Meeting de fin de campagne des européennes à Hénin-Beaumont : discours de Marine Le Pen
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Chapitres
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- 4:14Invité politiqueFait
« Il n'est pas exagéré de dire qu'il est LA révélation de cette campagne. »
- 5:20Invité politiqueFait
« le voir affronter et mettre en déroute les représentants de l'oligarchie méprisante, la triste et prétentieuse Madame Loiseau »
- 9:19Invité politiqueFait
« Un enjeu européen, dire non à l'Europe de Macron. »
- 9:22Invité politiqueFait
« Un enjeu national, dire non à la politique de Macron. »
- 9:25Invité politiqueFait
« Un enjeu des civilisations, dire non à la vision destructrice de Macron. »
- 10:00Invité politiqueFait
« l'Union européenne n'est pas l'Europe. Mais au contraire, l'Union européenne détruit la belle idée européenne. »
- 10:34Invité politiquePromesse
« Nous allons arrêter le saccage de nos métiers, arrêter la destruction de nos emplois, nous allons arrêter le massacre social. »
- 10:42Invité politiqueFait
« On ne dirige pas un pays en acceptant de voir ses compatriotes glisser vers le déclassement et la misère sociale. »
- 11:26Invité politiqueFait
« l'Union européenne est la dernière à désarmer nos nations. En les livrant à un libre-échangisme insensé et à un sans-frontiérisme suicidaire. »
- 12:52Invité politiqueFait
« Le 26 mai, il faut aller le chercher dans les urnes, Emmanuel Macron. »
- 13:54Invité politiqueFait
« Rabotage des droits sociaux, rabot sur les retraites, tripatouillage des pensions de réversion, rabot sur votre pouvoir d'achat, nouveaux impôts, augmentation des services comme l'électricité, augmentation de leur prix, bien sûr, explosion du prix de l'essence, bradage des aéroports et des barrages hydroélectriques »
- 17:30Invité politiqueFait
« l'immigration-submersion, qui est une constante de la politique européenne et qui est la marque du pouvoir macronien en France. »
- 17:40Invité politiqueFait
« Derrière l'immigration, il n'y a pas seulement la ruine de nos systèmes sociaux, il y a, on le sait, l'insécurité et l'islamisme, qui sont les prolongements constatés de cette irresponsabilité migratoire. »
Temps de parole
- Marine Le Pen100 %
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Merci mes chers amis. Permettez-moi avant tout propos d'avoir avec vous une pensée pour la dizaine de personnes dont une jeune enfant bléon dans un attentat terroriste et de leur apporter en votre nom notre soutien à tous. Monsieur le maire, chers titres d'être parmi vous ce soir. J'allais dire en famille pour ce dernier acte de la campagne avant l'acte 26 mai. Heureuse d'être ici chez nous sur cette terre si française, populaire et patriote du bassin minier. Cette terre politique pour nous, disant, a conservé intacte la flamme de l'espérance française, l'entretenant malgré les vents mauvais, malgré les attaques injustes, malgré les pressions des puissants.
Quand on n'a rien ou qu'on a peu, on sait qu'on a la patrie au fond de soi. C'est-à-dire cette richesse de cœur, ce sentiment d'appartenance irréductible qui entretient le feu bienfaisant de l'amour des siens et donc l'esprit de solidarité entre Français. Ce courage dont vous avez fait preuve, cette détermination à défendre la cause nationale a fait lever le grand souffle de vie et d'espoir qui a permis au Rassemblement national d'être la belle force politique qu'elle est aujourd'hui, premier parti d'opposition et même déjà premier parti de France. La France nationale a rayonné.
Elle a diffusé sa douche chaleur à tout le pays qu'elle est en maintenant à toute l'Europe, de l'Estonie à l'Espagne, de l'Italie au Danemark, de la Tchéquie à l'Allemagne. Nous vivons une révolution qui est d'autant plus belle et exaltante qu'elle est pacifique et démocratique. La grandeur de notre pays est procès de l'instinct de vie de la France éternelle. Vous pouvez être fiers, mes amis, de ce que vous avez réalisé. Cette page d'histoire que vous avez écrite, ici, dans la cité des Nains, ici, dans le bassin minier, au cœur du pays ouvrier, n'est plus seulement votre histoire, mais soyez-en honorés un peu d'histoire de la France et dimanche prochain de l'Europe.
Cette page d'histoire, nous allons l'écrire pour nos parents et pour ceux qui nous ont précédés et nous ont honorés d'un lègue fabuleux. De ce patrimoine matériel et immatériel, prodigieux et irremplaçable qui s'appelle la France. Ce patrimoine, c'est à nous et à nul autre de le préserver, de l'enrichir pour le transmettre ensuite à la chaîne des générations qui vont nous suivre. Cette page d'histoire, nous allons l'écrire aussi pour nos enfants, parce que nous voulons qu'ils vivent mieux que nous, parce que nous voulons pour eux le bonheur et la sécurité, et parce que, disons-le, nous voulons pouvoir être fiers du pays que nous leur confierons.
Dans les périodes de grands tourments économiques ou sociaux, dans les périodes où se dressent des députs démocratiques, sécuritaires et identitaires sans précédent, dans les périodes où les repères se perdent et où l'horizon s'obscurcit, c'est à des Français comme nous, comme vous, mes amis, qu'il appartient d'indiquer la voie du redressement. Nous avons mené cette campagne dans cet esprit, avec l'idée chevillée au cœur d'éveiller les consciences et de convaincre, mais aussi d'imaginer et de proposer. Nous n'avons pas ménagé nos efforts. Je voudrais dire ici publiquement combien nous sommes fiers de l'exploit que Jordan a d'ores et déjà accompli.
Il n'est pas exagéré de dire qu'il est LA révélation de cette campagne. Bravo Jordan et merci à toi pour ton courage, ta détermination, ton énergie, mais aussi, vous l'avez constaté, ton humilité, ta gentillesse et ta profonde empathie. Il était logique que notre liste qui porte le message du peuple soit conduite par un fils du peuple, issu d'un milieu modeste élevé par une mère célibataire et qui a grandi dans une cité d'un quartier qu'on désigne comme difficile.
Le voir débattre victorieusement, le voir affronter et mettre en déroute les représentants de l'oligarchie méprisante, la triste et prétentieuse Madame Loiseau, ça a été pour moi, et j'en suis sûre aussi pour vous, un immense motif de satisfaction, mais également de fierté. Aussi qu'en envoyant au Parlement européen, peut-être le plus jeune député européen de l'histoire, comme avant lui, Ludovic Pajot à l'Assemblée nationale, et David Racheline au Sénat, un message. Dans l'aventure avec nous, chez nous, il y a des généraux de 23 ans.
Tous ces colissiers qui ont sillonné la France, les plateaux de télévision, les marchés, et parfois prêchés dans les coins les plus reculés de notre beau pays, qui sont derrière moi sur cette tribune, sans oublier le gouvernement national, qui vous êtes dépensé sans compter, vous avez été chercher une du sort de cette bataille. Vous méritez nos applaudissements. Merci aux éminentes personnalités qui, venant de tous les horizons, nous ont apporté leur soutien politique et ont appelé à voter pour la liste de Jordan. Nicolas Duyck, ancien député LR, André Akotarac, bien sûr que vous avez entendu, issue de la France insoumise, ou Virginie Angevin de DLA, reçue chaleureusement dans leur commune.
Bravo à tous, et bravo aussi à vous d'être là ce soir. Parce que, après tout, le premier succès de cette campagne est d'avoir réussi le pari du rassemblement. Et d'abord le rassemblement de toutes ces forces nationales européennes, que j'ai pu rencontrer dans mes voyages, et auquel j'ai apporté le salut et le soutien des patriotes français. Ce rassemblement, dont le superbe meeting de Milan, avec Matteo Salvini, a témoigné de la puissance et du dynamisme joyeux. Mais aussi le rassemblement des Français. Unir des Français de toutes les régions, de tous les milieux, de tous les horizons politiques, de toutes les origines, c'est, vous le savez, notre projet.
Parce que l'unité nationale constitue l'essence même du projet national que nous portons. Cette unité nationale, les Français y aspirent. Le rassemblement national est en train de la réaliser, non pas pour lui, non pas pour des ambitions personnelles, non pas pour je ne sais quel sentiment de revanche, mais pour l'avenir. La politique n'est pas un divertissement. Ce qui se joue est sérieux. Décidez pour les 5 ans à venir en Europe, pour les 3 ans à venir en France, avec des décisions parfois irréversibles. Dimanche se joue une bataille dont l'enjeu est triple. Un enjeu européen, dire non à l'Europe de Macron. Un enjeu national, dire non à la politique de Macron.
Un enjeu des civilisations, dire non à la vision destructrice de Macron. Un enjeu européen, parce que pour la première fois depuis 60 ans avec nos alliés européens, qui eux aussi incarnent le réveil des peuples d'Europe, nous avons la possibilité d'engager cette construction, cette construction d'une Europe des nations, et arrêter cette Union européenne. Et donc, monter sur les chemins de l'alternance. Une alternance en 60 ans, ce n'est quand même pas trop demandé. Nous avons le sentiment d'avoir mené une campagne loyale, positive, constructive, et en termes de programme, novatrice.
Nous avons rappelé cette vérité première qu'il faut toujours avoir en tête, l'Union européenne n'est pas l'Europe. Mais au contraire, l'Union européenne détruit la belle idée européenne. Notre projet d'alliance européenne des nations a pour ambition, vous le savez, de substituer la coopération libre de nations à la concurrence généralisée, à la compétition de tous contre tous, ce poison qu'a inoculé l'Union européenne à toute l'Europe. Les nations à la place de la Commission, la coopération à la place de la soumission. Notre projet tend à la prospérité et à la justice quand l'Union européenne impose une austérité asséchante.
Nous allons arrêter le saccage de nos métiers, arrêter la destruction de nos emplois, nous allons arrêter le massacre social. On ne dirige pas un pays en acceptant de voir ses compatriotes glisser vers le déclassement et la misère sociale. Être national, c'est penser que personne ne puisse être laissé sur le bord du chemin. Comme dans une famille, la nation n'abandonne jamais ses enfants. Notre projet met à l'honneur la diversité des cultures européennes qui font notre richesse et le rayonnement de notre continent. Quand l'Union européenne, elle, elle travaille à l'uniformité. Nous, nous voulons vivre en France comme des Français et en Europe comme des Européens.
Alors que la guerre économique mondiale appelle des régulations, appelle des protections, ce qu'ont compris toutes les grandes nations, les États-Unis, la Chine, l'Inde, l'Union européenne est la dernière à désarmer nos nations. En les livrant à un libre-échangisme insensé et à un sans-frontiérisme suicidaire. Pire, en laissant passer toutes les révolutions technologiques du XXIe siècle, le numérique, la 5G, l'intelligence artificielle, l'Union européenne nous condamne s'il n'y a pas de sursaut à la soumission économique et donc, mes chers amis, à la soumission politique.
Nous, nous proposons une Europe de l'ambition qui, en s'appuyant sur son socle fondateur que sont les nations, nous permettra de retrouver pour la France et pour l'Europe les voies de la grandeur et de la puissance. Notre projet se résume aisément à la liberté des peuples, à la dignité du peuple. Le peuple, c'est lui que nous avons mis au centre de notre campagne. Un enjeu européen, donc, mais aussi un enjeu national. Du vote de dimanche dépend tout le reste du quinquennat. Macron peut continuer de rouler à tombeau ouvert sur la route glissante si le feu est ouvert ou il peut être stoppé pour que la voiture change de direction et ça, c'est à vous de le décider.
Le 26 mai, c'est la dernière sortie avant l'autoroute. Après, il faudra sortir le portefeuille. Du haut de son piédestal présidentiel, M. Macron s'est en effet érigé en soutien, puis en directeur de campagne, puis enfin en tête de liste de substitution d'En Marche. Il a clairement fait cette élection un référendum pour ou contre son action et presque pour ou contre sa personne. Une fois encore, il nous propose de venir le chercher. Moi, je vous suggère de le prendre au mot. Le 26 mai, il faut aller le chercher dans les urnes, Emmanuel Macron.
C'est tellement les Français pour des idiots qu'ils croient pouvoir acheter leur vote avec des promesses de dernière minute aussi mirobolantes qu'improbables. Mais pour qui nous prend-il ? Dimanche soir, ce sera clair. Où Emmanuel Macron arrive en tête et il considérera ce résultat comme un plébiscite, le relégitimant, pour poursuivre, accélérer et aggraver sa politique. Pour les Français les plus modestes, pour les retraités, mais même pour les cadres et les entreprises, ce sera terrible.
Rabotage des droits sociaux, rabot sur les retraites, tripatouillage des pensions de réversion, rabot sur votre pouvoir d'achat, nouveaux impôts, augmentation des services comme l'électricité, augmentation de leur prix, bien sûr, explosion du prix de l'essence, bradage des aéroports et des barrages hydroélectriques, on aura droit à tout. Ou alors, Jordan arrivera en tête. On aurait désavoué Macron et sa politique injuste, inefficace et brutale. Pour cela, il est impératif de placer en tête la seule liste en mesure de le battre, la liste du Rassemblement national.
Les centaines de milliers de gilets jaunes, les vrais, pas les casseurs d'extrême-gauche qui ont manifesté depuis le 17 novembre, comme les dizaines de millions de Français qui les ont soutenus dans leurs revendications, ne peuvent laisser anéantir ce qui a été acquis, laisser dilapider la dignité qu'ils avaient retrouvée dans l'action. Le vote Rassemblement national, c'est le débouché démocratique naturel qu'ont exprimé les citoyens et les territoires oubliés de la politique. Je ne préfère pas imaginer ce qui arrivera si le jupitérien, M. Macron, se croit investi des pleins pouvoirs pour le reste du quinquennat.
Nous le savons d'avance, il en abusera en amplifiant son pouvoir solitaire et personnel, en creusant les injustices, en s'attaquant aux plus faibles, en divisant les Français entre eux. Dimanche, mes chers amis, ne laissons pas le mépris l'emporter. Ne laissons pas un pouvoir régner en dressant les Français les uns contre les autres, les policiers contre les gilets jaunes, ceux qui travaillent contre ceux qui ne travaillent pas ou ceux qui ne travaillent plus. Ne laissons pas davantage instaurer un régime inquiétant en ce qu'il rogne, on s'en aperçoit tous les jours, nos libertés individuelles.
Chacun doit avoir à cœur pas seulement de donner du sens à son vote, mais de lui donner du poids en votant utile. Rendre sa voix utile, c'est délaisser les votes infructueux, de témoignages sympathiques peut-être, mais inutiles, puisque les listes en dessous de 5% auront zéro député. Le vote, Jordan, vous l'a rappelé, a lieu en un tour. Il n'y aura pas de séance de rattrapage jusqu'à la fin du quinquennat, puisque les autres élections, vous le savez, seront locales, municipales, départementales, régionales. Dimanche, ni abstention, ni dispersion, mais mobilisation, entendons-nous bien.
L'appel à la rébellion électorale, au rassemblement électoral que je lance, n'a pas pour objet de décrocher un ou deux députés en plus pour le Rassemblement national, mais de peser concrètement sur la vie politique, donc sur votre vie quotidienne pour les années à venir. Si la liste Macron est battue, ce ne sera pas seulement une victoire morale, une satisfaction dans une soirée électorale, le retour d'une fierté bafouée pour les humilier, mais ce résultat l'obligera à écouter, il l'obligera à entendre, et parce que l'avertissement sera démocratique, sera sans ambiguïté, il l'obligera à changer de politique. Je pense que le moment est venu de rendre le pouvoir au peuple.
Le troisième enjeu de cette élection est un enjeu que je qualifie de un enjeu de civilisation. Je fais bien sûr référence à l'immigration-submersion, qui est une constante de la politique européenne et qui est la marque du pouvoir macronien en France. Derrière l'immigration, il n'y a pas seulement la ruine de nos systèmes sociaux, il y a, on le sait, l'insécurité et l'islamisme, qui sont les prolongements constatés de cette irresponsabilité migratoire.
Et puis, à plus long terme, on le constate dans d'innombrables villes et quartiers, le poids des islamistes conduit inévitablement à une remise en cause de nos valeurs de civilisation, comme l'égalité homme-femme, de nos valeurs républicaines, comme la laïcité, de nos modes de vie, de nos traditions, comme les fêtes de Noël, de notre liberté d'aller et venir partout en France. Un dirigeant digne de ce nom est un dirigeant qui fait respecter la France et les Français. Mais l'enjeu de civilisation ne tient pas seulement à l'immigration, mais également à la conception que l'on a de l'homme.
Pour les gens de Bruxelles, comme pour ceux de l'Élysée, les hommes doivent être réduits à leur dimension économique. Ils ne sont que des agents économiques qui produisent et qui consomment. Des individus nomades, déplaçables, dont on se sert pour le profit de quelqu'un et qu'on jette quand on n'en a plus besoin. Pour nous, l'homme n'est pas une marchandise, mais un être de sentiment attaché à sa terre, au sien, à sa patrie.
C'est un héritier, celui d'une culture et d'une civilisation, mais c'est aussi quelqu'un qui s'honore de transmettre ce qu'il a reçu, de le transmettre plus beau, plus riche et plus vivant, qui refuse aussi de détruire sa planète, son environnement, celui où va vivre ses enfants pour quelques milliards de profits supplémentaires. C'est donc un citoyen conscient de ses devoirs et donc un citoyen reconnu dans ses droits et dans sa dignité. Cette vision haute de l'homme et du citoyen, cet attachement à la République et au peuple, cette vision fraternelle de la société et de l'Europe, nous la portons avec vous. Nous la porterons en France et en Europe.
Nous la porterons grâce au peuple pour que vive l'Europe des nations et pour que vive la France.
Marine Le Pen