Face à Face : Arnaud Rousseau - 18/12
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 35 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:41OuverteRéponse directe
Est-ce que la France réussira à repousser ou à faire annuler le Mercosur ?
- 0:59OuverteÉludée
Est-ce que cette situation-là en réalité elle n'est pas en train de vous échapper totalement ?
- 2:58FerméeÉludée
Les blocages, est-ce que vous en tant que patron de la FNSEA vous appelez à ce qu'il soit levé ?
- 4:20OuverteRéponse directe
Est-ce que vous faites confiance à Emmanuel Macron pour réussir au moins à repousser l'échéance ou à améliorer le Mercosur ?
- 5:35RelanceRéponse directe
Ce qui vous inquiète le plus au fond, c'est la faiblesse de la France ?
- 7:03RelanceRéponse directe
Ça veut dire que vous êtes extrêmement déterminé, ça veut dire quoi déterminé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22Invité politiqueFait
« Vous êtes le président de la FNSEA »
- 0:30PrésentateurChiffre
« 3000 tracteurs français ou manifestants français agriculteurs qui convergent vers Bruxelles »
- 0:46PrésentateurFait
« Est-ce que la France réussira à repousser voir à faire annuler le Mercosur »
- 1:11Invité politiqueFait
« Ce qui compte au moment où on se parle c'est de construire l'avenir de l'agriculture française »
- 2:22Invité politiqueFait
« Cette maladie qui touche les vaches c'est la goutte d'eau »
- 3:56Invité politiqueFait
« Notre objectif n'est pas d'emmerder les français »
- 4:35Invité politiquePromesse
« On demande d'abord au président de la République de dire très clairement non pour la France »
- 5:01Invité politiqueFait
« Un accord qui met plus de 25 ans à être voté c'est un accord qui est mal monté »
- 5:15Invité politiquePromesse
« La France ne peut pas accepter cet accord »
- 5:36Invité politiqueFait
« C'est la faiblesse »
- 6:12Invité politiqueFait
« Cet accord est très déséquilibré »
- 6:28Invité politiqueFait
« Cette clause de rééquilibrage qui est extrêmement nocive pour l'avenir du continent européen »
- 9:51Invité politiqueFait
« Pour nous ça n'était pas un sujet sectoriel mais bien un sujet de vision »
- 11:00Invité politiqueFait
« Cet accord il a été coupé en deux notamment sur la partie commerce »
Temps de parole
- Arnaud Rousseau64 %
- Présentateur36 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV On est avec Arnaud Rousseau Bonjour Arnaud Rousseau, vous êtes le président de la FNSEA Le premier syndicat agricole Et vous êtes, je le précise y compris pour ceux qui nous écoutent A Bruxelles, en direct de Bruxelles ce matin 3000 tracteurs français ou manifestants français agriculteurs Qui convergent vers Bruxelles Manifestation aujourd'hui Parce que c'est aujourd'hui notamment que ça se joue Sur le Mercosur Est-ce que la France réussira à repousser Voir à faire annuler le Mercosur Je vous pose la question dans un instant sur le Mercosur Mais au fond vous êtes à Bruxelles Pendant ce temps-là en France Sur le territoire et notamment dans le Sud-Ouest Il y a toujours 80 points de blocage Qui sont recensés ce matin Sur les routes, sur les autoroutes Est-ce que cette situation-là En réalité elle n'est pas en train de vous échapper totalement ?
Bonjour Apolline de Malherbe Vous savez ce qui compte au moment où on se parle C'est de construire l'avenir de l'agriculture française Et ce qui se passe en France Dans le Sud-Ouest, dans d'autres endroits Ce qui va se passer aujourd'hui à Bruxelles Sur le Mercosur, vous l'avez indiqué C'est quelle agriculture et quelle alimentation On veut pour l'Europe et pour les Français Dans les 20 prochaines années C'est ça l'objectif Et vous savez, de savoir si les querelles syndicales Animent le bébat n'a pas d'importance L'enjeu est beaucoup trop important aujourd'hui Pour les querelles Ce qui compte, c'est quel avenir pour l'agriculture Et comment on le construit collectivement Où que les agriculteurs se trouvent Ils ont besoin d'avoir une vision claire Sur ce qu'on veut faire de l'agriculture Ce que le chef de l'Etat, M.
Macron Veut faire de l'agriculture Et comment, encore une fois On garantit aux Français Qui sont peut-être encore en train De déguster leur petit déjeuner Qu'est-ce qu'on leur mettra dans leurs assiettes Dans les années qui viennent Voilà l'enjeu aujourd'hui Et c'est là-dessus que nous sommes concentrés
Ça veut dire que pour vous Il y a une continuité Entre les manifestations Qui sont sur le terrain En France Et la manifestation qui se passe En ce moment même Et qui va avoir lieu aujourd'hui A Bruxelles
Oui bien sûr Vous savez ce qui a ému Autour de la dermatose Cette maladie qui touche les vaches C'est la goutte d'eau Parce que la situation en France Économique dans bien des territoires L'Occitanie évidemment Mais dans d'autres régions Que ce soit en viticulture Que ce soit en grande culture Que ce soit aujourd'hui Sur le sanitaire En élevage avec la dermatose Mais je pense aussi A la grippe aviaire Qui touche durement Une partie du Grand Ouest Notamment la Vendée Tout le monde s'interroge Sur comment demain On va pouvoir à la fois Avoir un cadre européen Qui protège la production Avec des standards Je le redis Pour les consommateurs Parmi les plus élevés Comment on va pouvoir Continuer à vivre de notre métier Parce qu'on a besoin D'avoir du revenu Et puis comment on garde La confiance des consommateurs
Les blocages Est-ce que vous En tant que patron de la FNSEA Vous appelez A ce qu'il soit levé ?
Non mais ça n'est pas La question du moment Et vous savez Dans notre réseau Comme ailleurs je crois Avec quand même
Une urgence aussi Pardon de vous le redire Mais dans quelques jours C'est Noël Je recevais par exemple Ce matin sur RMC Le représentant des transporteurs Routiers dans une partie Du Sud-Ouest Qui disait A quelques jours de Noël Pour nous C'est extrêmement pénalisant On n'est pas tout à fait sûr De pouvoir continuer A approvisionner Les supermarchés Les commerçants Les colis Donc la question des blocages Elle se pose De manière très urgente
Oui oui J'entends Apolline de Malherbe J'entends évidemment Mais encore une fois C'est au gouvernement Et c'est à Bruxelles D'apporter les réponses Vous savez Depuis plus de deux ans Maintenant On est mobilisé Cette colère C'est une surprise Pour personne En tous les cas Pour ceux qui suivent le secteur Et notre ambition Ou notre objectif N'est pas d'emmerder les français Nous l'avons dit Depuis deux ans Mais nous avons besoin De réponses politiques Nous avons besoin Que l'Europe confirme Que l'agriculture continue A avoir du sens Et c'est ça l'objectif Et je le redis Notre objectif N'est absolument pas D'ennuyer les français Au moment où Ils vont aller se rencontrer Et vivre des moments De convivialité Autour de Noël Nous sommes aussi attachés A la trêve de Noël Mais aujourd'hui Nous avons besoin De réponses très claires Pour l'avenir de l'agriculture
Alors ça se joue Effectivement aujourd'hui Est-ce que vous faites confiance A Emmanuel Macron Pour réussir au moins A repousser l'échéance A peut-être améliorer Le Mercosur Voir même à le supprimer Qu'est-ce que vous demandez exactement ?
Écoutez En tous les cas On demande d'abord Au président de la République De dire très clairement Non pour la France Et vous savez que Depuis quelques semaines On a parfois compris Qu'il y avait des hésitations Et donc aujourd'hui Pour nous Il faut dire non à cet accord Ça n'est pas dire non A l'ouverture Et au commerce C'est dire non Clairement A un accord Vieux de 25 ans Vous savez 25 ans Moi je ne sais pas Si Apolline de Malière Vous saviez Vous étiez il y a 25 ans Mais moi il y a 25 ans J'étais bien loin De toutes ces questions-là Et un accord Qui met plus de 25 ans A être voté C'est un accord Qui est mal monté Qui est mal né Et cet accord Il faut en tourner la page Parce qu'encore une fois Ce qui compte C'est la réciprocité C'est que l'Europe Garantisse Que les conditions de production Soient respectées Donc non La France Ne peut pas accepter cet accord Et puis ensuite La deuxième question C'est que pèse aujourd'hui La France en Europe Quel est le poids Du président de la République Et de la France Qui ont été des fondateurs De l'Europe Telle que nous la connaissons Aujourd'hui Pour faire en sorte Que les intérêts français Et notamment agricoles Je redis que la France A la première agriculture européenne Soit défendue Voilà l'objectif pour nous
Ce qui vous inquiète Le plus au fond
C'est la faiblesse Je crois que demain soir On verra
C'est la faiblesse de la France Qui vous inquiète Le plus aujourd'hui C'est le fait Qu'elle ne soit pas forcément Capable elle De peser suffisamment Moi ça me frappe quand même Nous on doit dire non On doit considérer Que cet accord De toute façon Ça fait 25 ans qu'il traîne Donc il n'est pas bon Or à aucun moment Me semble-t-il Dans la parole de la France Il n'a été question De l'annuler purement et simplement A chaque fois Il y a une sorte de petite astérique Ce qui nous dit En l'état C'est pas jouable Vous voudriez qu'on le jette A la poubelle point barre
En tous les cas Pour ce qui concerne l'agriculture Cet accord est très déséquilibré Emmanuel Luchype l'a redit Il y a quelques minutes Même si quelquefois Il y a des intérêts offensifs Ce qui ne va pas Dans cet accord C'est l'absence de réciprocité On ne parle pas d'ailleurs De mesures miroir Ce matin à Bruxelles Et ce qui ne va pas non plus C'est très clair C'est cette clause de rééquilibrage Qui est extrêmement nocive Pour l'avenir du continent européen Donc non Nous n'en voulons pas Et oui Nous sommes inquiets Aujourd'hui Du poids de la France En Europe Parce qu'on voit bien Que nous avons perdu du terrain Je le regrette Et ça Nous en serons évidemment Extrêmement vigilants Aujourd'hui Mais encore une fois Nous allons attendre le résultat Vous savez pour nous C'est absolument essentiel Qu'on puisse En tous les cas Continuer à commercer Mais le faire avec des règles De juste échange C'est ce que nous réclamons Depuis des mois Personne ne découvre notre position Et on est évidemment Très déterminé
Donc vous êtes extrêmement déterminé Ça veut dire quoi déterminé Ça veut dire que si jamais L'Union Européenne Ne tient pas compte de cela Ou si jamais il y a vote D'ailleurs s'il y a vote Il y a très peu de chances Honnêtement Que le traité Ne soit pas voté Puisque Seuls L'Italie La France Et deux autres pays Ils sont opposés Donc Si ce traité Continue A avancer Quand vous dites On est déterminé Ça veut dire Jusqu'où ? Ça veut dire que vous poursuivrez Des blocages Des manifestations ?
Oui évidemment D'abord parce que Rien n'est perdu Vous savez que Pour que cet accord Soit définitivement entériné Il faut que le co-législateur C'est-à-dire le Parlement européen Donne aussi son avis Et ce ne sera que dans quelques mois Donc si Demain soir Cet accord Devait être voté Ce qui n'est pas Encore acquis Au moment où nous nous parlons Parce que Plusieurs pays Ont dit qu'ils étaient prêts À activer la minorité de blocage Vous l'avez indiqué Mais il restera Ce combat des eurodéputés Encore une fois Nous voulons convaincre Que Pour l'avenir du continent européen Faire respecter les règles Qu'il a définies Sur l'ensemble du territoire C'est essentiel J'ai entendu Il y a quelques semaines Au moment du sujet Sur Chine Un certain nombre D'acteurs industriels Dire On ne peut pas laisser rentrer En Europe Des produits industriels Qui ne respectent pas nos standards Et bien nous disons La même chose pour l'agriculture
Pour vous C'est la même problématique Au fond Le Mercosur Comme la question Du commerce Avec la Chine Ce qui désormais d'ailleurs Est vécu Et même exprimé Par un certain nombre De ministres Eux-mêmes Comme une forme de guerre Le ministre Du travail Qui était à mon micro hier Parlait d'une guerre commerciale Avec la Chine Est-ce que vous auriez aimé Que l'on utilise Les mêmes mots La même énergie La même opposition Aujourd'hui Vis-à-vis du Mercosur
En tous les cas Nous nous avons envie Que l'Europe Et singulièrement la France Réaffirme Que ce continent Que cet esprit européen Auquel nous sommes attachés Qui est le fruit De la dernière guerre Puisse être réaffirmé Face à des continents Ou à des grands pays Qui se réarment Je pense à la Chine Mais regardez Ce que font les Etats-Unis Avec Monsieur Trump Depuis quelques mois Regardez ce que fait la Russie Notamment avec la question alimentaire Qui traverse tous les grands débats Géopolitiques du moment Il nous semble que l'Europe Fait preuve d'une grande naïveté Comme elle l'a fait en son temps Sur l'énergie Souvenez-vous au moment De la guerre en Ukraine Et c'est le moment De réaffirmer que l'agriculture Se nourrir Est une question essentielle De souveraineté Et qu'au moment où les tensions Sont très vives Se nourrir trois fois par jour Restera de toute façon Un sujet central Donc cessons cette naïveté Mobilisons-nous
Vous avez échangé Avec Emmanuel Macron Avec Sébastien Lecornu Ou vous allez échanger avec eux ?
Écoutez J'ai rencontré le Président de la République A son invitation Il y a maintenant Un peu plus de trois semaines Je lui ai redit ça Je lui ai dit que Pour nous Ça n'était pas un sujet sectoriel Mais bien un sujet de vision J'ai d'ailleurs regretté Que depuis maintenant Plus de quatre ans Nous n'ayons pas de vision Pour l'agriculture Et c'est aussi ce qui interroge Les agriculteurs sur le terrain Que veut-on faire De l'agriculture française Et puis évidemment Je lui ai dit Que nous serions mobilisés Quant au Premier ministre J'ai eu un contact La semaine dernière Et nous le verrons demain matin A son invitation A Matignon A 9h45
Demain matin Vous avez donc rendez-vous Avec le Premier ministre Un mot encore Sur cette question du Mercosur Si toutefois il était voté Dominique Schellcher Mon invité il y a deux jours Le patron des magasins U A pris l'engagement A mon micro De ne pas acheter De produits D'Amérique du Sud Même si le Mercosur Le permettait D'autres Grandes distributions Comment c'est à envisager De faire la même chose Est-ce que pour vous Cette forme de solidarité Vous paraît de bonne alloi ?
Écoutez En tous les cas Moi je remercie Dominique Schellcher De cette position Mais vous savez Au-delà de ce comportement Que je salue C'est le Parlement Qui s'est exprimé contre Vous savez que cet accord Il a été coupé en deux Notamment sur la partie commerce Mais le Sénat hier Comme l'Assemblée nationale Il y a quelques jours On dit très clairement non Les parlementaires français Ceux qui représentent Le peuple français On dit non Très clairement Donc c'est aussi Un vrai sujet démocratique Donc tous ceux Qui dans leur comportement Expliqueront que Encore une fois Nous restons un pays Et un continent ouvert Mais que nous nous sommes Fixés des règles Parmi les plus exigeantes De la planète En termes de production agricole Et bien nous voulons Faire respecter ces règles Je trouve que Tous les comportements Qui vont dans ce sens là Sont à saluer Mais j'attends surtout Une réaction politique Parce que c'est de là Où ça vient Je redis que la crise agricole Partout où elle se déploie Est la conclusion Ou est la conséquence Plus exactement D'un manque de vision Que ce soit à Bruxelles Ou que ce soit en France Et tant qu'on n'aura pas Comblé ce manque de vision Et qu'on n'aura pas Expliqué clairement Et aux agriculteurs Et aux français Ce qu'on veut faire de l'agriculture On restera dans ce marasme Et vous avez compris Que pour nous Il n'en est pas question
Vous venez de dire Arnaud Rousseau Que c'était même Un problème démocratique Et au fond Certes vous m'avez dit Au début de cet entretien Non non mais la question De la division syndicale C'est pas la question C'est la question En tout cas ici Sur le terrain en France Depuis quelques jours On le sent bien Cette colère agricole Elle est aussi extrêmement clivée Je recevais hier Le patron des jeunes agriculteurs Qui est sur la même position Que vous au fond Sur la question de la dermatose Qui est plutôt dans le respect En tout cas du protocole sanitaire Ou dans la volonté De faire plutôt confiance Aux scientifiques Sauf que Sauf que sur le terrain Ce qui manifeste C'est principalement La coordination rurale La confédération paysanne Et le patron des jeunes agriculteurs Il se disait très inquiet Du point de vue démocratique Parce qu'il disait Au fond C'est exactement comme Le reste du pays Nous sommes divisés Nous sommes clivés Et il disait même Que c'était d'un côté L'extrême droite Et de l'autre L'extrême gauche Est-ce qu'au fond La colère agricole Aujourd'hui N'est pas en train Complètement de vous échapper A vous la FNSEA ?
Non mais Encore une fois Vous savez Apolline de Malherbe Les présidentielles Vont arriver dans un an et demi Et nous on fera en sorte Que l'agriculture Soit au coeur Des discussions Pour la présidentielle Parce que c'est là Que ça va se trancher Ensuite je l'ai redit Depuis des mois La FNSEA n'est pas Un syndicat politique Elle porte une ambition Pour l'agriculture Comme vous J'observe ce clivage Sur le terrain Et je vais vous dire La question n'est pas Est-ce que ça échappe A la FNSEA Aux jeunes agriculteurs A la Confédération Paysanne Ou à la Cornition Rurale Le sujet c'est Qu'est-ce qu'on veut faire De l'agriculture Dans les années qui viennent Et ensuite Chaque agriculteur Avec son bulletin de vote Comme n'importe quel français Pourra se définir Moi je ne veux pas De récupération Parce que ce sujet Il dépasse les clivages Et je l'ai déjà dit La dermatose n'est pas une maladie
Je comprends parfaitement Que vous ne vouliez pas De récupération Mais est-ce qu'elle n'est pas En train d'être En train de se faire Face à vous Et face à votre impuissance Là-dessus
Non non mais encore une fois J'ai bien observé Ce qui se passait Sur le terrain Avec la visite D'un certain nombre De politiques De tous bords Ecoutez si les hommes Et les femmes politiques De ce pays S'intéressent à l'agriculture C'est tant mieux J'observe ce que vous me décrivez Apolline de Malher Mais encore une fois Notre mission à nous N'est pas de servir La soupe Pardon à tel ou tel Parti politique Notre mission à nous C'est d'avoir Une vision claire De l'agriculture Qui porte l'ambition D'hommes et de femmes Qui ont le goût D'entreprendre sur les territoires C'est ça notre vision De l'agriculture Je l'entends parfaitement Mais Arnaud Rousseau
Ça a une question Qui est la question De la conséquence C'est qu'au fond Si ce soir Si ce soir Vous avez effectivement Obtenu gain de cause Ce soir ou demain On apprend que Le Mercosur est gelé Voir même abandonné Aurez-vous Vous la FNSEA Le pouvoir L'autorité J'allais dire Le respect Des troupes Qui font qu'ils se calment Vraiment C'est-à-dire Ma question est En réalité Qui représentez-vous ?
Moi je représente Les adhérents Qui ont élu Sur le terrain Des représentants Avec la légitimité D'un vote
Ce n'est pas vos adhérents Qui sont sur les routes Ou les autoroutes Ou les ronds-points Depuis quelques jours
Oui enfin Il y en a aussi Pardon Apolline Demer On a des gens Qui sont en action Partout Avec parfois Des clivages Très clairement Sur le sujet De la dermatose Mais encore une fois Je ne voudrais pas Que la dermatose Cache le reste Des difficultés agricoles Donc moi Pour ce qui est Des autres syndicats Écoutez Ils donneront En tous les cas Ils donneront Les consignes A leurs adhérents Et puis après Si des agriculteurs Qui ne se reconnaissent Plus dans les syndicats Parce qu'il y en a aussi Veulent faire n'importe quoi Ils le feront En tous les cas Pour ce qui nous concerne Nous sommes structurés Encadrés Avec des consignes On a aussi du débat interne Apolline Demaler Mais ce qui compte pour nous C'est d'avoir une vision claire Et je le redis Chacun s'encarvera Vous savez Ces questions Sur est-ce qu'on est débordé Est-ce qu'on tient C'est des questions Qui reviennent de manière normale Et récurrentes A chaque fois Qu'il y a une action agricole En tous les cas Nous on continue A porter une vision claire On est clair sur la science Concernant la dermatose On est clair sur l'ambition De production On est clair sur l'ambition Du goût d'entreprendre On déplore De ne pas avoir de vision On a besoin Que l'Europe soit moins naïve Et on a besoin Que le chef de l'Etat Nous dise clairement Ce qu'il veut faire de l'agriculture Et surtout On a besoin de mobiliser Les futurs candidats A la présidentielle Pour que chacun nous dise Ce qu'il entend faire de l'agriculture Et enfin Les agriculteurs se définiront C'est le principe démocratique Et c'est ça qu'on poussera
Et la question d'ailleurs Elle se pose J'allais dire Pour tous les syndicats Y compris les syndicats de travailleurs C'est la question que je pose Aussi Quand je reçois Les patrons de la CGT Les patronnes en l'occurrence De la CGT Ou de la CFDT Un mot sur les fêtes de Noël Est-ce qu'au moment où on se parle Vous vous dites Malgré tout Que vous espérez Qu'une trêve soit respectée Ou est-ce que Vous n'empêcherez pas Les blocages ?
En tous les cas Je veux dire que Noël Dans le monde agricole C'est une date importante C'est la date de la convivialité Du repas de nos produits en famille C'est aussi des valeurs Auxquelles sont attachés Le monde agricole Et donc évidemment On souhaite que Ce soit le plus protégé possible Mais cette décision Ne m'appartient pas Elle sera aussi très liée A ce qui va se passer demain Et puis je l'ai dit Il appartiendra ensuite A chaque département Au plus près du terrain De décider S'il se mobilise Pendant cette période Ou pas Mais vous savez Janvier arrivera vite Le salon de l'agriculture Arrivera vite Et les problèmes Ont besoin d'être réglés Et pas simplement D'être évoqués Et c'est ce que nous souhaitons Ardemment Donc on continuera évidemment A être mobilisés
Il y aura des conséquences Y compris sur les législatives Parce que quand on tire Le fil de votre agenda Là effectivement Il y aura Le salon de l'agriculture Fin février Et puis en mars Il y aura les élections Municipales Pardon Est-ce que pour vous Les municipales Ça se joue aussi Maintenant sur le terrain ?
Non vous savez Les municipales C'est une élection à part Le maire C'est peut-être Encore celui Qui tient le mieux Le maillon démocratique Les municipales Ce sont des problématiques Très locales Mais je l'ai dit aussi J'invite tous les agriculteurs Ou agriculteurs retraités A s'engager dans ces élections Parce que c'est celle du terrain C'est celle de la connaissance C'est celle de la compétence Et je sais que les agriculteurs Qui sont aujourd'hui La classe socioprofessionnelle La plus représentée Dans les élections municipales Doivent continuer à s'engager Je crois pas qu'il y ait de lien direct Même si la question alimentaire A travers les projets alimentaires Territoriaux Peut traverser les municipales Je crois qu'il y a d'autres enjeux Mais en tous les cas La question de la ruralité La question de l'agriculture Seront des questions municipales Il y en a bien d'autres Et moi j'invite aussi Encore une fois Les agriculteurs à s'engager C'est important De continuer à porter Ce que nous sommes Sur les territoires Essentiellement ruraux Vous l'avez compris
Merci beaucoup Arnaud Rousseau D'avoir accepté de répondre A nos questions en direct De Bruxelles On l'a bien compris Manifestation aujourd'hui Contre le Mercosur Mais vous nous l'annoncez aussi Vous avez rendez-vous Avec le Premier ministre Demain matin Arnaud Rousseau Président de la FNSEA Depuis Bruxelles Il est 8h47 Sur RMC BFM TV