Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationLCI (sur YouTube)· 7 mai 2026 129 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesDéfenseEurope & internationalTransports

Brunet sans filtre du jeudi 7 mai 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 32 %Attaque 40 %Défensif 28 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Où se trouve précisément le porte-avion à l'heure actuelle ?

  • 6:00RelanceÉludée

    Est-ce qu'on est inquiet avec les Houthis dans le détroit de Bab el-Mandeb ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Le Charles de Gaulle est-il seul ou accompagné d'une flotte ?

  • 12:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que la présence du Charles de Gaulle est une réponse à l'attaque contre CMA CGM ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    La France étale-t-elle sa puissance militaire avec ce déploiement ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Combien de temps ça va durer ? Quelles conséquences sur les prix et les voyages ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Ministre des Affaires étrangères (cité)Promesse
    « Ce sur quoi nous pouvons agir efficacement, c'est dès le calme revenu, un système de déminage et d'escorte international, indépendant, strictement défensif et pacifique. »
  • 3:40Chiffre
    « Les surfaces cultivées ont baissé de 10 à 15 % selon les régions. »
  • 0:15Fait
    « le peuple iranien est un petit peu moins seul de ce point de vue-là parce que la réalité c'est que la pression économique qui est exercé par le blocage du D3, c'est la seule manière non violente de venir peut-être à bout de ce régime. »
  • 2:00Fait
    « il y a eu quatre accrochages marins dans le détroit d'Ormous, mais il y a surtout des frappes contre les Émirats arabes unis assez importante. »
  • 5:20Chiffre
    « un tiers du commerce d'engrais est également bloqué et les prix là aussi s'envolent »
  • 8:00Fait
    « le choc de prix alimentaire est différé. On ne le voit pas tout de suite mais on devrait le voir normalement à la rentrée. »
  • 11:00Chiffre
    « les prix dans les rayons devraient augmenter de 4 à 5 % dans les prochains mois »
  • 14:00Chiffre
    « la crise actuelle va faire basculer 30 millions de personnes du des pays du sud en situation de pauvreté extrême »
  • 17:00Chiffre
    « la crise actuelle nous coûte 6 milliards d'euros »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous, soyez les bienvenus dans notre émission. Nous sommes ensemble, vous le savez, jusqu'à [musique] 14h30 pour décrypter l'actualité qui est encore une couleur très internationale. Aujourd'hui, actualité, vous allez le voir, résumé en trois photos.

Regardez, le la France fait entendre sa voix, ça y est, au Moyen-Orient puisque le Charles de Gaulle, le porte-avion français [musique] a quitté la médiaée. Il traverse la mer rouge. Les photos qui vont arriver bien évidemment, on voulait vous les montrer poursuivre cette actualité aujourd'hui.

C'est un symbole évidemment. regarder la puissance militaire française qui apporte sa voix dans ce conflit. Pourquoi faire ?

Évidemment, c'est la question qu'on posera à nos invités. C'est un signe en tout cas que les négociations entre américains et iraniens avancent. Mais il y a un obstacle à la paix, un obstacle de taille.

Regardez, [musique] c'est cet homme Donald Trump. Oui, on vous expliquera pourquoi. En attendant que les armes ne se testent définitivement, le pire et peut-être à venir sur le front économique, vous payez plus cher votre carburant et bientôt peut-être, [musique] c'est l'huile, la farine, les biscuits qui font flamber.

Vous avez des questions concrètes sur votre quotidien, vos achats, vos vacances peut-être [musique] ? Et bien on y répondra des infos et du débat. Notre émission évidemment ne change pas.

On commence donc par cette information [musique] capitale. La France, ça y est, est au Moyen-Orient. Tout un symbole.

Le Charles de Gaulle est en route pour le golfe d'Aden. Le porte-avion [musique] français et son groupe aéronaval ont franchi hier le 13 et3 canal de Panama. Regardez ces images assez impressionnantes.

Vous vous en souvenez, il avait quitté la mer BTI au tout début du conflit, le 28 février. Et cette fois, Emmanuel Macron franchit un pas supplémentaire, un geste loin d'être anodin. On vous explique là encore tout pourquoi dans un instant avec nos invités qui sont déjà en place.

Mais d'abord, on va rejoindre notre équipe à DOA pour avoir les dernières informations. C'est Celia J Fredy Arthur Grelet. Bonjour à tous les deux.

Celia, est-ce que vous vous savez où se trouve précisément le porte-avion à l'heure où on se parle ? Alors malheureusement, je ne sais pas exactement où il se trouve mais je sais qu'il est en train de faire chemin jusqu'au golfe d'Amen où il va se stationner. Pour l'instant, il s'agit d'une mission neutre menée par la France mais aussi le Royaume-Uni avec une coalition de plus de 50 pays.

Mais pour l'instant, il n'est pas question de mener une opération car il faut que les conditions elles soient réunies. Tout d'abord qu'il y ait moins de menaces sur la navigation dans le D3 d'Ormose et enfin qui les industries maritimes et recouvert leur confiance soient rassuré et emprunt à nouveau ce D3 d'Ormous. En attendant, le [grognement] porte-avion français Charles de Golf va rester donc dans le golf domaine pour attendre que ces conditions soient soient rempli et on sait que son but serait une mission de sécurisation de la zone du D3 d'mousse mais aussi d'instaurer une libre circulation dans le D3 et on a l'impression que la situation elle se décomte un petit peu aujourd'hui.

D'après les médias locaux sur place, l'Iran pourrait même donner une réponse au Pakistan aujourd'hui concernant le dernier accord transmis aux États-Unis. Merci beaucoup Celia, merci de m'avoir de ne pas m'avoir repris non plus. Effectivement, ce porte-avion est en mer rouge parce qu'il a franchi hier le canal de Suè.

Bien évidemment, je ne me suis pas entendu parler. J'ai parlé du canal de Panaba qui n'a rien à voir bien évidemment. Ça arrive au meilleur, vous me rassurez.

Même les penalties ont été euh et même les meilleurs effectivement on échoué à certains penaltys, on s'en souvient dans certaines coupe du monde. Donc ça m'arrive à moi aujourd'hui. Merci de m'avoir corrigé Grégory.

Grégory Philips qui est avec nous aujourd'hui. Bienvenue Grégory. Isabelle Saporta comme chaque jour.

Bonjour Isabelle. Bonjour. Avec nous aujourd'hui également Maxime Perrez.

Vous avez vu comment on peut tout à fait déstabiliser tout de suite. L'émotion me gagne. Maxime Perrez, merci d'être avec nous.

Bonjour. Ancien correspondant pocheent et spécialiste des questions de défense et Myiam Benrad, bonjour. Professeur en relation internationale à l'université d'Excur spécialiste du Moyen-Orient.

On signale la publication de votre dernier ouvrage Jjihad la métamorphose d'une menace. Grégory, on a évidemment beaucoup de questions sur la présence du Charles de Gaul, notamment des questions militaires. D'abord sur ce symbole, je disais qu'Emmanuel Macron franchissait une nouvelle étape en prenant cette décision d'envoyer le porte-avue.

Alors pour l'instant, il est en mer rouge, on est loin du D3 d'Ormouse. Normalement, il est attendu vers le golfe d'Aden. C'est à plusieurs milliers de kilomètres du D3 d'Ormouse.

D'abord, ce symbole là, cette décision là d'Emmanuel Macron. Oui, vous avez raison. ont franchit un canal de Suèze et une étape c'est une étape importante.

Après avoir passé le canal de Suèze, le le Charles de Gaulle va se diriger vers le golfe d'Aen et une fois qu'il sera en gros au large du Yémen, on estime qu'il lui faut allez 7 à 10 jours pour atteindre le golf la mer d'Arabie. Euh donc oui euh on se rapproche évidemment euh des lieux de ce conflit qui dure depuis euh 69 jours, mais Celia l'a parfaitement expliqué. Ce n'est évidemment pas pour euh prendre part ni à l'opération euh d'escorte que Donald Trump, le projet liberté que Donald Trump avait présenté avant de le débrancher quelques heures plus tard.

Évidemment pas pour prendre part au combat et devenir un béigérant. C'est pour le coup d'après. Euh c'estàd que en quand on dit qu'on envoie le le porte-avion Charles de Gaulle dans la région dans une dizaine de jours, c'est parce qu'on imagine que les choses sont en train de bouger et que les combats vont s'arrêter et que comme l'a toujours dit la France, à un moment donné, il faudra sécuriser le D3 d'Ormous peut-être avec une coalition internationale.

On a vu que les Britanniques étaient intéressés de d'autres pays. Donc c'est pour une fois que la guerre sera terminée assurer une présence militaire pour assurer le le le déplacement libre notamment des bah des tanqueurs, des pétroliers, des méthaniers, des vraqu et cetera. Donc c'est un signal stratégique très important parce que on imagine déjà le coup d'après.

Est-ce que je peux vous poser une question qui fâche ? J'espère que j'aurai la réponse mais je suis sûr que vous l'aurez. Dites-moi donc on a vu là le canal de Suè au bout du canal de Suè il y a le D3 de Babel Manded.

Est-ce qu'on est inquiet ou pas avec les outils tout ça ? Est-ce que ça a un risque une prise de risque pour je crois pas et on verra ce que Maximand dit. C'est un groupe aéronaval.

Il y a pas juste le porte-avion. Il y a tout le t tous les tous les navires qui sont là pour le protéger. Même si les outils tentaient quelque chose, on a évidemment moyen de surveiller ce qui se passe.

Pas de prise de risque. Je je je dirais que on a les moyens de garantir la sécurité du porte-avion. Est-ce qu'on prend le risque effectivement d'être à porter tir des outils là ?

Alors, les Américains ont fait passer deux portes avion depuis le début de la crise par la mer Rouge. Et donc en traversant c ce très étroit D3 de Babel Mem qui est plus étroit d'ailleurs que le D3 d'Ormous he la pointe de J entre la pointe de Jibouti et les côtes Yeminit, il y a 27 km à titre comparatif c'est 33 km entre d'un bout à l'autre du du D3 d'Ormous. Donc il y a évidemment un risque mais on a vu que les outils pour l'instant n'étaient pas rentrés.

Il y a un risque. Sil décide de nous taper dessus. Est-ce que Est-ce qu'on peut se faire endommager notre magnifique Charles de Gaul par effectivement on n'est pas euh [rires] dans l'antichambre de la paix en stationnant ce ce groupe aéronaval au large du Yémen et peut-être à l'aube d'une autre opération militaire américaine.

Les Iraniens qui constatent que depuis maintenant plusieurs semaines tiennent finalement le commerce international à leur guise pourrait tout à fait être tenté en cas d'escalade américaine de d'activer un deuxième levier de pression économique avec ce corridor maritime qui est absolument vital pour l'Europe aucun risque for j'imagine mal les aller couler le Charles de Gaul mais en tout cas créer une deuxième un deuxième foyer de tension voilà avec des navires commerciaux non gronal du champ de on a on a appelé comme enfin je dis on parce que oui Macron c'est comme si c'était moi. Non je je plaisante c'est une blague. Va le président a appelé quand même le président iranien donc on peut se dire que non bah je vous êtes pas dans les secrets.

Non mais c'est vrai que la concordance, c'est que les Américains personne a la maîtrise de l'escalade si euh les pour parler n'aboutissaient pas parce que de toute façon d'une manière ou d'une autre, il faudra sortir de ce de ce guépied de cette situation totalement statique sur le D3 Dormous à l'heure où nous parlons. Donc si ça ne se résout pas par la voie diplomatique, on ne peut pas imaginer que la situation sans lise des mois comme on peut le voir déjà avec le coût que ça a pour nous Européens, nous Français. Donc vous pas si rassuré que ça en fait.

Je je dis que le risque existe parce que la relation entre les le régime iranien et les outils, elle est réelle. les les outils ont encore une fois sont dans une approche plutôt réservée par rapport à cette crise depuis depuis maintenant 60 jours. Mais il n'empêche qu'ils ont déjà montré par le passé qu'ils pouvaient répondre ou se solidariser de voilà de mouvements régionaux comme on a pu le voir.

Cette guerre n'est pas celle de la France ne cesse de répéter Emmanuel Macron et pourtant il a pris cette décision spectaculaire d'envoyer le Charles de Gaul au Moyen-Orient donc hier qui a commencé son son voyage et donc qui se qui poursuit sa route vers le golfe d'Aden. Pour quelle mission mission précisément le ministre et français des affaires étrangères a répondu à cette condition ce matin sur RTL ? Écoutez, ce sur quoi nous pouvons agir efficacement, c'est dès le calme revenu, un système de déminage et d'escorte international, indépendant, strictement défensif et pacifique et qui explique le franchissement par le porte-avion Charles de Gaulle hier du D3 d'Ormous du pardon du canal de Suède pour se rapprocher de cette zone, crédibiliser cette mission pour que dès que un cesser le feu ou en tout cas dès que le calme sera revenu, bien cette mission puisse se déployer au bénéfices, je vais vous le dire hein, pas uniquement de la France, pas uniquement de l'Europe. mais de l'ensemble du monde.

Et vous avez vu même le ministre, il confond tout là. Donc je suis dédoinée, j'espère. Euh ce qu'on comprend effectivement, il y a les opérations déminages de déblocage du D3 une fois que les armes se seront tues définitivement.

Là, on s'est demandé pourquoi maintenant. C'est ce qu'expliquait Grégory Philips, il faut être prêt le moment venu. Donc ça prend du temps, il fallait amorcer son arrivée.

C'est ce qui a été fait par la France. Ce qu'on comprend aussi, c'est que c'est un message qui est envoyé. Vous ne déployez pas toute cette puissance militaire pour rien.

Ça veut dire que on sera prêt et on est capable de le faire. Oui, mais enfin, je pense d'ailleurs c'est intéressant parce que c'est vrai que la France comme d'autres pays n'a cessé de répéter qu'elle n'était pas partie prenante à ce conflit. Or, en 69 jours, cette internationalisation brutale du conflit via la crise du D3 d'Ormous et puis une forme de diversion finalement qui a été opérée des objectifs de la guerre initiaux qui étaient des objectifs de changement de régime, on s'en souvient de neutralisation du régime iranien.

Finalement, aujourd'hui, on est totalement sur cet abscès euh qui est le D3 d'Ormous avec une internationalisation sur le plan politique, militaire et bien entendu économique puisque c'est toute l'économie politique internationale là qui est chamboulée avec moi j'ai évoqué dans un dans une de mes tribunes un trè choc pétrolier. On n'est pas encore du tout sur le moyen long terme là des conséquences sur le plan économique et financier. On va les voir arriver à mon avis euh à l'automne.

Donc la France a été happée dans ce conflit qui n'est pas non plus une troisème guerre du golf mais qui ressemble un conflit systémique. Parce que pour rebondir sur ce qui a été dit, c'est aussi très intéressant cette le changement en fait de la conflictualité au Moyen-Orient c'est on a si vous voulez aujourd'hui des guerres conventionnelles qui se déroulent parallèlement à la prolifération des acteurs non étatiques, des acteurs armés. Vous avez mentionné les outils, c'est bien de le dire parce qu'en effet on les voit réapparaître, surgir, c'est le propre hein de de la guerre asymétrique, enfin de cette guerre hybride plutôt.

Ils sont capables de nuisance sont l'idée très affaibli. Oui. Oui.

Oui. Je pense que qu'on a fait l'erreur en fait si on prend le cas de l'axe de la résistance, mais on a d'autres coalitions d'acteurs euh qui se forment comme cela euh sous la forme de réseaux transnationaux avec des parrainages d'État plus ou moins euh je dirais plus ou moins clairs, plus ou moins explicites. En tout cas, dans le cas de l'Iran, ça l'est.

Souvenez-vous, on avait dit l'année dernière que l'axe de la résistance était démantelé après la la guerre des 12 jours notamment. On a eu l'opération des bipers. On a un Esbola qui a été mise à genou, c'est vrai, par un certain nombre d'opérations menées par Israël.

On a les outils qui ont quand même fait les frais de leurs attaques parce qu'il y a eu des représailles assez importantes notamment américaines. Mais on voit la la capacité de ces acteurs encore une fois qui sont des acteurs non étatiques et qui mènent une guerre hybride parce qu'elle est aussi soutenue par des États pour le coup. c'est le cas de l'Iran, on les voit avec cette capacité bien sûr de réapparaître, de ressurgir, de se reconstituer, de se déplacer dans l'espace, dans le temps de manière beaucoup plus, je dirais, simple et fluide que qu'une armée conventionnelle et notamment que des je dirais des armées conventionnelles lorsque dans ce cas, on voit une une coalition se constituer.

Mais on avait la même problématique, je vais finir sur ce point, lors de la guerre contre Daesh, en fait la guerre contre Daesh, elle a inauguré ce type de grande guerre sous forme de coalition internationale contre des acteurs pour le coup non étatique, mais on le voit qui sont capables en fait dans le temps de de vraiment de générer des dommages très importants. Et l'Iran s'est précisément appuyé en fait sur ses acteurs et et continue de le faire et et continuera sans doute de le faire dans les mois qui viennent. Max Perrez, vous nous expliquez parce que le Charles De Gaul, évidemment, il est pas seul.

Il y a tout un groupe aéronaval qui l'accompagne. Donc déjà à son bord, il y a les rafale, il y a les hélicoptères, il y a les fameux euh comment on appelle ça ? Les avions de gay aérien, les HW, les avions des avions E2, l'équivalent du OAX pour les pour les États-Unis, des avions qui font de la la collecte de renseignement plutôt tactique qui peuvent voilà c'est des mitrailleuses lourdes à son bord aussi.

Oui, oui, bien sûr. Tout tout tout en a tout un attirail pour euh pour pouvoir répondre à des menaces, protéger la plateforme, protéger les appareils euh qui sont à bord, qui doivent être mis sous cocon. Puis derrière évidemment des euh des frégates notamment euh voué dédié je dirais, à la à la de projectil.

Trégat, visiblement, trois frégates qui l'accompagnent. Il y a un ravitailleur et un sous-marin. Ouais.

Et tout ça pour des missions. Alors, il le disait le ministre, donc on les voit ici. Alors, le sous-marin, il est à droite.

Voilà, exactement. Tout ça pour des opérations dit éventuellement de déminage. Est-ce qu'on est-ce qu'on est les meilleurs en monde sur ces opérationsl ?

Bah, en tout cas, on le sait, il y a assez peu de pays qui disposent de porte-avion et donc de tout cet attiraill, cette armada qu'on appelle donc un groupe aéronaval. Donc ça avoir une capacité euh de déploiement dans la durée, le gros avantage évidemment euh d'un porte-avion comme le le Charles de Gaulle, c'est d'être doté de d'une propulsion, un système de propulsion nucléaire qui lui permet euh d'être quasiment stationné non stop sur un théâtre d'opération. Alors, est-ce que ce qui n'est pas forcément le cas d'ailleurs des frégates qui l'accompagnent qui elles ont besoin de de faire régulièrement des escales, mais encore une fois euh le propre d'une d'un groupe aéronaval, ça n'est pas d'être euh constamment en mouvement, c'est de d'aller se de de pouvoir se déployer dans un dans un théâtre d'opération et de pouvoir effectuer à partir de là un balayage opérationnel dans une durée de temps malgré tout limité.

Est-ce que je peux poser une question Benoîte comme ça ? Est-ce que pardon vous allez me dire que vous n'en savez rien parce que vous êtes très poli, mais je vous pose quand même cette question à tous les deux comme ça tous les trois. Est-ce que c'est le répond la réponse du berger à la bergère ?

Est-ce que ce bateau de la CMA CGM qui s'est fait taper qui n'était pas français, bon le ministre des affaires étrangères l'a bien dit. Ma Brégon, la porte-parole, l'a bien dit. Il était pas français.

Il n'empêche que CMA CGM c'est SAD, c'est un gros armateur français. Il était sous pavillon malte. Les les les comment dire les marins n'étaient pas français certes, mais est-ce que au fond cette présence aujourd'hui du Charles de Gaulle, c'est quand même une réponse du berger à la bergère parce que là vous elle a été très polie ma galie.

Elle vous a dit il y a quoi comme dedans comme jojou extra ? Il y a des mitraillettes, il y a c il y a ça. Donc on a bien vu.

C'est quand même pas enfin on arrive pas avec un plan de paix là. Vous voyez ce que on arrive, on dit c'est nous Raoul quand même là. Mais je moi je pense si vous voyez qu'on n'est pas du tout encore sûr que la paix revient.

On est sur un cessé, le feu, une trèfe. Mais on va y revenir effectivement. Mais là, est-ce que c'est un acte on fait ?

C'est un message c'est un message en tout cas fort envoyé dans le sens encore une fois je pense de la volonté si besoin de la France. Alors dans un premier temps, encore une fois on est plutôt dans une logique de coalition, postclit et cetera, mais vous avez raison de dire qu'on est quand même encore sur du militaire et qu'il y a eu une attaque en effet contre un armateur de premier plan. Ça prouve qu'on envisage même une opération de maintien de la paix ou de sécurisation du 3 d'us onvisage nous ça ou non mais d'accord mais on voit bien et on le voit à l'échelle de de l'opération américaine qui a été assez vite interrompue que pour pouvoir sécuriser un des3 comme celui du D3 d'Ormous il faut non seulement des moyens navales maritim il faut également une couverture aérienne.

Et le Charles de Gaulle permet en l'occurrence cette couverture aérienne à des navires pour justement identifier d'éventuelles menace si Ouais mais ça veut dire d'un coup les les Iraniens décidaient d'envoyer des drones ou des missiles de croisière comme ça s'est vu contre voilà on en est là. Est-ce que ça veut dire aussi que la France choisit aujourd'hui de faire étalage de sa puissance militaire ? Ah bah elle l'avait fait dès lors qu'elle avait dérouté le le Charles de Gaul qui était si je me souviens bien qui était au large des pays scandinaves et puis il était allé en Méditerranée.

Oui. Alors de toute façon on est une puissance on a un porte-avion nucléaire donc oui quand vous déplacez votre portavion pas dire on a un porte-avion comme si c'était pas grand-chose. Non mais c'était Non mais c'est énorme. [rires] Non non mais on a un portavion nucléaire donc oui on est un pays puissant militairement.

Maintenant on s'inscrit quand même dans une coalition. Euh l'idée c'est effectivement d'aller se positionner dans la région mais pas tout seul. Vous évoquiez les mineurs, il y a un desmineur allemand euh qui fait route en ce moment vers la région qui est en Méditerranée qui normalement va au Moyen-Orient.

Donc l'idée c'est dans quelques jours, dans quelques semaines, je sais pas quand est-ce que la veut dire je sais pas si le CC le feu va tenir, euh si on va vers la paix et cetera, mais il faut qu'on se prépare français et dans l'idée d'une coalition. Donc cette coalition juste euh on rappelle c'était fin avril à l'Élysée, il y a une cinquantaine de pays qui se réunissent autour d'Emmanuel Macron et de Kirstarmer pour justement mettre en place cette coalition pour libérer la circulation dans le D3 d'Orm pour dire il faut naviguer dans ce D3. Ouais.

Donc ça c'est le le début finalement de de l'opération de cette coalition. Tout à fait. et le Charles de Gaulle sera rejoint à terme par un des mineurs allemands, d'autres embarcations et cetera parce que tout le monde veut que ce D3 d'Ormouse soit de nouveau ouvert à la libre circulation maritime.

Alors, on disait étalage de la puissance militaire, pas seulement le Charles de Gaulle, il est aussi porteur d'un autre message. Écoutez le général François Chvany. Dès lors qu'on évoque depuis depuis plusieurs jours la possibilité d'un accord, il faut une force médiatrice et donc ce qu'on peut apporter c'est cette capacité médiatrice finalement d'un état non concerné par le conflit.

Le général Bernard Norlin nous a rejoint. Bonjour général. Vous avez entendu le général Chauvanc qui dit que le porte-avion c'est aussi une capacité médiatrice.

Alors nous médiamement, on voit le porte-avion, on voit tous ces rafales, on voit toutes ces frégates, on voit la puissance militaire. Mais en fait cette puissance militaire, elle peut aussi envoyer un message diplomatique. Vous êtes d'accord avec ça ?

Ben évidemment euh si vous voulez le porteavion, j'allais dire c'est presque son rôle euh principal, c'est d'être euh d'avoir un rôle diplomatique. C'est c'est effectivement c'est le rôle diplomatique du du porte-avion et qui est effectivement de de transporter le pavillon en français et d'attester de de la présence française d'une d'une puissance navale. C'est c'est pas simplement la puissance, c'est le symbole politique.

C'est c'est la c'est c'est le rôle diplomatique de Il y a des thèses qui ont été fait là-dessus du porte-avion. Bon ça peut ça peut se discuter mais bon ça c'est comme vous diplomatie avec des baffes quoi. C'est ça que vous dites.

Non pas non non pas du tout. Juste avant les baffes. [rires] Pas du tout.

C'est oui c'est c'est une manière de de montrer le pavillon français partout dans le monde et cetera. C'est c'est vraiment euh je crois que c'est même, j'allais dire même le rôle principal du porte-avion, c'est ce rôle diplomatique. C'est-à-dire que euh c'est la l'attestation d'une présence française effectivement d'une démonstration quand même de puissance euh navale, donc une puissance militaire.

Mais voilà, c'est très important. Quand vous entendez les pr hier l'information elle tombe dans l'après-midi, on apprend la manœuvre du Charles de Gaul, ça y est, qui quitte la Méditerranée, qui traverse le canal de Suè pour se diriger donc sans doute vers le Golfanelen. Vous À mon avis, la signification principale, c'est que ça montre que la France rentre dans le jeu.

Voilà, c'est ça c'est ça c'est la signification. que jusqu'à maintenant, enf dit, jusqu'à maintenant, on s'est contenté de se faire injurier par Donald Trump parce qu'on parce qu'on n' pas voulu jouer rentrer dans ce conflit. Bon et on s'aperçoit maintenant que bon, il y a des nouveaux acteurs qui rentrent et en particulier la France euh j'allais dire en profite pour rentrer dans ce jeu et faire entendre sa voix et jouer un rôle pour dans le non seulement dans le la dans le dans le fait qu'on puisse circuler librement dans les trois d'ormeuses mais au fait pour participer pour participer aux négociations de paix et donner quelque chose que comme une espèce de de caution dans le la dans le la résolution de ce conflit pacifique ça peut avoir un poids.

Emmanuel Macron hier a appelé le président iranien, il doit appeler maintenant Donald Trump. Voilà, je pense que ça peut avoir un poids parce que l'administration américaine semblerait avoir compris que [rires] qu'elle qu'elle a quand même maintenant de de faire Oui, je là je suis vraiment très prudent parce qu' vous dit des bâcheries quand même parce que semblerait avoir compris comme s'ils avaient toujours du mal à comprendre en fait. Ils a toujours beaucoup de mal à com surtout avec l'administration américaine actuelle.

On sait jamais sur quel pied d'ancer il faut bien le dire. Donc il semblerait avoir compris que quand même ce ce que c'est le rôle qu'ils ont joué jusqu'à maintenant en disant et comme le Donald Trump l'a dit, la morale c'est moi, la règle c'est moi, l'usage de la force c'est moi et les autres on on en a rien à faire. Bon, il semblerait avoir compris que maintenant les les choses ne sont plus tout à fait les mêmes et qu'ils ont peut-être besoin que il y ait des intermédiaire et peut-être d'un d'un certain soutien euh pour essayer de trouver une solution qui soit négociée.

Mais on retrouve ça aussi si vous regardez bien dans ce qui se passe dans le Golf avec l'Arabie Saoudite qui commence à faire entendre sa voix qui leur dit vous survolez pas mon espace aérien et cetera et cetera. Il y a quand même, vous voyez, tout ça se fissure et toute cette espèce de de monologue de monopole, pardon, des Américains de la de la violence et de l'usage de la violence et du règlement des conflits à leur manière. Euh bon, il commence peut-être à se rendre compte que tout ça commence à se fissurer, toute cette composition régionale est en train de un peu de se désagréger et que bon, ils ont besoin aussi peut-être ont-ils besoin de de quelque chose qui vient de d'une certaine forme d'aide.

La France entre dans le jeu, ça y est, avec son Charles de Gaul qui est en route vers le golfe d'Aden. Signe sans doute, vous l'avez dit Grégory, que les négociation quand même avance. Est-ce que les armes sont en train de s'éloigner ?

Entre cas, Donald Trump hier soir, on était sur un accord et sur le point d'aboutir. Ils veulent conclure un accord. Nous avons eu de très bonnes discussions au cours des dernières 24 heures et il est tout à fait possible de parvenir à un accord.

Voilà, tout à fait possible d'obtenir un accord. Quel est le plan entre américain et iranien ? On fait le point avec Suzy Bernard Mégus.

Un plan de paix qui tient sur une page. Un mémorandum d'entente entre les États-Unis et l'Iran après 2 mois de guerre. Ce serait un plan initial avant un véritable accord de paix.

Certains points ont déjà été révélés comme la question du nucléaire cher à Donald Trump. Nous n'allons pas laisser l'Iran obtenir l'arme nucléaire. Nous n'allons pas laisser ça arriver.

Ça n'arrivera pas. Nous traitons avec des gens qui veulent vraiment un accord. Nous verrons si oui ou non ils peuvent parvenir à un accord qui nous satisfa.

Autre point, la levée des sanctions américaines et le dégel des avoirs iraniens. Au cœur de l'accord également le stratégique des trois d'Ormouse. On voit mal Donald Trump lâcher par exemple sur des trois d'ormous.

Or maintenant les Ianiens, le pouvoir iranien s'est octroyé non seulement un droit de regard mais un droit d'intervention dans le tr d'ormous. Ce qui n'était pas le cas avant le début de cette guerre. un accord fragile car ni l'Iran ni les États-Unis ne reconnaissent leurs défaits.

Donc ça donne ce moment à nouveau suspendu où chacun affirme avoir le doigt sur la gâchette. Étudier les gestes, les paroles et les propositions de de l'autre. Un plan que Donald Trump veut signer d'ici 48 he promet de reprendre les bombardements et avec encore plus d'intensité. 48h.

Rendez-vous compte, ce serait samedi. Est-ce que c'est possible ou pas ? Olivier Fbert nous a rejoint.

Bonjour. Bonjour. écrivain grand reporter.

Alors, vous venez de publier un livre, il est sorti hier, des anges et des ogres aux éditions Can Levi et il y a justement deux chapitre sur l'Iran où vous parlez de ce régime des MOLA à l'époque quand vous y étiez euh assez corrompu, avec lequel on peut absolument pas faire confiance. On va en parler avec ces négociations justement. Est-ce que vous pensez réellement que ce régime, parce que le point l'un des points les plus spectaculaires, c'est sur le nucléaire ou les iraniens selon la version américaine serait prêt à renoncer à la bombe atomique ?

Est-ce que vous y croyez ? Bah d'abord, c'est un mémorandum donc il y a un cadre et dans ce cadre quand on négocie en bilatéral ou en multilatéral, on met un peu ce qu'on veut. C'est qu'on peut en sortir, on peut dégrader draade comme on dit dans le jargon de des Nations Unie mais il y a des lignes rouges et le le moratoire pardon sur l'enrichissement c'est tout à fait possible sur le ballistique aussi qu'il y a un affaiblissement des ressources balistiques pour l'Iran.

Par contre, le jamais le jamais plus jamais de nucléire, ça paraît difficile. En même temps, c'est toute la difficulté de cette négociation, c'est que chaque pays euh les États-Unis de Trump donc et l'Iran, cherche à à sauver la phase grosso modo. Et ce que veulent les les pasar, donc les gardiens de la révolution qui sont véritablement au pouvoir, ce sont des radicaux, ce sont des durs de dur avec Ahmad Vaidi en particulier donc qui est on va dire le oui, c'est c'est le commandant suprême de du corps des gardiens de la révolution. ce qu'ils veulent, c'est sauver le régime et le sauver d'une manière économique, mais aussi d'une manière de capacité de répression intérieure.

Et malheureusement malheureusement la la révolte du peuple iranien n'est plus à l'ordre du jour. et Ahmed Vaidi donc c'est c'est cet homme qui est au pouvoir et qui dit-il à à l'oreille de MTAba Ramen si qu'il soit conscient et quand même l'ancien ministre de l'intérieur qui a réprimé les vous savez les fameuses manifestations de femmes vie liberté des années de 2022 2023 avec la mort de la jeune cure de Marseille à Mini il était ministre de la défense il a fondé la force Alcot qui est la force non conventionnelle on va dire des gardins de la révolution et cetera et cetera il a supervisé des attentats y compris dans les années 90 en Argentine absolument contre l'ambassade les États de d'Israël pardon et contre un centre juif argentin. Donc il sait faire il a les réseaux à à l'intérieur des pouvoirs parce qu'il s'agit de pouvoir au pluriel iranien.

Donc ça va être difficile mais je pense que pour sauver le régime, il y a quand même une sorte de flexibilité, il y a une sorte d'adaptation donc on le voit euh pour sauver ce qui peut encore être sauvé euh au niveau au niveau intérieur. Donc c'est et on dit qu'à priori ce serait le nouvel homme fort. C'est lui qui est a priori à la main sur euh sur l'Iran aujourd'hui.

Oui. Qui voilà qui remplace un peu le guide suprême. Absolument.

Enfin, il commande beaucoup de choses hein. Il est donc on va dire la face militaire du du pouvoir. Mais ce ceux ou ces pouvoirs sont de moins en moins religieux.

Le curseur se déplace vers le côté militaire. On parle beaucoup de Ralibaf, le président de l'Assemblée nationale qui était présent en négociation du premier round au Pakistan il y a quelques semaines. En fait, il il subit les ases.

Il paraît que ça se passe mal entre eux d'ailleurs de Armad Vaidi. Donc c'est lui qui va régler, c'est lui qui peut faire saboter donc vaidi les négociations mais il y a une porte oui une marge de manœuvre parce qu'il l'intérêt et puis deuxièmement n'oublions pas la pression de la Chine. On va voir ce que va dire Chin Ping le dirigeant chinois à Trumpal Trump. les 14 et 15 mai parce que là il y a quand même aussi une fenêtre, on va dire de de négociation parce que la Chine a absolument besoin du pétrole iranien pour son économie.

Effectivement ce régime donc Donald Trump n'esse de dire qu'il a changé. Il a peut-être muté mais il s'est pas vraiment raouci. Vous parlez de effectivement Ahmed Vain qui est au centre de l'image qui est le nouveau chef des gardiens de la révolution.

À sa gauche donc il y a Mossed Raï qui est un conseiller militaire du guide, membre du conseil de discernement iranien depuis 28 ans. Donc c'est un homme du régime depuis très longtemps. Mohamed Baguer Zolgador, lui c'est celui qui est à droite.

Il a pris la tête du Conseil suprême de sécurité nationale en remplacement d'ali Laridjan. on se souvient qui a été tué dans une frappe donc au cours du mois de mars euh et donc ce seraient ces trois hommes qui auraient la main sur le régime aujourd'hui. Des hommes qui ont fait la guerre en Irak, des hommes qui n'ont absolument pas envie de faire des concessions.

Quand vous entendez Donald Trump hier assez confiant sur cet accord, peut-être dans les 48 heures avec ces trois hommes au pouvoir, est-ce que vous y croyez Grégory Philips ? En fait Olivier a parfaitement résumé qui tient le pays. Vous avez les négociateurs, les les visages qu'on connaît.

Arxi, le ministre iranien des affaires étrangères qui fait la navette, Rally Baf dans une moindre mesure le le président du Parlement qui qui sont un petit peu euh les figures, j'ai envie de dire parmi l'expression est un peu malheureuse mais acceptable avec lesquelles oui, euh on peut négocier, discuter par l'intermédiaire des Pakistanais, des des Omanis ou d'autres ou d'autres ou d'autres sources, y compris le président Péeschon qui parle à Emmanuel Macron. OK, mais en fait tous ces gens qui sont dans la négociation doivent répondre à Vaidi, à ces trois hommes. Et eux, ce sont des durs, vous l'avez dit, ils viennent tous de la guerre Iran Irak, ce sont des idéologues et leur leur obsession c'est de sauver ce régime, de sauver la République islamique qui aujourd'hui affronte une crise vitale.

C'est que la République islamique est menacé de de s'éteindre après 47 ans de de règne en Iran. Donc eux sur la négociation, c'est pas qu'ils sont durs, c'est qu'ils veulent pas de négociation ou alors euh euh à des termes absolument inacceptables. Donc il y a et par-dessus, il y a le guide euh Mostabara dont on ne sait pas exactement euh dans quel état de santé il se trouve, dont la presse iranienne dit qu'il préside quand même à certaines décisions, mais ça semble assez improbable.

Donc ça c'est le côté iranien extrêmement dur finalement avec ces trois hommes qui veulent rien lâcher. Et puis côté euh américain, euh je j'ai renoncé à compter le nombre de fois où Donald Trump a dit "C'est bon, ils veulent un accord, on va y arriver." Enfin, je sais pas, on est c'est au moins ça s'est produit au moins une dizaine de fois ces dernières semaines.

Donc il y a une volonté euh de Trump de se sortir très rapidement de ce conflit de dire "Mais c'est bon, ça y est, on va négocier, on va y arriver 24 he pareil, le nombre d'échéances qu'il a fixé qui n'ont pas été respecté est assez faramineux de 3 semaines 24 ou 48 plus assez de doigts pour compter." Mais en tout cas, il y a une volonté de de s'en sortir parce que il voit bien les sondages aux États-Unis, il voit bien la la crise économique. On évoquera tout à l'heure les conséquences en France.

Regardez les chiffres des billets d'avion aux États-Unis, ils ont pris plus 20 % en 2 mois. Pour les Américains dans ce continent américain qui prennent l'avion comme nous, on prend un taxi, euh les les consommateurs commencent à se dire "Mais c'est pas possible, il y a H8 Américains sur 10 dans un dernier sondage qui disent qu'il commencent à avoir du mal à faire le plein de leur pickup. Euh parce que le galon a atteint maintenant 4,50.

Donc Trump il veut sortir. Donc c'est pour ça il a euh une espè une espèce de pensée magique en disant s'ils veulent sortir, on va sortir, on va sortir. Bon ben pour l'instant les Iraniens veulent pas.

Donc vous êtes prudents. Ouais. Il savait non je pardon, excusez-moi.

Général. Non non je effectivement il y a il y a un aspect existentiel, c'est qui compte beaucoup parce que c'est un affrontement des volontés et il y a quelque chose qui joue quand même en faveur des Iraniens, c'est que pour eux c'est existentiel. Ça n'est pas existentiel de la même manière pour les Américains.

Donc il y a voyez, il y a une asymétrie déjà dans le dans dans les enjeux et dans la capacité à durer dans dans ce dans ce dans ce conflit. Maintenant, moi je serais un tout petit peu plus nuancé sur le sur le fait que justement parce que c'est existentiel et que justement le but de de ce de de de ce pouvoir, c'est de se maintenir au pouvoir, de ce régime, de se maintenir au pouvoir, je crois quand même là, ils sont quand même euh obligés quand même de de faire quelque chose. Je pense pas qu'il puisse continuer à maintenir un un des exigences extrêmement bon très dures et et non appréciable par les Américains.

Donc je crois quand même qu'ils sont obligés donc on va rentrer. Alors par contre ou le fait que ça soit réglé en 24 he ou 48h c'est c'est impossible. C'est à mon avis c'est impossible.

Euh il peut y avoir déjà il peut déjà y avoir eu un un premier accord sur le fait qu'on va discuter et que voilà les points qu'on dont on va discuter, mais je ne vois pas les Iraniens euh de accepter du jour au lendemain de renoncer à leur nucléaire ou moins de faire des concessions sur plus long que ça. Ça va être plus long que ça mais sur la volonté de négocier ou pas. Mais moi je trouve que c'est quand même intéressant parce que tout à l'heure Magalie à l'un comme à l'autre vous a dit vous a montré des des images de Donald Trump en vous disant qu'est-ce que vous en pensez ? et l'un comme l'autre, vous avez répondu par l'Iran.

Vous avez dit "Attends alors en fait vous avez écarté quelque part le clown celui dont la parole n'est plus jamais performative alors qu'elle devrait l'être puisque c'est quand même le président de la première puissance mondiale et vous êtes allé voir qui il avait en face et quel était l'intérêt quels étaient les intérêts de ceux qu'il avaient en face de négocier ou de ne pas négocier ?" Ça raconte déjà au fond une incroyable asymétrie, c'est-à-dire la première puissance mondiale est finalement dépendante du bon vouloir d'une puissance régionale qui n'était pas qui n'a jamais été à la hauteur de de la de de des États-Unis. Et par ailleurs, ce que vient de dire le général est très important.

C'est-à-dire qu'effectivement, on est avec un de monde. Vous avez dit à longueur de temps Grégory demande 48h, c'est tout de suite, c'est maintenant. Il y en a un qui est dans le temps court.

Quand vous êtes dans le temps court dans une négociation, c'est dans l'art du deal de Donald Trump hein. Vous avez déjà perdu en fait quand vous n'avez pas le temps avec vous, vous avez déjà perdu. Donc au fond, ce qu'on raconte là de façon polie, de façon courtoise, c'est à quel point les États-Unis ont perdu.

Oui, vous avez posé une excusez-moi, je trouve que vous posez une très bonne question parce qu'en fait c'est vrai que lui clame la victoire et comme vous venez de le dire, vous parler de de l'art du deal, cette diplomatie du business, le grand plan de Trump pour le Moyen-Orient quand même, il faut y revenir. Je pense qu'il faut rajouter un peu de prendre un peu de distance et évidemment en effet réinscrire l'actualité brûlante dans un temps un peu plus long. le le la grande doctrine en fait, la seule doctrine qu'il ait jamais eu, c'est une doctrine finalement de grande paix économique qui en tout cas sous ég là est en train de s'effondrer parce que précisément il y a pas on n' pas de doctrine militaire, on n' pas de doctrine diplomatique pour se sortir de cette crise et j'espère qu'on parlera de la visite en Chine qui vient la semaine prochaine parce que bien sûr l'architecture économique qui arrive en remplacement de cette politique américaine devenue totalement ératique, incompréhensible et comme vous le dites qui n'a plus rien de performatif, vous faites bien de le dire parce que le discours est complètement évicéré.

À force d'aller dans un sens, dans un autre, il n'y a plus aucune crédibilité, donc plus aucun message passer à la partie adverse. Et comme j'ai dit d'ailleurs enfin concernant l'Iran ce qui est quand même phénoménal, c'est l'effet de diversion. Donc aujourd'hui, on parle des routes maritimes au Moyen-Orient et non plus des conflits, des chang, comment se reconstitue la République islamique.

On est totalement en fait en ils ont quand même réussi de ce point de vue à imposer leur leur modalité de la guerre et comme de ce règlement. parce que c'est un article de politico aujourd'hui mais il y a de semaines, il y avait un article de Sinen qui disait à peu près la même chose. Est-ce que le principal obstacle à la paix c'est lui celui dont vous parlez, Donald Trump ?

Quand on lit l'article de politico aujourd'hui, c'est assez saisissant. Euh ils expliquent le fait qu'il dénique constamment les leaders iraniens, qu'il les ridiculisent, qu'il les menace, qu'il assure à chaque fois que l'Amérique va triompher. Et ben ça provoque la fureur du régime.

Et regardez ce que dit un ancien ambassadeur américain. Ancien ambassadeur américain posté en Arabie Saoudite. Trump ne doit faire ni tweet, ni déclaration publiques, ni menaces, ni compliment qui laisse simplement ses négociateurs faire leur travail.

C'est pas possible. Il faudrait quand même qu'il apprenne à rester silencieux là. Oui, mais j'imagine mal Marco Rubioto, le patron de la diplomatie américaine, dire à Trump attendez, on va mettre votre téléphone dans une cage pendant 24 heures.

Et voilà. Euh après Trump s'il veut signifier les victoires, il le fera même s'il y a pas de victoire. Enfin, il a quand même un il dira que c'est la victoire.

Il a quand même un rapport à la réalité qui est un peu alternatif. Donc si mo il veut sortir en disant regardz d'ailleurs il l'a déjà plus ou moins dit he ces derniers jours, on a gagné ça y est c'est une victoire militaire et cetera. Donc si à un moment donné il veut se sortir de là en disant euh j'ai gagné, il le fera.

Je voudrais juste rebondir sur ce que vous disiez Isabelle et et général, c'est que au-delà du sentiment euh existentiel pour ce régime qui euh qui ne veut pas euh euh s'écrouler, il y a aussi un euh et je veux pas faire de la psychologie de comptoir, mais ils ont quand même le sentiment qu'ils ont gagné. Bah et de fait hein, ils ont résisté à une opération militaire israélo-américaine qui a duré 69 jours ou enfin un peu moins puisque les bombardements se sont arrêtés et ils ne se sont pas écroulés. Donc vous avez chez les notamment les trois dirigeants iraniens que citait Olivier Weber à l'instant la sensation qu'ils ont gagné.

Ils ont ils ont tenu face au grands et au petits Satan. Donc évidemment quand vous entrez dans une en imaginant que vous êtes les plus forts, ça vous place dans une supérieure. C'est ça.

Alors on on a repris quelques tweets et quelques déclarations à la presse. Al on a fait un résumé. Effectivement, on se dit là, il a peut-être joué contre son camp.

Quand Donald Trump tweet qu'il va mettre fin à la civilisation iranienne, évidemment, vous imaginez la réaction du côté teran quand il traite les dirigeants iraniens de fou, de malad mentaux. Bah évidemment, ça a pas tellement aidé, ça les a plutôt braqué. Quand il a dit à Bloomberg, l'Iran a accepté une suspension illimitée de son programme nucléaire quand il a déclaré CBS News que Teran était d'accord avec tout.

Là, je reprends ce que vous disiez. Les Iraniens pour un tout un tas de raisons, le principal c'est de sauver la face. quand ils voi que le grand ennemi ne cesse de dire ils acceptent tout, ils ont accepté de de mettre un terme à t leur bombes atomique que ce serait un programme une fin illimitée à leur programme nucléaire, ça ne fait que renforcer le détermination à aller contre ces déclarations.

Bien sûr. Bien sûr. Et et la grosse erreur effectivement de Trump d'avoir parlé de mettre fin à la civilisation iranienne, c'est très grave parce que c'est 2500 ans d'histoire.

Donc il parlait des structures artistiques, des structures énergétiques. S'il bombarde un jour la centrale de Demmavin qui est à l'est de Terran qui fournit 42 % de l'électricité de cette ville qui fait personne ne sait même pas le wali, même pas le gouverneur, peut-être 15 16 17 millions d'habitants, ça sera un drame. Pourquoi ?

Parce que évidemment il y a le fait de vouloir garder la face pour les les passes les gens la révolution, mais il y a aussi comment dirais-je le point de bascule avec un réveil éventuel d'un patriotisme persant. Là, évidemment, la population iranienne est contre, enfin grande partie contre le régime, mais si on s'attaque aux structures énergétiques et si on s'attaque à la civilisation ou si on dit qu'on veut s'attaquer à la civilisation, la culture personne, ça peut faire basculer évidemment pas par nationalisme, plutôt par patriotisme une partie de la population vers les passes d'Aranes. J'étais hier soir en quoi avec des des Iraniens, des iraniennes qui me disaient sur les 90 millions d'habitants en Iran, il faut pas sous-estimer qu'il y a peut-être 10 millions d'habitants d'Iraniens qui profitent du système. les bazarist, les grands commerçants du bazar et les pasarines, qu'est-ce qu'ils veulent faire les dernières révolutions, ils veulent maintenir leur mamie sur 60 % de l'économie, ce qui était le cas auparavant, donc avant la guerre du 28 février.

Donc ça c'est embêtant évidemment dans la dans le la trumpisation de la guerre. Alors pour finir, la la grande erreur de de Trump c'est de vouloir conduire à la géopolitique et un interventionnisme aigu comme il faisait du deal à l'art de l'accord en immobilier. Mais on n'est pas dans le temps court, on est dans le temps long.

Deuxièmement, on est dans le multidimensionnel. Cette guerre n'est pas que pardon militaire, pardon la redonnance, elle est aussi économique. Et regardez, auparavant l'Iran n'avait aucune revendication sur les D3 DO.

Or là quoi qu'il se passe cadre du memorandum ou pas, on risque d'avoir quand même cette précéance, cette volonté des iens de taxer, de contrôler, de menacer le des trit d'ormouse. On a pas encore parlé beaucoup de la petite flotte de moustique. Ce sont des centaines d'embarcations rapides.

Il y a les sous-marins radir aussi qui font 29 30 m de long, 120 tonnes, mais surtout les petites vedettes, vous savez, ils ont même un terme en en perçant ces zodiaques. Une copie de zodiaque français, ça fait entre 10 et 20 m de long. Il y a les moteurs de 100 à 200 chevaux derrière.

Vous mettez deux basses, de deux kamikazes à bord de ces bateaux ou deux passes d'aran et on fait exploser. Peut-être pas un navire américain, mais en tout cas un tanker. Et je pense pour finir que l'explosion sur le bateau qui est quand même sous pavillon français, enfin il est français de la alors armateur français, pavillon maltè et pavillon malté.

Mais armateur français. Ouais, absolument. Mais pour les Iraniens, c'est un bateau français et ça veut dire attention, vous voulez sécuriser le D3, vous voulez être neutre, attention, nous on peut taper quand même.

C'est un message aussi intérieur. Et je crois que malheureusement dans cette volonté au départ israélo-américaine de faire sortir la population dans la rue, c'est un peu tard. Il fallait le faire avant les 8 et 9 janvier, cette date de la répression des grands perdants.

Absolument. ir grosso accord dans le cas du mémorandum ou pas bien s donc une répression accrue de la part des passes d'aran s' a à nouveau une révolte populaire dans la rue. Ça c'est ce que tout le monde craint.

Mais est-ce qu'il la moralité c'est tout ça pour ça ? Voilà c'est ça qui est terrible. Mais là où je moi là où j'aimerais quand même rebondir sur ce que vous disiez.

Il y a toujours eu un irédantisme de l'Iran par rapport aux frontières et à la question de la souveraineté. On a mentionné la guerrière en Irak. les guerriers en Irak, c'est la remise à en cause à l'époque des accords d'Alger sur un contentieux frontalier en fait qui remonte au 19e siècle he qui remonte au 19e siècle qui n'a jamais été fondamentalement résolu avec un quand je parle d'irrédantisme au niveau aussi des de ce qu'on appelle la frontière maritime finalement et les trois d'ormous dans on parlait de civilisation aussi c'est quelque part une question civilisationnelle pour les iraniens c'est la civilisation pers c'est le le précarré perse qui ne faut pas toucher, qu'il ne faut pas violer.

Et là en fait cette si vous voyez, c'est vrai que c'est intéressant ce que vous dites parce que je pense qu'on oublie les perceptions et la perception du côté iranien c'est qu'il y a quand même une transgression, une violation de souveraineté par les occidentaux, donc par les Américains, les Israéliens. Il faudra voir la réaction au déploiement bien sûr naval français parce que eux peuvent considérer en effet que c'est un un message finalement de prise de contrôle parce que vous savez en fait il y a il y a aussi cette idée quand même de là aujourd'hui de bloc hein contre un ennemi. Vous parliez de du grand Satan, du petit Satan, l'Occident au sens plus large.

Il faut voir leur propagande he quand même qui essaie aussi de raller autour de ça. Et surtout pour revenir à Trump, il y a aussi l'insulte hein, la culture, on parle de civilisation là, de culture. L'Iran, c'est une culture comme d'autres au Moyen-Orient qui est une culture qu'on dit honorifique.

Donc on ne peut pas les traiter, excusez-moi, comme l'a fait monsieur Trump de Bâtard, sans que derrière il y ait de réponses. D'ailleurs, c'est la et ça vaut pour tous les autres pays de la région. Donc il y a cette méconnaissance, il y a cette méconnaissance quand même de la culture aussi au Moyen-Orient et des codes.

Et alors là vraiment les tweets qui sont totalement pour moi à mon avis catastrophiques, destructeur en terme de de destructeur et donc contreproductif. Donc c'est ce qu'on disait. Ça veut dire que les Iraniens donc aujourd'hui n'ont plus confiance en Donald Trump.

Apparemment, c'est ce qu'a dit Massou Pezeskian à Emmanuel Macron. Encore une fois, le chef de l'État a appelé le président iranien. On a eu peu d'informations du côté de l'Élysée et voilà le communiqué de la présidence iranienne.

Donc, ce sont les Iraniens qui affirment la teneur des discussions. Voilà ce qu'a dit le président iranien. Washington a quitté la voie de la diplomatie pour aller vers les menaces, les pressions et les sanctions.

L'Iran a entamé un dialogue avec les États-Unis à deux reprises. À chaque fois, une agression militaire contre l'Iran a été déclenchée simultanément aux négociations. Il fait référence là au déclenchement de la guerre des 12 jours et au déclenchement de la guerre le 28 février.

Effectivement, ils étaient en négociation et l'Amérique a décidé de taper un tel comportement s'apparente à deux. La trahison. Voilà ce que dit le président iranien.

Aujourd'hui, on n'a pas confiance en ces Américains-là, mais il y a les alliés du golf qui n'ont plus confiance non plus aux États-Unis. On apprend auprès de NBC, donc la chaîne américaine, que l'annonce par Donald Trump du projet liberté, donc vous le savez cette annonce dimanche soir pour une mise en place à partir de lundi pour rétablir la libre circulation dans le D3 d'Ormouse là qui qui s'est arrêté au bout de 48 he même pas. Donc cette annonce sur les réseaux sociaux a surprise les alliés du golf provoquant la colère des dirigeants saoudiens.

Un appel entre Trump et Mohamed Ben Salman n'a pas permis de résoudre le problème obligeant le président à suspendre le projet liberté. Donc en fait Isabelle, on se dit que il a suspendu son projet, ça a été spectaculaire, on en parlait hier. Mais pourquoi au bout de 48 heur il suspend son projet ?

Et bien peut-être peut-être qu'il pouvait plus déjà faire ce qu'il voulait à cause des alliés du golfe. Oui. Puis ça nous permet de faire le lien comme l'a rappelé Grégory à l'instant, c'est qu'en plus peut-être que l'Arabie Saoudite en avait marre aussi de se faire euh de se faire piétiner à insulter.

En tout K as il avait dit traduirait pas en français euh à propos de Mohamed Bel Salman. Il est là pour me hein pour me voilà kiss my ass. Oui.

Enfin c'était pas les bottes hein, c'était un [rires] peu plus haut mais mais quoi qu'il en soit en tout cas je trouve que ça raconte quelque chose de l'affaiblissement des États-Unis parce que ces vitupérations incessantes en fait ont fait que chacun a pris son indépendance. Effectivement, l'Arabie Saoudite qui soit-disant lui kiss luas lui a dit "Ben, tu ne te serviras pas de ta base et tu ne survoleras pas mon espace aérien." Et donc a montré qu'au fond rien ne pouvait se faire sans elle, hein.

Ce qui raconte quand même, pardon, un affaiblissement total des États-Unis. Notre porte-avion Charles de Gaulle qui qui s'avance, ça raconte aussi ça. C'est-à-dire que nous sommes un allié aussi des États-Unis et on raconte au fond bah vous savez quoi là ? il a mis le bazar mais nous on est là et on est en tout cas pour le moment défensif mais on est là.

Il se raconte au fond une modification totalement des rapport de force et un affaiblissement des États-Unis qui est que je ne pensais pas voir de mon vivant pour tout vous dire. C'est quand même quelque chose d'assez incroyable à quel point ce président qui était censé, vous l'avez rappelé tout à l'heure et vous avez bien fait de le rappeler, il a été élu en disant "Je j'ai j'ai pris acte que la Chine était aujourd'hui notre ennemi et qu'il fallait rééquilibrer le rapport de force." C'est montré aux yeux du monde et de la Chine en particulier dans un état d'affaiblissement qui est absolument ahurissant.

Et par ailleurs madame, vous avez raison de de rappeler qu'il a fait enfin pardon, on était avec on venait de voter au niveau européen. La France venait d'accepter de dire que au fond le régime des des mol était un régime terroriste. On était au fond dans une mise au banc au niveau international de l'Iran.

Et là, on a le le président iranien, on a t tous les Iraniens qui commencent sur tous les MOL et qui vont dans la presse en disant "Vous savez, nous on est pour le respect des lois, de la diplomaciie internationale. Nous, on est des gens bien en fait. Étatroriste maintenant, c'est quasiment les États-Unis.

Ils font des petites des petits films de mignon, de Lego où on voit une puissance américaine qui ne respecte rien, un président des États-Unis qui n'a l'air de rien et malgré tout le soft power, le narratif maintenant, c'est des Iraniens intelligents, brillants, qui savent répondre, qui ont une civilisation effectivement millénaire et dont on oublie que c'est un état terroriste qui a massacré sa population, qui a des proxies outil Ama cesbola qui sont responsables de terrorisme. Je veux dire c'est quand même c'est c'est c'est à quelques endroit que vous preniez le foirage américain, c'est foiré foiré et foiré. Donc c'est pire qu'une guerre pour rien.

Vous parliez tout à l'heure d'une guerre pour rien. C'est pire qu'une guerre pour rien. Qui a absorbé aussi qui a d'ailleurs juste pour vous répondre qui a à travers cette guerre qui absorbe à son compte tout le narratif aussi de déclin de la civilisation occidentale, d'effondrement de ce que sont nos sociétés. je suis d'accord de dégénérescence du modèle culturel et cetera américain et c'est ça c'est tout à fait leur propagande.

Ils sont ils arrivent à mettre de leur côté aujourd'hui finalement un certain nombre de pays aussi à travers le monde par anti-américanisme et justement en capitalisant à 100 % sur ce narratif au-delà des États-Unis d'Israël de d'effondrement de l'Occident. Ce qui est quand même un paradoxe, c'est-à-dire qu'on a Van qui est venu euh en Europe nous faire des leçons sur la fin de l'Occident en disant que vraiment on était on était des dégénérés au presque au niveau européen et donc qui qui est en rupture avec ce que représente la civilisation occidentale et qui malgré tout les États-Unis, vous avez parfaitement raison de le dire, nous entraîne en fait entraînent l'Occident dans cette déchéance de de l'Occident vis-à-vis du monde. C'est vraiment il est temps qu'on coupe hein nous aussi et temps qu'on laisse Trump tout seul en fait. devien enfin autonom et qu'on détache les les les ponts avec les états on est bien d'accord que les grands perdants ça va être la population iranienne sauf s'il y a à nouveau donc des grandes révoltes ru encore une fois là les passes d'ar les garnières révolutions se préparent à cela reconnaissance faciale l'IA est là l'intelligence artificielle pour réprimer et et le fait que les 8 et 9 janvier on a tué au moins au moins 30000 morts et que des blessés ai été achevés dans les hôpitaux on a des témoignages de médecin là-dessus ça ça en dit long évidemment sur les capacités de répression de de l'appareil sécuritaire iranien une vingtaine d'exécutions d'exécutions absolument dont dont le jeune karaté de de de 20 ans ou 19 ans même c'est au bonne mémoire.

Après il y a un intérêt commun si je puis dire aussi dans des deux parties à à négocier. Pourquoi ? Parce que on le sait he la base maga de Trump est quand même hostile à toute intervention.

Euh il y a le fantasme, même s'il y aura jamais de boys de soldats américains, j'imagine, sur le sol euh iranien, il y a quand même la le le traumatisme et c'est un euphémisme, c'est bien plus que ça, des deux guerres en Afghanistan et en Irak où il y a eu plus de morts, tenez-vous bien, au retour chaque année, les années 2010- 2011, moi j'étais aux États-Unis à l'époque, j'ai beaucoup enquêté là-dessus pour un pour un roman. Il y a eu plus de morts par suicide au retour des jeunes vétérans américains des deux guerres Iran et Irak que la totalité des 14 ans de guerre. Il y a eu 7000 morts à peu près. 7000 morts américains en Irak en Afghanistan sur les 14 ans de guerre parce que les deux guerres se sont arrêtés en 2014 et non pas en 2021 pour l'Afghanistan.

Après c'était des conseillers. Par contre dans ces années-là 2010-211 chiffres validés par les congressm suicides par an et donc il y a un traumatisme incroyable. Donc Trump il sait qu'il est dans le bourbier.

Du côté iranien. On veut non seulement sauver la face mais sauver les meubles. Cette ce pragmatisme, on va dire malgré la radicale la radicalité, on peut être radical, on peut être dur et néanmoins non pas modéré, je rejoins Grégorie mais pragmatique.

Et après, c'est la négociation dans ce cadre. Mais attention, les éiens sont d'excellents négociateurs. Moi, je les ai vu plusieurs fois aux Nations- Unies.

Ils ont le temps long. Euh je pense qu'ils sont capables de sortir de ce cadre malgré des lignes rouges. Mais il y a ce qu'on appelle dans le chisme la taquilla, c'est la dissimulation. parcoup dans votre absolument j'en parle beaucoup dans le livre parce que c'est toute l'hypocrisie de cette soumission au tariaque tariaque en perant c'est ça veut dire au pire c'est euphémisme pour pas dire héroïne c'est de l'héroïne les passes d'aran et je pèse mes mots ont trafiqué pendant des années l'importation donc d' fion d'opium d'Afghanistan pour en faire de l'héroïne.

Et là, on a à peu près c'est des chiffres officiels, enfin officiel comme on dit officieusement des Iraniens, des médecins et des ministres même et des ambassadeurs dont dont soué aux Nations- Unies, on a 2,8 % de la population iranienne qui sont tariquistes. C'estàd en fait, vous rendez compte sur 90 millions, ça fait quoi ? Ça fait 2,4 2,5 millions.

Ouais. de de jeunes gens, surtout des jeunes qui sont totalement accoutumés à l'héroïne et et donc j'ai bien peur que dans ce cas de négociation, le temps long, l'hypocrisie, c'est l'hypocrisie également et et l'art de la négociation de la part de la diplomatie iranienne qui est quand même héritière d'une très longue pratique, même avant la révolution islamique de 1979, donc supplante, on va dire l'offensive diplomatique américaine et of de l'art de la diplomatie en face Donc c'est ça sera pas une partie de plaisir effectivement pour les Amérique. Bon, vous n'êtes pas tous très optimistes hein quand à l'issue de ces négociations.

On verra ce que ça donne. En tout cas, les conséquences de cette guerre, elles sont concrètes dans le monde entier. On vous en parle à peu près tous les jours parce que ça vous concerne tous.

Vous l'avez vu avec le prix du pétrole qui augmente et donc avec lui le prix du carburant. Mais est-ce que le pire n'est pas à venir ? C'est la question qu'on se pose aujourd'hui parce qu'il n'y a pas de que le pétrole he qui ne peut pas circuler librement. 1/3 du commerce d'engrais est également bloqué avec le blocage de ce D3 Dormous.

Les prix là aussi s'envolent et qui dit engrais dit agriculture et dit donc produits alimentaires. Nous sommes face à un défi économique majeur dit le patron de l'Agence internationale de l'énergie et on devrait l'entendre. Écoutez-le.

Outre le pétrole et le gaz, l'approvisionnement en engrait une importance capitale pour les pays en développement ainsi qu'en produits pétrochimiques et en soufre est perturbé. Notre monde est donc confronté à un défi énergétique et économique majeur. Péri si je Oui, c'est bon, on revient à l'antenne.

Pascal P nous a rejoint. Bonjour Pascal. Là, évidemment, on a des questions concrètes parce que depuis le début du conflit, euh [raclement de gorge] vous aussi, vous êtes en contact avec pas mal de personnes.

Je suppose que c'est toujours les mêmes questions qu'on vous pose. Combien de temps ça va durer ? Quelles conséquences est-ce qu'on va pouvoir euh acheter normalement ?

Est-ce qu'on va pouvoir voyager ? Bref, on a tout seul genre de question. On va y aller les uns près les autres.

Si on revient sur ce qu'a dit le patron de l'Agence internationale de l'énergie, si la guerre s'arrête là, tout va bien. Sinon, sinon quoi ? Pascal.

Alors, tout va bien, oui, mais pas tout de suite. Alors, c'est on rétablit la situation, c'estàd qu'on retrouve un équilibre dans le rapport entre l'offre et la demande. Encore que nous parlons de matière première qu'il faut raffiner dans certains cas et une partie des unités de production du de raffinage notamment a été affectée.

Donc, il faudra un petit moment pour qu'on revienne à une situation normale. on peut assez vite revenir à un baril à 70 dollars et donc retrouver le cours normal de l'économie telle que nous l'avons connu. Si ça devait durer en revanche, en effet et bien les les les marchés ont péré le prix.

Alors il y a de nombreux il y a de nombreuses conséquences. La première c'est évidemment une augmentation supplémentaire des prix de l'énergie. C'est pas la tendance aujourd'hui.

Vous avez vu que le baril est repassé sous la barre des 100 dollars. Mais imaginons que ça dure. Imaginons que ça dure et que ça s'enquiste.

Euh en effet juste alors je rebondis sur ce que vous me dites. Pardon parce que quand on on lit un peu la presse économique pour voir pour essayer de comprendre le Financial Times, donc le quotidien britannique économique le dit euh le pire est à venir. Je n'y crois pas.

OK. Bon je n'y crois pas. Chacun chacun a son là je suis dans le domaine de la foi.

C'estàd que je je suis pas dans le domaine de la très rationnel. Je je pense malgré tout que toutes les conditions sont réunies pour que le conflit soit réglé euh ou en tout cas que la la guerre soit écartée comme une option finale dans les jours et les semaines qui viennent. Pour toutes les raisons que j'ai évoqué hier auprès de vous, c'est que la liste des perdants aujourd'hui de la guerre est très longue et que finalement euh quand les le prcium doloriste, quand le prix de la douleur est supérieur au bénéfice qu'on peut en attendre, les belligérants se mettent d'accord pour s'arrêter, trouvent des des voies et moyens si vous voulez pour pour s'arrêter.

Donc c'est c'est la raison pour laquelle je pense que le conflit ne s'enquistera pas. Maintenant il y aura malgré tout des conséquences. Vous évoquiez tout à l'heure la question des engrais bien alors déterminant.

Je vais essayer de vous expliquer quelque chose de très simple. On a beso spécialiste aussi qui répondra à nos questions. On a besoin pour la culture de de d'amoitrate.

On le fait à partir du gaz. On a aussi des engrais azotés qu'on fait avec de l'ammoniaque et du soufre. Donc un sous-produit du gaz et et une matière première dont le prix augmente aujourd'hui.

Les engrais ont augmenté pour certains de 60 %. 60 % alors que la tonne de blé continue de se vendre à peu près au même prix. Donc vous avez d'un côté un prix de vente pour le producteur.

On est d'accord sur le principe que s'il y a pas de rémunération du producteur, il y a pas de production. Non, donc c'est une équation qui est imparable et et et Pascal, je vous interromps juste une seconde pour pour vous redonner tout de suite la parole et comme vous le soulligner à longueur de temps, une dépendance aux importations pour la France au niveau des engrais qui est colossal. Ah oui.

Alors on dépend en plus de pays qui la [raclement de gorge] Russie euh et les pays du du golfe du golfe persique. Donc aujourd'hui, vous avez des agriculteurs qui sont confrontés à une question simple. Est-ce que je est-ce que je je peux produire ?

J'observe déjà premier point que les surfaces cultivées ont baissé de 10 à 15 % selon les régions. Donc vous avez des agriculteur qui disent voilà oui mon coût de production c'est ça, le prix de marché c'est ça. Finalement j'ai plutôt intérêt à ne pas produire.

C'est vra et c'est vraiment très inquiétant parce que ça nous promet quoi Magalie si je traduis ça en terme simple ? Un choc inflationniste différé. Bien sûr bien sûr à l'automne.

Pourquoi ? Parce que les agriculteurs ont fait le plein des engrais l'année dernière pour la campagne d'automne, ils l'ont fait d'autant plus que il y a un mécanisme d'ajustement en frontière en frontière pour le carbone. Et donc il fallait acheter si vous voulez pour acheter à bon prix, il fallait acheter avant le 1er janvier de cette année.

Ils l'ont fait là pour ces récoltes là. Voilà. Mais là les semis de printemps parce que il y a une deuxème il y a une deuxième il y a un deuxième cycle si vous voulez il y a une vraie cyclicité de l'activité agricole.

Et ben ça on va le retrouver après. C'est que c'est une espèce de bombe à retardement à retardement. Et ben on en parle aussi avec Arthur Portier qui est en direct avec nous.

Il sait beaucoup plus que moi là. Ah ben je lui pose encore plus de questions. Extrêmement savant.

Arthur Portier, consultant sur les matières premières agricoles chez Argus média et agriculteur dansloise. Expliquez-nous effectivement, moi le chiffre que je retiens euh c'est que déjà à cause de cette crise, on est d'accord, vous dites Pascal 10 à 15 % des surfaces en moins selon les régions. Selon les régions.

Euh donc de culture en moins. Est-ce que déjà vous vous l'avez constaté aussi ? Alors Pascal euh voit juste he lorsqueil évoque une baisse des surfaces.

Naturellement à cette période de l'année, on parle des surfaces de printemps. Donc ce sont les maïs, les surfaces de maïs qui ont baissé de l'ordre de 10 à 15 % puisque les maïs, nous les avons semés en plein euh dans cette période, on va dire de turbulence sur la scène internationale. Pour ce qui est des cultures d'hiver et notamment du blé, ça a été semé à l'automne dernier, donc à l'automne 2025.

Donc naturellement, on ne voit pas l'impact de ce conflit-là. En revanche, comme ça a été évoqué, nous allons devoir réemblaver, donc ressemer nos terres à partir du mois d'août pour les Colza et du mois de septembre, octobre pour les autres cultures d'hiver, le blé, les orges notamment. Et donc là, la l'incertitude reste palpable puisque la hausse des coûts de production est extrêmement importante via la hausse du prix des engrais et du GNR. et le prix des grains n'a pas suivi pour le moment la hausse du secteur énergétique.

Donc le titre est bon lorsqu'on parle de bombe à retardement tout simplement parce que ça ne se ressent pas tout de suite mais on peut craindre une inflation euh on va dire dans les prochains mois et notamment en raison de ce qui peut se passer sur la récolte 2027. Isabelle ? Oui.

Arthur Portier, moi je voulais juste vous poser une question. Est-ce que par moment vous avez l'impression que finalement les agriculteurs français sont la variable d'ajustement de la géopolitique internationale ? Je pense à ça parce que effectivement vous vous êtes retrouvé et c'était très bien que pour soutenir les Ukrainiens, on a quand même importé massivement du sucre, des poulets ukrainiens qui ont quand même touché de plein fouet euh la production agricole française.

Aujourd'hui, on a effectivement, comme l'a rappelé Pascal, le mécanisme d'ajustement aux frontières pour une politique écologique. C'est-à-dire qu'effectivement, ça va renchérir le prix des engrais. vous avez l'interdiction ou presque d'achat d'engrais russe et donc avec une surenchérissement, une taxation de plus en plus importante jusqu'en 2028 ou en 2030 de mémoire donc qui a commencé et qui fait que ce sera quasiment impossible d'acheter des engrais russes.

Et là vous vous retrouvez avec l'impossibilité d'acheter en fait ces engrais là. Comment vous vivez les choses en fait ? Est-ce que par moment vous avez envie de dire stop à le cornu en disant écoutez c'est formidable de faire de la géopolitique ?

Pensez à nous. Mais tout à fait là où vous avez raison, c'est qu'en fait nous sommes la variable d'ajustement sur bon nombre de secteurs par manque de vision. C'est-à-dire que je préfère faire d'une crise une opportunité à savoir qu'il y a beaucoup de pays à l'heure actuelle qui sont en train de de changer leur modèle pour aider leur secteur énergétique et leur secteur alimentaire.

Ça peut aller de pair sans justement opposer l'alimentation par exemple à au biocarburant parce queon le sait, ça ne résoudra pas le problème. Mais vous avez beaucoup de pays qui font de cette crise énergétique une opportunité pour leur secteur agricole ou pour la relocalisation de d'une partie notamment euh de leurs intrans à commencer par les par les engrais. Donc aujourd'hui, nous payons non pas cette géopolitique, mais nous payons ce monde de ce manque de stratégie, ce manque de vision euh de l'Europe notamment sur une scène internationale où le monde de la coopération, on le voit, est de moins en moins important et nous sommes dans un monde de rupture.

C'est sûr que aujourd'hui être dépendant à un/4art des importations de nos engrais d'Égypte, pour le reste c'est l'Algérie et la Russie notamment pour ce qui est de l'urée. Bah, par effet cascade, lorsque le gaz augmente he Pascal l'a évoqué, il faut du gaz pour faire nos engrais azotés. Notamment lorsque le gaz augmente, bah le coût de production de l'urée augmente en Égypte et naturellement ça se ressent directement sur nos exploitations puisqu'on a une hausse notamment de l'urée de l'ordre de 50 % depuis le début du conflit.

Sur la solution azotée, on a une hausse de l'ordre de 25 % et le prix des grains lui a évolué seulement par exemple pour le blé de plus 2 %. Donc oui, sur bon nombre de domaines, nous sommes la variable d'ajustement. par manque de stratégie, par manque de vision et aussi, il faut le dire, par manque de courage.

Juste question extrêmement concrète parce que vous parlez des qu cultures, notamment du blé. Bon bah retardement, ça veut dire qu'au septembre, on pourrait voir une prix de la farine qui augmente. Donc avec avec ça, le prix du pain bien évidemment, le prix des gâteaux et biscuit tout les pâtes tout blé dur.

Le blé dur 98 dans dans des pâtes, vous avez 98 % de bléure de blé. Donc ça peut ça peut être tous ces produits là. Mais sûr, par-delà de ça, on nourrit les battes avec parfois des céréales.

Donc est-ce que ça veut dire que le prix de la viande, le prix de la viande aussi va augmenter ? 50 % de mémoire, hein, Arthur le confirmera ou non, mais 50 % d'une des céréales ou de certaines céréales produites dans le monde servent à nourrir le bétail. Donc, vous avez vous avez un effet de diffusion.

L'énergie, c'est le point de départ et puis il y a ensuite les conditions de culture, le rapport asymétrique entre les prix de vente de la production finale et les prix des intrans des engrais. Et puis peu à peu hein, cette inflation se diffuse partout parce que on s'aperçoit que bah c'est une chaîne que les produits agricoles sont des produits de transformation et quand il y a transformation, vous avez tout un tas d'éléments qui interviennent dans le coût de production. Dès lors que vous touchez à l'énergie, [rires] vous touchez à tout le reste.

Il y a juste Sébastien Lecornu qui est en déplacement à Toulouse. Justement, vous l'interpelliez tout à l'heure Arthur Portier. Évidemment, on l'écoutera en direct le Premier ministre si jamais il parle de cette de ces prix qui peuvent éventuellement augmenter de ses aides peut-être aux agriculteurs.

Le premier ministre a écrit d'ailleurs une lettre à tous les agriculteurs aujourd'hui et donc évidemment s'il a un mot, on le prendra en direct. Olivier Webert. Oui, ben c'est très important de de rappeler effectivement ce que disait Pascal Perry aussi sur sur les engrais parce qu'on a totalement [raclement de gorge] sous-estimé euh ce blocage du TR d'Ormouse.

Alors, on dit oui, c'est 10 % du commerce mondial le pétrole mais c'est euh effectivement un/3 des engrais et même 46 % si on prend les engrais à base de durée. Et c'est un article très long article de la Carnag Foundation, la fondation Carn aux États-Unis qui a un mois et demi à peu près 5 semaines a écrit là-dessus un papier très long qui alertait déjà des conséquences sur l'ensemancement et là où les récoltes à venir. Si on dézoome un peu, si on regarde sur le monde entier, il y a l'Europe évidemment qui est atteinte et Arthur Portier l'a très bien rappelé, mais il y a aussi les pays du sud.

Il y a l'Égypte qui a un pays très instable qui est dans la stabilité nécessaire à Israël, un pays de 120 millions d'habitants où le prix du pain est subventionné depuis le Nasser, depuis 1956. Absolument. Et si jamais il y a un peu [raclement de gorge] trop d'augmentation sur les céréales ou l'importantation sur les céréales, assute Alexandrie, Lequer se révolte.

C'est comme ça. Donc on subventionne à mort et cetera. L'Éthiopie, l'Inde aussi et cetera.

Donc euh c'est très important. Absolument. Donc tous les pieds du sud et là ce qu' ce que rappelé donc ce très long article de la KN Fation, c'est que on risque d'avoir une crise.

Or il y a un pays qui est paranoïque là-dessus depuis au moins 30 ans, c'est la Chine. La Chine est paranoïque sur le blocage de Dormous. La Chine a a a paramétré donc ce qui se passerait avec la première guerre du golf.

Donc c'est 90 91. Si le D3 est bloqué, qu'est-ce qui se passe ? Et ils importent par exemple 70 % du pétrole.

Mais il y a pas que le pétrole, il y a les engrais et cetera. Quand on sait que actuellement il y a un taux de croissance de 6 % en Chine 6 % ça nous ferait rêver là-bas c'est dramatique. C'est 8 ou 9 ou 10 % qui est le on va dire le la paix sociale grosso modo pour équilibrer les côtes et les et les campagnes, le financement l'urbain absolument l'urbain et le rural et cetera.

Donc peut-être que la la clé à l'avenir dans les jours qui viennent, les semaines qui viennent, c'est la Chine qui va dire attention crise mondiale mais c'est surtout notre crise, une crise du milliard 4008 ans et c'est paramétré quand Maho est mort en 76 Mao le reste de sa vie avait lutté pour qu'il y ait deux bols de riz par jour ou un à peu près 700 millions d'habitants à l'époque. Il y en a le double aujourd'hui. Et évidemment on mange et ça c'est sont les agronomes à Pékin qui m'expliquaient ça.

On mange des cornflakes, on mange des céréales le matin au petit-déjeuner pour cette génération d'enfants unique qui fait à peu près 150 millions de personnes. Rien que ça, l'effet de masse impacte donc le prix des céréales le monde entier. Donc il à flux tendu làdus et je pense que la Chine va le rappeler à Trump les 14 et 15 mai.

Il en va de la survie ou une partie de la survie de l'économie chinoise et peut-être mondiale et mondiale. Plus les pays se se développent sur le terrain économique, plus leur modèle alimentaire change. C'est c'est vrai de la Chine, c'est vrai d'un certain nombre de pays d'Amérique du Sud aujourd'hui, vous avez une espèce de menu mondial aujourd'hui, un menu quasi unique, hein.

C'est souvent des tomates mozzarell, c'est souvent des hamburgers. Donc, il faut quoi ? Faut de la viande, très peu de légumes, mais il faut du pain évidemment, de la farine et puis euh des desserts qui sont extrêmement sucrés.

Ça pose des problèmes de santé publique d'ailleurs au au passage. Mais s'agissant de la la Chine effectivement, on on commence à consommer du pain par exemple en Chine où le la consommation de viande a beaucoup augmenté. Elle est passée de mémoire de 15 kg par an et par personne à 40 ou 50 kg.

J'ai plus tout à fait les chiffres en tête, mais les les équilibres c'est ça. Donc vous avez une demande très forte, des pics de demandes qui s'expriment sur des produits qui sont des produits euh standard universel aujourd'hui. Et ça évidemment des conséquences sur tous les marchés qui sont devenus en partie d'ailleurs, c'est vrai, du marché du blé à Chicago, des marchés de caractère spéculatif.

Arthur Portier, il nous reste juste quelques secondes, juste une la question, elle est un peu naïve. Euh vous parliez de enfin c'est Isabelle qui disait que finalement vous étiez très très dépendant de la géopolitique. Est-ce qu'on peut imaginer finalement une agriculture totalement autonome sur le plan des engrais ?

Oui, c'est très délicat pour plusieurs raisons. Évidemment, il faut pas opposer les engrais organiques et les engrais minérals. C'est-à-dire que aujourd'hui, on peut avoir par notamment l'élevage d'autres sources d'apport d'engrais.

Mais comme ça a été rappelé, l'engrais c'est de l'énergie. Et la problématique que nous avons aujourd'hui, c'est que d'un point de vue énergétique, bah par exemple, le gaz, nous n'en avons pas ou pas suffisamment en tout cas pour mettre à destination de la de la production d'engrais. Donc il faut à la fois revoir le modèle, mais surtout réfléchir à à nos interdépendances et on peut cultiver ces interdépendances.

Ça ne me gêne pas d'être importateur outre mesure d'engrais, mais quand on voit aujourd'hui les pays qui nous fournissent, bah nous devons travailler les relations avec ces pays-là et ne pas être 100 % dépendant encore une fois notamment de l'Algérie ou de la Russie. Si je prends que au regard de nos relations diplomatiques à l'heure actuelle. Je termine sur un point lorsque vous avez évoqué notamment l'évolution des prix des matières premières agricoles sur le lapse de temps sur lequel l'inflation pouvait se faire ressentir.

Il faut savoir qu'au niveau mondial nous avons suffisamment de stocks à l'heure actuelle. 80 millions de tonnes de stocks chez les principaux exportateurs. Donc on a une soupape de sécurité pour peut-être décaler finalement cette bombe à retardement.

Mais si nous avons l'effet ligne en Australie et autres de des du climat qui vient s'ajouter à cette perturbation notamment sur les assolements et les engrais, alors la hausse sera d'autant plus importante mais principalement sur euh 2027 donc après le mois de janvier 2027. Il y a peut-être une note d'espoir quand même, on va s'y accrocher. Merci beaucoup Arthur Portier d'avoir répondu à nos questions.

On verra d'ailleurs Pascal, vous reviendrez tout à l'heure au cours de l'émission que les consommateurs s'adaptent. Il l'avait fait en 2022 avec une inflation qui avait qui s'était envolée. [musique] On pourra en reparler encore ensemble.

Vous restez avec nous. Une courte pause. Euh, je vais vous prononcer un mot là.

Je vais je sais pas comment le plateau va réagir. Si je vous dis anirus, [musique] vous me répondez quoi ? Inquiét un peu la trouille, hein. [musique] Voilà.

Inquiétude générale. Va des rétros surtout que ça ne vienne [musique] pas chez nous. Effectivement, c'est une inquiétude mondiale.

Est-ce qu'on peut craindre une pandémie ? On a pas mal de questions. Un spécialiste [musique] répond à nos questions.

À tout de suite. Faut-il craindre une nouvelle pandémie mondiale ? Pardon pour la question mais c'est évidemment ce qu'on a tous en tête. 6 ans après le Covid, le mot antivirus inquiète.

Les autorités sanitaires [musique] ne cessent de rassurer. Mais on a voulu faire un point complet quand même dans notre émission. On a pas mal de questions.

La psychose a commencé quand des cas se [musique] sont déclarés, vous le savez au mois d'avril sur un bateau de croisière. partie d'Argentine, deux personnes de passagers sont décédés. Plusieurs patients, plusieurs pardon plusieurs passagers sont des cas contacts, sont même malades.

Ce bateau [musique] est attendu samedi au Canaris et l'évacuation des passagers est programmée pour lundi. Alors, est-ce qu'il faut s'inquiéter malgré les messages répétés de l'OMS ? Nous sommes en direct avec Imat Canot.

Bonjour, vous êtes spécialiste en maladie infectieuse à l'hôpital Antoine Bécler. Première question, on vient d'apprendre que plus personne ne présente de symptômes à bord de ce bateau de croisière. Est-ce que ça veut dire que ceux qui étaient malades sont totalement guéris et ceux qui n'étaient pas malades mais qui présentaient des symptômes peuvent toujours transmettre le virus ?

Bonjour. Alors, c'est très rassurant, on vrai dire, parce que ça veut dire donc qu'effectivement euh là les ces patients n'ont pas probablement pas été contaminé d'une part et d'autre part effectivement que le temps permet de se rassurer encore plus. Cela n'empêche pas de maintenir des mesures importantes de prévention comme le port de masque, l'isolement de ces cas contact afin d'éviter justement toute expansion vers d'autres personnes.

Isolement, ça veut dire queen fait ce sont les mêmes mots que pendant le Covid. On sait qu'il y a plusieurs cas contact parce qu'il une une passagère donc avait été évacuée par avion qui depuis est décédé malheureusement à Johannesburg. Et donc dans cet avion, il y avait eu aucune mesure de protection.

Donc il y a une néerlandaise qui est qu'à contact et qui vient justement développer des des symptômes. À l'instant, on l'a appris ce matin, il y a un français qui est qu'à contact. Pour tout cela, c'est placement à l'isolement le plus strict.

C'est ce que vous venez de vous dire. Absolument. Absolument.

Vous venez de le décrire très bien et ça prouve que malgré le côté rassurant de cette souche de d'antavirus qui peut se transmettre à l'homme à l'évidence, c'est le seul moyen de justement une situation similaire à celle qu'on aura pu vivre déjà au moment du Covid. Hélas. Alors, tout serait partie du continent sud-éricain.

Apparemment, il y a tous les ans, plusieurs dizaines de cas recensés en Argentine tous les ans. Pourquoi ? Pourquoi l'Argentine ?

Alors non, en fait, il y a deux grandes groupes de souches ou de disons de variétés d'antavirus, les antavirus du de l'ancien monde et les antavirus du nouveau monde. Quoi qu'il en soit, il y a une cinquantaine de de de variétés dans ta virus pour parler ainsi. Et ces variétés sont chacune confinée à un haute animal. ce sont des rongeurs ou d'autres petits animaux, des musarènes des taupes, même des souches décrites chez des reptiles.

Donc elles sont si vous voulez exclusives grosso modo de chacune de ces espèces animales de mammifère. Et ce sont donc des zonoses. On décrit toute l'année dans plusieurs pays pour ne pas dire tout le monde des castairos.

En France, on reconse à peu près une cinquantaine par an, mais ce sont des personnes qui sont en contact puisque c'est une zoneose, on contact de l'environnement et des produits issus de ces animaux à savoir des urines, des fesses, de des gouttelettes ou des de l'air et des objets contaminés par ces animaux. Donc quand on parle d'une son, évidemment, on sait très bien ce que c'est. C'est les personnes à risque sont celles qui travaillent ou par le travail donc en l'occurrence ou qui sont en contact de cet environnement contaminé par les animaux.

Là, le cas particulier de des variétés du nouveau monde, c'est que justement en Argentine en l'occurrence et donc dans les ondes, il y a eu des cas sporadiques, c'est-à-dire des cas isolés de antavirus, des variétés qui se sont transmises à l'homme, mais ça a été très isolé et très contenu. C'est-à-dire, il y a eu tout de suite un contrôle de ces cas contact et de cont de patients infectés et finalement on décrit des cas isolés très rarement quand même mais jusqu'à présent il y a pas eu deune transmission importante au sein de l'humain, c'est-à-dire d'homme à homme. C'est là le danger.

Donc même si c'est rassurant que ces souches ne se sont pas encore adaptées à l'homme et on est habitué à entendre ça pour la grippe, la grippe avière ou la grippe porcine, ici c'est à peu près pareil. C'est-à-dire ce sont des souches plutôt des animaux. Là quand on assiste à des cas contactement, là le problème effectivement se pose.

Donc là concrètement est-ce que vous infecctionologue vous êtes inquiet ? L'OMS tente de rassurer l'OMS qui tient une nouvelle conférence de presse là à 15h tout à l'heure cet après-midi. Donc on verra ce qui se dit parce que peut-être que le fait que cette souche peut-être traversée l'Orian Atlantique se retrouve aujourd'hui en Europe.

Est-ce que ça peut être inquiétant ? Est-ce que le mot pandémie peut être prononcé ou vous pouvez totalement nous rassurer aujourd'hui ? Alors le mot pandémie pardon ne peut pas se prononcer tout de suite au cas présent.

Ceci dit, c'est rassurant, je j'ai j'ét les propos de de l'OMS. Je je je m'approprie ces propos. Pour l'instant, il y a pas lieu à s'alarmer dans la mesure où effectivement si des mesures pour tous ces cas contact pour tous, j'entends bien sont mis en place, on peut éviter justement que ces souches s'adaptent encore plus et constituent donc un véritable réservoir chez l'homme.

Et dans ce cas-là, une transmission est possible. Donc oui, je rassure également comme l'OMS mais je reste extrêmement prudent parce que la condition c'estquanante c'est que pour tous et absolument tous ces contacts, il y ait des mesures de protection et d'isolement. Bon et bien on a bien compris le message vous rassurez mais il faut rester extrêmement prudent.

Donc nous on va rester là-dessus. Merci beaucoup Canuo d'avoir répondu à nos questions cet après-midi. Bien évidemment, on continuera à suivre l'évolution de cette maladie et puis ces passagers qui vont enfin pouvoir quitter ce bateau [musique] de croisière lundi.

On vous tiendra au courant des des opérations. On fait une courte pause là aussi. On revient, on va rester en mer mais pour un [musique] tout autre sujet, vous l'avez bien compris.

On va partir du côté du Moyen-Orient et la France, ça y est, qui entre de plein pied dans ce conflit. Elle fait entendre sa voix la France [musique] puisqu'elle a envoyé le Charles de Gaulle qui a passé regarder le canal de Suèze hier qui se trouve actuellement en mer rouge. Pourquoi maintenant ?

Pour faire quoi précisément ? On répond à toutes ces questions dans un instant. [musique] À tout de suite.

Il est quasiment 13h30 sur LCI. Merci Coralie pour pour cette météo. Nous, on va commencer par une image et quel symbole.

Regardez là cette image. La [musique] France, ça y est, est au Moyen-Orient. Le Charles de Gaulle est en route pour le golfe d'Aden.

La le porte-avion français et [musique] son groupe aéronaval ont franchi hier le canal de Suè de Suè. Vous vous souvenez hein, il [musique] avait quitté la mer Baltique pour la Méditerranée dès le début de cette guerre au Moyen-Orient. C'était à la fin du mois de février. [musique] Emmanuel Macron donc a décidé aujourd'hui de franchir un pas supplémentaire.

Pourquoi ? [musique] Pourquoi aujourd'hui c'est loin d'être anodin évidemment avant l'analyse de nos invités regarder les derniers développements avec [musique] Kilian Chapui et la SL Gelabert. Après de longues heures de navigation, le porte-avion Charles de Gaul arrive sur les lieux de sa nouvelle mission, le golfe d'Aden, au sud du Yémen.

Avant d'y arriver, le mastodonte est parti de Crête en passant par les trois canals de Suèse puis par la mer rouge. Objectif se positionner non loin du D3 d'Ormouse. Nous voulons envoyer le signal collectif que nous sommes prêts à sécuriser le D3 d'Ormouse.

Depuis le début de la guerre, la France et le Royaume-Uni, à la tête d'une coalition de 50 pays, ont pris un engagement assurer la liberté de navigation dans le Détroit d'Ormous. Dès lors qu'on évoque depuis euh depuis plusieurs jours la possibilité d'un accord, il faut une force médiatrice. Et donc ce qu'on peut apporter, c'est cette capacité médiatrice finalement d'un état non concerné par le conflit.

Pour assurer sa protection, le Charles de Gaul s'entoure de trois frégates, d'un ravitailleur et d'un sous-marin, mais également de plusieurs avions de chasse rafale à son bord et de cet appareil capable de surveiller l'espace aérien. Vocat et condatrice de l'association Famasie, il y a un interrogé sur la présence du Charles de Gaulle, tout proche de franchir le D3 de Babellemm française. Votre interprétation à vous général, est-ce que la France entre dans le jeu aujourd'hui ?

Elle rentre dans le jeu mais comme ça avait été annoncé c'est que si ça se calme dans l'étroit d'ormous de la création de la marine la marine cette année cette année donc c'est le hasard fait bien les choses l'histoire rejoint la réalité et finalement je crois que la marine a saisiit parfaitement l'opportunité de montrer qu'elle est là avec toutes les capacités qu'on vient de voir parce que c'est des capacités d'aviation embarqué c'est des capacités antiaériennes des capacités effectivement de de présent [raclement de gorge] on va y revenir Maxime Perrez pourquoi aujourd'hui pourquoi Emmanuel alors c'est pas aujourd'hui précisément Mais c'est dans la logique de ses annonces et de son engagement qu'il a voulu suite à être ni bérante ni coboligérante mais elle essaie d'incarner une trisé par l'usage de de moyens militaires qui peuvent aussi bien sécuriser des navires que pourquoi pas offrir aussi d'autres solutions. On parlait à l'image du dispositif améverture aérienne. Quand vous avez un porteavion avec des et chasseurs rafales, bien vous avez une capacité de projection, de surveillance, de renseignement tactique qui offre en fait une panoplie assez complète au moyen français potentiellement qui pourrait être déployé dans les prochains jours, les prochaines semaines.

La France montre sa crédibilité. C'est ce que vient de déclarer Sébastien Lecnu. Écoutez le premier ministre, les gardiens de la révolution sont en train de se servir du D3 d'Ormous comme étant justement un des moyens de peser sur l'économie mondiale.

Donc le Charles de Gaulle, en tout cas le groupe aéronaval Charles de Gaulle, il est un des outils. Les initiatives sont d'abord diplomatiques. la coalition telle qu'elle a été imaginée avec nos partenaires britanniques de la planification militaire en disant mais je précise pas par la force pas belligérant cette affaire mais demain si ça se libère comment on est capable de faire réappliquer le droit international de la mer tel qu'on le connaît depuis maintenant des décennies notre marine nationale elle sert à ça votre interprétation à vous ou il y a des choses ça a été dit il y a le côté militaire donc on va sécuriser cette région il y a pas que les trois dorm Mous hein, il y a les abords et la mer domane et cetera.

Donc le Charles de Gaul sera dans quelques jours aux abords, on va dire, de du 3 d'Ormouse. Donc ça c'est l'aspect défensif et dissuasif. Après, il y a aussi comment dirais-je la le poids diplomatique que peut peser la France au-delà même de l'initiative dont parlait le premier ministre franco-britannique.

Il y a le fait de dire on est là, on est là. Et alors sinon en tout cas intervenir dans un dans une diplomatie dans les négociations qui vont sûrement advenir, on verra après la visite de Trump à Pékin les 14 et 15 mai. La Chine a un rôle à jouer.

Le New York Times vient d'en parler encore à l'instant en disant mais tous les pays de la région viennent voir les Chinois actuellement pour dire il nous il faut sortir de l'impasse au niveau des engrais du pétrole de la de la de la belligérance et cetera. Et donc il y a il y a un rôle à jouer pour la France qui serait euh pesé non pas militairement parce que là on reste encore dans le dissuasif mais dans la diplomatie pour dire on est là. Ce que on entendait le général dans dans le sujet le dire en fait c'est aussi ce Charles de Gaulle c'est aussi un poids diplomatique s et c'est ça le message qui est envoyé également. la France peut et doit compter en fait dans danses futures négociations en tout cas pour dire on est là simplement et que c'est une aberration que de retourner en arrière c'est même pas retourner en arrière parce que évidemment il y a le côté nucléaire côté nucléaire l'accord de 2015 était pas si mauvais que cela que Trump a littéralement donc déchiré en 2018 en tout cas il y a eu des années de négociation 2 ans de négociation en fait la préparation c'était pratiquement une douzaine d'années les négociateurs français britanniques et même américains le disent très bien mais le retour en arrière c'est Quoi ?

C'est le fait que on ne respecte pas ce qu'on appelle le droit coutumier maritime du côté iranien. Savoir que les trois d'Ormous est un libre passage. Il y a pas de réglementation.

Il y a eu l'accord de Montgobeille donc du droit de la mer qui d'Annusem qui date du 1982 que l'Iran n'a pas ratifié mais l'Iran est obligé de suivre en fait on va dire ce qu'on appelle la coutume en droit international et là on peut penser que quoi qu'il advienne il y aura quand même une pesée une menace potentielle de part des Iraniens sur un étroit d'ormous même s'il est totalement libéré. Donc la France dit on est là, il faut compter aussi sur nous. Char Barxalet régulièrement sur notre plateau, vous regrettez l'absence de la France dans ce conflit qu'elle ne s'engage pas assez.

Aujourd'hui, elle envoie un signal extrêmement fort. Qu'est-ce que vous pensez de ce message ? Alors, c'est une présence dissuasive effectivement et et un bon coup de communication également comme cela a pu être dit.

Nous, ce qu'on regrette, c'est pas tellement le fait que la France ne s'engage pas. c'est c'est qu'il y ait jamais un mot euh de soutien pour le peuple. C'est ça qui est vraiment le plus blessant dans l'histoire.

C'est pas tant euh qu'il n'y ait pas eu d'action dans dans le cadre de la guerre, mais c'est de ne jamais avoir eu un mot pour le peuple et aussi de se réjouir du fait que l'on demeure le seul point de contact avec ce régime d'une manière qui pour nous est perçue comme extrêmement vexatoire. dire Emmanuel Macron Donc ça veut dire Emmanuel Macron qui a encore téléphoné hier au président iranien. Ça vous le regrettez par exemple ?

On le regrette dans la mesure où il a l'impression de faire quelque chose de très bien en faisant cela. Ça nous irait s'il avait un discours ferme. La difficulté qu'on a avec ce qui se passe dans ce cadre là, c'est de voir que c'est toujours pour aller dans le sens d'un apaisement.

Et encore une fois, comme je le dis souvent, apaiser une situation quand on a on a en face de soi des belligérants tyranniques qui tue le peuple et continue de multiplier les exécutions sans avoir un mot pour le peuple, c'est mettre un mouchoir sur ce qui dérange. Mais pourquoi vous dites qu'il ils n'ont pas un mot pour le peuple régulièrement ? Les ministres quand ils s'expriment, ils tiennent souvent à préciser et on n'oublie pas le peuple iranien, on n'oublie pas la répression sanglante qu'on condamne évidemment.

Euh alors, j'ai pas entendu ces ces mots-là de manière aussi claire que ce que vous décrivez. En tout cas, le président Macron ne les prononce lui-même jamais. Euh et ce qui est enfin voilà, c'est vraiment le ressenti de tous les Iraniens et des francoir des franco-iraniens dont je fais partie, c'est de dire en fait, vous pouvez pas ignorer ce qui se passe en Iran.

Certes, c'est un pays différent. ce n'est pas la France et on ne vous demande pas de réagir face à la situation iranienne comme si elle se déroulait sur le sol français mais quand même se rendre compte qu'il y a à 6h de vol d'avion d'ici un peuple qui se fait massacrer alors que tout ce qu'il demande c'est de pouvoir être libre et de ne jamais avoir un mot de soutien ou même un mot de fermeté vis-à-vis d'un régime qui se comporte de la sorte ça pose quand même question parce que certes il y a les prix du carburant Mais il y a aussi la vie humaine. Peuple ou un un régime qui continue de massacrer son peuple à travers notamment les exécutions qui n'ont cessé de s'excélérer depuis le début de cette guerre.

Sébastien Lecornu donc il y a encore un instant qui précisait la position du Charles de Gaulle qui est en passe de passer ce des trois de babellement d'aide. Mais si on est encore la France avec nos capacités à peser sur la diplomatie mondiale, c'est aussi parce qu'on a une armée qui est capable de le faire. Et c'est vrai que la présence de la marine nationale permet aussi d'être crédible dans les initiatives diplomatiques telles que nous le prenons.

Donc le Charles de Gaul a passé le canal de Suè je crois qu'il doit être pas loin de Babel Mandel. En tout cas j'ai j'ai je surveille plus ça autant qu'avant quand j'étais ministre des armées et la vocation à rejoindre une zone qui lui permet aussi de montrer la crédibilité de l'offre française pour assurer la sécurité maritime. Voilà Isabelle Saporta écoute le premier ministre et tout de suite pose une question générale parce qu'elle est inquiète. [rires] Le quand on entend Babel Mondad, quand on entend Mer Rouge, vous vous pensez à Ben oui, je pense au outil.

Donc je demandé au général s'il était inquiet ce passage effectivement du Charles de Gaulle dans ce des trit si problématique en fait. Bah on peut être inquiè mais relativement je pense que les positions de combat seront prises à bord des navires que effectivement les mesures de protection habituelles sont pris. N'oublions pas qu'il y a déjà une force qui s'appelle la SPDES qui est là aussi pour protéger les navires marchands.

Donc ça fait une force supplémentaire. Il y a au moins une frégate supplémentaire déjà sur zone. Sans doute aussi une frégate qui a fait précurseur.

Maintenant, on en discuté à l'instant. Une hypothèse peut-être c'est que le coup de fil entre le président Macron et le président iranien c'était peut-être aussi pour s'assurer qu'il n'y ait pas une interférence iranienne par outil interposée sur le franchissement. C'est une possibilité comme une autre.

On m'attend de notre côté une force armée qui n'est pas en guerre avec l'Iran, n'oublions pas. Ni avec les outils, n'oublions pas. Ne devrait pas être agressé.

Autrement, c'est une agression ne mériterait quand même une mesure de rétorsion. Et encore, faudrait-il que Pèch pèse dans le jeu et c'est pas le cas. Alors, je sais que c'est très compliqué pour pour nous français de concevoir que le président ne passe pas lourd, mais en Iran, c'est pas Pécan qui tient les gard qui appelé alors que le problème c'est un peu ça quoi. [rires] Mais les outils n'ont pas intérêt parce que les outils étaient relativement discrets.

Alors ça reste quand même un bras armé potentiel au Yémen. Le port de Deida a été sévèrement bombardé ces dernières années par les Israéliens mais la capsule est là. Ils sont pas tellement intervenus depuis la guerre du 28 février parce que l'Iran n'a pas actionné.

Alors ça veut pas dire que ça le sera pas mais les outils n'ont pas intérêt à attaquer les Français. Ils ont intérêt à attaquer des tankeres. Peut-être pas non plus des bâtiments militaires américains, je ne crois pas.

Mais attaquer des tanker c'est tout à fait possible. Et pourquoi ils pourquoi ils ont pas intérêt je vous inter ils ont pas intérêt parce que en fait ils vont se faire massacrer sinon d'une part et deuxièmement euh la France en l'occurrence pour le Charles de Gaul c'est quand même encore pour l'instant on le disait tout à l'heure avec le général une situation défensive dissuasive non pas offensive et ils ont pas intérêt à avoir trop d'ennemis on va dire après c'est un régime qui avait passé un accord avec l'Arabie Saoudite vous sa en fait les outils du Yémenn ils occupent le nord ou l'ancien nord- Yémen mais c'est nord la partie nord-ouest on va dire du Yémieurs millions d'habitants quand même sous leur coup c'est Sana la capitale Ils ont pris des gros coups sur la tête avec les offensives israéliennes mais aussi saoudien les bombardements. Ils ont passé une soup ils ont perdu aussi un peu de terrain de terrain.

Absolument tout à fait. G loyalistes loyalist. Tout à fait.

Alors par contre ils ont gardé une capacité du missile balistique y compris les différents missiles iraniens mais surtout les drones et y compris de Daida du grand port que je connais bien d'ailleurs du grand port sur la mer rouge. Tout peut se cacher compris des vedettes rapides de type Irania. Après la France comme vous le disz général est présente aussi à Djibouti.

Il y a ces différentes frégates qui escortent les tank mais le Babel Mandb c'est c'est essentiel qui a une liberté de circulation. Pourquoi ? Parce qu'on parle de d'ormous c'est 10 % du pétrole mondial.

Là on a 20 % du commerce mondial de toutes les marchandises. Quand on sait que le commerce maritime c'est 30 % de tous les échanges mondiaux, peut-être même plus. On a intérêt à ce que ça soit tranquillisé.

Sans doute le Charles Legal, encore une fois, vous l'avez dit tout à l'heure, c'est une capacité médiatrice. C'est aussi un étalage de puissance militaire incroyable. Est-ce qu'on peut le détailler ensemble ?

Parce que qu'est-ce qui est capable de faire là le Charles de Gaulle en arrivant sur zone ? Donc c'est plusieurs afales à bord, sont des avions de Gai à rien, les haill, c'est ça, ce sont des hélicoptères, ce sont des mitrailleuses lourdes et puis il y a toutes euh ces frégates autour, il y en a trois. Il y a un ravitailleur, il y a un sous-marin.

Et donc ce Charles de Gaulle au Moyen-Orient, il va faire quoi ? Alors d'abord, je résumé, c'est un groupe de combat complet, c'est-à-dire qu'on prend en en considération l'ensemble des menaces, menaces aériennes, menace sous-marine et renseignement au plus loin, notamment avec les Haill. On voit jusquà plus de 400 km de renseignement sans oublier tous les radars qui sont à bord du Charles de Gaulle.

Voilà, donc une capacité euh d'abord de par la présence déjà pour montrer qu'on est capable de de frapper vite et loin d'ailleurs. Donc une vingtaine de rafales quand même, c'est pasin. Euh avec bien sûr ce que vous avez évoqué comme équipement.

Donc c'est une surveillance de zone euh sans aucun doute. Déjà je quand je me dis le mot renseignement, c'est pasin non plus. C'est d'abord se renseigner pour savoir ce qu'il y a en face et puis après il y a une capacité peut-être d'accompagnement mais je pense pas que ce soit la mission du groupe aéronaval.

C'est paraître une mission secondaire éventuellement dans certains cas mais je crois que c'est essentiellement une position diplomatique hein que vous avez évoqué déjà tout à l'heure. On est là près, on se montre on est là et je fais quand même une remarque, il n'y a que des Français. Donc quand on parle de coation anglais ah je sais pas, ils ont pas coulé leur navire peut-être, je sais pas.

Non mais mais la Marine n'est pas en bon état, c'est ça ? Non, la Marie n'est pas en bon état. Leur leur porte aéronef à priori ne sont pas opérationnels.

Ils ont des problèmes de recrutement, ils ont de de gros soucis. Effectivement, on ne voit pas beaucoup de navires britanniques actuellement en opération. Euh et puis surtout ce que je veux dire, c'est que on a un groupe aéronaval qui théoriquement devrait représenter l'ensemble des forces des États qui ont participé à cette coalition internationale voulue par les franco-britanniques.

Or aujourd'hui, les navires qui étaient dans ce groupe sont restés en Méditerrané. Donc il y avait Grec euh on est tout seul dans notre coalition vous voulez. En gros, on est [rires] alors dirait qu'on montre l'exemple France.

Montre l'exemple, c'est en avant. Suivez-moi et j'attends la suite. Est-ce que c'est pas le début de la mission ?

C'est-à-dire que ça commence par les français, les autres vont arriver. Apparemment euh Grégory Philips, alors je me souviens plus, il disait qu'il y a un ravitailleur néerlandais. [raclement de gorge] Ah !

Ah c'est pas néerlandais, c'est possible. néerlandais dis je sais plus je sais plus quel mais il y a un torpilleur qui un démineur qui est aussi en route pour la zone. Est-ce que ça veut dire que cette mission de cette coalition encore une fois qui s'est réunie fin avril à l'Élysée avec une seule quaine de pays et ben elle est en en passe de commencer.

Ah bah pour moi, elle est en pass de commencer avec quand même une capacité française qui a pu être projetée rapidement avec force et maintenant franchir le canal de Suède est arrivé je dirais au large de la péninsule arabique. Donc on est là maintenant il faut que les autres navires arrivent euh avec tous les moyens et vous avez souligné euh le problème du enfin le problème la possibilité d'avoir un un navire des mineurs enfin chasseur de mine. Effectivement, j'aime bien le rappeler parce que j'ai un peu cherché, c'est qu'en fait la principale l'Europe est la principale capacité de déminage qui existe au monde, y compris devant les Américain.

En gros, c'est 70 navires capables de déminer répartis dans plusieurs nations. [raclement de gorge] Il y en a 10 en France et une douzaine chez les Britanniques aussi flottent bien entendu hein et puis quelques-uns par-ci [rires] par là. Voilà donc on est effectivement avec une capacité navale très importante.

D'accord. Les Américains n'en ont pas, on est d'accord sur trois expérimentaux qui en fait ne servent pas vraiment à grandchose apparemment. Voilà, c'est un ben ils ils ont cassé enfin éliminé cette solution.

Ils s'appuie plutôt plutôt sur des robots mais qui ne remplissent pas toutes les missions me semble-t-il. Mais je suis pas un expert. En revanchire Ouais, l'histoire c'est de créer une dynamique en fait.

À partir moment, il y a un bâtiment français sur zone comme on dit, pas loin du TR d'Ormouse. C'est dire aussi parce que ce sont les politiques qui vont décider avec une nouvelle réunion mais c'est peut-être du bilatéral mais qu'est-ce que tu fais toi l'Allemagne, qu'est-ce que tu fais toi le britannique et cetera ? Et s'est créé en fait une figure de prou.

On reste dans la métaphore maritime pour suivre un peu l'opération marit déclenche une opération. Quand on déclenche une opération, une coalition de pays, ça ne ve pas dire grandchose. Il faut une coalition de moyens.

Il faut une cohérence des moyens. Il faut une coordination des moyens. C'est ça qui va dire qu'on est tout seul là dans Mais non, mais ça veut dire que ça n'est pas suffisant.

Et quand on parlait des moyens américains en terme de déminage, on on se demande on se dirait presque que les Français ont besoin de des Américains pour mener à bien ce type de mission. Ol, une dernière question Olivier Webert parce que malheureusement vous devez nous quitter l'émission évidemment continue. Juste est-ce qu'on peut voir aussi les choses comme ça ?

Les États-Unis ne sont plus seuls ? Oui, bien sûr. Alors, il y a il y a le côté offensif bien sûr et la France ne veut pas participer à au côté offensif de l'opération.

Par contre, défensif et le côté économique, la dimension économique puisque Trump avait oublié que cette guerre était du multidimensionnel euh du militaire, de l'économique, la temporalité également. Et la France peut intervenir sur le côté économique, à savoir la réouverture du D3 d'Ormose, alors soit par la négociation indirecte avec les les Iraniens, euh il y a il y a encore des effets de bascule y compris euh avec la Chine, soit un peu plus directement. L'intérêt, c'est de réouvrir les deux trois d'Ormose, il en va bien sûr l'intérêt de l'Europe, mais aussi de l'intérêt du monde entier pour l'économie.

Effectivement, écoutez, Jean-Noël Barreau, lui le ministre des affaires étrangères donc français qui était ce matin sur RTL, quelles pourraient être les missions du Charles de Gaulle ? Écoutez, ce sur quoi nous pouvons agir efficacement, c'est dès le calme revenu, un système de déminage et d'escorte international, indépendant, strictement défensif et pacifique et qui explique le franchissement par le porte-avion Charles de Gaulle hier du D3 d'Ormous du pardon du canal de Suède pour se rapprocher de cette zone, crédibiliser cette mission pour que dès que un cesser le feu ou en tout cas dès que le calme sera revenu, bien cette mission puisse se déployer au bénéfices, je vais vous le dire hein, pas uniquement de la France, uniquement de l'Europe mais de l'ensemble du monde. Voilà pour dans le bénéfice du de l'ensemble du monde.

Quand je vous disais pourquoi aujourd'hui, il faut montrer qu'on est si jamais parce que on a bien compris que le Charles de Gaul n'entrerait en action que quand les armes se seront tues définitivement. On est bien d'accord. Oui.

Alors pourquoi Emmanuel Macron décide d'envoyer le Charles de Gaulle aujourd'hui ? Parce qu'il faut du temps. Parce que les armes peut-être vont se taire dans les jours qui viennent.

Al j'irai pas jusqu'à là. Je pense que il anticipe une solution positive, c'est-à-dire que finalement que cela aboutisse et à tout hasard on se met déjà en place. Toute façon, le groupe aéronaval, ça fait que 3 mois qu'il est en mer, il peut encore y rester quelques semaines, peut-être de 3 mois.

Donc on l'a sous la main, il est pas loin, on l'envoie. Donc d'un côté, on ne sait jamais ça peut servir. Donc on le met ça fait euh d'abord le symbole de franchir local de Suèze rentrer en main rouge est quand même fort.

Donc on se met en position et puis euh de de l'autre côté c'est quand même montrer la place de la France et enfin euh ce qu'on a un peu évoqué il y a quelques instants, être l'exemple, c'est-à-dire être tête de chaîne en gros et attirer tous les autres pour dire "Bah maintenant, venez parce que nous on a fait l'effort, nous on y est allé. Maintenant, euh remplissez aussi votre engagement qu'on a eu peut-être dans cette coalition franco pilotée par les franco-britanniques. Envoyez vos moyens, c'est ce qui vient d'être, il faut des moyens d'hiver [raclement de gorge] et puis c'est vrai qu'il faut élargir euh à plus loin que l'Europe parce que l'Asie est particulièrement concerné aussi euh par cela et donc il faut vraiment après, il y a des questions qui ont pas été évoquées, on parle de coordination, mais qui va commander sous quel chef on va mettre cette coalition la coalition qui va commander ?

Ah oui, parce que si vous commencez à mettre 15 chefs, ça marche pas, il en faut un. Quelle est euh la puissance qui va diriger corps diriger euh sous sous quel statut ? C'est pas l'OTAN, c'est pas l'Union européenne apparemment.

Enfin, j'en sais rien, c'est pas l'ONU. Donc il y a toute une construction à la fois euh politique et militaire qui doit se faire en terme d'unicité du commandement de telle façon que tout soit bien coordonné et qu'il n'y ait pas de bavure s'il y avait un problème à résoudre. Et bien sûr il faut l'aval politique de tous les États concernés.

Ouais. Mais c'est ce qui avait été évoqué à l'Élysée encore une fois fin avril. C'est une initiative franco-britannique.

Cette réunion, elle été présidée par Emmanuel Macron et Kir Starmer. Ça peut être possible un commandement franco-britannique ou il en faut qu'un ? Euh alors enfin quand je parle commandement, j'ai peut-être un peu simplifié en dire qu'avec un seul chef, c'est pas forcément un seul chef.

Ça peut être un chef et un adjoint hein ou voilà. Donc en fait on met double tête veut dire que à condition que tout le monde accepte que les ça soit une dualité du commandement avec un qui quand même a le lead mais on l'a fait plusieurs fois hein après c'est une question de bonne volonté et puis bien sûr les directives politiques qui arrivent et qui disent bon hein on travaille ensemble donc si on travaille ensemble il y en a un qui aura le li un moment donné peut-être qu'il changera avec la nation suivante avec le britque français d'abord britannique ensuite à priori c'est les français parce que les français sont là et on a lu entre les lignes on a bien compris ce que vous disiez vous alors décision d'Emmanuel Macron d'envoyer le le Charles de Gaulle parce que peut-être, dites-vous, il anticipe une issue positive et effectivement depuis un peu plus de 24 heures, Donald Trump assure qu'un accord, en tout cas un protocole d'accord est en train d'être dessiné avec les Iraniens. Écoute-les encore une fois cette nuit.

Ils veulent conclure un accord. Nous avons eu de très bonnes discussions au cours des dernières 24 heures et il est tout à fait possible de parvenir à un accord. C'est tout à fait possible.

Chaparxal, je voudrais soumettre à votre jugement un avis qui a été donné sur notre antenne hier. C'est l'historien Jean-François Colissimo. Colosimo.

Colosimo. Qu'est-ce que j'ai dit ? Colimo.

Colossimo. Très à cheval parce que il trouve que moi ça a été mon éditeur et qu'il est très à cheval sur son nom et j'ai eu mon petit cœur de de d'auteur qui a battu très fort pour défendre Jean-François. Et vous avez totalement raison.

J'ai commencé quand même l'émission en parlant du canal de Panama au lieu de dire canal le Suède. Donc voilà, je ne suis pas à ça prêt. Effectivement, je lis mes notes, tout est bien dit mais comme je parle trop vite souvent, je commets quelques imp.

Mais non, vous êtes parfaite. Arrêtez de vous battre la coule. Il y a que les femmes à se battre la coupe comme ça.

Les hommes, ils s'en fichent, ils disent deux conneries pardon deux bêtises par seconde et il continue. Oui, même plus. Ça suffit cette copaagélation.

Vous êtes parfaite, je suis parfaite. C'est vous qui avez malentendu finalement. et j'entends c'est ça.

J'ai écoutez sa prise de position, vous nous direz si vous la partagez. Tout est possible surtout parce que nous présupposons et là je pense qu'on a tort que nous sommes face à à un pouvoir iranien qui à la fin préférera négocier et moi je vous dis tels qu'ils sont il se peut très bien qu'il préfère ne pas négocier par excellet le régime iranien aujourd'hui peut-être ne veut absolument pas négocier en fait tout dépend de savoir de quoi on parle de négocier quoi. Donc effectivement si la condition sinquanon de tout accord de ne plus avoir de de nucléaire et si la condition sinquanon va être aussi de reconnaître l'État d'Israël, si c'est il y a ces deux conditions qui s'appliquent, il me semble effectivement impossible de trouver un accord.

Et je dirais même que aujourd'hui, j'ai j'ai le sentiment que au départ le peuple iranien était le seul à vouloir qu'il n'y ait pas d'accord. Euh et est aujourd'hui aussi le seul à vouloir que le D3 d'Ormous reste bloqué comme il peut l'être. Euh la liste s'allonge, c'est-à-dire qu'il y a Israël évidemment qui a les mêmes intérêts et donc qui souhaite euh voir cette pression économique maintenue sur le D3 d'Ormous.

Pourquoi ? Et il y a au-delà d'Israël, je pense aussi aujourd'hui les pays des Émirats et les et plusieurs pays du golf qui entrent aussi dans cette logique là. Et donc le groupe s'est un peu agrandi, les Iraniens sont un petit peu moins, le peuple iranien est un petit peu moins seul de ce point de vue-là parce que la réalité c'est que la pression économique qui est exercé par le blocage du D3, c'est la seule manière non violente de venir peut-être à bout de ce régime.

Donc il faut continuer le blocus économique. Pour l'instant, il est maintenu he par Donald Trump. Tout à fait.

Je pense que ce blocus c'est la seule chose qui peut permettre peut-être un jour la libération du peuple. Pourquoi ? parce que vous avez beaucoup de personnes qui sont ralliées au régime de manière purement opportuniste.

C'est-à-dire c'est des soutiens qui sont opportunistes et pas des soutiens de personnes réellement convaincues euh de du fanatisme de ce de ce régime. Et donc si vous fragilisez l'économie, on peut plus les payer et donc tous ces opportunistes là à un moment donné vont se désolidariser. Et donc je pense que cette faille, c'est vraiment la bonne faille à exploiter pour que ce soulèvement intérieur puisse avoir lieu infé sur les négociations.

Est-ce que vous êtes optimiste ou pas ? Parce que c'est vrai que ces derniers jours, on s'est dit bon euh Donald Trump, il arrête son projet liberté parce que on a bien vu après que les négociations visiblement pouvaient avancer. Il y a eu quelques déclarations du régime iranien qui allaient aussi dans ce sens.

Il y a le porte-avion Charles de Gaulle qui arrive sur zone. On se dit là, il y a quand même pas mal de signes qui montrent qu'à priori les Iraniens et les Américains arrivent à trouver un terrain d'entente pour pouvoir ça y est mettre en place un protocole d'accord. Et puis de l'autre effectivement, il y a des experts qui disent "Non mais attendez, ce régime n'a aucune envie de négocier." Et Donald Trump, il a déjà dit à plusieurs reprises "ça y est ça avance, on va avoir un accord." Vous êtes dans quel camp d'abord Maxime Perez.

Bah moi je je ne fais pas très beaucoup confiance aux Iraniens pour chercher une solution négociée car pour l'instant il ne montre pas une volonté de le faire. Maintenant ce qui vient d'être évoqué sur les enjeux, je vois mal comment les Iraniens pourraient dire non à l'arme nucléaire alors qu'ils n'ont pas arrêté de dire qu'ils l'auraient hein. Qui disent aussi nous on proxie la reconnaissance d'Israël n'en parlons pas je vois pas comment ça peut être possible.

Et puis de l'autre côté, moi je remarque quand même et je maintiendrai sans être trumpiste que Donald Trump fait quand même preuve de modération même s'il a des propos qui ne sont pas modérés [rires] hein. C'est pour que Isabel puissent réagir. Donc donc ouais ça marche hein. [rires] Voilà donc et il fait preuve alors donc je bien sûr je parle pas de ce qui c'est qu'il exprime au jour le jour en revanche ça marche plus il est modéré c'est ça que vous voulez le langage des passes d'ar Voilà.

Non, mais dans les faits dans les faits finalement le recours à la force physique n'a pas lieu. Il ne fait que répondre à des agressions iraniennes, sinon à des provocations. En fait, il prétient dire "Demain matin, j'envoie tout et je rase tout" comme il l'a dit d'ailleurs.

Donc il y a le discours d'à côté, donc je pense qu'il faut le laisser parler et puis la réalité je dirais de terrain où là on voit que on cherche pas la violence, on cherche simplement à garder les conditions de ce cadre que vous avez évoqué pour que il n'y ait rien qui puisse justifier le refus de négocier. Donc c'est amener progressivement les Iraniens sans les brusquer de trop mais en répondant à leur provocation les amener à obtenir une forme de négociation. Maintenant sur les vrais buts de négociation, je regrette, je vois mal comment ça pourrait être accepté mais de part et d'autres d'ailleurs hein.

Donc je serais plutôt pessimiste, mais on ne sait jamais. Avec les diplomates, on peut avoir des surprises. Ah bah oui, c'est un militaire qui le dit.

On a Maxime [rires] Perz. Oui oui Max Peraly euh je pense que les Américains au-delà du du D3 de la problématique du D3 d'muse ont deux problèmes. Le premier c'est de constater que les Ianiens ne sont pas pressés en tout cas sont moins pressés queeux de de négocier et ils jouent parfaitement la montre et ça ça n'est pas une surprise, on le savait et il la joue très bien cette carte là.

Le deuxième problème des Américains, c'est la dissuasion. Vous savez quand quand les armes se taisent, c'est là qu'on voit ce que pèse la force de dissuasion et en particulier la force de dissuasion américaine. Et la force de dissuasion, elle ne peut pas reposer uniquement sur la menace.

La menace par des tweets, la menace par des déclarations béliqueuses d'anéantissement, la menace par un déploiement de force, d'armada et cetera. Non, c'est parfois des actes. Et qu'est-ce qui s'est passé depuis le déclenchement de cette opération américaine qui a visé le weekend dernier extraire des bateaux de ce D3 d'ormous ? c'est que les Iraniens ont réagi.

Alors, il y a eu quatre accrochages marins dans le détroit d'Ormous, mais il y a surtout des frappes contre les Émirats arabes unis assez importante. Ouais. Auxquelle personne n'a répondu militairement.

Donc, il y a un ascendant psychologique qui est repris par le régime et qui le met en confiance et qui je dirais même le pousse au péchés d'orgueil. un excès de confiance qui à mon avis risque de retarder la négociation et de faire que cette crise, s'il n'y a pas une reprise des hostilités et un marqueur fort des Américains va faire qu'on qu'on va probablement continuer à à à à à à à débattre de de de mémorandum de de conditions iraniennes pendant encore longtemps parce que parce que je pense que le régime n'a pas peur. il est il est il est convaincu quelque part d'avoir repris cet ascendant psychologique sur les sur les Américains. et et la seule façon que les Américains ont aujourd'hui comme option pour se défaire de ce pour renverser le rapport de force ne serait-ce que psychologique, c'est une opération très courte sur des infrastructures énerg énergétiques du régime parce que c'est il n'y a que ça avec le blocus qui fera applier les vont voir souvent c'est la Ouais ouais mais enfin pardon, excusez-moi, c'est c'est que là ils vont voir la Chine la semaine prochaine.

Donc on voit pas les États-Unis dans l'état de faiblesse dans lesquels ils sont tapés comme ça massivement. avec la Chine dont on voit que c'est là malgré tout que se fait toute la diplomatie aujourd'hui. C'est-à-dire qu'en fait la Chine est devenue la nouvelle maison blanche.

C'est maintenant tout le monde se presse pour aller voir la Chine pour voir ce qu'il faut faire alors que la maison blanche est quand même un peu désertée. Comme même le général qui respecte l'ordre et les choses carrées commence à dire faut laisser parler le président avec un petit geste comme ça. Le président américain c'est quand même fait autre chose.

Voilà comme ça il a fait. Oui oui, on a bien vu. Oui, je l'ai vu très très bien faire comme ça.

Qu'il parle [rires] qu'il parle, il y en a d'autres qui agissent et donc ce rendez-vous capital, ce sera peut-être une date, un tournant dans ce conflit au Moyen-Orient. Ce sont les 14 et 15 mai, c'est-à-dire la semaine prochaine, Donald Trump sera à Pékin pour rencontrer Sijing Ping. En tout cas, bon, vous l'avez tous dit, a priori ce conflit va durer au moins ce blocage économique et ce qui n'est pas pour arranger pardon pour évidemment les Iraniens qui souffrent de cette répression absolument abominable, mais les Français malheureusement pensent aussi à leur quotidien, à leur prix de l'essence, au carburant qui ne cessent d'augmenter et on ne voit pas d'issu et ça risque de ne pas s'arrêter là parce que il n'y a pas que le pétrole qui ne peut pas circuler à cause de ce blocage du D3 d'Ormouse. un tiers du commerce d'engrais est également bloqué et les prix là aussi s'envolent et qui dit engrais dit agriculture dit donc produit alimentaire et il y a quelques minutes Sébastien Lecornu a eu une phrase alors jeis dire choc bah c'est pour paraapraser ce qu'a dit le premier ministre il met en garde contrat contre un choc alimentaire écoutez on le voit bien le rapport à la nourriture et la production agricole va devenir un sujet de géopolitique de première ampleur voit sur les engrais.

On va très vite le voir si la guerre devait se poursuivre au Moyen-Orient. On va avoir potentiellement un choc international sur les denrées alimentaires qui peut être extraordina brutal. Donc la Pascal Perry est venu nous rejoindre.

Pascal euh choque sur les produits alimentaires. Vous nous alertiez. Vous nous parliez tout à l'heure d'une bombe à retardement.

Est-ce qu'on parle au conditionnel ? Est-ce qu'on parle au futur ? Est-ce qu'il faut s'inquiéter ?

Alors bon, oui, bien sûr, il faut se il faut s'inquiéter. En tout cas, il faut être attentif à la à la situation. Euh pour bien comprendre, nous sommes en face d'une activité qui comporte des cycles, l'agriculture.

Euh les semis d'automne ont été réalisé dans des conditions normales de production avec une profitabilité normale des des exploitants et donc il y a il y a pas de problème immédiat. En revanche, pour les semis de printemps, oui, qui actuellement le le prix des engrais a beaucoup augmenté tandis que le le prix des matières premières, vous regardez par exemple le marché des céréales à Chicago, les prix sont toujours à peu près les mêmes. Donc le le rapport, la recette pour les agriculteurs est constante alors que leur coût de production augmente et peu à peu malheureusement les les les courbes se croisent.

Ça signifie donc que un certain nombre d'agriculteurs décident de de ne pas semer. Donc on risque de se retrouver assez rapidement avec une pénurie de production sur les grandes cultures, par exemple. Mais pas seulement, je pense que ça ira largement au-delà parce que quand on touche aux grandes cultures, on touche à l'alimentation animale.

On pourrait aussi parler, puisque vous êtes d'origine nanta de la la région, le Val de Loire, ce sont des maréchés dans dans l'immense majorité des cas. Il faut de l'énergie pour faire des salades, des tomates, des fraises en ce moment, même s'il y a surproduction. Et donc ça aura un effet sur les les prix.

Ce qui signifie que compte tenu de la cyclicité, le choc de prix alimentaire est différé. On ne le voit pas tout de suite mais on devrait le voir normalement à la rentrée. À la rentrée à la rentrée du mois de septembre.

Donc septembre, vous nous annoncez donc une mâche nanta qui va coûter plus cher, de la farine qui va coûter plus cher, donc du pain qui va coûter plus cher, la les animaux qui sont [raclement de gorge] euh donc nourris avec ces céréales, la viande qui va coûter plus cher. Bah quand vous faites le total d'un d'un repas un peu classique ou quand on observe ce qu'on consomme, voyez, on consomme du pain bien sûr dans dans le pain, la part de la farine représente environ 25 à 30 % du coût de production. Mais il y a aussi euh tous les produits comme les pizzas par exemple, les biscuits.

Euh on trouve des céréales un peu partout aujourd'hui. Les pâtes évidemment 98 % de blédure. Tout le tout le reste est à l'avenant puisque en réalité euh le prix descérales détermine aussi en grande partie le coût de l'alimentation animale.

Dans le secteur de la volaille, de mémoire, le coût de l'alimentation représente 65 % du coût de production total de la vol. Donc forcément ça ça aura une emprise relative mais une emprise malgré tout sur les prix. Isabelle ?

Non mais c'est vrai que c'est quand même très compliqué. En plus on se retrouve avec au fond des des paysans qui sont la variable d'ajustement de tous les de toute la politique de toute la géopolitique du monde en fait de l'Europe, de toutes nos prises d'opposition. Et c'est vrai que c'est compliqué pour eux euh pour la guerre en Ukraine.

On leur a demandé de faire une place et c'était très bien à l'agriculture ukrainienne, hein. Je parle sous votre contrôle effectivement que ce soit pour le sucre, que ce soit pour les poulets. Donc ils sont retrouvés avec des importations euh massives auxquelles ils ont dû faire face avec comme on a voulu soutenir les Ukrainiens à raison, on s'est opposé de plus en plus à l'engrais russe et en fait c'était quand même une source d'approvisionnement hyper importante.

Donc on a mis des taxes en fait pour essayer de dissuader en fait l'achat de cet engré russe. En plus c'est couplé à tout ce qui sont les les limitations en fait. Comment ça s'appelle déjà ce truc là ?

Le truc carbone aux frontières là comment ajustement le mécanisme d'ajustement carbone au frontiè MCF MCF qui fait qui fait aussi un un autre surenchérissement de ces engrais. Donc, ils ont l'engrais russe auxquel ils peuvent pas toucher, ces engrais-là auxquels ils ont plus accès. Bon, ils se retrouvent quand même dans une situation et on leur dit il faut euh il faut produire, allez-y, on vous regarde.

C'est vrai que là euh le premier ministre vient de leur écrire une lettre d'amour parce que c'est ça, il a une lettre deage. Ouais. d'amour vraiment en disant "Je sais c'est compliqué, on est derrière vous". mais qui apparaître une lettre d'intention qui est vraiment une lettre d'amour en disant euh bon mais ne vous inquiétez pas de trop de ça, on parlera des problèmes phy pharmaceutique plus tard mais on va essayer de se battre pour vous au niveau européen.

On voit bien que on est quand même un peu pied point lié euh avec le reste de l'Europe et avec le reste de la conjoncture géopolitique. Et donc à part de faire une politique du chèque à court terme qui sera sûrement faite he un peu plus encore, je vois pas bien. Elle est déjà faite s'agissant des agriculteurs puisque le gasoile non routier bénéficie d'une a.

Les métiers vers lesquels s'orientent les quelques centaines de millions d'euros dont on dispose, c'est plus des milliards, c'est des c'est des centaines de millions d'euros s'adressent aux transporteurs routiers, aux pêcheurs, aux agriculteurs, au secteur du bâtiment et des des travaux publics. Pour nous européens, les prix vont augmenter. Il y a des citoyens du monde pour qui cette crise est encore plus terrible.

Existentielle. Je pense par exemple au au peuple d'Afrique qui qui attendent aujourd'hui ces engrais dont ils ont absolument besoin. Le le l'ONU estime que la crise actuelle va faire basculer 30 millions de personnes du des pays du sud en situation de pauvreté extrême.

Je sais pas si vous imaginez ce que ça représente. Alors comme tout est connecté, les les les marchandises circulent mais les hommes aussi circulent. Vous imaginez les conséquences que ça peut avoir dans ces pays, notamment en terme d'immigration, s'agissant de nos propres pays.

C'est-à-dire que les famines sont le le vecteur principal. La pauvreté, c'est le déclencheur principal des grandes vagues migratoires parce que les gens n'ont plus de quoi vivre tout simplement et donc ils vont chercher ailleurs de quoi remplir leur assiette même s'ils la remplissent mal. Un peu moins vital en France mais le pouvoir d'achat quand même qui en prend visiblement un grand coup donc en France.

Euh la hausse des prix, bah ça impacte et un changement de de de consommation et chez les Français. Regardez ce sujet de Kylian Chapu Pierre Barbin et Thbauc. Dans les rayons des supermarchés, vos habitudes de consommation ont déjà changé.

Avec la hausse des prix des carburants, le pouvoir d'achat diminue et les paniers de course se remplissent différemment. Je fais des plus petits cadis plus souvent histoire de pas jeter que ce soit de l'eau, les pâtes, le riz et cetera. on va toujours acheter.

Mais c'est vrai qu'on va faire plus attention à manger moins de viande et manger bah beaucoup plus par exemple du poulet ou des choses qui sont plus accessibles au consommateur. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les prix des produits alimentaires n'ont pourtant pas fortement augmenté. Ce changement d'habitude des consommateurs rappelle celui survenu dès les premiers mois de la guerre en Ukraine en 2022.

Ils ont consommé moins et moins cher. Consommer mais moins, c'est-à-dire qu'on a sorti des paniers du panier des produits qui étaient trop chers comme la viande et consommé moins cher, ben on a privilégié les marques de distributeur aux marques nationales. Ce phénomène probablement déjà il s'observe en rayon parce que les les gens réagissent très très vite au signaux prix comme les carburants.

Selon cet expert, les prix dans les rayons devraient augmenter de 4 à 5 % dans les prochains mois, bien moins qu'au début de la guerre en Ukraine. Bien moins que la guerre en Ukraine. On se souvient là là alors on a regardé l'inflation qui a augmenté évidemment en France, elle était de 0,3 % en janvier, elle est à 2,2 au mois d'avril mais au début de la guerre en Ukraine, donc février 2022, ça avait été jusqu'à 10 %.

Euh 20 20 % pour les produits alimentaires. 10 % c'est l'indice synthétique. Mais quand vous rentrez dans le détail, effectivement, les prix de l'alimentation alors pour certains produits hein avaient augmenté de façon extrêmement spectaculaire.

Tout ce qui est décrit là est parfaitement juste. Le consommateur est un être rationnel. Alors, on pourrait éventuellement désarbitrer une partie de son budget, vacances, loisirs, euh culture éventuellement pour le réorienter vers l'alimentation.

C'est pas toujours ce qui se produit. Et la part relative, le taux d'effort des ménages les plus modestes dans le domaine alimentaire, leur taux d'effort alimentaire donc est très élevé. C'est parfois 25 à 30 % de leur revenus compte tenu du fait que le revenu le revenu est faible et et que les prix augmentent.

Donc qu'est-ce qu'on observe ? On observe en effet une déconsommation très nette de la viande, du poisson, une orientation vers les protéines. La protéine animale la moins chère, c'est les œufs.

Les œufs ou on on s'oriente vers ça. On on choisit en effet de quitter des marques qui sont des marques historiques pour aller vers les marques de distributeurs dont les prix. Alors, il y a il y a différentes marques de distributeurs, mais les prix, grosso modo, ces marques, sont de 20 à 30 % inférieurs au prix des grandes marques.

Pourquoi ? Ben parce que c'est le distributeur qui les commande à des professionnels de l'agroalimentaire. Vous avez même une chaîne comme Intermarché, une enseigne comme Intermarché qui a intégré verticalement le l'ensemble de la la production du du produit de base.

Euh le poisson par exemple, on dit d'Intermarché que c'est le deuxème pêcheur de France, mais ils ont des usines qui fabriquent du fromage, du jambon, enfin ils ont un secteur agroalimentaire et donc ils le vendent à leur propre marque. C'est Monique Ranou, c'est Pâura, c'est Chabrior et cetera chez Intermarché qui sont de bonnes marques mais qui n'ont pas de coût de publicité de marketing. Pourquoi ?

Parce que le distributeur dispose de tous les moyens dans son linéaire pour les présenter au consommateur. Pas besoin de pub si vous voulez. Et donc vous allez payer vous allez payer la matière première, la transformation, vous allez payer le produit à son prix net si vous voulez.

Et les consommateurs effectivement s'orientent vers ce type de consommation. C'est pas une mauvaise consommation. Les marques de distributeur, elles sont souvent extrêmement qualitatives et elles permettent de maintenir un niveau de consommation satisfaisant en économisant.

Mais est-ce qu'on a vu parce que Catherine André le disait sur notre antenne ce matin, il y a eu de nouvelles habitudes cons de consommation alimentaire donc avec cette crise au début de la guerre en Ukraine et ce qu'elle constatait c'est qu'il y a pas eu de retour en arrière. Donc ça crée de nouvelles habitudes presque pérennes finalement. Ouais.

Non, mais c'est sûr qu'il y a une transformation. Puis par ailleurs, il y a aussi les jeunes générations, il y a de plus en plus de végétariens, de végétaliens, de gens qui veulent plus manger vraiment de de d'animaux, hein. Donc ça ça c'est évident.

Moi, je me j'avais en fait une une question pour vous euh Pascal, c'est ter tout ce que vous dites sur le surencharissement de ces matières premières, effectivement l'effet sur sur la consommation, est-ce qu'il y aura aussi un effet sur l'industrie agroalimentaire ? qu'il nous reste pas beaucoup d'industries qui marchent, celle-là, elle fonctionne. Est-ce que là, on va se retrouver aussi avec des problématiques dures sur l'industrie agroalimentaire française ?

Bah, je pense qu'il faut la maintenir. Elle a une carte à jouet qui est la carte de la proximité du savoir-faire. Elle elle est capable de signer des contrats de longue durée avec les grandes enseignes de la de la distribution.

Alors, les marges sont tendues. Il faut pas il faut pas se c'estàd que quand on parle d'industrie agroalimentaire en France, il faut observer qu'il y a une espèce de géographie de ces euh producteurs. Vous avez très grandes entreprises qui ont des capacités de trésorerie pour survivre à une crise et puis vous avez des PME, des entreprises de taille moyenne un peu partout sur le territoire qui sont l'objet d'une pression prix de la grande distribution, y compris hors période de crise et qui vont ressentir peut-être plus douloureusement aujourd'hui cette cette période.

Il faut alors il faut leur rester fidèle si j'avais un seul message à adresser. Prens manger penser Ouais. consommer le remplissez remplissez votre remplissez votre votre placard ou votre réfrigérateur avec des des produits français parce que c'est ce qui va nous permettre de passer ce pic.

Vous voyez, il y a derrière nous là des images de de produits de saison. Euh bah il faut il faut acheter il faut acheter du français, faut acheter de la proximité. C'est peut-être le geste citoyen qu'on attend aujourd'hui du consommateur dans cette dans cette période.

C'est bon pour tout le monde là. J'ai conscience hein de la question des prix. Je je mais je rappelle simplement que en évitant le gaspillage, un petit point conso, en évitant le gaspillage, c'estàdire au lieu de faire au lieu de remplir son frigo, vous avez raison de vous faites vous faites des courses un peu de de façon plus régulière et et moins massive.

Euh vous privilégiez le placard, c'est c'est des petits trucs hein. Vous privilégiez le placard au réfrigérateur, manger des pâtes, du riz, vous faites comme je le fais moi d'ailleurs au passage. Euh et vous verrez que vous passerez cette période de façon un peu plus confortable.

Euh en effet, enfin je réponds à la question, il faut aujourd'hui une orientation euh clairement patriote. Mais oui, faut mais ça c'est mais vous savez c'est c'est parce que sur l'industrie sur l'industrie agroalimentaire, je pensais par exemple à tous les élevages laitiers qu'il y a en France, ils vivent grâce aux industriels du lait hein. C'estàd que le jour où ça ça se casse la figure, c'est fini.

Vous vous pensez par exemple à Rockfort qui est malgré tout quand même bien tenu par l'actalis et cetera. Si vous voulez avoir la collecte du lait, si vous voulez que au fond tout tous ces paysages de France ressemblent à ce à quoi il ressemble aujourd'hui, il faut que les paysans tiennent, il faut que les [raclement de gorge] industriels tiennent et et c'est ce qui fait la beauté de nos paysages. Ça a l'air de rien ça, mais si ça tousse euh tout tribue et puis c'est un cercle vertueux, c'est c'est un cercle vertueux, c'est le moment d'accélérer la simplification des productions.

Il y a une loi agricole qui est sur la table. don dont les éléments continuent d'être discutés pour certains. Il faut permettre aux paysans français de produire dans des conditions normales, d'avoir accès à l'eau, aux intrans et peut-être simplifier aussi ces processes qui leur font perdre du temps.

Et vous avez bien compris que le premier ministre venait d'être de prendre la parole. Il s'est exprimé évidemment sur le conflit au Moyen-Orient, sur l'arrivée du Charles de Gaulle, ça y est, donc en mer rouge et sur ce choc alimentaire. Évidemment, ça nous a interpellé d'où nos questions extrêmement concrètes Pascal, il a été interrogé bien évidemment aussi sur les aides au carburant.

Est-ce qu'elles vont être élargies ou pas ces aides ? La réponse du premier ministre. On ne peut pas faire n'importe quoi avec les finances publiques.

On ne le peut pas. Et je vois bien les tentations de se dire baissons de manière générale les taxes et cetera. Bon, d'ailleurs, ceux en général qui proposent de baisser les taxes au mois de mai sont ceux qui vont vouloir en réinventer à l'automne pendant les débats budgétaires.

Donc, j'invite quand même nos concitoyens et nos concitoyens à être méfiant. Il y a pas d'argent magique et la situation des finances publiques est telle que par définition quelqu'un payera toujours à la fin. Alors, c'est exactement ce que vous nous disiez hier parce qu'on vous parlait.

Bon bah, d'accord, il y a les aides mais pourquoi pas baisser un peu la fiscalité. Au lieu de donner, on réduirait un petit peu les entrées pour le le gouvernement. Vous nous aviez dit exactement la même chose.

Oui, parce que c'est lui qui écrit les discours de C'est du pur bon sens hein ce que dit le le premier ministre. Et puis c'est c'est les idées que j'essaie de défendre tout simplement. Le le la France est exang dans le domaine des des finances publiques.

On va regretter de n'avoir pas fait des efforts au moment où on aurait pu les faire. On va peut-être regretter un jour de ne pas travailler suffisamment, de ne pas produire suffisamment. Euh aujourd'hui, les moyens sont relativement limités et en effet euh s'agissant des des taxes euh l'État a besoin de recettes.

Pourquoi il a besoin de recettes ? Parce qu'on s'adresse à lui en permanence. parce que la politique de guichet elle n'est pas elle ne met pas en jeu de l'argent magique.

C'est c'est de l'argent qu'on doit avoir en caisse, qu'on est capable de de dépenser. Donc effectivement, on peut pas demander à l'État de réduire aujourd'hui ses recettes. D'autant que la crise actuelle nous coûte 6 milliards d'euros qu'il faut trouver quelque part ailleurs.

Alors, ce sera des économies. Pourquoi elle nous coûte 6 milliards ? Parce que ça c'est intéressant.

Bah parce que il y a il y a des recettes en moins. Premier point. Deuxème point, il y a un surenchérissement du du coût des intérêts de la dette.

Aujourd'hui, vous voyez les taux, regardez les taux, même l'Allemagne, nous c'est parce qu'on est déjà bien sûr surendetté absolument que ça nous coûte alors même qu'il se passe rien. En fait, c'est notre notre propre surendement qui nous coûte. Ça nos primes de risque augmentent comme la prime de risque des Allemands.

J'étais très surpris ce matin, j'ai regardé le 10 ans allemand. Ben, il est relativement élevé. Je crois qu'il a augmenté de 60 points de base de de mémoire.

Donc on est collectivement confronté à cette à cette crise et on ne peut pas en en cherchant à baisser les taxes, on affaiblit la puissance publique en réalité et donc on affaiblit aussi sa capacité à répondre à la crise et à accompagner les Français les plus en difficulté. Il doit avoir il y a une réunion ce soir à Matignon justement sur les prix du carburant. On s'était dit bon on sentait que le gouvernement est en train peut-être de bouger sur la question parce qu'il est un petit peu acculé.

Vu la réponse du premier ministre il faut s'attendre à rien là. B écoutez-moi, je trouve qu'il a raison le premier ministre de nous parler clairement ça qu'on a eu des années les années du covid hein dont l'antavirus nous remet dans dans cette ambiance là les années du covid on a eu l'impression que c'était de de l'argent magique il y avait une planche habillée en fait dans les sous-sols de l'Élysée. Bon, on s'est rendu compte qu'il y avait pas de planche habillée, que la planche habillée c'est nous parce que quand il dit le premier ministre, il y a quelqu'un qui va payer, ben c'est c'est nous quelqu'un.

C'est pour ça que j'entendais la dernière fois des défenseurs des automobilistes qui disaient "Ça suffit, l'État se gave avec les taxes. L'État c'est nous." Donc il y a un moment, il faut quand même que les Français se rendent compte que tout l'argent en fait on nous donne un moment, on nous le reprend un autre.

Voilà. Donc c'est je trouve qu'il a raison de le dire. Je trouve que c'est très sain qu'il nous le disent.

Je trouve qu'il nous responsabilise. Écoutez, il fait le job le premier ministre sans un rond et avec un état surendetté et sans majorité. Donc on peut lui dire chapeau bas parce que franchement ça doit pas être facile.

Avec la crise du carburant, on revient sur ce modèle électrique qui a fait tant débat euh en France. On y va, on y va pas. Oui, un petit peu on recule.

Est-ce que là ça peut accélérer le processus ? Est-ce que les Français vont se diriger un peu plus massivement vers l'électrique ? Les français là, il faut que ce soit l'état là franchement quoi.

À qui incite davantage. Ah mais non mais qui fassent qui mettent des bandes partout. Moi j'en ai marre d'entendre les français.

Les français ils sont prêt. Allons-y hein. Arrêtons de fermer du nucléaire en disant que c'est formidable pour avoir pour faire plaisir aux écolos.

Faisons le vrai planifu pardon Pascal. Je fais un Non non mais vous avez raison. Alors c'est pas nécessairement à l'état d'installer des bornes électriques.

Vous achez vous achetez aujourd'hui une voiture américaine célèbre parce que son patron est très célèbre. commence par un t moi je touche à chaque fois que je dis il a son réseau, il a son réseau de borne. C'est que c'est un écosystème.

On pourrait on on peut demander aux collectivités d'installer des bornes. On peut demander bah oui mais ça devient une priorité, ça devient même la priorité des priorités. Et pour répondre directement à votre question, oui, moi j'ai interrogé les constructeurs automobile parce que je cherche à acheter une automobile pour la première fois depuis au moins 20 ans.

Je n'en ai pas. Et bien je vois qu'il y a partout une demande considérable des délais de livraison qui s'allongent sur les véhicules électrique. C'est rien avant la fin du mois d'août si vous chez certains en tout cas si vous commandez aujourd'hui alors vous allez acheter électrique je ne sais pas encore j'attends que ce soit disponible au moins mais en tout cas vous réfléchissez merci beaucoup en tout cas sachez-le émission ce soir avec Darius Rogbain et Thierry Breton se dirige-ton vers une crise mondiale à suivre à partir de 20h40 en attendant vous restez sur LCI parce que vous avez rendez-vous avec Marie Aline Mélie Bon après-midi à tous. [musique]