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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 26 novembre 2025 20 minContradictoireMixteBudget & impôtsÉconomie & entreprisesEurope & international

A.Pannier-Runacher (EPR) : sur le budget «on a vu des alliances contre-nature entre LFI et RN»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comment est-ce que vous le vivez en tant que député ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'à terme vous seriez pas favorable à utiliser le 493 ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quelle différence faites-vous entre des ordonnances et un 493 ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que votre parti politique ne devrait pas réviser son européisme militant en matière d'électricité ?

  • 12:00RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'il y a pas eu 50 perdu au cours du premier quinquena d'Emmanuel Macron sur ce sujet-là ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Agnès Panier-RunacherChiffre
    « des alliances contre nature entre la France insoumise et le Rassemblement national qui ont conduit à matraquer les Français à hauteur de 35 milliards d'euros de taxes supplémentaires. »
  • 4:00Agnès Panier-RunacherFait
    « on est resté 3 mois sous loi spéciale. C'est un enfer. »
  • 8:00Agnès Panier-RunacherChiffre
    « le prix de fourniture de l'électricité, il est plutôt en dessous de 60 €. »
  • 13:00Agnès Panier-RunacherChiffre
    « 1000 € d'économie chaque année en carburant. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Europin soir 19h 21h Pierre de Villau presque 19h20 autour de la table jusqu'à 20h Adrien Matou bonsoir directeur adjoint de la rédaction de Marianne bonsoir Louiselter bonsoir Pierre journaliste politique au Figaro et bonsoir à vous Agnè panier une bonsoir Pierre de Ville merci d'être avec nous vous êtes député EP du pas de Calé ancienne ministre de la transition énergétique de la biodiffersité de la forêt de la mer de la pêche. Vous avez été ministre de l'énergie de l'énergie. Il en est question dans une tribune ce matin que vous cosignez euh dans le Figaro sortir de c'est c'est le Figaro.

Les échos c'est les échos, je voyais la pagination, c'était pas trop le Figaro. Énergie sortir de l'idéologie pour se concentrer sur la facture. On en parler dans un instant mais je voudis juste qu'on revienne 2 secondes sur ce qu'a dit Mael Assé à propos du budget.

L'Assemblée nationale aura le dernier mot, c'est vrai, sur un budget qui est tricoté, détricoté, tricoté, détricoté. Comment est-ce que vous le vivez ? non plus en tant que ministre mais en tant que député.

C'est le charme du travail parlementaire, c'est-à-dire que et oui, parce que comme le dit le le Premier ministre, au fond, c'est un budget à cœur ouvert. C'est-à-dire que comme il y a pas la facilité du 493, chaque groupe politique doit prendre ses responsabilités et faire se battre pour les amendements qui comptent vraiment pour eux. Bah ce qu'on a vu dans la première phase d'examen du budget devant l'Assemblée nationale, ce sont des des alliances contre nature entre la France insoumise et le Rassemblement national qui ont conduit à matraquer les Français à hauteur de 35 milliards d'euros de taxes supplémentaires.

Alors, on sait tous que ça n'adviendra pas. simplement ça témoigne d'abord du double discours du Rassemblement national puisque c'est eux-mêmes qui disent que surtout pas d'augmentation d'impôts pour les ménages, pour les entreprises et qui votent ces augmentations d'impôts. Ça c'est notamment sur les multinationales, sur les G femmes, sur les Oui, sur les multinationales, mais dont on dit pas qu'elles sont françaises.

C'est quand même le problème. C'est-à-dire qu'en fait, ce sont des multinationales françaises avec pas toutes mais celles qui sont particulièrement frappées sont les multinationales françaises. Donc pour ceux qui avaient des doutes sur le programme économique du rassemblement des récupérer le texte, vous aurez le dernier mot, mais est-ce que vous pourrez avoir le dernier mot ou est-ce qu'à la fin de la fin de la fin de la fin de la fin où il va falloir quand même prendre une décision parce qu'il faut un budget au 3112 au 31 décembre pardon euh on a plus de 493 premier ministre s'est engagé devant la responsabilité dans la représentation nationale cétait aussi demande des françaises et des français he ici même ancien ministre disait que finalement 493, il pourrait quand même le faire même s'il s'est engagé.

On parle beaucoup des ordonnances. Comment est-ce que vous voyez les choses à Espager ? Bah, d'abord la première chose, c'est de jouer le budget.

C'est-à-dire que mon groupe politique, moi-même en tant que député, on va se battre jusqu'au bout pour avoir un vrai budget, c'est-à-dire pas un budget dénaturé comme celui qui nous a été présenté au bout de euh une centaine d'heures de discussions politiques euh la semaine dernière, mais on se battra pour avoir un budget parce que c'est ce qu'attendent les Français sur le terrain. Moi, je vous l'avais dit, je suis député de la Rageois. Les gens quand je viens à leur rencontre, les Françaises et les Français, les entreprises, ils ont besoin de visibilité, ils ont besoin d'avancer, ils veulent savoir combien de taxes, ils veulent savoir quels sont les dispositifs de soutien qui les accompagnent.

Les collectivités locales veulent leur budget, il faut un budget. Louis Zelta, mais est-ce qu'à terme vous seriez pas favorable à utiliser quand même le 493 pour euh quelque part un budget de compromis et pour s'assurer qu'il passe et qu'il y ait pas qu'un seul député qu'elle qui le vote comme on l'a vu le weekend dernier en première lecture, utiliser quand même le 4, on commence même à l'entendre dans les rangs socialistes par la voix d'un François Hollande par exemple. Est-ce que finalement ce cet outil dont Sébastien le Cornu s'est privé verbalement parce qu'il n'écrit nulle part ?

Il n'a signé nulle part un papier disant qu'il ne l'utiliserait pas. C'était un engagement vis-à-vis du PS. Est-ce que compris peut-être d'ailleurs avec l'accord de certains députés socialistes, il faut pas tout de même l'utiliser.

C'est une possibilité qui est donnée par la Constitution. Maintenant, on a posé les règles du jeu. Euh Sébastien Lincornu a entendu à la fois euh euh une expression très forte de la part des Françaises et des Français, une expression très forte de la part des différents groupes politiques.

La démocratie, c'est justement de vous empêcher d'utiliser le 493. Très bien, on joue avec ces règles du jeu. Si à la fin effectivement les oppositions finissent par revenir à la table en disant "Non mais on a bien réfléchi, il vaut mieux utiliser le 49".

Donc il faut que les socialistes se le demandent. Je moi je je encore une fois, moi je vous dis mon groupe politique fera le travail jusqu'au bout en sincérité et de la manière la plus responsable possible comme nous l'avons fait en première lecture, comme nous l'avons fait pour sauver le crédit impôt recherche, comme nous l'avons fait pour protéger les auto-entrepreneurs, comme nous l'avons fait pour soutenir le pouvoir d'achat des ménages. Donc on va continuer.

Des fois on se fait battre, des fois on gagne. Et ça c'est l'expression de la démocratie. Et cette démocratie, elle représente le vote des Françaises et des Français, hein.

Donc c'est pas une assemblée illégitime qui vote. C'est un travail ardu parce qu'effectivement il y a trois blocs relativement équilibrés et qu'on a le Rassemblement national qui vote souvent avec de François Hollande qui ne ferme pas la porte au 493. On l'écoute.

Si on devait solliciter cette procure, c'est parce que toutes les autres n'auraient pas fonctionné. Il faut jamais se priver d'une disposition constitutionnelle. Enfin, sauf que là, on avait annoncé qu'on l'utiliserait pas.

Mais il est préférable de ne pas l'utiliser. C'est préférable. Et encore aujourd'hui, le Sénat n'a pas terminé son travail.

La commission mixte paritaire ne s'est pas encore réunie. Il n'y a pas encore eu de deuxième lecture. Alors, je sais que c'est très compliqué pour les Français mais enfin bon, le 15 ou 20 décembre, il y aura une décision à prendre.

C'est ça en devient drôle mais en même temps, c'est pas drôle. Agnies pas une chrôle parce que que vaut la que vaut l'engagement d'un premier ministre devant la représentation nationale ? C'estàd que à un moment donné, on peut gloser sur est-ce que finalement cette forme de démocratie représentative vaut quelque chose ?

Pardon ? Non mais précisément en l'occurrence Sébastien Lecornu il est très clair à ce stade. Il a dit moi vous me demandez de ne pas utiliser le 493.

On fait donc un budget où chacun prendra ses responsabilités tous les groupes politiques écouter la ensemble pour la République Renaissance on prend nos responsabilités. Après effectivement ça permet de mettre à bas un certain nombre de masques. Ce sont des gens qui votent des amendements dans l'hémicycle et qui vont tenir des discours totalement contraires sur le terrain.

Et quelle différence faites-vous entre des ordonnances et un 493 ? Alors euh je ne crois pas non plus que le gouvernement ait l'intention de faire des ordonnances. La voix qui a été mentionnée par la ministre des comptes publics, Améline Montchalin, c'est ce qu'on appelle la loi spéciale.

C'est-à-dire que on reprend le budget de l'année dernière, on le découpe en 12 mois et on le reconduit. Le temps de continuer la discussion budgétaire comme on l'a fait l'année dernière et je rappelle que l'année dernière on y était arrivé. Alors moi je vais être très clair.

Et là il va manquer de pour avoir pour avoir travaillé comme ministre l'année dernière. Vous savez que j'ai choisi de quitter le gouvernement mais l'année dernière j'étais ministre dans un budget on est resté 3 mois sous loi spéciale. C'est un enfer.

C'est-à-dire que vous avez la moitié de vos dispositifs qui n'existent pas. Vous avez des coûts parties sur lequels vous auriez voulu faire des économies. Vous ne pouvez pas faire les économies.

Donc ce n'est pas bon pour le pays et il est très clair qu'on ne sait pas faire une année complète avec une loi spéciale. Je vais enlever ce fantasme parce que je l'ai entendu ici et là. En tout cas pour notre groupe politique, on veut un budget le plus vite possible. 19h27, Agnè Panier Runaché et l'invité d'Europe un soir.

Dans un instant, on parle de votre tribune énergie de points. Sortir de l'idéologie pour se concentrer sur la facture. Facture de nous tous, tous les Français.

À tout de suite sur Europain Europin soir 19h 21h Pierre de Villen jusqu'à 20h toujours avec Adrien Matou de Marianne Louisalter du Figuero avec Agnès Panier député EPR du Pas de Calé ancienne ministre de la transition énergétique vous signez cette tribune dans les échos tribune collective sortir de l'idéologie pour se concentrer sur la facture parce que vous arrivez à dans un texte à dire que au bout du bout du bout des différentes idéologies de du changement de pensée du logiciel que peuvent avoir certains, bah finalement ça joue sur la facture des Français. Exactement. C'est-à-dire que on s'est tellement focalisé sur le débat faut-il du nucléaire ou faut-il des renouvelables qu'on en a perdu l'objectif final.

L'objectif compris sous le quinquena de monsieur Macron. Alors non parce que pour le coup je suis bien placé pour l'avoir fait parce que j'ai fait une loi sur les renouvelables, fait une loi sur le nucléaire et travailler à baisser la facture d'électricité des Français dans un moment de crise. Mais lui-même n'était pas lui-même le président Macron n'était pas totalement soit pronucléaire.

Un jour il a été, un jour il a pas été, un jour il a il a changé quand même d'avis là-dessus. Alors moi je je partage pas ce point de vue. Je suis rentré au gouvernement en 2018 et je peux vous dire je suis une nucléaire absolue depuis des années et je n'ai jamais eu de difficultés dans la politique prononucléaire que j'ai porté de relance de la filière nucléaire de négociation au niveau européen où je suis allé arracher contre les Allemands et contre une partie de la Commission européenne la reconnaissance du nucléaire comme étant une énergie que on doit utiliser pour lutter contre le dérèglement climatique.

Mais en même temps, les chiffres sont étus, les faits sont étus. C'est-à-dire que notre sujet, c'est les fossiles. Notre sujet, c'est du pétrole qu'on importe depuis le Moyen-Orient, depuis le Qatar.

Notre sujet, c'est du gaz qu'on importe depuis l'Algérie et et la Russie. Notre sujet, c'est que chaque année ça nous coûte chaque année, ça nous coûte des dizaines de milliards d'euros. Sauf que à la différence de beaucoup de pays du monde, on est très fort en production énergétique.

On est parmi les meilleurs en nucléaire. On est loin d'être mauvais en géothermie, en éolien marin. On est loin d'être mauvais aussi d'ailleurs en photovoltaïque et en éolien terrestre.

Même si on appuis même si on apporte des composants, quand on apporte des composants, ils sont installés pour 30 ans. Vous payez la première année, vous êtes tranquille pendant 30 ans. Tout le reste, c'est les Français qui le font.

Euh alors que je voulais dire que là-dessus sur le photovoltaïque, on se bouche le nez euh de façon un peu idiote. Bah ce que je dis c'est qu'en fait la souveraineté qui devrait être notre obsession n'est pas euh considérée correctement. Acheter chaque année des millions de tonnes de gaz de pétrole de pays qui ne sont pas du tout nos alliés, pas du tout nos alliés, de pays qui maîtrisent le coût de ses énergies, le pétrole.

Il suffit que l'OPEB demain matin décide de restreindre le marché et bim, vous payez 10 15 20 % de plus sur votre facture de carburant. Bah, ça dépend des pays. Ils sont certains sont des vous dites sont pas nos alliés mais ils sont pas nos ennemis non plus.

Ça enfin on va pas faire la liste mais parler de l'Algérie, je suis d'accord avec vous. Mais bon, après il y a quand même d'autres pays. Non, mais les pays du golf vous les pays du golf ce sont des des pays où ça dépend, ça va, ça vient, il y a des tensions géopolitiques.

Tout à fait. Mais on peut avoir des tensions géopolitiques à certains moments. Et ce qui est important au fond, c'est d'être maître de notre destin et c'est surtout de faire baisser la facture.

Et faire baisser la facture, c'est en fait construire un système énergétique qui soit optimisé. Et pour l'optimiser, les experts sont assez clairs, il faut et du renouvelable et du nucléaire. Il faut surtout des bons projets renouvelables et des bons projets nucléaires.

C'est-à-dire qu'il faut se focaliser sur la meilleure ingénierie, le meilleur endroit pour faire des projets renouvelables. Je vous donne un exemple. Le Royaume-Uni sort de l'éolien terrestre trois fois moins cher que nous.

Oui. Après, on a une acceptation de l'éolien en France qui est celle que vous connaissez précisément. C'est-à-dire que nous sommes le seul pays à considérer qu'une éolienne terrestre est une installation classée comme si c'était une usine chimique très dangereuse.

Et du coup pour les porteurs de projet et bien ça ralentit le fait de faire ils doivent faire des tonnes de démonstration interroger des bureaux d'études ça augmente les coûts et à la fin qui c'est qui paye c'est vous c'est moi, c'est le consommateur. pas rentrer sur le débat sur l'éolien parce que sinon on en a vraiment pour et puis alors surtout vous me faites la comparaison avec l'Angleterre la gastronomie non plus anglaise est pas forcément extraordinaire des chou avec des carottes Pierre de Villau vous vous m'accorderez qu'un électron français et un électron anglais sont pas très différents. Après une éolienne, c'est une éolienne et puis peut-être que les anglais sont moi regardant sur des éoliennes en plein milieu de de leur pays de cause de tout vous inter que le 100 % nucléaire ça n'existe pas et notre enjeu c'est effectivement de faire le mieux avec nos forces et nos forces sont très importantes.

Alors moi j'ai une question pour vous en tant qu'ancien ministre de l'énergie mais également en tant que membre de Renaissance qui est un parti politique qui a fait de la défense de la construction européenne son ADN. Or, vous parlez de baisser la facture électrique en arrêtant l'idéologie. S'il y a bien un domaine dans lequel on a fait de l'idéologie au niveau européen, c'est quand même la facture électrique.

On a on a fait rentrer la France dans un système alors qu'on avait un monopole public national qui marchait très bien, qui garantissait une électricité bon marché aux français. On a tout découpé en tranche, on a instauré la concurrence, on a forcé EDF à vendre de l'énergie à d'autres fournisseurs et résultat, on est quand même nous français alors qu'on produit, vous le disiez, de l'énergie abondante, décarboné, bon marché, on est obligé de la payer plus cher que ce qu'on devrait. Est-ce que votre parti politique ne devrait pas pour le coup réviser un peu son européisme militant en matière d'électricité ?

Alors, deux choses sur Espagnché sur Europe. D'abord, c'est pas tout à fait exact parce qu'aujourd'hui le prix de fourniture de l'électricité, il est plutôt en dessous de 60 €. C'est-à-dire le prix qu'on aurait si on avait toujours ce pseudo avantage du nucléire.

Cit pas le cas en plein cœur de la crise pas et c'était pas le cas en plein cœur de la crise et vous avez raison de le mentionner parce que justement en plein cœur de la crise, on a dû importer massivement de l'électricité d'autres pays et si on ne l'avait pas fait si on était resté sur notre force française notre atout français on aurait été en rupture de fourniture d'électricité. Donc vous voyez bien que vous touchez deux sujets que nous apporte vous touchez deux sujets que nous apporte l'Europe. Le premier c'est qu'en fait aujourd'hui c'est plutôt plus compétitif et le deuxième c'est que c'est une sécurité d'approvisionnement.

Maintenant on n'est pas resté les deux pieds dans le même sabot. Je l'ai indiqué tout à l'heure précisément. Moi je considère qu'on est plus fort à 450 millions de citoyens européens que à 68 millions de citoyens français.

Mais je suis la ministre qui est qui s'est battu contre la Commission européenne, contre les Allemands. C'est-à-dire que nous français, il nous appartient aussi de faire entendre notre agenda, de justement revenir sur cette idéologie. Vous savez comme moi que la loi climat qui vient d'être approuvée il y a quelques semaines, mais dans le dans le marbre, la reconnaissance de la neutralité technologique, c'est-à-dire du fait que le nucléaire est une énergie pleinement reconnue au niveau européen, objectivement avant Macron, ça n'existait pas.

C'était même inenvisageable. Donc l'Europe, c'est aussi celle qu'on fait, c'est celle pour lequelle on se bat et c'est celle qu'on modifie. Moi, je n'ai pas une admiration échevelée pour la commission.

Je suis là pour travailler avec la commission et pour faire en sorte qu'elle bouge sur ses lignes et que avec les 26 autres pays États membres, on fasse le meilleur pour la France et pour l'Europe. Le Zalter, on cherche encore les admirateurs de la la Commission européenne, on sera d'accord. Moi, je voulais revenir sur ce que disait Pierre sur les revirements de d'Emmanuel Macron. quand même en 2017, il y avait un objectif de rapaisser la part du nucléaire à 50 % de la production énergétique.

Je rappelle que Nicolas Hulo était au gouvernement, pas pour pas pour longtemps, mais il y était quand même. Il était question de fermer 12 réacteurs nucléaires et la fermeture de Fonheim a été avalisée avant le fameux revirement de 2022 où cette fois il est question de produire six nouveaux réacteurs EPR2. Bon, malheureusement, on les verra pas avant avant l'horizon 2040 parce que ça prend du temps.

Mais quand même, est-ce qu'il y a pas eu 50 perdu au cours du premier quinquena d'Emmanuel Macron sur ce sujet-là ? Le premier discours sur la relance de nucléaire, il date de 2018. La signature du contrat stratégique de filière du nucléaire, c'est 2019.

En 2020, dans le plan de relance, il y a cinq secteurs stratégiques qui sont choisis pour la réindustrialisation. Le nucléaire figure parmi ces cinq secteurs. En 2021, vous avez une relance dans le plan France 2030 de toute notre innovation en matière de nucléaire avec des financements très soutenus notamment sur la question de la fermeture du cycle.

Donc vous voyez là aussi 2018 euh ça coïncide assez bien avec la démission de de Nicolas Ulot et effectivement et mon entrée au gouvernement mais je n'étais pas la seule à rentrer à ce moment-là et effectivement à partir de 2018 les choses ont été particulièrement claires. Il y a une chose dont on a pas parlé et il nous reste peu de temps, il nous reste moins d'une minute mais c'est l'usage. C'estàd que vous dites l'idéologie, la facture tout ça c'est en c'est l'électrification des usages.

Tout à fait. l'électrification des usages et et aujourd'hui il y a encore beaucoup de gens qui sont pas prêts. Alors certes, on était je crois on a commencé à 1 puis à 2 % de véhicules électriques.

Bon, je crois qu'on est plus ou moins à 20 ou à Exactement. C'estàd que en quelques années en quelques années, on a multiplié par 10. Mais aujourd'hui, quand vous interrogez les concessionnaires, on arrive quand même à un plafond et les gens sont pas tous réfractaires à la voiture électrique.

Et d'ailleurs Renault avec la R5 fait un tabac avec ce modèle là et c'est vrai que il y a une madeleine de Prou donc ça marche plutôt bien. En tout cas en France et je crois qu'en Angleterre aussi ça marche plutôt bien. Mais mais il y a encore beaucoup de gens qui arrivent dans les concessions et qui sont par des moins du terme un peu familieux mais ils sont paumés. il c'est limite à l'époque quand on achetait une voiture vous et moi puisqu'on est je crois tous les deux de plus ou moins la même année bah on disait bah tiens je la voudrais blanche avec le toit ouvrant et puis l'autoradio.

Aujourd'hui on dit on arrive chez le concessionnaire les gens même de de notre de notre génération disent "Mais monsieur le concessionnaire qu'est-ce que j'achète comme voiture ? Qu'est-ce que j'ai le droit ? Est-ce que j'ai le droit à cette voiture là ?

C'est on arrive quand même à un truc assez invraisemblable sur l'usage c'est encore il y a encore un frein. Vous vous en conviendrez ? Oui, tout à fait.

Et c'est normal, c'est une transformation qui qui est très fondamentale. Et euh alors d'abord, il y a pas beaucoup de marchés qui multiplient par 10 sa capacité de de vente en en 7 ans. Donc euh il faut saluer aussi cette progression.

Euh ceci dit, moi je je ne pense pas que il y a aussi des euh des bonus, il y a des habitudes 7000, il y a des habitudes de vie, on a tous le réflexe de la voiture thermique, le bruit que ça fait et cetera. Les jeunes générations n'ont pas ce problème. Les jeunes générations, elles démarrent avec de l'électrique et elles seront à l'électrique toute leur vie.

Donc assez mécaniquement, l'électrique va remplacer le nucléaire. Et pour les jeunes générations à New York ont voté Mamdani aussi, hein. Donc oui, mais regardez une chose très très simple.

Une voiture électrique en carburant, bah ça vous fait quasiment 10000 1000 € pardon d'économie chaque année. 1000 € d'économie. 1000 € d'économie chaque année en carburant. quand vous faites 10000 km euh ce qui est euh grosso modo le le voyageur moyen.

Puis il y a d'autres usages de l'électricité. Il y a l'intelligence artificielle qui est un comment un consommateur euh très important et qui est aussi lié à notre productivité, aussi lié euh à notre croissance, aussi lié à notre compétitivité. Il y a euh la question des pompes à chaleur pour remplacer le gaz.

Là aussi permet de faire des économies. Donc l'électrification, c'est une transformation, c'est un changement d'habitude, mais c'est aussi euh un marché qui est en train de s'ouvrir progressivement et je pense qu'à un moment, on va observer une accélération et on aura du mal à suivre cette accélération. Vous la recommandez à Agnies Panière une après cette acceptabilité entre les mains des Français.

Oui, mais c'est pour ça que je vous dis que quand on multiplie par 10 un marché, c'est quand même un signal assez fort de l'implantation de nouveaux usages dans la population français. Bien vendu comme on dit. Merci beaucoup madame la députée Agè Paner.