Amélie de Montchalin : « Si le gouvernement choisit le 49.3, je ne serais plus devant vous »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la position d'Emmanuel Macron sur la paix en Ukraine vous semble atteignable ?
- 2:01OuverteRéponse partielle
Que faire des actifs russes gelés selon vous ?
- 5:01FerméeRéponse directe
La réforme du service national universel sera-t-elle intégrée au budget 2026 ?
- 9:01RelanceRéponse directe
Quelles sont les alternatives au compromis parlementaire pour le budget ?
- 15:01OuverteRéponse directe
Comment réagissez-vous aux résultats du baromètre Doxa sur Jordan Bardella ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01Amélie de MontchalinFait
« On ne peut pas dans un monde, voyez, certes hostile considérer que les frontières sont au fond des concepts que chacun peut traverser à sa guise. »
- 3:00Amélie de MontchalinFait
« Ce qui s'est passé en Ukraine, c'est un pays qui a envahi un autre pays, ce qui n'était pas arrivé sur notre continent depuis en fait 1945. »
- 5:01Amélie de MontchalinFait
« Le président de la République a fait un discours important à la nation le 13 juillet dernier et qu'il a annoncé qu'on allait mettre à jour, on allait élargir la loi de programmation militaire. »
- 6:00Amélie de MontchalinChiffre
« C'est 6,7 milliards d'euros. »
- 10:00Amélie de MontchalinFait
« La loi spéciale n'est pas un budget, que la loi spéciale, c'est qu'un outil temporaire pour ne comme je dis pas faire défaut. »
- 12:00Amélie de MontchalinChiffre
« La loi spéciale l'année dernière a coûté 11 milliards 11 12 milliards au budget de l'État. »
- 15:01Amélie de MontchalinFait
« Jordan Bardella, il est dans un populisme. Populisme, c'est consiste à dire à beaucoup de gens ce qu'ils veulent entendre. »
- 17:00Amélie de MontchalinFait
« Quand il s'agit de défendre les artisans et les commerçants face à la déferlande des petits colis chinois et Chines, ils sont contre. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Amélie de Monchalin. Merci beaucoup d'être notre invité ce matin. Vous êtes ministre de l'action et des comptes publics.
On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Stéphane Vernet de Wouest France. Bonjour Stéphane. Bonjour Orian.
Amélie Monchalin. Bonjour. Bonjour.
On va évidemment longuement parler du budget des budgets Amélie de Moncharlin. Mais d'abord un mot de réaction puisque Emmanuel Macron s'exprime ce matin. Vous avez été vous en charge des affaires européennes.
Il s'exprime notamment sur la question de la guerre en Ukraine. Nous voulons la paix mais pas une paix qui soit une capitulation pour Kief. dit le chef de l'État.
Est-ce que ça vous paraît atteignable dans un temps proche ? Bah, c'est au-delà de l'atteignable, c'est absolument nécessaire pour notre continent, pour les Ukrainiens et pour notre conception de la souveraineté. On ne peut pas dans un monde, voyez, certes hostile considérer que les frontières sont au fond des concepts que chacun peut traverser à sa guise.
Et ce qui s'est passé en Ukraine, c'est un pays qui a envahi un autre pays, ce qui n'était pas arrivé sur notre continent depuis en fait 1945. Et donc, je pense qu'il est c'est pas une question de savoir si c'est atteignable ou pas. C'est nécessaire.
Et ça fait le lien, si je peux me permettre, avec ce qu' annoncé le premier ministre hier. Nous avons sur un certain nombre de sujets, notamment celui de la défense, mais aussi sur d'autres sujets de souveraineté, l'agriculture, l'énergie, nous avons besoin de donner aux Français et aux parlementaires toutes les informations parce que si nous considérons que évidemment le budget est un moment évidemment important de mise en cohérence au fond de nos moyens et de nos priorités, le gouvernement veut donner toute la transparence à l'ensemble des forces politiques sur ces trois éléments de souveraineté, l'énergie, l'agriculture et la défense pas parce que on veut contraindre je ne sais qui à voter je ne sais quoi mais parce que les enjeux majeurs demandent de la clarté et cette clarté on veut vraiment aussi montrer que ce n'est pas lié à la présidentielle de 2027. On va on va évidemment y revenir.
Le chef de l'État qui dit aussi que c'est aux européens de décider quoi faire des actifs russes gelés. Ça c'est aussi une question qui fait débat. Euh dans votre camp, qu'est-ce qu'il faut faire de ces actifs russes gelés selon vous ?
Bon, je vais pas revenir ici dans un débat qui est à la fois très technique et très géopolitique, mais le principe c'est de dire aujourd'hui et ça a été proposé que ces actifs puissent servir au fond à payer la reconstruction et il y a plein de modalités. Euh il y en a qui sont très frontales et qui peuvent d'ailleurs affaiblir le système financier dans son ensemble. Il y en a d'autres qui sont plus négociés.
Il y en a d'autres qui sont sur le plus moyen terme. Vous savez qu'il y a un grand débat à Bruxelles entre les partenaires. Au fond, c'est quoi le sujet ? c'est de considérer que l'agresseur doit quand même à un moment donné payer les réparations du pays qu'il a agressé.
Et je pense qu'on peut s'en tenir là pour nos téléspectateurs, c'est ça qu'on continue de défendre. Et oui, c'est aux Européens de décider que la manière dont ils s'organiseront pour que oui, nous ayons de la solidarité. Oui, nous mettons des moyens au service évidemment de ce conflit, mais nous pouvons pas tout payer si l'agresseur à un moment donné ne prend pas à sa charge au fond les réparations de l'agression totalement unilatérale que la Russie a mené en février 2022.
Stéphan dans son dans son interview matinale, le président de la République a confirmé qu'il il ferait des annonces sur une réforme du service national universel. Donc là, on pense à l'annonce de la création d'un service militaire volontaire qui fera sans doute jeudi à Vars. Ça c'est une dépense supplémentaire pour le pour la défense.
Elle est pas inscrite au budget 2026. Est-ce que ça peut être ajouté dans le cours des débats ou est-ce qu'il faudra en passer par une loi rectificative l'année prochaine ? Alors, vous vous souvenez que le président de la République a fait un discours important à la nation le 13 juillet dernier et qu'il a annoncé qu'on allait mettre à jour, on allait élargir la loi de programmation militaire pour s'adapter à un monde en 2025 qui était assez différent finalement des conditions qui avaient voilà prévalu quand la première euh version de cette nouvelle loi de programmation militaire avait été mis au vote et c'était Sébastien Lecnu qui avait présenté ce texte.
Donc cette actualisation de la loi de programmation, c'est ces nouveaux moyens inclus un certain nombre d'éléments que justement nous voulons et nous devons présenter aux parlementaires. C'est pour ça que le premier ministre hier a dit évidemment c'est 6,7 milliards d'euros. C'est un débat d'ailleurs qui aura lieu au Sénat, c'est un débat sur les moyens mais il est utile que l'ensemble de la nation considère bien que c'est pas juste une enveloppe budgétaire.
Il y a des ambitions, il y a des objectifs. Euh ça a été pensé, ça a été évidemment débattu autour du président de la République avec évidemment les ministres des armées, avec évidemment la ministre que je suis aussi puisque la ministre des comptes publics, on doit rendre notre défense possible mais il faut trouver les bons moyens de le faire. Donc le président de la République annoncera évidemment des éléments et c'est aussi pour ça que le premier ministre annoncé hier qui était c'est l'utilité du débat de lundi.
Oui. Et et c'est pourquoi c'est utile ? Parce qu'il nous faut à un moment donné, voyez, savoir différencier dans ce débat budgétaire ce qui tient à des urgences que nous devons régler maintenant en 2026 et mettre de côté aussi, j'allais dire un peu, les débats de 2027.
On voit bien que aujourd'hui notre risque c'est que parce que la présidentielle est dans 18 mois, on ait beaucoup de mal à nous mettre d'accord maintenant sur ce qui est urgent de faire pour la France maintenant. Et donc on peut avoir un débat sur la défense en général et d'ailleurs les candidats à présidentiel auront évidemment eux-mêmes des idées. Mais on doit aussi avoir toute la transparence et que le gouvernement se mette à la disposition des parlementaires pour expliquer au fond ce que ces 6,7 milliards d'euros qui ont été proposés dans le budget 2026 à quoi il sert.
Mais on comprend bien la volonté d'éclaircir les positions politiques. Mais sur le fond du budget, qu'est-ce que ça va changer le débat de lundi ? Sur le fond du budget, c'est pas un amendement au budget, c'est pas voyez un article du budget.
Ça ne d'ailleurs ça ne sera pas un vote du budget qu'on a mis à côté. On considère et je crois que le premier ministre l'a très bien dit sur des sujets comme l'organisation de l'État sur l'agriculture, sur l'énergie et sur la défense et plus largement sur notre déficit, il nous faut créer de la clarté, créer de la cohérence, séparer ce qui a de l'ordre de la politique, des visions, des alternances que certains proposent pour la présidentielle de ce qui est urgent à faire pour 2026. Nous, notre gouvernement, le premier ministre dis, on est un gouvernement de mission.
Notre mission, c'est de finir euh ce qui a été commencé en 2017, c'est aussi de finir le quinquena. C'est de faire des choses qui sont urgentes aujourd'hui et c'est de s'occuper des Français maintenant, ici et maintenant. Il y a d'autres acteurs politiques dans le débat, on le voit qui, et c'est normal et c'est légitime, cherchent à construire un projet pour 2027.
C'est très bien, mais on peut pas faire le budget, voyez les la présidentielle de 2027 dans l'hémicle du budget 2026. Il faut qu'on sépare les sujets et sur la défense au fond ce qu'on cherche c'est à bien différencier ce qui est de l'ordre de l'urgent et du nécessaire maintenant d'où les débats qui ont été annoncés de ce qui évidemment est un débat national beaucoup plus large et qui aura en son temps ces débat c'est une nouvelle méthode hein voulue par Sébastien Lecorn. On va écouter ce qu'en pense le rapporteur général du budget ici au Sénat Jean-François Hon.
L'heure n'est pas à la dispersion. L'heure n'est pas aux initiatives intempestives. L'heure, elle est à un moment où on doit remettre en perspective avec la gravité, je le redis, du moment, ce qui peut faire accord pour avoir un budget pour la fin de l'année.
C'est une initiative intempestive. Non, ce qui peut paraître intempestif à certains, c'est le sentiment queon fait pas comme d'habitude. Oui, mais l'association politique et je le dis avec beaucoup d'amitié pour Jean-Françoison avec lequel je travaille vraiment de manière très rapprochée parce que je pense que lui et moi avons la conviction très chevillé au corps que un budget est absolument nécessaire et qu'une loi spéciale n'est pas un budget et que oui, nous mettre d'accord collectivement avec toutes les forces politiques est un absolu et vraiment une urgence.
Mais oui, c'est pas comme d'habitude parce que nous sommes dans une situation politique qui n'est pas entre guillemets comme d'habitude. L'habitude de la 5e République, c'est une majorité absolue. Elle n'existe pas.
Et ensuite, il y a eu des moments où il n'y avait pas de majorité absolue et où les gouvernements utilisaient le 493. Le premier ministre a fait le choix pour des raisons aussi de réalisme, si nous avions commencé à vouloir utiliser 493, je ne serai pas devant vous aujourd'hui. Le gouvernement aurait été censuré, le budget n'aurait pas été déposé, les débats n'auraient pas commencé.
Donc nous ne sommes pas comme d'habitude. C'est totalement inédit dans la 5e République qu'un gouvernement propose un budget mais s'en remettre au fond totalement au Parlement pour construire le compromis. Donc ce que dit Jean-François Husson et et je le partage, c'est qu'il y a une alerte, c'est que oui, le moment nous demande un sursaut collectif de responsabilité et de compromis.
Mais quelles sont les alternatives ? Quelles sont les alternatives ? Est-ce qu'on se dit bah on n'y arrive pas, on laisse ceux qui nous disent que le problème bah c'est que les Français ils ont mal voté.
Il faudrait revoter pour les élections législatives. Ça c'est la vision de madame Le Pen. Faudrait même revoter maintenant dit madame Panot et monsieur Mélenchon pour les élections présidentielles parce qu'ils ont mal voté.
Voyez les français en 2022. C'est pas ma conception des institutions. L'alternative au compromis avec les forces de gauche républicaines que nous cherchons à construire avec le premier ministre le Parti socialiste, les écologistes, les communistes, c'est quoi ?
C'est faire un compromis avec leur Assemblée nationale. Ce n'est pas le choix que nous avons fait non plus. Juste il y a Sébastien Lecornu, il estime encore qu'il a toujours une majorité pour voter le budget avec ce qui s'est passé à l'Assemblée, la partie recette rejeté à la quasi unanimité, vous la voyez où la majorité ?
Mais d'abord, je vous rappelle qu'il y a 15 jours, il y a eu un vote positif avec une majorité qui a dit "Oui, nous voulons débattre des partis dépensent du parjet de loi sur la sécurité sociale." Donc nous votons nous votons les recettes de la sécurité sociale. Ça ça a eu lieu il y a 15 jours.
Ensuite, il y a eu les recettes du budget d'État. Ça n'a pas été voté. Pourquoi ?
Et parce que vous avez plein de il y a eu plein de votes avec des majorités, plein d'ailleurs qui portent des progrès tout à fait intéressants pour nos agriculteurs, pour le logement, pour l'innovation, pour l'industrie. Je vous offert la longue liste, il y a eu plein d'amendements votés avec une majorité qui était une majorité de compromis. Mais il y a aussi eu un moment où les extrêmes ensemble ont mis 36 milliards d'euros d'impôts que j'ai d'ailleurs souvent expliqué comme étant inapplicable au vu de notre droit, droit national, droit constitutionnel, droit européen.
Et une fois que ces 36 milliards d'impôts étaient dans le texte, tous les autres compromis trouvés qui sont intéressants, qui sont constructifs et que d'ailleurs je peux vous dire le gouvernement, on va faire justice à ce compromis dans les débats qui arrivent, vous voyez au Sénat, il y a un certain nombre d'amendements du gouvernement qui seront pas des idées du gouvernement mais qui seront pour moi l'occasion que ces compromis qui ont demandé du temps, qui ont demandé de l'intelligence collective, ben il puissent être débattu aussi au Sénat même si le texte n'a pas été voté. Qu'est-ce que vous allez garder alors de ces 125 heures de débat ? Vous vous verrez, il y a des propositions je pense que et le rapporteur général les connaît sur le logement, comment on soutient la construction et les propositions qui ont été faites qui sont honnêtement des propositions transpartisanes qui vont des écologistes à horizon et tous les députés voyez il y a au moins quatre ou cinq partis différents qui ont dit là on est d'accord bah ça il faut quand même que je le transmette au Sénat.
Il faut que ça soit transmis au Sénat. Vous avez des amendements qui ont été faits sur par exemple comment on concilie l'écologie avec la souveraineté industrielle. Ben ça c'est aussi intéressant qu'on l'amène.
Vous avez des amendements qui ont été trouvés sur ou des compromis qui ont été trouvés sur des questions par exemple euh de soutien à l'industrie, à l'innovation. Tout ça c'est des choses que il me semble que le gouvernement peut tout à fait de manière honnête à il faut qu'on s'assure que ces débats soient bien repris au Sénat. Ensuite le Sénat est souverain votera, votera pas, ça sera son choix.
Mais vous voyez, je pour quand Jean-François Hon dit on a le devoir absolu de donner à France un budget, il y a un point avec lequel vraiment je suis totalement en phase, c'est l'idée de dire que la loi spéciale n'est pas un budget, que la loi spéciale, c'est qu'un outil temporaire pour ne comme je dis pas faire défaut. C'est pour continuer à payer les fonctionnaires, c'est pour continuer à payer nos créanciers et c'est pour continuer à payer les politiques sociales essentielles. Vous savez que sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale, il n'y a pas de loi spéciale.
Donc nous ne sommes pas dans un monde où on pourrait se dire tranquillement, vous voyez et ben il y a les candidats à la présidentielle font leur présidentielle, le budget 2026 au fond, il est trop compliqué. Faisons une loi spéciale. Voyez, les ministres et le premier ministre vont se débrouiller, vont réduire le déficit sans débat.
Il n'y a pas d'alternative ni au compromis parlementaires, ni au passage devant le parlement, ni au fait qu'il y a un vrai budget. Et ceux qui vous parlent de loi spéciale, oublie une chose, c'est qu'en 2025, la loi spéciale a duré 6 semaines. 6 semaines parce que on était en train de négocier ce qui est devenu le budget de la nation.
Si vous êtes dans l'idée que ça peut durer 1 an, c'est que vous n'avez pas du tout du tout compris ce qu'était un un budget et de ce qui était la loi spéciale. La loi spéciale, personne n'envisage, enfin je crois qu'il ne faut que personne n'envisage que ça puisse faire œuvre de budget. D'autant que la loi spéciale l'année dernière a coûté 11 milliards 11 12 milliards au budget de l'État, enfin à l'économie française.
Là, il y a une note de Bercy qui dit que si on avait à nouveau une loi spéciale cette année, ça nous coûterait la même chose et que l'impact serait direct. On peut pas se permettre ce ce genre de choses. Le souci, c'est quelle est l'alternative aujourd'hui ?
S'il y a pas d'ordonnance, s'il y a pas de loi de spéciale, comment est-ce qu'on fait pour doter le la France d'un budget ? Mais vous voyez, ça s'appelle le compromis, c'est prendre acte. Possible aujourd'hui le compr là, on en prend pas le chemin quand même compromis.
Ah ben d'abord un, vous avez vu sur la sécurité sociale, nous avons quand même réussi à mettre euh au fond d'accord sur ce qui était les recette de la sécurité sociale pour qu'on puisse débattre des dépenses et qu'on puisse avoir ce débat important sur notamment la suspension des retraites qui sera on l'a vu bientôt au Sénat. Non mais sur le budget de l'État, j'y viens. La sécurité sociale c'est la moitié du budget, c'est la moitié de nos dépenses publiques.
La moitié de ce qui est mis en commun dans notre pays, la moitié c'est la sécurité sociale. Si vous arrivez à vous mettre d'accord sur la moitié qui la sécurité sociale, déjà vous dites au pays déjà on n'est pas bloqué. Il y a pas la fatalité de se dire qu'on a soit, je veux dire, une discussion avec leur assemblée nationale, ce qu'on ne veut pas, soit la dissolution, les élection, l'instabilité parce qu'on aurait la fatalité du blocage.
Donc ça c'est la première chose sur le budget de l'État qui est aussi le budget des collectivités. Il y a quoi dans le budget ? Et oui, il y a des impôts, il y a de la partie fiscale, il y a plus ou moins d'impôts.
Moi, j'en veux le moins possible évidemment qui empêche l'économie de se développer. Je veux évidemment de la justice fiscale. Je veux évidemment que la suroptimisation fiscale soit combattue.
Mais dans le budget, et c'est ça qu'on a pas encore vu, c'est qu'il y a des choses essentielles et urgentes pour maintenant qui n'ont rien à voir avec la présidentielle. Vous avez les enjeux de défense, vous avez le soutien au département, vous avez la réforme de la formation des enseignants, vous avez le soutien à nos personnels pénitentiaires parce qu'on ouvre des nouveaux centres de détention parce qu'on sait qu'il y a de la surpopulation. Vous avez des investissements pour la décarbonation de l'industrie.
Mais ça, on en a jamais parlé. pas encore, ça arrive au Sénat parce que le Sénat probablement aura le temps de faire et les recettes et les dépenses, mais un budget c'est pas juste des impôts. Donc vous voyez bien que pour notre pays et et moi je pense voyez que les forces politiques républicaines, celles qui pensent que il y a pas de fatalité au chaos et qu'on va pas donner les clés aux extrême tout de suite demain, je pense que ces forcesl sont une majorité et surtout je pense qu'il y a une autre majorité dont on oublie toujours l'existence, c'est la majorité des Français qui disent partout et qui nous disent tous "On veut que vous mettiez d'accord, on veut que vous travaillez pour nous.
On veut que vous oubliez pas que nous on est là et que la présidentielle elle viendra en son temps. Normal mais ne nous oubliez pas, on est là nous les français en 2026, on veut un budget maintenant. Cette majorité beaucoup elle est essentiel à entendre.
C'est pour ça que les trava la France insoumise et le Rassemblement national mais est-ce qu'il y a pas aussi une responsabilité de votre camp du bloc central qui le critique aussi ce budget qui joue pas forcément le jeu du compromis ? Mais d'abord, je suis très clair avec vous, le parti Renaissance, le parti du modèle se sont abstenus. Personne n'a vraiment écouté ce qu'ils ont dit.
Ce que Gabriel Atal, ce que Paul Mid dit, ce que Marc Fenon ont dit, ils ont pas dit voyez, on s'en lave les mains, vous le gouvernement, débrouillez-vous. C'est pas ça qu'ils ont dit. Ils ont dit dans ce texte, il y a des vraies choses qu'on apporté qui sont des compromis et qu'on voudrait d'ailleurs voir garder dans le débat.
Et c'est des vraies avancées et personne n'en a parlé mais nous ça compte pour nous. Ils ont dit, il y a aussi des choses qu'on peut pas voter. Ces 36 milliards d'impôts qui sont au fond inapplicables, on peut pas les voter.
Mais nous, on s'abstient. Pourquoi ? Parce qu'on pense que un donner un budget à notre pays est essentiel. parce que on considère que non, c'est pas la fin du chemin.
Parce que oui, on veut continuer à travailler de manière transparente devant les Français pour eux. Et donc ça ça a été un fait politique qui a été quand même c'était pas Édard Philippe. Édouard Philippe c'est pas le dernier à critiquer le budget.
Parle d'un manque de cohérence notamment. Mais ensuite vous avez des partis qui ont dit autre chose qui ont dit ces impôts qui sont inapplicables sont tellement énormes que nous on vote contre. Mais j'entends quand même Horizon.
J'ai vu voyez hier le président Maluret et les sénateurs qui travaillent sur le le budget dire évidemment notre objectif c'est de donner un budget au pays. Le président du groupe Horizon à l'Assemblée, il vous dit deux choses. Il vous dit il faut un budget, il faut un budget qui réduit le déficit.
Je suis d'accord avec lui. On va pas faire juste un budget pour un budget mais je le redis le budget et c'est pour ça que le premier ministre a annoncé ses débats. Ce n'est pas qu'une question d'impôts.
C'est aussi quel choix on fait ici et maintenant pour les urgences priorité qui sont celles de notre souveraineté, l'énergie, l'agriculture, la défense qui ne peuvent pas attendre que des débats très importants qui ont lieu en 2027 au fond empêchent de nous mettre d'accord maintenant. Mais moi je comprends bien ça ce que ce que vous tenez là, c'est un discours de raison. Il est il est parfaitement entendable.
Le problème c'est que vous êtes face à une assemblée dont plus d'un tiers des députés sont résolus à voter contre le budget quel qu'il soit et quoi qu'il advienne le la France insoumise leur Assemblée nationale et l'UDR de d'Éric Siotti. À partir du moment où vous avez cette donne là, comment est-ce que vous faites pour arriver à un compromis qui soit voté infé ? Parce qu'on prend acte que vous avez effectivement comme vous l'avez dit c'est trois parties qui ont un agenda pour les Français qui n'est pas au fond l'agenda de s'occuper des Français avec pardon de Norotaillot pour les LR qui dit que vous êtes dans la main des socialistes.
Je vais y revenir. Vous répondez pas à ma question. Comment on fait pour voter un texte à l'arrivée dans une configuration comme celle-là si vous avez le reste des forces républicaines notamment à gauche qui s'abstient tout simplement parce qu'on considère, voyez, avec vraiment beaucoup de calme que les intérêts politiques en 2026 pour que les Français puissent considérer que ces partis de gouvernement qui sont pas ces trois extrêmes là ont une chance peut-être pouvoir continuer à gouverner la France devant les Français.
Il faut qu'on soit responsable, il faut qu'on leur dise bah on a mis nos désaccords principiels de côté. parce qu'on sait se mettre d'accord sur l'essentiel. L'essentiel, c'est de oui renforcer notre défense.
L'essentiel, c'est euh voyez de soutenir nos départements et leur politique sociale. L'essentiel, c'est de donner des moyens à notre police à lutter contre le narcotrafic. L'essentiel, c'est de donner des moyens à nos agents pénitentiaires parce que le moment le demande.
C'est essentiel là, je suis convaincu et je vous le dis vraiment sans naïveté et avec la conviction de celle que je suis, c'estàd me dire que nous ne pouvons pas laisser les Français de côté parce que les intérêts politiques de 2027 prendraient le dessus. Mais j'entends mais j'entends bien aussi la démarche du premier ministre qui dit voilà il y a cin points cinq priorités essentielles. On va faire des débats sur chacun de ces points pour obliger chacun à se prononcer.
J'imagine que du coup ce sera ce sera des débats du type qui qui correspondent à l'article 51 de la Constitution avec un vote à la fin qui n'engage pas le gouvernement mais qui permettra de voir quels sont les compromis possibles sur chacun de ces points. Mais le problème c'est que le budget c'est un tout. On voit bien qu'à la fin à la fin c'est une copie complète qu'on propose aux députés, aux sénateurs et que cette copie complète en fait il y a un côté budget Frankenstein, ce que vous évoquiez tout à l'heure, il y a des choses très intéressantes, mais il y a aussi des éléments qui sont qui sont apportés par euh par euh par un certain nombre de de coalition d'alcère lecture.
Oui, mais là on met pour les gens qui te regardent, il y a une première lecture. La première lecture comme dit le premier ministre, c'est le moment où certains plantent le drapeau, font des principes. Voilà, on ouvre tous les sujets et on débat de tout.
Mais ces mêmes parties qui en première lecture ont laissé ça se produire savent très bien que en 2è lecture puis d'ici au 31 décembre pour la lecture définitive ou par les commissions mixes paritaires, le moment il sera très différent une fois qu'on aura fait les deux premières lectures sénat assemblé du moment qu'on vit actuellement. Et vous me parlez de des alternatives et je le redis. Nous sommes moi ce que j'aimerais c'est que ceux qui disent et qui ont le droit de le faire qui critiquent soit la méthode soit le résultat nous proposent leurs alternatives.
Si l'alternative c'est bah on n'aime pas le budget, il faut en trouver un autre. J'ai pas de problème avec cette idée. Ça s'appelle la démocratie.
Simplement qu'il faut en trouver un autre qui soit voté. Et nous avec le premier ministre, je crois et je suis très ferme sur ce point, nous avons mis de côté l'idée que nous aurions un compromis avec leur assemblée nationale, même s'ils sont beaucoup plus nombreux que les socialistes parce que c'est un principe de valeur, de vision et de ce que nous sommes et de ce que nous sommes pas. Mais ça c'est un message OLR en disant c'est bien le budget qui va sortir du Sénat mais ce sera ça peut pas être un budget compromis.
Je dis juste aujourd'hui ceux qui disent vous êtes dans la main c'est leur mot des socialistes. Je dit quelles sont les autres solutions qui sont sur la table ? Est-ce que parce qu'on voudrait pas parler avec les socialistes, on va pas parler avec les écologistes, onrait pas parler avec les communistes qui défendent la République, qui sont claires sur nos valeurs et qui sont arithmétiquement là ceux qui sont là.
Est-ce que du coup on se dit bah voilà, on va faire un compremier avec le RN ? La réponse pour nous c'est non. Ou est-ce qu'on se dit bah on va pas y arriver ?
Et donc on se laisse aller soit la dissolution, soit l'illusion la loi spéciale qui je le répète n'est pas un budget. Donc moi j'ai aucun problème et c'est la démocratie qu'on ait des débats mais à un moment donné il faut qu'on si on montre aux français les solutions et les alternatives qu'on a. Et aujourd'hui, il me semble qu'il y a pas d'alternative au compromis.
Un mot sur la taxe foncière. Est-ce que vous allez revenir sur la hausse de la taxe foncière prévue pour un peu plus de 7 millions de foyers ? Je rappelle ce que c'est que ce débat.
C'est un impôt qui bénéficie aux collectivités. Ce sont les collectivités, les élus avec leurs conseils municipaux qui définissent un taux d'impôts. Et nous l'administration, je dis nous parce que je m'inclus évidemment dans ceux et celles qui ont cette responsabilité, on doit s'assurer que le système, la base des impôts, le l'équité fiscale soit respectée pour qu'ensuite les élus décident du taux d'imposition.
Donc c'est pas un impôt qu'on décide pour nous, c'est pas un impôt qu'on collecte pour nous et c'est plutôt une administration qui est au service des élus. Depuis quelques années, un certain nombre d'ajustements étaient faits et au mois de juin dernier, l'AMF, France urbaine, Ville-de-Fance, l'association des maires de montagne se sont réunis avec l'administration et ont convenu que les ajustements dont il est maintenant en question étaient utiles pour des raisons d'équité parce que avit beaucoup de différence entre les départements, vous avez beaucoup de différence entre les Français selon le moment où ils ont mis à jour leur dossier la dernière fois. Donc nous on réunit demain avec Françoise Gatel les associations d'élus, les parlementaires et on va faire le point.
Soit les élus considèrent que comme enin c'est une bonne idée et ça permet quand même de mettre de la clarté, de la cohérence, bah on le fera. Soit ils veulent qu'on fasse des ajustements, on les fera. Mais on avance.
Donc si vous je rappelle juste à un moment donné quand les impôts qui existent s'ils sont pas mis à jour bah après ça crée aussi des débats où certains veulent créer des nouveaux impôts. Bon moi je préfère qu'on voyait qu'on en senti aux impôts qui existent et qui soient et qui fonctionnent bien. Après voilà moi je suis au service des élus sur ce sujet.
Dernière question un peu plus politique à Mélie de Montchalin. Il y a le baromètre, un baromètre public sénat presse régionale au Doxa qui sort ce matin. Jordan Bardella est en tête du second tour serait élu président de la République quel que soit son adversaire, c'est-à-dire face à Édouard Philippe, face à Gabriel Atal qui ont été testés.
Comment vous réagissez face à ces résultats ? Moi, je réagis en faisant un peu balasques. Jordan Bardella, il est dans un populisme.
Populisme, c'est consiste à dire à beaucoup de gens ce qu'ils veulent entendre. Et donc, je vous donne un exemple. Il a dit à beaucoup de d'artisans, de commerçants, de chefs d'entreprise, tout ce qu'il allait faire le jour où il serait président de la République, s'il était président de la République.
Ça c'est ce qu'il dit. Puis moi, je regarde ce que font ses amis, ses alliés à l'Assemblée nationale. Je passé 125 heures à l'Assemblée à bien voir ce que le Rassemblement national votait.
Mais je peux vous dire qu'il vote pas du tout ce que disait Jordan Bardella. Quand il s'agit de défendre les artisans et les commerçants face à la déferlande des petits colis chinois et Chines, ils sont contre. Quand il s'agit de protéger nos PME et l'investissement au capital des PME, ils sont contre.
Quand il s'agit de dire qu'on veut protéger nos grandes filières industriel et donc permettre l'investissement notamment de nos plus grandes entreprises, ils sont contre. Quand il s'agit, voyez, de taxer le patrimoine, ce que proposait madame Le Pen, c'estàdire on taxe pas les actions dans les PME et les entreprises de taille intermédiaire, mais on taxe les actions des grandes entreprises, y compris françaises. Mais bon, visiblement, les français leur entièrent pas rigueur.
Donc moi, ce que je c'est que l'incohérence et une forme d'incompétence de ces députés qui sont des populistes, c'est pas grave d'être populiste, mais simplement faut l'assumer. C'est faut assumer de dire en fait je vous dis des choses mais quand il s'agit de voter, je fais autre chose et parfois je fais des choses qui marchent pas entre elles et et c'est pas de mépris de ma part. C'est juste de considérer que nous avons, voyez, un débat aujourd'hui sur ce qui se passe dans le pays aujourd'hui.
Moi, je pense que chacun doit bien comprendre ce que les gens votent aujourd'hui. Il y aura un débat de la présidentielle mais il faut pas qu'on se fasse leurer. C'est pas parce que il y a des gens qui disent aux Françaises qu'ils veulent entendre que derrière un ça marche et de que eux-mêmes l'assument quand il s'agit de voter.
Et je pense que ça c'est un enjeu. Voyez, il faut qu'on soit clair avec les Français. C'est gouverner un pays, c'est pas juste leur dire des choses, c'est ensuite être capable de le traduire dans les faits, dans des actes et dans les votes que j'ai vu.
Voyez, j'ai pas vu beaucoup de cohérence et je pense qu'il y a beaucoup de travail voyez que pour le compromis que les Français attendent demain. Merci Améie de Monchalin, merci d'avoir été notre invité. Stéphane, la une de Westfance.
Les Français soutiennent les efforts des agriculteurs. C'est à la une de votre journal.
Amélie de Montchalin