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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 11 décembre 2025 21 min

Après la Sécu, le défi du budget de l’État

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Après l'adoption du budget de la sécurité sociale à l'Assemblée, ce budget baptisé PLFSS revient au Sénat ce vendredi en séance. Mais alors qu'il pouvait réécrire le texte, les sénateurs à majorité de droite et du centre vont le rejeter d'emblé permettant sa validation définitive mardi prochain à l'Assemblée. Le Sénat a montré beaucoup de sagesse parce que si on avait réouvert le dossier, bien sûr, on aurait pu reprendre un certain nombre de mesures qui nous sont chères, mais je crois qu'on aurait pas tenu les délais et de ce fait ont tué le PLFSS.

Reste maintenant un autre gros morceau, le projet de loi de finance pour 2026. Et le gouvernement espère encore arracher un compromis cette fois-ci avec l'ensemble du Parlement. L'objectif de doter la France d'un budget d'ici au 31 décembre, c'est possible, c'est ce que nous souhaitons.

Mais la balle est aujourd'hui dans le camp du Parlement et significativement de la droite sénatétatoriale qui occupe, comme vous le savez, une grande place dans la commission mixte paritaire. Le Sénat doit voter ce lundi 15 décembre sur ce budget avant que sept députés et sep sénateurs se retrouvent en commission mixte paritaire jeudi 19 décembre pour tenter de se mettre d'accord. S'ils y parviennent, le Sénat et l'Assemblée devront valider ce compromis en séance le 23 décembre et le gouvernement prévient que malgré les appels du pied, il n'utilisera pas le 493.

Le 493 n'a pas été utilisé pour le PLFSS. il ne sera pas utilisé euh sur le PLF dans la démarche que je viens de vous donner. Il faut donner toutes ces chances à cette commission exporitaire.

Il faut faire confiance au sénateur dans la capacité à construire des compromis. Si la CMP échoue ou en cadre G au Sénat ou à l'Assemblée, il sera impossible de tenir les délais. Restera l'option de la loi spéciale utilisée l'an dernier et qui permet de reconduire le budget voté l'année précédente, mais qui ne peut être qu'une solution provisoire.

Voyons la recherche du compromis au début de l'année prochaine à monsieur ministre et on va en parler avec vous. Bonjour Michel Darmond, merci d'être là et bonjour Rogerbond. Merci également d'être avec nous.

On va revenir sur ce qui s'est passé. Alors d'abord peut-être un mot sur sur l'adoption de ce budget de la sécurité sociale Michael et cette victoire de Sébastien Lecornu, la victoire de sa méthode aussi. Est-ce que ça peut être reproduit sur la question du budget de l'État ?

Ah, ça sera différent parce que le là on est vraiment sur le budget de l'État, on est vraiment euh dans le euh dans le critère d'appartenance à à l'opposition ou à la majorité sur le budget de l'État. Euh c'est le résultat vraiment de de toutes entre les additions, les soustractions, les politiques choisies, les politiques publiques. Là vraiment c'est l'appartenance à à la majorité ou à l'opposition.

Et là, ça sera évidemment différent. la sécurité sociale, ça peut permettre de créer un territoire de euh de de de de consensus. Euh oui, cette méthode elle a elle a effectivement elle a on a beaucoup éprouvé hein ces dernières semaines ici sur ce plateau avec vous euh et qu'on a dont on a douté jusqu'au dernier moment.

On a pensé qu'il fait même lui-même d'ailleurs a pensé que ça pouvait tomber d'un côté ou de l'autre à quelques fois après hein. Elle a elle a je pense qu'elle a été nécessaire pour pouvoir arriver à un accord et peut-être restera-t-elle comme le tout début peut-être d'une mutation de la culture politique française mais qui trouvera une expression bien au-delà de de la période d'aujourd'hui mais elle a prouvé qu'il était possible de pouvoir faire parler entre des gens qui n'ont en réalité pas grand-chose en commun. Voilà, il faudra ensuite tirer les leçons de cela.

Le budget, ce sera autre chose. Ouais, il peut pas forcément faire coup double. Ça va être compliqué de faire coup d'oubanger.

Bah oui, d'autant que il reste quand même un certain nombre d'inconnus sur le budget. Et là où les les socialistes, enfin la bienveillance des socialistes sur le le PLFS, sur le projet de financement de la sécurité sociale n'est pas complètement acquis, voire pas du tout. Considérant que euh ils n'ont pas à ce stade d'obtenu de taxe duman ou d'équivalent.

Enfin, il y a euh sur le PLFS, ils ont eu la suspension des retraites de la réforme des retraites et et ça pour le coup, ils peuvent le revendiquer. Euh de même d'ailleurs que la droite a pu revendiquer quand même un certain nombre de suppression, de hausse d'impôt et cetera. Donc tout le monde en avait un petit peu dans sa dans son dans dans sa besace. là euh j'ai presque envie de dire tout est à faire quoi.

Euh et donc effectivement Michel le disait, la question ça va être ça va être de savoir dans quelle mesure cette fameuse culture de de de compromis commence un tout petit peu à à avancer dans l'esprit de tout le monde et et où tout le monde accepte finalement de ne pas avoir tout ce qu'il demandait. Et d'autant qu'elle a laissé des traces à l'intérieur des parties, à l'intérieur des camps. Michael, est-ce que ça ça peut jouer pour la suite ?

Oui, ça va jouer pour la suite parce que parce qu'il va falloir ensuite euh que une fois de plus les partis se déterminent, envoient des messages clairs euh à leur euh à leur camp, à leurs électeurs futurs. Euh on a assisté effectivement là déjà un vote de rupture euh avec euh le quand même avec celui de la sécurité sociale puisqu'on a quand même vu effectivement on retiendra cette situation très baroque hein. Les socialistes sont venus à la rescousse du gouvernement. euh les euh euh à droite, on a euh on on a même voté euh qu' certains se sont abstenus sur une réforme qu'il voulait absolument et qui voilà et qui euh et qu'il voyait partir euh voilà sous sous leurs yeux tout ça pour pouvoir euh continuer à à à construire un budget.

Bon euh on est dans le on est encore dans l'expression de ce chaos politique qui a été qui a été décidé. Il va falloir maintenant trouver effectivement un chemin. Je sais pas comment ça va ça va se trouver.

Je pense qu'effectivement dans les partis vont maintenant euh revenir un peu à leur étiage et c'est peut-être là que le danger euh on a entendu Marine Le Pen immédiatement euh attaquer euh voilà Sébastien Lecnu en disant qu'il instrumentalisait le débat sur la défense et sur le budget de la défense de manière à pouvoir continuer à faire passer des compromis. On a entendu d'ailleurs même le premier ministre à la tribune continue à dire voilà pour p un peu brosser tout le monde dans le sens du poil et à dire il faut des compromis. Il a été très lyrique sur la défense, la souveraineté, l'attaque, voilà le l'intégrité du pays.

Bon bien sûr, il a son idée en tête, il veut tenter la même méthode. Il il va pas changer de méthode. Il va pas changer méthode qui gagne pour la première fois, mais les circonstances seront différentes.

Ouais. Et et et parmi les camps où ça laissé des traces, il y a la gauche notamment et la France insoumise qui continue de fustiger la décision du PS et des écologistes. On va écouter le président de la commission des finances de l'Assemblée, Ricrel.

Ce matin, ce qui m'a particulièrement irrité, c'est le vote des socialistes. Qu'il m'a déçu, c'est le vote d'une partie des écologistes. Mais j'allais dire eux, je leur fais quelque part un appel. euh ils ont le temps de changer de vote parce que la semaine prochaine, on revient le 16 décembre sur ce vote et si les votes d'abstention deviennent des votes contre, et bien on fait échec à un projet de finance.

Moi, j'avais dit que c'était le musée des orreurs sociales. Alors, il y a eu quelques ils ont le gouvernement était obligé de concéder des mesures par rapport à l'Assemblée. On a dit aujourd'hui que c'est le cabinet des horreurs sociales.

Voilà. il lance un appel parce que il faut quand même expliquer que là le budget de la sécurité sociale a été voté à l'Assemblée. Il revient au Sénat qui va le renvoyer ilico presto à l'Assemblée.

Il y a un autre vote mardi prochain. Est-ce que il y a des des parlementaires, des députés qui peuvent changer d'avis ? C'est ce que leur demande ce matin Eric Cocrel.

Ouais. Éric Ocrel a pas renoncé hein manifestement. Évidemment que le le coût est rude pour les les insoumis. les les c'est avec le RN l'autre perdant de cette de cette affaire et et ils ont cru sans doute jusqu'au bout jusqu'au bout qu'ils allaient au moins obtenir suffisamment d'abstention euh euh pour essayer de sauver le le la face.

Donc effectivement euh le le enfin la division à gauche, je ne sais entre la droite la division de la droite et la division de la gauche. Franchement, je ne sais pas quel est [rires] quel est le camp le plus abîmé ou le plus le plus secoué. Je sais pas s'il faut dire abîmé parce qu'encore une fois comme voilà cette recherche de de compromis, elle est plutôt vertueuse.

Mais en tout cas secouer la gauche et et la droite parce que chez LR c'est compliqué ce qui s'est passé. Ouis, on va en parler mais est-ce que là ça pourrait rajouter ce que demande Cocrel ? C'est-à-dire demander à des parlementaires de gauche de changer leur vote.

Ça ne ferait que rajouter de la confusion à la confusion parce que là on a l'impression que pour les Français le budget de la sécurité sociale c'est plié. Oui oui absolument. Je pense que les je pense pas qu'il y aura un changement dans le dans dans les votes effectivement pour pouvoir avancer.

Euh en revanche, là où effectivement tout le monde va se va se retrouver, c'est sont dans c'est sur le terrain électoral. Euh on on verra dans quelle mesure la consigne générale donnée au candidats et les filles de faire perdre les socialistes dans les villes. Et là dans dans les cas de figures qui se présenteront, on les connaît pas encore mais dans les cas de figures qui se présenteront au soir du premier tour des municipales, on va voir le comportement de LFI vis-à-vis donc des positions socialistes dans des villes importantes.

Et là, on comprendra quelle est la stratégie générale s'il y a une une décision de représaille à l'égard à l'égard des socialistes. Et un mot sur la droite, on va parler de Nicolas Sarkozy dans quelques instants, Beranger, mais est-ce que Bretaillot est aussi un grand perdant de cette séquence budgétaire ? clairement c'est c'est vraiment le le pardon le le match voquer Rotaillo le retour hein parce qu'effectivement les le les députés de Laurent Voquier euh bah enfin ont contribué à à sauver la pôle de et le renvoqué lui-même enfin plus que voilà c'est ça donc c'est quand même et au Sénat enfin tout le monde a bien compris et est un peu voilà je sais pas comment vous qualifiez ce geste mais enfin voyez c'est C'est c'est le le le il y a eu cette ce petit moment où Laurentù Bruno Raillot ministre a été élu avec un un score important à la tête de du parti.

C'est pas si loin c'est c'est c'est avantier et là tout est parti déjà tout tout vol en éclat quoi. C'est c'est le grand per et si on ajoute Sarkozy ça va pas ça va pas simplifier les choses. C'est le grand père lui et Édouard Philippe aussi ou que Rotaille ?

Non, Dorph Philippe aussi hein. Euh d'ailleurs Philippe a a finalement une position euh on va dire plus modérée au dernier moment parce qu'il a bien compris qu'il pouvait aussi euh perdre énormément. Euh oui, c'est je je pense que avec le recul, on peut on peut considérer euh et se rappeler de cet engouement rotaillot qui évoquait Beranger qui est déjà qui semble déjà évaporé hein euh comme la volonté quand même de de la droite euh de de de chercher de trouver quelqu'un qui puisse lui redonner la la possibilité de de revenir au pouvoir, de revenir au responsabilité, de reprendre cette ce rôle de parti de gouvernement qu'elle a tenu depuis tant d'années.

Euh effectivement, il a et et ça ferait ça fait le lien effectivement avec l'ancien président qu'on va évoquer bientôt. C'est ça ça montre aussi la puissance du traumatisme à droite sur le parcours de Nicolas Sarkozy. Tout le monde s'imagine que il n'y a que ce chemin qui qui permet ensuite d'accéder aux responsabilités, hein, c'est-à-dire le forger un projet de société à partir de l'intérieur, ce qui est quand même peu banal mais en tout cas une personne réussi à le faire mais parce que tout le monde n'est pas Nicolas SarkoZi en fait on est en train de s'apercevoir, je suis pas suspect de de lui faire des compliments, on verra dans quelques instants encore mais là vraiment peu de personnes peuvent se targuer d'avoir conçu une campagne en 2007 comme Nicolas Sarkozy l'a conçu et on va en parler de Nicolas Sarkozy sorti donc hier de son livre Journal d'un d'un prisonnier et on va le voir sur ces images le succès de la première séance de dédicace de l'ancien chef de l'État.

Voilà un bain de foule hein pour Nicolas Sarkozy. On pouvait s'attendre à un tel engouement B Roger ? Bah engouement, il faut il faut c'est c'est euh la fervore ne fait pas une élection vu toutes les dernières tentatives de Nicolas Sarkozy, notamment la primaire de la droite euh l'ont montré.

Euh cette ferveur-là c'est un c'est ce sont probablement les mêmes qui étaient devant son domicile quand il le jour où il est parti en prison. Bon euh c'est euh c'est c'est un voilà c'est un bloc qui est qui est très fervant. Ouais.

Euh maintenant euh enfin c'est combien combien de bataillons Nicolas Sarkozy aujourd'hui ? Et surtout euh ça ne alors c'est très bien fait en com. Je pense qu'ils ont très bien organisé ça, cette file d'attente interminable.

Ils ont distribué les livres dans la file d'attente de la librairie la Martine. Tout est tout est tout est parfait. Je c'est un moment de com magistral.

Euh mais ce livre, enfin si pardon, mais c'est un scandale, je veux dire, c'est un déni, c'est un une accumulation de contre vérité. Ah moi je moi je suis très choqué par ce euh par par ce livre parce que il réarrange un certain nombre de choses qui ont parfois été jugées. Il il s'fusque de cette incarcération.

Il a eu deux bracelets électroniques Nicolas Sarkozy. Donc après c'est c'est la prison. Enfin, il il y a il y a et on peut parler de de du fond de l'affaire libienne.

On peut parler euh il il enfin il insulte les victimes du décès 10 du thé en expliquant que elles n'ont jamais compris qui qui parlait avec Kaddafi. Mais c'est pas elles ont toujours dit l'inverse. Au contraire, elles ont toujours dit on comprend qu'il parle au au président Kaddafi, on comprend pas qu'il se laisse corrompre.

C'est pas du tout la même chose. Enfin, il y a un certain nombre de contrevérités comme ça qui sont très choquantes. Lesquel ?

Bah si on résume en 20 jours euh finalement euh il a il aurait lu deux biographies et écrit un livre. Donc on on on connaît son côté hyperactif et hypernésique mais là euh franchement on est très très étonné. Euh ça c'est la la première réflexion.

Ensuite, quand je vois ces images là qui sont très connues en terme de construction scénographique de communication pour avoir suivi depuis l'origine de sa conquête jusqu'à ensuite une grande partie de de de son exercice du pouvoir mais essentiellement pendant la campagne toutes ces ces imagesl sont construites depuis très très longtemps et c'est ce qu'il veut retrouver. En réalité, il est prisonnier de son succès. Il est prisonnier de de cette euh de cette on va dire de cette aura qu'il a aujourd'hui avec un un il a un socle de peut-être 300 400000 lecteurs euh 3 300 400000 fans, on va dire au sens très large.

Il il voudrait être président d'un club de pétan il viendrait tous sur lui et il serait élu au premier tour, pas de problème, avec ses mêmes ces mêmes fidèles. Mais voilà, c'est tout là où où effectivement il tente encore de montrer qu'il a une influence à droite, c'est avec les propos politique qu'il a tenu et qui font sont d'une autre nature et effectivement laisse entendre vers quoi la droite peut aller. On va en parler puisqu'il relance le débat sur l'Union des droites.

Les Républicains peuvent-ils gagner sur le Rassemblement national ? C'est la question relancée par les propos de Nicolas Sarkozi. On va voir ce qu'en pense son ancien conseiller Henry Guena et et le maire de Bier, Robert Bénard.

Paraît assez difficile euh de faire une union des droites avec le Rassemblement national parce que ça serait une absorption. Mais posons-nous la question, un seul candidat. Alors si euh c'est si on inclut dans cette union des droites le Rassemblement national, la prochaine élection étant l'élection présidentielle quoi.

Ah ben alors c'est c'est madame Le Pen ou monsieur Bardella qui sera le candidat unique parce que si on fait si vous faites des primaires, on voit bien ce qui va se passer. Donc est-ce que est-ce que monsieur Philippe va aller faire la campagne de madame Le Pen a priori ? Non.

Non. Bah oui. Est-ce que monsieur Rota allait faire la campagne de madame Le Pen après ce que j'ai compris non plus.

Bon donc ça n'a pas de sens. Je pense qu'aujourd'hui et je l'ai dit aux uns autres, s'ils discutent pas, ils vont perdre. Ils vont perdre candidat une est-ce que Jordan Bardella pourrait être le candidat de toute la droite pour Je crois pas je crois pas que ce soit possible je crois parce que je crois qu'aujourd'hui le le Rassemblement national il n'imagine pas de discuter avec qui que ce soit aujourd'hui.

Mais je pense que le reste de la droite pourrait avoir un candidat commun. De toute façon, s'ils font pas ça, ils existeront pas. Pourquoi il relance ce débat ?

Michal qui est quand même à l'opposé de ce qu'il disait il y a encore quelques années. Al d'abord il effectivement il a toujours été adepte de la rupture. Là il rond encore plus encore plus fortement avec la tradition chirakenne de du cordon sanitaire qu'on appelait à l'époque.

Après, personnellement, je pense que il est très vindicatif à l'égard de sa famille politique qu'il a licencié à la primaire de 2016. Il en veut beaucoup à la droite depuis. Après, il est allé donc soutenir Macron parce qu'il en voulait beaucoup à sa famille. politique et maintenant il en veut beaucoup à Emmanuel Macron.

Euh donc il considère qu'il considère qu'il a pas assez aidé, pas assez soutenu parce que c'est quand même là aussi que ça ça se ça se tient et à son stade et à son statut et au niveau euh euh où il en est et au stade de sa vie euh et avec tous les tous les ennuis qu'il a euh voilà autour de lui. Euh je pense que au fond il en est là, il envoie des messages euh que que décrit parfaitement bien la la l'écosystème politique. Tout le monde sait très bien qu'il se venge de sa famille politique et tout le monde sait très bien qu'il est maintenant très vindicatif à l'égard d'Emmanuel Macron.

Donc il balance et il dit bah de toute façon allez c'est maintenant à à à Marie Le Pen et ou à à ON ou à Jordan Bardella euh qui qu'il a aimé rencontrer parce que il aime aussi coacher les gens, il aime aussi en permanence se projeter sur des gens qu'il aurait construit, qu'il aurait irrigué. Alors, c'est soit Jordan Bardella, soit son fils. Euh, mais il veut continuer à être présent.

Il sait très bien qu'il est en train de se retirer de la scène. L'histoire est en train de le retirer de la scène politique, mais ils vont continuer, il veut continuer à être présent et il a les moyens de continuer à occuper la scène. On verra dans quelle mesure il réussit vraiment à l'influencer.

Euh, il sait pertinemment Nicolas Sarkozi que le le pire cauchemar, l'un des pires cauchemars de d'Emmanuel Macron, c'est une passionation de pouvoir avec Jordan Bardella en 2027. Euh et je je crie complètement quoi. Il y a quelque chose de de d'une vengeance mais qui est enfin quand on lit son livre euh il y a quand même un certain nombre qui emennent pour leur grade.

Il y a son camp, il y a Macron. Euh le passage sur la presse est assez étonnant. Il convient lui-même qu'il a euh parfois mélangé un peu les relations professionnelles, mais il dit et et l'amitié.

Puis après il dit mais finalement ensuite ils ont été tous contre moi donc aujourd'hui puis alors il commence à lister ça c'est une shame hein il liste les éditorialistes qui ont été sympathiques ceux qui ont été fait dans les c'est ridicule absolu je trouve c'est pas à son niveau. Euh c'est quelqu'un qui a quand même occupé les plots de fonction de la République. Alors ça est là.

Ouais. Et ça met et ça met euh ça met d'autres personnes en difficulté parce qu'on a beaucoup raconté ces derniers mois, ces dernières années comme il il recevait Gabriel Atal, il recevait Sébastien Lecornu, enfin son sont autant de gens euh qui sont allés euh euh recueillir son s une forme de soutien, d'adoubement et puis qui se retrouve là aujourd'hui euh ben parce que c'est c'est c'est très récent, je veux dire, il voyait encore euh je parle les deux de les deux que j'ai cité, il les a encore vu. il y a pas il y a pas si longtemps.

Donc donc ça met quand même tout le monde un peu un peu dans une Oui, pour beaucoup de la nouvelle génération, il est plutôt une curiosité politique plutôt qu'un un engagement ou qu'un plutôt que voilà, je beaucoup vont voir pour un républicain euh ou pour un pour un représentant de la droite républicaine ou du ou du socle commun, c'est pas une c'est pas une ça devient une fréquentation qui a qui qui est compliquée en fait. Elle était pour pour des raisons de justice, elle est maintenant pour des raisons politiques. Et on va terminer par l'histoire du jour, rien à voir.

C'est une une histoire de solidarité en cette période de Noël. Alors, on connaissait bah Fam Bigomis, le joueur de foot notamment à Saint-Étienne à Lyon à Marseille. C'est aussi un homme engagé avec un restaurant, le Canopi à Saint-Étienne.

Il s'associe à France Bénévola pour distribuer 500 repas aux personnes en précarité chaque lundi de décembre jusqu'à Noël. Quelques 130 repas sont préparés. Comme pour les clients du restaurant, c'est le chef Jérémy Bernard euh qui les prépare sur son temps libre.

Alors au menu, veloute d'épinards, œuf parfait, filet de lieu et fondant au chocolat et Baffomis explique l'importance de cette action pour lui. Ça me rappelle mon enfance à Saint-Étienne, les valeurs qu'on m'a inculqué, j'ai [musique] bénéficié d'aide. Donc c'est un juste retour des choses et c'est la 6e année qu'il organise cette belle action de solidarité.

Voilà Noël, Berger, esprit de Noël, exactement, un peu de Concorde, un peu de solidarité, un mot très rapide sur votre podcast. Épisode 2 qui est en ligne depuis 48 [musique] he justice politique l'impossible entente point d'interrogation et très bonne question merci à tous les deux merci Michel merci Berangère merci à tous de nous avoir suivi à demain [musique]

Après la Sécu, le défi du budget de l’État — Sébastien Lecornu · Pourquijevote