Face à BFM : l'interview de Sophie Primas après l'adoption du budget à l'Assemblée nationale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonsoir Sophie prima merci beaucoup d'être là en direct ce soir face à BFM avec cette question baayrou François Baayou peut-il réformer on va revenir évidemment sur les réformes sur ce que vous dit à l'instant Boris valallo apaisé calmons les choses plus de justice fiscale plus d'écologie et cetera qu'est-ce que vous lui répondez vous lui répondez enfin je vais dire oui parce que à la limite pour le coup ces exigences sont plutôt en ligne avec ce que vous avez en tête mais écoutez d'abord je je vais lui répondre merci merci de ne pas avoir voté la censure et d'avoir permis d'apaiser le pays un pays l'a montré tout à l'heure qui est fait de Français qui sont inquiets qui se posent des questions maintenant depuis des mois sur la stabilité politique la stabilité budgétaire et qui vous savez on a un indicateur très simple de l'inquiétude des Français qui est le taux d'épargne quand les Français épargnent beaucoup ça veut dire qu'ils sont très inquiets de ce qui va se passer dans les prochains mois et ben on a des taux d'épar dans ce moment qui sont très très élevés qui prouvent l'inquiétude des Français et puis pas que le T départ il suffit d'aller se promener sur les marchés comme on le fait chacun tout est tout tout un chacun sur les marchés dans dans les entreprises pour discuter avec les Français et voir qu'ils sont très inquiets de cette situation budgétaire vous vous dites ce soir pardon on a eu chaud vous êtes soulagé on n'est pas soulagé on est heureux que la méthode qui a été voulue par François Beyrou qui est une méthode d'écoute de dialogue qui est une méthode de prise de responsabilité aussi quand il le faut et fonctionner et nous permettre de passer cette étape du budget mais nous sommes conscient que ce n'est qu'une étape et nous faisons avec humilité NAA Sophie primao socialiste à qui vous dites merci vous vous dites merci comme des opposants que vous ne voyez pas venir à votre secours ou comme d'éventuels alliés à venir on a posé la question à bis Valo de est-ce qu'il pouvait intégrer un gouvernement lui dit non mais de fait il ouvre beaucoup de portes pour dialoguer est-ce que vous vous dites ça peut être un allié vous savez on est dans une situation politique qui est tout à fait inédite personne n'est habite cette situation politique les Français sont pas habitués le gouvernement n'est pas habitué l'assemblée elle-même n'est pas habitué et je dirais même puisque je viens du Sénat que le Sénat n'est pas non plus qualifier votre relation AC cet apprentissage de cette nouvelle formation politique cette nouvelle façon de travailler elle ouvre des portes et des combinaisons différentes et celle que vous mentionnez elle est aussi possible c'est-à-dire d'avoir un groupe qui n'est pas au gouvernement qui est un groupe qui est résolument dans l'opposition et d'ailleurs vous avez parlé des motions de censure que peut-être le parti alist va déposer c'est un acte d'opposition qui est réalisé mais qui en même temps s'assoit à la table des négociations et des discussions au moment où les les projets sont très importants Sophie prima est-ce que c'est aujourd'hui est-ce que les socialistes sont vos principaux partenaires est-ce qu'ils sont vos principaux interlocuteurs nous n'écartons aucun interlocuteur je vous le redis la mé c'est une écoute on écoute les préoccupations des Français et le rassemblement national je ne sais pas ce qui enfin ils ont pas voté la censure donc par conséquent il laisse ce budget perdurer et le gouvernement perdurer pour passer à la phase d'action et de et de réforme nous écoutons nous avons écouté ce qu'ils nous ont dit égal vous leur dites merci aussi comme vous dites merci au socialistes vous dites merci au RN ce soir merci d'avoir permis au budget de passer bien entendu d'avoir pris leur responsabilité vous savez suffisait d'être dans l'hémicycle cet après-midi pour s'apercevoir que ce ne sont pas nos alliés politiques qu'ils ont ils sont en opposition a mais vous dites merci au députés du rassemblement national à tous les députés qui n'ont pas voté la censure et qui ont permis à ce budget et à la France d'avoir un budget et aux Français d'être un peu rassuré sur laole un gouvernement dire merci au députés du rassemblement national ben ils n'ont pas voté la censure donc ils ont permis aujourd'hui avec le Parti socialiste et avec bien sûr tous les députés du socle commun en priorité de passer cet obstacle qui est l'obstacle du budget et qui encore une fois est majeur il y a quelque chose quand même qui est étonnant quand on écoutit François Baou cet après-midi et quand on vous écoute aussi là c'est que vous êtes les premiers responsables politiques à vous féliciter de l'adoption d'un budget qui ne correspond pas à ce que vous vouliez et on a depuis le début de cette émission égrainé un certain nombre d'éléments qui que peut-être d'ailleurs les Français découvrent à l'occasion de cette de cette noncensure des augmentations d'impôts des augmentations de taxes par exemple dernièrement Maxim parlit tout à l'heure le relèvement d'un seuil de TVA de la taxe sur la valeur ajoutée pour les micro-entrepreneurs ce qui veut dire que plus de 200000 artisans indépendants vont devoir payer la TVA alors qu'il ne la payit pas au au auparavant vous dites bravo et merci malgré tout euh collectivement alors même que ce budget implique ce type d'augmentation de de fiscalité je crois que la courbe d'apprentissage sur la nouvelle formation politique et sur la nouvelle vie politique doit être aussi un apprentissage des journalistes car euh pardon de vous renvoyer la la question mais euh évidemment que ce n'est un budget qui ne correspond pas à une alternance droite gauche qu'on aurait connu auparavant nous sommes obligés de faire un budget qui est un budget d'ouverture sur lequel nous faisons des avancées des avancées des préoccupations des Français qui sontentend personne Prim j'ai entendu personne parmi les formations politiques défendre l'idée que les indépendants et artisans payent la TVA là où il ne laa payit pas auparavant qui qui défendait dans les négociations cette mesure alors premièrement cette mesure juste un petit peu d'histoire elle est de dans le budget depuis novembre elle a été votée au Sénat elle a été confirmée par les parlementaires confirmé lors de la commission mixte paritaire c'est donc pas du tout une nouveauté je vous indique juste au passage euh qu'elle a été très fortement travaillée avec l'ensemble des petites sociétés des petites PME qui se trouvent en concurrence tout à fait déloyal avec les auto-entrepreneurs c'est pas ce que disent les organisations patronales ben c'est pas ce qu'elles disent mais c'est qu'elles ont négocié et c'est pas ce que dit notamment la CPM si j'ai bien lu la réaction bon ben écoutez je je leur laisse à à leur à leur à leur à leur dire ça a été négocié au Sénat en novembre donc ce n'est pas une découverte on fait pas une découverte en février d'une disposition qui a été qui a été mise dans le Budet d'impô vous les assumez toutes vous femmes de droite j'avais cru comprendre que la droite assumer préférer privilégier les baisses de dépenses au augmentation d'impôt'est pas le choix que vous avez fait l'occasion de assume tout dans ce budget qui n'est pas un budget de droite qui n'est pas un budget de gauche qui un budget d'ouverture et de passage pour permettre aux Français de disposer aujourd'hui d'un budget et des moyens de faire une politique qui va d'ailleurs maintenant se tourner vers une politique de 2026 et un budget de 2026 Sophie prima on entend très peu de triomphalisme du côté de de vos de vos collègues du du gouvernement dans le discours de de François Baayou pourquoi c'est parce que vous vous vivez ce ce vote ou cette haie passé comme un surc mais pas d'avantage non c'est pas ça pas de triumphalisme parce que il faut avoir l'humilité de dire ce que je viens de dire à Benjamin duamel c'est-à-dire que ce n'est pas un budget qui reprend l'ensemble de nos orientations politiques vous avez d'ailleurs à moitié dit c'est c'est c'est ça salue une méthode la réussite d'une méthode mais mais après enfin sans sans davantage en faire et en disant c'est avant tout la responsabilité des oppositions vous pourriez un peu plus vous féliciter de réussir à passer cette a on est très content d'avoir passé cette on a d'autres devant nous et surtout il y a un énorme chantier quel chantier qu'on entame maintenant avec le Premier ministre autour du Premier ministre qui est l'après la réforme comment on va rentrer dans cette réforme pour préparer le bu estce que vousz comme une ministre en surc mais on est tous en surcil tout le temps on est t le temps surci c'est pas une raison pour pas travailler donc moi je suis matin midi et soir en train de me poser la question de comment on travaille dans cette nouvelle configuration politique avec vous vous projetez jusqu'à l'été jusqu'à on se projette pas on se projette dans le travail et dans la réforme de l'État et alors très concrètement Sophie prima effectivement le titre c'est Baayou peut-il réformer quand on voit une assemblée qui est autant parcellisée morcelé les difficultés à faire adopter effectivement par exemple ce budget très concrètement quelles vont être vos priorités pour les prochains mois est-ce que vous allez pas être totalement paralysé ne plus rien pouvoir faire il y en a comme Édouard Philippe qui disent toute façon il ne va plus rien se passer jusqu'en 2027 et bien c'est un point de désaccord avec Édouard Philippe vraiment c'est un point de désaccord vous savez nous sommes rentrés maintenant dans une phase qui est la phase de travail sur la réforme de l'État ça c'est un de des premiers chantiers que nous avons nous voulons baisser la dépense la rente plus efficiente en fait donc on a un gros travail qui est en ce moment réalisé qui a été demandé à chacun des ministres en fonction de réaliser ce travail de l'efficience de l'argent public travail de simplification également pour les Français mais nous avons aussi des objectifs comme par exemple réétablir l'ordre c'est une demande très très importante de la part des Français et voyez en ce moment il y a un texte au Sénat sur le narcotrafic et la lutte contre le narcotrafic il a été voté à l'unanimité du Sénat c'est une proposition parlementaire qui vient d'un socialiste et d'un LR qui a été voté à l'unanimité du Sénat donc on peut trouver sur des sujets bien par particulier des majorités qui font avancer la France et dont les Français ont besoin il y a effectivement des sujets qui peuvent faire l'objet de de consensus la question de la lutte contre le narcotrafic on éteint mais pour ce qui est des grandes transformations économiques et sociales des grands choix qui doivent structurer ce que sera ou non l'économie française de demain sur la question des baisses de dépenses sur la question du rapport à l'impôt sur la question par exemple de la suppression du nombre de fonctionnaires quand on voit que le fait de supprimer 4000 postes d'enseignants dans les l'éducation nationale a été un point dur de vos négociations avec les socialistes comment imaginer une seule seconde que vous puissiez avoir les coups des larges et les coups des franches pour le budget 2026 pour faire là précisément de grandes réformes et de grandes transformations vous pensez qu'ils vous suivront les socialistes quand vous déciderez comme vous venez de le dire de baisser la dépense j'imagine ne pas augter des en ou on a on a un sujet commun tous ensemble sur toutes les les les les les travers de l'Assemblée nationale et du Sénat qui est le pouvoir d'achat qu'est-ce que c'est le pouvoir d'achat le pouvoir d'achat c'est d'abord en tout cas c'est notre vision c'est régler le le problème du pouvoir d'achat par le salaire et d'ailleurs je note que Boris Vallo tout à l'heure l'a indiqué aujourd'hui on a un problème de salaire on a des trappes à bas salaire qui sont pour que tous les Français comprennent bienzugmenter Ju laissez-moi des exonérations de chargge on l'a déjà augmenté au mois de novembre des exonérations de charge qui qui font pour les bas salaires qui font que lorsque un chef d'entreprise veut augmenter quelqu'un qui est SMIG et bien en fait il le fait pas parce que les charges sociales qui vont lui être qui vont lui être attribuées font que ça fait un différentiel trop important bon ça c'est ce qu'on appelle les trappes à bas salaire c'est un sujet c'est un sujet très très important qu'il faut régler cyz la gauch suiv làd et et mais pourquoi pas ça pose la question du financement de l'ensemble de notre sécurité sociale et de notre modèle social vous savez qu'aujourd'hui 1 € sur 2 dépensé en France c'est notre modèle social c'est les retraites la sécurité sociale et les attributions de d'allocation sociale est-ce qu'on peut pas réfléchir tous ensemble sur le fait que ça ça ne doit pas peser uniquement sur le TR les députés les syndicats parce que Boris Vallot notait précisément que effectivement François Baou avait évoqué une concertation sur les salaires mais que pour l'infant on ne sait pas avec qui on ne sait pas quand et on ne sait pas pourquoi oui alors la concertation et la conférence sur les salaires et plus généralement d'ailleurs sur le pouvoir d'achat enfin sur les salaires va être va être va être mise en place je n'ai pas de calendrier à vous donner de modalité mais l'engagement du Premier ministre est là et la possibilité d'augmenter le SMIC au 1er juillet ce qui m'intéresse c'est d'augmenter ce qu'il a en bas de page en B de fiche de paye du du de l'ensemble des salariés de franced le salaire net de réd la différence entre le donc pas d'augmentation du SM c'est l'augmentation du SMIC aura lieu avec les modalités habituelles voilà mécanique habituelle pour l'instant il faut qu'on réfléchisse tous ensemble à comment on fait évoluer le bas de page encore un mot sopie Prim sur sur les sujets fond qui vont vous occuper dans les dans les semaines à venir ce qu'a dit Boris Valot aussi qui était intéressant quant à la possibilité de vous faire chuter ou non vous au gouvernement il dit si à l'issue de la négociation sur la réforme des retraites euh c'est un retour à la réforme borne euh à ce momentl on a la possibilité de censurer moi je suis toujours étonné quand quelqu'un pour lequel j'ai beaucoup de respect Boris Vallo socialiste dans l'âme avec des convictions bien bien ancrées ne fait pas confiance au parten sociaux c'est compliqué la réforme des retraitesz je peut-être à votre propos qu'il a un doute pas les partenaires sociaux si je peux me permettre non mais il a pas vous savez quel est l'engagement du Premier ministre l'engagement du Premier ministre c'est dire s'il y a un accord partiel ou s'il y a un accord total on remet la la réforme des retraite à l'Assemblée nationale et devant les parlementaires donc voilà ayons confiance eux il y aura probablement des propositions soit partielles soit AA de retour il y aura laissons les partenaires sociaux travailler vous à titre personnel vous avez un avis vous êtes sénatrice vous êtes élu vous avez des convictions ah mais je suis là comme porte-parole du gouvernement vous votre conviction c'est qu'on peut revenir sur les 64 ans oui ou non mais j'ai un avis là-dessus mais qui mon avis personnel ditesnous je suisci pour représent c'est tout l'honneur d'une femme et d'un homme politique c'est d'avoir des convictions bien sû j'ai des convictions j'ai voté pour la réforme des retraites je va pas vous dire que je suis contre j'ai voté par la réforme des retraites mais je pense que cette réforme des retraite elle n'est pas aboutie mais revenir sur les 64 ans à vos yeux ça serait une erreur oui bien sûr ça sera une erreur vous savez ce matin le Danemark c'est incroyable le Danemark est pas connu comme étant une démocratie horrible et le Danemark est en train de réfléchir pour financer sa défense à une retraite à 70 ans alors je suis pas du tout pour la retraite à 70 ans et d'ailleurs je pense qu'il faut pas aller au-delà au-delà d'jourdi sû mais même moi j'ai pas du tout envie de travailler jusqu'à 70 ans donc donc il y a a j'ai pas de sujet là-dessus mais je veux dire que ce temps de travail aujourd'hui vous savez qu'il y a des il y a il y a des critères qui sont des critères paramétriques qui sont le fait qu'aujourd'hui on a quatre on avait dans les il y a une vingtaine d'années quatre salariés qui finançaient une retraite aujourd'hui il y a 1,7 salariés qui financent une retraite donc on a des critères qui sont des critères démographiqu paramétrique on vit plus longtemps et c'est tant mieux il faut financer les retraites plus longtemps donc il faut retravailler on est sur le même sujet que tout à l'heure sur les retraites il faut il faut que l'ensemble de nos prestations sociales ne soi pas financé uniquement par ceux qui travaillent s Prim il trouve on s'est vu on se voit ce soir pour la deuxième fois en quelques semaines parce que vous aviez accepté de participer au forum il y a quelques semaines sur cette sur ce même plateau vous disiez exactement la même chose que ce soir ben oui c'est une certaine cohérence mais que ce soit sur les retraites que ce soit sur les salaires pour réduire la différence entre le brut ou le et et le net je n'ai toujours pas compris ce que vous souhaitiez faire concrètement comment est-ce qu'on rapproche le brut du net qu'est-ce qu'on fait sur les retraites et cetera je n'ai toujours pas compris concrètement quelle mesure vous proposiez et bien je pense qu'on travaille sur notre modèle social et on travaille d'une part à l'efficience de notre modèle social ce que l'on peut faire sur l'état vous savez les dépenses et les baisses de dépenses qui sont faites dans le budget elle porte essentiellement là sur le fonctionnement de l'État le fonctionnement deétat ça veut dire l'ensemble des budgets hein donc j'entend monsieur valallot qui se plaint parce que tel budget tel budget baisse mais c'est parce que le fonctionnement de l'État et on a choisi de faire baisser les dépenses de l'État donc on est en pleine cohérence donc là il faut regarder aussi c'est dans notre système social comment on peut améliorer l'efficience de l'action de l'État sur la sécurité sociale sur les hôpitaux sur la santé et cetera on doit lter MIV sur mais bien sûr quand on baissera les dépenses sociales par une meilleure efficience de l'argent sur la partie sociale on pourra baisser les charges supprimera toujours avec cette question François Baayou peut-il réformer euh quelques questions très concrètes sur ce qui fera l'agenda du du gouvernement est-ce qu'il pourra soutenir ou non il y a une personne dont on parle beaucoup au sein du gouvernement c'est le le ministre de l'Intérieur Bruno rotaillot qui si on prend quelques sujets en vrac souhaite le rétablissement du délit de séjour irrégulier est-ce que le gouvernement la porte-parole du gouvernement que vous êtes soutient cette initiative de Bruno rotaillot le fait de passer par sans doute une proposition de loi et de rétablir le délit de séjour irrégulé je soutiens le fait que ça doit aller devant le Parlement en effet et que ça doit être discitué devant le Parlement tout à l'heure encore une fois Boris valallot disait c'est le retour de la puissance de l'Assemblée nationale bien très bien moi je suis très favorable à ça AA une une position qui sera probablement probablement favorable voilà donc probablement favorable au dél jour régulier comme le avec des modalités qui devront être discutées euh devant le Parlement mais il y a d'autres lois et d'autres propositions de loi qui arrivent sur C sujet autre point très précis sur l'immigration et vous êtes sénatrice la loi immigration était passée par le Sénat avant d'arriver à l'assemblée avant d'être censuré partiellement par le Conseil constitutionnel ce qui était au cœur du débat c'était le fait de conditionner la perception de certaines prestations sociales à la durée de résidence sur le territoire français Bruno rotillot souhaite rétablir cette cet élément là est-ce que le Gouvernement soutiendra le fait de conditionner certaines prestations sociales à la durée de résidence sur le territoire français alors vous savez que Mathieu Darnaud qui est le président du groupe les républicains au Sénat vient de déposer en début de semaine une proposition de loi elle sera donc examinée moi je ne connais pas encore également exactement les modalités mais mais sur le principe je pense que c'est une réforme qui qui est souhaité par une grande partie des Français donc le fait de instaurer une forme de préférence entre les étrangers en situation les Français quand il s'agit de ce type de de prestation sont des allocutions des allocations pas des allocutions des allocations qu'on dit non contributives c'est-à-dire c'est par exemple les APL par exemple ou les allocations familiales et c'est pour une durée dans sur le territoire de d'au moins 2 ans aujourd'hui il y a quelques mois donc le gouvernement soutient également cette cette idée là et réfléchir par exemple à la remise en côle ou à la restriction du droit du sol y compris en métropole il a dit qu'il fallait ouvrir une réflexion vous seriez d'accord le Premier ministre s'est exprimé là-dessus en disant qu'il ne le souhaitait pas donc ça c'est la ligne retaillot ce n'est pas la ligne du gouvernement c'est la ligne personnelle de Monsieur reetaillot puisqu'on évoque les les textes à venir et sur le droit du sol et notamment à Mayotte il y a un examen demain à l'Assemblée nationale par la voix d'un texte proposé par les républicain de manière plus large qui décide de l'ordre dans lequel les les textes vont vont arriver je vous pose la question avec petite idée sur la réponse parce que je vois que d'un côté le gouvernement se réunit pour décider de de la suite mais que de l'autre les parlementaires vous disent écoutez il va falloir que que vous nous laissiez la main sur l'agenda parlementaire sur la priorité des textes à venir est-ce que vous êtes prêt à laisser des députés et sénateurs avoir complètement la main sur l'agenda parlementaire alors vous savez que l'agenda parlementaire c'est quelque chose qui est décidé par le bureau de chacune des assemblées en lien bien sûr avec le gouvernement génér agend partager c'est un agenda AC des semaines du gouvernement et des semaines des députés et des sénateurs je faisais volontairement l'Ingénu parce que derilleurre il a une question politique c'est que les députés et les sénateurs ne sont pas forcément d'accord sur l'ordre dans lequel il va falloir audiencer les textes à venir à l'Assemblée nationale par exemple pi brun pivé souhaite que la loi sur la fin de vie arrive très vite que ce soit un seul et même texte et non pas deux textes comme le souhaitait François Baayou là-dessus qui l'emporte le gouvernement les députés sénateurs il y a plusieurs façons de faire arriver un texte en en examen soit c'est un projet de loi et c'est le gouvernement qui le porte et qui l'inscrit dans ces périodes qui lui sont réservées soit c'est des propositions de loi qui sont portées par des parlementaires et là elles sont mises soit dans ce qu'on appelle pas très joliment des niches parlementaires c'estàdire des espaces réservés à chaque groupe politique soit elles sont portées par le gouvernement donc c'est une négociation que nous avons avec chacune des chambres et chacun des bureaux de chacune des chambres Sophie prima Jean-Luc Mélenchon en meeting ce soir meeting à anger déclare ceci on va voir le sa citation apparî Mélenchon in life il est immoral d'être milliardaire dit-il tout ce qui va au milliardairire a été retiré à ceux qui produisent qu'est-ce que vous répondez à Jean-Luc Mélenchon je réponds pas aux outrances de Monsieur Mélenchon je crois que on disait dans une publicité tu pousses le bouchon un peu loin je trouve que Monsieur Mélenchon voilà aime les outrances heureusement qu' y a certains millionnaires milliardaires qui viennent au secours de l'État français pour rebâtir Notre-Dame de Paris voilà donc je je je pense qu'il faut pas opposer les gens ça n'est pas ça n'est pas l'intérêt des Français aujourd'hui que d'opposer les gens il faut qu'on reconstruise tous ensemble sauf que ce que vous dit Jean Mélenchon ce soir avec cette déclaration c'est que vous auriez pu aller beaucoup plus loin dans la contribution réclamée aux milliardaires justement ménages les plus aisés en général que vous ne l'avez fait dans ce budget il nous a pas échappé qu'on peut toujours aller plus loin avec avec Monsieur Mélenchon je pense que il ne faut pas encore une fois opposer les Français les uns aux autres on a besoin de tous et je vous rappelle que le la France est le pays le plus redistributif j'entendais tout à l'heure monsieur Valot dire il y a un écart très très important entre les salaires les plus modestes dans une entreprise et les salaires le plus élevés oui mais sauf qu' quand on fait passer l'impôt quand on fait passer la redistribution les écarts ils sont beaucoup moins élevé et ça se ressert de la façon la plus forte de tous les pays européens en démarrant cette interview vous avez dit merci tout à l'heure orn op PS op PS d'abord oui op PS mais orn aussi orn vous avez dit à tous les députés qui n'ont pas voté la censure voilà qu'est-ce que vous dites à Marine Tondelier qui est juste à votre gauche dont le parti les députés ont voté la censure cet après-midi et ben je dis que c'est dommage elle est là pardon ne me remerciez pas non ben je je ne vous remercie pas vous vous l'avez pas voté bon je vous remercierai peut-être pour d'autres choses on a des combats communs à à à mener pour pour l'écologie mais je dis à Marine Tondelier que c'est curieux euh quand on est écologiste de ne pas voter un budget sur lequel il y a 21 milliards dédiés à l'écologie euh et euh avec des fonds qui ont été préservés je pense au fonds verts pour les collectivités territoriales euh je pense au fond Barnier qui permet euh de de résister euh aux aléas climatiques euh voilà je trouve que c'est dommage de perdre du temps euh et de faire perdre du temps à l'écologie merci Sophie prima merci d'avoir été avec nous ce soirci
Sophie Primas