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interviewC dans l'air (sur YouTube)· 20 janvier 2026 8 min

Groenland : Trump lance la guerre commerciale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

de D.Trump sont "inacceptables". Il a réuni un conseil de défense et évoque un risque de dangereux engrenage.

L'Europe se braque et les pays engagés dans l'exercice militaire au Groenland et visés par la Maison-Blanche ont choisi de riposter. - Au Groenland, les ambitions de conquête de Trump ont mobilisé des milliers de personnes samedi. Une démonstration de force considérable dans un pays de 57 000 habitants qui disent non à l'Amérique en anglais. - Nous ne voulons pas devenir américains. - Nous sommes là pour montrer à monsieur Trump que le Groenland appartient aux Groenlandais, non pas aux Etats-Unis. - On veut que ça reste comme ça. - Une crainte d'autant plus vive après les dernières menaces de Trump. - Le président Trump pourrait imposer de nouveaux droits des douanes à 8 pays d'Europe pour leur mettre la pression. - Le président est sérieux sur l'annexion du Groenland? - Cette obsession du président choque tellement de gens... - Le déploiement de contingents européens au Groenland, quelques dizaines de soldats, notamment français, agace D.Trump.

Alors vendredi, le président américain prévient... - D.Trump: Je peux imposer des droits de douane aux pays qui ne se rallient pas à notre projet car nous avons besoin du Groenland pour notre sécurité nationale. - Samedi, il annonce une hausse de 10 % des droits de douane sur les importations en provenance notamment de France, du Royaume-Uni et d'Allemagne à partir du 1er février et menace même de faire monter les enchères.

Ce matin, la lettre reçue par le Premier ministre norvégien envoyée par Trump et diffusée dans la presse résume l'état d'esprit du président américain. ...

Face à la menace, l'Europe fait front. ...

L'Elysée réunissait un conseil de défense cet après-midi et poussait ses alliés à utiliser le mécanisme anticoercition de l'UE surnommé "le bazooka". Jamais utilisé encore, il permet notamment de limiter les importations provenant d'un pays et de bloquer l'accès à certains marchés publics. Pour convaincre ses alliés et montrer l'unité de l'Europe, le ministre français de l'Economie s'affiche à Berlin aux côtés de son homologue allemand. - R.Lescure: L'accord commercial, les tarifs, l'instrument anticoercition...

Si ces menaces tarifaires se confirment, nous devrons tout examiner. - Une autre réponse possible serait de taxer les importations américaines à hauteur de 93 milliards d'euros. L'une des réponses les plus virulentes aux menaces américaines vient d'un partenaire qui revendique pourtant une relation spéciale avec les Etats-Unis: le Royaume-Uni. - K.Starmer: Le recours aux droits de douane contre des alliés est tout à fait inapproprié.

Ce n'est pas la bonne manière de résoudre les différends au sein d'une alliance. Une guerre commerciale n'est dans l'intérêt de personne. - C'est exactement ce qu'a prévu de dire le chancelier Merz à D.Trump mercredi au Forum de Davos s'il obtient un entretien avec le président américain, mais une autre réaction pourrait bien donner raison à D.Trump.

Moscou estime que si Washington annexe le Groenland, le président américain rentrera dans l'histoire. - C.Roux: Un mot sur la Russie qui souffle sur les braises. - L.Mandeville: Ils sont enchantés.

Je suis les réactions de tous les idéologues russes et du Kremlin. Dimitriev a dit que si la rupture était consommée, c'était la fin de l'Alliance. Pour eux, c'est presque un cadeau qui leur tombe dans le bec, inespéré, à tel point qu'il y a un certain nombre de partisans de la thèse du complot, dont je ne suis pas, qui pensent que Trump est en réalité un sous-marin des Russes.

C'est sidérant d'en arriver à cette situation. - C.Roux: On va reprendre les faits dans l'ordre, tels qu'ils ont été présentés dans le reportage, notamment sur cette opération militaire.

Le commandant des forces danoises, mais aussi européennes au Groenland, a dit qu'ils poursuivraient la mission pendant un an, peut-être deux. Il a dit que ce serait une mission de longue durée. On a appris que les Allemands avaient retiré leurs effectifs.

Que faut-il comprendre? - Gal J.-P.Paloméros: Je pense qu'ils sont en train d'évaluer l'intérêt de ce déploiement d'abord pour protéger les infrastructures critiques, les espaces...

Il y a des avions F-35. - C.Roux: Américains. - Gal J.-P.Paloméros: Mais ravitaillés par des avions européens.

L'honneur est sauf! Il faut évaluer la meilleure manière d'utiliser ces forces sur le terrain. On sait que les infrastructures critiques font l'objet d'attaques régulièrement au sein des pays européens et au sein de l'Otan.

Il ne faut pas s'épuiser là-dessus non plus. C'est une prise de position. On ne va pas envahir le Nord et la base américaine.

Ce n'est pas l'idée. Ce serait plutôt de dire: "On fait le boulot. Vous ne pouvez pas nous accuser de ne pas participer à la sécurité du Groenland." Ca fait un argument de moins, quelque part. - P.Haroche: La séquence montre que Trump est en difficulté.

Je ne dis pas que c'est facile d'être dans un bras de fer avec le président Trump, mais il n'a pas tous les atouts dans sa main. La 1re option qu'il a tentée, c'était de se dire que ça allait passer tout seul, que les Groenlandais seraient d'accord. Le résultat, c'est qu'il les a braqués.

On l'a vu avec les manifestations. Ils sont peut-être plus hostiles aujourd'hui qu'au début du processus. La 2e option, c'est jouer avec l'hypothèse de l'emploi de la force.

Lui et d'autres ont dit qu'ils pouvaient employer la force et que personne n'irait se battre contre les Etats-Unis au Groenland. Ca s'est retourné contre lui. Tout un tas de membres du Congrès sont allés en Europe et au Groenland dire qu'ils étaient contre.

On voit les sondages qui se multiplient. Ils montrent qu'une écrasante majorité de la population américaine est contre. - C.Roux: 86 % sont contre l'usage de la force militaire au Groenland. 70 % sont contre l'achat du territoire. - P.Haroche: Ce sont les Américains qui ne veulent pas y aller.

Les Etats-Unis sont presque plus divisés que les Européens sur ce sujet. C'est pour ça qu'il arrive à la 3e option: la guerre commerciale. Le problème, c'est qu'il a déjà un peu grillé sa cartouche l'an dernier.

L'argument utilisé l'an dernier, c'était déjà assez tendu. Est-ce qu'il fallait céder ou non? Ce qui a emporté le morceau, c'est un argument du milieu des affaires qui consiste à dire: on préfère avaler la pilule pour la stabilité économique.

Il y a des gens du milieu des affaires, en particulier en Allemagne, pays exportateur, qui disent l'inverse. L'argument de la stabilité économique change de camp. - C.Roux: Ils disent qu'il faut tenir face à Trump. - P.Haroche: Le risque, c'est qu'on ait