Stop-covid: la sénatrice Sylvie Robert demande un débat parlementaire
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
sur question aux sénateurs votre rendez vous hebdomadaire d'acropolis et de public sénat on a plaisir de recevoir un sénateur une sénatrice pour répondre à toutes vos questions cette semaine on a le plaisir de recevoir sylvie robert bonjour si dérobert comment allez vous merci tout va bien super vous êtes vous êtes chez vous en ille-et-vilaine nord je suis chez moi c'est parfait super je rappelle que vous êtes sénatrice socialiste d'ille et d'ille-et-vilaine donc à rennes bonjour à vous donc si vous nous regarder en direct la sueur twitch sur acropolis bonjour à vous si vous nous écoutez en podcast et bonjour à vous si vous nous regardez aussi en replay sur public sénat le canal 13 de la tnt aujourd'hui on va donc passer une heure avec sylvie robert on va apprendre à vous connaître apprendre à savoir quels sont les sujets sur lesquels vous travaillez au sénat et puis échanger avec vous sur l'actualité mais c'est surtout avec vous que la sénatrice sylvie robert va échanger puisqu'elle va répondre à vos questions les questions que vous posez aux questions que vous m'avez posé en amont pour pour elle aujourd'hui je voudrais qu'on commence avec vous par un sujet d'actualité avant de parler de vous avant de faire votre portrait c'est la loi a via la loi contre la haine sur internet qui a été adopté hier par l'assemblée nationale en lecture définitive l'assemblée qui a donc adopté cette proposition de loi déposée par la députée la députée a vient l'assemblée a souhaité ne pas retenir certaines choses qui ont été pourtant mis avec insistance dans ce projet de loi dans cette proposition de loi par le sénat notamment voilà la prise de décision par le juge de l'éventuel retrait de contenus sur sur internet qu'est ce que vous en pensez vous de cette loi écoutez les objectifs sont louables et c'est vrai que cette question de contenu haineux sur internet est un vrai sujet donc en termes de finalité on ne peut que que l'aloe cependant ce qu'on avait vraiment vu au sénat c'est la fragilité juridique très forte ce que les gens viendront de débats très fort sur la question des journalistes qu'ils soient soumis sont la presse a été vraiment alors je ne sais pas j'ai pas vu la dernière forcément la dernière version qui vient d'être votée à l'assemblée nationale mais la question des journalistes était un vrai sujet et nous c'est vrai que dans cette question de fragilité juridique la question de du rôle de l'autorité judiciaire du juge avait été avait été vraiment considéré comme comme essentielle et c'est vrai que je vous rapelle que au niveau de la commission mixte paritaire on n'avait pas trouvé d'accord celui dont le sénat et l'assemblée n'ont pas été d'accord a donc le sens bien sûr elle a eu le dernier mot hier absolument et puis moi je terminerai par dire qu'on avait aussi un débat important sur le rôle quand même de censure donner à des acteurs privés que sont les gars fin alors je remets mon sur ces trois sujets que vous soulevez qui font une section exactement les trois sujets qu'on a vu émerger très fortement dans le notamment dans le débat hier à l'assemblée nationale ce dernier débat il ya la question des journalistes effectivement où certains députés d'opposition je pense notamment à la france un soumises reproche au gouvernement de mettre en place un système de censure y compris de la presse puisque un journaliste un internaute finalement la loi fait très peu de différence vous pensez vous aussi que c'est un régime de contrôle en rentrant en dictature carrément non il faut toujours avoir des propos mesurés et je peux vous dire que sur ces questions là il faut il faut regarder d'abord l'objectif est la finalité et surtout à voir et c'est vrai qu'on parlera peut-être après de la cnil obtenir le maximum de garanties pour encadrer des dispositifs et en fait c'est ce que le sénat fait lorsque on est sur des textes comme ça vous savez qu'il ya toujours cette tension entre la protection des libertés individuelles au des droits fondamentaux et puis les objectifs liés à tel ou tel le projet de loin en l'occurrence la sur les contenus haineux sur internet et je pense que le sénat comme à son habitude avait souhaité clarifier un certain nombre de choses précises et et la question des journalistes a été quand même est absolument fondamentale enfin c'est on peut pas aujourd'hui mettre sous le même le même rang la question d'internaute qui vont se défouler comme ça d'une façon absolument ignobles et puis des journalistes qui ont forcément dans leur rôle de journalistes sont liées à une charge mais vous savez ça mieux que moi éthique de journalistes avec voilà donc un moment il faut aussi un peu faire la part des choses et je crois que le le rôle du juge judiciaire en là c'était aussi la question des 24 heures avait été vraiment important de france enfin deux cadres et en l'occurrence c'est le délai que la loi laisse aux plateformes pour retirer les contenus lorsqu'ils font l'apologie du terrorisme ou qu'ils présentent des contenus pédopornographiques mais le gouvernement et la majorité répondent à ces objections en disant qu'il ya un problème d'efficacité c'est en gros il ce qu'ils disent c'est s'il faut saisir un juge à chaque fois qu'il ya un tweet haineux on n'arrivera à rien qu'est ce que vous répondez à ça qu'est ce que je réponds c'est que à un moment bien sûr on peut se dire que on va laisser faire les choses comme elles viennent et un moment il faut quand même faire attention et quand je dis qu'il ya toujours cette tension entre droits fondamentaux et objectif en tout cas d'un texte de loi comme ça la question de l'encadrement est absolument et et du rôle du csa ce qu'on avait eue je me souviens aussi un vrai un gros débat sur le rôle du du csa donc il faut savoir encadrer les choses bien sûr il ya la question d'efficacité je le reconnais mais en la matière je pense qu'on peut pas il faut qu'on fasse attention et on peut pas laisser les sait tout faire il faut encadrer il faut mieux encadrer les choses et donc en parlant d' efficacité le gouvernement a fait le choix de la majorité a fait le choix de confier directement aux plateformes donc les cafards a clairement on va le dire twitter chris kaman de la cub et cetera qui vont de fait se voir déléguer le rôle de suppression des contenus des contenus haineux il ya un sujet important pour vous s'agace et c'est une privatisation de la censure pour reprendre les mots de marine le pen d'abord je ne reprendrais jamais les mots de marine le pen ça c'est clair je sais pas si j'irai jusque là mais en tout cas moi je pense qu'il ya un problème de fond qui est effectivement le fait de laisser aux gaffes à ce rôle là je pense que si puisque la loi le permet et je reviens sur la question du juge il fallait l'encadré beaucoup plus voyez ça aussi ce sont des garanties à prévoir et à développer donc il faut vraiment faire attention vraiment une dernière question sur sur ce sujet les sénateurs socialistes se sont opposés donc à ce texte ont voté ont voté contre vos collègues vos collègues députés socialistes sont abstenus ils ont manqué de courage les députés socialistes selon vous et je passe si je peux me permettre je crois que nous étions abstenus ah pardon le groupe le groupe socialiste au sénat s'est abstenu également à alors du coup n'avez-vous pas manqué de courage non mais je pense pas qu'il faille parler de courage vous savez dans dans ce genre de débat je pense que d'abord c'est un vrai débat donc il faut vraiment le prendre comme comme tels parce que c'est une réalité et cette réalité quand elle touche les uns et les autres elle est absolument effroyable et moi je dis toujours qu'il faut aussi prévenir on a aussi beaucoup parlé du rôle de l'éducation on travaille beaucoup au sein de la commission sur sur cette prévention l'acquis un moment peut faire partie aussi en termes d'éducation de prévention de ce que l'on peut faire et ce qu'on n'a pas le droit de faire même dans le cadre de réseaux sociaux on voit bien que ça peut être ça peut être n'importe quoi donc je pense qu'à un vrai rôle au niveau de l'éducation aujourd'hui au numérique aux réseaux sociaux il faut peut-être commencer par là faut peut-être commencer par là youtube qui nous dit je comprends pas l'abstention quand on est contre une mesure est ce qu'à un moment ce n'est pas le rôle d'un représentant politique que prendre des décisions et de lui dire clairement s'il est pour ou contre peut-on s'abstenir quand on est sénateur ou député ah bah oui bien sûr parce que on peut être pour l'objectif lié à un texte de loi par exemple mais ne pas obligatoirement approuvé l'ensemble des dispositions qui vont concerner ce texte de loi donc après voyez c'est une question de curseur c'est une question de valeurs enfin pour moi et de garanties donc bien sûr on peut être toujours dans la radicalité de dire non oui parfois il ya d'autres chemins empruntés lorsqu'une s'abstient parfois on est aussi confiant dans la navette parlementaire pour que les textes évolué progresse c'est aussi ça le rôle d'un parlementaire et donc je pense que c'est aussi pour moi on dit souvent abstention constructive ou positive c'est aussi le fait de laisser un peu la place à d'autres à d'autres dispositions qui peut être qu'ils peuvent être intéressantes mais voilà voyez c'est toujours une question curseur ça c'est dans le souvent dans le débat parlementaire qu'on va aussi affiner notre point de vue vous voyez par exemple parfois on ne sait pas obligatoirement ce qu'on va voter et c'est dans le débat qu'on affine notre notre vote parce que eh ben on réussit à faire voter des amendements on est la question du juge judiciaire avait été l'hôte et au sénat d'ailleurs c'est vrai que la discipline de groupe n'a pas été absolument parfaite dans tous les groupes on a vu effectivement des députés qui ont choisi de soutenir la loi alors même que leur groupe voté contre d'autres qui ont choisi de voter contre la loi alors même que leurs groupes soutenaient soutenait la loi donc donc effectivement on a vu ça on va parler de vous sylvie robert on va parler de votre parcours je vous cache pas que j'ai pas trouvé grand chose sur internet sur votre sur votre parcours avant de devenir élus à rennes comment est-ce que ça vous est venue la politique vous avez fait quoi comme parcours vous avez fait quoi comme études j'ai fait des études de littérature de langue et à master 2 à sciences po grenoble d'accord vous aviez déjà envie de faire de la politique sciences po grenoble s'était déjà avec l'idée de vous étiez engagé quand vous étiez étudiante je me suis engagée lorsque j'étais étudiante dans les manifestations liées au cpe et ça remonte 1 800 mais voilà c'est ça a été ça a été en fait une façon aussi de de m'engager à l'université et puis je me sentais un peu impuissante pour ne rien vous cacher et j'ai poussé un jour la porte du parti socialiste en me disant que m'engager dans un parti politique allait peut-être me permettre de voilà d'être un peu plus efficace ou en tout cas de pouvoir défendre des les idées des valeurs voilà et j'y suis toujours les deux vous parlez de vous parler d'un puissance ils sont nombreux les citoyens et notamment les jeunes aujourd'hui à sentir qu'il ya eu aussi beaucoup de puissance parmi le personnel politique alors est-ce que rentrer dans un parti comme vous l'avez fait à cette époque là c'est utile efficace moi j'ai ça a été ça a été une école extrêmement intéressante parce que d'abord on apprend à débattre on apprend à la controverse on affine aussi ses idées ont fait progresser voilà ces valeurs c'est des choses c'est des choses aussi qui c'est un apprentissage ça se met ce que c'est efficace bah écoutez ce qui sait ce qui s'est joué pour moi a été assez efficace parce que en 1989 donc j'étais assez jeune le maire de rennes à l'époque s'appelait edmond hervé m'a proposé d'entrer au conseil municipal et je suis arrivée au conseil municipal de rennes j'avais 24 ans nous étions très peu de femmes qui était la plus jeune et là je l'appris j'ai appris l'action municipale l'action publique et je dois vous dire et l'action locale et ça a été en tout cas et ça a continué à être une formidable expérience pour moi et là je me suis senti utile oui parce que dans l'action locale forcément on défend des projets on essaie de les mettre en oeuvre il ya des rapports de force aussi politiques qui s'exercent pour défendre ses budgets voilà c'est en tout cas passionnant et l'idée c'est quand même de penser aux habitants et à leur offrir le meilleur service possible et pour moi ça a été ça a été important oui c'est vrai que l'action locale est assez plébiscité mais quand on voit mine de rien le mouvement des gilets jaunes qui dit aussi beaucoup de 2,2 du ras-le-bol parfois des français qui ont l'impression probablement à juste titre d'ailleurs que les hommes et les femmes politiques ne peuvent rien ne font rien sont impuissants beaucoup parlent même de corruption comment est ce que vous voyez ça vous justement après plus d'une vingtaine d'années d'engagement et même de en tant qu'élu en tant que responsable politique ça vous fait quoi vous n'avez pas l'impression qu'effectivement il ya un truc qui est raté en tout cas oui il ya quelque chose qui est en tout cas n'a pas fonctionné et ce à moi j'en suis extrêmement triste parce que je trouve qu'au contraire l'action politique les au bon sens du terme voyez c'est à dire cette recherche vraiment de bien commun de de services au public d'actions publiques de régulation forcément d'un certain nombre de deux je dirais de dispositions liées aux marchés c'est à dire de faire en sorte que et bien on améliore la vie des gens tous - dans l'action locale elle est extrêmement précieuse et j'ai vu se déliter ou en tout cas l'image d'abord du politique c'est à dire au départ c'était vraiment tous des pourris on est on est pas comme si voilà on avait alors en même temps l'exemplarité pour moi importante c'est à dire alors je suis bretonne je pense qu'il ya aussi des façons de faire de la politique non mais c'est vrai de pratiquer un hors-jeu ou moi il ya une forme d'exemplarité c'est à dire que partir du moment où je deviens un personnage public que j'ai cette responsabilité je me dois voilà de faire attention de et donc tout le monde n'a pas fait ça et je suis un peu triste que cette image soit aussi soit aussi voilà détériorer et que après l'image ça a été la notion d'efficacité c'est à dire en fait on ne sert à rien la politique ne sert plus à rien ben non faisons attention regardons ce qui se passe dans le monde d'aujourd'hui et lorsque vous avez des démocraties vous avez un certain nombre de valeurs qui s'expriment d'idées qui peuvent en tout cas être voilà dans leur ont parlé tout à l'heure de liberté individuelle de liberté de parole de vin il faut il faut aussi faire attention et moi je suis je continue à d'abord parce que je suis une optimiste de nature mais voilà j'ai envie de continuer à faire partager sa est à dire que faire de la politique oui ça peut être très noble et en même temps dans un passionnant surtout en ce moment surtout en bas ça c'est pas moi qui vous dira le contraire il ya en ce moment il ya un débat dans le chat parce que vous avez parlé tout à l'heure du cpe le cpe c'était en 2006 alors je vous ferai pas l'affront de vous dire que vous aviez passé l'âge en 2006 mais si vous aviez 24 ans 1 89 vous et il a excellé en cours imitant demi avant oui oui je suis rentré je suis rentré de oui oui non je suis rentré au ps bien avant je suis pas rentré est ce à cause de javel sur un ps en 1985 85 86 voilà qui met terran comment sous mitterrand à l'époque mais c'est sain parce qu'il ya beaucoup de gens qui nous regardent l'ont pas connue c'est en éduquant général je suis désolé je vous en prie vous et que ce n'est pas non mais justement racontez-nous que ça voulait dire quoi ça j'ai d'autres questions d'ailleurs vous posez là dessus après donc on va continuer le vous avez vous avez été directrice des relations publiques au théâtre national de bretagne et vous avez été adjointe à la mairie de rennes pendant longtemps chargé de la culture alors j'ai une question là dessus pourquoi la culture quelle relation vous avec la culture vous avez vous avez travaillé dedans vous êtes comédienne vous non alors en fait je me suis intéressé quand j'étais étudiante à la culture d'abord parce que voilà je faisais des études de littérature je travaillais sur des sur l'écriture cinématographique donc déjà c'est une matière qui m'intéressait et j'ai été en fait toujours persuadé que l'éducation et la culture sont des moyens vraiment très forts d'émancipation de chacun et notamment pour acquérir un sens critique pour être libre de choisir il ya aussi les artistes nous donne cette liberté là et je me suis tout de suite engagé j'ai tenu le ciné-club de la fin que j'ai travaillé à la bibliothèque et ensuite je me suis forcément un peu spécialisés et puis dans mes études et notamment quand j'ai fait le master 2 à grenoble l'observatoire des politiques culturelles je les fais sur des questions de politique culturelle donc ça a été un cheminement qui m'a permis à la fois d'être pendant onze ans de travail et dans un théâtre donc auprès d'artistes et et en même temps de pouvoir je dirais et ça ça a été aussi absolument passionnant de pouvoir après proches franchir un autre pas qui a été de l'autre côté d'être adjointe à la culture donc j'ai eu à la fois une expérience professionnelle et en même temps une expérience politique et je continue et je suis de celles qui continuent à défendre beaucoup la culture les artistes et aujourd'hui je trouve qu'on en a vraiment besoin alors on va en parler évidemment de la question de la culture pendant les pendants le pendant le confinement mais justement sur cet engagement local donc vous l'avez dit pendant pendant pendant plus d'un an dans l'exécutif y en a qui ont assisté à la légion d'honneur des trans musicales assez drôle comme quoi comme quoi à l'arrêt cdo seles qui dit vous avez fait un très beau discours à la remise de légion d'honneur des fondateurs des transmusicales à rennes on sentait chez elle une véritable conviction un attachement profond à la culture à ça me fait plaisir parce que c'est effectivement un engagement de tellement longtemps que et suis dans une ville très culturel suis dans une région très culturel ou voilà il ya des des projets mal et trans en font partie mais on a donc forcément c'est d'une richesse inouïe donc ça m'a ça m'apporte beaucoup et et je veux continuer ça veut dire quoi être élu à la culture au niveau local ce que pour le coup l'action locale j'en parlais tout à l'heure très bien mais la culture qu'est ce que peut faire une mairie pour la culture c'est énorme puisqu'elle a la compétence donc savait que la culture c'est une compétence partagée était aussi vice présidente à la culture à la région bretagne donc c'est vrai que l'action je dirais locales en matière de culture elle est absolument énorme parce que on a compétence donc forcément la question de l'intervention publique en matière de spectacle vivant de patrimoine d'art visuel de soutien aux compagnies ce sont les villes les autres collectivités bien sûr et moi j'ai été à la région j'ai été à la métropole à la culture donc j'ai j'ai fait quasiment tous les tous les niveaux de collectivités ben voilà c'est si on a de la volonté politique on soutient la culture si on en a pas on n'est pas obligé de le faire ça c'est intéressant donc il faut lente et plus et bah oui c'est la politique vous l'avez dit vous-même vous avez été vice président de la région bretagne avec jean yves le drian oui moi quand j'ai entendu ça ça a fait tilt jean yves le drian qui est passé en marche oui alors c'est un divorce ou vous l'avez suivi ou pas bah non la preuve c'est que je suis toujours au parti socialiste et au groupe socialiste du sénat donc je n'ai pas du tout suivi du travail notre sueur avec lui cordiales ils ont d'abord je le vois plus beaucoup pour ne rien vous cacher parce que forcément il est les ministres des affaires étrangères et je ne le vois plus beaucoup mais voilà quand on quand on se quand on se voit les relations sont cordiales et moi j'ai beaucoup d'estimé pour pour pour jean yves le drian avec qui j'ai vraiment eu grand plaisir à travailler à la région bretagne à propos de l'argentin justement quel est l'état à quel est l'état des socialistes en bretagne du coup puisque jean yves le drian voilà est passé dépassé deux ministres sous le quinquennat de françois hollande à ministre sous le quinquennat d'emmanuel macron vous parler de relations cordiales comment ça va se passer pour les prochaines régionales on parle même d'ailleurs de nez une hypothétique candidature de jean yves le drian commandes nationales je sais pas moi je suis je suis une femme de gauche je suis resté fidèle à la fois à mes valeurs et à ce parti qui voilà qui est celui de d'un engagement de plusieurs années j'ai pas du tout j'ai pas du tout l'intention de bifurquer de m'éloigner ou de me laisser je dirais à séduire par quelques sirènes que ce soit pas du tout alors vous dites vous même vous êtes de gauche a toujours aussi au parti socialiste j'ai eu beaucoup de questions là-dessus beaucoup d'internautes veulent vous posez la question je pense par exemple à yop qui qui m'a dit j'ai pas si ça se fait lui poser ce genre de questions mais j'aimerais bien connaître sa définition de gauche quand on est membre du ps c'est quoi la gare à vous sylvie robert alors écoutez moi je suis une femme de gauche parce que je pense que alors on pourrait en disserter disserter pendant longtemps donc ça c'est alors allons-y pendant pas très longtemps très longtemps ouais je pense que peut-être qu'ils manient bleu le plus en tout cas et c'est peut-être ça aussi qui définit la question de deux questions là qui est posée qu'est ce qu'une femme de gauche et peut-être de se dire que la question de l'injustice la question de la justice sociale ou des injustices et des inégalités est pour moi absolument insupportable et donc à partir de là quand parce que dans une société et on voit bien les évolutions des sociétés aujourd'hui ces inégalités peuvent se creuser il y adeux lan de la justice à tous les niveaux et bien la question est de savoir comment on peut on peut essayer en tout cas de deux les amoindrir de les les combattre de faire en sorte que l'action publique permettent un moment de faire progresser sa et et je peux vous dire que dans l'action que j'ai menées aux niveaux local régional en faisant un certain nombre de choix parce que ce sont des choix budgétaires parce que ce sont des choix d'intervention on peut très vite mesuré que ça peut ça peut avoir une portée importante et pour moi c'est ça c'est la question des inégalités et des injustices dans le chatt juge bao châu qui dit ça ça a dû être difficile le mandat de hollande la politique de l'offre la loi travail la loi macron moi c'était la question suivante c'est que le quinquennat françois hollande a laissé un goût amer chez beaucoup de gens de gauche qui du coup refusé au ps l'étiquette de gauche comment vous vous sentez vous à gauche du coup nous a l'impression d'avoir des comptes à rendre ah non j'ai pas compte à rendre moi je suis quelqu'un qui qui avance qui a pas moi j'ai été je me suis sous le sous le quinquennat hollande il ya un certain nombre de deux choses qui m'ont terriblement attristé en tout cas avec lesquels j'étais pas d'accord et d'ailleurs j'ai été si vous souvenez dans des débats sur la déchéance de nationalité des choses comme ça j'ai fait partie des sénatrices à l'époque sénateur qui avons déposé un amendement de retraite cet article 2 on n'était pas beaucoup donc fallait aussi mais voilà je pense que je vais vous dire je suis quelqu'un qui avance et qui a des convictions et aujourd'hui avoir des convictions alors peut-être que les internautes la charlotte ça va ils vont me dire mais c'est quoi ces terres les convictions des valeurs bah oui mais moi pour moi des convictions c'est aussi cette idée de pouvoir continuer à avancer et on avançant parfois sur des chemins un peu un peu caillouteux donc on n'est pas toujours complètement satisfait mais la question c'est pouvoir être fidèle à parce qu'on est et ce qu'on est devenu et et pour moi cette question de femmes de gauche elle est là et je continue je continue à défendre ses idéaux par le manche continue à défendre ses idées dans l'action locale à rennes voilà c'est après on peut pas être satisfait de tout mais moi je j'adore les combats politiques j'adore conteneurs mais c'est une option politique est un est un espace vraiment extrêmement intéressant pour pouvoir accepter aussi voilà c'est alors à propos de à propos de combat politique il ya une tribune qui a été signée hier dans l'ope une tribu a été signée par plus de 150 responsables politiques dont la mère de ré dont qui vont du ps au parti communiste en passant par europe ecologie les verts avec place publique également et une tribune qui voilà qui lance qui réfléchit au monde d'après au combat de demain est ce que vous voyez là le début d'une union de la gauche peut-être qu'ils pourraient je sais pas se réunir d'ici 2022 par exemple vous y croyez moi je pense qu'il ya des après la question vraiment c'est pas de se réunir pour se réunir ou de faire une adjonction de la question elle est plus là c'est surtout c'est réunir autour de quoi et de quel projet et quelles sont aujourd'hui les priorités qui sont et qui doivent être les nôtres et c'est tribunes quand elle parle effectivement au d'écologie et et et de là aussi de justice sociale parce que c'est un peu le coeur de et ben ça montre que voilà c'est un trépied aussi autour duquel on peut avancer et pour moi ça c'est important est-ce qu'on peut réunir la gauche sans la france soumise qui représente quand même très très faim qui représente beaucoup beaucoup beaucoup de voix à l'élection présidentielle premier parti de gauche à l'élection présidentielle loin devant le parti socialiste et ses alliés bah écoutez c'est pas à moi de le dire mais pour l'instant en tout cas sur un certain nombre de points sait on verra on verra l'évolution de la france est soumise mais pour moi pour moi non d'accord on verra alors contact on verra il ya encore des chemins vraiment donc je crois qu'il faut jamais il faut vraiment voilà jamais tout de suite préjugés de ceux là où il ya du chemin va être long mais en tout cas si on si on le prend ce chemin et si on l'empreinte le plus possible tous ensemble ben voilà c'est en tout cas le souhait que je veux y mettre alors il ya aussi il ya aussi des déçus du maquereau nisme il ya même il paraît la volonté de créer un nouveau groupe à l'assemblée nationale qui réunira une partie de ce qu'on appelle la gauche de la république en marche porté par un certain nombre d'anciens par exemple d'anciens socialistes qui ont rejoint la république en marche avant finalement de quitter le groupe ou d'être viré parce qu'il le parce qu'il dénonçait le manque de mesures sociales dans le quinquennat de d'emmanuel macron on parle aussi de jean yves le drian comme étant l'un des têtes dans des têtes d'affiché de cette gauche de la macro ni vous y croyez vous à sa une la possibilité de la coalition d'une partie de la coupe la gauche devrait plus qu'en marge si tenté que ça veut dire quelque chose à la barre il faudrait que je sache ce que ça veut dire c'est pas très bien non plus que ça veut dire mais il ya quand même jean yves le drian acier a cosigné une tribune et a créé un mouvement justement qui veut mettre l'accent sur le social sur la question des étrangers aussi dans le quinquennat de d'emmanuel macron l'acte 2 du quinquennat qui est attendu par un paquet de l'intérieur maroni et il faudrait dans ce cas qu'on les a l'air m arrête le en même temps et prennent un certain de décisions courageuses je pense à l'assurance-chômage pense à l'is f je pense à certains nombre de points comme ça qui sont quand même des lignes rouges ou un moment le en même temps qu'aux cas je n'ai jamais cru peut avoir des limites et là on voit justement que il a des limites mais la question des limites c'est pour en faire quoi et donc c'est intéressant mais vraiment j'attends de voir si si si ce nouveau groupe a vraiment le courage de d'accepter de s'affranchir de la vision quand même libéral du président la république en plus ce qui est intéressant c'est que ce nouveau groupe sill secret n'aura pas le choix devrait être soit dans l'opposition soit soit proche de la majorité ça va être très intéressant de voir comment est-ce qu'ils vont se positionner du coup j'attends ça comme vous avec impatience de savoir exactement ce qu'ils font ce qu'ils vont défendre et sur quoi ils vont voter et surtout quels amendements que ça j'ai vraiment hâte les postures dans les journaux c'est facile mais les votes c'est plus compliqué alors à propos de politique vous êtes sénatrice depuis 2014 et vous êtes membre donc delà de la cnil la commission nationale informatique et libertés ça sert à quoi d'avoir des élus des députés des sénateurs dans la cnil alors c'est une autorité indépendante comme beaucoup d'autorités indépendantes et nous sommes effectivement quatre parlementaires donc de sénateurs et de députés pour vous dire un peu comment ça fonctionne parce que je pense que c'est très méconnu et c'est extrêmement intéressant parce que c'est une autorité indépendante qui est d'abord pour moi et je pense je le vois de plus en plus d'abord connue par par les françaises et les français la cnil alors qu'il ya beaucoup d'autorités indépendantes ponant cité qui ne soit absolument pas connu par par les les habitants de notre pays mais la cnil parce qu'à un moment ils ont pu y avoir ils ont pu y avoir recours ou alors ils ont elle est connue parce que la question de la protection de ses données personnelles est un sujet qui court depuis extrêmement extrêmement longtemps et puis parce que cette question-là a fait l'objet quand même deux textes de lois qui ne sont pas anodins la loi de 78 la loi de 2004 rectifier et puis il y à peu le fameux air gpd qui a permis donc une forme d'harmonisation européenne sur la protection des données alors la cnil elle intervient sur des champs extrêmement extrêmement divers puisque ça va de tous les champs de la société des individuels aux institutions et ces tunnels est composé de dix-huit commissaires dont quatre parlementaires qui se réunissent toutes les semaines et qui toutes les semaines et je le dis parce que c'est quand même un travail extrêmement prenant et bien rendre des rapports sur des avis qui sont d avis liés à des décrets des projets de décrets balla pour le projet de loi a été donc le d'urgence ce projet de décret sur le traçage numérique ou alors des avis sur un certain nombre de dispositions qui sont prises et qui peuvent à qui ont toujours un lien avec avec la question de la protection des données personnelles une hotte extra et beaucoup qui est très exigeant et le fait que les parlementaires soient là je trouve apporte alors je dirais avec mes collègues vraiment au delà de la dimension juridique et quand même voyez une expertise juridique extrêmement forte ce ne sont que des juristes qui sont qui sont à la cnil je dirais aussi une dimension politique et les débats que nous avons le jeudi matin sont extrêmement intéressants et moi ma m'apporte beaucoup dans dans ma façon en ce moment de de voir l'évolution de ces de ces questions alors à propos de débats la cnil a émis des réserves assez forte sur cette application de tracking ou de traces singh qu'envisage le gouvernement dans le cadre de la lutte contre contre l'épidémie de kovy 19 le gouvernement qui a d'ailleurs semblé temporiser si ce n'est revenir en arrière en disant que de toutes les façons l'application ne seraient pas prêtes pour le confinement on l'a bien vu et que toute façon elle n'aurait pas lieu tant qu'il est temps qu'il y aura pas un un débat parlementaire une question d'aymeric pour vous c'est quoi les conditions pour que l'application de tracking soit respecte le meilleur équilibre possible entre la lutte contre la crise sanitaire et le respect de la vie privée c'est quand les conditions il ya deux choses il ya deux choses et d'abord oui les débats ne sont pas publiques 1 ce sont les avis qu'ils sont rendus par la cnil à qui son public tu regardes un petit peu le csac là pour il ya deux choses yar savez cette fameuse application qui s'appelle stop&go vide je pense que c'est de celle là dont vous parlez oui c'est bien de seulement et puis ensuite il ya la question aussi du oui je vois ce que vous voyez c'est différent donc stop qu'ovide en fait c'est une application pour l'instant qui n'a pas vu le jour qui va vraisemblablement qui fait du chemin et qui va être en test peut-être au mois de juin et qui a fait déjà qui a fait déjà l'objet d'un avis de la cnil a rendu public et qui effectivement dans cet avis demandait énormément de garantie alors il fallait qu'on soit bien sûr que ce soit sur la base du consentement vous savez et que vous ayez donc la liberté de choisir de ne pas choisir delà de la télécharger et ensuite il y avait énormément de garantie sur la conservation des données sur ça c'est stop go vide et il ya un autre avis qui a été donnée qui a été donnée qui a été rendu public début de la semaine sur ce que le gouvernement a intégré dans le dernier projet de loi d'urgence qui s'apparente à une forme de traçage numérique pour rompre les chaînes de transmission du virus donc vous savez c'est cette idée que vous allez vous avez des symptômes donc vous allez chez les médecins il ya des tests vous est déclaré positif et là sans planches tout un processus qui va forcément vous amener à accepter ou pas de dire qui vous avez croisé ça donc et là c'est avec l'objectif après d'être appelé par les brigades sanitaires qui vont vous demander si jamais vous êtes tester ou si vos contacts ont été testés aussi positif de vous mettre en 14 aides c'est à dire de vous isoler pour rompre les chaînes de transmission est là en fait la cnil a été saisie parce qu'il y avait des systèmes de traitement de fichiers savait qu'on traite des fichiers en fait dont il y avait deux traitements avec l'assurance maladie et puis avec eux et donc en fait elle a rendu un avis en demandant là aussi à ce qui est des garanties très très forte sur la conservation des données sûres qu'ils traitent les données sur la nature des données etc et je devrais je dois vous dire que pour la première fois à la fois au sénat et à l'assemblée nationale pour vous dire quand même que ce sont des questions qui sont sensibles parce que quand même sondé des données de santé donc il faut faire attention ce n'est donnée sensible il a été demandé et le physique pas le président de la commission des lois du sénat a accepté l'amendement qu'on avait porté qui était de demander un avis conforme de la cnil pour vraiment qu'on me sur l'importance que peut revêtir un avis de la cnil qui est un moment va forcément demandé à ce qu'on fasse pas n'importe quoi avec avec cette question là ça a été refusé à la cmt non ça a été refusé par le conseil constitutionnel voilà c'est ça le conseil constitutionnel qui a censuré ou qui a censuré et la cnil a dans son avis rendu public dit forcément qu'elle allait exercer des contrôles très fréquents sur la mise en oeuvre de cette de ce traçage numérique pour vérifier que voilà ce qui a été dit a été donné dans le projet de loi soit bien soient bien mises en oeuvre et conforme aux rg vous voyez c'est un rôle quand même qui est à la fois en amont et qui peut être aussi en aval parce que là la question du contrôle va être forte et sûre stop qu'ovide cette fameuse application et bien on a demandé au niveau de la cnil qu'avant que stop go vide ne soit en en oeuvre en fait et bien y ait de nouveau une saisine de la cnil et y ait un débat parlementaire donc là la cnil en ce moment elle joue un rôle j'irai important et elle se réunit beaucoup elle le rend des avis qui sont vous avez vu des avis très conséquent vraiment éclairant sur sur la protection essentielle de noël et pour le coup assez strictes puisque justement cet avis de la cnil qui posent des conditions assez assez assez importante effectivement en termes de protection des données fait craindre notamment à l'exécutif que en fait on arrivera c'est la quadrature du cercle on n'arrivera jamais à faire une application efficace et qui protège les données donc encore une fois faut-il faut-il sacrifier des libertés sur l'autel de l'efficacité l'addition demande acceptée comme d'ailleurs moi je l'avais quand on a eu ce débat d'un projet de loi urgence de accepter le fait qu un moment on se dise que ce traçage numérique et cette application soit un outil supplémentaire dans le le fait un moment de traiter de la question sanitaire peut-être efficace ou pas pour pouvoir forcément lutter contre contre la circulation du virus et moi je les dis très très vite et on l'a dit à la cnil cette application stop&go vide mais même le traçage numérique ne s'avèreront efficace que s'il ya des tests que s'il ya des mâts risque que six en tout cas les conditions de l'état d'urgence sanitaire et de l'ensemble des solutions qui aujourd'hui sont proposés fonctionne sans ça ça ne sert à rien une application qui n'a pas cette application qui n'a pas encore vu le jour et ce qu'elles risquent pas finalement de devenir très obsolètes assez rapidement puisque google apple et peut-être d'autres ont décidé de faire leur propre application en se moquant totalement pour le coût des deux la cnil puisque c'est des applications mondiales et du coup encore une fois est-ce qu est ce qu est-ce que c'est pas un débat franco français qui en fait risque de ne pas servir à grand chose non c'est pas un débat franco français parce que vous observez re que au niveau européen et au niveau international c'est vous avez énormément de pays qui ont peu ou prou tester des applications de cette nature alors après la question ses gaffes à oopa alors là c'est là on apprend parlais tout à l'heure en début de propos sur de la ppl avia pour moi c'est la ligne rouge c'est très clair donc après fabrication européenne il ya eu un moment aussi un travail entre avec l'inria mais aussi avec les allemands vous savez c'est donc non tout le monde tout le monde en fait test cette application après mois la grande question je me pose c'est est-ce qu'elle va être efficace et est ce que par exemple une question que qu'on a on s'est posée est-ce qu'il faut un nombre un seuil minimum de personnes qui ont téléchargé l'application pour pouvoir rendre finalement cette application vraiment efficace et à cette question là moi je sais pas moi je pense quand même qu'il faut un minimum pour qu'on puisse on puisse voir l'efficacité de l'application autrement je sais pas à quoi ça va servir donc mais voyez sur ces débats là qui sont extrêmement importants extrêmement intéressant vous avez cette tension entre protection des libertés et puis et puis là en l'occurrence bas lutte contre la transmission et la circulation des virus donc des questions si sanitaire qui ne sont pas non plus anodine et ça il faut aussi il faut aussi en mesurer la portée c'est à dire qui on est on est toujours dans cette tension là et la tension elle est sûre vraiment deux enjeux qui sont absolument fondamentaux aujourd'hui alors qu'un autre enjeu fondamental et on revient ce que vous disiez tout à l'heure sur vos engagements politiques et vos convictions la culture la culture vous êtes vice présidente de la commission des affaires culturelles donc de du sénat est évidemment le sujet actuellement dont on a beaucoup parlé bien sûr c'est l'annulation des festivals d'une manière générale la le monde de la culture est en grande difficulté avec le avec avec le confinement le coronavirus il ya des grosses caisses qu'on dispose du coup j'en ai beaucoup pour vous sur l'annulation des festivaliers une question de 10 qui vous demandaient ce que vous n'êtes pas trop déçu de ne pas pouvoir voir céline dion aux vieilles charrues cette année ah bah si j'avais j'avais madame j'avais tout à perdre quand même céline je décide de ne pas pouvoir aller aux vieilles charrues est encore plus ne pas pouvoir voir céline dion c'est terrible c'est terrible ça m'a empêché de dormir pendant pendant je sais pas combien de temps non plus sérieusement plus sérieusement parce que j'ai été quand même une des premières qui a attiré un peu l'attention sur l'annulation des festivals et sur le fait de dire un moment faut pas rigoler avec ce genre de choses ça mais quand même des alors le festival des vieilles charrues des vieilles charrues à un modèle économique privé mais il ya d'autres festivals qui sont dans des d'autres modèles économiques subventionnés ou pas mais la question s'étaient dites nous monsieur le ministre est-ce que les festivals vont pouvoir avoir lieu est ce qu'on peut avoir une directive nationale parce que derrière il ya le cas de force majeure qui peut s'appliquer et qui permet de limiter les dégâts budgétaire pour ses festivals dans leurs négociations avec les contrats de cession etc et non c'était il ya un mois en l'occurrence c'était il ya un mois que vous interpeller le ministre de la culture sur ce sujet là franck riester est ce qu'un mois plus tard vous avez eu de la part du gouvernement des garanties justement emmanuel macron en a appelé aux assureurs n'a pas très bien encore compris qu'est ce qu'il est ce qu'il allait faire pour forcer les assureurs a assuré mais est ce que est ce que là vous êtes plus rassuré qu'il ya un mois par exemple écouter d'abord moi je trouve que je considère que la culture a été vraiment la grande oubliée et il a fallu parce que on n'arrêtait pas d'alerté moi j'ai alerté en dix ans derrière c'est d'abord les l'annulation des festivals ce sont des artistes d'abord des je dirais des organisations avec des bénévoles avec des sous-traitants parce que derrière un festival vous avez des petites entreprises ou des grosses d'ailleurs qui travaille sur la lumière sur le son sur donc derrière c'est tout un écosystème qui va se retrouver vraiment extrêmement fragilisée ça a été le cas ça a été le cas et quand j'ai demandé à ce qu'ils aient une directive nationale pour interdire les grandes manifestations considérant qu'avec la circulation du virus forcément des grandes manifestations à plusieurs milliers de personnes n'allaient pas pouvoir avoir lieu et je voyais les autres pays européens qui annulait qui donnait des des directives en la matière de façon à ce que les festivals puis ve puisse activer la clause de force majeure et nous on n'y a rien on disait rien donc la première réponse que j'ai eu ça a été les petits festivals alors là j'ai vraiment je me suis pourquoi les petits festivals et puis après il ya eu la conférence de presse dimanche je précise pour ceux qui nous écoutent que le président de la république a annoncé que la à partir de bas de lundi dernier du déconfinement les petits festivals et les petits lieux culturels comme les médiathèques et les petits musées allez pouvoir effectivement accueillir du public à nouveau voilà ce que je précise donc ça pour vos petits festivals on sait pas ce que c'est ça c'est que c'est quoi un petit festival dites-moi ce que c'est je ne sais toujours pas dans ce qui a été en tout cas dans la conférence du premier ministre et sur l'état d'urgence sanitaire jusqu'au juste je vous souvenez s'étaient jusque au mois de juillet l'interdiction des rassemblements de plus de cinq mille bon après ça permettait ça et c'est vrai que ça a été un peu les vieilles charrues c'était 15 c'était jusqu'au 15 juillet et il commençait le 16 juillet donc ça les mettait dans la donc c'est de là que c'est parti mais je pense que je réclame toujours vraiment de la visibilité de l'anticipation et surtout un cadre je dirais nationale qui permettent peut-être en fonction de seuils de donner un certain nombre de dispositions sanitaires qui permettent de de faire en sorte que les préfets et les maires dialogue pour voir comment des manifestations vont pouvoir avoir lieu ou pas cet été et surtout à la rentrée moi je fais confiance au maire est d'ailleurs j'étais avec des élus en visio tout à l'heure qui sur la notion de petits musées ont fait appel aussi au bon sens et à dire qu'est ce qu'un petit musée simplement est ce que c'est un musée qui va permettre de pouvoir respecter les les les gestes barrières les questions d distanciation et ben oui les choses peuvent se faire de façon de façon assez souple en faisant confiance au maire en travaillant entre mr drac préfet voilà mais aujourd'hui vous conviendrez que on n'a pas énormément encore je dirais de visibilité et j'attends toujours qu'on puisse anticiper et donner un cadre national et des directives en la matière il ya aussi une tribune que vous avez signé le 5 mai pour demander une année blanche pour les intermittents du spectacle et le lendemain le président de la république faisait des annonces justement sur la question des intermittents et il annonçait notamment une année blanche alors est-ce que c'était l'année blanche que vous avez demandé oui oui toute façon il faut il faut vraiment qu'on fasse attention à assez d'idées que pendant la période de confinement forcément il y avait plus rien mais la période d'après confinement celle que l'on vit là et qui vont qui va durer et bien les artistes ne vont pas retrouver comme ça des des dates pouvoir organiser des tournées on ne sait même pas si les salles vont pouvoir ouvrir on ne sait même pas dans quelles conditions l'été adam pouvoir ouvrir donc la question des artistes intermittents devenez un sujet vraiment très fort et très important donc là qu'ils puissent avoir leurs droits ouverts jusqu'à août 2021 c'est à dire que faire en sorte que pendant un an ils puissent sur leur 507 heures voilà avoir l'occasion de pouvoir en disposer c'est important mais je vous rappelle quand même que la question de l'intermittence de l'assurance chômage pour les intermittents c'est une ce sont les instances paritaires qui négocie et qui il va falloir un accord aussi entre les différentes instances paritaires mais que président de la république est annoncée cette année blanche c'était vraiment la seule bonne nouvelle une des quasi seule bonne nouvelle de sa conférence de presse en l'occurrence ceux là aussi il ya eu quand même pas mal d'acteurs de la delà de la culture expliqué que c'était pas assez qu'en fait c'est un parachute mais que ça ne va pas permettre de sauver un certain nombre de structures qui vont mourir de fait c'est pas les seuls évidemment on parle de déconfinement il ya aussi des tpe des bars et des restaurants qui vont jamais pouvoir et ouvrir parce qu'ils ont mis la clé sous la porte mais en matière de culture se pose aussi la question du l'immense fragilité de l'ensemble du secteur depuis en fait assez longtemps et est ce que c est ce que cette corne à virus ne va pas tout simplement achevé un monde de la culture qui était déjà mourant alors ils n'étaient pas mourant je vais pas quand même aller jusque là parce que je trouve qu'au contraire on est dans un pays où on a une une vitalité culturelle absolument incroyable et donc par contre c'est un secteur qui est fragile donc là il moi j'ai été de celle qui a bataillé au projet de loi de finances rectificatif 2 pour obtenir des plans de relance pour pour la culture et je l'avais même pas je les avais même pas qualifier de relance étaient des plans d'urgence c'est à dire que on est dans une situation où ce qui me fait peur c'est que si on ne prend pas à bras le corps la question de l'urgence et de l'urgence économique parce que tous les dispositifs d'état aujourd'hui auxquels les beaucoup d'acteurs culturels peuvent prétendre parce que ce soit le fonds de solidarité les prêts garantis par l'état ou alors l'activité partielle vous avez beaucoup d'acteurs culturels qui aujourd'hui sont éligibles à ac à ces dispositifs mais pas tous et je pense d'ailleurs aux artistes auteurs c'est un vrai sujet il faut absolument que l'on puisse que le gouvernement l'a aussi entendre que les artistes auteurs aujourd'hui sont dans une situation extrêmement difficile extrêmement précaire est extrêmement fragile mais ce que vous disiez sais c'est que c'est fragile et oui c'est fragile et parce que c'est fragile et parce que c'est un écosystème il faut absolument qu'on prenne à bras le corps dès maintenant la question culturelle et ça fera partie de mon point de vue à la fois d'un plan d'urgence mais aussi de relance pour demain et et je crois qu'on a plus que besoin aujourd'hui des artistes dans une note dans son échange avec les artistes le président de la république a parlé aussi du fait que les artistes allez pouvoir profiter de l'été si je puis dire pour travailler dans les écoles dans les centres d'animation dans les colonies de vacances avec avec les enfants vous pensez que là aussi il ya une une solution pour aider certains artistes de ce côté là ou alors au contraire c'est c'est du gadget et ça respecte pas beaucoup les artistes qui vont se retrouver à faire de la garderie je dis ça parce que l'expression était utilisé par certains artistes qui se sont plaints de cette annonce écoutez très très très sincèrement et très personnellement j'attendais autre chose de la conférence de presse du président de la république qui nous dise qu'il fallait que les artistes à y animer des ateliers pendant les vacances il n'a pas dit que ça puisque la question de l'année blanche a été et du fonds de soutien notamment pour pour les tournages mais j'ai été très frappé de voir que il s'adressait aussi aux collectivités territoriales en leur demandant de participer alors quelles ont été les premières à réagir à mettre en place des fonds d'urgence des fonds de soutien à verser leurs subventions même pour ce qu'on appelle le service non fait vous savez c'est à dire à ces projets forcément ne vont pas avoir lieu eh bien les collectivités versent quand même les subventions et il a appelé les collectivités alors que l on était présente tout de suite tout de suite donc et après finir par dire il faut les artistes il faut que les artistes anime les colonies de vacances cet été je caricature un peu mais voilà c'était parce que j'attendais de la vision d'un président de la république sur l'enjeu culturel aujourd'hui et l'enjeu artistique je pense que ça mérite mieux j'ai une question de qui est posée par dernière à ce pour vous une question sur sur la mutation de la culture vous savez que là vous êtes sur une plateforme sur internet qui savent et qui s'appelle twitchell voulais vous poser une question sur l'évolution de la consommation des médias par les jeunes et notamment la chute de la télévision qui justement est mise à mal par voilà par internet par des plateformes comme celle ci mais aussi par des géants comme netflix c'est quoi votre vision pour l'avenir de l'audiovisuel est ce que la télé c c'est bientôt d'abord alors d'abord on devait avoir alors je sais pas si elle va être programmée mais un projet de loi souvenez-vous sur l'audiovisuel public je voudrais le dire parce que dans le cas de ce projet de loi est donc dans des annonces qui avaient déjà été faites par les gouvernements il y avait notamment et je répondrai après à votre question il y avait la suppression de france 4 et je je je ne sais pas si vous avez regardé france 4 pendant pendant la période de confinement mais françois c'est pour les enfants c'est une séléction l'enfance 115 france 4 a vraiment développé un des programmes remarquable pour les enfants au niveau éducatif bien sûr et on a vu là à la fois l'importance d'un service public mais aussi l'importance de pouvoir bénéficier d'une chaîne avec autant de je dirais de compétences pour pouvoir s'adresser aux enfants dans une période où l'école n'était pas obligatoirement toujours facile pour certains où ils pouvaient avoir des programmes complémentaires de grande qualité et pour vous dire que là du coup lorsque je réponds à votre question la télé a joué un rôle vous voyez là la télé a joué un rôle mais lorient à la chute des audiences chez les jaunes reçus des audiences est clairement sur sur l'évolution on va dire des des à la fois des contenus audiovisuels en ligne via plate forme etc il y aura besoin de régulation ça c'est clair il y aura besoin de toutes façons de régulation et je pense que il ya eu quand même une autre annonce du président de la république sur la traduction en tout cas en droit français de la directive et sema conserver être parce que les les plateformes puisse contribuer au financement de la création française européenne ça c'est quelque chose d'important mais voyez nous sommes dans un bouleversement aujourd'hui à la fois des usages parce que derrière il ya la question des usages on regarde la télé on regarde son ordinateur les tablettes et surtout la question aussi des contenus la chronologie des médias du rapport entre cinéma et puis et puis la question du financement de la création tout simplement quand vous voyez la production de netflix aujourd'hui c'est quand même aussi un acteur qui est en train de vouloir compter dans le financement de la création cinématographique donc je pense que je pense que je ne sais pas si c'est une question de génération parce que là je dirais plutôt qu'internet plaît plus à une tranche 18 40 que les enfants qui dévoila c'est intéressant parce que la question des usages générations enfants ou adultes on va voir que je pense que c'est c'est aussi il va y avoir des évolutions et tout ça aussi il ya contenu forcément oui bien sûr il ya accès ran qui va les opposer aussi une question sur le pass jeunes en le pass jeunes le pass culture qui avait été premier par emmanuel macron pendant la campagne quelles sont les questions ces résultats ce pass jeunes que la diversité à la culture d'abord moi j'ai été extrêmement réservé sur le pass culture ferc en fait clairement bas pour une raison très simple c'est que en fait c'est une une une vous avez une application qui géolocalise l'offre culturelle dans votre dans votre là où vous êtes dans votre territoire et après vous pouvez forcément avec avec 500 euros bénéficié dé cette offre culturelle alors quand je vous disais en début de mon propos que la question des injustices des inégalités qu'elles soient sociales culturelles géographiques territoriale est un vrai sujet vous savez quand vous habitez en centre bretagne et que vous téléchargez l'application est qu un moment bas dans l'offre culturelle qui faisaient dispensés vous n'êtes pas au même vous n'êtes même pas sur le même pied d'égalité que dans un autre territoire pour moi ça pose des questions aussi l'égalité devant l'offre culturelle la deuxième chose c'est ça c'est ça s'est résolu après c'est de pouvoir en tout cas garantir que la question des librairies indépendantes enfin voyez ne soit ne soit pas sacrifiée sur l'autel d'amazones ça ça a été un débat a été un combat qui a été gagné et ça c'est bien et enfin le fond le principe même c'est de se dire est ce qu'aujourd'hui la culture c'est simplement un pass culture à 500 euros pour aller à un concert super pour tout le monde et de voir ce que tu as envie de voir mais pour moi une politique culturelle c'est d'essayer d'amener aussi les uns et les autres à découvrir peut-être qu'ils ne connaissent pas déjà ou en tout cas à accepter de prendre le risque de voir un spectacle de théâtre de marionnettes et tout est en fait l'offre qui est dispensée sur le pass culture n'est finalement que celle qui va pouvoir être celle que on continue à avoir soi-même et je pense que la question de la curiosité de l'ouverture n'est pas obligatoirement attaché à ce dispositif alors maintenant moi j'ai vu aussi que ça permettait de pouvoir acheter des bouquins de pouvoir avoir des places de concert et maintenant jodie sione la semaine prochaine le directeur de la société qui gère le pass culture pour lui demander où ça en est parce que vu qu'il ya plus d'offres et ben je n'ai rien aujourd'hui comment où en est le pass culture qui je vous rappelle quand même 40 millions d'euros dans le budget de la cub on arrive déjà à la fin de cette émission c'est le dérobert j'ai dit aux dernières questions que oui oui déjà vous avez vu ça passe vite les deux dernières questions que le chat voulais vous poser la première c'est ce que le mont saint michel est en bretagne ou en normandie ah ah bah non il est en normandie mais il est un peu en bretagne parce qu'en fait on s'en doute du parti et la question de dernier race c'est quoi le lieu de vacances pour cet été où il faut aller en bretagne puisqu'il faut faire du tourisme local y paraît la panne la bretagne est né en bretagne c'est quoi le petit coin sympa pour moi mon petit tu ne sais pas mais je vous recommande et celui devenu recommandé écoutez moi je suis dans un département qui et l'ille-et-vilaine donc forcément on a littoral vous avez saint malo vous avez dit na et puis vous avez aussi un petit endroit qui sont les bords de rance où vous avez à la fois la campagne et puis la rance maritime la mer et c'est un endroit paisible est absolument magique donc voilà on sera sur les bords de rance alors cet été merci beaucoup sylvie robert dont je rappelle sénatrice socialiste d'ille et vilaine merci d'avoir répondu à tous puis il a raison c'est que des remords et là je vois qu'il ya des gâteaux je suis en ille et vilaine mais c'est vrai que il ya un pont et on est juste dans les côtes d'armor les bords de rance c'est sur les deux départements on sera du bon côté de la butte de la rive alors merci encore une fois sylvie robert merci à vous d'avoir regardé cette émission merci à vous si vous nous avez regardé en replay sur public sénat le canal 13 de la tnt merci si vous nous avez écouté également en podcast j'en profite pour remercier notre réalisateur qui est à 10 ans cette émission est réalisée à distance merci beaucoup quiche qui s'occupe de ça c'est incroyable ce qu'on est capable de faire aujourd'hui merci à toi je vous souhaite une bonne fin de journée je vous dis à très bientôt merci encore beaucoup à vous tous fin merci
Sylvie Robert