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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 7 octobre 2023 97 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Climats et droits humains : pas de justice climatique sans justice sociale | Conférence AMFIS 2023

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 66 %Attaque 27 %Défensif 7 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quels moyens de lutte sont complémentaires pour la justice climatique ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Comment jouer le jeu institutionnel pour faire pression sur les multinationales ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la place de l'énergie bois dans la transition ?

  • 21:00OuverteRéponse directe

    Peut-on condamner les entreprises utilisant du travail forcé en Chine ?

  • 24:00OuverteRéponse partielle

    Existe-t-il des exemples internationaux de justice climatique et sociale ?

  • 27:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les procédures juridiques citoyennes sont-elles complexes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Élisa MartinChiffre
    « en 2022 par exemple une majorité de Français ont dit qu'ils avaient eu des difficultés à payer leur facture »
  • 3:00Élisa MartinChiffre
    « les 10 % les plus riches de la planète émettent 50 % des émissions de gaz effet de serre dans le monde »
  • 6:00Élisa MartinFait
    « le moment où nous avons pris davantage de ressources à la terre qu'elle ne peut en fournir avance avance il y a pas si longtemps c'était au mois d'août ça nous faisait déjà flipper maintenant c'est au mois de mai »
  • 10:00intervenant non identifiéChiffre
    « les 10 % les plus riches de la planète émettent 50 % des émissions de gaz effet de serre dans le monde »
  • 12:00intervenant non identifiéChiffre
    « les 1 % les plus riches de la planète captent 63 % des richesses mondiales depuis 2020 »
  • 16:00Alexandre PoidatzChiffre
    « les 10 % les plus riches de la planète émettent 50 % des émissions de gaz effet de serre dans le monde »
  • 18:00Alexandre PoidatzChiffre
    « les 1 % les plus riches de la planète captent 63 % des richesses mondiales depuis 2020 »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour à tous merci beaucoup d'être là je m'appelle Élisa Martin je suis une députée de la France insoumise et ma circonscription se trouve dans l'iser à Grenoble je veux d'abord vous remercier d'avoir su vous opposer si je puis dire à la à la chaleur et de nous avoir rejoint sur sur ces amphis d'été tant que j'ai la parole parce que je pense que c'est important que chacun ait conscience de cela je je veux remercier les dizaines de bénévoles qui nous permettent de nous rassembler dans d'ussi bonnes conditions vous pouvez les applaudir de la façon que qui vous paraît qui vous paraît la meilleure parce que sans eux il y a de toute façon pas pas d'amphidété alors l'intitulé de notre conférence et donc climat et droits humains pas de justice climatique sans justice sociale pourquoi avons-nous voulu tous ensemble je vais dire un mot bien sûr de ceux qui sont présents autour de moi pourquoi avons-nous voulu traiter ce sujet d'abord assez simplement parce que nous pensons que ces affaires de crise sociale et de crise climatique sont concomitantes elles sont d'abord tout simplement concomitantes dans le temps forcé de constater par exemple que les inégalités en France explosent non seulement elles explosent mais de surcroix ce que l'on peut constater c'est une concentration de plus en plus forte des richesses monétaires immobilières tout ce que vous voulez entre les mains de quelques-uns et que ce phénomène va en s'accentuant et l'on sait que quelques-uns concentrre dans leur mains l'ensemble des richesses qui sont possédées par par les autres français du point de vue et l'on sait par exemple c'est l'Observatoire des inégalités qu'il a dit qui est fort important cet observatoire qui n'est pas le seul évidemment à travailler sur ces sujets mais qui indique qu' en 2022 par exemple une majorité de Français ont dit qu'ils avaient eu des difficultés à payer leur facture une majorité d'entre eux donc on sent bien évidemment que ce phénomène s'amplifie sur la question climatique bon malheureusement on peut se donner beaucoup d'exemples y compris ce que nous vivons maintenant euh le fait que nous ne cessons de battre euh des records de chaleur des records de chaleur records ça veut dire que l'on mesure euh pour la première fois des taux des degrés des températures que l'on avait jamais mesuré jusqu'à maintenant et a priori la connaissance que nous avons de l'histoire de la Terre laisse à penser que c'est bien la première fois euh en tout cas dans dans cette phase de l'humanité bon bref on va passer à un certain nombre de détails que nous sommes confrontés à cette situation si l'on avance sur ce sujet aussi on s'aperçoit que ce que nous appelons la règle verte que nous voulons impérativement respectter qui qui est un des objectifs on va dire les choses comme cela de la planification écologique qui à côté de la 6e République et du partage des richesses font partie des axes majeurs programmatiques de la France insoumise bref la règle verte dit que nous ne pouvons pas prendre à la terre plus qu'elle ne peut nous fournir et l'on mesure cette captation des richesses cette humanité qui se pose en maître et possesseur de la nature comme disait descart hein euh et donc l'on s'aperçoit que le moment où nous avons pris davantage de ressources à la terre qu'elle ne peut en fournir avance avance il y a pas si longtemps c'était au mois d'août ça nous faisait déjà flipper maintenant c'est au mois de mai donc on comprend bien que nous allons programmer non pas la planification écologique mais notre disparition et la disparition de l'écosystème donc tous ces constats nous le faisons d'une façon concomitante dans le temps l'autre aspect qui est concomitant c'est les victimes de cette cette crise sociale et climatique et chacun a compris on imagine que 260 millions de d'humain pourrait être contraint de migrer de par ces raisons de par ces raisons climatique et bien évidemment ceux qui sont les premières victimes de cette situation climatique sont les plus pauvres et c'est pas seulement vrai à l'échelle internationale c'est vrai aussi à l'échelle française le fait par exemple on va dire un peu de mal du gouvernement parce que ça fait toujours du bien le fait par exemple alors vous savez qu'on a travaillé un projet le projet de finance dans le cadre de l'Assemblée nationale ça fait partie des travaux impératifs que doivent mener les députés Bam Bam Bam Bam Bam on s'est pris un 493 et au passage du 493 vous doutez bien qu'ils ont shooté un certain nombre de mesures et dans les mesures qu'ils ont shooté ils ont shooté les milliards pour permettre de refaire les bâtiments et d'avoir on va dire des conditions de confort d'isolation thermique en particulier dans les bâtiment ça a été shooté cette affaire elle est intéressante parce qu'à nouveau elle croise les deux dimensions à la fois la dimension éc que parce qu'on consommera moins d'énergie qu'on aura moins d'effets de gaz à effet de serre mais surtout pour ceux qui sont dans les logement et bien qui sont souvent les plus pauvres on peut parler bien sûr du Mouvement Hlm le vrai mouvement Hlm he par les sociétés de logement social les offices publics h dont l'objectif est bien de loger la France comme comme elle est c'est comme ça qu'on dit dans dans le mouvement Hlm évidemment ils ont été saignés saignés saignés saignés ressaignés à cette occasion et bien évidemment les victimes seront les bénéficiaires du logement du logement public qui sont malheureusement les plus les plus précaires par parmi nous et puis le troisième élément que l'on peut se dire c'est que cette affaire-là a les mêmes racines c'est-à-dire l'idée selon laquelle on peut capter toutes les richesses quel qu'elles soi au profit de quelques-uns et cette captation et cette appropriation des richesses amène évidemment toutes ces questions aussi aussi climatiques bon bref ce dont on cause c'est tout simplement du capitalisme et de la concentration des richesses et vous avez vu ils sont rigolo quand même hein le gouvernement enfin rigolo c'est une façon de dire vous avez compris puisque la semaine je crois du 23 juillet un truc comme ça hein qui était une semaine où on a crevé de chaud je dis bien crevé de chaud et ben c'est le moment où on a remis des médailles à un milliard à un milliardaire j'ai oublié son nom mais enfin normalement celui-là il est il est vachement connu bien bon tout est dit n'est-ce pas là-dedans et d'ailleurs si je voulais encore dire des vacheries mais ce coup-là pas tant sur le gouvernement mais sur les députés alors là y compris la présidente de l'Assemblée nationale ils ont des actions et des actions et des actions c'est des gens qui ont des ronds hein faut quand même être très clair d'ailleurs je crois pouvoir dire que le groupe de la France insoumise est celui qui est le plus qui est le plus à l'image de la France quoi on va dire ça comme ça enfin sauf qu'on a pas d'ultra riche mais globalement parmi nous il y a des salariés il y a des paysans il y a beaucoup de profs ça faut quand même bon faut quand même quand même le dire bon il y a quand même un endroit où les enseign sont reconnu c'est c'est à la France c'est à la France insoumise donc je dis ça en souriant mais bon il y a un truc qui s'appelle les intérêts hein vous avez bien compris et forcément que quand il y a un certain nombre de décisions qu'on veut prendre qui attaque leurs intérêts comme la taxation des profits hein o on avait pas mal avancer ça ça ça gratouillait ça gratouillit puis en plus c'est tellement incroyable bon et puis bah non évidemment ça n'a pas fonctionné parce que bon c'est un frein à l'économie et blab blabla et blababbla et blabblabla donc on peut supposer entre nous quatre une convergence d'analyse qui de mon point de vue évidemment et je pense du point de vue de tout le monde doit se traduire dans l'action les amphies d'été évidemment on cherche à nourrir intellectuellement notre pensée mais avec tout le respect que j'ai pour les universitaires qui sont aussi des enseignants nous ne sommes pas dans un collocque hein et l'idée est bien de mettre toute cette pensée toute cette agitation positive intellectuelle au service au service de l'action c'est pour ça je pense que nous avons un grand intérêt à discuter ensemble et à échanger ensemble dans la mesure où nous avons autour de cette table évidemment chacun se présentera à son tour pour dire pour dire bah comment lui voit les choses donc on a Alexandre poidat donc évidemment j'ai sans doute massacrer le nom de famille qui est responsable plaidoyer chez Oxfam c'est intéressant ça aussi hein parce que les ONG se dotent de de comment dire d'un certain nombre de personnes qui ont une capacité à faire des plidoyers pour nous c'est très important les députés puisquévidemment nous les rencontrons nous nous nourrissons réciproquement et j'ose dire qu'il y a des momentsù on pompe vos arguments sans aucune mais alors absolument sans aucune vergogne et c'est gratos c'est formidable c'est d'ailleurs c'est important à l'école gratuite et tout enfin mine que rien on soulève on soulève un vrai sujet ETX a quand même une cité à la fois à coordonner des actions particulièrement quand les banques font des saloperies genre parib- bas genre crédit agricool et qui vont financer par exemple des grands des grands tuyaux là pour aller piquer les biens les biens d'un certain nombre de pays et et de peuple donc on sent bien là aussi qu'il y a une question de coordination d'action mais qu'il y a aussi un certain nombre d'éléments d'analyse des rapports qui nous sont proposés Charles de laacombe qui est le porte-parole des amis de la terre oh bon je sais pas vous allez peut-être me balancer des cailloux mais des fois entre vous deux j'ai j'ai le sentiment que l'énergie passe que d'un côté il y a une production d'un certain nombre de rapports et que d'un autre côté il y a une mise en une mise en action une mise en militance de tous ces sujets et puis nous avons bien sûr claire Lejeune avec nous qui est responsable au sein de l'Institut de la BO IIe c'est très important ça pour nous d'avoir des militants qui soient le plus armés intellectuellement possible et donc claire travaille dans l'institut de laabessie elle est coresponsable du département de la planification écologique donc évidemment c'est très important et de sur croix tu rédiges une thèse qui est autour je crois de ce sujet mais bien sûr si tu le souhaites tu tu pourras tu pourras bien sûr nous en parler et encore une fois je vous remercie beaucoup tous les trois de nous avoir fait l'amitié et de venir bien pourquoi on a foutu les droits humains là-dedans qu'est-ce que c'est que cette affaire de droit humain pour nous la question des droits humains c'est ce qui rend tout efficient et c'est ce qui donne de la lisibilité alors j'ai envie d'employer un mot je sais pas si c'est le bon une forme les droits humains pour nous c'est une forme de mesure de métrome on dirait de l'action humaine pour nous c'est ça qui doit être central et c'est à partir de ces droits humains qu'on peut en quelque sorte vérifier pour ça que je parle d'efficience qu'on fait pas juste juste n'importe quoi par exemple la question de la flotte bon si on dit le droit à ça veut dire le droit à l'eau pour tous ah non et pas pour des faux droits qui sont inscrits quelque part et qui s'incarnent pas dans dans la réalité si on dit donc droit à l'eau ça veut dire l'eau pour tous ça veut dire un usage sobre de fait et on sent bien que tout ça évidemment est lié si l'on dit droit à l'alimentation incontestablement ça veut dire qu'il faut arrêter d'épuiser la terre ça veut dire qu'il faut arrêter d'utiliser les pesticides ça veut dire dire qu'il faut arrêter parce que là non seulement c'est même plus la terre que ça sèche enfin c'est le vivant hein au travers des des des des OGM euh en en particulier et l'on pourrait dire la même chose d'autres sujets qui sont des sujets de santé mais aussi évidemment d'éducation bon voilà présenté rapidos quelle est euh les enjeux ou plutôt les raisons pour lesquelles nous avons souhaité organiser ce débat dans le cadre de ces amphill d'été et encore une fois avec des invités choisis avec avec beaucoup de précision et de soin bon je m'arrête là parce qu'en plus je cause beaucoup entre autres défauts et donc je vais vous donner la parole dans l'ordre que vous avez envie peut-être dans un moment où l'on reprend cette affaire comment vous vous définiriez les choses parce que c'est bien de poser un peu les les les concepts et et les définitions donc qu'est-ce que c'est que ça faire des règlements climatiques le lien avec la crise sociale au-delà naturellement he de ce que j'ai fait fort fort modestement pourquoi les droits humains viennent viennent s'inviter viennent s'inviter dans cette affaire donc là c'est un premier temps qui va durer une quinzaine de minutes c'est moi qui dois mesurer le temps enfin bon je vous dis pas des fois on me confie des trucs c'est fort discutable et donc vous allez avoir 5 minutes chacun autour autour de ces sujets est-ce que ça marche si on fait comme ça ouais clair est-ce que tu veux enfin je sais pas est-ce que vous avez penser à un ordre particulier ou est-ce que clair je te donne la parolez merci merci beaucoup Merci à [Applaudissements] [Musique] VOUS bonjour tout le monde merci beaucoup pour l'invitation à cette table ronde sur des sujets qui sont littéralement brûlants je pense qu'on le ressent tous ce matin de manière très forte peut-être en guise d'introduction justement je pense je pense que cette question de l'articulation entre justice sociale et justice climatique il faut bien saisir à quel point en fait cette question du dérèglement climatique elle vient non seulement en fait ajouter un bloc à la justice sociale elle vient complètement reformuler et nous obliger à radicaliser notre vision de la justice sociale et nos exigences stratégiques et politiques envers la justice sociale je m'explique on hérite d'une vision globalement libérale et encore mal heureusement dominante de ce qu'est la justice sociale c'est-à-dire que dans un monde en fait vu comme infini en fait il peut être conçu comme juste de laisser s'accumuler une énorme part de la richesse aux mains de quelques-uns du moment que pour tout le monde globalement la situation s'améliore donc c'est vous avez deux images qui illustrent bien ça il y a cette image de la marée montante qui va porter tous les bateaux qui est utilisé beaucoup par les libéraux puis vous avez aussi celle adjacente de la théorie du ruissellement qui globalement dit en fait cette accumulation en fait elle revient c'est ça revient vers le bas parce qu'on investit parce qu'on crée des emplois enfin vous avez bien vous avez bien cette petite musique en tête qu'est-ce qui se passe en fait quand on pose le constat des limites planétaires ça brise complètement en fait ce ce cette vision de la justice au sens libéral du terme parce que il ne peut plus être éthiquement politiquement moral ement possible et envisageable de laisser s'accumuler une part importante de la richesse aux mains de quelques-uns et d'autant plus qu'ils en font des usages qui accélèent le processus de dérèglement climatique donc vous voyez bien que ça transforme et ça ça ça pose la question de la justice sociale plus seulement comme une question de quand même faudrait pas laisser les écarts trop trop trop s'accentuer c'est une question vitale c'est une question de de réaction politique face à face au dérèglement climatique et si on prend comme comme preuve de ça et là je je fais le lien avec les les droits humains aujourd'hui pour garantir juste la base de ce qui serait une vie digne humaine pour tous les humains sur Terre il il va falloir en fait euh justement renverser cette dynamique d'accentuation des des inégalités parce que aujourd'hui même cette cette idée que finalement l'accumulation d'un côté permet le progrès de tout le monde on voit bien que c'est complètement brisé dans les faits là on est dans une dynamique d'accumulation aux mains de quelques-uns et puis de crise généralisé de régression sur sur tous les aspects de de la vie des des aspects concrets de la vie pour une vaste majorité de la population et je vais donner juste un exemple pour pour illustrer ça vous vous avez en ce moment en Uruguay ils ont une une sécheresse une pénurie d'eau terrible et du coup ils sont obligés de faire boire de l'eau salée aux habitants avec toutes les conséquences que ça peut avoir sur la santé et cetera là vous avez un exemple typique qui est pas un problème de de manque de développement en fait on n plus dans dans ces situations là on est dans des situations où les pénuries les crises les sécheresses qui se passent au niveau des pays dit en développement en fait c'est le résultat de de du du dérèglement climatique créé par le capitalisme dans sa version néolibéral et qui est le résultat de toute l'histoire globalement occidentale du colonialisme et de ces et du néocolonialisme donc vous voyez bien et je vais m'arrêter là en quoi l' enfin le capital ocè plutôt en fait vient nous obliger à reconcevoir et à forcer une autre vision de la justice sociale qui est euh en fait c'est il y a tu as utilisé le mot concomitant mais je dirais un pas plus loin en fait c'est c'est consubstantiel c'est c'est complètement imprriqué je pense que c'est ça que tu voulais dire mais c'est donc je pense que c'est ça ça fait de la justice sociale pas juste une question en fait morale dont on on s'occupe parce que on veut le bien commun ça en fait non seulement ça mais une question vraiment de de d'impératif par rapport à à la préservation des conditions d'habitabilité de la terre et je vais m'arrêter ouais du coup il y a il y a pas mal de choses qui ont déjà été dites euh moi pour pour compléter un petit peu avancer dans tout ça je vais parler rapidement du projet de société qu'on a aux amis de laatur un projet qui s'appelle les sociétés soutenable sociétés soutenables pardon et qui s'appuie sur la notion d'espace écologique donc qui rebondit directement sur cette notion des droits humains on part du principe que les droits humains doivent être respectés qu'on a tous le droit d'habiter quelque part de de subvenir à ces besoins basiques d'avoir un certain niveau de confort ça c'est ce qui va fournir une espèce de de plancher le niveau minimum de ressources et d'énergie dont on a besoin pour loger tout le monde nourrir tout le monde faire boire tout le monde et cetera donner un niveau basique de culture d'éducation et comme comme tu l'as rappelé clair on est dans un espace fini on est dans une planète bah qui a pas des ressources infinies et donc ça pour que pour pouvoir subvenir aux besoins de tout le monde bah ça implique qu'il faut limiter euh les l'utilisation d'énergie de ressources euh on peut enfin tout le monde ne peut pas utiliser dépasser les planchers tout le monde ne peut pas faire comme les 10 % euh de comme le premier décile de en France et avoir un impact carbone de euh 25 25 tonnes par an euh ça c'est un truc intéressant d'ailleurs c'est que donc à l'échelle de la France si on si on regarde un petit peu comment se répartit l'emprinte carbone on a on a une moyenne qui est à à peu près 9 tonnes par an et par personne mais dans les 10 % plus riches c'est plutôt 25 tonnes et par contre dans les 50 % plus pauvres c'est plutôt 5 tonnes c'est-à-dire que si on prend le bloc des 50 % plus pauvres et le bloc des 10 % plus riches en fait ils émettent autant de gaz à effet de serre chaque année et donc là on voit bien qu'on a un problème au niveau des droits humains c'est qu'on a besoin de répartir équitablement les ressources l'énergie et que bah manifestement c'est pas fait il y a des gens qui éclatent leur plafond et ce qui fait que même si alors en France presque tout le monde même si pas tout le monde mais la la plus grande partie des gens dépassent leur leur plafond réussissent à avoir à subvenir leurs besoins de base même si pas tout le monde c'est important de le dire mais en tout cas à l'échelle mondiale mondiale il y a une quantité assez incroyable de personnes qui ne peuvent pas subvenir à leur besoins de base et ça c'est parce que bah les les richesses l'énergie les ressources sont extrêmement mal répartis et c'est une question bah d'organisation de la société en général de et de systèmes économiques et c'est pour ça donc qu'on en vient de parler qu'on en vient à parler de justice climatique c'est que ça c'est une situation qui est extrêmement injuste et il y a une deuxième raison qu'on va développer un peu dans la suite pour laquelle on parle de justice c'est que bah l'organisation de la société à la fois au niveau de la France et au niveau mondial bah elle dépend des règles collectives qu'on se fixe et donc pour ça on a accès à un certain nombre d'outils juridiques pour pour garantir cette justice donc c'est un peu le le double sens du mot justice et peut-être que je vais laisser Alexandre du coup élaborer là-dessus bonjour tout le monde très heureux de passer la matinée avec vous je vais ouais je vais rebondir sur la notion de imbriqué que la crise climatique est imriqué avec la crise sociale en fait la crise climatique alimente la crise des inégalités et la crise des inégalités alimente la crise climatique et le point qui est fondamental selon moi c'est qu'en fait la crise climatique va provoquer trois crises inégalitaires et va provoquer trois crises sociales en fait c'est la crise qui est qui produit le plus d'injustice sociale pourquoi la première chose c'est parce que ceux qui émettent le plus d'émissions des effffet de serre sont les plus riches et ceux qui émettent le moins sont les plus pauvres un chiffre les 10 % les plus riches de la planète émettent 50 % des émissions de gaz effet de serre dans le monde c'est un Oxfam et la réalité et la réalité bien sûr sur une méthodologie très fiable la deuxème chose c'est que ceux qui ont le moins de moyens financiers pour répondre à la crise climatique sont ceux qui sont le plus impacté et ceux qui sont qui ont le plus de moyens pour répondre à la CR climatique sont ceux qui sont le moins impactés et en fait on est dans une tendance où Elisa l'a mentionné il y a de plus en plus de concentration de richesse et donc un chiffre depuis 2020 donc la crise du covid les 1 % les plus riches de la planète ont capté 63 % des richesses mondiales c'est un chiffre Oxfam tout à fait les 1 % les plus riches de la planète captent 63 % des richesses mondiales depuis 2020 et enfin la 3ème inégalité c'est que ce sont ceux les plus pauvres ceux qui émettent le moins de gaz à effet de serre qui sont les premières victimes et euh les les les personnes les plus vulnérable face à l'impact du réchauffement climatique alors que les plus riches et ceux qui é mettent le plus sont ceux qui sont le moins impactés et donc un chiffre d'ici 2030 euh si on ne fait rien par rapport à la courbe d'augmentation des émissions des effets de serre il y a 100 millions de personnes dans le monde qui vont tomber dans de l'extrême pauvreté donc là on touche à ce qu'il y a de plus fondamental dans les droits humains et ceci c'est un chiffre et dans des Nations Unies mais merci de suivre voilà pour le constat crise des inégalités qui alimente la crise climatique la crise climatique qui alimente la crise des inégalités merci beaucoup donc ça nous permet ouais vous pouvez ça ça nous permet donc de poser un peu les bases c'est un fait phénomène qui s'accélère mais rappelez-vous en 2003 quand on a été confronté à la canicule il y a eu 15000 morts supplémentaires peut-être mais à minima au moins évidemment ceux qui étaient les premières victimes de ceela on a beaucoup parlé des personnes âgées naturellement mais c'était quand même les personnes âgées les plus les plus précaires donc quel que soit le bout par lequel on prenne on prenne les choses on voit bien que on voit bien que les les les les deux phénomènes évidemment se nourrissent alors maintenant on vous propose d'aborder les éléments de justice climatique au niveau international et national et bien évidemment ce que l'on vous demande c'est de débiner de débiner pourquoi je dis ça parce que je croisis que çait vous faire rire même pas tant pis c'est la chaleur de débiner parce que par exemple quand il y a une COP on nous dit bon si si on va mettre de l'argent on va aider les pays les plus pauvres à faire face à la crise climatique et étonnamment ça ne paraît pas produire de résultat donc peut-être que finalement les engagements ne sont pas tenus peut-être qu'en plus de tout ils osent ils osent faire un certain nombre de prêts ça c'est quand même complètement complètement dingue donc ça c'est la dimension financière et puis peut-être les mesures elles-mêmes ne sont pas non seulement suffisantes mais on va dire pertinentes voilà ce sur quoi je vous propose un peu de d'éclairer euh ce sujet qui commence vous voulez qu'on fasse dans l'autre sens vous voulez qu'on comment vous voulez faire tu veux commencer alors on peut commencer par le niveau international donc les COP est-ce que ça sert est-ce que ça sert pas bon je représente une ONG internationale où il y a 1000 salariés dans le monde on agit dans plus de 90 pays évidemment la crise climatique impacte évidemment aussi comme on l'a dit le plus les pays du Sud nous on considère que la COP est un quand même un lieu extrêmement important en terme de diplomatie internationale de diplomatie climatique et euh qu'elle permet de des négociations sur trois niveaux le premier niveau c'est comment on va répartir la réduction des émissions g effets de serre c'est ce qu'on appelle l'atténuation des émissions g effets de serre le deuxème niveau c'est comment on va répondre à à l'enjeu d'adaptation face au changement climatique c'est-àdire qu'il y a des infrastructures qui vont devoir être modifié pour s'adapter au réchauffement climatique la montée des eaux les feux de forêt la sécheresse et et cetera et la troisième chose c'est ce qu'on appelle les pertes et dommages c'est-à-dire que la crise climatique est déjà là parmi nous et elle impacte notamment les pays du Sud qui font déjà face à beaucoup de situations climatiques et qui subissent déjà ce qu'on appelle des pertes et dommages et en fait ce sont trois notions qui sont discutées au niveau des cops et qui sont très importantes euh pour permettre une solidarité internale et une justice sociale face au réchauffement climatique entre les pays du Nord et les pays du Sud donc ceux qui ont le plus de moyens et qui émettent le plus de CO2 et ceux qui subissent le plus le réch climatique qui ont le moins de moyens et il y a eu deux processus en cours au niveau international la première chose c'est ce qu'on appelle le fond vert pour le climat en fait ça a été initié en 2014 je crois et le fond vert pour le climat sous l'égide des Nations Unies a pour objectif que entre 2020 et 2025 donc c'est en cours en fait que chaque année les pays du Nord les plus riches à loue 100 milliards de dollars par an aux pays du Sud pour les aider à transitionner l'argent c'est le ner de la guerre c'est absolument fondamental puisqu'on a plus de moyens qu'on est plus responsable historiquement des émissions des effets de serre c'est logique qu'on puisse venir en aide aux pays du Sud et c'est comme ça qu'ils vont pouvoir s'adapter qu'ils vont pouvoir réduire leurs émissions gaz gaz à effet de serre et donc l'enjeu de de ce fond c'est de répondre à l'atténuation et l'adaptation les deux premières choses dont je vous ai parlé quel est le constat à l'heure actuelle euh on a publié un rapport en juin auxam au niveau international qui montre que en réalité bon même si les pays communiquent plutôt sur 80 milliards par an qui sont alloués à l'heure actuelle sur l'objectif des 100 milliards c'est plutôt 25 milliards d'euros par an donc on est loin de l'objectif il y a encore beaucoup de travail là-dessus et c'est un fond extrêmement important pour pouvoir venir en aide aux pays du Sud si on se focalise sur la France en terme de montant on est pas mal mais il y a quelque chose de qualitatif c'est qu'en fait ce qu'il faut savoir c'est qu'au niveau international souvent comment les pays du Nord viennent en aide au pays du Sud c'est par des prêts et donc là en fait on reproduit un système capitaliste néolibéral où en fait on va venir en aide on va faire preuve de solidarité faire preuve de don par des prêts et par un mécanisme financier face à des pays qui sont extrêmement ettés et qui vont du coup avoir une double peine face à ça et la France sur l'ensemble de ces montants d'aide qu'il Allou par an donc c'est à peu près 8 milliards par an il y a que 7 % qui sont des dons 93 % ce sont des prêts parfois les prêts peuvent avoir du du bon mais il y a clairement un déséquilibre fondamental dans cette situation et le deuxème la troisème notion c'est les pertes et dommages et alors là petit vent d'optimisme entre guillemets c'est que les pertes et dommages à la COP 27 qui a eu lieu en Égypte en novembre dernier la dernière COP il y a eu l'accord à la fin de la COP pour que il y ait un fond de perte et dommage qui soit créé pour que les pays du Nord puissent venir en aide financièrement aux pays du Sud et qu'il puissent réparer le préjudice écologique et la dette climatique qu'ils ont créé ces dernières années petit vent d'optimistme parce que ça fait 30 ans que les pays du Sud demandent cela donc c'est déjà bien que ce soit dans l'accord final euh là où va falloir que ça se concrétise de la théorie à la pratique c'est que on n'a pas encore discuté des montants de la qualité et cetera et ça va être discuté lors des prochaines copes voici pour le contexte un peu international et ben super moi aussi je enfin nous aussi aux Amis de la Terre on est une fédération internationale euh enfin de manière un peu un peu différente puisque on on agrège des mouvements euh des mouvements autochtones notamment dans une fédération globale pour pouvoir s'entraider et tout euh ce qui fait qu'on a régulièrement l'occasion d'apprendre le décès de tel ou tel militant militante dans des pays notamment en Asie du Sud-Est en Afrique en Amérique du Sud de tout ça puisqu'on rappelle quand même que aujourd'hui les les militants et militantes de l'environnement enfin sont parmi les plus ciblés au monde notamment dans les enfin dans les états policiers mais y compris par des pas que par les États non non pas en France dans le dans le monde entier oui mais alors en France on a la chance de pas se faire abattre chez nous normalement jusqu'ici voilà bref mais tout tout ça pour dire que ça fait qu'on est on est pas mal en lien avec des groupes dans différents pays et ça nous permet aussi de constater que la France à l'international et ben elle a pas forcément un super impact notamment par l'action de plusieurs de ces entreprises je laisserai peut-être Alexandre parler un peu plus d'une en particulier plus tard mais donc on a des banques qui financent des projets climaticide on a des des majors comme Total qui vont directement à les forêts des fossiles en Ouganda en Tanzanie avec les projets icop et tilanga par exemple des projets qui vont donc évidemment continuer la dépendance mondiale au aux énergies fossiles des projets qui vont ravager l'environnement sur place des projets qui vont déplacer des populations et donc ça c'est des choses auxquelles on peut s'opposer enfin donc c'est des c'est des choses qu'on qui se passent à l'échelle internationale auxquelles on peut s'opposer également en France enfin bref c'est un c'est un Pat àacaisse un petit peu compliqué mais mais il y a plein de choses à faire de ce côté-là euh j'avais un autre truc très intéressant à dire que j'ai complètement oublié est-ce que Claire pendant ce temps tu veux reprendre la je te redonne si ok [Applaudissements] h alors je vais peut-être jouer le rôle du petit vent de de de de pessimisme mais de de pessimisme combatif voilà h sur enfin sur le l'aspect international moi je pense également que l'espace des COP et de la diplomatie internationale c'est un espace vraiment hyper important et qui le deviendra notamment si on arrive à une situation on a une coalition d'États qui ont des enfin que où les pouvoirs sont plutôt à gauche et qui arrivent à embarquer comme ça le problème c'est que c'est aussi un processus qui est dépendant de choses comme bon bah l'élection de Donald Trump et le fond vert pour le climat dont parlait Alexandre à l'instant il a été vraiment mis en difficulté au moment où Trump a dit bon bah non moi ça j'en ai rien à faire je retire mes promesses de contribution au au Fonds vert pour le climat donc euh et toutes les discussions sur les trois aspects que qu' qu'a évoqué Alexandre aussi sont très importantes aussi pour mettre enfin faut faut les voir comme un petit peu un tribunal des pays occidentaux ils sont mis face à leur responsabilité dans dans le processus de de dérèglement climatique néanmoins même C ces outilsci je pense qu'il faut les penser aussi en conjonction d'autres éléments sur lesquels il faut rester tout aussi combatif parce que actuellement les les pays du Sud dépensent sont obligés de dépenser cinq fois plus d'argent en service de la dette donc de la dette qu'ils ont déjà accumulé et donc cinq fois plus d'argent là-dessus que ils ne font sur leur adaptation au au dérèglement climatique et et bah juste le le le secours et les services qui doivent apporter à leur à leur population lorsqu'il y a une catastrophe environnementale et cetera donc il y a une question aussi si on prend cet aspect international sur l'annulation des dettes je pense qu'il y a un énorme combat à à porter là-dessus qui va être très important pour justement permettre à ces pays de de faire face et également en fait dans dans c'est c'est des notions qui sont vraiment importantes hein je le soulligne mais vous avez quand même euh un en sous-texte dans l'idée de fond de réparation le fait enfin l'idée queon peut réparer en fait ce qui est en train de se passer mais en fait c'est des vies humaines qui sont en train d'être perdues c'est des c'est des îles qui qui étit des lieux de vie depuis des siècles qui sont en train d'être engloutis c'est des paysages et des territoires qui sont en train d'être pollués à vie enfin de manière irréversible donc il y a une un côté incommensurable et irréversible des dommages qui sont causés et c'est pour ça que je pense qu'il y a une une une un même une même quantité d'énergie qui doit être mise à mettre la pression sur ce processus de diplomatie internationale pour que ces fonds soient abondés pour qu'ils aillent de manière qualitative euh atterrir au bon endroit euh au niveau des des pays du Sud mais il y a aussi une bagarre tout aussi importante pour changer le cadre de fonctionnement de l'économie globalisé pour parce qu'il y a aussi la question du modèle global euh euh avec de enfin de globalisation pardon répè un peu mais qui est basé sur des accords de libre échange qui sont fondamentalement destructeurs pour ces ces pays-là et qui vont pas cesser de l'être et c'est les les les tous les mécanismes qui sont ajoutés abondés en parallèle de ça viennent pas enfin viennent pas agir sur le système global dans lequel dans dans lequel on est donc il y a je pense qu'il faut prendre les deux fronts simultanément et je rajouterai juste un point je pense que c'est c'est pas aborder directement dans les questions de justice climatique bien souvent et je pense que ça devrait l'être de manière enfin inévitable on va avoir des millions de personnes qui vont être forcées de quitter leur pays de migrer migrer ça va devenir une question de survie de plus en plus ça l' déjà mais ça va le devenir de plus en plus la majorité des phénomènes migratoires ce sera pas à nous hein ce sera les pays limitrophes qui vont devoir donc il y a aussi une aide peut-être à imaginer pour les tous les pays qui vont être autour des zones les plus touché directement par le dérèglement climatique mais en fait il y a aussi la question nous de notre responsabilité à accueillir à fournir un asile digne donc la question de l'asile climatique la question des réfugiés climatiques je pense que c'est une question qu'il faut envisager sous le prisme de la justice sociale et climatique de manière pleine et entière et ça c'est un un des combats sur lesquels je pense qu'on pourrait aussi avancer je vais m'arrêter là est-ce que tu as retrouvé ton bout de phrase effectivement tu l'as dit aujourd'hui les les migrations notamment du au phénomènes climatiques elles ont lieu principalement à l'intérieur des pays sur des distances de plus en plus grandes et et et bientôt bah elles seront de plus en plus entre les pays et même entre les continents euh donc moi ce que je voulais ce que je voulais dire tout à l'heure c'était pour taper un petit peu sur EDF aussi parce que il faudrait pas croire que la France mène que des projets des gros projets fossiles méchants à l'international il y a aussi des projet par exemple de de parc éolien pas de bol ils sont aussi problématiques donc EDF avait notamment un projet de parc éolien au au Mexique mais qui se faisait bah sur les terres d'une communauté indigène enfin qui habitait là de depuis des des centaines d'années évidemment on leur a pas posé la question on s'est pas demandé même si si même une fois qu'ils étaient d'accord on allait les dédommager ou quoi bref euh mais ça ça fait partie des bonnes nouvelles puisque il y a il y a quelques mois on a gagné le recours qu'on avait intenté avec plusieurs organisation contre DF [Applaudissements] euh mais donc voilà enfin ça ça ça pose si on revient sur les droits humains ça pose des problèmes de de démocratie de manière général il y a un certain nombre de multinationales qui se permettent de faire des choses contre la vie des populations sans aucune concertation ça c'est des choses contre lesquel on doit se battre à la fois au niveau international et au niveau national évidemment et donc c'est pour ça aussi que parfois les actions en justice sont des sont des leviers intéressants même si c'est elles se font sur le temps long et il nous manque pas mal d'outils mais je pense qu'on va on va en reparler aussi merci beaucoup donc on on avance on avance dans notre débat même si bien évidemment la question en l'occurrence bon c'est c'est la COP ça s'appelle comme ça ça pourrait s'appeler autrement on s'en fout évidemment he mais il y a cette affaire de de diplomatie climatique que Claire a évoqué qui est effectivement très important de toute façon pour faire face à ces enjeux et on revient toujours c'est pas qu'une question de vocabulaire on revient toujours sur les mêmes sujets l'enjeu c'est la question de la coopération c'est ça en fait à partir du moment où les états coopèent entre eux et non ne sont pas dans des logiques de concurrence de captation des richesses du voisin même si souvent effectivement le voisin est loin alors radicalement le développement planétaire on va dire serait serait d'une autre nature là ce que l'on va aborder maintenant c'est plutôt la question des mesures concrètes l'affaire des mesures concrètes d'abord bah c'est ce que je disais tout à l'heure he on met notre action notre réfle élection au service de l'action mais aussi parce que il faut exercer une certaine vigilance un exemple a été donné par F bah quoi F développe des énergies vertes et renouvelables où est le problème on est d'accord ce qu'on appelle le green washing hein c'est-à-dire qu'on les capitalistes s'emparent de vocabulaire ou d'idées mais bien évidemment font en rien de l'écologie on peut donner un autre exemple qui est un exemple français qui est de d'installer des centaines de mètres carrés de panneaux photovoltaïques c'est bien ça c'est renouvelable et tout bon on est un peu emmerdé parce qu'on utilise certain nombre de métaux qu'on va aller voler au sud mais bref je ferme cette parenthèse alors tu nous expliqueras parce que ça veut dire qu'il y a quelque chose j'ai pas pas compris mon voisin dit pas tant que ça donc il va ah c'est son travail en plus donc c'est parfait hein tu vas tu vas nous expliquer ça mais ce qui est certain c'est qu'on installe ces centaines de mètres carré de panneaux photovoltaïques sur des terres agricoles hein et quand on parle de relocalisation des activités certes industrielle mais il y a aussi la question bien sûr de l'agriculture ettant entendu que c'est complètement absurde voire pas très pas très nourrissant hein dans tous les sens du terme que d'aller manger des des haricots verts qui viennent qui viennent par exemple du Kenya hein donc toute cette absurdité là est une réalité avec un effet un peu de détournement de la part des capitaliste au travers au travers du green washing donc là ce qui nous paraissait important d'aborder c'est plutôt la question des mesures gouvernementale à l'échelle française et à l'échelle internationale que nous pourrions prendre puisque vous savez que l'objectif de la France ins sousmis tirénup parce que évidemment on est très attaché à ce cadre là qui est appuyé sur un programme qui est pas un accord électoral à 2 francs à 2 francs 6 sous bref notre objectif c'est de prendre le pouvoir on n'est pas là pour témoigner de choses aussi pertinent que vous soyez naturellement les uns et les autres donc qu'est-ce qu'on peut imaginer comme mesur concrète gouvernementale à l'échelle nationale et internationale pour répondre à ça bon tout à l'heure j'ai parlé de la taxation des des gros profits bon ça pas marché mais bien évidemment c'est quelque chose qu'on a en tête si on parle de planification écologique c'est parce qu'on a bien conscience qu'il faut organiser la sortie des énergies fossiles pour prendre cet exemple puis il y a bien évidemment un certain nombre de sanctions à prendre à l'égard des députés qui ont plein d'action je rigole sans rigoler hein parce que quand même j'attire votre attention sur une toute petite chose lorsque vous participez d'un conseil municipal tiens je suis à Grenoble et je vais décider de donner une subvention aux Amis de la Terre je suis de gauche je suis écolo faut pas abuser bon mais moi-même j'en suis membre qu'est-ce qu'on va me demander on va me demander de me retirer de la délibération je ne ça s'appelle un conflit d'intérêt je ne pourrais pas voter la subvention au conseil municipal très sincèrement même si c'est les Amis de la Terre bon ça paraît plutôt normal ça paraît plutôt honnête or évidemment pour les députés il y a une déclaration de tout ce qu'on possède hein pour rendre les choses transparentes par exemple vous pouvez savoir ce que je possède bon vous allez voir pas grand-chose et mais ça n'a pas d'importance c'est très bien comme ça et et donc ok très bien il y a cette transparence mais cette transparence n'induit à aucun moment une forme de réserve qui compris devrait caractériser les députés donc nous on nous dit mais c'est absurde ça ne marche pas il faut qu'on vote les députés votent pardon le budget de la nation dans C imp bah vous savez quoi tu veux être député et ben tu renonces à tes actions voilà et tu sans plaisanter et tu choisis entre l'intérêt général que tu défends à ta manière certes peut-être dans l'hémicycle et ce que tu possèdes à Ti titre personnel bon bref donc selon vous quelles sont les mesures qui vous paraissent importantes prioritaires et à la hauteur des enjeux tu as pas commencé pour l'instant je vais te donner la parole super merci beaucoup non ben j'ai envie de dire que les mesures c'est plutôt justement à la à des mouvements comme la France a soumise de les trouver et de et de traduire ce que nous on peut expliquer dans des rapports dans des argumentaires de traduire ça en vraie mesure politique maintenant on a quand même quelques ututendre par exemple c'est un sujet très actu et très intéressant parce que sur le papier c'est quelque chose de de de très utile et qui répond à plein d'enjeux donc le principe des ADFE c'est de dire ok on a un problème un problème qui est qui est sanitaire c'est c'est pas une mesure écologique lesfe à la base c'est une mesure de santé publique au niveau de la pollution de l'air et son impact sur la santé donc on a un problème sanitaire parce que il y a notamment trop de transport automobile dans les grandes villes et donc comment est-ce qu'on fait pour régler ça bon ben ce qui s'est passé c'est que l'État a pris les mesures qui étaient a pris les choses qui étaient prennées par l'Union européenne puisque c'est un truc qui descend l'Union européenne les a implémenter en disant ok on a telle telle telle telle métropole qui doivent implémenter ces mesures là en s'appuyant sur les normes européennes d'missions bref ensuite démerdez-vous donc en fait l'État a donné aux métropo qui as évidemment sont la plupart du temps contrôlé par des par des m par des forces de gauche leur a dit démerdez-vous avec les outils qu'on ne vous donne pas pour faire des règles et du coup ils se retrouvent maintenant à devoir composer avec un outil qui est exclusivement à Visé sanitaire à ne pas pouvoir faire de à ne pas pouvoir à ne pas avoir des moyens en fait pour rendre ça juste pour faire en sorte bah que les gens se retrouvent pas bloqués à l'extérieur des ville pour que toutes les personnes qui ont pas le choix aujourd'hui de se déplacer autrement qu'en voiture et des solutions donc on se retrouve avec avec des mesures qui sont extrêmement injustes euh je sais que il y a il y a des il y a des personnes à qui aiment bien parler par exemple de zone zone à forte exclusion au lieu de zone à faible émission des des choses comme ça alors qu'en fait c'est des outils dont on pourrait vraiment se servir en ayant en tête tous les enjeux de droit humains donc pas uniquement la pollution mais en même temps les émissions de gaz à effet de serre et cetera pour résoudre un certain nombre de problèmes et en fait on a vu qu'on a pas les vu que les les les collectivités on pas les outils on se retrouve avec des outils qui enfin avec des des des des mesures qui devraient être des grands outils de justice et qui se retrouve à être complètement injuste je sais pas si c'était claair j'ai l'impression de m'embrouiller un peu bon super voilà non mais et donc là-dessus c'est aussi il faut que tu redises trois petits mots là sur les Z à faible émission parce que effectivement j'ai l'impression que ça a floté un peument clair les zones de faible éion sont pas assez concrètes ah non mais enfin du coup c'est pour c'est pour ça c'est pour ça qu'on vient aussi justement à ces universit toutes les personnes qui soment autour de la table là parce que c'est important que collectivement on réfléchisse et que bah les mouvements politiques comme la France insoumise et la Nupe traduis ça en mesure politique concrète au niveau national et au niveau local puisque c'est vraiment au niveau local je pense qu'on a le plus de levier qu'on a le plus de chance de de gagner des choses voilà euh merci moi je pense et je pense que tout le monde sera d'accord ici que l'objectif c'est de prendre le pouvoir parce que il y a les mesures structurante qu' va falloir mettre en place de manière urgente j'ai relativement peu d' espoir que ce soit fait sous ce mandatci et quand on voit comment même quand les par le travail des députés ils arrivent à Archer des petites victoires sur certains certaines choses on est maintenant enfin les macronistes ont maintenant un rapport à la Constitution qui est complètement libérer qui en mode on va tendre tous les articles qu'on peut pour rétamer toutes les mesures qui peuvent être aller un petit peu dans le bon sens donc je pense que mais bon on va se projeter un peu dans dans le dans l'accession au pouvoir et ce ce qui serait euh urgent à mettre en place bien sûr il y a la question de de la planification écologique mais je vais pas m'étendre ladessus sinon j'en ai pour beaucoup beaucoup trop de temps euh mais en fait je pense que l'image qu'il faut prendre pour pour faire une une première liste des des mesures ce serait celle qu'utilise Kate howart donc une économiste qui a théorisé l'économie du du donote euh je sais pas si vous voyez vous avez cette image en gros c'est donc deux cercles euh un briquet le petit cercle représente la la base de vie ce qui est nécessaire pour vivre dignement donc ça va être l'accès à l'eau enfin tous les accès aux biens essentiels vous pouvez imaginer et puis le cercle le cercle extérieur ça représente les limites planétaires donc le le plafond au-dessus duquel on peut pas aller et ben traduit politiquement ça donne bien sûr la planification écologique dont le but est justement de réencastrer l'économie au sein de ces limites planétaires mais en fait ça correspond juste à la garantie des service public je veux dire ce ce socle minimal juste garantir l'éducation un hôpital qui fonctionne on y adjoint bien sûr une garantie d'un d'un droit à l'eau d'un d'un droit à l'alimentation saine donc en fait c'est des choses qui sont qui peuvent paraître basiques hein comme chose à garantir dans une société humaine mais c'est sur ces choses-là qu'il va falloir qu'on bataille dans les années à venir et c'est ça le un peu le drame de de de ce qu'on vit j'ajouterai peut-être un un un point qui est également centrale dans dans dans le programme et qui à mon avis structure toute notre vision de l'Internationale et et de de la manière dont on pourrait avoir une forme de globalisation humaine c'est la question du protectionnisme solidaire où en fait donc on prend cette notion de protectionnisme donc l'idée de remettre des des seuils en fait de de enfin de permettre euh au au territoire de de de d'avoir des écluses finalement de gérer les les flux et de pas avoir juste euh un un li un libre échange complètement complètement effrainé mais alors qu'historiquement le protectionnisme pensé comme plutôt défendant les intérêts égoïstes nationaux là c'est un protectionnisme solidaire dans la mesure où en fait le fait de remettre ces barrières sélectives de mettre une taxation sur les produits qui sont enfin qui sont fait dans des conditions socio-environnementales euh négatives c'est une manière d'aider enfin c'est c'est une mesure de solidarité dans la mesure où ça va forcer un nouveau modèle de de développement à à s'imposer donc je pense que cette mesure là pour le plan international avec ce dont je déjà parlé l'annulation des dettes et puis la la question des accords de libre échange qui est lié c'est important peut-être un dernier point aussi mais et je vais être très bref parce que peut-être que qu'Alex va va s'étendre dessus il y a la question de de la fiscal sur les plus riches bien sûr taxer les riches mais qui est pas en fait qui est qui est et ça enfin ça rejoint des choses que je disais au tout début c'est pas juste une question de redistribution au nom d'une justice au sens strictement éthique c'est en fait mettre hors d'état de nuire des industries qui sont qui sont en train de détruire nos no nos conditions de vie et avec bah leur incarnation très très très tangible hein les ber et cetera donc en fait c'est une question de de voilà les non seulement de réinstaller la justice qui est aussi la condition pour qu'on puisse transformer nos modes de vie parce que en fait on peut pas demander aux gens de changer de manière forte leur mode de vie si vous avez encore Bernard qui fait des tours en jet privé au-dessus mais c'est aussi une question de les mettre hors d'état de d'accélérer encore plus la la la la crise climatique et puis au passage ça fait des fonds publics pour nourrir tout le programme d'invest ement qui permet justement le rétablissement des services publics et cetera donc tout ça dessine un cercle vertueux qu'on espère voir arriver à partir de disons 2027 ce serait très bien mais en en en attendant peut-être parce qu'on va pas rester bras ballant et on est loin de de le faire il y a quand même bah l'ensemble des lutte mais y compris je mets dedans la la lutte contre la réforme des retraites on peut y lire quelque chose qui est de l'ORD de la justice soci environnement mental c'est les les luttes féministes et éc féministes ça va être les luttes antiracistes qui vont devenir d'autant plus importantes que l'extrême droit monte en flèche dans non seulement électoralement mais dans la tête des gens donc et parce que en fait va falloir préparer le terrain de cette transformation et du rapport de force qui va impliquer parce que faut pas se dire ça va pas être facile tout ça donc il y a toutes toutes les les luttes qui peuvent qui sont très très concrètes et qui sont qui sont dans lesquelles on peut s'investir maintenant et également se faire des contentieux climatiques où là les organisations comme Oxfam comme les Amis de la Terre et beaucoup d'autres ont un rôle on un rôle clé pour porter ces recours et mettre les industries les banques et les états face à leurs responsabilité je m'arrête là et puis je pense que voilà ça laisse alors pour moi il y a deux stratégies déjà j'aimerais vous parler de la la stratégie un peu de du récit de la narration des outils qu'on utilise et deuxièmement j'irai dans des mesures très concrètes et des mesures sur lesquelles je pense que on ne va pas asseer suffisamment collectivement la première chose sur le récit si on prend ce que dit le gouvernement quand il parle d'écologie plan de sobriété mais sobriété de qui des individus sobriété de la consommation est-ce que vous entendez sobriété des multinationales est-ce que vous entendez la sobriété totale la sobriété de benp pariba et cetera jamais et en fait c'est un discours qui pose le geste individuel et on individualise la société et on on nous individualise tous les uns par rapport aux autres par rapport au changement climatique et par rapport à nos gestes pour le climat mais nous sommes un corps social et nous sommes des citoyens qui agissons collectivement ça c'est la première chose il faut absolument lutter contre ça et pour moi je vais vous dire je vais être un poil provocateur le l'alpha et l'oméga de ça et la boussole l'outil un peu qui me dérange un peu qui est nécessaire attention je dis bien qui est nécessaire mais qui n'est pas suffisant c'est question pour vous qu en général comment on la première chose auquelle on pense pour se dire ah est-ce que j'agis bien pour le climat ou pas pardon le tri ok mais plus généralement il y a un outil qu'on utilise tous vous savez on peut faire des simulations avec et CER ou exactement l'empreinte carbone mais vous savez l'emprinte carbone c'est nécessaire mais c'est pas suffisant je répète mais pourquoi parce que l'emprete carbone on parle d'emprinte carbone de consommation et moi ça me pose un vrai problème pourquoi parce que à nouveau on se focalise que que sur les consommateurs mais il y a trois problèmes à cela la première chose c'est que on ne distingue pas l'accessoire du nécessaire donc si mon emprinte de consommation elle est très élevée parce que j'utilise ma voiture pour aller au travail tous les jours bah j'ai pas le choix en fait et c'est nécessaire pour pouvoir vivre et pour pouvoir répondre à des droits humains fondamentaux de venir de besoins là où on va pas distinguer par exemple quelqu'un qui va prendre l'avion pour aller faire un weekend à Ibiza la deuxième chose c'est que l'empreinte carbone elle montre pas les alternatives qu'il y a et donc à nouveau si j'ai pas le choix de prendre ma voiture s'il y a pas de transport en commun il n'y a pas d'alternative et ça me culpabilise et en fait c'est ça cette notion de du consommateur c'est de la faute du consommateur attention à la sobriété et cetera ça nous culpabilise et enfin le troisème point sur l'empreinte de consommation c'est que ça ne révèle pas ça révèle les empreintes ça révèle des inégalités des mission on en a parlé les en France c'est du coup dans le monde c'est 10 % les plus riches de la planète et mettre 50% des émissions des effets de serre en France c'est les 10 % les plus riches de la planète qui émettent 25 % des émissions des effets de serre c'est normal qu'on ait un peu moins d'inégalité en France mais en réalité les inégalités d'émission elles sont bien plus supérieures parce que on regarde et ça ce sont des chiffres aussi mais on regarde que la consommation quand je parlais de ces chiffres là mais si on regardait la production par exemple là quand on regarde l'empreunte carbone de consommation on va attribuer les émissions totales que à la personne qui met du pétrole dans sa voiture mais rien à Total et é quide de l'actionnaire de Total et donc nous on s'est amusé à calculer et on s'est dit ok si on attribuit tout au pas au producteurs c'est difficile parce qu'il y a pas vraiment on va pas par exemple l'attribuer au PDG total Patrick puanet mais aux investisseurs aux actionnaires de Total et du coup ça donne quoi ça donne que les 63 milliard que 63 milliardaires français pardon parce qu'il y en a 120 en tout mais 63 milliardaires français via leur patrimoine financier donc via les actions qu'il détiennent dans les entreprises et mettent autant que 50 % de la population française via leur placement financier et en fait si vous voulez en général quand on regarde les inégalités économiques on regarde pas le revenu on regarde le revenu et le capital c'est ça qui montre les inégalités économiques et ben pour les inégalités climatique qui sont le cœur de la justice sociale allié à la justice climatique c'est pareil il faut regarder qui a le pouvoir et qui a le capital et donc je reviens juste sur des actions très concrète c'est que là en fait le gouvernement il nous culpabilise il nous individualise quand on parle de sobriété de consommation là où on est tous un corps social et qu'on on doit nous responsabiliser sauf que lorsqu'on est pauvre lorsqu'on est en situation de précarité on peut pas être responsable je m'explique parce qu'on a pas forcément le choix la responsabilité c'est le choix entre deux choses ça c'est la première chose et donc là où je veux en venir c'est qu'il y a une distinction entre responsabilité on est tous responsable on entend souvent cela et c'est vrai c'est bien c'est bien qu'on se responsabilise tous face au changement climatique et qu'on est tous des des actions individuelles qui puissent aller vers plus de transition écologique à nouveau c'est nécessaire mais ce n'est pas suffisant mais j'aimerais que on change de braquet qu'on regarde qui a le pouvoir pas qui non qui est responsable mais qui a le pouvoir de changer les choses et donc là il y a deux entités fondamentaux fondamentales pardon excusez-moi pour le français la première c'est l'état et donc on en a beaucoup parlé et c'est pour ça que lorsque l'état n'agit pas on a attaqué dans le cadre de l'affaire du siècle avec trois autres ONG l'État pour une action climatique et donc il a été condamné on a relancé le procès il y a 3 mois en demandant une astreinte financière de 1 milliard d'euros l'État peut aussi là dans la situation actuelle l'État peut aussi agir au niveau international je reviens sur la discussion qu'on a eu avant mais c'est absolument fondamental de pousser la France de pousser l'État français à agir au niveau international de j'ai beaucoup aimé ce que vous avez dit de de de passer d'une approche de compétition à une approche de coopération et donc annuler les dettes faire en sorte que ce soit les pollueurs payeurs qui payent le plus faire en sorte que on abonde le fond vert dont on a parler vraiment et là-dessus c'est absolument important de mettre l'État face ses responsabilités et surtout je vais vous dire une petite anecdote c'est que ce qui peut se passer au niveau international peut influencer l'état français et peut mettre la pression au président de la République et au pouvoir en place et au gouvernement je vous donne un exemple petite parenthèse je suis désolé mais de quelque chose que un combat qu'on a porté avec les Amis de la Terre depuis quelques années c'est quelque chose qui s'appelle les financements export c'est un titre pas sexi du tout les financements export c'est en gros il y a on découvre un pu de pétrole au Mozambique et en fait Shelle va se positionner dessus total va se positionner dessus et cetera plusieurs entreprises vont se positionner dessus en fait l'état français et plusieurs États dans le monde pendant des années il subventionnaient ces entreprises pour répondre à l'appel d'offre et être plus compétitif parce que si c'est total qu'il a alors il y aura plus d'emplois français et cetera et ça pendant sur l'espace de 10 ans l'État français il a subventionné à hauteur de 10 milliards d'euros les financements export dans les énergies fossiles que dans les énergies fossiles pétrole et gaz et ça nous on a fait une campagne ça fait 10 ans que les amatairesxam on fait cette campagne là et qu'on a mis la pression sur Emmanuel Macron d'ailleurs en septembre 2019 il avait même dit aux nations- Unies c'est inadmissible c'est inacceptable que les financements export vers les énergies fossiles existe encore quand la France continue à le faire qu'est-ce qui a permis que la France l'année dernière dans le PLF cesse et le mettre dans la loi c'est qu'il y a une coopération internationale au niveau des nations- Unies et que il y a eu plein de pays les États-Unis le Canada et cetera qui se sont mis d'accord pour arrêter cela donc ne pas oublier le la dimension internationale pour mettre la pression sur la France quand on est mauvaise élèves et enfin le deuxième point les acteurs j'ai parlé de l'État le très très concrètement ce sont les multinationales et les entreprise on entend beaucoup chaque citoyen ce sera mon dernier point je vais conclure mais chaque citoyen on doit réduire nos émissions des effets de serre culpabilisation individuelle même si on a une responsabilité je tiens à le dire quand même on entend beaucoup l'État et c'est très bien on en a parlé là mais vous savez que il n'y a aucune loi dans un pays du monde qui oblige une multinationale à réduire ses f aucune loi en France ça n'existe pas dans aucun pays du monde c'estàd que les multinationales elles ont cartes blanches pour émettre autant de CO2 qu'elles le souhaitent et en France on a quatre multinationales qui chacune ont une empreinte carbone supérieure à la France entière je l'ai dit c'est ça j'aurais fait le le jeu mais on a plus trop de temps on a le temps ou pas on a le temps est-ce que vous voulez deviner allez-y c'est qui les quatre ah total mais total vous savez quoi elle est elle est quoi 4e ah ah il y a B D BNP paribba numéro 1 numéro 2 Crédit Agricole numéro 2 numéro 3 Société Générale merci vous êtes très réactif elles ont chacune une empreinte carbone supérieure à la France entière pourquoi les banques ont une empreinte carbone importante c'est pas intuitif mais c'est parce qu'à chaque fois qu'elles finance une entreprise qu'elles font un investissement et c une petite partie des émissions qui lui sont attribuées et comme par exemple BNP pariba il gère 2000 milliards d'euros par an c'est le PIB de la France je vous laisse imaginer le pouvoir de cette banque et donc sur les multinationales déjà il faudrait tout simplement une loi ce qu'on nous on a porté pendant des années sur ce qu'on appelle l'écoresponsabilité obliger les multinationales à réduire leurs émissions qu'il avent fait de ser c'est logique on doit tous réduire nos émissionff ils ont pouvoir de le faire la deuxième chose c'est que évidemment donc on fait des des pldoyers on a on a on a porté cela on fait des mobilisations il y a la désobéissance civile du côté d'alternative à desataire et cetera plein de d'outils d'action c'est quoi le dernier outil d'action quand tout ça tout cela ne marche pas les médias la mobilisation citoyenne le pldoyer et cetera on l'a dit plusieurs fois la justice c'est la carte bonus et donc euh en février de cette année nous avons assigné en justice BNP paribba sur la base du devoir de vigilance français pour sa contribution des règlements climatiques à cause de ses financements dans de nouveaux projets de pétrole et de gaz alors que l'agence international de l'énergie les nations- unies le GC est très clair tout nouveau projet c'est-à-dire tout nouveau si vous voulez puis de pétrole sont tout nouveau projets de pétrole et de gaz et de charbon sont incompatibles avec un scénario de réchauffement 1,5°r donc c'est un procès voilà un outil que on peut aussi utiliser il faut pas minimiser les outils euh euh la justice comme dernier ressort et juste sur des actions très concrètes sur le secteur privé et je vais vraiment terminer sur ça euh on peut dire pas pour une multinationale pas de versement dividende si vous ne respectez pas l'accord de Paris on peut dire euh euh on peut dire partage de la valeur ajoutée là on a fait une étude chexam sur les 10 dernières années dans le SBS 120 donc c'est les 120 plus grosses entreprises françaises c'est plus gros que 440 sur les 10 dernières années il y a 2 tiers de la valeur ajoutée qui allit aux actionnaires vous savez que celui qui disait 1/3 1/3 1/3 en 2008 vous savez c'est qui Sarkozi exactement 2/3 à l'heure actuelle déjà imaginez on a 1/3 1/ 1/3 avec une augmentation pour les salaires évidemment mais un/3 d'investissement un/3 actionnaire un/ers salaire 1/ers investissement investissement dans la transition écologique on a calculé aussi si on prenait 30 % si on prenez ce tiers là d'investissement de de pardon de de création de la valeur ajoutée au sein des multinationales des 120 multinationales et qu'on l' loué en interne chaque entreprise de ces de chaque entreprise du de ce SBS 120 l'allouer en interne sur l'investissement dans la transition écologique il pourrait s'autofinancer intégralement ils auraient pas besoin de l'État pour faire la transition écologique donc ils ont un pouvoir énorme et enfin le dernier truc truc et ça c'est mon dada parce que quand même tout ça ça recouvre un peu ce ce qu'allait dire clair sur la justice fiscale c'est quoi l'élément en France qu'on a vécu le plus fondamental sur la justice climatique et la justice sociale les gilets jaunes et la taxe carbone une taxe qui va viser les plus pauvres ceux qui ont ceux qui émettent le moins de CO2 et qui ont moins de répondre on reprend le la tripti du début voilà vous savez c'est quoi l'antitaxe carbone l'antitaxe carbone ouais c'est l'antitaxe gilet jaune l'inverse ça s'appelle l'ISF climatique et l'ISF climatique c'est pas juste attention et après je vraiment je termine premier mais c'est pas juste on on taxe les riches c'est bien taxer les riches on taxe les riches et on laalloue vers la transition écologique ça c'est ce que propose jeanpif qui a relancé le débat là et ce c'est on taxe les riches donc on rétablit l'F climatique hors bouglier fiscal et CETA qui pourrait rapporter à peu près 10 milliards d'euros par an mais en plus on ajouteel chose c'est qu'on a une taxe variable sur les émissions de la richesse et donc c'est ce qu'on disait tout à l'heure 63 milliardaires français Val leur patrimoine financier émettent autant que 50 % de la population française on va taxer les émissions des milliardaires des plus riches via leur placement financier parce que ils détiennent des actions en total dans BNP et cetera et qui gagnent de l'argent dessus et là on a des recettes fiscales où c'est complètement ceux qui ont plus de pouvoir ceux qui émettent le plus de CO2 ceux qui ont qui sont le plus responsables de la crise climatique on va prendre leur argent et on va le réorienter vers la transition [Applaudissements] écologique t'en mais c'est B t'inquiète pas merci alors Charles voulait voulait rebondir du coup parmi tous les moyens qu' ont été qu' ont été dit vous aurez bien compris il y en a pas un qui est magique une seule solution qui permettrait de de tout régler c'est des formes de lutte qui sont complémentaires on peut évidemment pas faire comme Bruno Le Maire en appel à la responsabilité de entreprisees et leur demander gentiment en leur disant regardez on a les chiffres on a comme ça voilà ce qu'il faudrait vrez faire pour réduire vos émissions ça manifestement ça ne fonctionne pas c'est pour ça qu'on a les actions en justice le problème c'est que ça évidemment ça prend du temps donc c'est pour ça qu'on a aussi les actions plus directes où on va aller perturber voir bloquer leurs assemblé leurs assemblées générales les empêcher de se rassembler mettre des gros coups de projecteur médiatiques en les désignant explicitement comme coupable et comme entreprise qui vraiment concrètement nous tue tu tue des gens un peu partout maintenant et puis tue encore plus de gens dans les prochaines années parce que chaque chaque tonne de av fait de ser émise c'est vraiment concrètement des vies humaines qui sont perdues euh et donc tu avais la formule très juste CLA ce qu'il faut c'est les mettre hors d'état de nuire et il faut savoir que ces entreprises là sont parfaitement au courant que on est que on essaie de de faire ça et donc vous aurez vous avez peut-être entendu parler justement des blocages des aget total des interventions lors des sommets financiers des banques et tout là à chaque fois la plus grosse menace qu'on les plus grosses violences qu'on subit en tant qu'activiste c'est même pas la police he c'est c'est directement les services de sécurité de BNP de total c'est eux qui nous tapent dessus qui se bah qui se défendent pour empêcher justement qu'on les met h des T nuir et et Patrick po par exemple PDG total a dit enfin a ordonné explicitement que tout soit barricadé il a dit que la prochaine AG total elle se ferait plus au milieu de Paris mais dans un lieu secret protégé et cetera donc voilà on veut les mettre hor d' à nuir ils sont au courant maintenant ce qu'il faut c'est prendre le [Musique] pouvoir moi ça va la conclusion de de Charles sur l'impératif de prise de pouvoir m'allit très bien je trouve que les choses ont été très bien dites donc voilà très bien alors tu tu voulais redire enfin dire pardon un mot hop tiens juste une petite anecdote sur le blocage des âgés des assemblées générales pardon des des multinationales et tout ce qui est fait donc je va raconter une petite histoire ce qui s'est passé à l'assemblée générale de BNP Paribas cette année on y allait avec les ennemis de la terre on y allait avec notre préfère à tous avec qui nous avons en coalition attaqué BNP pariba en justice et on y allait aussi avec des scientifiques en rébellion ça c'est ces scientifiques qui se mobilise et en fait enfin c'est c'est une anecdote mais pour montrer parfois la stratégie et et réfléchir à parfois je vous jouer le jeu institutionnel ça peut marcher c'est qu'on y allait ils étaient ils avaient vraiment peur il y avait on était tous autour de nous il y avait cinq moloses autour de nous des gros gardes du corps qui se disaient ils vont faire une action desobillissant civile en fait ce qu'on a fait c'est qu'on y est juste allé et qu'à la fin d'une assemblée générale on peut poser des questions au bord il y a le PDG le président de benp pariba et cetera et en fait nous on a joué le jeu et c'est juste que à la fin de l'assemblée générale on y allé nous les ONG et avec les scientifiques donc il y avait 5 scientifiques six scientifiques en rébellion et on est allé se positionner au micro pour poser des questions et donc en fait 90 % des questions à la fin de l'assemblée générale ont porté sur la politique climatique de BNP paribba et vous savez qui se sont révoltés nous on a on a on a fait le jeu institutionnel mais vous savez qui se sont révoltés ce sont les actionnaires eux-mêmes ils ont gueulé et il y en a quelques-uns qui se sont fait sortir par le service d'ordre parce qu'il nous laiss parce qu'il laissaient pas ils laissaient pas parler les scientifiques je veux dire que c'est une anecdote vrai mais voilà c'est pour aussi dire que c'est c'est assez marrant comment si on est aussi si vous voulez si on joue au judo ça peut marcher et ma conclusion juste avant de vous laisser les questions c'est c'est juste de dire de tout ce qu'on vient de dire je pense qu'il faut passer d'une logique où euh le poids la transition écologique ne repose pas sur les consommateurs les citoyens pardon les consommateurs ceux qui mettent le moins et euh qui sont les plus pauvres mais des producteurs ceux qui mettent le plus et ceux qui ont plus de moyens merci euh merci beaucoup alors on est hyper hyper hyper contraint par le temps hein qu'on doit impérativement respecter à la fois pour laisser les autres conférences bien sûr se déroulé et puis parce que je crois qu'il y a une affaire de captation d'images je remercie d'ailleurs l'ami qui a bien voulu venir enfin qui a bien voulu porter euh cet aspect technique on comprend bien qu'il n'y a pas de conclusion possible de cette affaire c'est une affaire qui s'inscrit dans le temps et bien sûr qui appelle notre mobilisation en guise d'ultime entre guillemets conclusion j'aimerais que l'on puisse s'exprimer ce qu' a d'ailleurs fait un peu clair tout à l'heure sur la primauté si je puis dire ou le le caractère extensif je sais pas comment dire de la lutte climatique mais aussi aux autres enjeux les enjeux féministes les enjeux de lutte contre tous les préjugés quels qu'ils soi y compris le racisme pour pour qu'on puisse montrer se convaincre si besoin était qu'en tirant ce fil là on en tire bien d'autres et juste avant pardon jeedescendre un peu le niveau du débat mais c'est pour être tout à fait clair sur l'affaire des zones à faible émission c'est des endroits où est constaté qu'effectivement la qualité de l'air suscite des morts qu'on dit prématuré hein donc on est capable de de calculer le fait qu'un certain nombre de personnes meurent avec des années d'avance hein et d'une façon là aussi de plus en plus importante vous vous en doutez Grenoble est concerné hein Grenoble est une zone hyper polluée donc effectivement la métropole dont on pourrait d'ailleurs discuter du statut démocratique mais peu importe c'est pas l'objet c'est lancé dans cette affaire de ZFE qui a priori paraît sympathique hein les bagnoles les plus polluantes sont signalé par des espèces de vignettes peuvent pas entrer en cœur de vie ou en cur en cœur de métropole la difficulté elle est à minima double la première c'est que on ne sait jamais au travers de ce dispositif interrogé sur pourquoi on pourquoi on se déplace c'est quoi l'enjeu du déplacement est-ce qu'il y a peut-être des déplacements tout simplement inutiles voire voire hyper contraints vous savez les déplacements pendulaires là qu'on fait le soir et le matin avec 2h en bagnole bon et cetera et qui de fait impacte très négativement nos vies le deuxème aspect c'est qu'en parallèle de ça il donnait des subventions pour acheter des voitures électriques bon et et de fait c'est effectivement des zones d'exclusion parce qu'il faut quand même avoir des ronds pour se payer une voiture électrique mais qu'on est hors sujet c'est pas ça le sujet c'est pas remplacer des voitures par des voitures et puis en plus je rappelle que l'électricité en France elle est nucléaire bon donc on fait là des espèces de des espèces de Bobbi boulga qui sont extrêmement problématiques c'est pour ça qu'à la fin de l'histoire nous on a voté contre parce que bah voilà il y avait pas au moins ces deux sujets là qui étaient la question de la réflexion sur les déplacements le rapport au nucléaire elle rapport à une troisième chose qui sont les les services publics quelle autre entité qu'un service public va dire ok moi je mets en place une liaison collective sur quelques kilomètres ou pour aller à tel ou tel endroit même si entre guillemets il y a pas beaucoup de clients qui dans les services publics sont des usagers hein et donc c'est les raisons pour lesquelles on a voté contre et moi je trouve que cette affaire là elle participe quand même d'une forme de green washing bon voilà c'était pour éclairer le sujet le sujet ZFE zone à faible émission je reviens à mon propos et je m'arrête moi déjà pour commencer il reste 6 minutes pour que vous puissiez en quelques mots nous redire la primauté de la lutte climatique et comment elle permet d'embrasser si je puis dire le reste des inégalités ou des sujets qui veut commencer allez alors peut-être quelques points sur lesquels je peux appuyer qui sont à la fois des des des points de de fond et des points qui rejoignent des questions de de stratégie je crois que ce qui s'est dessiné à travers ce qu'on a pu dire aujourd'hui c'est aussi l'importance de la pluralité et de l'intensité par tous les bouts qu'on peut prendre euh de de la lutte c'est-à-dire que je pense qu'il y a une vraie importance à penser le militantisme que espèce de de gros écosystème où oui il y a il va y avoir les partis politiques qui poussent pour une victoire mais tout ça en fait ça pourra pas se réaliser sans les luttes quotidiennes et les mesures de contentieux climatique et cetera qui sont qui sont porté par d'autres d'autres segment de la société donc je pense voilà cette cette question de la complémentarité des moyens de la lutte pour des questions qui sont en fait pour lesquels on peut pas attendre on peut pas se dépendre du temps électoral pour agir sur ces questions qui sont d'ordre immédiat pour les gens euh là dans les quartiers populaires cette canicule ils la vivent mais dans enfin physiquement de manière extrêmement violentes c'est des formes extrêmement virulentes et brutales en fait des du dérèglement climatique qui vont commencer à à émerger et face à ça un autre point que je trouvais important dans dans tout ce qu'on s'est dit c'est que maintenant ça devient très clair et je pense que faut pas mâcher ces mots euh en fait on fait face à de la criminalité climatique c'est pas autre chose que ça en fait il y a des des individus organisés et et euh et des entreprises qui sont responsables et là j'ai beaucoup aimé la manière dont dont dont Alex a parlé de de la question de la responsabilité et du fait de enfin le lien avec le choix je trouvais ça très juste et en fait je pense qu'il y a il y a une importance de monter au créneau sur cette questionl de les mettre face à la responsabilité et toutes les les moyens enfin l'utilisation des âgés pour justement en fait parce que la question de de l'opinion publique de l'image publique qu'ils ont c'est un levier sur lequel on peut appuyer et qu'on on peut utiliser pour à retourner contre eux donc je pense que cette cette question là elle est elle est importante aussi et puis je pense dans nos dans notre militantisme à nous et je pense au sein de la nupes à laquelle on s'accroche et qu'on essaie de défendre le plus possible il y a cet impératif de rendre très clair et et et d'assoir de manière très très solide cette consubstantialité des questions sociales et des questions écologiques de de plus laisser dans n'importe quelle formulation ou action l'idée qu'en fait les deux sont dissociables et et là ça rejoint en fait la les raisons du vote contre contre les a et feux c'est-à-dire que des mesures qui peuvent être si on prend l'aspect strictement réduction du carbone l'aspect technique réduction du carbone qui peuvent être et c'est même pas sûr voilà c'est ça les question mais qui qui oubli masque invisibilise mettre sous le tapis la question sociale et donc aggrave les fractures sociales on n veut pas en fait parce que l'enfer il peut être neutre en carbone voilà donc la question c'est avec la justice climatique et sociale la question c'est la substance et le contenu du projet de société qu'on veut pour faire cette bifurcation voilà donc tu as parlé de complémentarité des moyens et du lien justice sociale justice climatique mais donc il y a aussi la complémentarité de toutes les luttes au-delà de simplement ce ce ce ce tendem climat et social il y a la question de lutte contre le racisme il y a la question de la justice de genre également tout tout un certain nombre de lutte en fait aux Amis de la Terre au niveau international c'est quelque chose qui est vraiment au cœur du projet euh ça infuse nous dans ce qu'on fait aux Amis de la Terre France mais on peinene encore à le traduire vraiment concrètement dans nos campagnes c'est quelque chose sur lequel il faut que il faut qu'on travaille on en a conscience et il faut que je pense l'ensemble du mouvement du mouvement social et du mouvement écolo le prenne en compte aussi vraiment allie toutes les formes de lutte et se retrouve pas à faire à à être contreproductif sur des luttes en pensant avancer sur d'autres et il faut vraiment avoir cette cette vision d'ensemble pour équilibrer nos actions voilà h le le travail de de notre ONG des ONG en général c'est d'aller vraiment à la racine des problèmes radicalité racine vous connaissez et c'est vraiment ça et donc derrière la la le la transition entre guillemets que nous on doit faire parce que c'est de l'action et aussi on peut aussi se regarder nous-même c'est de se dire bah il faut aller de plus en plus poussé vers de de la compétition vers la coopération on en a parlé au niveau international c'est fondamental je reprends ce qu'à dit clair et ça me semble aussi absolument fondamental de dire qu'il faut une diversité d'actions et qu'il faut aller dans divers lieux que tout cela est complexe et qu'il faut aller dans divers lieux enfin de je pense pour pouvoir répondre à au narratifs qui émergent beaucoup parce que voilà et notamment à l'extrême droite de de dire ah mais ce sont des écolos bobo des villes et c'est l'écologie coupable et cetera il faut l'entendre ça il faut l'entendre que il y a une partie de la population qui euh qui euh s'en imprègne de plus en plus et là-dessus notre réponse à ça c'est responsabiliser et déculpabiliser les deux en même temps et surtout d'aller chercher ceux qui ont le pouvoir et je parler d'une dernière chose parce que moi ça me ça me fait plaisir et je trouve que en fait on a tendance à à parler à à faire des à nous enfermer dans des faux débats aussi euh et d'avoir par exemple des fractures intergénérationnelles sur les enjeux climatiques et de justice sociale non pardon la fracture elle est sociale elle est pas intergénérationnelle et je pense que là les les personnes présentes ici le montrre et donc fracture sociale si on va la racine de ce problème là on pourra répondre à la crise climatique et inversement si on va la racine de la crise climatique on répondra à à la fracture sociale dans notre pays et dans merci merci beaucoup alors comme il n'y a pas de d'utilisation du lieu là dans les dans les minutes qui viennent moi je vous propose alors ça va être bien sûr je vous prie bien vouloir m'excuser assez rapide mais qu'on prenne une quinzaine de minutes pour pour poser des questions toute façon d'une manière générale je pense qu'il faut pas qu'on reste trop sous ces tentes dans une chaleur qui qui est très difficile à supporter leséren vers [Musique] le c'est marrant ou pas quelques quelques questions la super rapide nous Laé question une fille un garçon c'est qui qui l la main c'est fait fermurecl fa bon ok on je pense que je vais me faire engueuler je sais pas pourquoi vous avez senti alors si tu veux on peut les prendre alors éventuellement ça vous gêne pas bon merci merci beaucoup clair bon a priori il faut que j'aille faire je sais pas quoi peut-être me faire engueuler je sa pas on va voir merci merci beaucoup de votre attention merci merci beaucoup beaucoup à vos pour vos interventions c'est un homme une femme un homme une femme un homme une femme un homme pour les si vous voulez bien pour les questions voilà cl je me permets ok ça marche je attendre que ça 46 47 de oui alors je je je sais pas si on m'entend on entend on entend oui voilà je voudrais poser une question par rapport à nos actions militantes j'attends peut-être nous on vous entend le reste de la salle il est strictement interdit de fumer sur les ZES der c'est une question un petit peu pour le monsieur du milieu voilà il y a pas très il y a pas très longtemps à Dijon il y a des militants de action rébellion c'est ça qui qui qui sont passés au tribunal et voilà je vous raconte pas comment ça s'est passé mais ça s'est plutôt bien passé et du coup on pouvait continuer l'action en en justice en voilà et donc individuellement on avait une date jusqu'au 20 pour poser individuellement un recours voilà donc c'était très très bien fait on avait un tuto sur l'ordi pour savoir comment faire et cetera et cetera et du coup on a été de militants à vouloir se positionner et poser un une action en recours poser un recours et on s'est rendu compte que on a été bloqué on a été bloqué sur notre ordinateur euh au moment d'une validation de notre adresse mail et donc moi j'habite en ruralité je me suis dit bon ben voilà c'est j'ai pas assez de débit ou j'en sais rien enfin j'ai imaginé que ça venait de de de de mes conditions de de de travail dans voilà et en fait ce qui était assez bizarre c'est que le 22 alors qu'on avait jusqu'au 20 pour poser notre recours à partir du 22 et ben on a eu la validation de nos adresses mail donc ma question c'est serait-il possible que que on ait subi quelque chose de l'ordre d'une d'une d'un empêchement euh d'aboutir dans notre dans notre action en justice alors je je vais répondre avec deux casquettes la première c'est celle de mon métier d'informaticien euh l'informatique c'est très compliqué et je sais pas ça peut merder à plein d'endroits donc voilà pas de réponse de ce côté-là non par contre plus sérieusement toutes les procédures juridique qu'on peut mettre en place y compris donc en tant que citoyenne et citoyens c'est quand même des choses qui sont compliquées à faire ça nécessite d'avoir un certain nombre de connaissance une une bonne organisation et tout et pour réussir à faire ça je pense que vraiment ce qui est fondamental c'est de c'est de pas rester seul de s'organiser en collectif en association de mettre en commun tout un certain nombre de ressources pour pouvoir bah être le plus efficace possible et perdre le moins de temps possible et se mettre dans cette optique de de coopération euh pour réussir à fonctionner voilà euh bonjour euh merci de V intervention euh pour réfléchir sur cette question de jonction entre justice sociale et justice environnementale euh on remarque qu'il y a beaucoup de contre-exemples sur développement de l'environnement et des argies rables sur fond de racisme environnemental de néocolonialisme on pense en Afrique au Sahara ou au Brésil avec des entreprises multinationales comme hiberdola qui polluent est-ce qu'on a justement des bons exemples au niveau international de ce développement là et deuxième question est-ce qu'on peut évoquer des grands exemples comme l'Allemagne la Suède et constater si non oui ou non il y a ce il y a cette idée de jonction entre justice environnementale et justice sociale euh euh je ve bien sur la première sur la première partie et quelqu'un d'autre oui euh je vais répondre sur la première partie de ta question et peut-être je laisserai euh mes camarades répondre sur sur d'autres euh alors sur les la question du du coup du modèle de développement qui encore aujourd'hui en fait est hérité de de de logique qui sont inscrites dans le capitalisme néolibéral le fonctionnement du FMI de la Banque mondiale enfin tu as tout ça en tête sûrement euh et en fait je pense que enfin je je vais pas je vais pas répondre à ta question comme je vais parce que j'ai pas j'ai j'ai peut-être pas là d'exemples très concrets en tête mais je pense qu'en fait euh il faut arrêter de penser qu'on va développer nous les pays pour eux en fait je pense que c'est ça la clé euh et c'est ça doit être ça la clé de la Justice Climatique pensée à l'échelle internationale c'est qu'on a eu un modèle de développement où on a pris le c'est il y avait même une formulation le one size fits all donc un même modèle on peut l'appliquer partout on applique les mêmes règles et et les pays vont magiquement se se développer parce qu'on les aura développer euh mais je pense que c'est avec cette logique là qu'il va falloir rompre assez radicalement et en fait les laisser reprendre le contrôle de leur propre modèle de développement surtout qu'en fait dans les pays du Sud en fait il y a historiquement des cultures qui sont bien plus à même de comprendre comment on on gère les ressources le vivant que notre notre culture et notre modèle de fonctionnement à nous donc je pense que c'est plutôt l'inverse on aurait plutôt beaucoup à apprendre de ce qui se passe dans certaines cultures et sociétés que que l'inverse donc c'est une forme de non réponse à ta question j'en suis désolé et et voilà donc je m'arrête là pour la première partie de ta question j'auris pas de réponse non plus à ta à la première partie ta question mais une une réponse détournée euh il y a quand même quelque chose alors une réponse assez institutionnelle mais qui me semble assez intéressant de noter et comme quoi les COP peent être utille à des moments c'est qu'il y a des accords bilatéraux au COP c'està-dire que c'est pas tous les États qui se mettent d'accord ensemble pour aider des pays du Sud dans ce qu'on appelle des mécanisme de transition énergétique juste donc je prends l'exemple de l'Afrique du Sud qui dépend à 80 % du charbon pour son électricité là-dessus il y a eu plusieurs pays dont la France qui se sont mis des pays du Nord qui se sont mis d'accord pour dire on va vous aider financièrement pour pour transitionner votre modèle énergétique alors oui derrière ça pose la question de savoir ça veut dire que qui développe en Afrique du Sud est-ce que c'est une entreprise européenne enfin occidental d'Afrique du Sud et ce j'ai pas encore tous les détails et c'est en discussion donc on peut regarder mais je trouve que c'est des accords bilatéraux comme ça où on fait preuve d'une solidarité internationale et où on reconnaît notre dette climatique vis-à-vis de certains pays et qu'on va les aider financièrement par du don de préférence pour voilà je trouve que c'est des bonnes pratiques et sur ta deuxème question moi je connais pas un pays pays qui est exemplaire en terme de justice climatique je pense qu'il y a des bonnes pratiques un peu à droite à gauche à prendre mais que malheureusement il y a pas un pays à l'heure actuelle qui va nous servir d'exemple petite précision on m'a dit dans l'oreillette que 45 ce serait vraiment bien qu'on qu'on clos mais en fait on on est là donc on peut aussi continuer la discussion à côté donc je pense que ça nous laisse la possibilité de répondre à deux questions ici et ici et après on fait ça en en petit groupe de discussion à côté voilà bonjour moi ça serait une une simple question qui est plutôt une de une demande d'information je voudrais savoir dans tout ce qu'on a parler de ces grandes énergies quelle est la place de l'énergie qu'on dépense avec le bois quelle est la place de l'énergie du bois parce que ce que je remarque en ce moment c'est comme comme l'électricité en train de de de partir en VR d'atteindre des des prix incroyables le gouvernement est en train de donner B des subvention pour qu'on se chauffe au bois alors est-ce que le bois effectivement c'est complètement tout petit petit par rapport au reste ou est-ce qu'on pollue tout aant VO je bien apporter vous me compléterez si je dis des bêtises ou que c'est alors le en fait pour chaque source d'énergie il y en a aucune qui est neutre he de toute façon du point de du de vue de l'impact énergétique et environnemental et et l'utilisation dans du bois dans un contexte où en fait on a une industrie du bois c'est-à-dire que nos forêts sont en fait des champs d'arbres donc c'est il y a une logique clairement industrielle là-dedans donc c'est des monocultures sur coupras et on qu'on qu'on voilà qu'on coupe le but c'est de faire pousser le plus vite possible le plus un nombre le plus plus important d'arbres et on les coupe et enfin bon avec tous les les enfin les destructions que ça produit au niveau de la biodiversité et puis tous les risques d'incendie une une forêt qui a en monoculture en fait elle crame beaucoup beaucoup plus vite que n'importe quelle autre forêt vous avez l'exemple des Landes ou autres là-dessus donc en fait ça dépend combien la quantité de bois dans le mixte et puis ça dépend quel type de bois mais en fait ce cette question elle se repose sur sur le le solaire c'est-à-dire dire quel enfin la question c'est le mix global et c'est le type d'énergie qu'on produit avec en fond la question de l'impératif de réduction globale de l'utilisation de l'énergie et du coup la question de la sobriété pas poser tel que le gouvernement la pose c'est-à-dire veuillez bien éteindre vos vos chauffages et cetera comme l'a très bien rappelé tout à l'heure Alexandre mais bien la soirité qui qui a toujours été historiquement une notion collective en fait il y a pas des individus sobres euh il y a une société qui peut être sobre donc donc voilà je pense j'ai du coup il faut plus prendre toutes ces questions qui peuvent paraître techniques et très très très concrètes faut les à chaque fois les resituer dans des questions dans des questions un peu plus globales je pense et la question du bois je pense faut la faut la prendre comme ça je voulez ok une dernière ouais donc bonjour euh la question question que j'ai c'est à concerne la situation des bigours en Chine dont on sait que les ils sont enfermés dans des C de concentration ets sont souvent exploité par des par des multinationales comme notamment Chine ou comme Adidas enfin et d'autres ma question c'est est-ce qu'il est possible justement de condamner ces entreprises qui font de l'esclavage moderne h alors si alors je donné un bon exemple d'une pratique donc d'une loi qui a été votée en France en 2017 qui s'appelle la loi sur le devoir de vigilance qui s'impose aux multinationales et donc c'est sur la base de cette loi qu'on attaque bennp pariba d'ailleurs et qu'il y a aussi des recours en justice compte total et cetera et qui et qui dit en fait il faut que les multinationales a une vigilance sur leur impact environnemental et social et sur les droits humains donc en fait on peut se nous on se saisit de cette loi à la fois pour les impacts sociaux et environnementaux mais ça concerne que les multinationales françaises sur l'ensemble de leur chaîne de valeur donc s'il y a un problème vis-à-vis des ougours en Chine et qu'on a un lien entre une multinationale française et une activité Ouigour derrière et qui est lié à l'esclavage on peut se saisir de ça malheureusement cette loi elle est pas contraignante dans le sens où enfin elle est cont enfin elle est pas contraante dans le sens où elle va pas condamner l'entreprise tout de suite elle autorise la société civile à se saisir de la justice pour l'attaqu pour attaquer la multinationale en justice c'est ce qu'on fait il il y en a je crois une dizaine à l'heure actuelle des procès sur le devoir de vigilance en France sur plusieurs entreprises après malheureusement pour te dire si c'est une entreprise chinoise elle-même j'ai pas trop de réponse que se tourner vers le gouvernement chinois non mais là-dessus il faut avoir en tête que alors donc effectivement il y a les Ouigours qui sont dans des camp il y a pas que les ougours qui sont exploités dans des camps en Chine ça fait donc c'est la c'est la continuation de la version chinoise du Goulag qui court depuis bah les années 50 et depuis au moins le début des années 90 on est parfaitement au courant de façon internationale que bah les entreprises chinoises qui exportent des biens partout dans le me se repose sur du travail forcé dans des camps mais donc ça c'est une question de de de droit international enfin c'est pas c'est pas nous qui avec nos petits bras entre guillemets allons allons forcer le régime le régime de de shijining à arrêter le travail forcé mais effectivement c'est des trucs sur lequel appuyer et c'est des et c'est des choses à avoir en tête aussi de manière générale enfin le combat pour les droits humains il est il est très très large et c'est des c'est des choses qu'il faut garder en tête quand on a des quand on on traite des questions de politique internationale bah se rappeler quand même même que justement la Chine c'est une dictature qui a des camp de travail forcés et gardez ça dans un coin de la tête quoi quand on travaille avec alors du coup on a dit qu'on s'arrêterait là et qu'on passerait à des discussions plus plus informelles on vous remercie à nouveau on remercie Elisa Martin qui nous a qui nous a quitté et un grand merci aussi à Alexine Alexandra donc des personnes qui sont là qu'on fait qu'on fait un boulot pour qu'on cette table ronde et lieu euh voilà donc passez des bons amphis euh buvez de l'eau prenez soin de vous et et et voilà profitez bien

Climats et droits humains : pas de justice climatique sans justice sociale | Conférence AMFIS 2023 — Élisa Martin · Pourquijevote