Amélia LAKRAFI - 24 juin 2026 - Commission des Affaires étrangères
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« Ce sujet m'accompagne depuis mon premier mandat, depuis 2017 à chacun de mes déplacements dans ma circonscription, large circonscription de 49 pays d'Afrique et du Moyen-Orient. »
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« Les veilleux fait consensus, plus de 11000 volontaires, près d'un sur de et recrutés à l'issue les pavillons France, les événements B2B, les boosters, 240 entreprises accompagnées en 2025 sont bien appropriées. »
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« La taxe pour frais de chambre est passée de 1,3 milliards en 2013 à 500 millions en 2025. »
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« 3 ans après le lancement, nous sommes à 152500 entreprises exportatrices. L'objectif de 200000 en 2030 est aujourd'hui totalement hors de portée. »
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« L'OMC a révisé ses prévisions de croissance commerciale mondiale à la baisse de 4,6 à 1,9. »
- 11:00Amélia LAKRAFIChiffre
« Près d'un emploi sur 4 dépend de l'export. »
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est faite. Allez-y madame Laakraffie. Merci chers collègues.
Merci beaucoup. Merci monsieur le président. Ce sujet m'accompagne depuis mon premier mandat, depuis 2017 à chacun de mes déplacements dans ma circonscription, large circonscription de 49 pays d'Afrique et du Moyen-Orient.
Je rencontre et j'ai l'habitude de rencontrer des communautés d'affaires au Liban, aux Émirats, au Congo en passant par l'Afrique du Sud ou encore au CER. Ce terrain est continu et combiné à de nombreuses auditions. Ce qui a mené avec ma collègue qu'on a mené avec ma collègue Pascal et tout ceci a nourri mon regard sur ce rapport.
Je veux d'abord saluer ceux qui marchent. Ma collègue l'a exprime évidemment parce que ça serait une erreur de tout jeter. Les veilleux fait consensus, plus de 11000 volontaires, près d'un sur de et recrutés à l'issue les pavillons France, les événements B2B, les boosters, 240 entreprises accompagnées en 2025 sont bien appropriées.
L'export commence en France, produisait des résultats, on a coupé le financement. C'est une erreur que ce rapport demande de corriger. Et je vais aussi saluer les équipes sur le terrain.
J'ai toujours constaté la qualité et l'implication des agents Business France et de nos services économiques. Le travail accompli notamment lors du sommet Africa Fort de Naerobi en mai dernier en est un exemple très concret. Ces femmes et ces hommes font leur travail dans des conditions budgétaires qui sont, je dois le dire, indignes [raclement de gorge] de l'ambition que la France affiche parce que les moyens ne suivent pas.
Business France est doté de 83 millions d'euros en 2026, soit près de 4 mois quatre fois moins que son homologue italienne ICE. Et pendant ce temps, plus de 60 % de son budget provient de prestation facturées aux entreprises. Ce n'est pas un service public à l'export, c'est un opérateur contraint de se financer lui-même au risque de concentrer ses efforts là où plutôt euh nous avons besoin à d'autres endroits qu'il soient beaucoup plus fort.
Les régions ont aussi réduit la voilure. La taxe pour frais de chambre est passée de 1,3 milliards en 2013 à 500 millions en 2025. Pays de la Loire, PACA ont supprimé leur budget. internationaux.
Résultat : 3 ans après le lancement, nous sommes à 152500 entreprises exportatrices. L'objectif de 200000 en 2030 est aujourd'hui totalement hors de portée. 3 ans, trois ministres et un portage politique structurellement affaibli par l'instabilité gouvernementale.
Ce n'est pas c'est un fait, ce n'est pas un procès que je leur fais. [grognement] Trois angles morts que ce rapport documente et je veux les nommer clairement. Premier angle mort, les doublons.
On a parfois créé des maisons Business France, des bureaux plutôt Business France, là où des des opérateurs privé, ce qu'on appelle les OSCI, étaient déjà présents et parfaitement implanté et j'en ai dans ma circonscription avec une connaissance de terrain qu'aucune administration ne peut reproduire du jour au lendemain. Dans un contexte de contrainte budgétaire, il faut trancher. Soit on assume le doublon, soit on s'appuie sur ce qui existe déjà sur place.
Les entrepreneurs que j'ai rencontré me disent unanimement préférer un interlocuteur qui est lui-même entrepreneur, installer de longues dates, axé sur les résultats, ce qui n'est pas un détail, c'est une question de confiance. Deuxème angle mort est celui qui me tient peut-être le plus à cœur, les Français de l'étranger. Nos CCI, nos clubs d'affaires, nos entrepreneurs implantés depuis 10, 15 ou 20 ans sur leur marché, eux constituent des relais d'une efficacité remarquable et ils n'attendent pas d'être et ils n'attendent que pardon d'être mobilisé.
J'en ai vu à Beou, à Dubaï, à Istanbul, à Rome lors des déplacements avec la PF. des gens qui ouvrent leur carnet d'adresse gratuitement, qui font des mises en relation et qui guident les PME françaises dans leur premier pas sur un marché qu'ils connaissent mieux que n'importe quelle consule. Mais personne ne leur demande de le faire de manière structurée.
C'est pour ça que nous proposons de formaliser un partenariat avec les réseaux économiques francophones et de désigner un réseau référent sur chaque marché prioritaire. Coût marginal faible, effet de levier immédiat. C'est la proposition numéro 3 de notre rapport.
Je veux aussi mentionner nos CCEF, conseillers du commerce extérieur de la France. Il fonctionne souvent en entre soi parce que pas assez mobilisé alors que lorsqu'il s'agit de dirigeants de grands groupe, il pourrai être extraordinairement utile pour guider les plus petites entreprises, donner des contacts, ouvrir un bureau de passage, guider les premiers pas sur un marché, c'est un gisement inexploité. Troisème angle mort, nos ambassadeurs.
Leur prestige, leur réseau, leur accès à des cercles décisionnels que d'autres ne peuvent pas atteindre. Tout ça doit être réservé à nos ETI et nos PME et pas seulement à nos grands groupes. Leur présence est euh la proposition est simple dans notre rapport : présence systématique sur les pavillons France dans leur pays d'affectation, invitation des clients potentiels de nos PME, reprise des speed dating diplomates entrepreneurs lors des conférences des ambassadeurs à Paris et une lettre de mission claire sur le rôle d'appui économique.
Ce sont des mesures simples, très peu coûteuses et pourtant pas encore généralisé. La guerre en Iran, le blocage du D3 d'Ormous, tout ça ont fait vraiment ont participé au bah en fait à ce que le climat se détéore totalement et encore plus pour nos entreprises. Les accords de Tunberg, jug j'ai déséquilibré 15 % de droits de douane sur les produits européens, moins de 0,6 % du PIB français estimé en 26.
L'OMC a révisé ses prévisions de croissance commerciale mondiale à la baisse de 4,6 à 1,9. Les entreprises françaises se sont repliées sur les marchés européens au détriment des destinations lointaines. Ce contexte n'excuse pas les les insuffisance du dispositif, mais il rendent tout ça plus urgent à corriger. ce que nous demandons, pas d'avantage de pas d'avantage de moyens, même s'il en faudrait, nous demandons mieux, mieux cibler, mieux coordonner, mieux évaluer, recréer un conseil stratégique de l'export qui réunissent régulièrement les ministres, les opérateurs, les parlementaires et fédérations professionnelles.
Et que ce soit une instance pérenne qui survive au changement de gouvernement. rétablir le financement de l'export commence en France, systématiser la présence de nos ambassadeurs dans les salons et surtout mobiliser enfin ces français et ces française de l'étranger, ces entrepreneurs plein d'énergie qui n'attendent qu'une chose, aider leurs compatriotes à réussir sur les marchés qu'ils connaissent déjà. Près d'un emploi sur 4 dépend de l'export.
Ce n'est pas un chiffre abstrait, c'est une réalité que je vois à chaque déplacement dans chaque pays de ma circonscription. Si les Italiens chassent en meut et les Allemands avancent en escadre, la France a toutes les cartes pour transformer son réseau exceptionnel en avantage compétitif assumé à condition de le décider et de l'assumer. Merci chers collègues.
Merci euh
Amélia Lakrafi