaccin comme une sanction, alors que c'est une chance. Vous voyez, toute proportion gardée, évidemment, la situation est très différente.

Mais quand on rend les tests VIH, HIV, SIDA gratuits, c'est pour justement faciliter le passage à l'acte et le fait de se faire dépister, ce qui est un moyen de contenir. Mais là, c'est une pré-inflamination atmosphérique. On ne va pas refaire le film. Je ne sais pas que c'est pareil. Je vous dis juste que sur le principe, si vous mettez un prix, il y aura des personnes qui ne se l'offriront pas, entre guillemets. Ça ne doit pas être un luxe.

10:20
Invité politique

On parlait du pass sanitaire obligatoire dès ce soir pour les discothèques, quelle que soit leur taille. C'est le bon moment de les rouvrir, les discothèques ?

10:28
Invité

Écoutez, là, je suis démuni en matière d'organisation pour vous répondre. À ce stade, je ne veux pas commenter l'intégralité des mesures.

10:43
Invité politique

J'appelle à la prudence et à l'anticipation sur les bâtiments scolaires,

10:49
Invité

notamment sur les transports, sur le télétravail. Là, je peux vous en parler.

10:52
Invité politique

On va parler d'écologie, Jean-François.

10:53
Invité

Alors, Paris, à 30 km heure, Julien Bayou, avec quelques mois d'avance que c'était prévu au 1er janvier, ce sera finalement là, le 30 août. Vous accélérez, enfin, l'écologie accélère. Ça réduit la vitesse. Oui, vous accélérez sur le ralentissement. Pourquoi ne pas fermer la capitale ? C'est plus simple, non ? Mais non, attendez. 30 km à l'heure, tout va bien. Vous avez essayé de rouler à 30 km heure dans Paris ? Beaucoup de gens n'y arrivent pas, parce que la vitesse moyenne est inférieure, en fait, à 30 km à l'heure. Dans certains secteurs moyennes ?

11:19
Invité politique

C'est autour de 15 km heure, la vitesse moyenne à Paris.

11:23
Invité

Voilà. Aujourd'hui. Si on est, au-delà des petites blagues, réduire la vitesse, ce n'est pas la fermer. Par contre, c'est permettre de réduire les nuisances sonores, par exemple. C'est réduire le nombre d'accidents et réduire leur mortalité. Quand vous avez une vitesse de freinage, quand vous avez une vitesse plus grande au freinage, vous avez un risque plus grand de mortalité des piétons. Le message induit, c'est plus de bagnole dans Paris, c'est clair. Moins, bien sûr. Plus. Évidemment, en fait. Enfin, moins, plus. Pompidou disait, il faut adapter la ville à la voiture. C'était une erreur.

Il faut faire maintenant différemment et permettre que la ville bénéficie aux piétons, aux cyclistes et aussi aux voitures. Mais moins, il faut repartager cet espace public qui a été à l'excès d'évolu à la voiture, tout simplement.

12:08
Invité politique

Mais comment on fait ?

12:09
Invité

C'est aussi une question de bien-être.

12:11
Invité politique

Vous étiez candidat au régional en Ile-de-France et Valérie Pécresse, qui l'a finalement emportée, qui reste en place. C'est elle qui a finalement les moyens d'avoir une alternative aux voitures puisque c'est elle qui contrôle en quelque sorte les transports en Ile-de-France ?

12:26
Invité

Malheureusement, elle a un train de retard là-dessus, pour le coup, puisqu'elle avait promis une rénovation des rames de train qui n'a pas eu lieu. Elle en avait promis 700. Elle est très très en deçà et on a un retard sur les bus en Grande-Couronne.

12:41
Invité politique

Mais est-ce qu'il ne fallait pas commencer par une concertation avec Valérie Pécresse, la région Ile-de-France ? Est-ce que vous ne mettez pas la charrue avant les bœufs en disant qu'on limite tout Paris à 30 km heure ? Mais il n'y a pas encore d'alternative réelle ou de montée en puissance, en tout cas des transports en commun ?

12:54
Invité

Les élections municipales, je sais, sont déjà loin dans les têtes, mais c'était vraiment au cœur des débats. C'était comment on rend la ville plus agréable. C'est une question de cadre de vie, c'est une question aussi d'amélioration de la santé. Je parlais des nuisances sonores qui sont très très directement liées au transport routier. C'est un fait, évident. Mais il y a aussi évidemment la question de la santé, la lutte contre la pollution. C'est l'amélioration de la santé contre les broncholites, les maladies cardiovasculaires. Tout ça est un enjeu majeur en fait. Alors justement, Julien Bayou, la vraie écologie, c'est Anne Hidalgo finalement dans cette histoire.

David Béliard et Anne Hidalgo ont été élus, ont passé ce contrat de mandature.

13:31
Invité politique

Je précise qu'Anne Hidalgo est socialiste, maire de Paris. David Béliard, il est écologiste et c'est lui qui est l'adjoint du sort du transport. L'adjoint à la mobilité.

13:37
Invité

Et dans le cadre du contrat de mandature, ils ont fait adopter, ils ont acté cette avancée. C'est elle qui porte ces décisions-là. En réalité. Et nous le portions depuis longtemps et c'est enfin à l'ordre du jour et je m'en réjouis.

13:51
Invité politique

Anne Hidalgo pourrait être une candidate à la présidentielle derrière laquelle vous vous rangeriez éventuellement ?

13:58
Invité

Non, nous on a une candidature de l'écologie politique en 2022. Il y a cinq candidats pour l'instant à la primaire écologique. Nous porterons une candidature en 2022 avec cette fois-ci, et c'est nouveau, l'ambition de l'emporter. En 2022, on a besoin d'un écologiste, d'une écologiste aux manettes face à l'urgence sociale, face à l'urgence climatique. Pour ça, on s'organise très concrètement. Nous avons acté un projet qui sera mis au vote demain. Et à partir de lundi, nous rentrons dans la phase de la primaire avec quatre ou cinq candidatures. On verra dimanche soir. Et un vote en septembre. Voilà, c'est très clair. Vous espérez combien d'électeurs pour cette primaire ?

C'est les personnes qui voudront participer, qui pourront s'inscrire sur les écologistes.fr à partir de lundi. Vous pouvez y aller maintenant. Mais notez bien d'y retourner lundi. La bonne jaune pour vous ? Combien d'électeurs ? Notez bien d'y retourner lundi, c'est deux euros. Moi, je n'ai pas forcément de... Vous voyez, nous sommes 15 000 adhérents et adhérentes à ELV. Donc, il y aura plus de participants. Moi, je ne me mets pas d'enjeu en matière de participation. L'enjeu pour nous, c'est... Et d'ailleurs, je crois que nous sommes la seule famille à organiser à la fois un projet partagé.

Il y a d'autres où vous avez des mondes, des projets de société tout à fait différents au sein d'un même parti politique qui font semblant d'être d'accord sur tout alors qu'ils sont d'accord sur rien. Nous avons un projet partagé. Et nous délibérons, nous décidons, nous décidons collectivement de qui nous représente.

15:26
Invité politique

Mais il y a déjà 4 à 5 candidats. Ça, c'est juste pour les écologistes. Vous espérez toujours rassembler la gauche, même si ça se fera, on le sait maintenant, sans Jean-Luc Mélenchon. Il pourrait donc y avoir également des candidats socialistes, par exemple. On a l'impression que c'est sans fin que la division... En tout cas, le chemin vers l'eau est très très long.

15:44
Invité

Je ne sais pas comment les socialistes vont déterminer leur candidature. J'ai entendu parler d'Anne Hidalgo. J'ai aussi entendu parler de Jean-Christophe Cambadélis, de Stéphane Le Foll. Bon, ils verront peut-être à un moment, ils décideront de comment ils s'organisent. Moi, je n'ai pas compris. Chez nous, c'est clair, c'est carré. On a un projet partagé. 4 ou 5 candidatures selon qui rassemblent les parrainages nécessaires. Et un vote en septembre.

16:06
Invité politique

Et vous continuez de parler avec les autres parties de la gauche ?

16:09
Invité

Évidemment, tout le temps.

16:10
Invité politique

Donc potentiellement, les militants Europe Écologie Les Verts, en tout cas les sympathisants, vont pouvoir voter pour quelqu'un qui ne sera pas candidat. Si vous vous entendez...

16:18
Invité

Non, non, je le redis. Nous aurons une candidature écologiste en 2022. En fait, je serais un piète secrétaire national si en 2022, nous sommes en 2021, mais on se projette déjà, alors qu'il y a des océans en feu, littéralement, des villages qui sont réduits en cendres par les incendies, que 80% des insectes disparaissent. Évidemment qu'il y a un enjeu et une urgence sur l'écologie et la justice sociale. Il n'y aura pas de candidature unique à gauche pour 2022 ? Alors, on dit, projet demain, candidature à partir de lundi, vote en septembre, et ensuite, nous proposerons une alliance aux différentes forces. Une primaire, des primaires pour la suite ? Non ? Non, non, non.

Nous avons une candidature, nous allons la désigner. Les personnes qui souhaitent peuvent participer moyennant 2 euros sur les écologiques.fr à partir de lundi. C'est clair, c'est carré, et ensuite, nous proposerons aux partenaires de se rallier derrière vous, en fait, de se rallier ou de soutenir. Mais si vous n'avez que 15 000 votants, comme en 2016, regardez la droite, elle en avait 4,5 millions au même moment, vous pensez que vous allez peser à gauche avec 15 000 votants ? Vous parlez de la droite aujourd'hui ? Non. Non, mais je vous réponds. A gauche, la gauche. Non, mais la droite, aujourd'hui, ne sait pas.

Vous voyez, enfin, la droite ne sait même pas se réunir en un même lieu en septembre pour leur journée d'été. Mais vous, si vous avez 15 000 électeurs ? Mais on verra, on s'en parle. Dans les autres partis de gauche, regardez, on a eu 15 000 votants, nous sommes le... Mais on s'en parle, je ne sais pas encore... C'est une question. On n'est pas au RPR où les gens connaissaient le résultat du vote avant qu'il ait eu lieu. Moi, je vous dis, les gens peuvent s'inscrire. Voilà, c'est démocratique.

Il y a des personnes qui s'intéressent à l'écologie, qui viennent d'ailleurs d'où qu'elles viennent, qu'est-ce qu'elles ont pu voter avant, c'est pas ça qui nous intéresse, c'est ce que nous voulons faire ensemble. Je vous dis, aujourd'hui, nous sommes 15 000, demain, il y aura-t-il XX participants et participantes, et nous porterons cette candidature. Et à la différence, c'est vrai, des élections précédentes, nous y allons pour gagner. Et donc, nous proposons, nous organisons, nous mettons en ordre cette candidature, et nous proposons aux forces qui le souhaitent de la soutenir, en organisant une coalition de mandature, un contrat de gouvernement à proposer aux Françaises et aux Français.

18:21
Invité politique

Julien Bayou, la France qui va maintenir la production de sa centrale à charbon, deux ans de plus que ce qui était prévu, ça fait partie des sujets dont on va parler dans un tout petit instant. Un coup d'œil sur le fil info à 9h10 avec Aurélien Thirard.

18:33
Invité

Le variant Delta sera probablement majoritaire dès ce week-end en France. Les prévisions du ministre de la Santé, Olivier Véran, qui le confirme sur France Inter, le taux d'incidence remonte. Et à propos de la réouverture des discothèques, aujourd'hui, il y aura des contrôles, il y aura des sanctions, mettant en garde Olivier Véran. Touché par des tirs de kalachnikov et de fusillage à pompe dans une voiture, une jeune fille de 17 ans tuée cette nuit dans une fusillade, près de Marseille à Septem-les-Vallons, inconnue des services de police et les mortes sur place. Deux hommes se trouvaient avec elle dans la voiture, l'un d'eux, connus des services de police.

Un commando de 28 assaillants a abattu. Le président d'Haïti assure la police du pays qui en a arrêté 17, des Colombiens et deux Américains d'origine haïtienne. Ils font partie du groupe. Taïwan annonce de son côté que 11 des suspects ont été interpellés dans le périmètre de son ambassade à Haïti. Bon, que du plat ou presque, si l'on exclut la côte du Pic Saint-Loup, les coureurs du Tour de France abordent la 13ème étape entre Nîmes et Carcassonne pour 219 km d'étape.

19:35
Présentateur

France Info. Le 8.30 France Info. Laurent Sénéchal, Jean-François Aquilie.

19:44
Invité

Alors Julien Bayou, la France va continuer à exploiter jusqu'en 2024 la centrale à charbon de Corde-Mais en Loire-Atlantique. Elle devait fermer là en 2022, l'année prochaine. Julien, vous dites quoi ce matin ? Principe de réalité ? La région avait besoin d'énergie ? Il fallait peut-être un petit peu transiger ? Ah non, non, j'ai dit que ce président n'est pas fiable, tout simplement. Le bilan des promesses d'Emmanuel Macron, c'est finalement la réintroduction des néonicotinoïdes. Pas fiable ? Bien sûr que non. Quand il vous dit quelque chose, en fait, vous ne pouvez pas le croire. C'est ça la réalité.

Il s'est engagé sur la réduction des pesticides et en fait, il réintroduit des pesticides dont on sait qu'ils sont toxiques pour les abeilles et la faune aquatique et peut-être la santé humaine. On vous dit, les centrales à charbon, c'est dangereux. Le charbon, c'est le gaz le plus dangereux, un des plus dangereux avec le méthane dans les émissions de CO2. Et puis, en fait, tout ça continue. Le référendum sur le climat qui avait été en fait l'arbre qui cachait la forêt des renoncements. Vous savez que sur le 90% des propositions de la Convention citoyenne pour le climat étaient enterrées.

Mais ils avaient brandi, Emmanuel Macron avait brandi l'idée du référendum climat pour masquer l'ensemble. Et ça avait d'ailleurs, le subterfuge avait plutôt bien fonctionné. Et bien évidemment, pas de référendum. Et en attendant, on n'a rien, on a si peu avancé.

21:01
Invité politique

À qui la faute sur ce référendum ? C'est la faute du Sénat ? C'est la faute de la droite qui n'a pas souhaité garder la même rédaction de l'article ?

21:10
Invité

Non, c'est Emmanuel Macron tout simplement. Tout simplement, on est à mille lieux de toutes les promesses qu'il y avait. Rappelez-vous, make a planet great again et il donnait des leçons à Bolsonaro, à Trump. Mais en Guyane même, l'État organise la déforestation et les centrales qui polluent. Tout ça, c'est la réalité. Donc en fait, on a un président qui tourne le dos à tous ses engagements en matière de climat. C'est un menteur, Emmanuel Macron. Bien sûr. Et c'est un nouveau défaut d'anticipation. C'est peut-être le pire en fait. On a besoin d'un président qui répare et qui prépare.

C'est ce que nous allons travailler sur cette primaire qui démarre en septembre pour départager qui nous représentera. Réparer et préparer. Réparer parce que dans ce pays, il y a un problème littéralement de justice sociale, d'égalité, de personnes qui n'ont pas accès à la capacité de se chauffer, de se nourrir, de s'émanciper. Et puis préparer parce que le dérèglement climatique est là. Il frappe, on en ressent les effets sensibles et ce président tourne le dos à l'avenir.

22:08
Invité politique

Vous dites quoi, Julien Bayou, aux producteurs de betteraves touchés par une maladie et qui ont besoin, disent-ils, des néonicotinoïdes ? Et vous dites quoi aux salariés de l'entreprise ?

22:17
Invité

Mais je vais vous répondre parce que sur la betterave, il y a une gigantesque arnaque. C'est-à-dire que le gouvernement a dit on va réintroduire les néonicotinoïdes pour ne pas les indemniser. C'est-à-dire qu'en fait, ils ont tout perdu. Ils ont perdu, il y a eu effectivement des problèmes de maladies qui ont affecté les récoltes, mais le gouvernement ne les a pas indemnisés. Et donc la réintroduction des néonicotinoïdes est un moyen de ne pas les indemniser. Avec des écologistes, on aurait déjà depuis 2016, quand la loi a prévu l'interdiction des néonicotinoïdes, on aurait organisé à nouveau la question d'anticiper.

Évidemment, comme vous n'avez rien fait pour préparer des alternatives aux néonicotinoïdes, au bout d'un moment, vous dites, on n'a rien fait, donc c'est trop tard et maintenant il faut les réintroduire. Nous aurions anticipé, organisé, soutenu les agriculteurs pour se passer de ces pesticides, je le redis, toxiques pour les pollinisateurs et pour la santé humaine, soutenu et financé des alternatives, et puis indemnisé quand il y a un problème de récolte. Aujourd'hui, les agriculteurs, les betteraviens en particulier, ont perdu.

Julien Bayou, vous avez soutenu, attaque, l'association alter mondialiste qui a peint en noir les vitrines de la Samaritaine au cœur de Paris pour dénoncer l'enrichissement indécent, je cite, des milliardaires pendant la crise sanitaire ? Évidemment, évidemment, je remercie ces lanceurs d'alerte, en fait, ce sont les sages qui pointent la lune et tout le monde a regardé le doigt. Et les 3000 salariés censés travailler dans ces magasins-là ? Eh bien, je crois qu'ils ont pu continuer à travailler. L'enjeu n'était pas de demander la fermeture de la Samaritaine, c'était un peu de gouache, quand même, un peu de gouache. Un peu de gouache. Un soutien aux vitrines, bien sûr.

L'enjeu, c'était un peu de gouache pour dire, attention, il y a des profiteurs de la crise. Les milliardaires profiteurs vont faire travailler 3000 personnes, c'est ça l'équation. Non, ce n'est pas ça l'équation. L'enjeu, c'était de dire, attention, un peu de gouache pour dire, il y a des profiteurs de la crise. LVMH, qui a littéralement vu son cours d'action caracolé, a été financé par nos efforts. Oui, mais c'est le chômage partiel. Le même LVMH qui embauche 3000 personnes, c'est ça l'équation. Bien sûr, et personne ne demande de les licencier. L'enjeu, c'est une juste répartition des efforts.

LVMH voit sa richesse exploser, en particulier Bernard Arnault, deuxième fortune mondiale, plus de 70 milliards d'euros sur la période. Incroyable. 30% de fortune en plus pour les milliardaires françaises et français. Et ils ne vont pas contribuer à la difficulté, aujourd'hui, à rétablir les comptes. Où est-ce qu'on est ? Dans quel pays on en est ? Pour confondre à ce point les enjeux, un peu de goie, je le redis, sur les vitrines, sans demander que la Samaritaine ferme, évidemment, mais que les personnages les plus riches de ce pays puissent contribuer à l'effort de rétablissement des comptes.

Nous avons dû augmenter la dette qui va peser sur les générations futures, et il fallait le faire pour soutenir les entreprises. On a fait un quoi qu'il en coûte. On ne l'a pas fait pour la jeunesse, on ne l'a pas fait pour la culture. Et aujourd'hui, il va falloir régler cette dette, nous dit-on, et les plus riches seraient épargnés en quelque sorte. Eh bien non, attaque à raison de pointer notamment l'implication de LLMH dans l'évasion fiscale. Et donc c'est à Bruno Le Maire, au ministre, au gouvernement, d'organiser le fait que les plus riches payent plus. Les petits payent petit, et que les gros payent gros, tout simplement.

25:34
Invité politique

Julien Bayou, secrétaire national d'Europe Écologie Les Verts, invité de France Info ce matin.

25:38
Invité

Merci beaucoup.