Sonia Rolland : « Les Miss ne sont pas des cerveaux vides ! »
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Chapitres
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Questions et réponses
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Qu'est-ce qui vous a séduit dans cette fiction policière ?
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Aurore de Bac, vous vous définiriez comment ce personnage ?
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Il y a un peu de vous dans ce personnage justement ?
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Vous avez une grosse pression sur les épaules avec cette fiction ?
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Vous êtes une grosse consommatrice de séries, pourquoi ce choix de revenir avec une fiction inédite ?
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Vous avez fondé Somad Production, vous allez vous limiter au documentaire en tant que productrice ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Il y a pas eu beaucoup de de travail à faire pour composer. Il y a même pas eu de travail de composition finalement. »
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« Je le fais avec le même avec le même désir, avec les mêmes envies mais bon c'est vrai qu'on est toujours bah là on sera face au foot hein qu'est-ce que fin de la Ligue des Champions. »
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« Moi oui, moi je suis très série. Il faut dire même que j'ai alors on m'a beaucoup enfin proposé de rejoindre des séries déjà existantes et tout ça. »
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« Suite à Léa par cœur, le succès que j'avais connu avec M6. »
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« J'ai déjà fait d'ailleurs un documentaire qui est celui du Rwanda. »
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« Réaliser un documentaire, c'est encore, je pense, une chose complètement différente de de la fiction en fait. »
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« Ah mais en plus j'ai deux filles. Alors vous imaginez le rendez-vous c'est le rendez-vous obligatoire. »
- 16:00Sonia RollandFait
« Moi je me suis présentée à l'élection de Miss France très précisément parce que je voulais toucher ce monde qui me paraissait totalement inaccessible du cinéma, de la télévision, de la fiction quoi. »
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[Musique] Bonjour et bienvenue dans le boss télé de TV Magazine. Alors notre invité du jour, le temps où elle fut la première Miss Bourgogne à être élu Miss France 2000 paraît déjà bien loin. Euh aujourd'hui, elle est actrice, réalisatrice mais aussi productrice.
Notre invité à rendez-vous en primir sur France 3. dans le cadre des samedis suspense de la chaîne publique, elle y ense avec conviction un rôle d'enquêtrice dans une fiction inédite. Ça s'appelle le vagabond de la baie de Somme.
Sonia Roland, bonjour. Bonjour. Bienvenue dans dans le bossaire.
On vous retrouve donc dès ce samedi soir en prim time, c'est sur France 3. Qu'est-ce qui vous a séduit dans cette fiction policier hein ? D'ailleurs, le le vagabond de la bês faut dire que c'est la case stratégique, on va dire même.
Oui, mais en même temps, c'est euh faut dire que les les polars sont toujours très bien faits, très bien ficelés, hein. Et puis a un vrai public. euh qui attend ses ses ses nouveaux unitaires.
Euh moi quand je l'ai lu, bon ben j'étais évidemment très séduite par Aurore de bact, donc le le rôle que que je défends. Voilà. Et puis euh cette histoire euh cette envie de résoudre absolument euh cette enquête seule, cet énigme seul parce que seul contre tous étant donné qu'elle a elle a affaire quand même à des gens très haut placés qui qui euh qui s'arrangent toujours pour pour s'en sortir en fait au fond et puis elle prend appui sur ce gendarme qui qui arrive qui vient juste d'arriver dans cette petite cette petite région et qui découvre lui-même en fait tout ce système mis en place et elle ne peut que s'appuyer sur lui en fait sur son aide.
Aurore de bac, vous vous définiriez comment ce personnage ? Bon, elle est c'est un peu elle est têtue, elle est obstinée. En revanche, elle est un peu affaiblie parce qu'elle est elle vit un handicap depuis depuis un lourd accident.
Euh sinon, je raconte toute l'histoire, ça serait dommage, mais en revanche, c'est un personnage obstiné et qui euh qui qui mène quand même son enquête de manière euh Ouais. obstiné en fait. Voilà, c'est un personnage hyper intéressant, très fragile euh et en même temps fort quoi.
Enfin, je sais pas, moi j'ai beaucoup aimé ce personnage. Et il y a un peu de vous dans ce personnage justement ? Oui, beaucoup.
Il y a pas eu beaucoup de de travail à faire pour composer. Il y a même pas eu de travail de composition finalement. En fait, c'est juste qu'il a fallu que je fasse euh avec cette horthèse parce que ça ça change complètement la manière de de se tenir, de de fonctionner.
Oui, il fallait trouver un rythme pendant le pendant le tournage et puis en même temps, ça m'a beaucoup aidé parce que ça lui donne une attitude au personnage, ça lui donne une certaine fierté aussi malgré tout parce qu'elle son handicap devient une force pour elle finalement. Voilà. Et et par rapport au personnages que vous avez pu incarner précédemment à la télévision, c'est très différent comme rôle aujourd'hui.
C'est vraiment différent, ouais, de ce qu'on m'a proposé. On m'a souvent proposé des personnages comme ça, un peu énigmatiques, qui un peu à retort comme ça, mais finalement elle, on on comprend très vite ce qui l'anime, ce qui ce qui fait qu'elle elle se lance dans cette aventure contre contre tout ce système quoi. Mais euh mais ouais, moi j'aime beaucoup ces personnages un peu autoritaires comme ça.
Euh et en même temps qui amène une part de fragilité quoi. Ça reste quand même finalement une femme qui qui veut garder cette féminité et aussi ce enfin c'est une femme intéressante en tout cas horors de bac. Alors cette fiction du fusé je disais dans le cas des samedis suspense de de François qui une case qui fonctionne très bien un samedi dernier un parfum de sang c avec Annie Dupéret 3,6 millions de téléspectateurs.
Vous avez une grosse pression sur les épaules. En fait on fait pas les films pour ces raisons-là. Je je j'admets que ce soir a aussi le problème des chaînes hein d'avoir de l'imath et tout ça mais il y a une concurrence assez vive on va rappeler donc c'est pas c'est pas ça qui va en tout cas c'est pas ça qui anime mon envie de faire ce métier.
Je le fais avec le même avec le même désir, avec les mêmes envies mais bon c'est vrai qu'on est toujours bah là on sera face au foot hein qu'est-ce que fin de la Ligue des Champions. Il y a aussi des gens qui aiment pas le foot he vous savez. La Rquier sur France 2 pour sa première des grosses têtes sur la chaîne.
C'est pas faux. Bah en même temps, bon écoutez ça c'est c'est c'est le problème de France Télévision. C'est pas le mien.
Moi le mien c'est que les gens puissent apprécier ce qu'on a fait. Jérôme Robard et moi Jérôme Robard qui joue le gendarme et puis Claude Michel Rome qui je pense a fait un très beau film en tout cas moi j'en suis très fier. On voit et notamment sur le service public un vrai renouveau et succès de de la fiction française aujourd'hui.
Vous êtes vous-même une grosse consommatrice entre guillemets de de série. Ouais. Moi oui, moi je suis très série.
Il faut dire même que j'ai alors on m'a beaucoup enfin proposé de rejoindre des séries déjà existantes et tout ça. Suite à Léa par cœur, le succès que j'avais connu avec M6. Voilà, j'avais l'envie de revenir avec quelque chose de complètement nouveau.
Revenir avec une série, je me serais dit oui mais alors si je la défends moi donc on travaille sur ce genre de projet depuis un petit moment avec différentes boîtes de production. En l'occurrence Making Prod, on a deux projets d'unitaire ensemble pour le service public une fois de plus. Euh service public, oui, puis des chaînes privées parce qu'en fait on sait pas qui va accepter les projets.
Ouais, exactement. Mais ce sont des projets intéressants et qui vont aussi avec mes désirs de comédienne et puis ce que je suis aujourd'hui aussi et maman, j'ai la trentaine, enfin, je peux plus non plus faire certaines choses quoi que je faisais à 20 ans. Alors, justement, vous devancz ma question.
Il y a So la comédienne mais il y a aussi Sonia Roland la réalisatrice et productrice. Vous avez cfondatrice de Somat de production la société. Vous avez déjà signé deux documentaires je le rappelle.
Un sur le Rwanda euh je crois que vous avez quitté à l'âge de 8 ans ou 9 ans. 9 ans oui. Pour le Burundi puis que j'ai quitté à 13 ans.
Ouais. Donc c'était pour France Ha un autre sur l'homosexualité cette fois pour pour Ta. Est-ce que vous allez vous limiter justement au documentaire en tant que productrice cette fois ? productrice, je pense, parce que c'est pas si évident que ça en fait de de censer dans la fiction, dans le cinéma, enfin c'est c'est compliqué.
Quand on voit les poids lourds qui sont en face, c'est c'est toujours très compliqué. Cela dit, ça nous empêche pas de faire de la coproduction parce que moi, en tant que comédienne, je peux aussi amener ma participation à ce niveau-là, quoi. Donc là, en l'occurrence, je tourne un court-métrage qui s'appelle une vie ordinaire avec Bagan Film.
C'est une production avec laquelle je travaille et j'ai déjà fait d'ailleurs un documentaire qui est celui du Rwanda. Je vais coproduire avec eux. Donc Somad va apporter sa contribution et c'est une manière pour moi de d'avancer sur des projets avec ma boîte de production finalement qui est une toute petite structure et encore une fois c'est simplement pour faire de la coproduction.
Et si vous deviez choisir, vous préférez devant ou derrière la caméra ? Écoutez là, moi j'aime vraiment ces deux exercices, ces deux choses complètement différentes. Euh réaliser un documentaire, c'est encore, je pense, une chose complètement différente de de la fiction en fait.
Là, je me lance sur la risation d'une fiction. Donc, ça amène d'autres perspectives évidemment, mais puis d'autres enjeux. Enfin là, je vais réaliser euh un cours que j'ai j'ai écrit, j'ai euh des acteurs à diriger, enfin ça va être une approche complètement différente, mais euh ça reste à mon avis un exercice évidemment périlleux comme le documentaire.
Le documentaire, j'avouerais que quand je me suis lancée euh dans cette aventure, c'est un peu dans l'urgence parce que je suis rwandaise, j'coandaise et j'avais ce désir que ces deux pays comprennent aussi moi mon regard, le regard que je porte sur le Rwanda. Les événements qui s'étaient passés, hein. Donc, exactement.
Et c'est vrai que pour clôturer, on va dire, l'année de commémoration des 20 ans du génocide, je me disais, il faut absolument que les gens voient aussi ce qui est devenu ce pays depuis 20 ans. Et euh donc euh j'ai demandé à Bagane avec qui j'étais en train de commencer euh la préparation de mon court-métrage. Si on pouvait se, c'était un peu urgent de le faire, si on pouvait se lancer dans cette aventure là, ils m'ont ils ont accepté tout de suite.
Patrick Hernandez, le producteur, a accepté tout de suite. Donc, on a mis de côté mon courtmétrage qu'on est en train de reprendre. Voilà.
Et donc, il arrivera à quelle échéance ce courtmétrage ? Euh alors, je tourne du 30 au du 30 juin au 4 juillet. On n pas de on n'est pas pressé.
Est-ce que vous d'une manière générale vous souhaiteriez être plus présente au cinéma ? Bah oui, évidemment. Enfin, en tant en tant que comédienne évidemment, mais euh je peux pas en vouloir non plus euh euh au producteur de manquer de curiosité, je veux dire, parce que finalement on a toujours l'impression que ces deux mondes n'ont rien à voir alors que finalement c'est le même métier pour moi en tant que comédien télévision cinéma pour moi c'est c'est le la le même investissement dans mon travail quand je tourne avec Étienne Fort dans des ordres ou même des petites séquences dans le film de de Tavernier Ked c'est le même travail que dans Cader Sheriff sur sur France 2.
Pour moi, c'est exactement le même investissement. Vous avez pas l'impression d'être catalogué aujourd'hui, faites d'être davantage à la télé que Bah écoutez, moi déjà ils ont du mal à me mettre dans une case. Donc c'est peut-être ça en fait le gros problème finalement, c'est qu'on sait pas dans quoi me mettre on sait pas dans dans quelle case me mettre.
En fait, je suis une personnalité publique. Je suis pour certains, j'ai été Miss France, donc ça pose problème. Pour d'autres, c'est génial parce que ça peut amener une c'est un faire valoir.
Alors du coup, il faut que tout le monde puisse se composer avec tout ça, ce qui est pas évident. Je je l'entends bien mais en même temps euh il faut regarder mon travail puis c'est tout. Vousz le le rêve de de faire justement un jour un longmétrage cette fois ?
Oui. Oui. Oui.
En tant que rédrice cette fois. Oui. Euh je fais ce court-métrage aussi parce que euh j'ai j'ai quand même conscience que les gens ont besoin doivent de voir mon travail avant tout.
Euh je me lanceraiit pas euh dans l'aventure d'un long métrage sans sans avoir au moins moi fait euh cette démarche du court-métrage pour voir au moins si euh si c'est une un exercice qui me plaît, si et s'il rencontre son public aussi. et s'il rencontre son public évidemment, si euh si ça séduit euh euh des producteurs, enfin bon voilà, c'est tout un c'est un exercice euh et puis c'est un essai et et mais cela dit euh comme je suis très obtinée, je pense que je m'arrêterai pas qu'au courmétrage courtmétrage. Euh dernière question, un petit un petit mot, c'est vous qui l'avez évoqué sur les les Miss France, c'est c'est vous suivez toujours l'actualité des Miss France, le parcours de Camissière cette année par exemple ?
Alors vraiment, je suis vraiment désolé d'ailleurs parce que finalement, j'ai vu son élection quand même. Mais vous suivez toujours les élections ? Ah bien sûr.
Ah mais en plus j'ai deux filles. Alors vous imaginez le rendez-vous c'est le rendez-vous obligatoire. Non mais en plus c'est c'est toujours très plaisant moi de voir ces jeunes femmes.
Mais alors ça m'éloigne de plus en plus finalement de ce que je connais moi de mon année de Miss France avec madame de Fonten avec une autre organisation finalement et une autre époque aussi j'imagine. Mais mais je trouve que c'est un show qui est magnifique. Enfin je veux dire c'est c'est un des plus beaux show qu'on a à la télévision aujourd'hui. des filles au moins on démonte finalement parce que il y en a qui s'acharnent à vouloir croire que les miss sont des cerveau vide mais là aujourd'hui on peut plus vraiment dire ça puis en plus c'est des filles qui ont un public il faut voir juste sur les réseaux sociaux ce qu'elle ce qu'ell ce qu'elles amènent avec elle comme foule c'est énorme.
Aucun regret. Ah mais carrément pas. Ah non non non.
Et puis vous savez, moi je me suis présentée à l'élection de Miss France très précisément parce que je voulais toucher ce monde qui me paraissait totalement inaccessible du cinéma, de la télévision, de la fiction quoi. Donc moi je l' je l'ai fait, ça m'a ça m'a aidé on va dire et puis c'est bon, ça m'a parfois mis des bâtons dans les roues parce que vous savez le monde des miss à l'époque, les gens trouvaient ça assez désuet. Euh bon, il en même temps je j'estime qu'on a rien sans rien.
Il faut travailler, il faut aussi se faire sa place. Puis face à des gens qui euh qui ont fait des grandes enfin qui ont fait des écoles, qui ont côtoyé des des grandes écoles de théâtre et tout ça, euh il fallait aussi que moi j'arrive plutôt humblement dans ce métier et et que je fasse preuve de euh comment dire de détermination, de volonté mais surtout des d'écoute et d'observation quoi. que j'ai fait mission accomplie.
On va dire un seigneur alors merci merci d'être venu au buz et donc on vous retrouve dès ce samedi soir le vagabond de la bête somme c'est ce France 3 et en prime time nous nous retrouvons dès demain avec un nouvel invité merci très bonne journée merci à [Musique]