Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingBenoit Biteau· 17 juillet 2013 12 minAutoproduitFond programmatiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

Benoit BITEAU Les OGM peuvent ils nous sauver de la famine

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Benoit BiteauChiffre
    « Pour produire une unité d'azote, il faut 2,4 L de pétrole. »
  • 3:30Benoit BiteauChiffre
    « La PAC en France, c'est 10 milliards d'euros. Le la balance commerciale de l'agriculture cert excédentaire est de l'ordre de 6 à 7 milliards d'euros. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Une première intervention. Oui, Beno Bito, je me présente rapidement. Je suis vice-président de cette région Petoucharante qui a été la première région en France à délibérer contre l'arrivée des OGM sur son territoire.

Je suis en charge de la ruralité, l'agriculture, la pêche et les cultures marines. On pourrait parler d'eau très longtemps ensemble avec Sylvie Brunel. Si j'ai fait le choix de la configuration de cette de cette commission, c'est justement pour faire le lien Termaire.

Vous parliez de la pêche, moi j'ai une autre analyse pour sauver la pêche que que celle des faires des OGM. Préservons d'abord le milieu maritime et on pourra commencer à parler de préservation de la pêche. Je suis aussi paysan bio euh paysan bio qui a repris une ferme qui était allée très loin dans le développement du modèle intensif et qui en basculant en bio a juste multiplié par 5 l'emploi sur cette ferme là. euh tout en effant la pénibilité puisque mon père qui a un peu plus de 75 ans aujourd'hui me dit "Finalement, tu fais ce que faisait mon père euh mais tu as effacé euh ce qui euh était contraignant pour lui, la pénibilité." Paysan également impliqué dans des démarches de coopération euh avec les pays du sud pour développer un autre modèle que le modèle basé sur les OGM. et enfin généticien ayant conduit des programmes de recherche sur le clonage et sur les OGM euh dont je me suis retiré parce que j'ai un profond respect pour les prestesses technologiques que sont le clonage ou les OGM, mais ce qui me pose problème c'est l'intérêt commun et aujourd'hui les démarches conduites autour de la recherche de ces de de de ces évolutions sont malheureusement à par quelques exceptions près très éloigné de l'intérêt commun.

Donc moi, je voulais revenir sur alors j'ai pris plein de notes, je pourrais revenir sur plein de sujets euh mais sur sur la notion de souveraineté alimentaire puisque c'est le sujet dont on parle aujourd'hui et poser quelques questions à madame Brunelle. Comment est-ce que madame Brunelle vous pensez que on va pouvoir continuer à nourrir 9 milliards de personnes en 2050 ? à peu près ce qui est annoncé euh avec un modèle agricole à ce point dépendant d'une ressource qui est annoncée disparue dans quelques décennies qui s'appelle le pétrole.

Euh pour produire une unité d'azote, il faut 2,4 L de pétrole. Et l'agriculteur dont vous parlez qui cultive des OGM ou qui cultive avec un modèle qui est très éloigné de l'agronomie qui ne sait plus valoriser les ressources parfaitement gratuites et parfaitement inépuisables, que sont par exemple le carbone dont vous avez parlé, que sont par exemple l'azote dont on peut parler. 60 80 % de l'atmosphère est composée d'azote qui ne sait plus valoriser la vie des sols, qui ne sait plus valoriser la lumière qui tombe euh jour après jour, minute après minute à la surface du sol.

Donc qui s'est détourné de ces démarches agronomiques, comment est-ce que cet agriculteur qui par exemple pour la fertilisation azotée pour unité d'azote a besoin de 2,4 L de pétrole sur le maïs dont vous nous parliez madame Brunelle avant que l'agriculteur ait tourné la clé de son tracteur et fait commencer à tourner un moteur, il a déjà étendu 700 L de de pétrole, si je schématise, 700 L de pétrole à l'hctare pour produire son maïs. Je me pose la question de comment est-ce que ces agriculteurs là pourront nourrir effectivement 9 milliards de personnes en 2050. Vous avez parlé euh j'ai j'ai synthétisé ça dans un mot qui s'appelle la compétitivité.

Vous nous avez parlé de la force exportatrice agricole française. Euh je vous je vais vous rappeler quelques chiffres. La PAC en France, c'est 10 milliards d'euros.

Le la balance commerciale de l'agriculture cert excédentaire est de l'ordre de 6 à 7 milliards d'euros. Donc déjà on a moins engagé on a on a moins de balance commerciale qu'on a engagé d'argent public en amont. Et vous avez parlé des coûts externalisés.

Je vais juste prendre un exemple puisque vous avez évoqué la question de l'eau. La réparation des dégâts causés par le modèle agricole dépendant de cette ressource qui s'appelle le pétrole qui entre parenthèses alimente la fourniture de gaz à effet de serre coûte 54 milliards d'euros par an pour dépolluer l'eau avant d'être distribué. une compétitivité qui met 6 ou 7 milliards d'euros dans la balance commerciale mais qui coûte derrière au contribuable ou ou avant plutôt au contribuable 10 milliards d'euros val et et ensuite 54 milliards d'euros pour dépolluer.

À un moment donné, il faut qu'on parle de la compétitivité dans une approche globale. Enfin, je pourrais dire plein de choses, mais je vais m'arrêter, je vais pas monopoliser la parole. La la principale la principale menace quand même des OGM et les généticiens le disent, c'est qu'aujourd'hui sur la diversité, sur la variabilité génétique dont on dispose à la surface de la planète, on a valorisé 15 % du potentiel euh sur lequel on peut s'appuyer pour faire du développement agricole.

Demain le problème des OGM au-delà du fait que c'est des réponses à très court terme. Vous avez parlé des BT euh je vous je vous rappelle que effectivement les BT, on peut les utiliser en agriculture biologique tant qu'ils sont pas tant que la molécule est pas insérée dans la plante et produit par la plante. Mais la principale menace avec les OGM, c'est que sur ce potentiel de variabilité génétique sur lequel on peut s'appuyer pour faire du développement et si on mobiliser autant d'efforts sur la richesse que constitue cette variabilité génétique pour faire de la recherche, qu'on en mobilise sur les OGM, on a probablement les réponses demain pour pour nourrir tout le monde dans des approches plus agronomiques et la vulgarisation des OGM qui n'apporte aucune avancée aujourd'hui.

Vous avez parlé de résistance à la sécheresse, ça n'existe pas aujourd'hui. Il y a pas de plantes résistantes à la sécheresse aujourd'hui. Aujourd'hui, on nous met sur le marché des plantes qui développent des résistances au roundup ou qui qui produisent du BT.

Ça n'a pas d'intérêt en France quand on utilise des OGM et je vous invite à regarder la la carte qui a été diffusée par le ministère de l'agriculture il y a quelques jours sur les les surfaces encore en OGM en France dans le casadre d'expérimentation. La productivité est en baisse parce qu'on travaille sur des du matériel d'il y a 10 ans sur lequel on a on a appuyé euh la la démarche OGM et qui font que les variétés sont ringardes au moment où elles arrivent sur le marché. Donc il y a pas de gain de productivité.

En revanche, l'utilisation en grand euh sur les parcelles en France menace tout ce pan de de de diversité génétique sur lequel on peut s'appuyer pour faire de la recherche demain et donc occulte des des pans entiers de de recherche qui peuvent nous permettre d'avancer sans les OGM. Et donc là, on est en train de de désertifier la variabilité génétique et donc on est en train de de se priver si on on met en place les OGM de de de lignes de recherche fondamentale. Merci.

Merci Brenel. Monsieur Oui, j'ai pas bien compris votre position concernant l'eau. Vous êtes contre l'irrigation.

Alors c'est c'est jamais manque comme je vous ai dit. Moi je je suis généticien, j'ai fait de la recherche sur les OGM et le clonage. C'est jamais manicaquin.

Moi tant que les OGM sont rafermés dans les labos pour produire des molécules médicamuses, ça me va très bien. Ce qui me gêne, c'est les OGM en plein champ qui menacent tout toutes les autres formes d'agriculture. À l'égard de l'eau.

On peut pas considérer que l'agriculture peut s'affranchir de l'irrigation. On peut pas considérer que l'agriculture demain n'aura peut-être pas besoin euh de stocker de l'eau pour faire de l'irrigation puisque c'est le sujet en région poitoucharente. Le problème qui nous qui qui que pose aujourd'hui le développement du modèle dont vous parlez, c'est qu'en poit touche à rentre, c'est 2000 km de cours d'eau à sec chaque année avec des austriculteurs qui attendent de l'eau douce à l'estaire pour produire de l'huître de marine au léron dont j'ai aucun doute vous appréciez la qualité mais qui est en train de disparaître.

Et le problème de l'utilisation de l'eau ou du stockage de l'eau, c'est pour qui ? Pourquoi ? qui paye et quelle gouvernance.

C'est ça le sujet. Et quand on aura réglé ce problème-là et qu'on utilisera l'eau pour effectivement atteindre la souveraineté alimentaire, plutôt que de déverser du maïs sur le port de la palis, quand on utilisera de l'eau euh pour une plante qui est présentée comme économiquement très pertinente, alors que les retenus de substitution sont financés à 80 % aujourd'hui et que les agriculteurs trouvent même pas les 20 % nécessaires pour financer la part à leur charge alors que c'est une plante qui paraît-il est très est très rentable, ça me pose un problème. Donc voilà.

Et quelle gouvernance ? article 1 à la loi sur l'eau. L'eau est un bien commun.

Un bien commun. Monsieur qui veut pas. Ah ben non, moi je pense qu'il faut je Oui.

Non, moi ce que je voulais juste Oui, très brièvement. Je pense qu'aujourd'hui l'ensemble du monde agricole, puisque vous êtes le vice-président de la région est engagé dans une agriculture de précision. C'est-à-dire que toutes les exploitations agricoles n'ont plus envie, vous l'avez souligné, d'avoir des intrans qui leur coûtent extrêmement cher pour des débouchés qui sont parfois aléatoires.

Apparemment, vous vous avez de bons débouchés puisque vous dites "Vous avez pu augmenter votre personnel, vous avez pu revenir." Alors simplement dans quel système de vente de vos produits êtes-vous ? Est-ce que vous avez des débouchés garanties ?

Comment ça se passe ? Parce que peut-être que ce de dont vous bénéficiez, certains de vos collègues n'ont pas la chance de pouvoir en bénéficier. Je ne sais pas.

Je vous pose la question. Euh, excusez-moi pour le reste de l'assistance, mais en échange. Euh, le déboucher, on l'a créé nous-même.

C'est-à-dire que moi, je suis engagé dans une coopérative. Alors, on peut lancer le débat aussi sur le les modèles coopératifs du moment et autour de la crise laitière. Si si aujourd'hui les laitiers, les producteurs de lait sont en grande difficulté, c'est d'abord parce qu'ils ont oublié parce que faut faut quand même aussi remettre les choses.

J'ai parlé d'agronomie, c'est d'abord parce qu'ils ont oublié que des animaux qui sont herbivores, je vous invite à ouvrir le dictionnaire à Bovin, Caprin, au vin, le premier mot que vous trouvez c'est herbivore. Vous nous avez parlé quand même de nourriture à base d'OGM. Moi, mes animaux, ils ne mangent que de l'herbe.

Donc, ils ne mangent jamais d'OGM parce que il y a pas recours au maïs, parce qu'il y a pas recours au soja. Donc quand on commence à revenir aux fondamentaux et qu'à des herbivores, on fait manger de l'herbe, on trouve une rentabilité économique et qui profite à l'éleveur avant de de profiter au marché au marché de l'aliment. Ça c'est une première remarque.

La deuxième remarque, c'est que on a constitué une coopérative au sens noble du terme où tous les les agriculteurs euh sont impliqués dans le dans le fonctionnement de de la coopérative. rien à voir avec Terraalacta par exemple pour faire la référence locale. Euh et euh dans cette coopérative et bien on s'est penché sur les débouchés et les producteurs impliqués à la Corabe, la coopérative régionale des agriculteurs bio, ont fait le choix de produire des productions exclusivement dédiées à l'alimentation humaine.

Et donc, on produit pas de soja pour nourrir des animaux. On produit du poischiche pour mettre dans le couscous par exemple. Donc on a on a on a on a pris en main notre destin et on n' pas attendu que des gens euh qui veulent s'enrichir sur notre dos euh imaginent notre avenir à notre place.

Mais non, juste juste à moi pendant pendant l'été 2011, vous dites on nourrit nos vaches à l'air mais vous avez vu cette année on a on a de l'eau, les réserves sont pleines et cetera mais quand il y a eu cette grande sécheresse, vous savez très bien qu'il a il a dû y avoir un certain nombre d'actions entre les différentes filières agricoles pour justement que les vaches ne un certain nombre d'agriculteurs ont dû abattre leur cheptel parce qu'ils avaient pas d'herbe. Je vais être dur avec vous madame Brunel, mais il faut se poser les bonnes questions. Euh, je suis éleveur et producteur de lait.

J'ai jamais produit autant de lait qu'en 2011 sur le modèle herbagé. C'est-à-dire que les éleveurs ont été sauvés sans irrigation, bien sûr, sans irrigation. Les éleveurs ont été sauvés euh par la pluviométrie estivale et tous les et tous nous disent si on avait pas eu notre maïs pour nous sauver, on on aurait pas pu trouver notre autonomie alimentaire.

Sauf que en 2011, les préfets avaient fermé les robinets. Ici en poitouchante, tous les robinets de l'irrigation étaient fermés. on pouvait plus irriguer.

S'il y a eu du maïs en région poitoucharante pour sauver l'autonomie alimentaire des élevages, c'est que la pluviométrie a permis de faire pousser des maïs. Et la pluviométrie, s'est pas concentré sur les parcelles de maïs, il a plu aussi sur les prairies. Et et et depuis que je suis agriculteur, la seule année où j'ai pu faire deux fauches, une fauche minable au printemps parce que vous l'avez décrit, mais une fauche d'automne, c'est en 2011 et et et c'est l'année où sur mon élevage Caprin, puisque je suis producteur de lait de chèvre et de fromage, j'ai jamais fait autant de lait qu'en 2011.

Donc faut arrêter. On se pose les bonnes questions, on pose les beaux diagnostics, mais il faut aller plus loin et chercher vraiment au fond des choses et pas tomber euh dans des dans dans des messages un peu démagogiques. Vive le regain, n'est-ce pas ?

Monsieur d'abord