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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 5 décembre 2022 10 minComplaisantDivertissementEurope & internationalNumériqueEnvironnement & énergie

Dans les pas d’E. Macron à la Nouvelle-Orléans - La Story de Mohamed Bouhafsi - C à Vous -05/12/2022

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:20InvitéFait
    « au programme de la journée, un entretien avec le gouverneur de Louisiane, John Bel Edwards, et à la clé, la signature d'un accord sur le renforcement des relations dans le domaine énergétique avec cet État »
  • 2:38InvitéPromesse
    « un plan pour favoriser l'enseignement du français aux États-Unis »
  • 5:37InvitéChiffre
    « pénalisé par l'Inflation Reduction Act qui prévoit plus de 400 milliards d'investissements américains en faveur de la transition énergétique »
  • 6:53InvitéFait
    « Vous savez moi, je ne crois pas à la liberté s'il n'y a pas de règle, qui protège la liberté de chacun »
  • 9:01InvitéFait
    « Il a raison, Joe Biden, de soutenir son industrie automobile. Nous, on devrait faire la même chose »
  • 9:04PrésentateurFait
    « En train d'un « Buy European Act » »
  • 9:17InvitéFait
    « L'Europe a dit en 2035 qu'on va interdire les moteurs thermiques »
  • 9:32InvitéChiffre
    « la moitié de notre gaz à effet de serre, on l'importe »
  • 9:55InvitéPromesse
    « moi, je milite justement pour une protection, une vraie taxe carbone, pas seulement comme elle existe, pas seulement sur le ciment, pas seulement sur l'acier, mais aussi sur l'ensemble des produits, notamment chinois »

Temps de parole

  • Invité48 %
  • Invité 218 %
  • Invité 316 %
  • Invité 47 %
  • Auditeur5 %
  • Présentateur4 %
  • Invité 52 %

8,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Mohamed, vous avez suivi Emmanuel Macron à la Nouvelle-Orléans.

0:03
Invité

Oui, après sa visite d'État à Washington, le président s'est rendu en Louisiane, ancien territoire contrôlé par la France, sous Napoléon. Une visite symbolique, presque historique, car aucun président français ne s'y était rendu depuis Valéry Giscard d'Estaing en 1976.

0:20
Auditeur

Qu'est-ce que ça vous fait d'être ici 46 ans après le dernier président de la République française ?

0:36
Invité

C'est beaucoup d'émotions et surtout c'est là où vit à la fois la langue française encore, et je vais lancer tout à l'heure un grand programme là-dessus, et la créolisation des cultures. Et là on vient d'être accueillis par un band. Il y a une expérience à Paris, très mal, je suis un très mauvais danseur. On vous lâche pas toute la journée ? Banco, venez avec moi. Un pas de danse sur le tarmac avant un bain de foule dans le quartier français. C'est vrai ? C'est génial, il est tellement bon. Je suis très heureux qu'il est ici.

1:19
Auditeur

En plus, en France, on a déménagé à Seattle il y a pas longtemps.

1:30
Présentateur

Ça va, ça se passe bien ? Ouais, ça se passe bien. Est-ce que tout va bien en France ?

1:32
Invité

Super.

1:33
Présentateur

Super ? Et on continue à se battre. En tout cas, nous, on vous représente ici, aux États-Unis. Merci beaucoup. Avec mes deux fils. Il est un leader sur un leader. Il est un leader qui croit vraiment en rencontre les gens sur le terrain, comme moi. Et je te dis, vous ne pouvons pas le toucher à l'arrivée. Du coupant de prière à la prière, de la prière à la prière, de tous les membres de la présence du French Quarter. Il était extrêmement engagé et il n'est pas, et il n'est pas. Donc je suis très heureux de présenter à nous dans notre ville. Il est longu pour l'arrivée.

2:02
Invité

Au programme de la journée, un entretien avec le gouverneur de Louisiane, John Bel Edwards, et à la clé, la signature d'un accord sur le renforcement des relations dans le domaine énergétique avec cet État, important exportateur de gaz naturel liquéfié, une courte visite de la maison du peintre Edgar Degas, et un plus long arrêt au musée d'art de la Nouvelle-Orléans pour y lancer le programme French for All, un plan pour favoriser l'enseignement du français aux États-Unis. La langue française a un côté un peu élitiste quand on est à l'étranger. C'est chic de parler français, c'est admirer, c'est aimer, mais il y a une forme de complexe.

Le président Biden, d'ailleurs, me l'a dit, moi j'ai appris le français pendant des années, des années, on nous accompagne un peu, avec Edith Piaf, vous voyez, qui est aussi à la Nouvelle-Orléans, et il m'a dit, mais simplement j'étais complexé en se moquer de moi parce que je parlais mal, alors que l'anglais, on le parle tous, on ne parle tous pas super bien, mais c'est devenu une langue internationale. Il faut réussir à ce qu'il y ait aussi ce français d'échange un peu dédramatisé.

Madame est arrivée de Marseille il y a quatre mois, elle fait de la musique, elle enseigne, et je lui ai dit, elle est prête à aussi enseigner le français, nous aider, faire un truc, mais on peut lui donner un contact ? Vous avez des référents, vous avez un numéro de téléphone, une adresse ? J'ai un email. On va prendre. Filez votre email. Ok. Ah, il est fort, il est un démerde. Mais je donne pas mon lit.

Dans la soirée, malgré les réticences des services secrets américains, Emmanuel Macron s'est offert une dernière déambulation au son des orchestres des célèbres clubs de jazz de Frenchman Street, accompagné de Troy Andrews, l'un des plus célèbres trompettistes américains qui l'a même invité sur scène. Du retour avec Pierre de Horne, Emmanuel Macron nous a accordé un entretien pour détailler ce qu'il a obtenu auprès du président Biden pour défendre les industriels européens, pénalisé par l'Inflation Reduction Act qui prévoit plus de 400 milliards d'investissements américains en faveur de la transition énergétique.

Ça a été à la fois amical, direct, franc et très précis avec le président Biden. C'est un des moments qui a été pour moi le plus important de cette visite. J'ai vu ce dirigeant dont je partage les valeurs, qui m'a dit mais moi je veux créer des emplois aux Etats-Unis parce que c'est la clé pour moi, je veux réindustrialiser mon pays parce que sinon les extrêmes gagneront. Et je lui ai dit mais moi je comprends ça, je veux la même chose. Ce que tu veux réussir chez toi, ça peut pas se faire contre moi, contre les travailleurs en France, contre les nouveaux projets qu'on a. Le but, c'est pas que ce soit une victoire de l'un face à l'autre, c'est pas du tout ça.

C'est de se dire comment on garde cette loi américaine qui doit être aussi forte, aussi bonne pour les travailleurs américains, comment on trouve les mécanismes pour que ce qui était mauvais pour nous ne soit plus mauvais. Et donc en fait que ce qui est fait chez nous soit éligible à certains mécanismes, et puis qu'on regarde de cas par cas pour aussi faire les choses. Et puis nous Européens, on doit simplifier, aller plus vite, être plus ambitieux.

C'est qu'en surprise de ce voyage officiel, une rencontre avec Elon Musk, l'homme le plus riche au monde, PDG de Tesla, SpaceX et désormais de Twitter qui avait fait le déplacement jusqu'à la Nouvelle-Orléans, l'occasion d'une mise en garde du président français sur l'importance de la politique de modération sur Twitter. Vous savez moi, je ne crois pas à la liberté s'il n'y a pas de règle, qui protège la liberté de chacun, justement. Dans la rue, il y a une liberté parce qu'il n'y a pas de discours de haine, parce qu'il n'y a pas d'incitation à la haine, parce qu'il n'y a pas de racisme, d'antisémitisme, parce que nos enfants sont protégés. Ça doit être pareil sur Internet.

J'ai besoin de vous. Et je veux que vous vous engagez sinon, on ne sera pas copains. Il m'a dit de manière très directe, je veux m'engager pour une vraie modération transparente et je veux m'engager pour la protection des enfants. Je n'ai pas de raison de ne pas le croire à date. Le G20 à Bali, le sommet de la coopération économique des pays du Pacifique à Bangkok, le sommet de la francophonie à Dyerba, puis cette visite aux Etats-Unis. Emmanuel Macron délaisserait-il la scène internationale pour la scène internationale ? On lui a posé la question. Monsieur le Président, il ne faut surtout pas écouter la musique du moment, parce qu'elle change aussi vite que le moment.

Et donc, il y a deux semaines, j'étais dans une dépression très grave. Il y a un mois, j'étais en train de faire le travail de tous les ministres du Premier ministre et j'étais le Rémi Bricat de la vie politique française. Donc voilà, c'est ça. Donc il faut s'habituer. Comme disait le général de Gaulle, j'ouvre le journal pour savoir ce que je pense. Ça m'importe peu. Moi, j'ai un cap et j'ai une détermination depuis le premier jour. Et là, quand on vient et qu'on est le premier pays qui est invité en visite d'État pour l'administration Biden, c'est bon pour le pays. Et j'y vais en défendant nos intérêts. On n'est pas une île.

Et donc, ce qu'on fait à la maison, il faut le défendre à l'extérieur. Qu'est-ce que vous inspire les propos d'Emmanuel Macron sur l'Inflation Reduction Act ? Il y a un énorme décalage entre les jolies images qui sont dans le reportage et les résultats. Puisque vous savez que lorsqu'il s'est exprimé devant le président Joe Biden en disant « Écoutez, arrêtez de soutenir vos entreprises et protectionnisme », Joe Biden lui a répondu « Moi, je ne veux pas m'excuser ». En réalité, le décalage, c'est le suivant. Il a raison, Joe Biden, de soutenir son industrie automobile. Nous, on devrait faire la même chose. C'est ce qu'on a voté il y a quelques jours au Sénat.

9:04
Présentateur

En train d'un « Buy European Act ».

9:05
Invité

Exactement. C'est ça ? Oui, puisque les voitures électriques, c'est pour le climat, c'est pour l'environnement. Mais nous, on sait très bien que 80% viennent d'ailleurs et notamment de Chine. L'Europe a dit en 2035 qu'on va interdire les moteurs thermiques. On sait très bien qu'on risque de ne pas avoir l'électricité, on risque de ne pas avoir le réseau de recharge. Et surtout, on sait qu'on va venir par cargo entier des voitures qui sont de Chine. Donc moi, je pense que justement, il faut que les Français sachent que la moitié de notre gaz à effet de serre, on l'importe.

Le gaz à effet de serre produit en France, on le produit avec nos usines, mais on importe aussi la pollution qu'on avait exportée à travers les importations. Moi, je milite justement pour une protection, une vraie taxe carbone, pas seulement comme elle existe, pas seulement sur le ciment, pas seulement sur l'acier, mais aussi sur l'ensemble des produits, notamment chinois. Et c'est comme ça qu'on aura une véritable filière de voitures électriques et qui ne se fera pas concurrencer justement par le dumping environnemental ou le dumping social des pays comme la Chine. Donc je pense que M. Biden a raison et on devrait faire la même chose.