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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 1 novembre 2023 83 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiJusticeSolidarités & famille

Le droit à la tranquillité dans les quartiers populaires | conférence AMFIS 2023

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:01OuverteRéponse directe

    Quels sont les missions de ta police municipale et ton avis sur la nationalisation proposée ?

  • 22:00FerméeRéponse partielle

    La mesure de nationalisation est-elle dans les 640 propositions de la NUPES ?

  • 24:00OuverteRéponse directe

    Peux-tu nous raconter l'histoire du collectif et ses propositions pour Marseille ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Quelles analyses fais-tu sur la violence dans les quartiers populaires ?

  • 45:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi proposer la légalisation du cannabis ?

  • 55:00OuverteRéponse directe

    Quel bilan pour la police de proximité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00animateurPromesse
    « nous souhaitons renationaliser les effectifs de policiers municipaux »
  • 4:00animateurChiffre
    « on met 568 millions d'euros par an pour essayer de lutter contre ce trafic là »
  • 5:00animateurFait
    « nous sommes en France l'endroit où on consomme le plus de cannabis en Europe »
  • 10:00LaetitiaChiffre
    « à Marseille on a battu encore le triste record de l'année dernière on est au mois d'août on avoisine les 40 décès »
  • 47:00Eric CoquerelFait
    « on est le pays le plus gros consommateur de cannabis »
  • 4:00Fait
    « le trafic de drogue c'est le capitalisme à l'échelle la plus pure »
  • 10:00Chiffre
    « on a une équipe de médiation par exemple chez nous qui en termes d'effectif et aussi forte que la police municipale actuellement »
  • 12:00Fait
    « l'arrivée de bacqueux dans des quartiers est une catastrophe »
  • 18:00Fait
    « le trafic il se développe d'autant plus quand vous avez des cités populaires dans lesquels avec des projets en rue on a des projets de destruction qui laissent des immeubles de plus en plus vides »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour à tous et à toutes merci d'assister à la conférence vous êtes nombreux ça montre à quel point le sujet passionne le sujet intéresse et à quel point ça suscite du débat c'est tout à fait normal parce que la tranquillité publique est un droit fondamental nous avons tous le droit à la sûreté c'est ce qui est inscrit notamment dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen c'est évidemment une question éminemment politique on en parle très fréquemment à la France insoumise de ce qu'on voudrait faire à la police nationale quelle police on veut pour demain pour notre 6e république et pour la société en général et nous avons face à nous un gouvernement qui s'entête à continuer une politique extrêmement répressive et extrêmement inefficace je prends un seul exemple c'est la politique de lutte contre le trafic de cannabis voilà le ministre de l'Intérieur en a fait un de ces gros chevaux de bataille et on voit à quel point c'est une politique totalement inefficace on met 568 millions d'euros par an pour essayer de lutter contre ce trafic là et pourtant nous sommes en France l'endroit où on consomme le plus de cannabis en Europe un autre une preuve d'entêtement politique c'est la politique du chiffre qui encourage et on le sait ça a été très documenté une politique raciste notamment vis-à-vis des jeunes dans les quartiers populaires pourquoi parce que on demande aux policiers au commissariat de faire un maximum de chiffres un maximum de d'arrestation de délits et d'affaires classés assez rapidement ce qui fait que en fin d'année les policiers zone dans les quartiers populaires zone dans les quartiers populaires essaye de contrôle très généralement les mêmes profils les personnes noires ou arabes pour essayer de trouver soit une personne sans papier soit quelqu'un avec une barrette de shit et eux ça leur fait voilà quelqu'un qu'on a trouvé c'est résolu immédiatement et ça leur fait du chiffre bon ça ça provoque évidemment du contrôle officiel et nous avions et Eric Coquerel ici présent avait déposé un projet de loi pour lutter contre ce phénomène on observe aussi à côté ça une montée en puissance des polices municipales qui créent aussi d'autres d'autres enjeux le premier c'est que les citoyens payent en réalité deux fois leur sécurité une fois pour la police nationale et une autre fois pour la police municipale on a des polices municipales qui sont de plus en plus armés notamment avec des 9 mm ou des tasers et nous avons une puissante fracture territoriale puisque il y a une grande inégalité entre les communes assez riches qui peuvent se payer beaucoup de policiers municipaux et les communes un peu plus précaires qui doivent compter sur des collectifs très réduits mais Ali rabais le maire de Trappes va nous en parler bref nous l'avons dit plusieurs fois qu'il était temps d'avoir un vrai débat sur la question de la tranquillité publique et spécifiquement dans les quartiers populaires pour ça on a la chance d'avoir plusieurs intervenants je commence à ma gauche par Laetitia qui est du collectif des familles de victimes à Marseille qui va nous parler du combat qui est mené et des propositions que le collectif porte pour essayer de mettre fin à ce phénomène tu nous rappelleras malheureusement le triste chiffres de décès à Marseille encore à gauche nous avons Éric Coquerel le député de la première circonscription de Seine-Saint-Denis qui a notamment porté une loi sur la légalisation du cannabis on y reviendra et nous allons nous avons à ma droite à l'irabet le maire de Trappes qui nous parlera de la question de la police municipale en cours de route on sera rejoint par Sofia Lamri qui est une sociologue et qui nous parlera spécifiquement de la question de la violence notamment dans les milieux d'adolescents pour commencer chez rallye je voudrais te soumettre la proposition qu'on fait pour la police municipale nous à la France insoumise à l'Union Populaire nous souhaitons renationaliser les effectifs de policiers municipaux que penses-tu de ça toi chez toi quels sont les missions de ta police municipale et est-ce que tu peux nous donner un peu un avis général sur tout ça et sur ton expérience de mer [Applaudissements] merci Landry merci à toi pour l'invitation et pour avoir organisé cette cet atelier évidemment on aborde là la question la tranquillité et des quartiers populaires mais c'est pas le seul prisme par lequel on doit aborder les sujets qui concernent nos quartiers populaires j'imagine que si vous êtes là c'est que vous vous intéressez à ce sujet ou que vous en êtes vous-même habitant sur la proposition spécifique de la nupesse de fait est-ce qu'elle est dans les 640 je sais pas si vous l'avez en tête Eric cette mesure de nationalisation de la police municipale moi je suis un fervent partisan de cette mesure pour une raison très pragmatique déjà très égoïste et que ça me fera faire des économies et que ces économies je pourrais les utiliser pour améliorer les conditions d'études des gamins pour pouvoir intervenir plus utilement pour les faire partir en vacances etc etc bonjour mais plus sérieusement au-delà des économies à réaliser pour les municipalités c'est un vrai sujet d'inégalité territoriale selon que vous soyez une commune riche ou une commune pauvre une grande commune ou une petite vous n'avez pas les mêmes moyens pour investir les sujets de tranquillité publique et on a mesuré notamment sur la décennie 2010-2020 c'est la Cour des comptes c'est pas moi c'est j'en sais rien qui qui donne ces chiffres que les effectifs de la police nationale ont décrit mais plus grave encore quand vous regardez les chiffres plus en détail vous mesurez que il y a eu des choix politiques qui ont été opérés et ces choix politiques ont consisté notamment quand il y a eu des augmentations d'effectives ces dernières années elle est concentrer sur le maintien de l'ordre qui a vu ses effectifs croître de 12% entre 2010 et 2020 c'est à dire sur ceux qui sécurisent nos manifestations qui encadrent les mouvements sociaux etc et on a vu en revanche les effectifs de voie publique donc les équipages police nationale que vous croisez dans les dans les rues diminuer d'autant de 10% à peu près dans la même dans la même décennie c'est à dire qu'il y a un vrai choix politique et on peut le comprendre de la part d'Emmanuel Macron qui a vécu la crise des gilets jaunes qui a vécu situation qu'il a considéré comme pré-révolutionnaire qu'à un moment donné le pouvoir se crispe et cherche avant tout à se protéger et mettre plus de bleu à Matignon et l'Elysée pour protéger les enceintes je caricature en disant ça mais vous comprenez l'état d'esprit que dans nos rues dans les villes de province région dans nos villes de banlieue pour permettre de garantir la tranquillité publique pour le français moyen de français lambda ou pour lutter contre les trafiquants toujours et la crème minéralités qui le génèrent donc ça c'est la réalité la population accrue les effectifs de police ont des crus légèrement d'un pourcent sur la décennie et en pratique c'est moins le taux d'engagement de la police nationale sur le terrain qui décroît quelle est la conséquence immédiate parce que la population a besoin de tranquillité publique elle a besoin de protection et là-dessus il faut pas s'illusionner il faut pas se dire on est de gauche on n'aime pas la police il faut passer d'ailleurs à la caricature et prêter le flanc à la caricature on est de gauche on n'aime pas la police on n'a pas besoin de police nationale on a pas besoin de service public régalien on a pas besoin de police républicaine et quand on est de droite on est le défenseur absolue de la police quoi qu'elles disent quoi qu'elle fasse quel que soit ses actes et pourtant on est là c'est-à-dire qu'on a un gouvernement et des ministres de l'Intérieur successifs qui commettent l'erreur de se prendre pour les premiers flics de France c'est pas leur rôle son papy qu'ils ont pas le droit d'utiliser une arme un bâton ils sont pas formés pour ils sont ministres ils font de la politique mais on a des ministres qui défendent les policiers par principe il gérait plus loin on a même parfois des procureurs qui défendent les policiers par principe il y a une affaire assez visible assez connue dans mon département dans les Yvelines elles chantent clou ont un tir de flash-ball d'un véhicule qui a pris 20 secondes pour s'arrêter et tirer bras tendu sur une gamine de 3 ou 4 ans je crois la défigurer à vie et la procureur de Versailles a été pointé du doigt par certains médias dont Mediapart parce qu'elle parce qu'elle littéralement étouffé l'affaire donc je l'ai la conséquence très concrète de cette baisse des effectifs de police républicaine dans nos rues dans la voie publique d'augmentation des effectifs dédiés à la lutte contre les mouvements les manifestations sociales etc l'augmentation de 35 % de la police des étrangers et du transport aérien vous voyez les priorités dans l'affectation des effectifs de la police nationale à partir du moment la population continue à exprimer notamment auprès de ses élus locaux les élus accessibles un souhait de voir sa tranquillité publique garantie et bien nous les élus nous prenons une pression maximale pour développer les effectifs de police municipale non seulement les développer mais leur demander d'assumer les missions de la police nationale alors moi c'est très concret je suis maire officier de police judiciaire donc je constate parfois des délices sous mes yeux raconte une anecdote près de la gamme un jour je suis avec une de mes adjointe un type totalement alcoolisé tient une bouteille de vodka vide et menaces de la fracassée sur la tête d'un pauvre type qui passe par là et au moment extrêmement tendu j'appelle moi-même le 17 je décline ma qualité de merde je suis sûr qu'Eric a déjà vécu ça en tant que député comme toujours on enregistre les demandes et on vous envoie une patrouille quand il y aura une patrouille 50 minutes pour proposer l'intervention de la patrie j'ai bien dit proposer entre temps on est intervenus à quelques-uns on a réussi à éviter le drame on a réussi à sortir le pauvre type qui risquait de se faire casser la tête et l'alcoolique a continué sa route peut-être qu'il est tombé sur notre victime un peu plus loin mais moi j'ai dû quitter les lieux j'étais appelé 50 minutes après j'étais loin de là par la police pour me proposer si j'étais toujours au contact d'envoyer une patrouille ça c'est la conséquence concrète des mesures dont je parle et de 20 au moins deux décennies de fragilisation de la police républicaine dans ses effectifs alors quand on émerve même si on a des convictions bien ancrées et qu'on pense qu'il faut une police républicaine et que c'est un une compétence régalienne de l'État et bien on cède à la pression populaire à la demande des habitants et on développe les effectifs de police municipale c'est le cas dans ma ville où il y avait quasiment pas de policiers et où j'ai augmenté les effectifs je reviendrai sur le la crise évidemment du recrutement et bien vous avez des polices des effectifs de phénomène c'est deux trois dernières années beaucoup de policiers et de gendarmes quittent la police nationale et la gendarmerie pour aller rejoindre les polices municipales qui recrutent donc pour compenser la baisse des effectifs ou les conditions dégradées de pratique pour les policiers nationaux qui cherchent des meilleurs salaires parfois c'est paradoxal mais les mairies arrivent à mieux payer leur policier nationaux leur policiers municipaux que certains policiers nationaux et qui cherchent également des conditions d'exercices parfois plus apaisées avec la population on est moins dans jouer agenda aux gendarmerie au voleur ou à la chasse aux Indiens donc voilà nous développons des compétences que nous n'avons pas assumé et vous êtes confrontés quand vous avez des convictions comme la mienne qui considèrent que la police nationale de refaire de la du contact habitant la pacification qu'elle devrait faire de la médiation auprès du grand public des commerçants etc et bien vous êtes confronté à la nécessité de mobiliser vos agents à minuit d'aller potentiellement intervenir plus rapidement que la police nationale sur des terrains de violence ou trafic parce que la population appelle le poste de police municipale est attend de lui ce qu'elle n'attend plus de la police nationale dans tous les cas c'est le maire qui est considéré comme le comptable des difficultés liées à la tranquillité dans le public dans sa ville et le réflexe des habitants n'est pas de mettre en cause Gérald Darmanin ministre de l'Intérieur donc si on est dans une situation pris dans un étau quand on est élu local qui rend particulièrement inconfortable notre mission et de ce point de vue la mesure pour te répondre très directement qui consiste à dire concentrant les effectifs disponibles et les moyens actuellement déployés par les municipalités pour les constituer au sein d'une police républicaine de proximité nationale opérée nationalement payés par l'État et déployer sur les territoires de façon équitable avec des missions uniformes et un niveau de formation uniforme c'est une nécessité absolue qui soulagera bien des mers et je vous le dis des mères de droite comme de gauche de droite comme de gauche parce que les maires de droite ville voisine qui est à peu près la même taille que trappe la ville de Poissy plus de 50 effectifs équivalent en plein de policiers nationaux dans cette ville cette irrationnelle et le fait de municipaliser la police et de déconcentrer les missions de police nationale vers les polices municipales et bien c'est le risque avéré réel dans certaines communes c'est le cas dans mon territoire dans des communes voisines de constituer des milices au service d'un maire qui en nous et en abuse selon des règles qui ne sont pas toujours ni démocratiques ni pour servir l'intérêt général merci beaucoup Laetitia donc je lui disais du collectif de victimes des familles est-ce que tu peux nous raconter un peu l'histoire de ce collectif pourquoi l'avoir créé quel était les besoins à Marseille est-ce que tu peux nous donner ton avis sur la situation temps marseillaise qu'à l'échelle nationale mais également les propositions que vous portez pour essayer de mettre fin à cette spirale de violence bonjour bonjour à toutes bonjour à tous donc effectivement je m'appelle Laetitia je fais partie du collectif des familles de victimes à Marseille donc nous notre collectif il a été créé un peu près un an et demi parce que toutes les femmes à majorité parce qu'il y a beaucoup de femmes dans notre collectif ont perdu un proche pour mon cas c'était mon neveu j'ai perdu un petit de 14 ans qui est mort en août 2021 il a été assassiné en bas de mon quartier il a été pris dans une dans une gare de territoire qui ne le concernait pas mais il en est décédé comme beaucoup d'autres à Marseille donc à partir de là donc toutes ces femmes il y a des mamans des tata des nièces des cousines des grands-mères on s'est concerté en fait on s'est rendu compte que notre peine notre tristesse notre colère pouvait servir à bonne escient pour peut-être éviter d'autres drames à d'autres familles parce qu'on sait très bien que nous ben ça les fera pas revenir quoi qu'on puisse faire on s'est rendu compte qu'il y avait beaucoup de failles au niveau au niveau judiciaire ça a été vraiment quand même la première des causes qui ont fait qu'on s'est réunit parce qu'on voulait que les dossiers de nos proches sortent car à Marseille sont de plus en plus classés sans suite et c'est juste inadmissi pour une famille de savoir qu'on ne recherchera plus les assassins de de ses proches et avec les nouvelles réformes qui ont été faites par Monsieur Darmanin parce qu'on échange beaucoup avec la police faut savoir qu'on leur demande de régulariser une affaire en moins de 3 mois et 3 mois pour une affaire criminelle c'est pas possible en sachant qu'il y a un manque de moyens énorme dans la police aussi par rapport à ça c'est quasi mission impossible alors nous on nous donne des chiffres la grande procureur quand nous a reçu nous a expliqué qu'une affaire sur deux était résolue nous dans nos collectifs on a une trentaine il y a qu'une seule affaire qui a été résolue sur les 30 affaires donc on doit je pense ne pas avoir les mêmes chiffres peut-être ensuite on s'est rendu compte aussi qu'au niveau des familles il y a un statut sur les sur les personnes décédées qui est ému à rude épreuve les heures qui suivent l'assassinat de par les médias de par le gouvernement dans mon cas à moi monsieur Macron a parlé en des termes très peu élogieux sur mon neveu un mois après sa mort j'ai réussi à avoir des excuses filmées que récemment donc il m'a fallu deux ans pour les avoir malgré mes mails à répétitions l'Elysées donc faut savoir que quand une personne décède dans un assassinat d'irrément de compte même si c'est un terme que je n'aime pas employer le statut de victime n'est pas du tout fait parce que on met ces personnes dans une catégorie qui dédiée directement au stupe qu'elle soit collatérale ou pas collatéral on va mettre en évidence leur passif judiciaire mais vraiment dans les heures qui suivent donc nous on a on essaye de de faire comprendre que quel que soit le passif de la victime quel que soit son ethnie sa religion une victime est une victime le droit de tuer en France n'est pas légal donc à partir de ça on n'a pas à juger une victime ainsi que les familles parce que beaucoup de familles n'osent pas parler elles ont peur des représailles elles ont peur d'être jugées donc c'est pour ça qu'on n'en voit pas beaucoup à paraître dans les médias tout simplement faut savoir que quand on le fait aussi nous sommes menacés personnellement j'ai déjà été menacé de mort ainsi que mes enfants et c'est un quotidien alors d'aujourd'hui à Marseille on a battu encore le triste record de l'année dernière on est au mois d'août on avoisine les 40 décès dit à des assassinats il y en a eu 33 l'année dernière qui avait été directement 2016 donc c'est une hécatombe là je vous parle hier soir il y a eu encore trois fusillades un petit de 7 ans est décédé avant-hier un petit de 14 ans dont le pronostic vital est engagé a été touché aussi et deux autres jeunes qui ont été plus légèrement blessés donc c'est vraiment un quotidien c'est toutes les semaines des fois ça arrive tous les jours voilà on nous appelle tous les jours c'est devenu banal et c'est ce qui nous fait peur à nous parce que dans nos quartiers populaires vous parlez à des à des petits jeunes même de 8 9 10 ans ils connaissent tous une ou plusieurs personnes qui qui sont décédés et pour eux c'est normal moi j'ai 42 ans quand j'en avais 10 je connaissais personne qui avait été tué enfin et pourtant j'ai vécu 25 ans dans les quartiers nord je ne suis parti que dernièrement par rapport à la mort du petit donc toute cette banalisation n'est pas normal donc on essaie nous de au niveau du collectif de faire de la prévention et comme j'expliquais à la préfète de police la prévention doit pas se faire dans les collèges parce que dès la maternelle ils sont au courant voilà nous dans nos quartiers dès la maternelle à 3 ans et c'est un terme que j'emploie qui fait rire mais quand vous dites un petit de trois ans et c'est ce que ça veut dire et c'est que l'égateurs vont partir en courant parce que la police arrive dans les quartiers sud c'est pas le cas donc même sur ça quand on nous dit il y a pas de zone de non droit je suis pas d'accord nous dans nos quartiers on a des chats pointes on se fait fouiller on se fait frapper pour entrer dans nos quartiers où on habite donc oui il y a une différence qu'on veuille ou pas le dire ensuite mon travail beaucoup sur le cas des mineurs menacés pourquoi parce que beaucoup pensent que tout le monde veut travailler dans les réseaux dans nos quartiers populaires faut savoir qu'il y en a beaucoup qui sont menacés qui le font c'est tellement devenu dur et compliqué pour eux il faut savoir que depuis un peu moins de 2 ans c'est beaucoup des petits du Nord qui travaillent chez nous en fait qui travaillent ils sont appelés c'est un boulot qui font getters et des histoires mais vraiment faut le vivre ils sont ils dorment dans des caves ils sont tenus par des pittes c'est de la torture ce qu'on leur fait et ils sont menacés de morts ils sortent de là donc nous on essaie de les extrader là c'est très compliqué parce qu'on n'a pas de moyens on est qu'un petit collectif donc on fait tout en catimini et quand vous entendez lors d'un forum qu'on a fait dernièrement un juge pour enfant qui vous dit eh ben c'est petit mineur menacés on a tellement pas de solutions qu'on préfère les incarcérer ça a été dit publiquement il a été filmé ce juge mais c'est le désarroi aussi de ses juges quoi et des éducateurs même eux ne savent plus quoi faire donc vous imaginez bien que nous donc on essaye de mettre ça en place c'est assez compliqué on essaie aussi de de mettre en place une cellule psychologique pour les familles de victimes parce que quand on vous annonce un assassinat on vous le dit pas donc on part du principe que financièrement c'est pas trop demandé un fascicule comme pour les femmes battues où on expliquerait dessus avec tous les numéros appropriés le numéro de la vague pour ceux qui désirent voir une psy des mesures de relogement enfin vraiment on nous a dit oui c'est possible mais bon on attend toujours qu'on aimerait remettre aux familles lors de l'annonce des assassinat parce que son moment on entend pas ces informations peut-être que un mois trois mois six mois après comme ce fut mon cas pour moi bah à ce moment-là on va dire j'ai envie de voir un psy je me rappelle qu'on m'avait donné un fascicule peut-être que dessus il y a un numéro qui pourra mettre utile voilà alors c'est des petites choses mais qui ont toute leur importance et je finirai par je pense que ça c'est mon ressenti à moi je pense que le gros du problème il vient aussi nos quartiers une phrase que j'avais dit à l'époque c'est que ils sont 15 on est 1200 marronniers ils sont 15 alors ok ils sont armés mais ils sont 15 non et 1200 si un dixième de la population de ces quartiers se lèverait je vous dis pas d'aller mener une guerre qu'on n'a pas à faire parce que c'est pas notre rôle on n'est pas de la police mais de dire non ici on est chez nous en fait avoir le comment dire le savoir-vivre qu'on avait encore 10 ans en arrière parce que c'est dans nos quartiers on peut dire ce qu'on veut il y a de la joie il y a plein de bonnes choses qu'on oublie à l'heure actuelle parce que effectivement avec tout ce qui se passe et tous les trafics c'est de plus en plus compliqué de vivre dans les dans les quartiers mais je reste persuadé que si tout le monde y met du sien ça peut marcher mais il faut les moyens que et que les gens acceptent de faire des concessions et c'est ça qui est un peu plus compliqué voilà [Applaudissements] merci merci merci merci beaucoup je vais passer la parole à Sofia est-ce que tu peux déjà te présenter ce que je l'ai fait que succinctement est-ce que tu peux nous partager les analyses que tu fais à partir de ton travail et également pareil les propositions que tu souhaites soumettre au débat bonjour donc Sophia Lamri je travaille sur le département de la Seine-Saint-Denis je que je connais très bien et donc c'est du point de vue de la Seine-Saint-Denis département particulièrement Cosmo populaire que je parle et je pense qu'il y a des grosses différences entre Paris et Marseille Paris Avignon ce qui concerne certaines unités d'habitation dépréciées défavorisés donc qui n'ont pas la faveur de ceux qui domine voilà donc je suis le produit aussi de ce département je dirais presque une caricature je suis sud de l'immigration mais de celle qui est arrivée après-guerre avec un père qui a été tirailleur nord-africain ouvrier une famille nombreuse famille ouvrière mais j'ai grandi Aubervilliers ville communiste avec un maire qui s'appelait rallye et qui était assez attaché à l'éducation populaire et je pense que ça a laissé sa marque au moins on peut lui rendre hommage simplement pour vous dire j'ai un vrai parcours sur le département un temps long de colère et ce qu'on entend ce matin qu'un petit qui est encore mort à Marseille c'est extrêmement touchant émouvant d'autant que moi j'ai eu 20 ans au moment de la marche pour l'égalité j'étais allé marcher aussi parce qu'il y a un petit qui était mort à La Courneuve peut-être que certains s'en souviennent tout petits aussi neuf ans voilà et donc ce qui est triste à dire avec mon âge c'est que rien de neuf sous le soleil voilà j'ai vu dans les années 70 des gens de ma famille qui étaient poursuivis par des mecs à la tête rasés tout simplement pas qu'ils étaient arabes voilà mais à l'époque ils avaient la politesse de raser les murs alors qu'à partir des années 80 leurs enfants ont relevé la tête pour dire haut et fort que ils étaient français et que français ça voulait pas dire forcément porter les mêmes habits manger la même chose etc voilà ça c'est pour l'histoire parce qu'on va fêter les 40 ans bientôt alors dans mon activité professionnelle j'ai été recrutée il y a maintenant 15 ans sur un poste alors j'étais un site à la base puisse directrice d'école dans une école d'un grand ensemble qui a un des premiers grands ensemble de France qui s'appelle les 4000 logements et qui est le premier qui a fait la richesse de Bouygues je crois et dans cet ensemble c'était très intéressant d'ailleurs parce qu'on avait c'est une unité d'habitation il y a quand même des transports on n'est pas dans les quartiers hyper enclavés qu'on peut retrouver au bout de départements ou dans certaines villes d'autres grandes villes et pour beaucoup on trouvait une diversité de population au parcours de vie extrêmement étonnant on pouvait avoir sur une même une barre parce que ça s'appelait des barres d'ailleurs quelques fois il y avait une classe entière qui habitait sur le même couloir donc on voyait la voisine avec les chaussons c'est bigoudis etc donc pour dire que la tranquillité publique déjà elle est difficile parce que l'habitat a une forme de violence mais ce qui arrive là souvent sont très contents d'avoir un toit et ce qui était là il venait effectivement ben soit le produit de l'histoire de des migrations internes et des migrations françaises et donc on pouvait aller voir trouver effectivement une une femme qu'on pouvait arriver avec sa nul traditionnelle par exemple du Mali mais qui avait été un site dans son pays et qui était confondu avec une femme peut-être qui était arrivée des campagnes d'une autre région du monde et qui de ce coup du coup était rapproché par les modes de comment dire d'attribution des logements on va rapprocher des gens qui ont des profils extrêmement différenciés socialement des parcours de vie et dans les mêmes lieux mais ils font avec je les trouve très valeureux alors comme je dis j'ai travaillé j'ai parcouru tout le département je suis médiatrice prévention violence scolaire c'est-à-dire recruté par l'Éducation nationale pour le coup c'était une très bonne idée c'était porté par un directeur académique qui est qui s'appelait marbablèche donne son nom parce qu'il a vraiment laissé de la marque sur département il a et voilà et il a donné son il a arrêté de travailler le jour où blonquières est arrivé au ministère et il a vraiment une attachement département et à trouver de de une attention pour pour une écoute par rapport à la souffrance à la fois des parents des enseignants dans les écoles donc c'est les établissements scolaires mais c'est les établissements scolaires c'est toutes les familles qui arrivent et les établissements scolaires c'est les seuls lieux l'espace public qui reste encore dans les quartiers de déshérence de pauvreté et enclavé tout ce que vous laissez il y a plus que l'école et dans l'école et ben il y a beaucoup tout le monde est malheureux les enseign qui viennent tous ceux qui travaillent et et qui font ce qu'ils peuvent et je trouve que la tranquillité c'est pas gagné voilà c'est pas gagné voilà donc ça m'a permis cette mission vraiment j'ai vu à peu près 300 300 familles autant des établissements scolaires par an pendant 15 ans donc j'ai vu du monde j'ai beaucoup de choses à dire sur les quartiers ce que je peux dire c'est que en ce qui concerne je ne parle pas des enseignants parce que c'est quand même ce qui reste dans c'est qu'ils ont trouvé quelque chose de très valorisant ce n'est pas le salaire parce que c'est un salaire on va dire de merde c'est ce n'est pas les conditions de travail puisqu'ils ont une pression de plus en plus mais c'est je crois la puissance dans les quartiers qu'on a souvent marqué dans mon accentue les frontières entre entre les quartiers qui lui sont de la politique de la ville et C et qui font vraiment des rencontres parce qu'il y a une belle humanité et je le dis vraiment moi j'ai travaillé que dans des situations difficiles c'est à dire qu'on m'interpellait parce qu'il y avait des élèves qui qui mettait tous l'établissement en difficulté parce qu'ils étaient soit violents ou crise pour de multiples raisons mais pour aller vite ce que j'ai compris c'est que quel qu'il soit quelle que soit le milieu parce qu'il y a vraiment des nuances à une mixité de population en vérité dans dans ces quartiers de parcours de vie assez extraordinaire c'est que même lorsqu'ils surtout lorsqu'ils étaient passés par la case de prison et délinquance lorsqu'il s'agit de leurs enfants parce que là on les voit on les voit le dernier que j'ai vu c'était vraiment ce cas de figure là ils sont extrêmement attentifs et attachés à la scolarité de leurs enfants ça les rend malades ils se rendent malades ils rendent leurs enfants malades dans une société où il y a plus de psychiatre voilà moi c'est ce que je dis il y a notre plus grand drame c'est ça il y a plus de psychiatrie et j'ai vu y compris des parents des parents qui avaient besoin d'aide psychiatrie et leur force c'est lorsque un établissement scolaire commence à les inviter à venir à des réunions parce que vraiment on a vraiment des élèves qui vont pas bien qui on sait bien qu'ils vont pas bien à l'extérieur de l'école dans le quartier parce qu'on a beaucoup de liens il y a quand même un maillage en Seine-Saint-Denis et un partenariat avec les villes la police la justice etc à l'école aussi on va voir se déployer tout parfois tout ce mal-être puisque l'école est obligatoire jusqu'à 16 ans donc on a quand même beaucoup de jeunes enfin 90% on voit la société à travers l'école et les établissements scolaires donc lorsque on a un jeune qui va pas bien donc je parle que de ces jeunes qui vont pas bien parce que pour je suis à l'Observatoire des violences scolaires il y a des rixes aussi de quartiers mais on peut je pense que c'est des choses dont on a beaucoup plus parlé il y a des règlements de comptes sur les trafics de drogue où on a eu par exemple dans des écoles maternelles la BAC traversée pour courir après un jeune au milieu de la cour un traverser les dortoirs parfois enfin on a envie des trucs et je trouve que les populations moi je les trouve merveilleuses de patients les populations qui vivent dans ces quartiers difficiles ou concentrés il y a une concentration urbaine terrible et qui va pas s'arranger avec les constructions des métropoles et avec les canicules ça va je sais pas ce que ça va donner mais cette cette vraiment je vais insister sur ce côté extrêmement courageuse de pouvoir supporter tout ça parce qu'on n'a pas le choix en fait et moi tous les jours à chaque fois que je voyais des parents je les aimais il se présente toujours très bien devant nous et je vous assure que je vous ai dit le dernier que j'ai vu c'était des gens qui sortaient j'ai eu des couples ou les deux sortaient de prison et et puis des gens qui qui sont dans le travail dans ce travail émietter enfin je sais plus comment l'appelait ce travail jetable comme les mouchoirs on se mouche une fois on jette voilà donc c'est on le voit on voit des maires de famille à 5h du matin on le sait elle se lève c'est le grand frère la grande sœur qui lève le plus petit après c'est vrai que on a des enseignants qui arrivent par exemple à Saint-Denis ils arrivent de la province parce que voilà il se retrouve là ils comprennent rien ils savent où ils habitent ils habitaient dans les campagnes et d'un seul coup ils arrivent j'ai pas dans une cité de Saint-Denis mais alors qu'il y a des choses très bien Saint-Denis ils sont complètement perdus ils comprennent pas ils comprennent pas les gens qu'ils ont en face du tout ça fait beaucoup de peine donc il y a des conflits partout et tout le temps les conflits qu'on a à l'école dans les établissements ils vont se répercuter ils existent partout aussi dans sur le chemin de l'école sur les on a des parents qui se disputent devant l'école qui se battent devant l'école voilà et donc toute cette vie cette cohabitation l'extrêmement difficile moi-même j'habitais 20 ans à Stains dans un logement social ah oui il fallait juste présenter alors pour aller oui oui merci merci alors pour la conclusion parce que je peux parler de beaucoup de choses évidemment pour la conclusion pour moi j'aimerais bien enfin ça fait tellement longtemps que le constat est le même que moi je me dis bon à part oui il y a qu'une chose qui s'aggrave pour moi c'est les questions de métropolisation et ça est très inquiétant je trouve c'est que la seule utopie que je peux avoir le seul espoir c'est que moi je me suis retrouvé comme enseignante seule avec deux enfants et le seul possibilité d'habitat c'était dans du logement social le plus déclassé mais ce qui m'a permis quand même de pouvoir préserver aussi mes enfants parce que c'était pas facile les ascenseurs vous connaissez tout ça c'est d'avoir un revenu fixe j'étais fonctionnaire je savais que tous les mois j'avais un revenu qui tombait ce qui m'a permis d'avoir et du temps parce que j'étais enseignante aussi à la balle donc du temps j'avais un réseau de connaissances et un salaire à la qualification à vie voilà pour dire que je ne vois pas d'autres issus que de donner un salaire citoyen puisque les jeunes [Applaudissements] ça a l'air un salaire pour tous un salaire citoyen on règlerait beaucoup de problèmes on aurait beaucoup moins besoin de police de prison et tout ce qu'on veut et je ne vois pas franchement d'autres solutions à ce jour pour et du temps parce que pour pouvoir éduquer ses enfants puisque je suis dans l'éducation il faut avoir un réseau de proches de personnes sur qui s'appuyait un réseau d'amis ou de référence un revenu stable et du temps pour soi parce que moi je vois beaucoup de familles de femmes aussi seuls qui veulent se avoir une vie amoureuse et leurs enfants ça prend tout le temps voilà et le travail ça prend tout le temps voilà donc je suis et je suis pour cette utopie qui j'espère arrivera très vite d'un salaire à la qualification et un revenu pour tous merci merci bah écoute on construit ce tutopie et on espère commencer à la mettre en oeuvre dès 2027 mais en tout cas tout ce que tu tout ce que tu proposes on le porte dans notre programme alors dernière intervenant Eric Coquerel je le disais tout à l'heure Darmanin continue sa lutte effrénée contre le trafic de cannabis ça nous coûte extrêmement cher et on a du mal à voir les résultats toi tu as porté au contraire une proposition de loi pour légaliser le cannabis est-ce que tu peux nous dire pourquoi est-ce que tu es à proposer cette loi est-ce que également tu peux rappeler la cohérence des propositions de la France insoumise qui se base sur une police de proximité et tout ce qui se tout ce qui se suit merci merci Landry juste avant de répondre aux questions sur lequel tu souhaites que je m'exprime dans la foulée de Sonia par rapport au débat qui nous est donné il faut dire très clairement une chose c'est qu'il ne peut pas y avoir de tranquillité sans dignité respect des populations justice sociale et j'allais dire aussi sans égalité d'accès à un certain nombre de choses que ce soit la question du logement la question de la santé l'éducation de l'emploi toutes choses qui c'est pas vrai de penser que ce qu'on a appelé l'état social à la française c'est-à-dire née après la Libération renforcée par des mesures en 80 entre entre la théorie la pratique on sait tous qu'il y avait des grandes différences mais n'empêche il y avait quand même l'idée que c'était ça qui était un dessin commun c'était vers ça qu'il fallait aller et le libéralisme et le capitalisme aujourd'hui on détruit totalement ça et à partir de là ça met dans une insécurité totale et dans une mise en tension des populations qui vivent en réalité du coup toutes les discriminations et qui n'ont comme retour de de finalement que le fait que elle doit s'admettre que tout ça est normal et que il vaut mieux uber que dis-leur pour reprendre les propos de de Macron donc ça c'est la première joue la deuxième chose c'est que la tranquillité on a fait on a fait un colloque à l'Assemblée nationale et on a aussi pris soin quand même de rappeler je vais y venir aussi c'est que les questions de tranquillité c'est pas juste seulement les questions de violence institutionnelles je vais y venir je vais en parler principalement mais c'est aussi d'autres violences qui existent dans les quartiers notamment lyrics par exemple qui sont beaucoup d'associations ils travaillent mais qui sont des véritables problèmes de de notamment entre jeunes etc qui qui laisse aussi évidemment toutes les questions liées au trafic moi je crois que d'un point de vue du sujet sur lequel tu ne demandes que je m'ex notamment plutôt question de la police on vit aujourd'hui une situation extrêmement dangereuse extrêmement dangereuse pourquoi parce que en 81 quand la gauche arrive au pouvoir avec Mitterrand juxks fait mais en place un plan de refonte totale de la police notamment en lien avec justement toutes les dérives liées dans la période de décolonisation dont est responsable la police etc donc il y a un plan de formation extrêmement important qui est mis en place et par exemple pour vous donner une idée à un moment donné il y a des syndicats il y a des policiers pas syndicalistes policier qui manifeste devant le ministère de l'Intérieur de jokes avec des armes il les met tous à pied du jour au lendemain si je dis ça c'est parce que on voit une situation comparable cet été avec les réactions de Darmanin on voit des syndicats je pense d'utiliser le terme syndicat des groupes factieux policiers plutôt d'extrême droite qui donne leur loi et qui explique que tant qu'un policier sera mis en détention alors qu'il a été coupable manifestement de meurtre ou de violences policières avérée et bien il se mettront en arrêt maladie ou autre et dont selon le directeur général de la police leur donne raison mais le ministre de l'Intérieur leur donne raison contre la justice on vit donc un moment extrêmement dangereux tout simplement parce que moi ce que je crains c'est qu'il y a une espèce d'autonomisation possible de la police d'extrême sous sous l'impulsion d'une extrême droiteisation et notamment avec des groupes syndicalistes donc il faut se rappeler que pour une bonne part elles font la pluie et le beau temps en terme d'avancement dans la police c'est-à-dire que par exemple il vaut mieux être syndiqué à alliance quand vous êtes dans un commissariat pour espérer une promotion que pas que que un autre syndicat aujourd'hui par rapport au rapport de force qui est donné donc moi cette situation là est extrêmement inquiétante alors aller sur le fond d'une dérive d'une dérive idéologique mais ce que je veux dire par là c'est que elle elle nourrit aussi une dangerosité qui vient de la police seulement c'est à dire que on peut plus contenter de dire ce qui est vrai en partie le problème de la police c'est d'abord la doctrine d'utilisation de la police c'est vrai en partie et maintenant on a aussi un problème avec la police en tant que tel ou en tout cas avec suffisamment d'aliments dans la police qui donne le la pour que on est tous les raisons pour pas être pour être inquiet à commencer par les jeunes dans les quartiers dont c'est vrai que tu as raison de dire qu'une mère de famille elle est inquiète quand elle voit son boom sortir elle peut t'inquiète parce qu'il va rencontrer des trafiquants et de tout ce qui peut y avoir comme dérive par la suite mais elle peut aussi t'inquiète quand il rencontre un policier parce que on ne sait pas ce qui va se passer par la suite c'est ça la situation qui réelle bon donc voilà un petit peu moi ce que je voulais dire en introduction et le fait que moi j'ai cité un Java sur le quartier populaire mais moi je suis frappé dans la dérive qui peut y avoir par rapport à ça sur les réactions par rapport à l'histoire de par rapport à Naël au meurtre de Naël moi genre lisais un peu des trucs sur les États-Unis après l'histoire de de de du meurtre de Floyd aux États-Unis n'empêche où on nous dit sans arrêt il faut mettre en exemple l'Universalis français par rapport à ce qui se passe aux États-Unis dans ce qui s'est passé suite au meurtre de Floyd il y a eu des émeutes extrêmement violentes des pillages extrêmement violents n'empêche jamais ça n'a remplacé le thème principal de départ c'est le fait qu'il y avait eu un meurtre d'un jeune pour expliquer tout ça et bien nous c'est ce qui s'est passé c'est à dire qu'en quelques jours le meurtre de Noël est passé de côté et le sujet majeur c'était les révoltes dans les quartiers populaires qui étaient à bannir etc etc notre système s'est bâti là-dessus donc il y a quelque chose qui qui évidemment laisse pour toi parce que tant qu'on tant qu'on pense que la situation normale finalement c'est une situation il peut y avoir des violences policières et puis ça passe crème quand il est temps qu'il y a pas de vidéo pour les dénoncer ou que la situation pas mal c'est les points de logement qu'on connaît aujourd'hui etc et qui font donc un retour au calme et que ce qui est ce qui est anormal c'est que des jeunes à un moment donné s'exaspère y compris avec des formes pour pour partie que je peux compter il faut avoir le courage de le dire mais n'empêche c'est exprime parce qu'il y a eu quelque chose d'insupportable on est dans une société un peu bizarre là-dessus et qui est sur lequel je vais revenir moi je crois que pour répondre maintenant la question très clairement le plus vite possible on a donc cette dérive de l'appareil policier en tant que tel avec ce qu'il faut appeler effectivement un racisme systémique dans la police qu'est-ce qu'on entend par raciste systémique dans la police je crois que c'est important à dire ça veut pas dire que tous les flics sont conscients racistes de manière consciente y compris c'est vrai qu'il y a des dans les camps de policiers il y a beaucoup de racines des gens de gens racisés c'est vrai on nous dit ça comme réponse mais ça veut dire que la police en réalité véhicule a racistes systémique par exemple qui est celui du fait qu'aujourd'hui si vous êtes noir ou arabe et bien vous avez 20 fois plus de risques de contrôler sans avoir commis quoi que ce soit que si vous êtes blanc de peau par exemple au niveau des contrôles d'identité ça c'est du racisme systémique c'est-à-dire que c'est tellement intégré que ça reproduit cette forme là donc on a déjà cette problématique et évidemment qui se retrouve en confrontation dans les quartiers de manière terrible ou autrement dit on peut se faire contrôler 5 fois par semaine par des policiers qui vous ont déjà contre les qui savent qui vous est qui vont utiliser ça comme arme de contrôle social et avec toutes les conséquences qu'on peut avoir moi je crois que le le basculement c'est Sarkozy voilà c'est à dire cette fameux je sais plus il y a 2002 2003 je me trompe pas à chaque fois c'est pas grave ou le vous savez Sarkozy qui vient à Toulouse et qui dit à des flics vous n'avez votre travail c'est pas toujours au rugby avec les jeunes voilà donc ils détruit la police de proximité qui détruit l'idée même qu'à un moment donné la police de proximité sert d'avance d'abord à la prévention avant de servir à la répression que c'est son rôle premier et à partir de là et bien on a un basculement qui s'enchaînent et qui fait qu'on passe des gardiens de la paix aux forces de l'ordre avec des forces de l'ordre dont j'ai dit avec le système qu'on connaît actuellement ou en plus aussitôt qu'on peut contester peut-être le fait qu'elle soit sur armée comme nulle part ailleurs en Europe faire venir que elle elle elles ont elles sont coupables de violences policières comme on l'a dit et bien on se fait traiter dentifric parce que c'est on a l'impression que c'est ça c'est une dérive extrêmement juste peut-être message d'espoir on est un des seuls pays en Europe comme ça aujourd'hui il faut le savoir vous avez plusieurs pays européens qui ont créé une un cadre association de travail sur ce qu'ils appellent la désescalade en termes de de d'utilisation des forces de l'ordre notamment il y a l'Allemagne et autres d'abord dans les dans les mobilisations sociales on est un des seuls à ne pas y participer dans les grandes démocraties européennes on est un des seuls à ne pas participer à ça y compris évidemment parce qu'on fait autre chose et qu'aussitôt que un ministre prend paraît timidement remettre en question par Black crée des tremblements et bien il est débarqué en quelques semaines donc on est dans une situation où ailleurs en Europe ça se passe pas comme ça enfin pas dans tous les pays européens en tout cas voilà ça c'est un peu un message d'espoir sur ce qu'il faut faire alors moi je crois que pour faire évoluer tout ça la première chose c'est de se dire que d'abord il faut plus que la police soit dans de nombreuses quartiers le seul service public auquel est taxé la population voilà donc il faut remettre le il faut remettre évidemment les les moyens en terme d'éducateur en termes de l'éducation en termes des associations bon tout ça c'est quelque chose j'y vais rapidement je crois qu'on sera tous d'accord mais juste pour le rappeler ça peut pas être juste remettre en question la police il faut faire en sorte à nouveau que tous ceux qui travaillent justement à cette à la promotion sociale en gros des des gens dans les quartiers soit à nouveau pied d'oeuvre et c'est vrai ce lien a raison de parler des psy deuxièmement en termes de police républicaine il faut en venir une police de proximité alors fort heureusement il y a quand même des syndicats de flics qui le demandent SGP faux avec lequel je suis en désaccord sur plein de choses continuent à dire qu'il faut le retour à une police de proximité c'est quoi une retour de police proximité et qui ne peut pas être pour les raisons que Ali a expliqué la police municipale parce que dans leur plan de sécurité c'est ce qu'ils veulent faire ils disent la police de proximité maintenant c'est la police municipale avec toutes les dérives que tu as dit et puis le d'inégalités de moyens de chaque municipalité une police de proximité ça veut dire qu'on réouvre des commissariats ça veut dire qu'on revient sur les situations d'ilotier de flics connus par la population de flics qui connaissent la population qui savent que quand un jeune tout d'un coup il y a quelque chose ici qui qui sentent une dérive ils peuvent aller voir les parents en disant tu sais vous savez là il y a un problème c'est enfin ce qui a été le cas pendant de nombreuses années les illotiers existaient bon et très franchement il y a des flics qu'ils font à Saint-Denis moi je connais des policiers en face du commissaire central qui pratiquent qui eux-mêmes reconstitué des trucs d'illotiers et ça se passe plutôt bien c'est à dire qu'ils s'ingén aller dans le quartier dans lequel ils sont tous les jours donc ça veut dire que ça tourne le dos à des institutions type bac type compagnie sécurité d'intervention qu'il faut supprimer qu'il faut supprimer parce qu'on peut plus avoir à faire seulement à des policiers qui sont des cowboys et qui viennent de l'extérieur là-dessus deuxièmement il faut évidemment revenir à une formation sérieuse de la police on n'a pas arrêté dégradé la formation de la police notamment en d'un point de vue de la déontologie il faut effectivement Jean-Luc l'a dit il s'est fait sauter il faut désarmer massivement la police quand on dit des armées massivement la police ça veut dire qu'il faut désarmer tous les policiers bien évidemment il faut des brigades spécialisées qui agissent contre le grand banditisme et les dangers et que eux et les moyens par rapport à ça mais à côté de ça la police de proximité dont j'ai parlé elle a pas besoin et je reprends l'alterne du syndic du secrétaire national de sgpo je vais je fais exprès un peu de le faire pour le taquiner un peu parce qu'on est souvent en cours d'âme il explique qu'il faut il faut plus que des policiers étaient équipés en porte-avion pour aller dans les quartiers je suis d'accord et donc ça veut dire que la police de proximité n'a pas besoin d'être équipée avec notamment des armes létales type flush ball etc etc formation des armements police de proximité embauche massive de PJ parce qu'il faut rappeler sans arrêt que ceux qui mènent des enquêtes nous en Seine-Saint-Denis dans ma circonscription il y a un déficit toujours extrêmement important de PJ bon donc ça veut dire qu'il faut des forces de police qui soient formées qui soient capables de mener des enquêtes et tout ça de prévention et pour répondre à ta question oui je crois aussi qu'il faut accompagner ça un moment donné pour le fait de soulager les forces de police de certaines répressions quand elles sont inutiles aujourd'hui la question du trafic de drogue et du trafic de cannabis c'est comme la prohibition de l'alcool aux États-Unis dans les années 30 voilà c'est à dire que tant qu'on n'aura pas fait en sorte d'enlever le le comment dire la nécessité l'utilité économique pour des bandes délinquantes de utiliser le trafic pour se faire des fortunes qu'on connaît et bien ça continuera et Darmanin il peut faire ce qu'il veut il peut faire les amendes forfaitaire il peut envoyer moi ils me l'ont fait dans le Circo je m'en séparé à Marseille envoyer tel compagnie CRS pendant quelques jours qui vont occuper le terrain dès le lendemain quand c'est fermé les trafiquants ils ont repris possession des cités avec tout le problème qui sont qui sont derrière donc une des choses qui peuvent faire je dis pas qu'il faut arrêter de lutter contre le trafic de drop bien évidemment et notamment de délai moyen au douaniers qui sont aussi des des pions importants mais ça veut dire au moins on le voit l'heure une partie de leur de leur de leur raison d'être au Canada ça a été fait l'égalisation sous contrôle de l'état du cannabis 60% de commerce illicite en moins bah déjà je peux vous assurer que ça soulage un peu les choses donc pour des raisons de santé publique je rappelle que le cannabis en France et le plus dangereux en Europe le taux de THC de cannabis en France est le plus dangereux en Europe et on est le pays le plus gros consommateur de cannabis ça c'est juste pour ceux qui nous disent mais si jamais on les égalise on va on va développer ça et bien il faut légaliser et je pense même qu'il faut aller sur ce qu'on fait les Portugais il faut dépénaliser le la consommation de quand je dis ça ça veut pas dire qu'il y a pas de réaction par rapport à la consommation mais ce qu'on fait les Portugais c'est qu'ils ont donné au ministère de la Santé l'égide et la coordination de la lutte contre la drogue dans leur pays quand vous êtes au Portugal que vous êtes pris avec un un certain nombre de grammes de produits qui montrent que vous n'êtes pas un trafiquant mais que vous l'avez pour votre consommation et bien vous passez devant une commission probatoire mais de la santé qui vous demande de faire telle ou tel chose pour essayer de lutter contre tel ou telle addiction et bien les Portugais grâce à ça par exemple sur l'héroïne parce que c'était à cause de l'héroïne qui l'ont fait ils ont divisé par 10 la consommation d'héroïne en 20 ans au Portugal donc moi je pense qu'il faut lier les deux l'égalisation du cannabis sous contrôle de l'état des pénalisations l'usage des drogues mettre les moyens notamment EPG police de proximité justement pour faire face au trafic de drogue qui va continuer évidemment à sévir dans les quartiers mais en donnant les moyens réellement de cibler et déjà on aura peut-être accompli quelques progrès je terminais juste une chose pour avoir une police républicaine il faut avoir des policiers républicains voilà ce qui veut dire une moi je ne crois pas la politique la police qu'on mettra en politique qu'on mettra en place la Dre refonte totale de la police il y a une partie des policiers actuels qui pourront pas y être ça ça me semble évident et il faut avoir le courage de il faudra le courage de le dire voilà merci [Applaudissements] merci beaucoup Eric merci à tous les intervenants à toutes les intervenants vous l'avez compris c'est un vaste sujet on aurait pu parler encore de beaucoup de choses notamment de la question du trafic d'êtres humains en disant ça je pense à la prostitution de mineur on peut parler de la question de la tranquillité publique des femmes dans l'espace public ça ne touche pas que les quartiers populaires ça touche dans toute la France en général c'est un vaste sujet et je suis sûr qu'on aura l'occasion d'en parler plus tard là nous avons une possibilité de 30 minutes de questions-réponses on va faire tourner un micro dans la salle d'ailleurs merci à Manon pour pour jouer ce rôle et on va essayer de faire de la parité aussi mais place aux questions c'est moi qui choisis ah non je choisis bon alors je vais alterner homme femme bonjour Merci pour vos éditions démonstration et intervention j'ai deux questions la police de proximité a été certes une idée de gauche développée par par exemple le conseiller de Chevènement à frein mais aussi une idée développée à droite on peut noter par Pasqua donc qu'est-ce qu'on peut dire sur le bilan de la police de proximité quand elle a été mise en place ces problèmes c'est réussite et ses limites peut-être puisque ça a été critiqué aussi dans le milieu antiraciste la coulisse de proximité et son instrumentalisation et deuxième question on parlait de partis policiers de racisme dans la police tu comment enfin ce problème systémique du racisme dans la police et en général dans la société on forme les policiers à cette question là comment on fait pour que dans chaque commissariat de France la question anti raciste soit pris en compte en fait dans la formation des personnes je vous remercie j'en profite juste pour demander à ce que on puis pour qu'on puisse prendre le maximum de questions d'essayer de faire des interventions courtes comme ça vient d'être fait merci merci bonjour je suis Zora Briande de l'association Droit au logement pour les Alpes-Maritimes voilà bah nous ça fait deux ans qu'on travaille sur les quartiers avant ça on n'avait pas trop en fait voilà on n'avait pas l'occasion de le faire et pas assez de militants de bénévoles avant tout et ça fait deux ans qu'on est pris là dedans la mission du dalle c'est avant tout les expulsions et l'insalubrité là c'est un peu nouveau pour moi donc parce que en fait on a été acculé par la population leur problématique principale c'est vraiment la violence la violence générée par les par la police on a eu des logements qui sont installés du fait de la police parce qu'il rentre il casse les portes il fracasse ils éventrent les les canapés et les logements sont complètement détruits suite à des intervenants de des interventions de la police qui recherchent des gamins de 15 ans mais on a aussi donc des quartiers dans lesquels les gens les gens ne peuvent plus rentrer chez eux sans d'abord taper à la porte en bas du bâtiment pour que ben voilà en fait les dealers ouvrent ces portes là pour pouvoir rentrer chez eux et qui se retrouvent quand ils pointent ce problème là à avoir la porte de leur de leur appartement cramé c'est totalement nouveau pour nous et en plus bon il y a les squats les squats en fait parfois ce sont des squats familiaux mais parfois c'est des squats sauvages dans lesquels il y a plusieurs hommes adultes là dedans et donc les familles qu'est-ce qui habitent dans le même coin ont très très peur moi je voudrais juste avoir en fait un peu l'expérience de nos intervenants et d'autres personnes pour savoir mais quels sont les mêmes meilleures angles en fait pour pouvoir prendre en charge cette problématique pour moi qui ne suis pas du tout habituée voilà merci ensuite après je prendrai oui bonjour donc Jimmy Levacher donc moi je vais interpeller plus particulièrement à lire en tant que Luc local puisque donc je suis conseiller municipal mois d'opposition à Valence et Valence qui a fait parler de lui en fait comme d'autres communes ces derniers temps par rapport au tuerie enfin de règlement de compte qu'on a eu dans les quartiers et on présente en fait le thème de l'atelier c'est la tranquillité dans les quartiers publiques on présente souvent et on présente beaucoup dans l'atelier en fait en termes de répression d'analyses de la police etc moi j'aimerais avoir tes positions et tes les démarches que tu as mises en place des initiatives que tu as mises en place pour impliquer on va dire les citoyens dans le bien vivre parce que la tranquillité passe aussi par le bien vivre au sein des quartiers populaires et pour éviter en fait toute forme d'instrumentalisation parce que nous on déplore pour le coup que notre mère Nicolas d'Aragon qui a un proche de Laurent Wauquiez dès qu'il y a le moindre incident en fait l'instrumentalisme politiquement et notamment à l'approche des élections pour justement faire son fonds de commerce et on a eu assisté à quoi on a assisté nous récemment on a des des habitants qui essayent de monter des associations de travailler entre elles etc et qu'est-ce qui ressort ça ressort dans la presse que tout de suite ça devient des Frères musulmans du jour au lendemain alors que c'est des gens que nous on connaît depuis 30 ans qu'on connaît pas particulièrement bien et en fait tout de suite des gens qui essayent de tirer on va dire la population et de créer des initiatives citoyennes et ben en fait on les instrumentalise on les radicalise en fait donc quelle initiative t'as mis en place en fait sur ta commune et qu'est-ce que bah tu nous conseilles nous de mettre en place sur des communes comme Valence ou c'est phénomènes qui sont quand même relativement nouveaux parce qu'on vivait bien à Valence et on vit de plus en plus mal dans les quartiers de Valence merci on va prendre une dernière question comme ça on aura la parité c'est une femme une dame veut poser une question bonjour bon moi ça va paraître un peu comme un ovni mais je nous on s'est installé à la campagne à 50 ans on s'est rendu compte que la on est arrivé dans une région désertifiée on s'est rendu compte que le sol avait besoin des hommes et que les hommes avaient besoin du sol et des et des végétaux et des animaux pour vivre ça paraît complètement bête mais il y a plein de gens qui se rendent pas compte parce que je dis qu'il y a beaucoup de la population qui vit hors sol donc je ce que c'est bon c'est le phénomène de l'urbanisme et tout ça et par rapport au quartier moi je veux je suis très contente d'avoir entendu Éric Coquerel parler de la prohibition parce que moi c'est ce qui me vient tout de suite à l'idée surtout avec les derniers événements qu'il y a eu on est on est vraiment dans ce cas de de figure quoi on interdit le cannabis qui lui au départ n'est pas tellement tellement plus grave que l'alcool on sait les dégâts que peuvent faire l'alcool et et on arrive à des situations comme ça avec le trafic catastrophique quoi donc je suis je pense que c'est une des solutions qu'il faut vraiment envisager et qui empêche d'aller vers les drops plus durs et la deuxième chose que je voulais dire c'est que moi je je devant le on habite une région qui s'appelle les Cévennes ou les terrains ont été tous abandonnés abandonnés quand vous abandonnez un chien il crève de faim les sols des Cévennes comme pas mal de sol même des sols industrialisés sont minéralisés à cause de à cause des engrais chimiques dans les Cévennes à cause de l'abandon et l'envahissement des pins maritimes qui minéralise les sols on a besoin on a besoin de gens qui s'occupent de la nature des sols et moi je pense que ça pourrait être un espoir pour certains jeunes de quartiers de créer par bassin versant de campagne parce que là moi je parle de la campagne par bassin versant mais la campagne des fois touche la ville donc ça peut se ça peut être proche de la ville aussi par bassin versant des formations et pour pour arriver à faire une bio régionalisation c'est à dire reprendre tous les écosystèmes à partir de la base et apprendre à prendre aux jeunes entre autres et même des fois dans les écoles bon nous on a beaucoup fait de d'animation pédagogiques dans les écoles apprendre à retrouver le sens des métiers ruraux voilà qui peut qui peuvent être on a eu des expériences chez nous pour des jeunes des cités qui ont beaucoup apprécié avec certaines associations des expériences comme ça de retrouver et il y en a qui ont même trouvé un débouché de boulot voilà merci beaucoup on va faire une première série de réponses alors pour répondre aux Camargue de Valence qui me demande ce qu'on fait effectivement à côté des actions de police pour garantir la tranquillité publique bon déjà il faut clairement comprendre que le notamment la suite des émeutes de ce discours que j'ai voulu porter dans les médias on parle beaucoup des violences policières bien sûr et ça mérite en soi dans faire un sujet de société l'évoquer dans le cadre de ses amphis mais pour moi ça reste l'étincelle malgré tout c'est un sujet en soi je connais particulièrement moi les discriminations les violences policières depuis que je suis môme j'ai eu le malheur de le dire d'ailleurs en tant que mère je peux vous dire que j'en ai pris plein la gueule de la part de la police j'ai une réputation dans mon département en matière d'être un maire antique mais malgré tout ça reste l'étincelle et c'est toujours la même étincelle c'est clair qui provoque les émeutes mais le terreau le carburant il est là il est là en permanence c'est la situation désespérance sociale les problématiques de pauvreté les problématiques de chômage de déshérence la persistance du trafic effectivement permis par la prohibition à l'oeuvre et tous ces sujets on est traite jamais entre deux émeutes on les traite pas parce que on n'a pas l'espace médiatique et la disponibilité intellectuelle pour le faire au moment où les quartiers brûlent et que dès que le dernier feu a été éteint on en parle plus du tout c'est l'effacement médiatique et on en parlera aux prochaines émeutes pour se demander avec la même naïveté en tout cas pour certains qui font semblant d'être naïf ce qui a pu amener le pays dans un tel état donc c'est concrètement la prévention générale en gros et spécialisée mise en oeuvre par les associations d'éducation populaire la collectivité en tant que telle pour trap sont importantes tout au long de l'année mais elles sont insuffisantes parce que encore une fois si on traite un seul aspect du problème on pourra pas éteindre les futurs incendies mais ce qu'on essaye de faire à trappe modestement il y a pas de on a pas de formule magique on estime pas que tout est exportable en tout cas moi je suis maire depuis trois ans et depuis 3 ans je tente des choses avec mon équipe et c'est l'un des sujets principaux qui mobilisent parce que j'ai voulu être élu pour ça pour ces quartiers populaires pour cette jeunesse des oeuvrer et parfois condamnés à la naissance et je te passe évidemment sur tout ce qu'on fait depuis la crèche pour lutter contre les inégalités de naissance pour éviter que les destins soient prédestinés au berceau et pour permettre à chacun de trouver son parcours de réussite mais on a des actions et des moyens particulièrement dédiés aux jeunes dont on sait qu'ils sont en situation de décrochage scolaire qu'ils traînent en bas de chez eux et qu'ils sont disponibles à des trajectoires de délinquance qui peuvent les condamner les condamner leur environnement à leur entourage on a une équipe de médiation par exemple chez nous qui en termes d'effectif et aussi forte que la police municipale actuellement donc on considère pas que le travail de tranquillité publique repose sur des policiers armés et en tenue plus futile municipaux plus que sur des médiateurs qui sont en civils qui circulent qui tournent qui connaissent le public et qui font un travail d'élotage comme on peut le faire les policiers de proximité quand ils étaient considérés comme des îles lotis avec des petits commissariats ou des petites antennes de proximité j'en avais un dans mon quartier quand j'étais bon un de mes premiers combats aussi a consisté à battre à interpeller le président de droite de mon département pour lui dire que dans une ville comme trap ne pas avoir d'équipe de d'éducateurs spécialisés déducateurs de rue c'est totalement impensable et responsable alors pour le coup il m'a suivi il m'a assez rapidement quelques mois après débloquer des moyens on a une équipe de prévention spécialisée avec une dizaine d'effectifs qui quadrille le terrain qui travaille en coordination avec les médiateurs et qui fait ce travail très particulier sur lequel je m'étendrai pas d'éducation spécialisée d'accompagnement des jeunes dans des trajectoires de marginalisation après il y a des choses sur lesquelles on travaille sur lequel on réfléchit parce que le moi j'échange énormément avec les habitants je suis un habitant parmi les habitants je ne cesse de leur dire moi je suis un enfant des quartiers populaires un enfant d'immigré un enfant d'oreiller j'ai grandi un HLM j'ai eu dans ma cage d'escalier des dealers qui tenaient à la cage d'escalier galéré à quelques-uns comme tu le disais tout à l'heure on est plus nombreux numériquement mais finalement ce qui se bougent ceux qui vont dans la cage d'escalier ceux qui vont en contact sont relativement isolés donc on on travaille en ce moment par exemple avec mon directeur de cabinet qui est là avec des collectifs qui se constituent avec lesquels on travaille et qu'on veut équiper outiller pour qu'ils puissent se mobiliser durablement pas uniquement à l'occasion d'une crise épidémique on a eu une fusillade à trappe il y a maintenant deux trois mois avec un des jeunes hommes plusieurs baissé 4 blessés dans des rixes Cartier comme on en connaît un peu partout malheureusement attrape ça a déjà fait un mort il y a 8 ans un jeune gamin de 13 ans qui s'est pris une balle perdue avec lequel j'étais en séjour 15 jours avant et qui est mort d'une balle perdue aussi en plein thorax et là on a failli avoir une récidive de la même situation on a eu une fusillade qui a touché quatre personnes dont un gravement blessé au thorax qui sort à peine ces derniers jours ces dernières semaines de l'état dans lequel il était dans le coma profond il y a eu une prise de conscience comme c'est souvent le cas au terme d'une fusillade et les habitants ont voulu s'organiser le boulot d'une mairie dans ces cas là c'est de leur temps de la main de leur ouvrir les portes de travailler avec eux on a organisé un collectif pour la paix dans nos quartiers on a organisé une un grand rassemblement on était plus de 300 alors c'est cocasse parce que le quartier dans je vous parle est à 200 mètres du commissariat qui n'est plus un commissariat qui est un ersatz qui est un embryon de commissariat puisque les réformes successives vont conduire à concentrer les commissariats au niveau des agglomérations et garder des commissariats croupion c'est exactement l'inverse de la logique de l'île d'otage et donc on a on a organisé ce collectif et on accompagne ses habitants qui prennent des initiatives il y en a qui font des patrouilles je dis ça pour utiliser le vocable de la police nationale volontairement mais qui circule qui tourne à plusieurs qui vont dans les cages d'escalier qui éloignent les trafiquants on constate comme à Marseille effectivement que il y a maintenant une professionnalisation du trafic qui aboutit à ce que ce soit des jeunes qui viennent d'ailleurs y compris de l'extérieur de la ville qui viennent comme dans une logique vraiment de salariat avec des agences intérims qui vont les recruter pour des missions et qui viennent tenir les points de deal chez nous attrape dans certaines cages d'escalier donc on essaye justement de lutter contre ça on est en vigilant avec les habitants à chaque fois que un jeune identifié comme étant pas habitant du quartier lui demander de quitter la cage d'escalier et de ne pas encombrer le passage des habitants et alors je voulais je voudrais vraiment abonder dans je pense que on le sous-estime et que moi-même comme merge avant d'être mère je l'avais pas perçu les questions de santé mentale dans nos quartiers et de déshérence de la psychiatrie en France sont des sujets absolument majeurs les deux derniers homicides dans ma ville sont le fait de déranger psychiatrique qui sortait d'hôpital psy qu'il était pas accompagné hospitalisé convenablement et qui ont buté la première personne qu'ils ont croisé enfin en l'occurrence pour le dernier homicide le premier type qui l'a croisé un pauvre homme de 60 ans qui demandait rien à personne et qui bronzait tranquillement sur un banc et pour l'avant dernier sa mère et sa sœur à l'époque on avait eu quand on a cette pendant la grande gloire de la stigmatisation de Trappes dans les dans les médias les hélicoptères de BFM de cnews tout le monde débarquait dans la ville on a découvert finalement que c'était un dérangé psy qui tue sa mère et sa sœur et pas un islamiste un de plus qui à la demande du maire de trappe aller organiser des attentats on organisé quelque chose donc voilà sur la santé mentale je pense que on peut pas ignorer ce sujet là si on veut parler de nos quartiers des problèmes de vœux de délinquance etc une anecdote que je veux partager avec vous parce que ça me donne de l'espoir un truc que j'ai tenté en me disant ça va pas marcher mais je tente quand même moi je crois vraiment au dialogue police jeune police population et police des jeunes en particulier il y a un de nos quartiers où les interactions étaient systématiquement explosives systématiquement ou le degré de détestation est vraiment très profond très ancré et réciproque moi je beaucoup je parle beaucoup avec la jeunesse de ce quartier j'ai beaucoup entendu leur doléances et leur plainte je n'étais absolument pas surpris des émeutes et de ce qui les a enclenché dans ma ville et bien j'ai dit aux jeunes et mes médiateurs les collaborateurs etc sont allaient beaucoup contact déjà on leur a dit est-ce que vous êtes prêt à organiser une rencontre avec des policiers avec le commissaire de police et j'ai dit la même chose au commissaire de police personne n'était motivé commissaire c'est pas possible on va se faire insulter pas question etc et les jeunes parler avec un policier c'est impensable etc on s'est acharné on n'a pas laissé tomber et on a organisé cette première rencontre alors on a pris franchement cinq mois pour l'organiser le terrain on a dû vraiment cravacher pour réussir à monter ce truc là j'y suis allé moi-même évidemment je vais venir le commissaire il est venu avec deux effectifs assez cotés en tenue et on était convaincu que ça marcherait pas franchement je doutais jusqu'au moment de l'enclenchement de la Réunion on n'a pas voulu faire venir des jeunes gentils sympathiques qu'on croise dans les associations qui font du soutien scolaire ça sert à rien ceux-là sont pas délinquants sont pas martyrisés et ça sert à rien à part se donner bonne conscience on a on attendait l'arrivée des jeunes qui comme d'habitude sont toujours en retard dans nos quartiers on est toujours en retard c'est un principe jusqu'aux maire et on s'attendait avoir trois quatre jeunes qui avaient vraiment pris l'engagement de venir mais parmi les dures du quartier dont on savait certains qui ont fait de la prison certains qui fait la comparution immédiate etc je suis désolé trop long mais ça j'y tiens beaucoup de le partager avec vous on a eu une vingtaine ouais tu as raison on a une vingtaine de jeunes qui sont venus et vraiment les durs de chez dur du quartier ceux qui tirent au mortier sur les flics ce qui les caillasses il y en avait un derrière le commissaire à Montréal lui toi tu as été comparution immédiate parce que tu as jeté un tronc un tronc d'arbre sur un policier en moto pour vous dire un peu la faune qui était là ce jour-là et j'en étais extrêmement fier dès le démarrage même si j'étais un peu inquiet je vous le cache pas parce qu'il y avait un déséquilibre des forces c'est moins qu'on puisse dire parce qu'on a réussi à faire venir pour rencontrer des hommes en uniforme les vrais jeunes des quartiers qui ont des difficultés avec la police ils ont pu exposer pendant près de deux heures l'or brimade quotidienne l'or humiliation les contrôleurs faciès les amendes les multiplication des amendes pour rien pour les ruiner etc ils ont raconté leur réalité en détail le commissaire a pied à pied a répondu de façon républicaine ferme mais il a surtout écouté et le fait d'être écouté à changer radicalement l'atmosphère juste parce qu'il écoutait il a passé des il a pas reconnu les violences policières c'est un vocable qu'ils ne peuvent pas entendre il n'a pas remis en cause ses collègues mais on a parlé ensuite lui et moi et il a pu entendre un certain nombre de choses et contribuer dans les messages passés à ses collègues à apaiser la situation deux semaines après l'intervenait dans le même quartier dans la contexte très tendu il avait 50 policiers en réserve parce qu'il craignait que ça parte en vrille suite à son intervention ce sont les jeunes qui étaient présents ce jour-là qui ont calmé tout le monde dans le connaît nos respectent je tiens juste à dire ça parce qu'il y a un peu d'espoir [Applaudissements] bien sûr moi je voudrais répondre à la dame qui a pris la parole tout à l'heure alors moi je parle de Marseille je connais pas les autres villes mais je sais que nous à Marseille avant on avait des des hommes qu'on appelait les grands frères qui étaient respectés dans les quartiers que tout le monde écoutait et c'est ce qui manque actuellement maintenant et ces personnes là arrivaient toujours à débloquer des situations dit tendues comme vous l'expliquez les squatteurs les dealers parce qu'ils étaient très respectés après enfin moi Marseille il y a plus rien dans les quartiers même même les pompiers ils ont du mal à rentrer il y a vraiment plus rien donc c'est vrai que je rejoins un peu ce que ce qu'a dit le maire à part deux trois éducateurs qui ont plus de 20 ans d'expérience derrière eux il y a que qui peuvent rentrer et les jeunes de par le respect parce qu'ils savent que leur grand frère à eux les connaissaient ne vont pas les agresser donc je pense qu'il faut peut-être essayer vous là où vous habitez de trouver des personnes comme ça qui se font entendre sans aller dans dans la violence juste en dialoguant et après les associations et collectives nous on a plus que ça parce que le 3/4 des associations qui interviennent elles sont dans les quartiers de pixanés donc pareillement c'est des mamans qui qui ont un certain âge donc du coup ça ça refroidit un peu les jeunes alors par les mâles parce que les mamans souvent connaissent leur maman donc peut-être trouver des personnes comme ça de terrain en fait hein c'est un peu plus compliqué alors nous nos associations c'est quand même des personnes issues du quartier populaire et qui vivent depuis que ça quoi alors j'ai pas de réponse là mais moi je vous rassure j'ai vécu 25 ans dans mon ancien quartier au marronnier alors d'aujourd'hui ça fait qu'un an que je suis parti si j'y retourne on m'agresse et pourtant tout le monde me connaît là-bas j'ai fait les deux ans de mon neveu l'année dernière il y a un an les deux ans j'ai pas pu les faire cette année parce que ça tire tout le temps que il nous connaissent pas en fait ceux qui sont là maintenant donc je peux comprendre votre c'est compliqué là non enfin bon il y a eu quelques interprétations notamment sur le bilan de la police de proximité dont j'ai pas le bilan pour tout dire par contre on a le bilan de la disparition de la police de proximité et lui il est catastrophique on va dire bon je crois que ça tout tout élu tout habitant des quartiers populaires le ne peut que le constater voilà inévitablement il faut le dire je l'ai dit tout à l'heure mais l'arrivée de bacqueux dans des quartiers est une catastrophe voilà point parce que en plus de ça ça ne n'atteint même pas son objectif ça atteindrait encore l'objectif on pourrait le voir comme ça parce que effectivement le trafic est une chose insupportable bon le fait que c'est profondément juste qui a dit Alice c'est-à-dire que le trafic de drogue c'est le capitalisme à l'échelle la plus pure et donc eux pour arriver à ils ont fait un calcul très simple ils ont ils ont calculé que entre le trafic tel qu'il était fait il y a quelques années où c'était vous savez l'image un peu symbolique du jeune guetteur deal qui emmené les cabas de la grand-mère qu'il connaissaient parce que etc et puis le fait d'amener des gens maintenant de l'extérieur qui n'avaient pas le lien sociaux et ben c'était vachement plus rentable donc ils l'ont fait bon donc tout ça est une plaie pour les quartiers enfin le train quand je quand je j'appuie sur la question de la de retour à la police de proximité c'est aussi par rapport à cette utilité moi la seule chose que je constate concrètement c'est que dans les quartiers où il y a beaucoup de trafic de drogue quand il y a une présence humaine ça va quand même mieux voilà des fois par exemple les bailleurs ont été obligés de mettre un peu plus parce que ça passe aussi là dessus on en parle pas assez mais la suppression des concierges par exemple c'est quelque chose d'absolument dramatique bon dans les quartiers et bien quand quand ils ont été obligés de réagir en mettant ne serait-ce qu'une présence ça ça passe supprimer le trafic mais ça je fais juste faire reculer 200 m qui fait que ça devient un peu plus supportable pour les gens qui habitent dans la cité et bien un peu de la même manière là encore c'est l'exemple des policiers dont je vous parlais à sadique on refait le boulot de laitier par eux-mêmes il m'explique que bah ils arrivent quand même globalement avoir des rapports moi je pense que le bilan à mon avis me semble évident on a parlé de il y a un autre chose on n'a pas parlé tout à l'heure on l'a la dans le dans la question du contrôle social sur les quartiers c'est l'utilisation des amendes forfaitaire c'est c'est là ça devient explosite où on fait un colloque le 21 septembre à l'Assemblée là-dessus et notamment pendant le covid moi je sais pas dans le quartier mais nous il se trouvait qu'il y avait plein de jeunes qui recevaient des amendes qui ont pas vu de policiers quoi et quand je dis des amendes c'est des amendes de 1000 euros par jour c'est à dire une succession d'amende l'utilisation des amendes par rapport à des jeunes et donc des familles allaient devenu un véritable arbre de contrôle social mais de contrôle social qui au bout d'un moment déstabilise complètement et insécuriste parce que c'est des telles sommes c'est plus supportable donc ça c'est aussi une question évidemment qui renvoie avec le fait que ça Darmanin veut développer les amandes forfaitaire sur la question du consommation de cannabis qui est évidemment un souci en termes de de formation je voulais juste te dire une chose et notamment dans l'éducation des jeunes qui comptent beaucoup moi je crois mais ça c'est pas seulement vrai pour les quartiers mais dans le rapport à la violence je crois qu'il faut absolument qu'au niveau de l'éducation nationale il y a une vraie formation à l'utilisation du numérique des réseaux sociaux etc voilà ça je crois que c'est quelque chose qui se développe et qui fait à certains moments que on bascule d'amont dans lequel on est habitué à avoir de l'hyperviolence en termes de réseaux sociaux et puis aussi d'autres travers que peuvent avoir les réseaux sociaux en termes de d'harcèlement etc de personnes sur quelque chose qui vient supporter et ça c'est un peu comme le problème de la du manque de psy qui a été qui a été relevé je crois que dans dans l'éducation nationale à l'école on doit éduquer on doit former à ce nouveau média et extrêmement important qui est devenu le numérique les réseaux sociaux etc ça aussi ça fait partie à mon avis des questions de de rapport de violence je sais que je sors un tout petit peu du sujet mais je voulais je voulais quand même le préciser dernier détail je suis aussi sur le trafic et sur toute les questions moi ce que j'observe c'est que le trafic il se développe d'autant plus quand vous avez des cités populaires dans lesquels avec des projets en rue on a des projets de destruction qui laissent des immeubles de plus en plus vides à côté etc enfin je veux dire il se nourrit ça donc la question j'allais dire de tranquillité des quartiers elle est aussi liée à la question du logement on a eu un débat tout à l'heure mais qui est aussi une question de fond à partir du moment où il y a plus de dignité et respect des populations dans le fait de pouvoir habiter de manière décente dans les quartiers où ils vivent inévitablement ça laisse place à une économie de délinquance extrêmement importante qui se nourrit de ce vide plus la levier de laisser par la disparition des services publics éducateurs etc voilà c'est aussi quelque chose que je voulais préciser je vais prendre la parole j'ai un point de vue on va dire plus sociologique aussi bien il y a on est dans des sociétés où on est traversé par de la violence et qui ressenti différemment selon sa personne son histoire etc pour rester aussi dans le réel parce que j'ai vraiment j'ai beaucoup travaillé dans mon département il y a aussi une majorité de population qui vit dans ces dans les quartiers un peu relayer comme on dit beaucoup de personnes qui font des choses tous les jours tout à fait ordinaires et qui rêve de choses tout à fait ordinaires et qui sont quand même la majorité et qu'est-ce qui fait que ce ceux-là ce soit retiré de la place publique de l'espace public lieu de tous les conflits le voisinage aussi c'est aussi effectivement depuis les années 80 je crois que c'est le tournant des années 80 un repli dans l'espace domestique parce que la peur s'est installée parce qu'on se la peur c'est du commerce aussi le marché de la peur ça existe et que la ville telle qu'elle se construit elle invite au repli elle est hostile c'est une ville aussi moi ce que j'ai pu repérer il y a certaines villes alors pour le coup je travaille à La Courneuve ils ont détruit quelques bars et ils ont eu finalement assez la finesse de remettre simplement des banques comme on l'a dit et de mettre la médiathèque hyper belle médiathèque en plein milieu de la cité voilà et ben ça ça permet aux populations de circuler parce que les populations elles circulent il y a la majorité la démographie d'un grand ensemble c'est des moins de 40 ans ou des gens très pauvres c'est à dire les personnes très âgées la violence l'incivilité elle se joue aussi dans ces dans ces rapprochements de catégorie d'âge au même endroit au même moment et ça c'est une violence aussi c'est comment on les populations c'est arrivé par quelle logique elles sont arrivées après elles sont là elles sont là et tous les jours il y a des gens qui se lèvent ou qui se lèvent plus parce qu'ils ont plus de boulot la dépression chez les hommes à partir de 50 ans dans les milieux modestes elle est très forte quand il y a plus de travail parce que le travail c'est la valeur travail etc mais il y a les suicides des jeunes dont on en parle pas chez les garçons notamment des adolescents donc ça aussi il y a quelque chose qu'on doit aussi traiter donc moi je crois beaucoup parce que j'ai beaucoup de monde on a parlé tout à l'heure de la comme on dit les métiers multiples qui s'appellent médiateurs alors moi j'ai une conception de la médiation qui qui diffère de ce qui se met en place un peu partout parce qu'on voit bien que les médiateurs de ville ils remplacent un peu les lotiers vous l'avez dit ils font du travail excellent moi je pense beaucoup au fait que on a tous une égale intelligence et ceux qui habitent dans des dans des dans des ensembles dépréciés stigmatisées etc c'est comme vous et moi il pense ils font du la politique ils raisonnent il faut les entendre aussi et bien ils ont aussi tout à fait la capacité et c'est comment on va les aider les accompagner pour trouver parce que la résolution des conflits parce que résoudre des conflits ça peut éviter la violence c'est pour ça qu'on parle de médiation c'est quand les conflits n'ont pas été résolus que on arrive à la violence donc il y a une capacité et ça a été prouvé chez les groupes humains quel qu'il soit de réguler eux-mêmes le vivre ensemble mais à quel moment comment on peut les aider les accompagner parce qu'il faut du temps il faut un peu d'argent pour être eux-mêmes force de proposition pour améliorer le vivre ensemble ce il rêve tous de ça après juste pour la jeunesse ce sera appelé que dans les grands ensembles ou dans les grandes on a une sur-représentation des moins de 40 ans avec une les adolescents se sont pas les plus nombreux généralement c'est les petits mais les plus bruyants on les compte parmi les adolescents et ceux de sortie effectivement du système scolaire après il y a une dame qui a posé une problématique qui m'intéresse quand vous avez parlé de de la question des campagnes et moi je pense parce que je suis allé au rassemblement sur le Larzac cet été et que j'ai entendu des urbanismes des urbanistes il y a vraiment de quoi s'inquiéter dans tout les grandes métropoles on va avoir une concentration humaine énorme qui va partir du Paris au Havre pour nous et puis c'est divisé en quatre les mégapoles et cette concentration humaine pour moi elle derrière on a effectivement des gens qui sont hors emploi qui sont là juste comme variables d'ajustement je vois pas comment on va s'en sortir donc il y a de quoi à réfléchir et se dire où va-t-on comment va-t-on nourrir ses populations quand il y aura plus de pétrole et que les îlots de chaleur parce que là dans les villes on crève et on crève vous dans les cités on meurt aussi parce qu'il fait chaud donc la question de la métropolisation comment ça va impacter les plus pauvres comme pendant le covid c'est les premiers voilà c'est tout [Applaudissements] alors je suis désolé on va devoir bientôt libérer la salle comme il est déjà 15h ce que je vous propose si les intervenants sont d'accord c'est à la fin prendre quelques discussions informelles devant la salle en tout cas je vous remercie pour votre présence merci aux intervenants pour la qualité des échanges et pour les réponses