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Podcast / conversationRassemblement National (sur YouTube)· 21 janvier 2025 64 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéEurope & internationalÉconomie & entreprises

Il faut supprimer le droit du sol - J. Odoul (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 18:06OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'en France, on pourrait remettre en cause ce droit du sol, par exemple, comme le fait Donald Trump ?

  • 22:14OuverteRéponse directe

    Est-ce que ces mesures contre l'immigration mises en place par Donald Trump, est-ce qu'elles sont transposables en France ?

  • 33:58OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'associer ces cartels à des organisations terroristes pour vous, ça fait partie des bonnes solutions qu'on pourrait prendre et appliquer en France ?

  • 40:15RelanceRéponse directe

    Est-ce que c'est compliqué à faire, classer les trafiquants de drogue comme terroristes ?

  • 40:39OuverteRéponse directe

    Vous renvoie à un documentaire sur les liens entre organisations terroristes et narcotrafic.

  • 40:54RelanceRéponse directe

    Est-ce que c'est compliqué à faire ou un problème de volonté ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 16:54Invité politiqueFait
    « C'était l'une de ses promesses de campagne, mener une vaste offensive anti-immigration. »
  • 17:48Invité politiqueChiffre
    « Selon Frontex, à l'échelle européenne, le nombre des entrées irrégulières enregistrées en 2024 est tombé à son plus bas niveau depuis 2021, avec 239 000 franchissants irréguliers, soit 38% de moins qu'en 2023. »
  • 20:57Invité politiqueFait
    « Oui, c'est dans le programme de Marine Le Pen. »
  • 21:06Invité politiquePromesse
    « Nous, ce que l'on souhaite, et c'était dans le programme de 2022, c'est un référendum sur la question de l'immigration. »
  • 33:40PrésentateurFait
    « Nous allons désigner les cartels, vous allez le voir, nous allons désigner les cartels comme des organisations terroristes étrangères. »
  • 39:00PrésentateurChiffre
    « Vous avez à peu près 250 000 personnes qui sont considérées comme travaillant dans ce trafic-là. »
  • 39:09PrésentateurChiffre
    « Le chiffre d'affaires aujourd'hui du trafic de drogue, c'est à peu près 6 milliards d'euros. »
  • 39:01PrésentateurChiffre
    « Vous avez à peu près 250 000 personnes qui sont considérées comme travaillant dans ce trafic-là. »
  • 39:06PrésentateurChiffre
    « Le chiffre d'affaires aujourd'hui du trafic de drogue, c'est à peu près 6 milliards d'euros. »
  • 40:07Invité politiqueFait
    « On fait la guerre avec une épée de bois. Et que notre action, elle parie pathétique à côté de ce qu'il est en train de mettre en place Trump. »
  • 40:30Invité politiqueFait
    « On ne l'a pas en France. Et dès que quelqu'un lève la voix pour dire qu'il faudrait faire ça, hop, premier réflexe, on nous oppose à la loi de la réglementation européenne. »
  • 40:46Invité politiqueChiffre
    « L'avocat du Hamas a fait un recours. Et on a mis 4 ans, 3 ou 4 ans, à ce que l'Europe considère le Hamas comme une organisation terroriste. »
  • 45:27PrésentateurChiffre
    « Au total, 121 affaires ont été réalisées, 180 personnes interpellées rien que sur la livraison, 40 millions d'avoirs criminels saisis. »
  • 46:06PrésentateurChiffre
    « Le prix des carburants repart à la hausse. Le sans-plomb 95 est passé à 1,77€ le litre, tandis que le gazole est à 1,72€. »
  • 46:50PrésentateurFait
    « Désormais, il n'y a que deux genres aux États-Unis, les hommes et les femmes. »
  • 55:10Invité politiqueFait
    « Le wokisme est devenu complètement fou. »

Temps de parole

  • Présentateur61 %
  • Julien Odoul13 %
  • Locuteur 813 %
  • Locuteur 15 %
  • Locuteur 74 %
  • Locuteur 22 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On compagne autour de cette édition spéciale, faut-il prendre exemple sur Donald Trump. Julien Audoul, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous, député de Lyon, porte-parole du Rassemblement National. Catherine Rambert, bonjour. Bonjour Jean-Marc. Journaliste, merci d'être avec nous, Arnaud Mededetti, rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire. Bonjour. Bonjour. Et puis Slimane Tira, bonjour. Essayiste et président du Groupement d'Innovation Sociétale et Territoriale. Merci également d'être avec nous. Juste avant de parler de Donald Trump en particulier, je voudrais qu'on dise un mot d'Elon Musk, parce que c'est la nouvelle cible de toute la gauche aujourd'hui, Elon Musk.

On va commencer avec ce geste fait hier soir à la tribune, où toute la gauche est déchaînée en disant « Il a fait un salut nazi hier à la tribune », juste avant qu'on le regarde. Je voudrais juste vous dire ce qu'il dit, parce que vous allez entendre qu'il parle anglais. Il dit « Mon cœur est à vous, mon cœur et pour vous », c'est ce qu'il dit à la foule. Et donc ça donne ça à l'image.

0:47
Locuteur 4

Je veux dire merci pour faire ça arriver. Merci.

0:56
Présentateur

Voilà, donc pour beaucoup aujourd'hui, c'est un geste nazi, c'est un salut hitlérien qu'il a fait, Julien Audoul. Bien sûr, parce que pour la gauche et l'extrême gauche, tous les opposants sont des nazis, des fascistes, c'est l'extrême droite, bien évidemment. Tout cela est pathétique. On voit bien déjà la pauvreté des arguments de ces gens-là, qui essayent de construire, de manipuler n'importe quelle image. Effectivement, il le dit dans son discours, parce que si ces gens-là entendaient, il transmet son cœur au public.

1:28
Locuteur 6

Attention aux gestes que vous faites.

1:32
Présentateur

Avec des arrêts sur image et des gestes comme ça, c'est tellement facile. Regardez, moi j'ai trouvé d'autres personnes qui ont fait des salut nazis. J'ai trouvé Barack Obama, par exemple. Regardez, vous allez voir Barack Obama qui fait exactement la même chose sur cette photo. Il est démocrate, c'est autorisé. Salut nazi, j'ai trouvé Kamala Harris, par exemple. Regardez, vous allez voir, Kamala Harris, elle aussi. Salut nazi. Et même Jean-Luc Mélenchon, figurez-vous. Regardez. Mais non. Jean-Luc Mélenchon, salut nazi aussi. Il a droit, il a gauche. Il a droit, il a gauche. Non, mais tout ça, il a dit que Simon Thira. Moi, c'est une non-polémique.

On sait que c'est un chef d'entreprise à succès, qui a une très bonne équipe, surtout. Et c'est un génie de l'high tech. Et c'est juste dire, j'ouvre mon cœur à ses supporters. Et c'est juste, il a du mal à maîtriser ses émotions. Oui, et puis, enfin, franchement, c'est un geste, Catherine.

2:25
Julien Odoul

Elon Musk, c'est aujourd'hui le nouveau diable. Et ça participe, vous savez, de cette campagne qu'on voit en ce moment, de gens qui quittent le réseau social X, au prétexte qu'Elon Musk manipule l'algorithme. Alors, je vais apprendre quelque chose sans doute à ces gens-là. Tous les réseaux sociaux modifient leurs algorithmes. On en fait tous expérience, on se comprende nos smartphones et qu'on dit, oh là là, pourquoi je vois ça sur mon écran d'accueil, c'était pas prévu. Parce que les réseaux sociaux modifient régulièrement leurs algorithmes. Et on voit bien qu'on voit les postes non pas dans l'ordre d'apparition, mais en fonction d'un choix. Donc, pour Elon Musk, c'est de la manipulation.

Pour les autres, c'est de la modification d'algorithme. Dès qu'on fait une mise à jour, il y a une modification d'algorithme. Voilà.

3:05
Présentateur

Arnaud Bédézetti. Alors, il faut noter qu'il y a quand même quelques fact-shakers qui sont, je veux dire, tout à fait opposés à Musk, qui quand même ont reconnu le fait qu'il ne s'agissait pas d'un salut nazi. Donc ça, il faut quand même le dire aussi, en l'occurrence. Il faut voir, il va nous faire une attaque cardiaque s'il nous regarde. Après, si vous voulez, Musk aujourd'hui, Musk est attaqué parce qu'il a finalement un peu transformé, c'est le moins qu'on puisse dire, la modération sur X. Vous savez, aux États-Unis, il y a un principe qui est un principe essentiel. C'est le premier amendement de la Constitution, c'est la liberté d'expression.

3:35
Locuteur 1

Alors, elle n'est pas absolue d'ailleurs, mais enfin, elle est beaucoup plus extensive qu'en France. Et qu'il a considéré vraisemblablement, lorsqu'il a pris la tête et qu'il a racheté X, que X, vraisemblablement, violait d'une certaine manière, par une ultra-modération, ce principe-là.

3:51
Julien Odoul

Non, vous n'avez pas Twitter ni X, parce que moi, j'ai quitté Twitter, enfin X, justement à cause de l'absence de modération. Je l'ai quitté avant Musk pour la violence et pour les fake news. Et pour les gens qui disent qu'il y a plein de fake news sur X, que c'est manipulé, je renvoie à la période de la pandémie où X, qui était Twitter à l'époque, était une machine à fake news.

4:10
Présentateur

C'est très intéressant ce que vous dites, parce que je ne sais pas si vous avez vu cette vidéo des gens faite par des personnalités de gauche, poussée par le CNRS. Avec nos impôts ! Voilà, avec nos impôts, il ne faut pas oublier que c'est le CNRS qui a poussé ça. Si on peut enlever ces images, parce que Mélenchon, c'est bon, on l'a vu et on est en train de parler d'autre chose. C'est poussé par le CNRS. Et c'est notre argent. C'est notre argent qui a servi à faire ça, qui a servi à faire un programme qui s'appelle HelloKitex. Alors le jeu de mots n'est pas trop mauvais, mais bon, vu combien c'est le budget, je ne sais plus, c'est 2,8 milliards d'euros donnés par l'État, le CNRS.

Donc ils peuvent avoir un peu d'humour aussi. Regardez la vidéo. Ne quittez pas X tout de suite, on vous explique.

4:51
Julien Odoul

Après avoir conquis les Etats-Unis, Elon Musk s'intéresse au reste du monde. Et X, c'est son cheval de troie pour déstabiliser les démocraties. X n'a de pouvoir que parce que nous y sommes.

5:00
Locuteur 2

Sans nous, il n'est rien.

5:01
Locuteur 5

Aux Etats-Unis, X a aussi contribué à faire élire Donald Trump.

5:05
Locuteur 2

Sans l'emprise de X, la démocratie américaine n'en serait pas là aujourd'hui. Take off, Elias, take off !

5:11
Présentateur

Elon Musk ne s'est pas contenté de manipuler l'algorithme pour mettre en avant ses contenus et ceux de Donald Trump.

5:16
Locuteur 8

Il a aussi rendu virale de fausses informations, notamment par rapport aux sciences du climat. Elon Musk, en manipulant ses algorithmes, nous manipule. Il a diffusé de fausses informations sur l'intégrité de l'élection.

5:28
Julien Odoul

Il a suspendu le compte de nombreux journalistes et le compte d'une importante levée de fonds démocrates. Dans le reste du monde, il a soutenu le candidat anglais anti-immigration, Nigel Farage, à hauteur de plus de 100 millions de dollars, avant de lui préférer un candidat encore plus à l'extrême droite.

5:42
Locuteur 6

Il soutient l'AFD, le parti d'extrême droite en Allemagne.

5:44
Présentateur

Du haut de ses 200 millions d'abonnés, il relaie la propagande de Vladimir Poutine.

5:48
Locuteur 8

L'obsession d'Elon Musk, éradiquer le virus Wook pourra aller sur Mars.

5:53
Locuteur 5

Je ne sais pas une blague. Sur X, Elon Musk est certain de gagner la guerre de l'opinion, puisqu'il a tout simplement acheté. Mais nous pouvons encore préserver notre démocratie.

6:02
Locuteur 6

Débranchons X de la fabrique de l'opinion.

6:04
Locuteur 8

Dès aujourd'hui, rejoignez Elo Kitix pour transférer vos communautés vers Blue Sky et Mastodon.

6:10
Présentateur

La plateforme CNRS Elo Kitix vous permettra ainsi de recréer vos liens sociaux ailleurs.

6:17
Locuteur 8

Investissez en masse des réseaux libres et démocratiques comme Mastodon et Blue Sky. Résistez, rejoignez Elo Kitix.

6:23
Locuteur 2

Faites comme moi, allez sur Elo Kitix.

6:26
Présentateur

Voilà, Rocaïa Diallo, Anne Sinclair, Julie Gaillet, Cécile Duflo, Catherine Rambert. Non mais moi, je vais vous dire, elles ont le droit. Elles ont le droit de dire quitte en X. Mais juste, je n'ai pas envie que mon argent serve à ça. Excusez-moi, le CNRS, c'est mon argent. Ce n'est pas que moi, bien sûr. Il y a ça. Mais c'est mon argent, c'est votre argent et je n'ai pas envie que ça serve à ça. Il y a ça. On ne donne quand même pas 2,8 milliards. Vous vous rendez compte ce que c'est ? Vu les comptes de l'État, 2,8 milliards par an pour ça ? Pour ces merdes, excusez-moi.

6:57
Julien Odoul

J'adore me plonger dans les rapports de la Cour des comptes et je regarderai l'utilisation de nos fonds par le CNRS. Non mais au-delà de ça, ces gens-là oublient qu'au moment de la première élection de Donald Trump, on avait déjà accusé Twitter d'avoir manipulé l'élection qui avait fait pencher l'élection pour Donald Trump au détriment d'Hillary Clinton. Personne n'avait quitté Twitter à ce moment-là. Donc les fake news sur Twitter, elles ont toujours existé. Sur X aujourd'hui, pardon. Et on a l'impression qu'on redécouvre la mer en disant « Oh là là, c'est incroyable ».

7:31
Présentateur

Ils ont le droit de dire quitte en X. Juste pas avec mon argent. Ils veulent que leur narratif soit prépondérant. Il faut arrêter de dire que Donald Trump a été élu en 2016 ou en 2024 par les réseaux sociaux.

7:44
Julien Odoul

Mais c'est faux.

7:45
Locuteur 1

Donald Trump a su utiliser les réseaux sociaux. Ça, c'est une réalité et personne ne le conteste. Mais d'autres savaient utiliser les réseaux sociaux.

7:50
Julien Odoul

Non mais qu'il y avait une vague de fake news orchestrée par la Russie sur X. À l'époque, ça a été prouvé.

7:55
Locuteur 1

Ça n'a pas été véritablement démontré, je suis désolé. Si, ça a été prouvé. Par contre, l'impact sur le réseau de Trump a été relatif. Que ça ait eu un impact sur le comportement des électeurs, ça n'a pas été démontré. Non mais ça, personne ne peut le démontrer. On est montré au contraire. Les personnes ne peuvent le démontrer en l'occurrence. De toute façon, des campagnes de manipulation,

8:09
Présentateur

elles ont existé dans l'histoire avant que les réseaux sociaux existent aussi. Il faut quand même s'en souvenir. Des campagnes de presse, même. Bien sûr, bien sûr. Donc, ce n'est pas nouveau fondamentalement comme phénomène. Non, mais ce qui est sûr, c'est que si Trump a été élu, il a été élu parce que, tout simplement, une partie des classes populaires et des classes moyennes se sont retrouvées dans son discours politique. Il faut quand même, à un moment donné, faire confiance aussi à la démocratie. Mais c'est ça que ces gens ne supportent pas. Il faut faire confiance au débat dans l'espace public.

Le débat dans l'espace public, c'est la capacité que nous avons à argumenter et contre-argumenter. Donc, il faut qu'on accepte le pluralisme. Alors, après, qu'on puisse, en effet, je suis d'accord avec vous, ce que vous disiez tout à l'heure, modérer un certain nombre de comportements, de propos qui sont violents, haineux, etc., etc., ça, ça me paraît, en effet, nécessairement. Et le fait qu'il ait stoppé les modérations a senti la violence sur le réseau. Mais encore une fois, je le dis, ces gens-là ont le droit de dire, on critique, pas avec notre argent. Rendez l'argent, le CNRS, rendez l'argent qui est servi à faire ce programme. Combien il a coûté, ce programme ?

Juste, je connais bien le CNRS. Je connais très bien le CNRS. Il ne faut pas, j'allais dire, comment dire, réduire le CNRS, tout le CNRS, la multiplicité des chercheurs du CNRS à ce programme de recherche. Mais excusez-moi, il y a une direction au CNRS. Il y a une direction au CNRS. Excusez-moi, il y a une direction. Il y a des patrons. Donc les patrons ont validé ça. Non, parce qu'en fait, si vous voulez, le fonctionnement de la recherche, c'est un fonctionnement où les chercheurs sont très indépendants. Et vous savez, quand un chercheur lance une recherche au CNRS, il ne va pas demander la validation de son programme de recherche au directeur général. Arnaud Bédetti, ils ont cherché quoi ?

Non, mais après, je ne dis pas. Il communique, le CNRS communique autour de, on a créé un programme pour que vous puissiez quitter X. Je ne suis pas en train de justifier ce programme. J'essaye seulement de vous dire comment fonctionnent le CNRS. D'accord, mais là, la recherche, c'était quoi ? Elle consistait en quoi, la recherche ? C'est une application manifestement, c'est ce que je veux dire. Oui, c'est ça, oui. C'est ça. Julien Oudoul. Non, mais ce que ne supportent pas ces gens-là, ce qui leur donne des boutons, c'est que leur idéologie est aujourd'hui minoritaire. Ils deviennent des marginaux. Avant, ils étaient intouchables. C'est eux qui faisaient la pluie et le beau temps.

C'est eux qui disaient au peuple ce qu'il faut penser, ce qui est bon, ce qui est mal. Et aujourd'hui, en fait, ils deviennent cornerisés, tous ces gens-là. Parce que si Elon Musk, finalement, défendait leur parti politique, défendait leur idéologie, était dans leur courant de pensée, il n'y aurait aucun problème. Elon Musk pourrait faire exactement la même chose. Ça ne dérange personne quand Barack Obama soutient Macron, par exemple. Ça ne dérange personne quand certains, Jeff Bezos ou autres, soutiennent des partis progressistes ou macronistes. Ça ne dérange personne. On ne parle jamais d'ingérence.

Mais là, comme c'est Elon Musk et qu'il défend un courant qui est national, qui est patriotique, qui est contraire à la mondialisation, etc., et aussi qui jalouse beaucoup de gens, parce que finalement, la réussite, la réussite... Ça, c'est important. Voilà, je pense qu'il y a beaucoup de chercheurs du CRNRS qui aimeraient avoir 10% de la réussite d'Elon Musk. Qui aimeraient trouver, déjà. Oui. Pardon, c'était facile, mais bon. Mais moins il trouve et plus il demande d'argent. Mais juste, excusez-moi, quand Donald Trump s'est fait virer de Twitter, c'était pas Elon Musk à l'époque, quand il s'est fait... Ces gens-là, ils sont venus à la télé dire « Mais quelle honte ! Mais quel scandale !

Il faut quitter Twitter ! » Ils ont viré la liberté de parole, la liberté d'expression. Là, tout à coup, pourquoi ? Parce que ça va dans leur sens, Simon Thirera. C'est la même manière que Kanye West aussi s'est fait exclure pour des propos antisémites. Moi, je... Ah non, mais ça, c'est différent. Enfin, se faire exclure pour des propos antisémites, ça, c'est totalement différent, ça n'a rien à voir. Antisémitisme, complotisme, extrémisme de droite se servent de cette plateforme pour déformer des propos. Et je souscris à ce qu'a dit Madame sur pourquoi elle a quitté X. Moi, je n'ai pas quitté X, mais parce que j'aime bien ce réseau social. J'y suis depuis 2011.

Et je trouve que c'est vrai qu'il y a une montée du grand n'importe quoi. Que l'argent public serve à des chercheurs, c'est très bien. C'est une bonne conception de la vie, de la recherche. C'est un chercheur parmi tant... Mais pas à ça, excusez-moi, Simon Thirera. Que les chercheurs du CNRS passent du temps à faire ça ? Excusez-moi, mais c'est une honte. Mais combien ça a coûté ? Moi, je veux savoir, combien ça a coûté ? Et je le redis, rendez l'argent. Rendez l'argent qui a servi à faire cette application. Honnêtement, c'est une honte. C'est une honte. La Cour des comptes, et là, je suis d'accord avec vous, la Cour des comptes va faire les comptes.

12:23
Julien Odoul

Vous êtes parlementaire, vous voulez comme pour les commissions d'enquête du Sénat qui sont très efficaces.

12:27
Présentateur

Et vous êtes parlementaire, et je souscris à ce que vous dites. Vous êtes parlementaire, vous avez le droit de dire à quoi sert cet argent. Vous êtes parlementaire, porte-parole d'un parti majoritaire à l'Assemblée nationale, d'un des trois grands groupes des blocs qui peuvent faire tomber ce gouvernement. Je voudrais juste remerrer quelques-uns. Et du coup, c'est votre travail donné, juste si l'argent public a été bien servi. Excusez-moi, Symane Thira, on sait bien, la Cour des comptes, elle va faire un rapport, elle vous dira, on a dépensé tant, c'est pas bien, point final. Mais un parlementaire comme M. Oudoul, qui est brillant...

Non, mais je crois qu'il y a une question qui va être posée cet après-midi à l'Assemblée pour savoir qui a fait cette application, comment elle a été financée, combien ça a coûté. Et je parle en républicain, je parle en républicain, je parle en républicain. Il représente 11 millions d'électeurs.

13:21
Julien Odoul

Vous l'avez tout à l'heure, ils sont minoritaires, ces gens-là qui... Je ne sais pas s'ils sont minoritaires.

13:26
Locuteur 5

Leur idéologie, oui. Je ne sais pas. Oui, mais ce n'est pas le problème, ils ont le droit. Si c'est privé, ils ont le droit, de l'argent privé, ils font ce qu'ils veulent.

13:32
Julien Odoul

En tout cas, ils avaient jusqu'à présent le monopole du narratif bien pensant. Et ce qui semble les déranger, et ce qui est inquiétant pour la démocratie quand même, c'est que le fait qu'il y ait un autre narratif qui se lève sous pour demander plus de protection, plus de sécurité, des choses de bon sens, eh bien ça les dérange. Et ils assimilent ça tout de suite à de l'extrémisme, à du fascisme, de l'autoritarisme, du nationalisme. En fait, le bon sens, maintenant, c'est assimilé à de l'extrême droite, à du nationalisme.

14:02
Présentateur

Mais n'importe quelle société privée aurait pu développer cette application. Il n'y aurait eu aucun problème. En tout cas, pour moi, il n'y aurait eu aucun problème. Ils ont le droit. C'est leur rôle. Pas le CNRS. Surtout que ces chercheurs, grassement payés par l'argent public, par nos impôts, sont aussi cornaqués par des politiques. Raphaël Glucksmann qui exprimait hier ou avant-hier qu'il était très fier justement d'avoir un groupe de chercheurs du CNRS et d'organiser en nombre le départ du réseau social X. Donc, on voit bien que l'indépendance de la soi-disant recherche, finalement, tout ça n'est que du leur.

Et que derrière, c'est politisé et c'est l'idéologie mondialiste qui est derrière. Bon, voilà. CNRS, rendez l'argent. Le titre m'amuse. Ça m'a musée de faire ce titre. Ça va énerver beaucoup de gens et c'est très bien. On va faire le CNRS Info et puis juste après, on va entamer cette édition spéciale autour de Donald Trump. Donald Trump est-il un exemple à suivre ? Alors, on va prendre toutes les mesures qui ont été faites aux États-Unis. Les décrets qui ont été signés cette nuit sur l'immigration, par exemple.

Remise en cause du droit du sol, déploiement des militaires à la frontière, demande du droit du sol au Mexique, fait au Mexique plutôt qu'aux USA, expulsion des délinquants des criminels étrangers. Peut-on faire la même chose en France ? Faut-il suivre cet exemple ? On en parle dans un instant. Le CNRS Info sommeille à l'abidi.

15:16
Locuteur 4

Après la libération de trois ex-détenus ce week-end, dans le cadre de l'accord de trêve négocié par le Qatar et les États-Unis,

15:27
Présentateur

les échanges de prisonniers entre l'État hébreu et le Hamas vont se poursuivre. Quatre otages israéliennes doivent être libérés ce samedi, annonce un dirigeant de l'organisation terroriste palestinienne.

15:39
Locuteur 2

Faire payer les retraités les plus riches, c'est la piste proposée par le gouvernement pour financer le déficit de la sécurité sociale. La ministre du Travail qui précise ce matin que cet effort, je cite, peut aussi porter sur les actifs. Toutefois, c'est un projet au contour flou qui doit encore être affiné par des discussions parlementaires. Et puis la métropole de Lyon, dirigée par les écologistes, a saisi en urgence la justice hier pour faire avancer un projet de centre d'hébergement pour jeunes migrants à Éculis.

16:08
Locuteur 8

Un petit projet auquel s'oppose Sébastien Michel, le maire et l'air de la ville.

16:14
Présentateur

11h04 sur CNews, merci d'être avec nous, édition spéciale. Faut-il prendre exemple sur Donald Trump ? C'est la question que l'on pose aujourd'hui. Vous allez revoir les mesures qui ont été adoptées par Donald Trump, qui ont été signées, remises en cause du droit du sol, déploiement de militaires à la frontière, demandent du droit du sol qui soit au Mexique et plus aux USA. En gros, si on l'adapte à la France, c'est est-ce que les demandes doivent venir plutôt à l'extérieur plutôt qu'ici ? Et puis expulsion des délinquants et des criminels étrangers. On en parle dans un instant, tout de suite, le régime.

16:49
Julien Odoul

C'était l'une de ses promesses de campagne, mener une vaste offensive anti-immigration. Rapidement après son investiture, Donald Trump a signé des dizaines de décrets s'attaquant aux droits d'asile et du sol.

17:01
Locuteur 2

Tous les clandestins seront refoulés. Nous commencerons l'expulsion des milliers et des milliers de clandestins.

17:14
Julien Odoul

Bien que des principes similaires puissent exister, les politiques de contrôle de l'immigration américaine ne peuvent être appliquées au-delà du pays. En France, la dernière loi immigration a été promulguée il y a tout juste un an. Certains décrets n'ont toujours pas été publiés au journal officiel. La semaine dernière, la question migratoire a été évoquée sans détour par François Bayrou. Le Premier ministre a indiqué réactiver le comité interministériel de contrôle de l'immigration pour répondre, entre autres, aux 93% des obligations de quitter le territoire pour leur non-exécuter.

Selon Frontex, à l'échelle européenne, le nombre des entrées irrégulières enregistrées en 2024 est tombé à son plus bas niveau depuis 2021, avec 239 000 franchissants irréguliers, soit 38% de moins qu'en 2023.

18:04
Présentateur

Alors on est en direct avec Maître François-Xébécozin. On va parler du premier point qui est la remise en cause du droit du sol. Bonjour Maître, merci d'être en direct avec nous. Est-ce qu'en France, on pourrait remettre en cause ce droit du sol, par exemple, comme le fait Donald Trump ?

18:17
Locuteur 1

Alors d'un point de vue strictement juridique, il faut savoir que les modes d'acquisition de la nationalité, pour faire simple, droit du sol, droit du sang, mariage essentiellement, sont prévus par le code civil. Ce qui veut dire que ces règles ont une valeur législative. Ce qui, à mon sens, permet aux législateurs de prendre le sujet à bras-le-corps et éventuellement de voter, alors soit une réforme profonde, soit d'envisager la suppression de ce principe juridique, selon lequel la nationalité d'un individu, la nationalité peut être attribuée à une personne en raison de son lieu de naissance. Quelques précisions pour espérer être complet.

Je n'ai pas connaissance de ce que le droit de l'Union européenne ou même les solutions jurisprudentielles successives et encore la CEDH pourraient faire obstacle à ce qu'on ait un vrai débat sur le sort du droit du sol. Peut-être qu'à posteriori, le Conseil constitutionnel, conseil zélé, pourrait se saisir de la question et imaginer que ce droit du sol est un principe qui est fondamental reconnu par les lois de la République, ce qui en ferait un principe à valeur constitutionnelle.

Mais il me semble que si la modification législative intervenait en suite et en exécution d'un référendum, d'une réponse donnée par les Français interrogés dans le cadre d'un référendum, la nouvelle loi, quel qu'en soit le détail, échapperait a posteriori à la censure du Conseil constitutionnel. Donc pour faire simple, est-ce qu'on peut envisager le sujet et peut-être même le réformer profondément ou le supprimer ? À mon sens, oui.

20:15
Présentateur

La question quand même, c'est que c'est quelque chose qui est en train... S'il vous plaît, si on peut écouter ce qui se dit, c'est pas mal. C'est quelque chose qui se fait à Mayotte, par exemple. Est-ce qu'aujourd'hui, ce qui se fait à Mayotte, on pourrait tout simplement le faire sur le territoire hexagonal ?

20:31
Locuteur 1

À mon sens, la question mérite d'être posée. Et je pense pas que ce serait choquant, parce que ça rétablirait aussi une forme d'égalité en ce qui concerne les lois et règles applicables sur l'ensemble du territoire français.

20:47
Présentateur

Merci, Maître. Merci pour ces précisions. Julien Audoul, donc en tant que député, ça veut dire que vous avez a priori un poids pour essayer de modifier ça. Est-ce que vous auriez envie qu'on supprime ce droit du sol ? Oui, c'est dans le programme de Marine Le Pen. Et je pense que c'est souhaité par une majorité de Français. Nous, ce que l'on souhaite, et c'était dans le programme de 2022, c'est un référendum sur la question de l'immigration.

Donc avec une révision de la Constitution qui serait soumise au vote des Français et qui comprendrait tous les aspects de la politique migratoire, le code de la nationalité, le droit d'asile notamment, qui peut se maintenir sur notre territoire et qui doit en partir. Mais il faut que les Français puissent être consultés. J'ajoute que la question de l'immigration, avant d'être une question juridique, c'est d'abord une question de courage. Est-ce qu'on a, oui ou non, envie de régler ce problème ? Visiblement, Donald Trump a envie de le régler. Visiblement, M. Macron n'a pas du tout envie de le régler, parce que pour lui, ce n'est pas un problème. C'est un projet.

L'immigration a toujours été un projet économique, sociétal, de vivre ensemble, culturel, etc. pour tous les mondialistes de France et de l'Europe, d'ailleurs. Donc très clairement, c'est une question de courage. Et je salue en tout cas que Donald Trump, au nom du respect des électeurs américains et du peuple américain,

22:01
Locuteur 2

parce que c'est ça la question, veuille défendre les intérêts américains en réglant le problème de l'immigration.

22:05
Présentateur

Et il fait ça le premier jour. Les premières minutes de son mandat, il signe ses décrets. On est avec Johan Ouzay, journaliste politique à CNU. Bonjour Johan. Merci d'être avec vous. Est-ce que ces mesures contre l'immigration mises en place par Donald Trump, est-ce qu'elles sont transposables en France ? Et c'est bien le mérite de Donald Trump. Pour avoir la réponse à cette question, il va faire ce qu'il a promis durant sa campagne présidentielle. Alors c'est vrai qu'en France, on n'a pas complètement l'habitude que les responsables politiques tiennent leurs promesses.

Mais là, en l'occurrence, c'est la volonté d'une partie, d'une grande partie des Américains, puisqu'ils ont massivement élu Donald Trump. Mais je crois que les Français souhaitent également qu'en matière d'immigration, notamment en matière de sécurité, ce que fait Donald Trump aux États-Unis, on puisse le faire en France. Alors il essaie. C'est vrai qu'en France, on n'a pas l'habitude, parce que nous, en France, les responsables politiques en matière d'immigration, ils ont abandonné, non pas depuis des années, mais depuis des décennies. Parce qu'on entend toujours, quand on parle de ces sujets, « ça n'est pas possible, la loi ne le permet pas, l'Union européenne ne le permet pas ».

Mais en réalité, il faut d'abord commencer par le vouloir. Et c'est vrai qu'il y a un abandon général des pouvoirs publics, des responsables politiques, quand il s'agit de parler d'immigration. Regardez ce qui se passe à Mayotte, par exemple. Est-ce qu'à Mayotte, qui connaît une submersion migratoire en provenance des Comores, est-ce qu'il y a des navires militaires qui patrouillent dans les eaux pour empêcher les Comoriens de débarquer sur les côtes maoraises ? On parle de la réforme du droit du sol. Ça fait 20 ans qu'on parle de la réforme du droit du sol. Est-ce que ça a déjà été essayé ? Non.

Donc, pour le savoir, il faut essayer, sauf qu'en France, il n'y a pour l'instant pas de volonté politique qui va dans ce sens-là. Pour l'instant, pas de volonté politique qui va dans ce sens-là. Mais, Johan, quand on voit ce qui s'est passé cette nuit avec Donald Trump et cette signature de décret, alors bien sûr, c'était à l'américaine, c'était mis en scène, c'était un bureau au milieu de la foule, etc. Mais est-ce qu'on pourrait imaginer qu'un nouveau président qui arrive en une soirée, par exemple, signe tout un tas de décrets ? Est-ce que c'est faisable en France ou pas du tout ? Non, il faut une modification. Non, alors ça, c'est beaucoup plus compliqué.

Effectivement, en France, ça prendrait plus de temps. On peut régler des problèmes par décret. Mais quand on parle du droit du sol, par exemple, en France, ça nécessite de passer par le Parlement, ça relève de la loi, donc ça prendrait un peu plus de temps. Mais s'il y a une volonté politique et une majorité claire au Parlement, notamment à l'Assemblée nationale, c'est une histoire de quelques semaines, avec quelques mois tout au plus. Mais parlons plutôt en semaines.

S'il y a une volonté politique de faire bouger les choses et qu'un président élu s'appuie sur une majorité issue ensuite des élections législatives, il a évidemment la possibilité d'appliquer le programme pour lequel il aurait été élu. Et si ce programme prévoit une réforme du droit du sol, eh bien il l'a fait voter au Parlement et ça s'applique. Et en tout cas, un président élu qui appliquerait son programme en France, ce serait quand même quelque chose de nouveau. Merci, Johan. Arnaud Benedetti. Non, mais sur la question du droit du sol, de toute façon, ça nécessite une modification législative, en l'occurrence.

La question est de savoir si aujourd'hui il y aurait une majorité pour pouvoir permettre cette modification législative. Quant à la consultation des Français sur la question des migrations, on peut toujours modifier constitutionnellement. C'est faisable en l'occurrence. Vous savez ce que disait le doyen Vedel, ce que je veux dire, le roi fait, l'injustice peut le défaire, pour le résumer rapidement. Mais le problème c'est de savoir quel est le véhicule juridique que vous utilisez. Il n'est pas du tout sûr aujourd'hui, au regard de ce que pensent un certain nombre de constitutionnalistes, que la question de l'immigration soit susceptible d'être...

Les Français soient susceptibles d'être interrogés. Parce que tout simplement, l'article 11 de la Constitution

25:43
Locuteur 1

n'intègre pas dans le champ référendaire la question migratoire, en l'occurrence.

25:48
Présentateur

Donc ça voudrait dire qu'il faudrait passer... Mais on peut faire une modification constitutionnelle. Ça se discute. Ça se discute. Ça se discute, mais ça se discute. Mais c'est pas évident non plus, dans un sens comme dans l'autre. Mais il y a une modification constitutionnelle qui est possible, c'est de passer par l'article 89. Ça veut dire que l'Assemblée et le Sénat votent dans les mêmes termes le texte, et que le Congrès réuni vote au 3e, 5e une modification. Mais sur l'immigration, par exemple, on voit Donald Trump qui envoie l'armée à la frontière avec le Mexique, qui a décrété l'état d'urgence. On se dit, voilà, il sort les grands moyens.

Et moi j'ai retrouvé un sujet qu'on avait fait sur CNews en 2018, où il avait fait la même chose, Donald Trump, il avait fait la même chose. Et vous allez voir quelles étaient les réactions, parce qu'on était allé sur place à ce moment-là, pour voir un peu comment les gens réagissaient, en particulier les Mexicains, comment ils réagissaient. Et c'est assez intéressant, parce qu'il va se reproduire, à mon avis, exactement la même chose là. La frontière va être fermée, et les Mexicains vont se retrouver face à cette frontière. Regardez, 7 novembre 2018.

26:41
Julien Odoul

À la frontière entre le Mexique et la Californie, des centaines de migrants escaladent cette barrière métallique pour rallier les États-Unis. Mais ils sont très vite repoussés par les gaz lacrymogènes de la police américaine.

26:53
Locuteur 6

Nous étions tous regroupés. Ils ont commencé à nous jeter des gaz lacrymogènes, et ils ont touché un journaliste à la tête. Beaucoup de gens ont commencé à tomber,

27:03
Locuteur 2

une personne a été frappée, et de nombreux enfants se sont évanouis. Du coup, certains ont ramassé des pierres et les ont lancées sur la police, justement, car des enfants s'évanouissaient. Nous les avons amenés chez le médecin, et maintenant, nous revenons, et il y a encore des gaz lacrymogènes.

27:15
Julien Odoul

Certains parviennent à passer la frontière, et des dizaines sont finalement arrêtées par la police du côté américain, contraintes de fermer la zone. L'un des responsables de la police aux frontières l'affirme, ils sont très nombreux à être passés entre les mailles du filet. De son côté, le Mexique a annoncé le renvoi dans leur pays de plusieurs migrants ayant tenté de forcer la frontière. Une désillusion pour ce groupe de 500 centres américains, partis comme des milliers d'autres du Honduras au mois d'octobre. Tous espéraient que les Etats-Unis leur offriraient l'asile.

27:48
Présentateur

Voilà, et je pense qu'on va assister quasiment aux mêmes scènes dans les heures et dans les jours qui viennent. Simon Tirara, est-ce que c'est un exemple, Donald Trump, puisque c'est la question qu'on va se poser jusqu'à la fin de cette émission ? Pour moi, ce n'est pas un exemple, c'est un anti-héros. Moi, je suis un militant de la fraternité universelle, de l'humanité. Et ça, c'est des valeurs qui... Ouvrent les frontières et m'entendez-vous les uns les autres ? Je ne suis pas dans ça. Moi, je suis l'humanisme avec la fermeté des principes de la République, liberté, égalité, laïcité, fraternité surtout. Et je crois qu'on oublie la générosité. Ça veut dire quoi, être un humaniste ?

Ça veut dire qu'on accueille tout le monde ? Non, c'est comme Jean Dormesson le dit dans beaucoup de ses livres. Mais la droite parlementaire et l'extrême droite parlementaire ont oublié la générosité. On n'est pas assez généreux aujourd'hui ? Vous n'êtes pas généreux. Vous n'êtes pas généreux. Vous n'êtes pas généreux. On n'est pas généreux en accueillant 500 000 personnes par an ? Vous avez oublié la foi. On n'est pas généreux en donnant les soins gratuits aux clandestins. On n'est pas généreux en octroyant des logements. On n'est pas généreux en offrant l'éducation gratuite. Comme tous les citoyens. Il ne faut pas opposer la citoyenneté et la nationalité.

28:55
Locuteur 2

Là, on parle de clandestins.

28:56
Présentateur

On parle de gens qui arrivent illégalement sur notre territoire, qui n'ont pas demandé l'autorisation de venir et qui ont plus de droits que certains Français. Ce qui n'est pas vrai, ça ne vous choque pas ? Ce qui n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai ? Ce n'est pas vrai. Mais le médical d'État, ce n'est pas un droit que n'ont pas les Français ? Les soins gratuits ? Ils ont la CELU. Les soins gratuits ? Vous n'avez pas vécu avec le RSA, la CELU. Si, moi je vis dans la vie réelle. Vous n'avez pas de Français sur trois, je suis dans la vie. Simon, parlez-vous, répondez après. Moi, je vis en banlieue, en Seine-Saint-Denis, des départements que vous méprisez, droite et extrême droite.

Je ne vais pas mépriser, j'ai même travaillé là-bas. Vous n'avez pas cette foi républicaine, cette foi humaine. C'est comme la foi religieuse. C'est-à-dire qu'il faut de la générosité avec les gens qui viennent.

29:46
Julien Odoul

Moi, j'en ai marre, monsieur. J'en ai assez par contre.

29:49
Présentateur

Et la loi, c'est la loi.

29:50
Julien Odoul

Non, non, non, j'arrête. Je ne veux pas vous dire ça. La gauche, je vais vous faire une réponse très simple. Qu'elle est fait Giscard d'Estaing au débat face à Mitterrand. Vous n'avez pas le monopole du cœur. Et ce n'est pas parce que... On a le monopole des valeurs républicaines. On préconise que les gens ont entassé, voilà, pas moins d'immigration, qu'ils veulent pas plus de sécurité, que ça ne fait pas d'eux des humanistes. Vous comprenez ? Vous n'avez pas le monopole du cœur. Arrêtez de donner des leçons. Moi, je ne questionne pas. Elle était mieux dans la bouche de Giscard d'Estaing.

Il y a quelque chose qui est très frappant et qui nous a tous frappés concernant les actions de Trump là.

30:23
Présentateur

C'est le volontarisme, c'est l'énergie et c'est l'optimisme. Oui, vous n'êtes pas humaniste. C'est ce que vous dites... Et ça, ça fait que je ne suis pas humaniste de dire bravo.

30:31
Julien Odoul

Après, moi, j'étais très choquée par la... Moi, je ne dis pas bravo. Laissez-moi finir. Moi, je ne dis pas bravo. J'étais très choquée, et là, vous allez me rejoindre, par la violence verbale dont il fait preuve quand il parle de stopper, de faire ressortir les illégaux. Parce que dans les illégaux, certes, il y a des reprises de justice, des délinquants, des narcotrafiquants, mais aussi de braves gens qui viennent chercher une vie meilleure. Et attention, il y a eu suffisamment de débordements policiers aux Etats-Unis pour ne pas que ça autorise une super-violence. Mais, monsieur, et pourtant, je ne pense pas comme vous.

Donc, arrêtez de donner le son d'humanisme dès qu'on n'est pas d'accord avec vous. Parce que vous parlez d'une minorité, vous voulez. Laissez-la parler, laissez-la finir. L'humanisme, ça ne veut rien dire. L'humanisme, c'est de dire aussi, on ne peut plus vous accueillir, messieurs-dames, mais on est désolés parce qu'on n'a pas de quoi vous accueillir en France. C'est ça, l'humanisme. C'est ça aussi, l'humanisme. On a des lois et des règlements qui peuvent accueillir...

31:12
Présentateur

Jérôme Tira, vous répondez. On a des lois républicaines, on a des dispositifs qui ont été mis en place depuis... Mais l'humanisme, est-ce que l'humanisme, c'est accueillir tout le monde ? Je voudrais juste que vous répondiez à ça, parce que je vous l'ai posé trois fois. Est-ce qu'être humaniste, c'est accueillir tout le monde ? Et à partir du moment où on dit qu'on sélectionne les gens qui rentrent en France, est-ce que là, tout à coup, on n'est plus humaniste ? La fraternité universelle, c'est d'accueillir avec fermeté, je l'ai dit tout à l'heure. Et du coup, la fermeté, c'est quoi ? Vous pouvez répondre à ma question, s'il vous plaît ? Je vais répondre.

Allez-y, mais pas demain, parce que demain, moi, je ne suis pas sûr d'être là. Et en fait, pour répondre, il y a des délinquants, etc. Je suis d'accord, il faut agir avec fermeté et les recouvrir la bûlée. Je reprends ma question. Je reprends ma question. Est-ce que dire qu'on choisit les étrangers qui viennent en France, on les choisit, est-ce que c'est ne pas être humaniste ? Comme je l'ai dit dans une autre émission... Alors oui, essayez de le dire dans celle-là et d'avoir la réponse à ma question, parce qu'on va gagner du temps comme ça. J'ai dit que moi, j'étais pour la régularisation des travailleurs sans papiers. Mais ce n'est pas ma question !

Est-ce que choisir les gens qu'on laisse rentrer en France, est-ce qu'à partir du moment où on dit qu'on va choisir les gens qu'on laisse rentrer en France, c'est ne pas être humaniste ? Est-ce qu'un choix, c'est ne pas être humaniste ? On le fait déjà en ayant des métiers... D'accord, bon, je n'aurai pas ma réponse, je vais aller faire un tour. ...en ayant des personnes qui... On n'a pas d'immigration choisie en France. On n'a pas d'immigration choisie. Et ça a été proposé par beaucoup de formations politiques et notamment à droite. On a une immigration de quichu social et de regroupement familial. Juste Arnaud Bédéliot. Non, Trump applique tout simplement son programme.

On sait très bien que l'enjeu migratoire était un des enjeux essentiels de la campagne américaine. C'est récemment ce qui a motivé une grande partie de son électorat, pas seulement il y a la question du pouvoir d'achat et la question des classes populaires et des classes moyennes, de l'économie aussi.

32:56
Locuteur 5

Finalement, ce sont les mêmes préoccupations que chez nous, quand on réfléchit.

32:58
Présentateur

Oui, parce que finalement, les classes populaires et les classes moyennes sont confrontées à la question migratoire aussi. Donc aux Etats-Unis, comme elles le sont en France. Donc il applique et il le met en scène. Il le met en scène à l'américaine. Et surtout, ce qui est très... Enfin, je pense, tout à fait significatif, c'est ce que vous avez dit. C'est le volontarisme.

33:16
Locuteur 1

Il exprime le volontarisme politique. La réalité, c'est qu'aux Etats-Unis, les marges de manœuvre du politique sont indéniablement plus fortes qu'elles ne le sont en France.

33:26
Présentateur

Alors, alors, on va avancer. On va sortir de l'immigration, on va parler de la lutte contre la drogue. C'est intéressant aussi, parce que vous l'avez compris, le principe de cette émission, c'est de prendre les décrets qui ont été signés cette nuit et de voir ce qui est transposable en France. Alors, cette nuit, par exemple, aux Etats-Unis, Donald Trump a dit « Nous allons désigner les cartels, vous allez le voir, nous allons désigner les cartels comme des organisations terroristes étrangères. » Donc, ce qui change un peu le statut de ces cartels. On est avec Cyril Carden, ancien officier des renseignements, président d'Ark & Risk. Bonjour, merci d'être en direct avec tout.

Est-ce qu'associer ces cartels à des organisations terroristes pour vous, ça fait partie des bonnes solutions qu'on pourrait prendre et appliquer en France ?

34:07
Locuteur 7

Oui, ça serait des bonnes solutions. Il faut juste savoir que sur un plan, je n'aime pas dire ça, mais philosophique, textuel et théorique, en fait, c'est un sujet qu'on n'ose pas aborder en France. Mais en fait, on sait, et les parties prenantes de ces sujets-là sont parfaitement au courant, qu'il y a quand même des grands éléments de jointure et de convergence entre le terrorisme et le trafic de stupéfiants, que ce soit le financement. Alors ça, on sait très bien qu'en fait, le terrorisme cherche du financement d'un côté. Il ne va pas l'avoir par une banque. Il va l'avoir par des activités illicites comme le trafic de drogue.

On l'a par des compétences partagées, qui sont la logistique, par exemple, qui c'est la contrebande, la vente de contrefaçons, on a le recrutement. Pareil, où les prisons sont un véritable incubateur. La convergence des réseaux aussi, en matière de transport, de voyage de combattants, parce qu'on sait, par exemple, là, on sort du cadre de la France, mais quand il y avait des combattants étrangers qui venaient combattre en Irak et en Syrie, qu'en fait, ils ont utilisé les modes de transport et les voies qui étaient utilisées par les trafiquants de drogue pour rejoindre les pays où il fallait combattre.

Et puis en fait, à la fin, on a le contrôle territorial, tout simple, qui est les cités, par exemple, en France, qui, alors pas toutes, bien sûr, mais les cités où le trafic de drogue pullule et les services de police et de gendarmerie savent parfaitement où ils sont, qui sont de véritables sanctuaires au sens propre du terme, c'est-à-dire une zone où des gens étrangers ne viennent pas déranger, où, effectivement, des terroristes peuvent venir se cacher, se conditionner, se préparer, en tout cas avec plus grande, plus de tranquillité que s'ils étaient dans une autre ville.

35:42
Présentateur

– Mais ce qui est étonnant, c'est qu'aujourd'hui, en France, Cyril Cardone, en France, aujourd'hui, on n'arrête pas de parler de guerre, on dit c'est la guerre contre la drogue, c'est la guerre contre les terroristes, et c'est vrai que c'est un peu la même chose. Donc j'ai envie de dire, pourquoi est-ce que ce que fait Donald Trump, d'après vous, pourquoi est-ce qu'on ne passe pas le pas en France ?

Pourquoi est-ce qu'on ne dit pas, en fait, tous ces gens qui font rentrer de la drogue, tous ces gens qui font du trafic de drogue, tous ces gens qui s'en prennent à nos policiers, tous ces gens qui sèment la terreur dans des quartiers, qui privatisent certains quartiers, au détriment d'ailleurs des gens qui habitent dans ce quartier en général, donc 99% ne sont pas pour grand-chose et sont les victimes, pourquoi est-ce qu'on ne se dit pas, ces gens-là, oui, c'est des touristes, pourquoi on ne le fait pas ? Trump, il est plus intelligent que nous.

36:22
Locuteur 7

– Pour l'instant, c'est philosophique. Moi, juste à titre personnel, il y a bien quelques années, la lutte contre le trafic des stupéfiants faisait partie de mes activités, au niveau étatique, aussi bien national qu'international. Et je peux vous dire qu'en fait, dans les services, que ce soit police, douane, gendarmerie, magistrature, ministères des Affaires étrangères, finances, il y a des gens de très très bonne volonté qui veulent bosser, qui bossent même sur leur temps libre sur ce sujet-là.

Et bien souvent, tout le monde est un peu limité, alors ce n'est pas la majorité, mais tout le monde est un peu limité par les règlements, les candidatons, les lois qui imposent, sous couvert de préservation des droits, plus, plus, plus, une limitation, voire même parfois une impossibilité de travailler sur des sujets.

37:06
Présentateur

– Merci beaucoup Cyril Carden, ancien officier d'enseignement, président d'Arkane Risk, Julien Audoul, cette idée de Donald Trump, qui est, moi je pense, une bonne idée, de dire en fait, ces trafiquants de drogue, associons-les à des terroristes. – Oui, c'est une bonne idée, et ça répond, je pense, à la volonté et aux aspirations profondes du peuple américain, qui voit les ravages de ces cartels. Et effectivement, chez nous, on est toujours sur le champ lexical de la guerre, alors c'est tous les quatre matins, il y a une conférence de presse, le ministre de l'Intérieur, etc., il faut déclarer la guerre au trafic de drogue, mais dans les faits, il n'y a jamais la guerre.

Dans les faits, c'est toujours l'impuissance, c'est la lâcheté, c'est le politiquement correct, c'est les droits, effectivement, de ces pauvres trafiquants, c'est une justice qui prend fait et cause, quelquefois, pour ces gens-là, et qui, donc, distille un climat de laxisme dans la société française. Donc oui, effectivement, on a aujourd'hui en France, il faut le dire, des enclaves étrangères, qui sont liées au trafic de drogue, qui pourrissent la vie des quartiers, qui sont liées d'ailleurs, il y avait des ramifications avec les réseaux islamistes, tout ça, évidemment, est très imbriqué, et face à cela, on a une impuissante généralité.

J'ajoute, par rapport à ce que disait Arnaud Benetti tout à l'heure, si on compare le président américain et le président français,

38:20
Locuteur 2

dans les textes et juridiquement, même si ça paraît fou, le président français a plus de pouvoir,

38:25
Présentateur

avec la constitution de la Ve République, que le président américain, qui est beaucoup plus encadré. Mais ce n'est pas du tout l'image que ça donne. Excusez-moi, parce que moi, quand on regarde ce qui s'est passé hier soir, je me dis, mais jamais j'imagine un président français faire ça. Alors rappelons-nous quand même que signature de décret ne vaut pas mise en application, parce qu'il y a des lois et des règlements aux Etats-Unis aussi. Ah, mais c'est vrai que je suis d'accord avec ce que vous dites, c'est-à-dire qu'aux Etats-Unis, le pouvoir présidentiel est extrêmement encadré, et puis il y a une vraie séparation des pouvoirs, surtout entre le Parlement et le président.

Mais pour revenir sur le sujet qui nous fait débattre,

38:54
Locuteur 1

les cartels, il faut voir ce que c'est qu'en France, ce que ça signifie aujourd'hui en France, en termes de chiffres.

38:59
Présentateur

Vous avez à peu près 250 000 personnes qui sont considérées comme travaillant dans ce trafic-là. Et le chiffre d'affaires aujourd'hui du trafic de drogue, c'est à peu près 6 milliards d'euros. C'est-à-dire que vous voyez à peu près ce que ça représente, je veux dire, en termes de chiffre d'affaires. C'est un chiffre d'affaires qui est digne d'une société du CAC 40, en l'occurrence. Donc c'est ce qu'on a laissé se développer depuis des années et des années. Et le sujet est très intéressant, c'est qu'on voit que progressivement, ce trafic s'est répandu sur l'ensemble du territoire.

C'est-à-dire que vous aviez des communes qui étaient des communes semi-urbaines, voire parfois rurales, qui en l'occurrence n'étaient pas touchées par le trafic. Aujourd'hui, le trafic s'est développé sur l'ensemble. Donc il faudra vraisemblable... Elle est importante cette phrase. Nous allons aussi désigner les cartels comme des organisations terroristes étrangères. Il a raison parce que je vous renvoie à un documentaire d'Arte excellent

39:50
Julien Odoul

sur les organisations terroristes que l'on connaît et qui mettait en lumière de façon très claire leur lien avec le narcotrafic. Il y aurait une logique. Et on se rend compte surtout, quand on écoute Donald Trump et son volontarisme, de voir les classer comme organisations terroristes étrangères, que nous on fait la guerre avec une épée de bois. Et que notre action, elle parie pathétique à côté de ce qu'il est en train de mettre en place Trump. Cela dit, ce qui est intéressant...

40:15
Présentateur

Mais est-ce que c'est compliqué à faire, ça ? Si tout n'est pas... Excusez-moi, est-ce que c'est compliqué à faire ou c'est un problème de volonté ? Est-ce que dire aujourd'hui, on va considérer que tous ces trafiquants de drogue, c'est des terroristes, est-ce que c'est si compliqué que ça ?

40:26
Julien Odoul

Là où il y a une volonté, il y a un chemin. Il suffit juste d'avoir une volonté. Et on ne l'a pas en France. Et dès que quelqu'un lève la voix pour dire qu'il faudrait faire ça, hop, premier réflexe, on nous oppose à la loi de la réglementation européenne. Cela dit, j'ai entendu quelque chose de très intéressant ce matin sur votre antenne, quand l'Europe a voulu classer le Hamas parmi les organisations terroristes. Vous avez entendu ça ? Eh bien, l'avocat du Hamas a fait un recours. Et on a mis 4 ans, 3 ou 4 ans, à ce que l'Europe considère le Hamas comme une organisation terroriste. C'est ça où on en est.

40:54
Présentateur

C'est mentira. Moi, tout simplement, il faut mettre les mêmes moyens. Le parquet national terroriste, il faut avoir un parquet dédié aux narcotrafiquants. Et je crois que c'est dans les tuyaux. Bon, après, les législateurs vont... Ça dépend de la longueur des tuyaux. C'est ça. Les tuyaux sont très longs en France. Visiblement, ils sont plus courts aux Etats-Unis. Bon, autre exemple des décisions de Donald Trump hier, les droits de douane, par exemple. Alors ça, est-ce que c'est bien ou pas ? Donald Trump qui a affirmé qu'il comptait imposer des droits de douane de 25%, par exemple, aux produits venant des voisins canadiens et mexicains. Tout ça à partir du 1er février.

On est en direct avec Tom Benoît, qui économise. Bonjour. Merci beaucoup d'être en direct avec nous. Bonjour, Jean-Marc. Question simple. Bonne ou mauvaise idée ? Très bonne idée pour un pays qui va être puissant. Vous savez, il y a une logique mercantiliste par rapport aux droits de douane. C'est que les droits de douane permettent de protéger les secteurs d'activité naissants. Ça veut dire que vous étouffez la concurrence potentielle,

41:50
Locuteur

pour ainsi dire, et vous protégez les secteurs d'activité

41:52
Présentateur

qui sont naissants ou innovants. Donc innovants en particulier, par exemple, l'automobile, pour le cas américain. Et donc droits de douane principalement sur le Mexique et le Canada, plus que sur la Chine, contrairement à ce que l'on pouvait imaginer jusqu'à présent. Pourquoi ? Pour une raison simple. C'est que Donald Trump, selon moi, ne peut pas se permettre pour le moment de se fâcher, de se froisser directement et d'une façon catégorique avec la Chine. C'est clair. Pour quelles raisons ? Parce que 37% des réserves de terres rares sont sous domination chinoise. Là aussi, pourquoi Donald Trump veut mettre la main sur le Groenland ?

Parce qu'il y a beaucoup de terres rares inexploitées au Groenland, qui sont des matières premières, et qui sont les, on va dire, les matières premières principales de notre époque, dans une époque principalement numérique, pour laquelle l'économie est numérique. Donc Donald Trump instaure des droits de douane pour des pays qui sont plutôt fragiles, comme le Mexique, qui est par ailleurs, il faut le souligner, le premier partenaire commercial des États-Unis et le Mexique, et qui bénéficie jusqu'à présent d'une grande connivence et de, on va dire, d'un accord tripartite avec le Canada, les États-Unis et le Mexique, particulièrement incommodant pour les échanges commerciaux.

Mais le but de Donald Trump est de fragiliser les hommes à terre, si je puis dire les États à terre, que sont le Canada par rapport à une mauvaise gestion, ça c'est un avis personnel, une opinion personnelle, et le Mexique qui est évidemment un pays beaucoup plus fragile que ne l'est la Chine.

43:16
Locuteur

Mais l'idée de Trump, en tout cas, par rapport à la Chine et les droits de douane est de dire, pour le moment,

43:22
Présentateur

on fait de la réelle politique, on ne bouge pas, on attend de voir ce qui va se passer avec la Chine par rapport au commerce mondial et par rapport au potentiel connivence qu'il peut y avoir avec une grande puissance qui, elle, est une grande puissance qui est à la hauteur, qui est digne pour Donald Trump, en tout cas, d'être son, comment dirais-je, un État avec lequel il dialogue, contrairement à l'Union Européenne, comme Bloc, ou les États européens avec lesquels il n'a pas envie de dialoguer, il dialogue un petit peu plus avec l'Italie qu'avec la France, on le voit, mais pas de la même façon qu'avec la Chine.

– Effectivement, merci beaucoup Tom Benoît, économiste, merci d'avoir été en direct avec nous, on va faire une pause, la pu, et puis on va parler d'une autre initiative de Donald Trump hier, c'est la fin des non-binaires. Désormais, aux États-Unis, il n'y a plus que les hommes d'un côté, les femmes de l'autre. Alors, est-ce que c'est transposable en France, par exemple ? On va en parler dans un instant et ça promet. À tout de suite après la pause.

44:26
Locuteur 5

Café long, espresso, cappuccino, votre coffee shop à la maison en un seul clic. Tassimo reconnaît chaque capsule, ajuste seule la température, l'intensité et la taille du café. Tassimo s'occupe de vous.

44:40
Julien Odoul

Une fissure sur votre pare-brise, choisissez Carglass pour le remplacer. Chez Carglass, pour remplacer votre pare-brise,

44:49
Locuteur 8

on vous trouve toujours une solution rapidement. Avec Carglass, c'est simple, rapide et efficace. En plus, en ce moment, en venant chez nous, on vous offre une lampe torche au SRAM. Et regardez, elle fait plus qu'éclairer. Elle vous signale aussi sur la route en cas de besoin. Un indispensable pour la voiture, comme Carglass pour votre pare-brise. Alors, prenez rendez-vous sur carglass.fr ou au 3044. Carglass répare, Carglass remplace.

45:25
Présentateur

Le procureur de Marseille est revenu sur les chiffres du narcotrafique en 2024

45:29
Locuteur 2

dans le département. Au total, 121 affaires ont été réalisées, 180 personnes interpellées rien que sur la livraison, 40 millions d'avoirs criminels saisis et les forces de l'ordre ont procédé à 282 interpellations et incarcération, je cite, de trafiquants

45:45
Présentateur

du haut spectre. Deux jours après et les violences urbaines survenues au cours du week-end à Mâcon, Sonne-et-Loire, un jeune homme de 19 ans a été mis en examen et écroué hier. Et quatre personnes ont été interpellées ce matin par la BRI, une annonce de la procureure qui a évoqué des violences sur fond de trafic de drogue. Et puis, c'est la mauvaise surprise de ce début d'année. Le prix des carburants repart à la hausse. Le sans-plomb 95 est passé à 1,77€ le litre, tandis que le gazole est à 1,72€. Une tendance qui inquiète les automobilistes

46:17
Locuteur 4

et qui leur fait craindre de nouvelles augmentations dans les mois à venir.

46:23
Présentateur

34 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. Alors, vous l'avez compris, on fait cette édition spéciale pour essayer de prendre toutes les mesures, tous les décrets, en tout cas les principaux, qui ont été signés par Donald Trump cette nuit. On l'a vu avec son stylo en train de signer face à la foule. On en a établi certains. On a parlé de l'immigration, on a parlé de la lutte contre la drogue, on a parlé de l'économie. Là, je voudrais qu'on parle des non-binaires. Donald Trump est-il un exemple à suivre lorsqu'il a dit, et on va revoir sa phrase, désormais, il n'y a que deux genres aux Etats-Unis, les hommes et les femmes.

Catherine Rambert, comment vous réagissez à une déclaration comme celle-là ?

46:59
Locuteur 5

Je trouve que c'est un peu du bon sens.

47:00
Julien Odoul

Il faut savoir que non-binaires, ce ne sont pas les gens qui sont trans et qui veulent changer de sexe. Eux, ils revendiquent que l'appartenance à un autre sexe. Je trouve que c'est du bon sens,

47:09
Présentateur

mais ça me paraît tellement évident que je me demande comment on en vient à applaudir quelque chose qui relève du bon sens. Mais oui, parce que vous savez bien qu'en fait, il y a tout un débat qui est lié au wokeisme qui fait qu'aujourd'hui, il y a beaucoup et de plus en plus de gens qui disent, voilà, je suis non-binaire. Vous les voyez, en particulier chez les jeunes parce qu'on leur met ça dans la tête. Le fait, je ne suis pas un garçon, je ne suis pas une fille, je ne sais pas quoi d'ailleurs.

47:33
Julien Odoul

Quand on dit cela quand on est jeune, quand on est à l'adolescence, période où on se cherche, on cherche sa sexualité,

47:38
Présentateur

on cherche son positionnement. Vous connaissez-vous ? Attendez, juste, excusez-moi un instant, Catherine. Est-ce que vous connaissez beaucoup de gens qui à un moment donné dans votre époque, dans mon époque, disaient... La pêche, je crois. Voilà. Disaient, je ne sais pas si je suis un garçon ou une fille. Vous connaissez des gens qui disaient ça ? On peut avoir des goûts différents, ce qui est différent, ce qui n'est pas la même chose. Mais dire, je ne sais pas si je suis un garçon ou une fille. Excusez-moi, vous faites ça, vous voyez.

48:01
Julien Odoul

Qui est la même que la vôtre, quand une petite fille jouait avec des jouets de garçons, on disait, oh là là, c'est un garçon manqué. On ne disait pas, c'est un non-binaire. Oui. Et on oublie de dire que les jouets de garçons étaient plus intéressants que les jouets des filles. C'est pour ça

48:14
Locuteur 6

que la petite fille intelligente préférait jouer aux filles de garçons.

48:16
Présentateur

Vous ne trouvez pas d'excuses, Catherine. C'est trop tard. Arnaud, je vous ai vu venir. Arnaud, qu'est-ce que vous pensez ? C'est vrai que cette histoire de non-binaire, ça a pris une telle importance ? Oui, ça a pris une importance où ? C'est ridicule. Mais où ? Où dans les médias ? Excusez-moi, dans les médias, on voit beaucoup parler.

48:33
Locuteur 1

Je ne pense pas à la priorité, quand vous interrogez les Français

48:37
Présentateur

ou quand vous interrogez les Américains,

48:39
Locuteur 1

je ne pense pas que ce soit...

48:39
Présentateur

Chez les gamins aussi. Excusez-moi, chez les enfants aussi. C'est la question fondamentale qu'ils se posent fondamentalement quand ils se lèvent le matin. En effet, c'est devenu un sujet de société. Mais un sujet de société, ce n'est pas pour autant un sujet qui est populaire en l'auburant. Non, mais vous avez des enfants qui aujourd'hui sont perturbés et c'est peut-être ça le problème. Est-ce qu'il dit ? Ce qui est quand même intéressant avec ce qui se passe aujourd'hui aux États-Unis, c'est que c'est la défaite du wokisme quand même. La victoire de Trump, c'est la défaite du wokisme.

Et ce qui est très intéressant, c'est de voir comment un certain nombre de grandes entreprises américaines qui avaient pourtant fait des causes pour le wokisme au nom d'une idéologie de l'inclusivité, en l'occurrence, je veux dire, sont en train d'en revenir notamment par exemple les plateformes et notamment Facebook en 30, mais pas seulement. Donc ça, ça veut dire quelque chose sur ce qui est en train de se passer aux États-Unis. On va voir ce qui va se passer en France, mais vous savez, en général, on suit. Les non-binaires, moi ça m'intéresse. On est avec Marilyn Barans qui est docteur en psychologie clinique, spécialiste du traumatisme et expert judiciaire.

Bonjour, merci d'être en direct avec nous. Bonjour. Est-ce que vous êtes d'accord pour dire qu'en fait, au fond, il n'y a que deux genres, mâle et femelle, homme et femme ?

49:45
Locuteur 8

Écoutez, la question aujourd'hui, c'est à mon avis surtout que les non-binaires et les agender comedies aux États-Unis, donc les non-genrés qui sont donc en dehors

50:01
Présentateur

de la classification homme et femme et les non-binaires qui sont entre homme et femme,

50:06
Locuteur 8

entre les deux, en fait existent. Et la question n'est pas de savoir si, pour moi, si ça existe ou si ça n'existe pas, puisque de toute façon, manifestement, ça existe. Je crois surtout qu'il s'agit

50:19
Présentateur

d'un retour en arrière qui est extrêmement dangereux. D'une part, le retour en arrière va impliquer toujours des pensées extrémistes et d'autre part,

50:32
Locuteur 8

cela va engendrer une polarisation des extrêmes. Donc les féministes sont de plus en plus féministes, les masculinistes également, et on devient archi-féministes, archi-masculinistes, tous extrémistes. et il y a les militants, maintenant, no gender, qui font de plus en plus de bruit. Et donc, effectivement, ça existe dans la société. Et il me semble que c'est beaucoup plus intelligent et pertinent d'intégrer ces catégories de people, ces catégories de gens, pardon, qui revendiquent comme différents, plutôt que d'arriver dans des extrémisations de pensée qui nous amènent presque à un retour en arrière pour le coup extrêmement dangereux.

On va bientôt arriver à des classifications, on pourrait arriver à des classifications bientôt de race. Et ça, on l'a connu et on sait ce que ça a donné. Donc, Marie-Léde Baranet,

51:29
Présentateur

juste pour bien comprendre, parce que vous me dites que ça existe aujourd'hui, ça existe, les non-businaires, les non-genres, ça existe. Mais est-ce que ça existe dans la tête, en fait ? En plus, vous êtes docteur en psychologie clinique, donc voilà, c'est intéressant d'avoir votre regard. Mais pourquoi tout à coup ça existe alors qu'avant, ça n'existait pas ? Moi, c'est ce que j'ai du mal à comprendre. Je me demande si ce n'est pas une construction, finalement, une construction médiatique, une construction politique même et une construction de l'esprit.

51:57
Locuteur 8

Écoutez, toute construction de l'esprit se construit sur un socle. Donc, il faut se demander quel socle. Mais je reprends la petite blague que vous avez fait avec la journaliste tout à l'heure en disant, mais vous vous rappelez quand il y avait des filles qui jouaient ou des garçons qui jouaient avec des poupées ou des filles qui jouaient avec des camions, à l'époque, on en faisait tout un pataquès et on disait que ce n'était pas bien et qu'il fallait que les filles jouaient avec les poupées et les garçons avec des camions. Alors, aujourd'hui, on met des mots sur cela. est-ce que c'est une construction ?

52:37
Présentateur

En tout cas, ce qu'on peut dire, c'est qu'on a des gens dans nos cabinets qui viennent et qui nous disent voilà, moi je me sens ni homme ni femme ou moi je me sens entre les deux, je n'arrive pas à savoir si je suis homme ou femme, du coup je suis attiré psychiquement et sexuellement plutôt comme ci ou plutôt comme ça ou moi j'ai du mal. Alors, bien sûr qu'on peut essayer de donner du sens à pourquoi on a du mal

52:58
Locuteur 8

à se mettre une étiquette et peut-être qu'on va trouver dans la construction psychique de la personne qu'une étiquette ça lui rappelle quelque chose de l'ordre d'un traumatisme ou je ne sais pas. Mais, n'empêche qu'il y a des gens

53:15
Présentateur

aujourd'hui et on a créé des catégories, c'est-à-dire qu'on a créé le mot non-binaire. Il existe ce mot. On a créé agenda, on a créé donc... Oui mais ça correspond à quoi ? Excusez-moi Marie-Lyne Maranès, ça correspond à quoi scientifiquement, excusez-moi, à quoi ça correspond scientifiquement non-binaire ? Alors moi, je dois être un peu basique mais pour moi, il y a les hommes, il y a les femmes, point. Après, il y a des goûts différents, il y a des gens qui ont des goûts différents, il y a des gens qui ont des sentiments différents. Excusez-moi, mais une petite fille qui joue avec un camion ou qui joue avec des pistolets, même si on dit c'est un garçon banquier, ça reste une petite fille.

Exactement. Ça reste une petite fille.

53:53
Locuteur 8

Mais ça c'est sûr, ça reste une petite fille. Sauf que si cette petite fille en grandissant vous dit « Écoutez, moi, je ne me sens pas fille,

54:03
Présentateur

je ne me sens pas garçon. » Oui, mais c'est nouveau ça. Excusez-moi, parce qu'on lui a mis ça dans la tête et parce qu'elle a vu ça dans les médias. Parce que moi, je n'ai jamais entendu jusque-là, jusqu'à ces dernières années, je n'ai jamais entendu un enfant dire « Je ne suis ni fille ni garçon. » Une petite fille pouvait vous dire « Moi, je me sens garçon. » Ça, ça peut arriver effectivement et c'est autre chose. Mais je ne me sens ni fille ni garçon. Excusez-moi, vous êtes quoi, un ovni ? Non, vous êtes une personne qui n'arrivait pas à trouver une identité ni dans fille ni dans garçon. Donc du coup, c'est sur cette question-là qu'il va falloir travailler.

54:33
Locuteur 8

C'est pourquoi la question de l'identité et donc d'une appartenance à un genre, pourquoi ça vous pose un problème ? C'est-à-dire pourquoi vous revendez biologiques ?

54:43
Présentateur

Ça ne me pose aucun problème. C'est biologique. C'est que moi, je me dis, la science, excusez-moi, mais la science est quand même un peu la base aussi de notre société. La science désigne les hommes, désigne les femmes. Après, comme je vous l'ai dit, moi, je peux tout comprendre, mais un homme et une femme, c'est défini scientifiquement. Ce n'est pas défini psychologiquement. Moi, je trouve que ça... Catherine Lambert vous pose une question. Bonjour, madame.

55:05
Julien Odoul

Bonjour, madame. Je me permets d'intervenir, excusez-moi, parce que vous avez raison, ça existe. Mais c'est là où le wokisme est devenu complètement fou. C'est que quelqu'un qui a un problème d'ordre un peu psychologique, je ne sais pas comment me situer, bon, ça peut arriver. Mais enfin, excusez-moi, le wokisme au départ, c'est fait pour défendre le droit et la reconnaissance du droit des minorités. Ce n'est pas... On n'est pas là pour prendre en compte le droit de... Enfin, tous les petits dérèglements psychologiques auxquels les gens sont confrontés. C'est très différent. C'est pour ça que cette idéologie est devenue folle, à mon avis. Et puis, je voudrais faire un point important.

Le combat féministe, ce n'est pas du wokisme. C'est un combat... Le wokisme, c'est encore... C'est l'adversaire du wokisme. Le combat féministe, c'est un combat égalitaire de société. Je ne dis pas contre vous, madame. Je le dis parce que je sens que ce mouvement-là anti-wokisme va se répercuter contre les femmes.

55:56
Présentateur

Marine Barret, vous répond. Allez-y.

55:57
Locuteur 8

Je dis premièrement que les choses qui n'ont pas de malentendues quand je vous ai dit pourquoi vous avez du mal à trouver une identité. Ce n'est pas à vous que je posais la question. C'était... J'imaginais qu'on pouvait poser cette question à la personne qui nous disait écoutez, moi, je n'arrive pas à me situer. Donc, en fait, la question qui va être fertile, c'est très bien. Vous n'arrivez pas à vous situer. Donc, ça démarre quand pour vous ? Qu'est-ce qui s'est passé ? À un moment donné, quand vous étiez petit, vous vous sentiez garçon ou fille ? Alors, cette personne va peut-être vous dire ah mais moi, depuis le départ, je ne me suis jamais senti ni garçon ou fille. Alors, ok.

Donc, on va pousser, si vous voulez, l'investigation psychique pour aider la personne

56:41
Présentateur

à donner du sens. Alors, aujourd'hui, c'est un problème psychologique, Marine Barret, c'est un problème psychologique. Oui, mais on n'est pas dans la réalité, du coup. La réalité, c'est pas... Non, parce que vous avez la réalité scientifique qui désigne les garçons et les filles, excusez-moi. Et puis après, il y a les gens qui se posent des questions, qui ont un problème psychologique peut-être.

57:01
Julien Odoul

Mais écoutez-moi, c'est la réalité. Moi aussi,

57:06
Locuteur 8

c'est la réalité. C'est-à-dire de dire que les problèmes psychologiques, c'est pas la réalité, c'est omettre que les problèmes psychologiques sont des problèmes scientifiques, de construction psychique et auxquels il va falloir trouver des solutions. Donc, en fait, je dis ça existe et donc la question... Mais ça existe, mais ces gens-là

57:28
Présentateur

restent des garçons ou des filles, des hommes ou des femmes. Même s'ils se posent des questions scientifiquement, il reste des hommes ou des femmes.

57:35
Locuteur 8

Il reste des hommes, bien sûr, il reste des hommes, pour moi, il reste des hommes ou des femmes qui ont une difficulté majeure dans leur identité masculine ou féminine. Et du coup, ils ont trouvé... Cette niche a été créée en disant, bon, comme on ne trouve pas de réponse

57:51
Présentateur

et comme on n'arrive pas... Personne n'arrive à nous aider et nous-mêmes, peut-être, nous n'arrivons pas

57:57
Locuteur 8

à définir précisément ce que ça veut dire, du coup, on a créé les non-binaires ou les agenders ou les... Mais en fait, il est évident qu'il y a quelque chose au niveau de la construction psychique

58:11
Présentateur

de l'identité sexuée qui a posé problème. On est d'accord. Et il va falloir aider ces gens mais en attendant, on ne peut pas leur dire... En attendant, ils ont quand même besoin d'exister.

58:23
Locuteur 8

Donc on ne peut pas dire, écoutez, débrouillez-vous... Mais ils existent en tant qu'hommes et femmes.

58:27
Présentateur

Excusez-moi, mais ils existent en tant qu'hommes et femmes. Ce n'est pas parce qu'ils se posent des questions que ces gens n'existent plus.

58:32
Locuteur 8

Non, mais ils ont besoin d'exister à leur propre difficulté. C'est-à-dire que si eux disent mais moi, je ne veux plus qu'on m'appelle madame ou monsieur et il se trouve que la société a créé ce sous-groupe de non-binaires, de non-genrés,

58:50
Présentateur

etc. Vous parlez de sous-groupe.

58:51
Locuteur 8

Et qu'ils ont trouvé cette niche-là. Mais cette niche, la question n'est pas de la faire exister ou de l'effacer. C'est d'aider chaque personne à essayer de donner du sens à cette difficulté qui est venue dire je n'arrive pas à me situer. Et on va probablement trouver dans cette thérapie-là,

59:17
Présentateur

on va probablement trouver des tas de difficultés.

59:21
Locuteur 8

Les non-binaires et les non-genrés, ce n'est pas la même chose que l'homosexualité. Ce n'est pas la même chose.

59:31
Présentateur

C'est exactement ça. Merci Marilyn Baranès. C'était passionnant de vous avoir. Franchement, la discussion était passionnante. C'est très intéressant, surtout quand on n'est pas d'accord. Merci d'avoir été avec nous, docteur en psychologie clinique, spécialiste d'utropathie. Vous voulez rajouter un mot là-dessus ? Ce qui est hallucinant, c'est qu'avec ces gens-là, de dire aujourd'hui, d'affirmer qu'il n'y a que des hommes ou des femmes, c'est révolutionnaire. Ça paraît totalement loufoque parce que cette idéologie qui a fait des ravages énormes, notamment dans la... C'est presque considéré comme extrémiste. C'est presque considéré comme extrémiste.

Alors que l'extrémisme, c'est eux, la division de la société, la construction de particularisme à outrance. Et c'est sans fin parce que vous avez des groupes, des sous-groupes. Il y a ceux qui se sentent lapins, chinchillas, réverbères, etc. Je veux dire, c'est la lutte du tous contre tous, de l'individualisation à outrance et c'est surtout faire fi des fondamentaux biologiques et scientifiques. C'est un danger et heureusement que Trump a eu ce stage de bon sens. Et pour bien préciser, ça n'a rien à voir avec l'homosexualité, ça n'a rien à voir avec des transsexuels, ça n'a rien à voir avec ces choses-là qui sont totalement... Tout le reste est comprensible.

1:00:34
Julien Odoul

Ne mélangeons pas tout. On a mis un peu d'humour dans le débat et c'est vrai que cette dame était très intéressante. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas prendre en compte le malaise de ces gens-là. Mais bien sûr, c'est différent. Mais ce malaise, il faut voir un psychologue, un psychiatre et se faire accompagner pour essayer d'aller mieux dans sa vie.

1:00:48
Présentateur

Juste un mot, Slimane ? Deux choses. Déjà, il faut donner... Les jeunes, il faut leur donner... Il ne faut pas les invisibiliser ou prévu. Il faut les prendre en main. Déjà, il faut s'occuper d'eux. La psychologie est une science humaine. Ça, c'est autre chose. Et je suis d'accord avec vous, Jean-Marc. La psychologie, c'est d'accompagner les personnes qui ne se retrouvent pas dans cette société quelque soit... Exactement. Mais on ne va pas changer les règles de la société pour ça. Un homme reste un homme, une femme reste une femme. Et il n'y a pas... Enfin, pour moi, il n'y a pas autre chose. Il y a des règles en France. On part à New York tout de suite en direct.

On rejoint Sandra Muller qui est journaliste vivant à New York qui écrit un livre d'ailleurs qui s'appelle Kamala Trump 100 jours pour convaincre à la campagne la plus courte de l'histoire des États-Unis. Bonjour Sandra. Merci d'être avec vous. Je voulais savoir quelle était l'ambiance à New York ce matin et aux États-Unis plus globalement justement après toute cette journée d'hier et tous ces décrets signés cette nuit par Donald Trump.

1:01:46
Locuteur 8

Écoutez, moi, quand j'étais en tout cas déjà à Washington, je reviens... Je suis revenue à 2h30. il y avait une très très bonne ambiance imaginez-vous à Washington. Les gens étaient en liesse dans la rue. Ils étaient dans les cafés. Ils étaient un peu partout pour regarder et suivre ce qui se passait. Pas beaucoup de réactions par rapport au décret. Beaucoup de presse mais pas beaucoup de réactions pour l'instant. Il est 5h du matin en New York, vous voyez, derrière moi il neige. Donc on aura peut-être encore moins de réactions parce qu'il n'y aura pas grand monde dehors. Mais en tout cas au niveau de la presse, évidemment, c'est comme en France.

Il y a des reports pour l'instant, des reporting, mais il n'y a pas beaucoup de réactions honnêtement.

1:02:23
Présentateur

Mais on a le sentiment que quand même Trump a dit ce qu'il allait faire et fait ce qu'il a dit. C'est exactement

1:02:28
Locuteur 8

ce que j'allais dire.

1:02:29
Présentateur

Ça pour nous Français, c'est assez révolutionnaire parce qu'un président qui arrive et qui fait ce qu'il a dit, on n'a pas trop l'habitude en France.

1:02:37
Locuteur 8

Alors je vous explique quand même, on oublie trop souvent que Donald Trump est un new-yorkais justement. Il vient du Queens, donc de l'autre côté d'où j'habite. Donc effectivement, il va très vite et puis on oublie aussi qu'il a déjà fait quatre ans. Donc il s'est effectivement préparé. Il a tenu compte de sa précédente investiture et de son expérience. Donc maintenant, on a un Donald Trump qui est préparé, expérimenté et qui est rapide. Mais autour de lui, il y a une équipe, il n'est pas tout seul. Donc il n'est conseillé que par des gens de confiance et vu qu'il n'a nommé que des membres de sa famille, qu'il a nommé des chefs d'entreprise.

En fait, ce qu'il faut savoir, c'est que Donald Trump dirige un pays comme il dirige dans une entreprise. Donc forcément, quand vous êtes dans ce secteur privé et qui plus est, aux États-Unis, avec effectivement une mentalité capitalistique et de société, tout va très vite. Ce n'est plus l'administration. Et d'ailleurs, il ne veut plus entendre parler de l'administration puisqu'il a coupé, il a fait des coupes budgétaires. Il est en train, il a demandé à avoir moins de fonctionnaires. Et c'est ce qu'il fait d'ailleurs avec Elon Musk qui est le pro de la coupe puisqu'il a viré 80% de ses effectifs de Twitter de X et que X existe toujours.

Donc il applique les méthodes du privé au public tout en étant expérimenté aussi au niveau du public puisqu'il a fait 4 ans. Donc oui, ça va très vite mais nous ici, on est obligé d'aller très vite. Exactement. Comme on dit ici, c'est barcoucré.

1:03:56
Présentateur

D'où votre livre d'ailleurs, Kamala Trump, 100 jours pour convaincre la campagne la plus courte de l'histoire des États-Unis. Merci Sandra Muller en direct de New York. Merci de vous être pleuvée si tôt pour nous et sous la neige. Merci beaucoup. Dans un instant, c'est Sonia Mavre.

Il faut supprimer le droit du sol - J. Odoul (CNEWS) — Julien Odoul · Pourquijevote