Le journal intime de Gabriel Attal - l'Avis d'Adèle
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 90 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:22PrésentateurFait
« « Rien ne laisse présager de la décision qui va être prise ». »
- 3:38PrésentateurFait
« il raconte que lui-même dit à Macron « Bon, sinon, on m'a parlé de dissolution ». »
- 3:49PrésentateurFait
« Le président lève les yeux de son bloc-notes, puis immédiatement lève les yeux au ciel en faisant « pfff ». »
- 4:21PrésentateurFait
« il demande à un proche conseiller de Macron ce qu'il doit dire après le résultat des européennes le dimanche soir. »
- 4:37PrésentateurFait
« « Tu dirais quoi, toi, Bruno, si tu étais premier ministre et que tu venais de te prendre une branlée ? » »
- 5:53PrésentateurFait
« « J'éprouve le besoin irrépressible de m'évader. » »
- 6:10PrésentateurFait
« J'embarque ma chaîne Volta et je pars pour Sousy Labriche, qui est la résidence secondaire du Premier ministre. »
- 7:31PrésentateurFait
« Je m'assois au sol et très vite, je me sens envahie par un doute. »
- 7:53PrésentateurFait
« Tout cela est mon échec. »
Temps de parole
- Présentateur90 %
- Présentateur 24 %
- Présentateur 33 %
≈ 8,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
This episode is brought to you by FIFA World Cup, Launch Edition, on Netflix. It's a fast, fluid game where your phone is the controller and your TV is the stadium. You just launch it on your TV, scan the QR code with your phone, and boom, you're shooting and passing in seconds. Plus, it's included in your Netflix membership with zero extra costs. Go to the Games tab and play FIFA World Cup, Launch Edition now, only on Netflix. On a créé une cagnotte Ulule dédiée, spécifiquement destinée à financer des émissions pour la fin de la saison. En fonction de ce qu'on récoltera, on fera une, deux, trois, quatre émissions. Tout est envisageable, ça dépendra de votre soutien.
C'est grâce à vous qu'on fait Backseat, je vous le rappelle, et là, on a besoin de vous. Vous allez bien ? Bien et toi ? Ça va, ça va super bien parce qu'il y a qui qui sort un livre aujourd'hui ? Gabi. Bruno Le Maire. Ah, oui. Ben ouais, Bruno Le Maire. Et comme il l'a écrit lui-même sur Instagram, ceci n'est pas un livre politique, c'est un récit. C'est le même principe que ceci n'est pas un anus, mais un renflement brun. Voilà, il faut l'avoir en tête. Non, évidemment, je vais vous parler de Gabriel Attal, bien sûr. Vous vous rappelez de Gabriel Attal ? Vous savez, c'était le stagiaire de Macron. Si, il a fait son stage d'observation à Matignon début 2024.
Et là, il vient de rendre son rapport de stage. Pas lui, il a appelé ça écrire un livre. Non, pas du tout. Il a écrit un prompt sur Tchad GPT qui lui a ensuite généré 340 pages. Le prompt, d'ailleurs, je pense que c'était, dit Tchad, tu peux me réécrire le programme de Macron en 2017, mais avec des références de 2026. Et Tchad lui a répondu, c'est une idée très intelligente, Gabriel. Malheureusement, je ne peux pas actualiser le programme de 2017 de Macron, parce que Macron n'a jamais eu de programme. Six-seven !
Tu crois vraiment qu'il y a du Tchad GPT là-dedans ?
Je pense qu'il y a quand même beaucoup de phrases vides. Alors, ce n'est pas Tchad GPT, ça peut être reprendre les phrases de politique. Oui, mais du coup, tu peux aller beaucoup plus vite en disant, tu vois ce qu'ont fait mes prédécesseurs, tu me le ponds extrêmement rapidement. Non, j'en sais rien. Après, sur ces trucs persos, sans doute pas. Mais on va y venir. Parce que moi, j'ai envie de vous parler de ce livre de Gabriel Attal, mais je suis quand même gênée. Parce que j'ai l'impression d'être une maman qui, en déposant le linge propre sur le lit de son fils, est tombée sur son journal intime. Et je n'aurais pas dû le lire, mais je l'ai lu.
Parce que le petit cadenas, ce n'était pas un vrai cadenas. Ça s'ouvrait. Non, c'est un vrai de vrai. J'en ai marre qu'on moque Gabriel Attal pour son âge. D'autant qu'il y a suffisamment d'autres raisons valides de moquer Gabriel Attal.
C'est un âge très bien.
Mais le mec, il ne m'aide pas. C'est terrible parce qu'on dirait là vraiment un pré-ado qui boude. Vraiment, son livre, on dirait qu'il l'a écrit sur du papier en tête, Kit Paddle. Notamment le passage sur la dissolution, qui se résume à « j'ai trop le seum ». Manu, il m'avait dit « t'es le sang, je suis ton gassure ». Il m'a exclu du groupe en secrète, je suis choc-bar. Six-seven. Après, ça, c'est mon interprétation parce que je ne voudrais pas trahir ces mots. Donc, je vais vous proposer une lecture. Voilà. Au sujet de la... Tout est très bien réalisé dans cette émission. Au sujet de la dissolution, Gabriel Attal écrit « Rien ne laisse présager de la décision qui va être prise ».
Alors, il confirme qu'il n'a rien vu venir, Gabi. En fait, il avait le même niveau d'info que les Français. Enfin, sauf que lui, il travaille avec le mec qui appuie sur le bouton. C'est un menu détail, quoi. D'ailleurs, quelques jours avant la dissolution, quand il retrouve Macron, il raconte que lui-même dit à Macron « Bon, sinon, on m'a parlé de dissolution ». Le président lève les yeux de son bloc-notes, puis immédiatement lève les yeux au ciel en faisant « pfff ». Je vous le refais. De la bouche, rien d'autre. À ce moment-là, je l'interprète comme « pfff ». Mais quelle idée absurde ! Et cela achève de me rassurer.
Waouh !
Ça l'achève tout court. Il avait très envie d'être rassuré, Gabriel. Le mec, il entend « pfff ». Les yeux qui roulent dans les orbites, il dit « ça va, tout va bien ». Vraiment, pas de relance, pas de question. Un peu de présidentielle, ça se suffit à lui-même, vraisemblablement. Et pourtant, il y avait d'autres indices. Genre, quand il raconte qu'il demande à un proche conseiller de Macron ce qu'il doit dire après le résultat des européennes le dimanche soir. Pardon. Déjà, le mec, il est chef du gouvernement et il avoue en toute détente. Il ne sait pas trop ce qu'il doit dire après la défaite électorale. Et donc, il se rend garde auprès du conseiller du président.
« Tu dirais quoi, toi, Bruno, si tu étais premier ministre et que tu venais de te prendre une branlée ? » Non, je dirais comme ça, juste pour savoir. Et là, le conseiller lui répond, c'est écrit dans le livre, avec un sourire narquois, « Tu verras qu'à ce moment-là, tu ne te poseras plus la question. » Et ça ne lui met pas la puce à l'oreille !
Ça, c'est extraordinaire. Si c'est vrai, c'est extraordinaire. J'ai vraiment écrit, je te jure. Non, mais que ce soit écrit, j'en doute pas.
Il est dans le déni de ouf, Bruno Roger Petit, apparemment. Il est dans le déni de ouf. On dirait, moi, quand mes parents me rappellent que je suis le fruit d'un rapport sexuel. Non, je n'entends pas, je n'entends pas, je n'entends pas ! Gérald Darmanin lui en a parlé en premier. Ensuite, il a posé la question à Macron, qui lui a répondu. Ensuite, Macron l'a ghosté toute la journée des élections. Et un des conseillers lui dit, « T'inquiète, tu n'auras pas besoin de faire de discours après l'annonce des résultats. » Et le mec, il voit R. C'est du génie. Gabriel Attal, ce ne doit pas être compliqué de lui organiser un anniversaire surprise.
Mais oui.
Et là, paf, arrive la dissolution. Gabriel la prend de plein fouet, comme un râteau pendant une boum. Seul sur sa chaise, il regarde les autres danser. Gabriel traverse un moment compliqué et il nous le confie. Ce dimanche 9 juin, alors que je regarde le jardin de Matignon encore éclairé dans la nuit, « J'éprouve le besoin irrépressible de m'évader. » Le jardin de Matignon, c'est deux hectares. C'est le plus grand jardin privé de Paris. Gabriel, il est devant l'équivalent de trois terrains de foot, mais il veut s'évader. Et donc, il va s'évader parce que je vais prendre quelques affaires en vitesse.
J'embarque ma chaîne Volta et je pars pour Sousy Labriche, qui est la résidence secondaire du Premier ministre. Arrivée dans le silence de la campagne, je me sens seule pour la première fois depuis longtemps. Seul. Un Premier ministre, ça se déplace avec six officiers de sécurité, quatre motards, deux véhicules en escorte, sans compter les quatre agents de l'État qui entretiennent la résidence de Soucy, le cuisinier, l'intendant.
Et puis le chien.
Gabriel, il s'est pris pour Garou, tu vois, mais son exil ressemble quand même vachement plus à la fuite du roi à Varennes.
On ne se sent jamais aussi seul qu'au milieu du petit personnel. Exactement. Ils vivent des vies terribles, ces gens-là. On ne se rend pas compte.
Il enchaîne. Je suis loin de tout, comme au bout du monde. Alors, Sousy Labriche, c'est dans l'Essonne. 40 kilomètres de Paris, calme-toi, Gabriel. C'est le chapitre I Will Survive, du coup ? De quoi ? I Will Survive ? Oui, exactement. C'est autour du chapitre I Will Survive.
C'est incroyable.
Je sais qu'à Matignon, mes équipes me cherchent. Parce que ton équipe n'a pas le numéro de ton chauffeur ou de l'intendant ou du cuisinier ou des dix membres de ton escorte.
C'est la fuite à Badène-Madène.
Infernal.
Ils sont là, se regardent derrière les rideaux.
Mais là, ce qu'on comprend quand même clairement, c'est qu'il est parti bouder. Gabi, en fait, il a fait une fugue. Une fugue dans sa maison de campagne. C'est très école alsacienne comme titre de fugue, tu vois. Il est donc à Sousy. Je décide d'aller marcher dans le parc. J'arrive dans la petite chapelle du domaine. À l'intérieur, il n'y a plus un seul bruit. Je m'assois au sol et très vite, je me sens envahie par un doute. Un seul ? Mais lequel, Gabichou ? Lequel ? Comment moi, qui le voyais en tête à tête chaque semaine, n'ai-je pas vu grandir cette décision vraisemblablement prise depuis un certain temps ? Puis-je encore être utile au pays ? Tout cela est mon échec. Oui, absolument.
Et donc, conclusion, je me retire de la vie politique. Pas du tout ! Je vous propose de devenir président ! On aurait pu croire qu'il allait faire une de Gaulle, mais non ! Non, parce que maintenant, il sait que quand t'es président, tu peux mentir à ton premier ministre et aux Français. Il n'y a aucune conséquence. Ce livre, c'est « Votez pour moi, je vous promets, je ne vous respecterai pas ». Et là, il y a des moyens qui tiennent sa promesse. Bon, la réalité est trop dure. Moi, je vous propose d'aller faire un petit tour du côté de la fiction.
D'accord.
Précédemment, dans L'Ossé Publica. Ah ! C'est le branle-bas de combat dans la Start-up Nation. Tout le monde se prépare à la prochaine élection. Pas celle des Sénatores qui a lieu en septembre et dont personne n'a rien à branlard. Non, la sola, la unica, la présidentiela, que toi. Chez Los Republicanos, Bruno Retailleau, le matador du puits d'El Loco, l'anti Pedro Sanchez, celui qui veut rehausser les Pyrénées pour nous séparer de l'Espania parce qu'il n'aime pas être le héros d'une télé-novéla, a consulté sa familia et lui a laissé trois choix. Uno, primaire ouverte pour désigner Bruno Retailleau. Dos, primaire fermée pour désigner Bruno Retailleau. Tres, désigner Bruno Retailleau.
Au terme d'un intenable suspense, Los Republicanos ont choisi Bruno Retailleau. Pendant ce temps, de l'autre côté de la ville, les candidatos à la succession del Macron continuent de pousser comme des morilles sous LSD. Francesco Ollandia, le destructeur del socialismo, prévient qu'il se prépare. Apparemment, il lui reste des promesses de gauche à trahir. Boricio Vallo, le schrumpf grognon de la social-démocracia, veut croire qu'il peut y aller. Olivier Faureau se voit une destinée de rêfer et rêve de rassembler la gauche autour d'un barbecue et ses amigos, Rousselo et Jadot. Bernardo Casanova, l'ex-primaire ministro éphéméraux qui se dit « si tout le monde y va, porqu'il n'y a pas moi ? »
Dominique écrite en live.
Absolument, absolument. Domenico Di Vilpino, l'aristo poéto, tente de faire oublier qu'il a été primaire ministro de Nico Sarcobar et drague Los Gauchistos en leur promettant que celui qui a proposé le CPE, le CPE, c'était pas lui, mais Domenique Di Vilpino. Sans jumeaux, Maléfico. Pendant ce temps, Losin Somistas aussi se prépare. En interne, il y a beaucoup de discussions pour se mettre d'accord sur la façon dont ils vont choisir Mélenchon. Ce sera par un consensus, un processus dans lequel plusieurs candidats pourront s'affronter, mais seulement El Mélenchon pourra gagner. Mais quand il disait « faites mieux », ce n'était pas une invitation, c'était une menace. Faites mieux, ouais.
Faites mieux. Alors, qui osera aller s'opposer à Juan Luke qui traversera le cémétero des purgés et passera à côté des tombes de Clémentina Otan, Alexis Ocorbiero ou Raquel Garrido, ça marche ? Et finira-t-on cette campagne avec plus de candidatos que d'électores ? Vous le saurez en regardant la suite de Los Republicanos. Je finis rapidement en vous rappelant que ce soir, vous recevez Erwann Balanant, député du Finistère et dans Los Republicanos, membre du cartel qui vend la drogue la plus inoffensive du marché, celle qui ne produit aucun effet. La M&M. Tu ne prends pas de mauvaise décision sous modem, tu ne prends pas de décision du tout.
Alors, l'actu de Erwann Balanant, c'est qu'il était dans la commission d'enquête sur l'audiovisuel public et dont il est enfin sorti ! Mais oui, il a pu revoir sa famille, marier sa fille qu'il avait quittée quand elle avait deux ans, rencontrer ses petits-enfants ! Alors moi aussi, je voudrais faire comme Edoui, qui citait Aimé Césaire. Et moi, je vais citer l'homme de culture qu'on reçoit ce soir, quand il s'est adressé à Charles à l'oncle. T'inquiète, on va te régler ! Il savait avant, il savait avant. Je n'ai pas compris ce qui s'est passé, parce qu'il est venu ici il y a un peu plus d'un an et il jouait la carte de l'apaisement et tout. Et là, maintenant, il vient faire des outils.
Il n'a plus des crottes, Erwann ! Je vais vous laisser là-dessus, parce que je sais que vous êtes très à l'aise. Venez me voir en spectacle tous les vendredis 21h à la Nouvelle Seine et à Toulouse ! Je reviens à Toulouse les 22 et 23 mai. Je laisse la boisson pour Erwann. Bon courage ! Merci beaucoup, Alain !