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Podcast / conversationFrance Culture — L'invité(e) des Matins (sur Site radio)· 5 août 2021 15 minComplaisantPortrait personnelSantéCulture, médias & sport

Alix Garin : "Le corps vieillissant n’a pas à être caché, il est sublime"

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse directe

    Bonjour Alice Garin.

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Cette histoire est celle de votre première bande dessinée, ne m'oublie pas, publiée aux éditions Le Lombard, et qui a remporté le prix France Culture BD des étudiants.

  • 1:24OuverteRéponse directe

    D'où est partie Alice Garin ? L'histoire de cette bande dessinée ne m'oublie pas.

  • 2:04OuverteRéponse directe

    Alors il faut dire quelques mots de vous, Alice Garin.

  • 2:26OuverteRéponse directe

    Le dessin, la BD, raconter des histoires avec le dessin, c'est quelque chose qui vient de loin chez vous ?

  • 3:05OuverteRéponse directe

    Pour revenir à cette histoire, c'est vrai que quiconque a eu dans son entourage une personne souffrante d'Alzheimer, retrouvera des choses connues dans votre album.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:42Invité politiqueFait
    « Ma grand-mère a souffert d'une maladie apparentée à Alzheimer et c'était très douloureux d'assister à cette dégénérescence en étant tout à fait impuissante. »
  • 5:46Invité politiqueFait
    « Le corps vieillissant, le corps des personnes âgées, il n'a pas à être caché. Il n'y a rien de honteux, il n'y a rien de sale. Et au contraire, c'est sublime. »
  • 9:33Invité politiqueFait
    « Le film Thelma et Louise, je ne peux pas le cacher, je l'ai vu au tout début où je commençais à écrire l'histoire et ça a été une gifle énorme. »
  • 10:36Invité politiqueFait
    « Les étudiants, j'ai eu l'occasion de les rencontrer parce que France Culture a organisé des rencontres avec les jurés et j'ai senti leur sincérité. »

Temps de parole

  • Invité politique46 %
  • Présentateur42 %
  • Locuteur non identifié12 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Elle est toute petite, toute légère, toute ridée, avec ses grandes lunettes rondes et ses cheveux blancs tirés en arrière. Nous rencontrons Marie-Louise dans la maison de retraite dont elle vient de fuguer pour la troisième fois. Clémence, jeune comédienne et sa petite fille, et ne comprend pas que sa propre mère, médecin généraliste, accepte que Marie-Louise reçoive un traitement chimique pour la calmer. La grand-mère qui souffre d'Alzheimer n'a qu'une idée en tête, retrouver ses parents dans la maison de son enfance. Alors, Clémence va décider de l'y emmener. L'aventure ira jusqu'à la mer, avec en route des rencontres, des souvenirs, des larmes, des rires. Bonjour Alice Garin.

Bonjour à tous. Et merci beaucoup d'être avec nous sur France Culture ce matin. Cette histoire est celle de votre première bande dessinée, ne m'oublie pas, publiée aux éditions Le Lombard, et qui a donc remporté le 21 juillet dernier le prix France Culture BD des étudiants. 300 étudiants jurés, répartis dans toute la France, issus de toutes les filières, avaient à choisir parmi 5 ouvrages de jeunes auteurs. Et c'est donc votre album qu'ils et elles ont élus. Donc bravo à vous déjà pour ce prix. Merci.

Et ça n'est pas anodin que ce soit un prix des étudiants, enfin il me semble en tout cas, parce que votre BD parle du passage à l'âge adulte, de comment aussi on navigue à travers les âges, de comment parfois la vieillesse peut avoir des airs de retour en enfance. D'où est partie Alice Garin ? L'histoire de cette bande dessinée ne m'oublie pas.

1:28
Invité politique

Tout simplement, je ressentais le besoin de raconter cette histoire à ce moment-là de ma vie. Justement parce que j'étais à ce moment charnière entre l'adolescence et ce qui me semblait être le début de l'âge adulte. Ma grand-mère a souffert d'une maladie apparentée à Alzheimer et c'était très douloureux d'assister à cette dégénérescence en étant tout à fait impuissante. Et je pense que c'est de cette frustration et de ce sentiment un peu perdu dans ma propre vie qu'est venue l'inspiration. Et je me suis dit, ok, je suis à un moment particulier qui résonnera peut-être avec d'autres gens, il faut que je couche tout ça sur le papier.

2:04
Présentateur

Alors il faut dire quelques mots de vous, Alice Garin. Donc vous êtes belge, vous êtes illustratrice pour une agence de création bruxelloise. Vous avez fait vos études à Liège, à l'école supérieure des arts Saint-Luc. Donc en 2017, vous aviez reçu le prix Jeunes Talents au festival Quai des Bulles à Saint-Malo. Vous êtes jeune, donc vous avez 24 ans, c'est ça ? C'est ça. Le dessin, la BD, raconter des histoires avec le dessin, c'est quelque chose qui vient de loin chez vous ?

2:32
Invité politique

Tout à fait, c'était vraiment une vocation, une vocation de l'enfance. J'adorais dessiner, je dessinais frénétiquement. Et quand j'ai compris, quand j'ai eu ce déclic, le dessin pouvait servir vraiment à raconter des histoires, qu'on pouvait associer les deux et que les deux se nourrissaient mutuellement, ça a été une révélation et je ne me suis plus jamais arrêtée. J'ai très tôt su que je voulais en faire mon métier. Je ne suis pas venue par hasard. Non, voilà, c'était mon rêve et il est en train de se réaliser.

2:57
Présentateur

Et il est en train de se réaliser avec cet album, qui a déjà connu un grand succès en Belgique en particulier. Alors, pour revenir à cette histoire, c'est vrai que quiconque a eu dans son entourage une personne souffrante d'Alzheimer, et ça fait beaucoup de monde, retrouvera des choses connues dans votre album, notamment ces émotions qui passent par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, parfois très vite, d'un état de révolte à de la tristesse, à de la joie aussi.

3:26
Invité politique

Il y a aussi de la joie dans votre bébé. Oui, oui, oui, et c'est très important parce qu'en fait, la vie, elle est comme ça. On passe tout le temps d'une humeur à l'autre, comme vous l'avez très bien dit. Et c'est vrai que, voilà, c'est un thème qui est délicat, qui est triste, sur le fond, mais qui apporte aussi plein de moments de légèreté et d'absurde et de drôlerie. Et ce sont les facettes de la maladie et il faut les représenter telles qu'elles sont. Et justement, en fait, chaque sentiment est sublimé par les autres qui le suivent ou qui le précèdent. Et c'est cet ascenseur émotionnel, en fait, qui donne de la richesse au quotidien.

4:02
Présentateur

Avec un moment, par exemple, où Marie-Louise, donc la grand-mère, et Clémence décorent la voiture avec des fleurs. C'est très, très beau. Ou alors lorsqu'elles font une bataille d'eau dans la salle de bain. Et puis, il y a, voilà, en filigrane aussi, tout ce que cette situation ouvre de porte dans la mémoire. Alors, Clémence se revoit petite chez sa grand-mère. Elle s'interroge aussi sur ses relations avec sa propre mère. Elle s'interroge sur elle-même. Elle se demande si tout le monde se dit « c'est moi ça » en se regardant dans la glace. C'est aussi ça, le sujet de la bande dessinée.

4:34
Invité politique

Je dirais même que c'est surtout ça, en fait. Alzheimer, c'était vraiment un filigrane. J'avais aucune prétention à faire une BD qui parle d'Alzheimer. Parce que c'est un sujet trop complexe que je ne maîtrise pas. Et j'avais vraiment pas la prétention d'en parler. Mais par contre, voilà, parler des sentiments de cette jeune femme d'une vingtaine d'années, là, je me retrouvais beaucoup plus. Et c'était beaucoup plus facile et beaucoup plus légitime pour moi de raconter ça. Donc, tous ces questionnements sur l'intimité, sur qui on est, sur qui on a envie d'être, sur comment on est avec notre entourage, notre propre famille.

Et clairement, le questionnement sur la mémoire qui, au-delà de la maladie, vraiment me taraudait et auquel j'avais envie de chercher des réponses.

5:17
Présentateur

Et puis, il y a une chose aussi qu'il faut noter, en tout cas qui est frappante, c'est la place du corps dans cet album et du corps vieux. C'est-à-dire qu'on voit beaucoup les mains de Marie-Louise. Elle-même, elle regarde beaucoup ses mains. Et puis, il y a cette scène du bain. On voit cette vieille dame dans son bain, avec sa petite fille qui va la rejoindre. Et on se dit que ça n'est pas si souvent que l'on voit des corps âgés.

5:46
Invité politique

Tout à fait. Et ça, c'était vraiment un parti pris dès le départ. Au moment où j'ai écrit le scénario, cette scène est venue très vite. Elle s'est vraiment imposée d'elle-même, tout simplement, parce que tous les gens qui ont des personnes âgées dans leur entourage, ça, c'est vraiment une scène du quotidien, de devoir assister ces personnes âgées à accomplir ces gestes quotidiens. Et je savais qu'en la dessinant, ça allait faire réagir. Parce qu'on n'a pas l'habitude de montrer ça. C'est quelque chose qui est très, très tabou, qu'on garde un peu secret. Et c'est pour ça que je voulais le montrer.

Parce que c'est tout à fait noble, c'est fait en toute bienveillance, et c'est très beau et c'est important de le raconter. Et le corps vieillissant, le corps des personnes âgées, il n'a pas à être caché. Il n'y a rien de honteux, il n'y a rien de sale. Et au contraire, c'est sublime et ça raconte plein de choses de notre existence et de notre passé, le corps, en fait. Par quoi on est passé ? Qu'est-ce qu'on a traversé ? Ça raconte une histoire et j'avais envie de mettre en scène cette histoire-là.

6:44
Présentateur

Et alors, justement, dans la façon de représenter, il faut aussi parler de votre trait, de votre dessin, Alix Garin. Donc, on est sur quelque chose de fin, avec des couleurs pastelles. J'ai lu que vous disiez, quand vous étiez à l'école d'art, que vous aviez peur d'avoir un dessin trop typé humour. Et ça veut dire quoi, un dessin typé humour ?

7:08
Invité politique

Bonne question. Qu'est-ce que ça veut dire ? Oui, je ne sais pas. En fait, à l'époque, je manquais un petit peu de référence, tout simplement, je pense, dans le roman graphique. Parce que je n'en avais pas encore lu suffisamment. Et je venais plutôt de mes lectures de Spirou Magazine, qui m'ont énormément influencée. Et c'est merveilleux. Mais je me sentais un peu limitée, cadenassée, dans ce registre-là, de l'humour, du gag, ou alors de la BD d'Aventure. Et j'avais envie de faire autre chose. Et je pense que c'est la lecture de l'Arabe du futur qui m'a d'un coup décomplexée. Et je me suis rendue compte, avec ce dessin tellement simple et efficace, hyper expressif.

Je me suis dit, waouh, il transmet d'autant plus de sentiments et d'émotions grâce à cette sobriété. Je peux faire pareil. Et voilà, j'ai eu ce déclic.

7:54
Présentateur

Et alors, justement, c'est marrant, vous disiez, explosif, parce que le personnage de la grand-mère, Marie-Louise, elle a des grandes lunettes rondes, et on ne voit pas ses yeux. Et pourtant, elle est très expressive.

8:05
Invité politique

Ça, c'est une sorte de tic graphique que j'aime beaucoup, les personnages qui ont des lunettes et qu'on ne voit pas leurs yeux en dessous. Est-ce que c'est parce que vous-même portez des lunettes ? Non, rien à voir. Eh bien, non. Mais c'est vrai que je trouve que ça rend les personnages très expressifs. Peut-être justement parce qu'on se concentre plus sur d'autres détails, sur leur sourire ou... Enfin, leur sourire ou pas, juste leur bouche. En tout cas, la bouche. Leur attitude corporelle, etc. Donc, on peut jouer avec d'autres codes et mettre en avant d'autres détails. Et c'est tout aussi efficace.

8:39
Présentateur

Oui, voilà, la bouche, effectivement, les épaules, les bras, les mains. J'en parlais tout à l'heure. La manière de se tenir. Alors, il y a aussi dans ce roman graphique un côté aventure. J'ai lu que vous aviez vu Thelma et Louise pendant l'écriture. Et c'est vrai qu'il y a ce côté aventure en voiture qui crée plein de situations, qui fait que l'on est en mouvement aussi, qu'on n'est pas dans quelque chose de statique qui tiendrait de la désolation. Et puis, c'est ça aussi qui crée du comique de situation. Parce qu'il leur arrive plein de choses, en fait.

9:10
Invité politique

Oui, oui, oui. En fait, c'était vraiment un ressort narratif pour moi de les emmener comme ça en road trip pour plein de raisons. Aussi, j'avais envie de sortir ces deux personnages de leur zone de confort, qu'elles quittent les lieux connus d'elles-mêmes pour partir à l'aventure vraiment dans des endroits qu'elles ne connaissent pas et pouvoir les mettre dans plein de situations qui apporteraient du ressort au récit. Et c'est vrai que le film Thelma et Louise, je ne peux pas le cacher, je l'ai vu au tout début où je commençais à écrire l'histoire et ça a été une gifle énorme.

Et très vite, je me suis rendue compte des similitudes de ces deux personnages féminins qui partent à l'aventure, qui s'affranchissent des codes. Et je me suis dit, OK, je l'ai vu, c'est super, parce qu'il ne faut pas que je fasse ça n'a pas d'intérêt et ce serait raté parce que Thelma et Louise est trop bien. Donc voilà, mais c'est clair, je revendique l'influence.

9:58
Présentateur

Alors, Alex Garin, nous pouvons aussi vous lire dans le dernier numéro de Phosphore, dans un dossier L'été de mes 17 ans. Vous avez illustré le livre C'est comment la première fois et 80 questions sur l'adolescence, écrit par Apolline Guichet, publié chez Bayard Jeunesse en février. Il y a donc manifestement vraiment quelque chose qui vous intéresse avec cette thématique de la jeunesse, du passage à l'âge adulte, de la construction de soie. Et du coup, je voudrais qu'on revienne sur ce prix et sur la manière, justement, dont vous l'avez reçu, venant, enfin, sur le fait précisément que c'est un prix des étudiants. Est-ce que ça change quelque chose, justement ?

10:36
Invité politique

Bien sûr, oui, oui, ça a beaucoup de valeur pour plein de raisons. L'une d'elles aussi, je pense, c'est que les étudiants, j'ai eu l'occasion de les rencontrer parce que France Culture a organisé des rencontres avec les jurés et j'ai senti leur sincérité, à quel point c'était des lecteurs sincères qui ne s'encombraient pas, je ne sais pas, de considérations que peuvent parfois avoir des jurys de professionnels dans des festivals ou des salons. Non, là, eux, ce qui les intéressait, c'était vraiment l'histoire, le récit et les émotions que ça provoquait chez eux. Donc, c'était, oui, c'était hyper sincère et ça m'a vraiment touchée.

Et pas du tout paradoxalement, non, non, malgré ça, c'était des lecteurs très exigeants. Donc, c'est tout ça qui donne la valeur d'esprit.

11:19
Présentateur

Et si j'ai bien compris, vous allez poursuivre dans cette direction avec un deuxième album sur lequel vous commencez à travailler mais on n'en saura pas grand-chose, c'est ça ? C'est ça.

11:29
Invité politique

Mais j'ai recommencé à écrire il y a deux, trois jours et voilà, j'espère pouvoir vous en dire plus bientôt.

11:36
Présentateur

Parce que vous continuez à écrire et en même temps, vous conservez aussi votre emploi dans la création, enfin, l'illustration dans une agence de création, c'est ça ? C'est important pour vous d'avoir ces deux ancrages-là ?

11:52
Invité politique

Oui, c'est très important et en fait, les deux se complètent très très bien. Je suis illustratrice dans une agence qui s'appelle Cartoon Base et j'adore travailler là-bas la journée et puis quand je rentre chez moi le soir, j'ai la totale liberté de bosser sur mes BD grâce notamment au confort financier qui m'apporte cet emploi stable et comme ça, je peux juste me consacrer aux considérations artistiques du travail de la bande dessinée et ça, c'est vraiment merveilleux. Et les deux se complètent super bien, donc tant que je pourrais faire ça, je continuerai.

12:20
Locuteur non identifié

J'ai la mémoire qui flanche je me souviens plus très bien, je me souviens plus très bien, comme il était très musicien, il jouait beaucoup des mains. Tout entre nous a commencé par un très long baiser, sur la veine bleutée du poignet, un long baiser sans fin. J'ai la mémoire qui flanche je me souviens plus très bien, qu'elle pouvait être son prénom et quel était son nom. Ils s'appelaient, je l'appelais, comment l'appelait-on ? Pourtant c'est fou ce que je m'ai l'appelé par son nom. J'ai la mémoire qui flanche je me souviens plus très bien, de quelle couleur étaient ses yeux j'crois pas qu'ils étaient bleus. Étaient-ils verts ? Qu'étaient-ils gris ? Étaient-ils verts de gris ?

Ou changeaient-ils tout le temps de couleur pour un nom, pour un oui ? J'ai la mémoire qui flanche je me souviens plus très bien, habitait-il ce vieil hôtel bourré de musiciens ? Pendant qu'il m'a, pendant que je, pendant qu'on faisait la fête, tous ces saxos, ces clarinettes, qui m'a tourné la fête ? J'ai la mémoire qui flanche je me souviens plus très bien, lequel de nous deux s'est lassé, de l'autre le premier ? Était-ce moi ? Était-ce lui ? Était-ce donc moi ou lui ? Tout ce que je sais, c'est que depuis, je ne sais plus qui je suis. J'ai la mémoire qui flanche, je me souviens plus très bien, voilà qu'après toutes ces nuits blanches, il ne me reste plus rien.

14:16
Présentateur

Jeanne Morreau présente, elle aussi avec beaucoup de finesse, dans votre roman graphique, Ne m'oublie pas,

14:24
Invité politique

Alix Garin. Elle est magnifique cette chanson. Elle est magnifique. Elle est d'une poésie infinie, je l'écoute pour la millième fois, elle m'émeut toujours à chaque écoute. Et voilà, ça c'est un petit détail inspiré de la vérité, puisque ma grand-mère chantonnait vraiment cette chanson, quand elle voulait dédramatiser une situation où elle se rendait compte qu'elle oubliait. Voilà, elle désamorçait un peu en chantonnant.

14:48
Présentateur

Et ça effectivement, ça c'est très présent aussi dans la BD, ces petits moments où d'un coup on dit, j'ai l'impression que je commence à perdre la tête, alors que bon, en fait ça fait déjà un moment, mais ces petits moments de lucidité qui créent toujours, en tout cas c'est très bien rendu dans votre BD. Voilà, merci beaucoup Alix Garin, merci beaucoup d'être venu sur France Culture ce matin, ne m'oublie pas aux éditions Lombard et qui poursuit donc sa belle vie avec ce prix France Culture BD des étudiants. Bravo et merci à vous.

15:20
Invité politique

Merci infiniment.