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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 16 septembre 2025 26 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesImmigration & asile

« Les premières félicitations de la reconnaissance de l’État de Palestine sont venues du Hamas »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    De quelle une de la presse souhaitez-vous parler ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous dites ce matin que les républicains doivent rester dans le gouvernement ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il faut trouver un dispositif de justice pour taxer les plus riches ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    François Baou avait fixé l'effort à 44 milliards. Faut-il maintenir ce chiffre ?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    La réforme des retraites doit-elle être abrogée ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous demandez à Sébastien Lecornu de poursuivre la réduction de l'AME ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Roger CarouciFait
    « On a repris des couleurs parce qu'on a démontré un certain nombre de choses et on a défendu un certain nombre de valeurs au gouvernement. »
  • 4:00Roger CarouciChiffre
    « La taxe Zucman, elle a tous les défauts de la terre, y compris de s'en prendre à l'appareil productif, y compris s'en prendre franchement à l'investissement. »
  • 6:00Roger CarouciChiffre
    « François Baou, il avait fixé l'effort à 44 milliards. Est-ce que pour vous Sébastien le cornu doit maintenir ce chiffre ou est-ce qu'il faut en faire un peu moins ? »
  • 8:00Roger CarouciChiffre
    « On a 3400 milliards d'euros de dette. On a un déficit colossal. On est l'un des plus mauvais élèves de l'Europe. »
  • 10:00Roger CarouciFait
    « François Bairou avait envisagé de réduire le panier de soin de l'AME de l'aide médicale d'État. »
  • 15:00Roger CarouciFait
    « La présence des socialistes au gouvernement, c'est une ligne rouge. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On va revenir sur ces actualités avec vous. Roger Carouci, bonjour, merci d'être là. Sénateur LR des Hautes Scè, vous présidez le groupe d'amitié France Israël au Sénat.

On va parler dans quelques minutes de la reconnaissance de l'État palestinien voulu par Emmanuel Macron. Mais d'abord, on ne change pas les habitudes, on regarde ensemble les unes de la presse régionale. On en a sélectionné trois.

D'abord, la une de la dépêche, le chiffon rouge du budget, l'équation complexe de Sébastien Lecornu qui doit amadouer le PS sans risquer de crisper le bloc central. La deuxième une, c'est celle des dernières nouvelles d'Alsace. l'inter le 18 septembre greffe pour un budget de justice sociale et l'inters syndical au complet qui appelle donc à la mobilisation une forte participation est prévu et la dernière c'est celle de la Provence pour le francilien le parisien que vous êtes.

Le droit de rêver l'OM de retour en Ligue des Champions qui se déplace donc sur le terrain du Real Madrid d'une entre matière corias pour les olympiens qui espèrent créer la surprise. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Oh, je vous aurais bien dit la 3, mais mes qualités et capacités sportives sont assez faibles.

Donc, je veux prendre la une chiffon rouge du budget de la dépêche et l'équation complexe, on va en parler de l'équation complexe de Sébastien Lecnu, mais d'abord au vu de ces premiers mots, de ces premiers pas, est-ce que vous dites ce matin que les républicains doivent rester dans le gouvernement ? Ah, moi je dis pas doivent rester, je dis peuvent rester. Par définition, mon sentiment que les républicains ont gagné à participer au gouvernement depuis un an. gagner en visibilité, gagner en crédibilité, gagner avec notamment Bruno Rota.

Je veux dire clairement euh on va pas se raconter d'histoire, dans les années 2020- 2024, on était en difficulté et c'est vrai qu'on a repris des couleurs. On a repris des couleurs parce qu'on a démontré un certain nombre de choses et on a défendu un certain nombre de valeurs au gouvernement. Donc avoir été au gouvernement, c'est une bonne chose.

Est-ce qu'on peut continuer à le rester ? À mon sens oui. Mais il y a un certain nombre de conditions.

Il est évident que si vous m'annoncez que Olivier Fort devient ministre de l'économie, c'est non. Donc la présence des socialistes au gouvernement, c'est une ligne rouge. La la présence de gens de gauche, il y en a d'ailleurs qui viennent de la gauche, Repsamen, Vals et d'autres.

C'est pas un souci. rapoché d'Emmanuel Macron. Bien sûr.

En revanche, des représentants du Parti socialiste qui ont déposé défendu un projet complètement opposé au nôtre sur la fiscalité, l'abolition de la réforme des retraites, l'abolition d'un certain nombre de mesures sur la sécurité et l'immigration. Qu'est-ce qu'on ferait dans cette galère ? Rien.

Donc soit on a un accord et un accord de non censure, mais ça ça veut pas dire participation au gouvernement des socialistes et imposition de de vision qui ne sont pas les nôtres. Et là, on peut rester et on doit rester mais c'est à le cornu de de voir comment il peut passer. C'est pas simple he je dis tout de suite que on a qu'à se dire cinq premier ministres en 2 ans, ça prouve bien que ça n'est pas simple.

Si on veut éviter la dissolution, il faut trouver un accord de passage. Sinon, c'est la dissolution. Et après tout, à un moment, si on n'y parvient pas, rendons la parole au peuple.

Donc vous dites un peu comme comme François Hollande, si Sébastien Lecnu échoue, il y aura pas d'autres solutions que la solution. Je je vois pas, franchement, on va pas avoir un 6e premier ministre parce que là, ça n'a pas de sens. Ça voudra dire que la composition de l'Assemblée nationale est telle que euh il y a absolument aucune possibilité de trouver un accord.

Le cornule, il y a pas une possibilité de nommer un premier ministre de gauche, ce qu'il n'a pas fait pour le moment. Oui. Mais alors là, la censure est immédiate.

Pourquoi voulez-vous qu'on accepte euh chez LR dans le bloc central ORN, un premier ministre de gauche ? La gauche qui n'arrête pas de revendiquer mais qui oublie qu'elle ne fait que 25 % dans le pays. Le pays est de plus en plus à droite et on accepte rien gouvernement de gauche.

C'est non. dissolution si le corps nu échoue dissolution sur le fond euh sur cet accord de non censure il va évidemment y avoir la question du budget et il y a un débat autour de la taxation des plus riches. Vous vous opposez à la taxe duman.

Est-ce que néanmoins vous dites il faut qu'on trouve un dispositif de justice pour taxer les plus riches ? Alors je rappelle que du temps de Nicolas Sarkozi donc c'est pas récent on avait mis en place un dispositif de taxation supplémentaire des des plus hauts revenus. La taxe Zucman, elle a tous les défauts de la terre, y compris de s'en prendre à l'appareil productif, y compris s'en prendre franchement à l'investissement en réalité aux entreprises.

Donc c'est absurde. On va pas casser l'appareil productif en France. Si euh on doit se dire parce que j'ai entendu un certain nombre de gens dire "Oh là là, mais on pourrait imaginer une taxation supplémentaire même provisoire sur les très très hauts revenus, on peut discuter mais à condition que ça ne touche pas l'appareil productive, que ça ne touche naturellement pas les classes moyennes.

Après, qu'est-ce que c'est que les taxation sur les haut revenus ? Ça peut être un compromis. Je sais pas ce que c'est enfin moi je suis plutôt hostile à toute taxation supplémentaire dans un pays qui est déjà accablé d'impôts et où déjà 50 % des Français ne payent pas l'impôt sur le revenu.

Très peu de Français payent des impôts extrêmement lourds et ces gens-là on va leur dire c'est à vous qu'on va demander encore un effort. Alors après à quel niveau au moins on me parle enfin on me dit que dans dans les les travaux gouvernementaux on envisage une taxe supplémentaire sur les revenus supérieurs à 150000 € par mois. On peut discuter mais parce que ça va pas concerner beaucoup de français même si je dis attention c'est toujours les mêmes qui payent.

Or, ce sont ceux qui investissent, ce sont ceux qui mettent en place l'économie française. Ne décourageons pas non plus, moi je pense que quand même on pourrait commencer par beaucoup plus réduire la dépense publique plutôt que d'essayer d'aller chercher de l'impôt supplémentaire. François Baou, il avait fixé l'effort à 44 milliards.

Est-ce que pour vous Sébastien le cornu doit maintenir ce chiffre ou est-ce qu'il faut en faire un peu moins pour trouver cet accord de non censure ? Franchement, si on a un accord de non censure sans accroître la fiscalité euh de l'ordre de 35 milliards, discutons. Euh je crois que c'est le chiffre qui a avancé la présidente de l'Assemblée nationale, il bronne pivet.

Euh on n'est pas au mil en réalité, il faudrait un tel effort dans ce pays. En vrai, faudrait quasiment 100 milliards de moins chaque année si on veut revenir sur quelque chose de cohérent. Mais plutôt que de prendre le risque d'une censure, d'un retard budgétaire, des conséquences qu'on a eu déjà l'année dernière qui coûtent en réalité au pays plusieurs milliards, autant avancer et faire un effort continu et lâcher ce chiffre des 44000.

C'est c'est pas un chiffre béni un chiffre sacré. Stéphane, il y a un autre sujet dans le débat, c'est la réforme des retraites. Oui, c'est un critère défendu par la gauche.

Soit l'abrogation, soit la suspension de la réforme des retraites adoptée en en 2023. Sophie Binet, avant de dire non, Sophie Binet mettait en garde Sébastien Lecornu hier après son rendez-vous à Matignon, on l'écoute. J'ai dit au Premier ministre que s'il ne voulait pas rejoindre le cimetière des Premier ministres qui déborde déjà, il fallait qu'il affiche et qu'il prennent des actes de rupture forts et immédiats.

Et la première rupture, c'est l'abrogation de la réforme des retraites. cette blessure démocratique et sociale qui ne passe pas et qui est à l'origine de la situation d'instabilité politique actuelle. Il faut abroger cette réforme.

Pour vous, c'est non. Attendez, on a 3400 milliards d'euros de dette. On a un déficit colossal.

On est l'un des plus mauvais élèves de l'Europe. Toute l'Europe a mis l'âge de la retraite à 67 ans. Nous, on passe de 62 à 64 ans de manière progressive et on nous dit comment comment annulez-moi tout ça et tout.

Mais on va finir comment ? On va finir sous la tutelle du FMI ? On va finir comme la Grècia il y a 10 ans.

Enfin, à un moment un peu de responsabilité ne nuit pas. Enfin, je je veux dire si si franchement elle a été difficile, j'ai quelques souvenirs du débat ici, je les ai présidé sur les retraites, mais si si on dit non, on annule, on suspend et tout, on remet tout à plat, on sait très bien que ça veut dire que c'est encore des mois de débat, des mois à traîner, des mois pendant lesquels on va encore accumuler de la dette. Enfin, à un moment on peut quand même se dire tous euh qu'est-ce qu'on va laisser aux générations qui arrivent à part de la dette, du déficit, des difficultés en tout genre.

Peut-être qu'on peut aider un peu tout le monde en en essayant de trouver des voies de passage pour rééquilibrer les comptes. Enfin, moi je je franchement j'étais au gouvernement avec Nicolas SarkoZi quand on a fait la retraite passant de 60 à 62 ans. Il y a eu des manifes, il y a eu des protestations.

Mais je rappelle que même le gouvernement socialiste qui a suivi n'a pas remis en cause la réforme. Pourquoi ? Parce que les comptes de sociaux étaient tels que de toute façon la réforme s'imposait.

Et je suis sûr que personne ne remettra cette réforme une fois au pouvoir. Là là on a de l'agitation, on a de la part de la gauche le côté allez pour essayer de de glaner des électeurs mais en vrai on est dans une telle situation que franchement il y a qu'à voir les pays voisins qui sont pas des des des monstres en matière de démocratie. Ils ont tous un âge de retraite supérieur au nôtre et et eux aussi réfléchissent encore à leur portée sans vouloir dire même les pays du nord soi-disant les des héros de de la social-démocratie, ils sont à 67 70 ans pour certains.

Alors, il faut pas arriver à 70 ans parce qu'on a une démographie meilleure queux. Mais quand même à un moment franchement 64 ans les sons si on touche à ça, ça veut dire qu'on casse tout ce qui a été fait comme effort depuis 10 ans. Et donc là euh là c'est la débacle financier.

Autre sujet mis sur la table par les républicains, la question d'immigration. Euh François Bairou avait envisagé de réduire le panier de soin de l'AME de l'aide médicale d'État. Pour le moment, tout ceci est suspendu.

Est-ce que vous demandez à Sébastien Lecornu de poursuivre ce qu'avait fait François Baou là-dessus ? Oui, bien sûr. Et et pas seulement là-dessus.

Je vois qu'il y a une demande de référendum sur l'immigration. Alors pour le moment, on nous dit que ce serait inconstitutionnel ce qu'on avait déjà eu comme réponse il y a il y a quelques mois. Le problème est simple.

Il faut un référendum sur l'immigration. Ah, je crois qu'à un moment il faut trouver une solution européenne ou française pour maîtriser l'immigration. Le problème c'est pas de dire "On veut plus entendre parler de rien ni rien." Le problème c'est que franchement euh tournez dans Paris, allz même dans des grandes villes.

Quand vous avez des campements sauvages euh d'immigrés illégaux euh sous les ponts, vous croyez que c'est une situation honorable pour eux les pauvres et digne pour eux et digne pour nous. Soi-disant, il faut le laisser rentrer, on n pas les moyens. Alors, acceptons ce que l'on peut intégrer de manière correcte en en leur faisant prendre conscience de ce qu'est la France, en apprenant le français et cetera.

Là, on peut mais c'est toujours pareil vous mais évidemment enfin en tout cas une réduction sensible sensible parce que sinon vous n'intégrez personne. Les problèmes que nous avons de fracturation de la société, ils sont souvent liés au fait que nous n'avons pas eu la capacité, les moyens d'intégrer mieux les gens qui rentraient. Ben quand vous n'arrivez pas à intégrer mieux les gens qui rentrent et ben vous avez ensuite des problèmes de fracturation et des problèmes de société qui sont aujourd'hui très difficile à gérer.

Roger Carotti, vous présidez le groupe d'amitié France Israël ici au Sénat lundi. Emmanuel Macron se rendra à New York à l'ONU pour reconnaître l'état de Palestine. Avant de vous entendre sur ce sujet, on va voir votre éclairage Stéphane et Stéphane, dans moins d'une semaine, la France devrait donc avoir reconnu l'état de Palestine.

Oui, Ariel, l'engagement euh a été pris par Emmanuel Macron fin juillet, une annonce faite par le président de la République dans un tweet "La reconnaissance de la Palestine se fera fidèle à l'engagement historique pour une paix juste et durable au proche Orient de la France", écrivait le chef de l'État, c'était le 24 juillet dernier. Et Emmanuel Macron qui fera cette annonce au côté du prince héritier d'Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salman. Oui, les les deux chefs d'État et de gouvernement coorganisent une conférence sur la solution à deux États au proche-Orient.

Une première réunion fin juillet avait donné lieu à une décision adoptée très largement vendredi dernier par l'assemblée générale de l'ONU. 142 voix pour, 12 abstentions, 10 voies contre dont cell des États-Unis et d'Israël. Cette décision qui prévoit des conditions à la création d'un état de Palestine similaire à celle demandée par la France.

Tout à fait. La première des conditions, c'est qu'il n'y aura pas d'état palestinien avec le Hamas. Comme le demande la France, cette décision affirme que le Hamas doit rendre les armes et être totalement exclu de la gouvernance de l'État palestinien.

Le président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, tient d'ailleurs cette même position. L'État palestinien sera donc démilitarisé. La décisionne condamne aussi les attaques du 7 octobre sur les civils israéliens.

Autre condition fixées par la France, la normalisation des États arabes avec Israël et l'intégration régionale de l'État hébreu. Et avec cette reconnaissance, la France pourrait donc être le 149e pays à reconnaître la Palestine. Oui, car il y a déjà 148 pays qui ont reconnu la Palestine.

Le premier à l'avoir fait, c'était l'Iran en 1988. D'autres pays européens ont fait de même. Là aussi en 1988 au moment de la déclaration d'indépendance prononcée par Yasser Arafat.

Des anciens pays du bloc soviétique hein. Parmi cela, la Pologne, la Roumanie, la Hongrie. Plus récemment, l'an dernier en 2024, il y avait d'autres pays européens comme la Norvège, l'Espagne, l'Irlande qui ont reconnu donc la Palestine.

Et d'autres pourraient suivre, Stéphane, le mouvement enclenché par la France. Tout à fait. parce que la France, selon la diplomatie française, crée une dynamique politique globale, c'est-à-dire qu'elle veut embarquer d'autres États occidentaux avec elle.

On peut citer ici le Canada, le Royaume-Uni, la Belgique, l'Australie ou encore le Portugal voire même Malte qui serait prêt donc à reconnaître la Palestine avec la France la semaine prochaine. D'autres sont encore en réflexion. Je peux citer ici le le Japon ou la Nouvelle-Zélande, ces reconnaissances seraient aussi historiques que symboliques puisque jusqu'ici Israël et les États-Unis refusent totalement la création d'un état palestinien.

Pour Israël, ce serait même une récompensee au Hamas après les attaques terroristes du 7 octobre. Roger Caroucci, on l'a dit, vous êtes président du groupe d'amitié France Israël, vous êtes défavorable à cette reconnaissance. Pourquoi ? pour une raison tellement évidente.

D'abord, est-ce que c'est le moment après les massacres du 7 octobre ? Parce que moi, j'ai vu que d'ailleurs dès que le président de la République a annoncé qu'il allait reconnaître l'état de Palestine, les premières félicitations sont venues du Hamas, qui est peut-être pas le meilleur signe. Le deuxième élément, c'est que je ne comprends même pas ce cette inversion de la diplomatie.

On dit "Ah ben non, mais on reconnaît l'État de Palestine la semaine prochaine, mais s'il vous plaît, il faudrait la libération des otages, le désarmement du Hamas, l'intégration d'Israël dans la région, c'est-à-dire la reconnaissance par les États-rabes de l'État d'Israël et le fait qu'il y ait une nouvelle gouvernance dans l'autorité palestinienne. Quatre conditions qui avaient été fixées par le chef de l'État et par le ministre des affaires étrangères devant la commission des affaires étrangères du Sénat. Aucune des quatre n'est réunie.

C'est-à-dire qu'on dit alors voilà, il faudrait que mais enfin on reconnaît d'abord mais une fois que vous avez reconnu plus aucune de ces conditions n'est nécessaire puisque c'est fait. Donc on a inversé moi j'avais dit aux ministes d'affaires étrangères comme je l'ai dit à l'Élysée enfin vous avez posé quatre conditions. Attendez que ces quatre conditions soient réunies pour dire éventuellement on reconnaît l'état de Palestine.

C'est une question de moment pour vous. Non mais c'est même pas qu'une question de moment. c'est que si vous fixez des conditions libération des otages, désarmement du Hamas, euh reconnaissance de de d'Israël par les États-raes voisins, bah attendez que ce soit fait pour dire on reconnaît.

Si vous dites aujourd'hui on reconnaît, bah lundi, je vais vous dire, hein. L'Iran va dire bravo, le Hamas va dire bravo, le Esbola va dire bravo et vous croyez que le Hamas le jour même va libérer les otages, va désarmer, va quitter Gaza ? Enfin, c'est c'est le monde à l'envers.

On fait d'abord et on se dit "Ah ben, on aurait bien aimé que les choses bouge, mais il fallait le faire avant." Enfin, je trouve ça hallucinant de dire "Bah, il faut des conditions." Le le le comble d'ailleurs, c'est même pas la France, c'est la Belgique qui dit "Ah ben non, mais lundi, on va reconnaître l'État de Palestine mais pas officiellement parce que pour le reconnaître officiellement, on attendra que les conditions soient réunies.

Non, ben à quoi on joue là ? Euh, à quoi on joue ? Euh ou bien les conditions sont réunies et il y a une reconnaissance ou bien aucune des conditions n'est réunie.

Et pourquoi on reconnaît ? Ça n'a pas de sens. Vous ne pouvez pas imposer aux acteurs de réunir les conditions une fois que vous avez vous désarmé complètement votre diplomatie en ayant reconnu.

Une fois que vous avez reconnu, plus personne n'attend rien de vous. Roger Carochi, je vais vous lire cette phrase prononcée par le général de Gaulle en 1967 après la guerre des 6 jours. Il disait cela.

Il disait "Le règlement doit avoir pour base l'évacuation des territoires qui ont été pris par la force, la fin de toute belligérance et la reconnaissance de chacun des États en cause par tous les autres. Vous le golis que vous êtes, qu'est-ce que vous pensez de cette phrase ? Est-ce que le moment n'est pas venu ?

Non mais attendez euh moi j'ai fait signer une lettre ouverte par 120 sénateurs de droite et du centre disant "C'est pas le moment, c'est pas le moment." Mais dans les 120, certains sont pour une solution à deux états, d'autres n'y croient pas. Mais certains y sont favorables.

Sauf que franchement, après ce qu'on a vu du 7 octobre, vous faites confiance dans quoi ? Si le Hamas ne désarme pas après la reconnaissance, vous avez le le territoire de Gaza encore avec le Hamas. Le Hamas qui dit "De toute façon, on refera des 7 octobre.

On refera des 7 octobre. Vous acceptez-vous d'avoir un état à côté de vous qui dit euh de toute façon on viendra vous détruire. Violer, piller, incendié, égorger.

Qui peut accepter ça ? Tant que les conditions ne sont pas réunies, c'est une aberration de reconnaître. Moi, je dis pas qu'il faut ou pas à terme reconnaître.

Je dis seulement est-ce que c'est le moment ? Et est-ce que les conditions sont remplies ? Pour le moment, la France pose des conditions mais elle pose des conditions et elle reconnaît quand même alors que les conditions ne sont pas remplies.

C'est une aberration. et Olford, le premier secrétaire du PS qui appelle à mettre les drapeaux palestiniens sur le fronton des mairies lundi prochain quand Emmanuel Macron sera donc à New York. On va en parler avec un maire.

Bonjour Patrice Leclerc, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire communiste de Jeunevilier, c'est le même département que Roger Carucci, celui des des hautes scènes. Patrice Leclerc, est-ce que vous allez mettre le drapeau palestinien sur le fronton de votre mairie lundi prochain ?

Comme le demande Olivier Fort alors je l'avais déjà mis il y a quelques mois. D'ailleurs, l'État me l'a interdit. Maintenant que la France va reconnaître, je pense que ce sera plus interdit.

J'ai entendu Roger Karouci parler. Moi, je soutiens l'indépendance du peuple palestinien depuis 1982, depuis les massacres de Sabra et Chatila. Je constate qu'il n'est plus ni gaoliste ni chiaken parce que même Jacques Chirac appelé à la reconnaissance de l'État palestinien.

Et pour ma part, je crois qu'il est indécent de penser que l'on répond à un crime de guerre, celui du Hamas. par un génocide et qu'il est temps d'agir pour empêcher la colonisation de la S-Jordanie telle qu'elle se fait, la volonté de créer un seul état juif puisque ce sont maintenant les propos du gouvernement d'extrême droite israélienne et qui est colonialiste puisqu'il colonise de plus en plus la SJordanie. Et je pense que c'est vraiment extrêmement dangereux de laisser un état piétiner le droit international comme il le fait aujourd'hui.

Ça ne peut pas être le droit de la force et de la violence contre le droit international. L'ONU devait être réformé pour être démocratisé, mais le piétiner, ce n'est pas acceptable. Quel autre pays peut se permet de bombarder des pays étrangers comme le fait aujourd'hui Israël ?

Projet Caroui. Non mais j'entends bien mais je je sais très bien que Patrice Lecler entre guillemets proalestinien depuis longtemps. Il a déjà démontré.

Je dis tout de suite que sur les drapeaux le fait de reconnaître ou pas l'état de Palestine lundi ne change pas la décision du Conseil d'État. Il y a pas d'autres drapeau sur le front des mairies ou des bâtiments publics que le drapeau national. Sauf quand vous avez alors il y a des conditions particulières quand vous avez une visite d'état et tout.

Non non vous avez rien dit sur les drapeaux israéliens pendant plusieurs mois dans une ville interdit ça a été interdit à Nice. Bah le préfet a fait retirer le drapeau israélien à Nice. Bon c'est interdit c'est 48h après pour le drapeau israélien.

C'était 9 mois après c'est interdit. point de points de mesure de points de mesure vous savez on va laisser Roger répondre à ce que vous avez dit moi j'entends bien mais d'abord je vous rappelle que Sabra et Chatila c'était les milices chrétiennes qui entraient dans les camps il faut peut-être pas tout mélanger non plus c'était les milices à l'époque des des falanges qui étaient rentrés dans les Très bien je considère que moi je n'ai jamais dit qu'il faut pas d'état palestinien et cetera je dis seulement que quand on dit ça aujourd'hui en aant qui ont posé. C'est pas moi qui les ai posé les conditions, les quatre conditions.

C'est le chef de l'État, c'est le ministre des affaires étrangères, c'est eux qui ont posé les conditions. Je dis seulement mais respectez vos propres engagements. Vous avez posé des conditions.

Si ces conditions sont remplies, on rentre dans un processus classique. Si ces conditions ne sont pas remplies, ça n'a pas de sens. Et pardon de vous dire, j'entends bien et puis franchement qu'on imagine pas que les entre guillemets proisraéliens ou ceux qui ne sont pas d'accord avec la création immédiate de l'État de Palestine soit insensible à la souffrance à Gaza.

C'est c'est ça n'a pas de sens. Moi je tout tout toute mort est une mort inutile quand elle est elle est comme ça dramatique que ce soit les massacres du 7 octobre ou que ce soit ce qui se passe à Gaza. Dans tous les cas la meur est insupportable.

Point final. Mais les conditions politiques de la reconnaissance d'un état palestinien à mon sens ne sont pas réunis. D'abord l'autorité palestinienne ne s'est pas renouvelée.

Marmouaba, c'est là ça fait plus de 15 ans qu'il y a pas d'élection et on le sait très bien, il est relativement discrédité. Je me demande d'ailleurs ce que seraiit des élections dans les territoires. Est-ce que le Ramas ne battrait pas les les l'autorité palestinienne et le Fatar ?

Oui, mais est-ce qu'on peut accepter ça ? Remplissons les conditions et avançons. Mais tant que les conditions ne sont pas remplies, c'est une aberration.

Je sais que ça se fera lundi, le président de la République va le faire, mais vous verrez que ça ne changera pas la donne au Proche-Orient. Ça n'apaisera pas les tensions et ça n'amènera pas la paix. Patrice Leclerc, qu'est-ce que vous dites de ça ?

Est-ce que c'est le moment ? Est-ce qu'il aurait fallu attendre la libération des otages avant de reconnaître l'état de Palestine ? Visiblement depuis 1967, c'est jamais le moment, c'est jamais les conditions.

Je le rappelle, il y a un génocusé par les aussi il y a aujourd'hui un génocide en cours et on peut pas faire comme s'il n'y avait rien. Il y a une colonisation qui s'exerce sur la si Jordanie. On ne peut pas on ne peut pas ne faire comme s'il n'y avait pas une agression israélienne aussi contre la les Palestiniens, une volonté d'éradiquer.

Il y a des déclarations des membres du gouvernement israélien d'extrême droite israélienne qui sont colonialistes, qui sont contre le droit international. Donc il ne pas reconna et puis après refuser qu'il y ait des élections sous prétexte que le Hamas puisse gagner. D'abord, c'est pas sûr.

C aujourd'hui tous les sondages prouvent que peut-être que ça pourrait être Marwan Bargout qui pourrait être élu s'il sortait des jaôles israéliennes. Ce député palestinien qu'on appelle aussi qu'on surnomme le mandélat de de la Palestine. C'est pour ça que moi j'appelle non seulement à la reconnaissance de la Palestine mais aussi à des sanctions économiques comme quand on a lutté contre la partide.

C'estàd qu'il faut arriver à ce que l'État israélien respecte le droit international. Aujourd'hui, ne le fait pas et même sur les otages quand il bombarde à DOA les négociateurs pour essayer d'avancer pour la libération des otages israéliens, il crée toutes les conditions pour empêcher cette libération. Donc il faut vraiment voir avec lucidité ce que conduit Netanou.

C'est plutôt sa survie politique et en éliminant beaucoup des centaines de milliers de personnes, ce qui n'est pas acceptable. Et Roger Caruchi, l'armée israélienne qui qui ces dernières heures a lancé une nouvelle offensive terrestre pour occuper la la ville de Gaza. Est-ce que Benjamin Netaniaou va trop loin ?

Mais attendez, moi je suis pas là pour dire c'est Netaniau qui a raison. Je dis seulement même les autorités israéliennes soi-disant d'extrême droite parce qu'il y a deux ministres d'extrême droite alors tout le gouvernement est d'extrême droite maintenant. Très bien.

Même le gouvernement israélien dit si la libération des otages intervient on arrête les combats. Et pardon de dire que il y a eu de de parce que vous parlez de 1967 mais il y a eu les propositions deswood de barac il y a eu les propositions de Shimon Perrez de reconnaissance d'un état palestinien refusé par l'autorité palestinienne à plusieurs reprises et les propositions de cesser le feu avec libération des otages pour le moment le Hamas les refuse. Point.

Alors, on peut me raconter ce qu'on veut tant que le Hamas refuse de libérer les otages. D'ailleurs, la libération des otages devrait être le préalable à toute discussion parce que c'est ça le vrai crime de départ de cet opéra. Juste d'un mot, Roger Carouier, aujourd'hui vous les qualifiez comment les relations entre la France et Israël ?

Euh, déplorable. Déplorable. Oui, enfin déplorable.

J'étais encore avec l'ambassadeur d'Israël hier, comme toujours en matière diplomatique, euh il y a des périodes de tension et des périodes d'apaisement. Bon. On est dans une période de tension.

Merci beaucoup Patrice Lecler d'avoir été avec nous, maire communiste de Jeunes Villier dans les hautes scènes. Merci d'avoir été euh avec nous et merci Roger Caroucci. Merci à vous.