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interviewBFM TV (sur YouTube)· 1 février 2024 55 min

Agriculteurs, Ukraine... La conférence de presse d'Emmanuel Macron à Bruxelles en intégralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour à toutes et tous he de vous retrouver à l'issu de ce Conseil européen extraordinaire important qui fait suite à celui de décembre dernier en décembre nous avions réaffirmé la position qui est la nôtre depuis le début de la guerre l'unité le soutien très clair des Européens aux Ukrainiens cela s'était traduit par une décision sur l'ouverture des négociations d'adhésion pour l'Ukraine et la Moldavie ce qui avait permis d'envoyer un signal politique claire sur notre communauté de destin avec ces pays l'accord que nous avons trouvé aujourd'hui permet de confirmer la clarté de ce choix en effet la question en suspens vous vous en souvenez concerernit le volet économique et financier de notre soutien à l'Ukraine nous avions trouvé un accord à 26 sur la revue du cadre financier pluriannuel et la Hongrie n'avait pas pu accepter à ce moment-là cet accord depuis nous avons travaillé pour permettre un accord à 27 il était indispensable parce que notre soutien à l'Ukraine depuis le début de la guerre est uni et unanime c'est dans cet esprit que nous avons abouti aujourd'hui nous avons donc trouvver un accord à 27 qui nous permettra d'accorder 50 milliards d'euros pour la reconstruction et le soutien à l'Ukraine 33 milliards de près 17 milliards de dons et subventions 9,6 milliards d'euros pour mettre en œuvre le pacte asile et migration et agir conjointement avec les pays d'origine et de transit et donc accompagner les décision qui avait été finalisé en fin d'année dernière et 1,5 milliard d'euros pour le Fond Européen de défense au sein de la facilité step qui préfigure un instrument de souveraineté européenne cet accord nous permet donc d'agir jusqu'en 2027 et donne de la prévisibilité à notre soutien à l'Ukraine par un engagement économique et financier dans la durée le message est clair la Russie ne peut pas compter sur une quelconque fatigue des Européens dans leur soutien à l'Ukraine le Conseil européen est convenu que la Commission présentera un rapport annuel sur la mise en œuvre de la facilité Ukraine sur cette base nous tiendrons chaque année un débat pour fournir les orientations requises et si nécessaire le Conseil européen pourra dans 2 ans inviter la Commission à présenter une proposition de revue de cette facilité dans le contexte en particulier du prochain cadre financier pluriannuel de l'Union européenne le Conseil a également permis de faire un point sur notre soutien militaire à l'Ukraine nous prenons des engagements au niveau bilatéral c'est l'un des objectifs de de mon prochain déplacement en Ukraine la France fournit à ce titre vous le savez des capacités critiques qui peuvent faire la différence sur le cent de bataille missile scalp pour la défense aérienne entre autres canannon pour ce qui est de l'artigerie et audelà de ce soutien bilatéral notre soutien doit se poursuivre à l'échelle européenne également c'est là aussi une question de cohérence qui a été ce matin réaffirmé de manière très claire pour cela nous devons nous doter d'instrument européens qui permettent de préserver la solidarité européenne et la pérenité de l'effort vis-à-vis de l'Ukraine c'est le cas de la facilité européenne de paix que nous devons continuer à mobiliser et à faire évoluer vers une logique de production et d'acquisition conjointe le Haut représentant a fait des propositions utiles qui ont été validées qui vont nous permettre d'aboutir et en février la commission reviendra sur la stratégie européenne en matière de défense et le programme d'investissement associé au-delà de cela nous avons souhaité avancer sur les coalitions capacitaires le 18 janvier dernier la France a abrité une réunion importante de la coalition artieris que nous coprésons avec les États-Unis d'Amérique et qui a permis de mobiliser de nombreux pays pour coordonner les efforts de production de livraison de dons de tout ce qui touche justement l'artillerie et sa présence en Ukraine ces efforts doivent en effet aller de pare avec le renforcement de la base industrielle et technologique de défense européenne c'est la raison pour laquelle nous devons assumer une préférence européenne que ce soit dans la facilité européenne de paix transformée ou dans les futurs instruments là-dessus nous aurons l'occasion de revenir lors du prochain Conseil européen n devrons trouver les moyens financiers et budgétaires de garantir ce soutien nous avons franchi une étape importante en décidant de séparer les intérêts des actifs russes immobilisés la deème étape sera maintenant de décider la manière d'utiliser ses intérêts et leur affectation et là aussi nous aurons l'occasion d'y revenir ce conseil a permis également un échange sur la situation proche Orient il est aujourd'hui plus que jamais indispensable d'avancer sur les volets humanitaires sécuritaires et politiqu de la crise dans ce moment critique l'objectif de la France est d'accélérer le cesser le feu à Gaza d'obtenir la libération de tous les otages et de prévenir une dangereuse escalade régionale c'est le sens des efforts que nous déployons aujourd'hui auprès de tous nos partenaires en particulier au Moyen-Orient je considère que c'est aussi ce qui doit nourrir une véritable offre européenne de paix et de stabilité pour tous dans la région c'est également le sens de l'initiative européenne que nous sommes en train de finaliser en mer Rouge enfin ce conseil a été l'occasion d'un échange approfondi sur la situation agricole européenne j'ai pu également avoir un échange avec la présidente de la Commission européenne aujourd'hui comme je l'avais eu ces derniers jours et depuis plusieurs semaines nous vivons en effet une crise agricole en Europe et ce depuis de nombreux mois après les mouvements importants au Pays-Bas en Allemagne maintenant Belgique Roumanie Pologne France nous voyons partout en Europe des mouvements importants montter de contestation ceci arrive dans un contexte et pour ce qui est de la France sur lequel je voulais revenir après que le gouvernement a pu s'exprimer et que les principaux responsables syndicaux ont demandé la levée des barrages qui avaient été organisé nous avons beaucoup fait ces dernières années particulier depuis 6 ans pour notre agriculture en Europe et en France d'abord en défendant une politique agricole commune qui je vous le rappelle il y a quelques années n'était pas acquise tout le monde la voyait à la baisse tout le monde tout le monde pensait que la conséquence à la fois du brexit et du contexte ferait baisser les montants de la PAC nous nous sommes battus nous les avons maintenu ça représente environ 9 million d'euros par an 9 milliards d'euros par an pardon à côté de cela nous avons dès 2017 lancé un marche forcée un travail très approfondi des états généraux de alimentation de lois successives j'y reviendrai des mécanismes qui étaient attendus depuis des décennies par nos agriculteurs comme l'assurance récolte pour faire face justement aux grands aléas climatiques des plans de soutien de plusieurs filières certains d'ailleurs encore reconfirmés au prix à nouveau qu' s'agisse de la viticulture de l'élevage ou d'autres nous avons profondément modifier nos équilibres sans cela il est sûr que situation serait beaucoup plus grave néanmoins nous ne devons pas sous-estimer que l'accélération que notre époque vit la grande déstabilisation géopolitique la guerre suite à l'agression russe en Ukraine ont conduit évidemment la pandémie de covid ont conduit à des perturbations massives qui touchent très profondément modèle agricole européen et c'est à cela que nous sommes confrontés et temps change nous vivons une révolution collective il faut faire face au changement climatique à la guerre en Europe aux déstabilisations géopolitique et donc nous devons aussi profondément changer les règles et aller plus loin que ce que nous avons su faire alors que veulent nos agriculteurs ils veulent vivre dignement leur travail ils ont raison c'est plus que légitime c'est tout le sens de cette pâqu qui par les mesures que nous avons pris je l' dit est confirmé en montant c'est 9 milliards d'euros par an qui surtout est payé beaucoup plus vite que là aussi il y a quelques années je me souviens de la dernière pâqu j'étais récemment élu président il y avait des années de retard dans les paiements on ne retrouve plus cette situation c'est aussi le sens de égalim 1 égalim 2 et de ce que le gouvernement a annoncé ces derniers jours en particulier ces dernières heures permettent de défendre le revenu des agriculteurs et que précisément la rémunération juste de leur travail descendent dans la cour de ferme la baisse des charges avec ce qu'on a fait sur tdee qui va être confirmé pour les années à venir les soutiens de filière l'élevage la viticulture et cetera les décisions qui ont été prises sur le GNR l'eau et d'autres éléments de charge c'est tout ce que nous avons su faire aussi filière par filière et nous allons continuer ce travail pour améliorer les choses et s'il faut modifier la loi à nouveau pour améliorer les contrats tripartites entre les producteurs les transformateurs et les distributeurs nous le ferons ensuite nous devons intensifier les contrôles beaucoup de contrôles ont été prix les équipes ont été renforcées nous serons intraitables avec les plus gros industriels et en particulier aussi les plus gros distributeurs qui ne jouent pas le jeu de la loi et le gouvernement renforcera également le bon contrôle des engagements en matière de restauration collective maintenant pour aller plus loin au-delà des mesures d'amélioration nationale il y a très clairement un combat européen à mener sur ce sujet c'est ce que j'ai demandé à la présidente de la commission maintenant de travailler dans la revue stratégique qui vient d'être lancée c'est de de mettre en place un égalim Européen c'est-à-dire de s'assurer au niveau de l'Europe qu'il n'y a pas un contournement justement de ce que nous avons fait au niveau français qui en a inspiré plusieurs autres par ces grandes centrales d'achat européennes orors ce que nous avons vu s'organiser ces dernières années c'est certains distributeurs qui se sont mis en qui se sont organisés au niveau européen par des centrales d'achat et qui avec ces dernières cherchent à contourner la loi française au fond ils font une Europe plus forte plus concrète pour protéger le revenu de nos agriculteurs c'est maintenant là que se joue une partie de ce nouveau combat que veulent nos agriculteurs ils veulent pouvoir produire une alimentation de qualité nous avons en France l'une des meilleures d'Europe mais en Europe l'une des meilleures du monde uvrer à notre souveraineté agricole que nous défendons toutes ces dernières années que nous avons encore renforcé en particulier dans la filière protéine et ils veulent pouvoir le faire avec aussi une vie plus simple c'està-dire avoir plus de temps à dédier un peu à leur famille mais aussi faire leur travail de manière plus apaiser pour ça réduction drastique de la paperass et de la complexité c'est le chantier qui a été lancé avec le gouvernement une dizaine de chantiers qui maintenant sera décliné dans chaque préfecture pour permettre de simplifier les règles limiter la paperace et les complexités c'est la visibilité qu'on donne sur le coût du travail et d'autres points c'est l'accélération des délais il faut le reconnaître nous avons été souvent trop lent les décisions sont bonnes mais qu'il s'agisse d'accompagner les agriculteurs qui sont confrontés à une épiso aussi ou qui sont confrontés à une tempête ou un ouragan les délais de mise en œuvre sont trop lents et des mesures pour accompagner n exploitant sur MHE ou siaran ou autres sont aujourd'hui en cours d'accélération par le gouvernement c'est ce que nous souhaitons faire aussi par une politique résolue que nous préparons depuis 18 mois d'aide à la transmission et l'installation pour les jeunes agriculteurs ce qui est un point clé pour produire justement davantage là aussi ce combat doit être mené au niveau européen c'est pourquoi nous avons d'abord obtenu hier une dérogation sur les 4 % de jcher vous le savez peut-être ça faisait partie de ce qu'on appelle les échoconditionnalité dans la PAC qui avait été décidé il y avait la nécessité d'avoir 4 % des surfaces qui étaient mises en Jer nous avions obtenu l'année dernière une dérogation nous avons réussi à en obtenir à nouveau cette année ce qui permet à des cultures de soja de luzerne de fè et cetera de pouvoir être fait sur ces surfaces au lieu d'être laissé en jaer c'est important pour nos exploitants et c'était demandé par ces derniers audelà de cela nous souhaitons que les objectif que nousous étions donnés en particulier dans Farm to fork soit revu à l'ône d'un objectif de souveraineté et au fond nous devons prendre en compte la situation géopolitique la situation de notre continent et remettre au cœur des objectifs européens notre souveraineté alimentaire pouvoir trouver des flexibilités sur les ratios prairies pour les adapter à la réalité du terrain et permettre d'avoir toutes les souplesses et à chaque fois que des règles trop complexes sont en cours de décision au niveau européen pouvoir les adapter à l'Ô d'un objectif de souveraineté alimentaire qui doit être intégré au cœur de notre stratégie c'est ce que j'ai demandé à la présidente de la Commission européenne dans le cadre de la revue stratégique qu'elle vient de lancer qui commence à marcheforcer et qui aura à prendre des premières décisions dans quelques semaines en tout cas nous veillerons de manière très scrupuleuse à ce que nos agriculteurs puissent continuer de produire et assumer que la production et davantage de production est une nécessité dans le monde où nous vivons enfin nos agriculteurs à juste titre ils veulent que les règles soient les mêmes pour tous et je DIRIS dirait que c'est une forme de bon sens et nous avons toujours été à leur côté pour cela c'est un engagement que j'avais pris dès 2017 pas de surtransposition nous avons d'ailleurs eu l'occasion de corriger des surtranspositions qui existaient la surtransposition c'est quoi c'est quand nous français on a tendance à prendre des règles qui sont encore plus dures que ce qu'on décide au niveau européen ça avait été fait par le passé nous n'en avons plus pris par voie législative depuis 2017 on en a même corrigé vous vous souvenez peut-être du fameux débat sur les néonicotinoïdes nous allons poursuivre ce travail il y a encore des points qui sont à à travailler améliorer nous souhaitons aussi que quand des décisions sont prises par l'Agence Française elles soi coordonné au niveau européen et c'est là où il peut y avoir des différences qui existent et que nous allons donc corriger donc sur toutes les les restes de surtransposition ou les décisions où les agences françaises vont plus vite que la machine européenne là-dessus c'est le chantier qui a été lancé par le gouvernement nous adapterons les choses pour que la France en quelque sorte aille toujours au rythme européen et pas plus vite à côté de ça j'ai demandé aussi au gouvernement qu'on soit plus efficace dans les dérogation parfois il est prévu même dans les textes européens qu'on puisse sur tel ou tel produit pendant telle ou telle saison déroger producteurs de cerises le savent au combien il faut qu'on puisse le faire vite quand c'est nécessaire et donc déconcentrer la décision au niveau des préfets mais là aussi on a besoin d'une Europe plus claire au-delà de ce que nous on va améliorer au niveau français et donc nous on va j'ai demandé à la présidente plusieurs choses d'abord qu'il y ait des contrôle homogène au niveau européen et ça fait 5 ans que la France se bat sur ce sujet qu'est-ce que ça veut dire de manière très simple quand on a une règle européenne qui est transposée de la même manière partout entre nos agriculteurs il faut qu'elle soit contrôlée de la même manière dans tous les pays c'est pourquoi nous demandons la mise en place d'une force européenne de contrôle sanitaire et et AG école force européenne qui puisse éviter justement les la concurrence déloyale qui peut exister au sein même des pays parce qu'il y a trop de différences entre la manière dont les textes sont appliqués ceci n'existe pas aujourd'hui c'est renvoyé à des différences entre pays ce qui n'est pas satisfaisant et puis l'autre point c'est que les règles doivent être les mêmes à l'intérieur et à l'extérieur si je puis dire quand on impose des règles de production à nos agriculteur peuvent les comprendre si c'est pour le bien-être de la population et on leur a demandé beaucoup d'effort et c'est la profession sans doute qui a fait le plus d'effort et porté le plus de transformations c'est dernières années ces dernières décennies mais ce qui est incompréhensible et ce que moi-même je ne sais pas expliquer c'est lorsque nous imposons des règles pour ce qu'on produit en Europe et qu'on laisse importer des produits qui ne respectent pas ces mêmes règles et qui viennent hors d'Europe c'est ce qu'on appelle les clauses miroir la règle qui vaut à l'intérieur pour la production doit valoir à l'extérieur quand on facilite les importations c'est simple c'est de bon sens mais on ne le fait pas assez c'est pour cette raison même que aujourd'hui dans l'état des textes du Mercosur la France s'oppose et continuera de s'opposer à cet accord de libre échange avec la région Mercosur je l'ai dit encore très clairement au président Loula il y a quelques semaines je l'ai dit à tous mes homologues je l'ai redit là et je me félicite que les discussions sur la base du texte qui était justement soumis et bien n était suspendu comme nous le demandions et qu'elles n'ont pas été conclu à la vavite comme certains menaçaient de le faire pourquoi parce que on demande simplement que les règles environnementales et sanitaires qu'on impose à nos agriculteurs et à plusieurs autres professions et bien soient les mêmes du côté justement des pays à qui on est en train d'ouvrir nos portes sinon ça n'est pas juste la France maintiendra cette position parce que c'est une position de cohérence de clarté de solidité ensuite ce qu'on a demandé aussi à la Commission européenne ce sur quoi on va continuer de se battre c'est que lorsqu'on prend de telles décisions elle soit clairement mise en œuvre je vais prendre un exemple très simple et très clair nous avons interdit nous de mettre des antibiotiques de croissance pour nos poulets pendant des décennies on faisait ça mauvaise pratique il y avait des risques sanitaires nous l'avons interdit pour tous les producteurs européens nous avons ça a été une initiative française on n' pas attendu ce qu' est en train de se passer là il y a maintenant près de 2 ans fait prendre un texte européen qui est une vraie clause miroir en disant tout ce qu'on importe doit aussi interdire l'utilisation de ces antibiotiques de croissance simplement aujourd'hui on ne le contrôle pas et donc nous avons demandé que cette force justement sanitaire et agricole européenne puisse être mise en place au plus vite et surtout que les clauses miroirs qu'on prend et bien elles soient contrôlées c'est un combat qui est est essentiel pour nos agriculteurs il est essentiel pour la France c'est un combat de cohérence c'est un combat d'honnêteté vis-à-vis d'eux c'est un combat de souveraineté comment appeler à la souveraineté alimentaire européenne on se bat depuis 6 ans pour elle j'ai fait des discours au salon de l'agriculture dès 20178 pour cette souveraineté alimentaire européenne si on impose des règles à nos agriculteurs et que soit on nimpose pas les mêmes aux produits qu'on fait rentrer soit on les contrôle pas ça n'est pas sérieux et donc nous allons continuer de nous battre pour pour que quand une règle est imposée à l'intérieur elle soit imposée à l'extérieur et pour que les contrôles soient au rendez-vous ensuite je disais nos agriculteur demande que les règles soient les mêmes pour tout le monde ce qui évidemment conduit à examiner de près la situation de des imports agricole venant d'Ukraine débat qui a été au cœur de beaucoup de discussions dans beaucoup de pays européens nous avons ainsi obtenu qu'on mette en place des règles plus strictes pour éviter les abus très clairs et les les déstabilisations qu'on a vu ces derniers mois on a ainsi obtenu que pour les céréales il y ait un mécanisme de sauvegarde renforcé en cas de perturbation du marché ce qui permettrait des mesures d'intervention si les céréales venant d'Ukraine qui sont mis sur le marché européen viennent à déstabiliser de manière trop importante nos cours les prix ou créer une concurrence qui serait déloyale avec différents mécanismes qui peuvent être de bloquer d'intervenir sur les prix ou autres pour ce qui est des œufs des poulets du sucre nous avons obtenu des mécanismes de protection en reprenant l'historique des volumes 2022 et 2023 et donc dont le premier semestre 2022 avec des chiffres qui étaient plus historiques et qui au-delà de volume ainsi défini nous permett de rétablir les droits de douane au fond je vais être simple oui pour aider l'Ukraine dans un contexte de guerre non pour créer une situation de concurrence déloyale qui profite à quelques milliardaires ou à quelques grands industriels qui ne rest respecte pas nos règles là aussi c'est du bon sens et bien c'est ce qu'on a obtenu en changeant ainsi ces règles vous l'avez compris ces derniers jours ces dernières heures nous avons obtenu des avancées substantielles qu'il s'agisse de la question déjà cher de l'Ukraine ou du Mercosur plus largement nous avons tenu de pouvoir lancer un travail de révision en profondeur de la logique et de l'approche européenne et je remercie la présidente de la commission qui a entendu cette demande qui a cet exercice de dialogue stratégique il va permettre dès la fin du mois de février de prendre des mesures de simplification au niveau européen comme nous sommes en train de le faire au niveau français mais il va surtout nous permettre d'intégrer beaucoup mieux qu'on l'avait fait dans une pâack qui avait été pensée avant ce nouveau contexte géopolitique d'intégrer le changement de logiciel dans lequel nous vivons la guerre est là le monde se transforme et donc nous devons avoir une politique agricole plus simple qui prennent en compte davantage la nécessité de produire plus qui évidemment intègre nos objectifs environnementaux mais qui le fait en préservant une concurrence loyale en préservant le revenu des agriculteurs et en préservant notre souveraineté alimentaire c'est ça le changement de logique que nous voulons porter au niveau européen que nous avons commencé ces dernières heures à pouvoir lancer enclencher et sur lequel nous ne lâcherons rien nous sommes battu pour obtenir ses premiers résultats nous continuerons de le faire pour avoir une agriculture européenne et française plus forte plus souveraine et continuer à avoir l'une des agricultures qui fournit l'alimentation de qualité au meilleurs standards mondiaux parce que nous devons être fier de l'alimentation française européenne c'est l'une des meilleures du monde donc on doit continuer à se battre pour elle et ce faisant abâtir notre nouveau modèle agricole par de l'investissement par des changements mais aussi par du bon sens de la simplicité et de la volonté le combat va donc continuer en ce sens et nous aurons l'occasion dans les prochaines semaines et les prochains mois de continuer de vrai pour obtenir des résultats concrets pour nos agriculteurs je vais maintenant répondre à toutes vos question merci ang sur l'Ukraine après le pessimisme généralisé sur un accord à 27 qu'est-ce qui s'est passé qu'est-ce que vous pouvez nous raconter sur la Réunion petit comité ce matin notamment qui a convaincu Orban à changer son avis et qu' en and delivers pour ce qui est des discussions que nous avons eu d'abord je pense que l'approche en deux étapes a permis de garder l'unité et l'unanimité nous avons bien fait elle a ensuite permis un travail important de plusieurs États-membres de la Commission du conseil au côté de la Hongrie j'ai moi-même hier soir vu longuement Victor Orban avant en effet qu'on se réunisse ce matin en plus petit petit comité avant le Conseil et au fond nous avons défini une méthode qui est une méthode claire non discriminatoire et proportionné et la Hongrie n'a pas eu de cadeau mais elle a simplement eu la garantie que l'approche qui serait faite à son égard elle serait non discriminatoire les règles sont claires et les règles on les a d'ailleurs définies en 2020 et nous l'avons rappelé dans les textes du conseil et donc il y a pas d'arbitraire derrière et derrière ça que ce sera proportionné chaque fois qu'il y a une réforme ou un effort qui est fait il y a un dégel qui est conduit et je crois que cette clarté a permis de lever des amb é qui existait et je pense que le fait qu'on s'y prenne en deux fois aussi permis d'avancer clairement en tout cas cela conforte la nécessité de ne jamais être pessimiste ou résigné mais déterminé et méthodique bonjour monsieur le président Mathieu Desmoulin pour TF1 LCI deux questions d'abord à votre arrivé ce matin à Bruxelles vous avez dû entendre les claxon de tracteurs raisonn dans la ville en France les syndics agriol je cite la surdité de l'Union européenne estce l'issu de votre entretien avecs c'est aussi le sentiment que vous avez et puis en France toujours sur les routes une partie des syndicats app à lever les blocages d'autres appellent à les poursuivre au vu des annonces qui ont été formulé notamment ce matin par votre premier ministre à hauteur de 400 millions d'euros est-ce que vous estimez que la sortie de crise est en je vous remercie écoutez on a beau jeu de dire que l'Europe est la source de tous les mots l'Europe c'est nous comme je dis toujours et je pense que simplement nous devons tous être conscients que je le disais on a un modèle agricole exceptionnel nous Français mais nous européens c'est le fruit de décennies une politique agricole qui s'est construite après guerre qui a permis de nous nourrir et notre politique agricole commune dans sa je dirais sa pensée sa conception première elle a été rendez-vous des objectifs historiques qu'on s'était fixé on est en fait en train de définir un nouveau Pact avec le monde agricole et je crois qu'il faut qu'on se le disent peut-être de manière plus claire qu'on le fasse de manière plus simple c'est ça ce qu'on est en train de faire à ciel ouvert c'est quand nous voulons continuer à nous nourrir et à exporter c'est ça la souveraineté alimentaire on ne veut pas dépendre des autres on veut continuer à nourrir le peuple français le peuple européen et à exporter parce que ça crée la puissance on veut le faire en gardant la qualité qui est la nôtre et même en continuant à l'améliorer à chaque fois qu'on peut et on veut le faire maintenant en intégrant la nécessité justement climatique ce qui est de la contrainte sur une agriculture qui a été pensée historiquement c'est pas la faute des agriculteurs c'est nous qui l'avons voulu sur un modèle beaucoup plus productiviste et qui reposait sur beaucoup de chimie et donc on est en train de faire une sortie de ce modèle de chimie pour aller vers une agriculture qui est en train de se réorganiser avec de l'innovation avec de la robotique avec de la génomique avec des innovations et de l'investissement pour accompagner et donc on va sortir des pesticides par la recherche en faisant justement par exemple dans la viticulture des sépages plus résilients en changeant les pratiques de sol et cetera et cetera ça se fait pas du jour au lendemain et donc partout vous avez des difficultés c'est quand les règles vont trop vite quand elles sont trop compliquées quand on crée des conditionnalités qui paraissent simple quand on est négocié à 27 mais qui sont un casse-tê terrible quand il faut les mettre en place au niveau de son champ donc un on doit avoir l'humilité de dire on est à un moment historique on bâtit un nouveau modèle agricole ce modèle agricole on doit le faire avec nos agriculteurs c'est exactement ce qu'on vient de lancer ici au niveau européen et je crois que l'Europe n'est pas du tout sourde à cela il faut qu'elleit l'humilité de dire c'est un choix historique on le fait une fois tous les 40 50 ans et encore c'est ce qu'on est en train de faire et donc on doit le faire avec les agriculteurs on pourra pas le faire contre et après il faut avoir aussi l'humilité de dire regardons le monde qui est en train de changer les déstabilisations agricoles créé par la guerre lancé par la Russie en ucraine on les voit dans tous les pays évidemment ça nous touche et donc on doit intégrer aussi cette déstabilisation celle qu'on au pendant le covid à la sortie du covid lié à la guerre en Ukraine remettre tout ça à plat et au fond se dire on regarde nos objectifs on investit pour pouvoir faire ce changement et on le pense de telle sorte qu'il soit simple intelligible et faisable pour nos agriculteurs et là où il y a un très gros travail de changement de logiciel au niveau européen au niveau français faut avoir l'honnêteté de le dire c'est dans la simplicité et l'intelligibilité nos règles sont trop compliquées du coup ça crée de la paperasse ça crée de l'anxiété et pour des agriculteurs qui travaillent déjà énormément qui ne savent pas ce que c'est qu'un jour de qu'un jour férier qu'un jour de congé ça devient impossible et ça crée des situations de découragement et de d'immense détresse donc voilà ce qu'on fait donc non l'Europe n'est pas sourde oui le défi est immense oui nous avons les moyens de le relever et ce qu'on a commencé à obtenir là sont des résultats très concrets pour nos agriculteurs et ce qu'on a lancé là va nous permettre dans les prochaines semaines et les prochains mois et bien un de simplifier drastiquement les choses au niveau européen au niveau français et de de concevoir une vraie nouvelle politique agricole du 21e siècle en tout cas je ferai tout pour me battre pour cela qui est celle d'une vraie souveraineté alimentaire repenser et donc voilà ce que nous sommes en train de faire face à cela je je pense que ce qui a été annoncé par le Premier ministre et les ministres tout à l'heure ce que je viens de vous dire là aussi de nos avancées européennes correspond je le sais à beaucoup des attentes qui étai qui étaient là et donc je pense que le retour au calme il y a aussi beaucoup d'agriculteurs qui ont ont beaucoup de travaux je le sais à faire et et et et qui sont aussi largement mobilisés est une nécessité je pense que ce retour au calme et j'en prends ici l'engagement ça doit pas être un retour à la situation d'avant c'est-à-dire que nous maintenant il faut mettre en place et mettre en œuvre très vite ce qui a été décidé et aller au bout des engagement qui a été pris et donc très concrètement j'attends moi du gouvernement qu'il mette en place très rapidement tout ce qui a été décidé qui travaille à marche forcée avec en particulier concertations qui sont lancées dès demain par les préfets dans chaque département les mesures de simplification qu'on puisse avoir dès les prochains jours à nouveau des décisions concrètes le plus tard pour le Salon de l'Agriculture des décisions très concrètes de simplification qui ont été annoncé que les plans viticulture élevage soient mis en place là aussi de manière très rapide et j'attends de la Commission européenne que le dialogue stratégique qui a été lancé puisse nous permettre d'aboutir là aussi à des simplifications concrètes et tangibles dès la fin du mois de février et là on sera en rendez-vous et on continue et nous nous batons bonjour monsieur le Président Michel rose de question sur le Mercosur vous nous avez dit être contre cet accord mais la France n'a pas de droit de vto on a entendu Olaf schols Pedro Sanchez nous dire tout le bien qu'il pense de l'accord avec le Mercosur est-ce que le problème n'est pas que la France est isolée sur ce sujet en Europe et l'Union européenne pourrait-elle décider d'imposer cet accord à la France contre sa volonté vous avez raison de dire que ça n'est pas la France seule qui décide et que nous pouvons pas seul bloquer mais ça fait 7 ans qu'on me dit ça et je constate que quand même à chaque fois qu'on a élevé la voix et qu'on a montré les incohérences on a été suivi et je me félicite que parce qu'on a élevé la voix parce qu'on a montré les incohérences alors même vous le savez bien plusieurs d'entre vous d'ailleurs l'avaient écrit et c'était vrai vice-président de la Commission se rendait sur place pour signer on le savait tous il n'a pas signé il a levé le stylo parce qu'on a été entendu et donc moi je je suis pas contre les accords commerciaux par définition je suis simplement contre le libre échange quand c'est la loi de la jungle c'est pas ma vision des choses je je ne partage pas c'est d'ailleurs parfois étonnant comme quoi toujours leç de politique des gens qui sont famille politique qui ét pas forcément les plus ultralibéral mais qui défendent des accords don les sousjac sont totalement ult libér que si on dit on est pour ouvrir mais on respecte pas les mêmes règles je suis pas pour et donc je pense que nous ne pouvons pas demander au producteurs européens d'accepter à marche forcée de respecter plus de règles et dans le même temps de continuer de négocier des accords de libre échange comme on le faisait dans les années 90 ce qui est exactement le modèle du Mercosur nous nous sommes pour des modèles de négociation commercial comme on l'a fait avec la Nouvelle-Zélande avec le Chili par exemple de nouvelles génération sont cohérentes avec cette nouvelle politique agricole que j'ai évoqué qui consiste à dire on demande et on impose des règles à nos producteurs pour émettre moins de CO2 pour avoir moins de pesticides pour respecter la biodiversité ils le font parfois ça crée des tensions pour faire ça on investit ils investissent ça leur crée des coûts ça prend de l'argent à du contribuable si à côté de ça vous enlevez les tarifs et les quotas à des produits qui viennent de pays qui n'applique pas ses règles on marche sur la tête c'est-à-dire que on sera un continent qui prend des des règles pour des producteurs qui n'existent plus et donc on sera un continent qui d'ailleurs demain ne pourra même plus choisir ce qu'il consomme et c'est ça la souveraineté parce que si vous si vous n'y veillez pas les règles que vous jugez bonnes que vous appliquez à vos producteurs si vous les affaiblissez trop parce que vous laissez vous-même une concurrence déloyale se faire le risque c'est simplement que vous perdez la capacité à produire et donc à un moment donné on sera en situation peut-être de devoir consommer des biens industriels ou agricoles qui viennent de comp de région qui correspondent pas du tout à nos valeurs règles parce qu'on aura simplement cré cette situation l'Europe a les meilleurs standard du monde en matière de décarbonation en matière de phytosanitaire en matière de pesticid et ce les meilleurs standards au monde on applique on investit on aide mais à côté de ça on est intraitable sur le caractère loyal de la concurrence faut que ce soit honnête sinon on va paumer tout le monde et pour que ce soit honnête et bien faut qu'à chaque fois qu'on négocie avec d'autres on leur dise on veut pouvoir contrôler vos modes de production pour s'assurer que ce sont les mêmes que nous c'est du bon sens et après faut choisir moi je pense que si nous faisons ça on peut continuer d'embarquer nos industriels nos agriculteurs si on fait pas ça on va les perdre et à juste titre et on fait monter les extrêmes aprs on peut tous dire c'est terrible les extrêmes mont ENF si on prend descis sonprens Mo je suis pour l'écologie du bon sens et l'EUR du bon sens ça beaucoup c'est pas Mo d'ambition contraire mais c'est juste de dire je comprendre ce que je fais et pexliquer de manière intelligible par quand j'arexquer problème le mer que c'est là c'est pas explicable question ou here there is so many is going on in Europe in France but I think we have to not forget the Middle East because is something happening Middle East directly affected Europe uh just a few days ago Iranian regime attacked the US basis in Jordania and also just one we ago same Iranian regime attack the Arbil city the the capital of the Iraqi Kurdistan region and just civilian people they are died you had a meeting with the Prime Minister of Iraqi Kurdistan Masr Barzani could you tell me what did you discussion with him and what message do you have for the Iranian regime because you know there are so many in Middle East in yen IRQ IR other what m you have for Iran they have to stop this att thank you you know from the government anddistan we we had very clear mage and I express my full support and our solidarity to govern in such and j'ai dit que je prenais une dernière question on va prendre [Musique] là join situation war and ne direct pro to increase the tension and detiorate the situation which includes Hezbollah and this is m i want here toitate m I to to the Prime Minister of iror we are we are here to merciur président l'agriculture ce sonti des dizaines de milliards d'excd commci pour l'Europe le mercos c'est aussi ce sont ai des milliard d'exc pourur je crois aussi pour la France d'ailleurs aussi respectable les objectifs de souveraineté et protection soit-il comment est-ce qu'on avance dans cette direction sans mettre en danger ces réalités économiques qui existent aussi et qui nous sont favorables alors d'abord de manière très simple vous l'avez dit pour la France l'Europe est un enjeu essentiel parce que ce sont des exportations pour nos agriculteurs de manière considérable il y a pas d'agriculture française qui tienne s'il n'y a pas une Europe qui fonctionne et donc la meilleure manière de faire c'est de sortir de la démagogie ambiante et de tous les discours de facilité que j'ai pu entendre ces derniers jours et ces dernières semaines consistant à dire le seul problème c'est l'Europe non parce queil y a simplement pas de devenir agricole s'il y a pas une Europe vraiment intégrée avec une capacité d'échanger c'est une réalité elle se vérifie filière par filière et d'ailleurs ces dernières années nous avons encore renforcé notre intégration intraeuropéenne et c'est une force la deuxème chose c'est que nous voulons une France et une Europe qui soit plus compétitive et qui puisse en effet exporter à travers le monde c'est tout le sens des réformes que nous menons dans le pays de nos baisses d'impôts et de la fiscalité de production de nos réformes du marché du travail de nos réformes d'assurance chômage des retraites et cetera la compétitivité française européenne c'est ce qui nous permet d'exporter hors de l'Europe pour l'agriculture l'industrie et autres et on va continuer de faire ça et vous avez tout à fait raison de dire que la région du Mercosur est une région très importante pour notre commerce agricole industriel et autres j'irai moi-même fin mars et on a beaucoup prospect beaucoup de l'industrie de défense différents sujets industriels et agricooles de choses mais un accord commercial ça n'est pas ça d'abord ça vous montre qu'on peut faire du commerce sans forcément avoir des accords commerciaux c'est de dire vous donner des avantages exorbitants et vous vous démantelez tous vos tarifs avec avec ce pays ou avec cette région bah là il faut que ce soit juste quand vous faites ça et c'est le point que je plaide donc c'est tout à fait compatible moi je ne suis pas favorable à une Europe qui se referme à une Europe qui ne commerce plus et donc je suis pour qu'on commerce le plus possible et qu'on améliore notre compétitivité mais je ne suis pas favorable à ce qu'on crée des accords qui dé notre politique tarifaire si ces accords ne sont pas équilibrés et fond dépend de beaucoup de producteurs en particulier dans notre agriculture c'est exactement ce que j'aivoqué tout à l'heure et donc faut les mêmes règles de production mais tout ça montre que ça veut pas dire que on a besoin d'un accord pour ouvrir le commerce avec ces pays réciprocité c'est la clé donc on continuera de défendre un vrai volontarisme français européen et je crois que défendre notre souveraineté n'est pas du tout la France a une une position très claire je suis là je défends la souveraineté je défends la compétitivité et l'ouverture faut les trois ensemble si vous défendez que l'ouverture sans défendre votre compétitivité B vous défendez une ouverture ou vous perdez c'était le problème de la France depuis beaucoup d'années on a les premiers résultats on le voit si vous ne défendez que la compétitivité et l'ouverture sur la souveraineté vous créez des dépendances on l'a connu pendant la période de covid on le voit en ce moment sur les semiconducteurs et autres si vous ne défendez que la souveraineté sans la compétitivité l'ouverture à ce moment-là vous créez une économie qui est inefficace et vous faites souffrir des beaucoup de secteurs qui ont besoin faut les trois ensemble comme dirait l'autre en même temps souveraineté compétitivité ouverture si on fait les trois ensemble on crée la compé ité par nos réformes par nos investissements par notre capacité à bien faire on cré l'ouverture par l'accès à nouveau marché notre ouverture à des à ces marchés tiers mais avec une concurrence loyale et puis notre souveraineté c'est de s'assurer que on a toujours une production sur le sol européen qui nous permet de maîtriser nos chaînes de valeur il y a des choses qu'on ne veut jamais voir produites à l'extérieur et je pense qu'une bonne partie de notre alimentation je le disais au moment du covid en disant qui serait assez fou pour déléguer l'alimentation des Européens à d'autres c'est vrai vous AZ pas envie de vivre dans une Europe qui demain dépendra totalement des autres continents pour avoir de la viande moi j'ai pas envie parce que je sais que j'ai une viande française européenne qui est meilleure qualité du monde je sais ce qu'on y met dedans parce qu'on contrôle ses modes de production c'est ça la souveraineté c'est de maîtriser notre art de vivre nos choix de vie et notre avenir ça vaut pour les semionducteurs ça vaut pour l'énergie là ça vaut aussi pour l'alimentation voilà c'est pas incompatible faut tenir les tris emble c'est ce qu'on fait allez deux dernières et puis après je fil Valéri truc bonjour monsieur le Président vous aviez en juin dernier appelé à une pause réglementaire sur le pacte vert européen le pacte ver européen a cristallisé un peu les colères des agriculteurs pendant pendant cela récemment cette pause est-ce que vous estimez avoir été entendu par vos partenaires et puis est-ce qu'elle a même finalement pas déjà commencé avant même la crise agricole et puis par ailleurs la France est plutôt mieux disante sur le plan écologique le plan écopyo les alternatives au glyphosate du coup est-ce que cette mieuxdisance va être abandonnée merci alors je le disais pour ce qui est des des distorsions qui peuvent exister on est en train de les de les corriger ça fait partie de ce qu' annoncé le gouvernement ce matin néanmoins on va continuer à avoir une ambition et c'est très important et au moment même où le Europe parce qu'il y a eu un désaccord par leement n'a pas pu faire aboutir euh justement ces textes on peut pas dire il y a plus de politique sur les produits phytosanitaires parce que et nos agriculteurs le savent d'ailleurs ils sont raisonnables les agriculteurs ils demandent pas qu'il qu'il ait plus de règles ils veulent que c'est RS sont intelligible ils veulent qu'elle change pas tout le temps ils veulent qu'elle soi pas attaqué tout le temps euh et veulent pas être stigmatisé et ça c'est légitime donc en France on va continuer d'abord on stabilise on met en œuvre ce qu'on a décidé qui est déjà ambitieux on corrige les petits points qui existent encore d'irritant où il y a des différences par rapport aux voisins et on a une application de bon sens au plus près du terrain pour les dérogations mais on ne fait pas de retour en arrière parce que le retour en arrière ce ne serait pas sérieux et objectivement notre nos agriculteurs le savent simplement on accompagne et je le dis parce que je me compare aussi à beaucoup de voisins beaucoup de voisins sont en train aujourd'hui soit de réduire l'argent qu'il mettent dans leur agriculture ou autre nous en plus de la PAC on a investi 1 milliard 3 millions d'euros pour accompagner les changement donc faut qu'on soit tous honnête avec nous-même donc on garde notre ambition on met en œuvre on le fait avec bon sens et on corrige les points d'abération à côté de ça ces dernières années l'Europe a beaucoup avancé et donc j'ai dit et je continue de dire que maintenant on est dans une phase où il faut mettre en œuvre alors c'est la fin de mandature donc il y a des derniers textes que les le Parlement qu'on appelle le trilogue doit finaliser mais on ne doit pas relancer à nouveau de l'instabilité ça vaut pas simplement sur l'agriculture pour notre industrie notre chimie par exemple et il faut bien constater que sur ces points l'EUR a mis en place un cadre rglementaire qui est une bonne chose cé nos engagements nous on dit on a sign les accords de Paris on a pris des engagements de baisse d'émission à 2030 à 2050 on a une stratégie qu' met envre a décidé met les règles maintenant faut la décliner l'accompagner et maintenant fond faut des règles simples de l'accompagnement de la visibilité de l'investissement pour que jamais la transition ne soit injuste c'est vrai pour les ménages c'est vrai pour les producteurs et ça c'est la clé donc voilà ce don ce que j'appelle de mes vœux et vous l'avez dit je l'avais fait déjà il y a plusieurs mois donc je pense qu'il faut maintenant se mettre en œuvre C voilà cette pause cet esprit de bon sens on est haut parce que c'est ha politiquement faut se comparer ça rejoint ce qu'on se disait tout à l'heure nous sommes le continent qui a le plus de règles qui est plus plus ambitieux c'est bien maintenant faut le mettre en œuf faut pas en créer de nouvelle toute dernière merci Philippe Ricard pour le monde à propos d'Ukraine et d'agriculture est-ce qu'il y a pas un paradoxe voir une contradiction en fait à mettre en place un plan d'aide de 50 milliards d'euros sur 4 ans pour l'Ukraine et par ailleurs la privé d'une partie de ses exportations agricoles étant donné la crise que ça peut susciter effectivement ou alimenter voilà et puis autre question sur le proche orient est-ce que la France comme d'autres aux États-Unis par exemple ou au Royaume-Uni commence à réfléchir à une éventuelle reconnaissance de l'État palestinien merci sur votre deuxième question on y réfléchit depuis plusieurs années nous sommes surtout convaincu que ce plan sécurité stabilité pour tous impose une réponse sécuritaire humanitaire et politique laquelle emporte la question des deux états et donc notre reconnaissance fera partie de ce paqu je pense que il faut simplement qu'elle intervienne au bon moment dans un cadre politique avec surtout la responsabilisation de toutes les parties prenant qui soit cohérent pour ce qui est de l'Ukraine il y a pas du tout d'incohérence c'est là aussi ce que je disais c'est du bon sens le on est de l'Ukraine pour faire quoi avoir des armes acheter des armes des missiles des munitions des équipements former leurs troupes on aide l'Ukraine financièrement pour qu'ell puisse payer ses fonctionnaires pour qu'elle puisse reconstruire les zones qu'ell reconquèent et qui ont été détruites et qu'on puisse commencer à budgeter la reconstruction le jour d'après on a rouvert la sortie des céréales et des denrées alimentaires et d'ailleurs c'est grâce à l'Europe puisque les voies fluviales et ferroviares que nous avons ouvertes sont celles qui permettent de faire sortir une écrasante majorité de ces volumes tous ne sont pas mis sur le marché européen mais on les a rouverts le monde par contre on est obligé de constater qu'en même temps qu'on fait ça on a des mis sur le marché européen de certains bien qui viennent nous déstabiliser je regardez pour le poulet on est passé de de 90000 tonnes à 200000 puis 300000 tonnes et ça profite à qui au 3/4 à un groupe détenu par un milliardaire objectivement on n pas envie de faire l'argent de ce monsieur c'est pas ça le but ça être pas l'Ukraine ça donc là on dit on met des règles ça c'est du bon sens on aide l'Ukraine à faire son effort de guerre on l'aide à sortir les céréales pour pour qu'ils aill sur tous les marchés mais quand il y a des excès qui nous déstabilisent avec des gens qui d'ailleurs ne respectent pas tout à fait les meilleures règles sanitaires qui sont les nôtres bah on dit on met des clauses et donc c'est pour ça qu'est-ce qu'on a dit on regarde les volumes de 2022 et 2023 on met un plafond en moyenant ces deux années ce qui permet d'intégrer une partie avant guerre et à ce moment-là on remet des tarifs c'est pas du tout contradictoire c'est même complémentaire sinon vous n'aurez plus de soutien parce que très rapidement des agriculteurs partout en en Europe vont dire c'est totalement un juste des gens qui ne respectent pas les mêmes règles que nous n'ont plus de tarif et arrivent sur notre marché et ça aide quelques grands groupes industriels car les l'agriculture ukrainienne est très industrialisée pas du tout les mêmes formats de production que nous donc je pense que c'est du bon sens et c'est d'ailleurs aussi pour ça qu'on aura des revues très régulières de tous ces mouvements commerciaux à tout petit peu parce que Fr un gros sujet les Européens pas million de deion on n pas réussi à se mettre d'accord sur un nouveau montant pour la EUR alors sur ces deux sujet d'abord on on aura les textes en février de la commission qui sont attendus on s'est mis d'accord sur la proposition de fait par le haut représentant et ce que j'ai proposé c'est qu'on ait une coopération très concrète comme on l'a fait sur l'artillerie sur les munitions pour pouvoir élargir et être au rendez-vous c'est pas normal qu'on soit pas au rendez-vous de l'engagement qui avait été pris la clé derrière ça c'est qu'on continue tous de manière très concrète d'aller en réalité vers l'économie de guerre car nous ne sommes pas encore en économie de guerre ça fait presque 2 ans qu'on en parle nous on a réussi sur certains de nos industriels à le faire par exemple je prends un exemple très concret que nous avons mis au service de notre coalition artillerie les Canon César on a fait plus que doubler la production on est passé en mode économie de guerre on produit beaucoup plus vite on a cassé les délais les procédures et cetera et on va produ je crois je parle un peu moins de 75 canon César cette année qu'on va pouvoir livrer à l'Ukraine il y a plein secteur en France et partout en Europe où on n pas réussi à faire ça c'est-à-dire à drastiquement baisser les délais et les volumes c'est ça qu'il faut qu'on fasse parce que c'est ça ce qui a fait la Russie donc faut être beaucoup plus exigeant avec nos industriels et il faut mobiliser nos financements là-dessus toute dernière je vous ai fait plusieurs fois là la m merci monsieur le Président Anthony lebos pour BFM TV vous avez annoncé un égalisme Européen que pouvez-vous nous dire de de ces contours de votre de votre ambition d'autant plus que les lois égalim au niveau national ne sont pas assez appliqué selon les agriculteurs que nous interrogons sur le terrain alors un égalim 1 et de ça marche et ça a permis de sauver beaucoup de filières ça suppose que les filières de producteurs s'organisent dans le lait ils l'ont fait formidablement en organisation de producteurs ils l'ont pas fait dans toutes les filières c'est un problème ensuite on a renforcé les contrôles on a mis des indicateurs et cetera donc on a fait ça a permis faire beaucoup d'avancé il y aurait pas eu ça je peux vous dire ce serait bien plus terrible maintenant on va faire la revue ça a été dit par le gouvernement ce matin s'il faut encore améliorer égalim 2 au niveau national on le fera mais je ne laisserai pas dire que ça ne marche pas ça a permis pour les filières qui se sont organisés en producteur qui ont vraiment décidé d'indicateurs de préserver la valeur justement dans nos cours de ferme et ça nous a permis de faire beaucoup plus de contrôle avec des pénalités historiques contre certains grands distributeurs et contre certains grands industriels donc nous on renforce les contrôles on applique mieux au niveau national on implique mieux aussi pour qu'and la restauration collective on est on est vraiment les volumes de consommation locale qui soit bien appliqué et pour continuer d'aider le bio aussi qu'il faut pas oublier dans cette période maintenant pourquoi il faut une bataille européenne parce que c il y a certaines filières qui aujourd'hui sont structurés au niveau européen mais surtout parce que certains distributeurs contourne notre loi parce que quand on a notre administration la DGCCRF en l'espèce qui peut contrôler un acheteur un comportement d'achat en France si c'est une centrale d'achat qui est situé dans un autre pays européen contour et donc on a besoin au niveau européen d'avoir des règ per de do quel sorte des accordp re les producteurs les transformateur distributeur notre alimentationose sur accord entre TR par pranti qui produit celui qui transforme celui qui distribueut s que cet accord est hnte c'est dire que chacun a un juste retour sur sa valeur or compte tenu de la structuration des marchés c'est très dur que cet accord soit honnête parce que vous avez en Europe des millions de producteurs vous avez quelques dizaines de milliers de transformateurs parce qu'il a aussi des PME et vous avez quelques dizaines de grands groupes qui distribuent et donc il peuvent être parfois en situation de force voilà pourquoi il faut un égalisme Européen et des règles qui permettent de lutter contre ces centrales d'achat européennes qui nous font du mal voilà merci beaucoup je devoir filer bon courage à tous et toutes