Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
ChroniqueHugoDécrypte (sur YouTube)· 3 mars 2022 12 minActualité / polémiqueEurope & internationalSécuritéSantéInstitutions & élections

Anonymous face à la Russie, « le pire est à venir », Macron candidat… Actus du jour

Source d'origine 1 locuteur

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:48PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron a estimé ce jeudi que le pire était à venir en Ukraine. »
  • 8:21PrésentateurFait
    « Selon l'Elysée, le but de Vladimir Poutine est de prendre le contrôle de toute l'Ukraine. »
  • 8:42PrésentateurFait
    « Au moins 28 personnes ont été tuées à Tcherniv, dans le nord du pays, avec notamment deux écoles qui ont été touchées par des bombes. »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Le pire est à venir selon Emmanuel Macron, le conflit en Ukraine qui fait craindre une cyberguerre, la fin des dernières restrictions en France ou encore les actualités en bref. Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien, comme chaque jour du lundi au vendredi, on est parti ensemble pour un nouveau résumé de l'actualité en moins de 10 minutes. Et au passage, j'en profite pour vous dire qu'une partie du replay de mon émission Mashup que je fais donc chaque mercredi à 20h sur Twitch est disponible désormais sur notre chaîne YouTube, la chaîne YouTube dédiée à l'émission Mashup.

En l'occurrence, c'est la partie avec l'ancien président de la République, François Hollande, qui était présent sur mon plateau, qui est disponible sur YouTube. C'était l'occasion de pouvoir poser un certain nombre de questions sur sa vision de la situation et de la guerre actuelle en Ukraine et de la position de la France dans tout ça. Ça a donné forcément un échange très intéressant. Et du coup, pour le découvrir, je vous mets le lien de la chaîne YouTube de Mashup directement en description, sachant qu'il y aura les autres extraits de cette émission spéciale qui sont disponibles dans les prochains jours directement sur la chaîne.

Alors exceptionnellement et rapidement, on va commencer ces actualités du jour avec les actualités qui ne sont pas liées à l'Ukraine, puisque deux actualités importantes en France sont tombées aujourd'hui. La première actualité majeure à retenir, c'est plutôt une date à retenir en fait, puisque à partir du lundi 14 mars, il n'y aura plus de pass vaccinal en France partout où il s'appliquait jusqu'ici. Donc ça vaut pour les restaurants, les théâtres, les cinémas ou encore les salles de sport. Autre mesure qui prend fin le 14 mars en plus de l'arrêt de ce pass vaccinal, eh bien c'est la fin de l'obligation du port du masque en intérieur.

Donc que ce soit dans les commerces, les entreprises, les établissements scolaires ou encore les universités, le masque ne sera plus obligatoire à partir du 14 mars. Cependant, il y a deux petites exceptions à ces règles-là. D'abord, le masque restera obligatoire dans les transports en commun et dans les EHPAD. Et par ailleurs, autre nuance à apporter concernant la question des passes sanitaires ou vaccinales, il restera un pass sanitaire, mais ce sera uniquement pour les établissements médicaux, donc par exemple pour les hôpitaux. Autrement voilà, plus de masques en intérieur et plus de passes vaccinales pour quasiment tous les lieux, sauf les exceptions que j'ai données juste ici.

C'est des annonces qui ont été faites par Jean Castex aujourd'hui. La deuxième information aujourd'hui en France, c'est l'annonce de la candidature d'Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle qui arrive dans quelques jours. Alors, ce n'était pas une surprise. Vous l'imaginez, on savait qu'il allait être candidat à la présidentielle, mais en raison du contexte, etc., avec la guerre en Ukraine, on se posait la question de savoir comment est-ce qu'il allait annoncer sa candidature. Eh bien, il a tout simplement écrit une lettre adressée aux Français qui est en fait publiée dans la presse régionale ce vendredi et qui est disponible dès ce soir en ligne.

Le président de la République aura donc attendu le tout dernier moment pour annoncer sa candidature puisqu'il avait jusqu'à vendredi pour le faire. Je vous mets des liens en description si vous voulez découvrir tout ça. Alors, on continue avec le sujet à la une aujourd'hui. On va parler du risque d'une possible cyberguerre entre l'Ukraine et la Russie, mais aussi avec les différents pays du monde. Alors d'abord, qui est contre qui ? On va faire un peu une cartographie de tout ça pour bien comprendre de quoi on parle. Du côté de la Russie, il y a une armée organisée de hackers russes qui dépendent notamment des services secrets ou alors de l'armée russe.

Mais il y a aussi des alliés à la Russie. Par exemple, le groupe de cybercriminels Conti qui sont spécialisés dans les rançongiciels. Alors, les rançongiciels, qu'est-ce que c'est ? Ce sont des virus qui vont verrouiller l'accès à votre ordinateur ou à un site internet. Il faut à ce moment-là payer une somme d'argent pour le débloquer. Ce groupe a déclaré soutenir la Russie. De l'autre côté, il y a donc l'armée ukrainienne qui en l'occurrence est aidée bien au-delà des frontières de l'Ukraine. En fait, le vice-premier ministre ukrainien a appelé tous les hackers à venir l'aider. Ils ont créé une armée digitale, l'IT Army, qu'on estime à environ 260 000 hackers.

Ensuite, dans ce conflit, et vous en avez peut-être en l'occurrence entendu parler ces derniers jours, il y a aussi le retour des Anonymous. Alors, Anonymous, c'est un collectif de hackers sans structure et sans leader qui est très puissant mais donc complètement anonyme. Il n'y a pas un responsable des Anonymous. Et ces hackers ont déclaré être en guerre contre le gouvernement russe. Ils défendent plus généralement notamment la liberté d'expression.

Enfin, parmi les grandes puissances en place dans cette cyberguerre, on pourrait évidemment parler des Américains mais aussi parler de l'Union Européenne puisque les pays de l'Union Européenne ont annoncé apporter leur cyber soutien d'une certaine façon à l'Ukraine. Donc, ils sont prêts à fournir de l'assistance à l'Ukraine en cas de cyberattaque. Voilà donc dans les grandes lignes pour les grandes forces en présence. Mais alors concrètement, que font les hackers ? Une première forme d'attaque majeure qui pourrait arriver dans les prochains jours et qui de fait commence déjà, c'est ce qu'on appelle les dédosses. Alors les dédosses, ce sont les dénis de service.

En gros, l'objectif, c'est d'envoyer sur un site internet d'un coup énormément de demandes de connexion donc de personnes qui tentent d'accéder au site internet. Parfois, ça peut être des millions de demandes de connexion. Et donc, en faisant ça sur le site qu'ils ciblent, en général, ça occasionne le fait que le site va un peu lâcher. C'est-à-dire qu'il y a trop de demandes de connexion d'un coup, il y a trop de choses à faire, ils s'en sortent plus et donc le site devient hors ligne. Là, en l'occurrence, il y a un exemple de ça. Ce lundi, Anonymous a revendiqué avoir mis hors service 1500 sites russes ou biélorusses, notamment le site des institutions ou encore de banques.

Et je sais par exemple que ce week-end, le site du Kremlin, donc du gouvernement russe, était inaccessible pendant un certain temps. Du côté de la Russie, au-delà des cyberattaques de ce type-là, on a aussi attaqué les satellites de communication ukrainien ce lundi avec donc un objectif de couper Internet en Ukraine. En réponse à cela, le milliardaire américain Elon Musk, patron de SpaceX et de Tesla, a envoyé en Ukraine du matériel qui devrait permettre aux Ukrainiens potentiellement de se connecter à Starlink. Starlink étant donc un réseau de satellites développés par SpaceX qui donne accès à Internet.

Alors une autre forme d'attaque majeure, à part le DDoS, c'est ce que l'on appelle des piratages plus classiques. En gros, vous prenez le contrôle d'un site Internet ou alors de l'ordinateur ou des serveurs de quelqu'un. C'est en l'occurrence parfois plus difficile à faire, mais surtout plus nuisible pour l'ennemi. En effet, à ce moment-là, forcément, si vous rentrez dans les serveurs ou l'ordinateur de quelqu'un, eh bien, il est possible de faire plein de choses. Récupérer des informations confidentielles comme les positions des troupes ou encore les plans stratégiques, supprimer des fichiers ou encore usurper l'identité de quelqu'un.

Et par exemple, au début du conflit, il y a un groupe de cyberespionnage à priori qui est proche de la Biélorussie et donc proche aussi de la Russie qui a piraté la messagerie de militaires ukrainiens, usurpé leur identité et donc diffusé notamment des fausses informations. Ce qui montre donc que l'usurpation des identités et plus largement les piratages peuvent être dangereux. Et enfin, il y a donc notamment les rançons JCL que j'évoquais il y a quelques instants. Voilà, ça c'est donc pour l'étendue de quelques-unes des choses qui sont possibles, même si évidemment il y en a plein d'autres. Mais alors, est-ce que ces cyberattaques pourraient toucher la France ?

Évidemment, oui, on n'est pas à l'abri d'un risque, c'est évident. Surtout quand on sait que la France, eh bien, joue un rôle d'une certaine façon dans la situation et dans la guerre actuelle en Ukraine. L'OTAN d'ailleurs, donc l'alliance militaire menée par les États-Unis et dont fait partie notamment la France, se tient prête à une cyberattaque. Donc globalement, tous les pays sont un peu en état d'alerte. D'ailleurs, même vous, en temps normal, évidemment, il faut être vigilant. Mais il faut l'être encore plus dans la période actuelle, ne pas croire forcément tout ce que vous voyez passer, tous les mails aussi que vous pouvez recevoir.

Certains notamment appellent à soutenir le président ukrainien alors qu'en réalité derrière, c'est parfois, eh bien, des virus dans les formulaires ou dans les fichiers qui sont associés aux mails. Bref, il faut toujours faire très attention à ce que vous recevez. Mais dans tous les cas, c'est donc un sujet qui est important, qui me semblait essentiel à évoquer aujourd'hui. Et dans la question d'une guerre en ligne, on parlera aussi dans les prochains jours de la question de l'information en ligne. Elle a l'air tout simplement d'une guerre. Il y a beaucoup de choses à aller analyser aussi de ce point de vue-là, sans parler d'ailleurs de l'impact des réseaux sociaux.

Donc on reparlera de tout ça dans les prochains jours. Alors on continue maintenant avec un point sur la situation en Ukraine et on commence par cette première information. Emmanuel Macron a estimé ce jeudi que le pire était à venir en Ukraine. Ça fait suite à son échange téléphonique avec le président russe Vladimir Poutine. En gros, pendant cet échange qui a duré environ 1h30 ce jeudi, Vladimir Poutine a exprimé son désaccord avec le discours d'Emmanuel Macron consacré à l'Ukraine qu'il a tenu hier. Et il a indiqué qu'il continuerait sans compromis son offensive contre ce qu'il appelle les nationalistes en Ukraine.

D'ailleurs, selon l'Elysée, le but de Vladimir Poutine est de prendre le contrôle de toute l'Ukraine. C'est donc forcément des déclarations qui laissent présager des jours très durs pour les habitants ukrainiens. On continuera évidemment de vous informer là-dessus dans les prochains jours. Deuxième information, justement, les bombardements se sont intensifiés cette nuit dans plusieurs villes d'Ukraine, notamment à Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine, à Odessa, dans le sud du pays, mais aussi dans la capitale Kiev. Par ailleurs, au moins 28 personnes ont été tuées à Tcherniv, dans le nord du pays, avec notamment deux écoles qui ont été touchées par des bombes.

Les perspectives d'un cessez-le-feu semblent donc assez compromises. En tout cas, une deuxième session de négociations et de discussions entre une délégation russe et une délégation ukrainienne a eu lieu cet après-midi à la frontière entre la Biélorussie et l'Ukraine. Je vous tiens évidemment au courant dans les prochaines heures s'il y a du nouveau. Alors, à l'issue de ces discussions, pas de changement majeur. L'Ukraine n'est pas satisfaite du tout, mais les deux camps se sont tout de même mis d'accord sur la mise en place d'un couloir humanitaire.

En gros, ça va être des routes que les habitants vont pouvoir, en théorie, emprunter pour fuir sans risquer d'être pris pour cible par les Russes. On verra donc si jamais c'est respecté, mais on aura plus d'informations là-dessus dans les prochaines heures. Troisième actualité, les 27 pays membres de l'Union européenne se sont mis d'accord pour accorder une protection temporaire dans l'Union européenne aux réfugiés ukrainiens qui fuient actuellement la guerre. Concrètement, cette protection temporaire, elle donne des droits équivalents dans tous les États membres de l'Union européenne.

Les réfugiés peuvent ainsi travailler, avoir une protection sociale, mais aussi une aide pour trouver un logement au sein de l'Union européenne. Alors, l'Union européenne n'a pas précisé si la mesure s'appliquerait aussi aux réfugiés qui fuient l'Ukraine mais qui n'ont pas la nationalité ukrainienne. C'est une question qui divise puisque la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie ou encore l'Autriche y sont par exemple opposés. Quatrième information, les athlètes de la Russie et de la Biélorussie seront finalement exclus des Jeux paralympiques divers de Pékin qui doivent s'ouvrir ce vendredi. C'est ce qu'a annoncé le comité international paralympique ce jeudi matin.

L'isolement des athlètes russes et de la Russie dans les grandes compétitions sportives se poursuit donc ces derniers jours. On avait l'occasion notamment de parler de la Coupe du Monde de football où la Russie ne sera pas présente. Eh bien, ça se poursuit donc aujourd'hui avec cette décision. Et au passage, je termine ces actualités du jour avec une information cette fois-ci de retour en France. Philippe Poutou, le candidat d'extrême-gauche du nouveau parti anticapitaliste affirme avoir collecté les 500 parrainages nécessaires pour être candidat à la présidentielle. Il l'a annoncé dans une vidéo directement sur Twitter.

Alors en l'occurrence, sur le décompte publié aujourd'hui par le Conseil constitutionnel, il en a un peu moins mais lui, il affirme que c'est bon et que les derniers parrainages d'élus vont arriver dans les prochaines heures. Ils vont arriver à temps. Selon lui, il a fait le décompte et il est OK. On aura donc la confirmation définitive a priori lundi midi avec la présentation officielle de tous les candidats qui ont réussi à récolter ces 500 parrainages d'élus. En tout cas, je me voulais découvrir Philippe Poutou. C'est l'un des candidats qu'on a interviewés sur notre chaîne principale.

Le lien est en description et d'ailleurs, ce soir, on publie une autre interview d'un candidat à la présidentielle. C'est en l'occurrence le candidat écologiste Yannick Jadot. Alors, pas de débat aujourd'hui. Du coup, ce sera tout pour ce nouveau résumé d'actualité en moins de 10 minutes. J'espère que les informations sont claires. N'hésitez pas si vous avez des questions ou autres. Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et on se dit à demain pour une nouvelle vidéo. Sous-titrage ST' 501