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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 2 novembre 2023 20 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéEurope & internationalInstitutions & élections

Antisémitisme : "Marine Le Pen a exclu toute personne qui pouvait avoir une quelconque ambiguïté"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:28RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous trouvez toujours que ceux du GIEC ont tendance à exagérer ?

  • 1:13RelanceRéponse directe

    Nous ne pouvons pas uniquement nous baser sur les données du GIEC qui sont souvent très alarmistes. Vous le dites encore aujourd'hui ?

  • 3:06OuverteRéponse directe

    Votre parti apporte depuis le 7 octobre un soutien sans faille au gouvernement de Benyamin Netanyahou. L'armée israélienne peut-elle, selon vous, user de tous les moyens pour éradiquer le Hamas ?

  • 3:47OuverteRéponse partielle

    L'ONU parle de plusieurs milliers de morts, c'est difficile d'avoir un bilan précis. Mais l'ONU parle d'au moins 3 000 enfants, notamment.

  • 4:28RelanceÉludée

    Mais sur la réponse israélienne, est-ce que vous dites, elle est proportionnée ?

  • 4:56OuverteRéponse directe

    Soutien à 100% au gouvernement israélien. Si le RN est l'allié d'Israël, pourquoi Marine Le Pen ne se rend pas sur place ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:48Invité politiqueFait
    « il y avait un dérèglement climatique, ce que nous proposions au Rassemblement National pour ça »
  • 0:52Invité politiqueFait
    « un certain nombre d'experts du GIEC, de personnes qui ont contribué au GIEC, qui ont des engagements politiques »
  • 2:33Invité politiqueChiffre
    « Le vrai problème c'est que 50% des gaz à effet de serre sont issus des importations »
  • 3:27Invité politiqueFait
    « où il y a eu des bébés qui ont été décapités, des femmes éventrées »
  • 7:22Invité politiqueFait
    « ces personnes ont eu des propos à la fois contre la police, contre les homosexuels, contre la France et contre les juifs »
  • 10:07Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen, qui a pris la tête du parti il y a plus de 10 ans, qui a exclu toutes les personnes qui pouvaient avoir une quelconque ambiguïté en la matière »
  • 11:13Invité politiqueFait
    « J'ai toujours été intransigeant vis-à-vis du GUD. Je l'avais indiqué il y a quelques mois, j'avais demandé la dissolution »
  • 11:30Invité politiqueFait
    « ils ne sont pas autour de Marine Le Pen, c'est un prestataire privé »
  • 12:06Invité politiqueFait
    « Il y avait deux articles, notamment l'article 3 et l'article 4, qui sont en fait de nouvelles filières d'immigration, vont créer un appel d'air supplémentaire en régularisant massivement des clandestins aujourd'hui sur notre sol »
  • 12:57Invité politiqueFait
    « quand on voit les répercussions de l'immigration massive dans notre pays, notamment sur les derniers attentats, sur l'attaque terroriste de Dominique Bernard, où cette personne aurait dû être expulsée »
  • 13:29Invité politiqueFait
    « il y aura toujours un certain nombre d'engagements conventionnels, notamment la CEDH, notamment un certain nombre de traités, qui nous empêcheront de mener à bien ces éléments, ces expulsions »
  • 15:32Invité politiqueFait
    « Oui, la totalité de l'emprunt a été remboursée »
  • 19:21Invité politiqueFait
    « la proposition de loi déposée par mon collègue Roger Chudot, qui a été débattue pendant notre niche et qui a valu un rejet de la totalité de la classe politique, de la majorité, notamment macroniste »

Temps de parole

  • Thomas Ménagé69 %
  • Présentateur29 %
  • Auditeur2 %

2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

L'invité du grand entretien de la matinale ce matin est député du Loiret, porte-parole du groupe Rassemblement National à l'Assemblée. Bonjour Thomas Ménager. Bonjour Simon Lebaron. Posez vos questions à Thomas Ménager au standard Inter 01 45 24 7000 et vous le savez sur l'application France Inter. On en parle depuis ce matin dans la matinale Thomas Ménager, ses records de vent dans l'ouest de la France, plus d'un million de foyers privés d'électricité, les événements climatiques extrêmes comme celui-là vont devenir de plus en plus fréquents. C'est ce que disent tous les experts. Est-ce que vous trouvez toujours que ceux du GIEC ont tendance à exagérer ?

0:34
Thomas Ménagé

Alors j'ai répondu à plusieurs reprises déjà sur votre antenne et quand on reprend... Parce que c'est ce que vous aviez dit le 21 août. Oui bien entendu sur votre antenne. Donc quand on reprend l'intégralité de l'interview, j'avais expliqué pendant près de 10 minutes le fait qu'il y avait un dérèglement climatique, ce que nous proposions au Rassemblement National pour ça et j'avais expliqué très clairement qu'il y avait aujourd'hui un certain nombre d'experts du GIEC, de personnes qui ont contribué au GIEC, qui ont des engagements politiques. Je pense à M. Jean Zahel, je pense à M.

Gemmène, qui eux ont des engagements et des propos qui parfois vont au-delà de ce qu'il y a dans le rapport et lui je ne le conteste pas. Nous ne contestons pas le réchauffement climatique. Il y a eu une cabale médiatique et donc aujourd'hui ça a été une tempête dans un verre d'eau. Aujourd'hui on a une vraie tempête. C'est une nouvelle preuve de ce dérèglement climatique et bien entendu je ne le remets pas en cause.

1:13
Présentateur

Vous n'aviez pas parlé uniquement des experts en eux-mêmes mais aussi des données. Nous ne pouvons pas uniquement nous baser sur les données du GIEC qui sont souvent très alarmistes. Vous le dites encore aujourd'hui ?

1:22
Thomas Ménagé

C'est certain et vous savez je suis allé il y a environ trois semaines échanger avec Valérie Masson-Delmotte qui a été co-présidente du GIEC. Je suis allé à Saclay échanger avec l'ensemble des experts, un certain nombre qui participent à ce rapport. Ce que j'ai juste exprimé c'est qu'il doit y avoir quand même le rôle du politique qui doit donner le tempo. Aujourd'hui malheureusement les prévisions... N'écoutons pas seulement les scientifiques, c'est ça. N'écoutons pas seulement les scientifiques.

C'est pas ça, c'est que les scientifiques sont là pour informer, pour expliquer aux politiques et les politiques doivent essayer de trouver l'équilibre entre les objectifs qu'on doit atteindre très rapidement parce que malheureusement les prévisions du GIEC vont être dépassées, les 1,5 degrés vont être dépassées.

Valérie Masson-Delmotte nous l'a très bien expliqué quand j'y suis allé avec mon collègue Jean-Philippe Tanguy mais qu'il faut pour nous, politiques, trouver l'équilibre pour aller le plus vite possible tout en évitant de contrevenir à la qualité de vie des Français, notamment aux plus pauvres parce qu'aujourd'hui malheureusement la manière dont est faite la lutte contre le réchauffement climatique elle touche les plus pauvres, ceux qui sont les plus en difficulté. Pas d'écologie punitive, c'est ça, c'est le mot que vous employez ?

C'est ça exactement, c'est-à-dire qu'aujourd'hui malheureusement on préfère aller demander à ceux qui ont des difficultés à changer leur voiture de la changer de manière très rapide en mettant en place des ZFE, sans les accompagner, sans mettre en place... Et qui t'aiment pas atteindre les objectifs ? Mais si, mais vous savez, aujourd'hui le problème c'est qu'on s'attaque pas aux vrais problèmes. Le vrai problème c'est que 50% des gaz à effet de serre sont issus des importations. J'ai rendu la semaine dernière en commission des affaires européennes un bilan des accords de libre-échange, un rapport d'information sur les accords de libre-échange.

On se rend compte qu'on a été dans une mondialisation excessive, une mondialisation malheureusement malheureuse qui a mené à des échanges totalement fous. On fait venir, et là aujourd'hui on va signer un accord avec la Nouvelle-Zélande, un certain nombre de produits. 50% des gaz à effet de serre, c'est ce problème. Il faut relocaliser, il faut changer nos modes de consommation, mais il ne faut pas aller taper sur les Français, notamment les classes moyennes et les classes populaires.

3:04
Présentateur

J'en viens à la guerre au Proche-Orient. Votre parti apporte depuis le 7 octobre un soutien sans faille au gouvernement de Benyamin Netanyahou. L'armée israélienne peut-elle, selon vous, user de tous les moyens pour éradiquer le Hamas ?

3:18
Thomas Ménagé

Il est vrai que depuis le 7 octobre, et c'est normal, nous apportons notre soutien à l'État d'Israël qui a été attaqué lâchement lors d'attaques terroristes, où il y a eu des bébés qui ont été décapités, des femmes éventrées. Et donc il faut bien entendu qu'Israël puisse mener ses frappes contre le Hamas. Mais bien entendu, nous avons toujours réussi une ligne très claire, c'est qu'il faut éviter au maximum qu'il y ait des victimes civiles.

3:41
Présentateur

L'ONU parle de plusieurs milliers de morts, c'est difficile d'avoir un bilan précis, puisque c'est le Hamas qui communique. Mais l'ONU parle d'au moins 3 000 enfants, notamment.

3:50
Thomas Ménagé

J'exprime dans tous les cas ma compassion. Vous savez, une vie israélienne vaut une vie palestinienne comme elle vaut une vie française. Donc c'est toujours horrible quand il y a des civils qui sont tués. Moi, je n'ai pas l'ensemble des éléments. S'il y a eu un non-respect de droit international, il y aura une enquête internationale en la matière. Mais je ne veux pas non plus aujourd'hui rentrer dans un débat qui pourrait affaiblir la lutte contre le fondamentalisme islamiste, contre le Hamas. Mais nous avons toujours appelé, Jordan Bardella a voté la semaine dernière, à des couloirs humanitaires, à une trêve humanitaire.

Nous avons soutenu la France dans l'envoi du tonnerre pour un soutien humanitaire aux populations... Un navire hôpital. Un navire hôpital pour aller en soutien humanitaire aux populations gazaouies. Il faut réussir à promener... Mais sur la réponse israélienne, est-ce que vous dites, elle est proportionnée ? Vous savez, moi, je n'ai pas les données du Quai d'Orsay. Je suis député français. Je ne suis pas ni ministre des Affaires étrangères. Je ne suis pas à l'ONU. Je ne suis pas en capacité de le juger. S'il y a une disproportion, nous sommes aujourd'hui, avec la communauté internationale, en capacité, demain, d'avoir une enquête.

Ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui, il faut éviter que le Hamas se réorganise. Et il faut éviter que de telles exactions puissent se reproduire à nouveau.

4:54
Présentateur

Je le disais, soutien à 100% au gouvernement israélien. Si le RN est l'allié d'Israël, pourquoi Marine Le Pen ne se rend pas sur place ?

5:00
Thomas Ménagé

Vous savez, je pense que les forces israéliennes ont peut-être autre chose à faire aujourd'hui que de protéger toutes les personnalités qui voudraient aller sur place.

5:09
Présentateur

Elle ne s'y est jamais rendue.

5:09
Thomas Ménagé

Mais peut-être demain, vous lui poserez la question. Mais ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui, on doit apporter un soutien. Un soutien à nos compatriotes de confession juive. Un soutien à Israël. Mais d'aller faire de la politique et de la communication politique, ce n'est pas forcément le bon moment non plus.

5:24
Présentateur

L'Egypte, c'est une annonce qui vient d'intervenir il y a quelques minutes, va aider à évacuer 7000 étrangers de la bande de Gaza via le poste frontière de Rafa. Vous vous en réjouissez ?

5:35
Thomas Ménagé

Bien entendu, on s'en réjouit. Nous, nous avions demandé à aller plus loin. Marine Le Pen était la première, dès le lendemain du 7 octobre, à appeler à un asilia en Égypte.

5:42
Présentateur

Alors justement, je vous pose la question parce qu'elle s'est cherchée là-dessus. Elle a appelé effectivement rapidement l'Égypte à accueillir des réfugiés avant finalement de revenir sur ses propos disant qu'il y avait un risque de déstabilisation régionale.

5:54
Thomas Ménagé

Ce qui est certain, c'est que la ligne, c'est d'essayer de tout faire pour protéger les populations gazaouis qui sont utilisées par le Hamas comme des boucliers humains et qu'il faut faire en sorte que tous ceux qui ne partagent pas les convictions du Hamas dans la bande de Gaza et qui existent, qui sont nombreux, qui sont les premières victimes, puissent être protégées.

6:13
Présentateur

Le RN allié d'Israël. Et vous dites aussi bouclier des Français juifs. C'est Jordan Bardella qui dit ça. Qu'est-ce que ça veut dire ?

6:21
Thomas Ménagé

Je pense que depuis l'arrivée de Marine Le Pen à la tête du Rassemblement National, nos compatriotes de confession juive, et il suffit de voir les échanges qu'il y a pu y avoir avec les membres du groupe d'amitié entre France et Israël, dont je fais partie, lors de la manifestation, ils ont bien compris qu'aujourd'hui, face au fondamentalisme islamiste...

6:38
Présentateur

La manifestation organisée par le CRIF, je précise. Le CRIF, le Conseil représentatif des institutions juives de France, qui dit pour nous, pour les institutions juives, il n'y a pas de normalisation avec le RN.

6:49
Thomas Ménagé

Mais là, vous parlez d'institution, vous parlez d'organisation. Non, qui ont leur position, mais moi, je vous parle avant tout des compatriotes de confession juive qui sont nombreux à voter pour le RN, qui sont nombreux à voir, à constater, que nous sommes sans ambiguïté face au fondamentalisme islamiste. Parce qu'hier, j'écoutais les chants encore qu'il y avait dans le métro.

7:07
Présentateur

Vous avez peut-être entendu cette vidéo... Qui montre des jeunes manifestement en train de chanter des chants antisémites dans le métro.

7:14
Thomas Ménagé

Une enquête a été ouverte. Exactement, mais d'où vient l'antisémitisme ? Il vient de l'islamisme, puisque ces personnes ont eu des propos à la fois contre la police, contre les homosexuels, contre la France et contre les juifs. Et les compatriotes de confession juive savent que nous sommes intraitables face au fondamentalisme islamiste.

7:29
Présentateur

Ça rentre aujourd'hui, le conflit qu'on connaît, ses conséquences en France, dans votre grille de lecture du choc des civilisations ?

7:35
Thomas Ménagé

Ce qui est certain, c'est que ce qui se passe en Israël, c'est surtout aujourd'hui un conflit entre un État démocratique, entre M. Netanyahou qui a été démocratiquement élu, et des organisations terroristes islamistes. Et dans tous les cas, on sera toujours du côté de la démocratie face au fondamentalisme et face à l'obscurantisme.

7:52
Présentateur

Ce n'est pas un conflit régional qui a été récupéré par des islamistes ?

7:56
Thomas Ménagé

Ce qui est certain, voilà, ça c'est une analyse qui sera faite par des historiens, par des sociologues, qui ne sera pas celle d'une analyse politique. Moi, ce qui m'inquiète aujourd'hui, c'est l'importation de ce conflit en France, c'est les manifestations antisémites qui peuvent exercer, c'est ce que Gilles Kepel appelle le djihadisme d'atmosphère, qu'on voit sur toutes les sphères. On le voit même, excusez-moi M. Le Baron, mais moi je suis quand même aussi étonné, on le voit même sur votre antenne. M. Meurisse qui, il y a deux jours, a voulu faire un peu le dieudonné du service public, qui est sur votre antenne, qui est payé par le service public, et qui a tenu des propos antisémites.

8:31
Présentateur

Alors, j'en ai parlé ici même, hier soir, à la même heure, à ce micro. Effectivement, c'est un passage du sketch de Guillaume Meurisse dimanche dernier, dans l'émission de Charine Van Hennacker. Il y a eu beaucoup, c'est vrai, de messages d'auditeurs qui ont été choqués. Ces messages ont été entendus. La directrice de France Inter a répondu, réponse complète qui est à lire sur le site de la médiatrice de Radio France. La présidente de Radio France s'est aussi exprimée sur ses réseaux sociaux. Et Charine Van Hennacker, la productrice et animatrice de l'émission, a répondu aussi sur ses réseaux sociaux.

9:03
Thomas Ménagé

Parce qu'aujourd'hui, vous savez, entre le sport avec M. Benzema, entre les politiques avec Mme Obono qui dit que le Hamas est un mouvement de résistance, entre M. Bilongo qui a les pires propos antisémites, en faisant les pires préjugés sur l'argent, etc. Entre les écoles où les minutes de silence ont été perturbées, et maintenant l'AFP qui refuse de qualifier de terroriste le Hamas.

9:25
Présentateur

Là aussi, l'agence a répondu de manière circonstanciée en disant que... Ici, sur votre interne, il y a une inquiétude aujourd'hui. Il y a une inquiétude. Il utilisait ce terme « terroriste » entre guillemets. Et les clients de l'agence qui sont des médias sont libres d'éditorialiser comme le soit. Ils sont libres.

9:41
Thomas Ménagé

Et moi, en tant que personnalité politique, je suis libre de m'inquiéter de ce djihadisme d'atmosphère, de cet antisémitisme d'atmosphère sur lequel nous, au Rassemblement National, avec Marine Le Pen, nous sommes à transporter.

9:49
Présentateur

Est-ce que ce n'est pas une façon pour vous d'aller encore plus loin dans le processus des dédiabolisations, quand on connaît l'histoire de votre parti, fondé par des anciens SS, des collaborateurs, dont le fondateur Jean-Marie Le Pen a été condamné plusieurs fois pour antisémitisme ?

10:02
Thomas Ménagé

Vous savez, moi j'ai rejoint Marine Le Pen, qui a pris la tête du parti il y a plus de 10 ans, qui a exclu toutes les personnes qui pouvaient avoir une quelconque ambiguïté en la matière. Vous m'interrogez, mais c'est souvent quand je viens chez vous, sur ces propos qui ont plus de 30 ans, souvent, j'étais même pané, voire bien plus quand vous parlez de la fondation, où il y avait aussi un grand nombre de résistants, on oublie de le dire.

Mais ce qui est certain, c'est que par contre, il y a peut-être eu ces éléments il y a 30, 40, 50 ans, alors qu'aujourd'hui, ce qui met des croix de David sur des maisons juives, ce n'est pas le Rassemblement National, ce sont des islamistes, ce sont ceux qui sont contre...

10:39
Présentateur

Pour le coup, l'enquête est en cours, vous ne pouvez pas l'affirmer.

10:42
Thomas Ménagé

Aujourd'hui, on voit bien que la majorité, aujourd'hui, il y a deux types d'antisémitisme. Il y a encore un reste d'antisémitisme groupusculaire d'extrême droite, et surtout, une montée du fondamentalisme islamiste.

10:53
Présentateur

Antisémitisme groupusculaire d'extrême droite, porté notamment par le GUD, qui est un groupuscule violent, et qui, le 7 octobre, jour des attaques du Hamas, a tweeté « Ni qui pas, ni qui pas ». Est-ce que la société de communication e-politique, qui est tenue notamment par un ancien du GUD, Frédéric Chatillon, est toujours prestataire du RN pour la campagne des Européennes ?

11:13
Thomas Ménagé

Alors moi, j'ai toujours été intransigeant vis-à-vis du GUD. Je l'avais indiqué il y a quelques mois, j'avais demandé la dissolution, mais comme la dissolution de tous les groupuscules d'extrême gauche et d'extrême droite. Est-ce que vous avez reçu avec ces anciens du GUD qui travaillent toujours pour vous,

11:26
Présentateur

qui sont autour de Marine Le Pen ?

11:27
Thomas Ménagé

Alors déjà, ils ne sont pas autour de Marine Le Pen, c'est un prestataire privé. Et Jordan Bardella l'a très bien expliqué, quand ces éléments ont été révélés, les deux personnes que vous citez ne seront plus actionnaires, ne sont plus actionnaires, ont vendu l'ensemble de leur part. Donc il s'agit juste d'un prestataire privé. Et on voit bien que c'est juste une volonté aujourd'hui de salir le RN, qui est en tête dans les sondages, cette semaine encore, à plus de 30% dans l'ensemble des enquêtes d'opinion.

11:49
Présentateur

L'actualité politique, c'est le projet de loi immigration qui arrive lundi en débat au Parlement, en commençant par le Sénat. Vous le voterez si l'article sur les régularisations de travailleurs sans papier dans les secteurs qui ont du mal à trouver de la main d'œuvre est supprimé ?

12:04
Thomas Ménagé

Alors on a toujours été clair sur cette loi. Il y avait deux articles, notamment l'article 3 et l'article 4, qui sont en fait de nouvelles filières d'immigration, vont créer un appel d'air supplémentaire en régularisant massivement des clandestins aujourd'hui sur notre sol. Nous avons été interrogés récemment, puisqu'il y a une grande cacophonie entre d'un côté M. Houllier, le président de la Commission des lois, qui dit que c'est un élément important, et Mme Naïma Mouchou, membre de la majorité, vice-présidente de l'Assemblée nationale, qui dit que c'est une prime à la clandestinité, donc qui partage nos propos.

Si demain le texte est durci, si demain le texte ne contient pas l'article 3, nous sommes clairs, ce sont des mesurettes, ça ne servira à rien. Nous, nous proposons un référendum et nous proposons la constitutionnalisation du droit de la nationalité, du droit des étrangers, mais nous serons peut-être susceptibles, en fonction du texte qui sortira du Sénat et puis des débats à l'Assemblée nationale, d'apporter nos voix.

12:48
Présentateur

Dire que vous pourriez voter, c'est une manière de coincer aussi le gouvernement et Gérald Darmanin ?

12:53
Thomas Ménagé

Non, vous savez, on n'est pas dans les coups politiques, surtout sur un sujet aussi important que l'immigration, quand on voit les répercussions de l'immigration massive dans notre pays, notamment sur les derniers attentats, sur l'attaque terroriste de Dominique Bernard, où cette personne aurait dû être expulsée. Quand on voit tout cela, on n'est pas dans des coups politiques, on veut juste tout faire pour protéger les Français, et tout ce qui ira dans le bon sens, même si ce sont des micro-pas, nous le ferons.

13:14
Présentateur

Par exemple, la facilitation de l'expulsion des délinquants étrangers, un niveau minimum de Français requis pour les étrangers qui arrivent sur notre sol, l'examen plus rapide des demandes d'asile, tout ça, vous dites, ça va plutôt dans le bon sens ?

13:25
Thomas Ménagé

Ça va plutôt dans le bon sens, mais il faut garder en tête un élément, c'est qu'il y aura toujours un certain nombre d'engagements conventionnels, notamment la CEDH, notamment un certain nombre de traités, qui nous empêcheront de mener à bien ces éléments, ces expulsions. C'est la raison pour laquelle il faut faire une primauté du droit des étrangers en l'inscrivant dans la Constitution, parce qu'il y aura toujours un juge administratif, c'est l'état de droit qu'il veut ainsi, et il faut le maintenir, mais il faut le modifier, cet état de droit, pour permettre que les juges ne puissent utiliser ces éléments, et se référer uniquement au droit des étrangers qui sera dans la Constitution.

13:56
Présentateur

Vous demandez ce matin, dans une tribune publiée dans le journal Ouest France, avec 280 de vos collègues parlementaires de tous bords, le retour de la réserve parlementaire, c'est une enveloppe dont les élus disposaient jusqu'en 2017, elle a été supprimée en 2017, pour attribuer des subventions. Est-ce que c'est l'urgence du moment ?

14:16
Thomas Ménagé

Non, mais ce n'est pas parce que ce n'est pas l'urgence qu'on ne peut pas accompagner une initiative qui a été faite par d'autres collègues. Aujourd'hui, il y a quand même une urgence dans nos territoires ruraux, dans nos associations, nos associations sportives, culturelles, nos associations qui participent à des chaînes de solidarité sur nos territoires, d'être accompagnées. Un grand nombre de ces associations, de ces collectivités, ne peuvent obtenir des subventions aujourd'hui.

Et quand on est un élu de terrain, comme je le suis, dans le Loiret, sur mon territoire, dans le Montargois, dans le Gatiney, je suis au courant des problématiques, et on a voulu donner ça à une commission départementale. Je pense que, bien entendu, en veillant à la transparence, en veillant à la publicité, en évitant...

14:51
Présentateur

Il y a un risque de clientélisme ?

14:52
Thomas Ménagé

Je pense qu'il n'y aura pas de clientélisme. Si on fait ce qui est indiqué dans la proposition de loi que j'ai co-signée, qu'il y ait une transparence. C'est-à-dire, chaque année, on publie les subventions qui sont versées, à qui et pourquoi. Et ça permettra d'avoir réellement la proximité et un soutien à nos territoires.

15:08
Présentateur

Puisqu'on parle d'argent, le RN va lancer en décembre un nouvel appel aux dons auprès de ces électeurs, de vos électeurs, pour financer votre campagne des européennes. Alors, c'est fréquent chez vous, 2019, 2020, 2022. La différence, c'est que désormais, après vos bons résultats aux élections législatives, vous touchez près de, je crois, 10 millions d'euros de l'État chaque année. Ça veut dire que tout est parti dans le remboursement de votre emprunt russe ?

15:32
Thomas Ménagé

Oui, la totalité de l'emprunt a été remboursée. Et aujourd'hui, bien entendu, pour financer les campagnes à venir, nous sommes un mouvement populaire. Donc, nous acceptons que nos électeurs, nos soutiens participent à... Vous acceptez, vous leur demandez surtout. Oui, on leur demande, mais c'est en ça que nous associons l'ensemble des Français à la conquête du pouvoir pour, bien sûr, les élections du 9 juin pour Jordan Bardella et puis pour l'élection présidentielle. Mais ce qui est inquiétant, M.

Le Baron, c'est de se dire qu'aujourd'hui, il n'y a toujours pas de banque de la démocratie, alors qu'Emmanuel Macron l'avait promis, que le premier parti de France, aujourd'hui, celui qui est donné en tête dans l'ensemble des enquêtes d'opinion, ne puisse obtenir aujourd'hui un prêt auprès d'une banque française. Et c'est ça qui est inquiétant et c'est ça dont personne ne parle. Vous avez toujours un trou de plus de 20 millions d'euros dans les caisses, c'est ça ? Alors, moi, je ne connais pas l'État précis parce que je ne suis pas trésorier du parti.

Ce qui est certain, c'est qu'il y a une gestion rigoureuse par notre trésorier Kevin Feffer qui, petit à petit, rembourse la totalité des dettes qui seront éteintes dans les prochaines années, avant les élections présidentielles vraisemblablement, et qu'aujourd'hui, nous, nous organisons pour conquérir le pouvoir en 2027.

16:37
Présentateur

François Bayrou et dix cadres du Modem sont jugés en ce moment, soupçonnés d'avoir détourné les fonds du Parlement européen pour rémunérer des assistants parlementaires qui travaillaient en fait à Paris pour le parti. C'est exactement ce que la justice reproche aussi au Rassemblement national. Le parquet de Paris a requis un procès contre 27 personnes. Vous soutenez François Bayrou dans cette période ?

16:58
Thomas Ménagé

Vous savez, moi, je n'ai pas à soutenir François Bayrou. Ce qui est certain, c'est qu'il y a trois mouvements politiques, le Modem, la France insoumise et le Rassemblement national, qui sont dans ce cas. Il y a eu des débats sur la ligne et la manière dont doivent travailler les assistants parlementaires. Il y aura un procès. Ce qui est certain, c'est que c'est étrange, c'est que le procès arrive pile au moment, au moment des élections européennes, et on se rend bien compte qu'il y a une instrumentalisation de la justice.

17:25
Présentateur

Vous trouvez que cette date n'arrive pas au hasard ?

17:28
Thomas Ménagé

Vous savez, ça fait des années et des années qu'on parle de ce cas. Et c'est bizarre, c'est que ça arrive pile au moment des élections européennes. Et j'ai du mal à croire au hasard.

17:38
Présentateur

Une question pour vous au Standard d'Inter avec Adrien. Bonjour Adrien, on vous écoute.

17:42
Auditeur

Oui, bonjour. Oui, bonjour. Bonjour Thomas Ménager. Je nous avais posé une question avec Ali Badou il y a trois semaines à peu près. Vous m'aviez dit que les photos de Marine Le Pen avec des nazis étaient des fausses. J'ai vérifié et je crois qu'elles sont vraies. Il y a des vraies photos avec des nazis, donc c'est des amis de son père. Et il y a aussi des photos avec des néo-nazis, donc plus jeunes. Qui ont été faites en 2012.

18:03
Présentateur

Voilà, droit de suite.

18:04
Auditeur

Vous voulez savoir, vous montrez comme allié objectif des juifs. Qu'est-ce que vous faites de ces photos avec des nazis ?

18:11
Présentateur

Réponse de Thomas Ménager.

18:13
Thomas Ménagé

Alors c'est assez marrant. Je suis toujours très heureux de venir à France Inter. Et de voir que le droit de suite est toujours dans le même sens. Et qu'il y a vraiment une volonté, quand on regarde la totalité de cette émission, de nuire aux premiers partis de France. Mais je vais vous répondre. Ce qui est certain, c'est que Marine Le Pen s'est expliqué à plusieurs reprises. Elle a pris des photos, comme j'en prends des dizaines. Et je ne demande pas le curriculum vitae des personnes avec qui je prends des photos. C'est pour ça qu'il n'y a pas eu de volonté, de réelles photos avec des dignitaires nazis, comme ça a été dit et comme vous le dites aujourd'hui.

C'est vraiment une volonté de mettre ça en épingle. Mais de la même manière que je crois que M. Darmanin avait été pris en photo avec des identitaires, avec des personnes qui ne partagent absolument pas ses convictions. Vous savez, quand on est une des premières personnalités politiques en France, que vous faites des déplacements à l'étranger, que vous faites des déplacements en France, c'est des centaines et des centaines de photos et vous ne demandez pas le CV. Et demain, il pourra très bien y avoir une photo de moi avec un islamo-gauchiste ou avec un identitaire parce que je ne demande pas le CV avant de prendre une photo.

19:11
Présentateur

Un dernier mot, Thomas Ménager, sur l'écriture inclusive. Est-ce que la charge d'Emmanuel Macron contre l'écriture inclusive, lundi en inaugurant la cité de la langue française à Villers-Cotterêts, vous a fait plaisir ?

19:21
Thomas Ménagé

Je suis heureux de voir que la proposition de loi déposée par mon collègue Roger Chudot, qui a été débattue pendant notre niche et qui a valu un rejet de la totalité de la classe politique, de la majorité, notamment macroniste, fait qu'elle a permis d'ouvrir les yeux au président de la République qui vient sur notre terrain, qui a compris qu'en fait, il y avait d'autres urgences à faire en termes d'égalité homme-femme, sur l'égalité salariale, sur l'accès à la santé féminine, à des gynécologues, et que l'écriture inclusive n'était pas à la panacée en matière de droit des femmes et que surtout, c'était un risque, notamment pour notre langue française, notamment pour les personnes qui souffrent de dyslexie, notamment pour les personnes qui sont en situation de handicap, donc tant mieux si le président de la République ouvre les yeux.

20:00
Présentateur

Thomas Ménager, député du Loiret et porte-parole du groupe Rassemblement National à l'Assemblée, merci d'avoir été avec nous. Je vais vous dire merci quand même, merci à vous, bonne journée. de France Inter ce matin.