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InterviewRMC (sur YouTube)· 6 septembre 2023 7 minComplaisantActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Salaires : faut-il contraindre les entreprises à les augmenter ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous voulez conditionner les aides aux entreprises à des bonnes pratiques salariales ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Le SMIC est-il devenu une prison pour les salariés ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer les travailleurs pauvres malgré l'emploi ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Les 65 milliards d'exonérations de cotisations sont-ils justifiés ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    La conditionnalité des aides est-elle techniquement faisable ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Faut-il cibler aussi les PME et artisans dans ces mesures ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00député renaissanceChiffre
    « Un quart des femmes sont à temps partiel avec du temps partiel subi. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

l'invité de Charles Martin Bouvet vous êtes donc député renaissance de Paris député de la majorité co-fondatrice d'en marche et vous voulez augmenter les bases salaires je pense que sur ce principe tout le monde sera d'accord tout est une question de méthode vous venez de publier une tribune sur les basses à l'air ceux qui sont juste au-dessus du SMIC et dont les augmentations peine à suivre l'inflation en ce moment et vous relancer un débat conditionner les aides aux entreprises les aides publiques à des bonnes pratiques sociales et salariales en fait le message que vous envoyez aux entreprises c'est soit vous payez mieux vos salariés soit l'état coupe le robinet oui mais je pense qu'il faut d'abord resituer le débat c'est-à-dire que avoir le SMIC c'est un salaire d'entrer ça toujours été vu comme un salaire d'entrée mais devenir smicard à vie et être scotché sur des bas salaires parce que c'est effectivement ce qui se passe pour beaucoup de nos concitoyens c'est vraiment aller à l'encontre de la promesse républicaine autour du Mérite du travail de la reconnaissance ça devient une promesse creuse et donc le sujet des rémunérations mais ce que j'essaie de dire dans ma dans ma tribune c'est que ça va bien au-delà aussi ça va sur le question la mobilité professionnelle et du tassement de ce qu'on appelle des gris salariales au bas de l'échelle parce que quand bien même vous progressez vous restez soit scotché sur le SMIC soit avec des très faibles progressions malgré les compétences et malgré les expériences acquises c'est un salarié qui a été embauché au SMIC il faut que dans les 5 10 ans son salaire passe à 1800 2000 euros net par mois comme ce que je dis à la nation tout entière parce que c'est jamais ça que dans une société il y a des gens qui malgré la compétence malgré l'expérience reste coacher à des mêmes niveaux de salaire surtout quand on parle des travailleurs essentiels et alors pour inciter voir contraindre les entreprises à jouer le jeu vous dites il faut poser la question des aides que l'État salaires que propose le président de la République à la suite des rencontres avec les partis politiques de Saint-Denis c'est une excellente initiative et il faut s'en saisir et pour s'en saisir il faut mettre tous les sujets sur la table tous les sujets autour finalement des vies des vies qui travaillent avec des bases rémunération il y a la question de la base rémunération qui n'est pas simplement celle du SMIC parce qu'on voit que les travailleurs pauvres pour beaucoup ce qu'on voit aujourd'hui au resto du coeur qui travaille mais qui doivent aller dans les banques alimentaires c'est aussi des gens qui ne travaillent pas suffisamment d'heures à temps partiel un quart des femmes sont à temps partiel avec du temps partiel subit et c'est ce qu'on voit et c'est ce qu'on a vu sur le débat des petites retraites ces sujets de la prévoyance et de la protection sociale et la rémunération mais c'est essentielle des aides effectivement il y a 65 milliards d'euros aujourd'hui de dégrèvement de cotisations depuis 2003 qui sont mises en place avec les exonérations Fillon je pense que cette en tout cas une bonne chose que de regarder ce qu'il y a en face de ces 65 milliards d'euros on parle beaucoup du maintien à l'emploi de la création d'emploi et du maintien en emploi si le maintien à l'emploi c'est pendant des années voire des décennies à des salaires qui restent au SMIC ou très proche du SMIC c'est une question aussi à la fois politique parce que comme pour des raisons politiques on avait trop relevé le SMIC il y avait trop de chômage aussi peu qualifié donc on a fait les allègements de cotisations en 2003 pour un patron ça vous coûte très cher exactement mais c'est pour ça qu'il faut regarder aussi ce sujet aujourd'hui c'est dégrèvement de cotisations ils ont été vus sur les cotisations patronales il y a peut-être aussi des questions de mixer entre cotisations salariale pour justement augmenter ce petit pouvoir d'achat pas du coup à coup égal public égal baisser les cotisations salariales ça veut dire réduire l'écart entre le brut et le net pour le salarié voilà exactement en tout cas je pense qu'il faut mettre tous les sujets sur la table parce que ces sujets par exemple sur la conditionnalité des aides publiques on nous a souvent dit à mais c'est très très compliqué à faire parce que vous risquez de pénaliser les entreprises qui sont vertueuses dans des branches qui ne jouent pas le jeu parce qu'il y a le sujet en fait de branche qui ne joue pas le jeu en ce sens que comment on fait le tri entre les bons et les mauvais élèves à quel seuil vous considérez qu'une entreprise est un bon élève et augmente bien les salaires moi je dis ça bon ce dont il faut discuter on nous dit qu'il y a une faisabilité technique qui est difficile parce que c'est compliqué de ça fait depuis des années 2000 qu'on nous dit que c'est compliqué je pense que quand il y a une volonté politique les choses deviennent moins compliquées je pense et je le dis qu'avec des sujets de Big Data intelligence artificielle on doit quand même être en mesure aujourd'hui de pouvoir au sein d'une même branche distinguer les entreprises vertueuses par exemple celles qui n'ont pas de minima conventionnel inférieur au SMIC voilà ou très peu d'échelons en dessous du SMIC parce que c'est ça qui fait que ça coince les salaires vers le bas j'entends votre proposition vous êtes député de la majorité mais ensuite ne soyons pas naïf d'un point de vue politique il vous faudra Laval du gouvernement de Matignon de l'Élysée est-ce que vous savez si à Matignon à l'Elysée on est prêt à réfléchir à à cette manière de tordre le bras aux entreprises en tout cas d'aller traquer les bons et les mauvais élèves sur la question des salaires en tout moi je pense qu'il faut d'abord qu'on mette le sujet sur la table de la conférence le maître de côté c'est ne pas étudier toutes les solutions possibles je pense que ce serait dommage et donc c'est ça dessus que je veux pousser je veux pousser également pour un travail un groupe transpartisant à l'Assemblée nationale pour montrer à nos concitoyens qu'on pense peut-être pas la même chose mais qu'on peut penser ensemble et que le travail à la question des mutations il y a les questions des rémunération il y a la question des trajectoires professionnelles il y a la question des conditions de travail tous ces sujets qu'on a vu finalement rejaillir pendant le débat sur les retraites et qu'il nous faut aujourd'hui traiter aussi de manière le plus possible apaisé sur un diagnostic avec les collègues d'autres parties de de l'Assemblée nationale sur cette sur ces aides publiques que la question que vous osez j'ai envie de dire est-ce que ça concernerait autant les grands groupes que les petites entreprises que c'est des messages qui reviennent beaucoup ce matin sur Direct studio c'est dire oui et ses aides je pense au cice mais aussi des grèves de cotisations ça concerne beaucoup les grands groupes mais moi petit patron boulanger j'ai un apprenti une caissière etc je peux pas me permettre d'augmenter les salaires aujourd'hui même si je veux le faire et donc je suis pas forcément un mauvais élève j'ai l'intention de le faire mais je ne peux pas le faire est-ce que vous voulez aussi traquer les mauvais élèves chez les artisans chez les chez les commerçants de mauvais élèves en fait je pense pas que les gens n'augmentent pas de gaieté de cœur je suis tout à fait j'étais une femme d'entreprise jusqu'à il y a encore un an et je connais les contraintes économiques est-ce que ce sont les grands groupes ou les PME je pense que c'est précisément ce qu'il faut regarder et c'est plutôt je pense que c'est précisément ce qu'il faut regarder parce que derrière il y a une question de justice sociale c'est plutôt grand entreprise mais c'est une question de justice sociale mais c'est aussi une question de bonne utilisation de l'argent public parce qu'on parle de quand même de 65 milliards d'euros j'imagine que vous allez plaider auprès de vos collègues députés un groupe transpartisans comme vous le dites au-delà de la majorité et puis auprès de l'exécutif aussi si Matignon et l'Élysée sont prêts à jouer le jeu dans le cadre de cette conférence sur les salaires et d'aller jusqu'à voilà contraindre restreindre les aides aux entreprises les allègements de charge et de cotisations si ces entreprises ne jouent pas le jeu des augmentations de salaire je vous remercie Astrid panozio Bouvet d'être venu défendre vos propositions ce matin en direct de bonheur sur RMC il est 6h19 [Musique]