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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 12 avril 2024 15 minFond programmatiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieCulture, médias & sport

Déclaration conjointe du Président Emmanuel Macron et du Premier ministre d'Albanie, Edi Rama.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Emmanuel MacronPromesse
    « Je veux ici redire l'engagement de la France en faveur de l'intégration européenne de l'Albanie, et plus largement du mouvement que nous souhaitons pour les Balkans occidentaux. »
  • 3:30Emmanuel MacronFait
    « Depuis la tenue de la première conférence intergouvernementale entre l'Union européenne et l'Albanie, en juillet 2022, l'Albanie a poursuivi son chemin européen avec détermination. »
  • 4:00Emmanuel MacronChiffre
    « Nous sommes impressionnés par l'ensemble des réformes, textes pris et la capacité à avancer tous ces derniers mois et dernières années, sous votre commandement. »
  • 5:30Emmanuel MacronChiffre
    « La signature d'un prêt de 120 millions d'euros, centré sur les réformes environnementales et d'un mémorandum d'entente avec le ministère du Tourisme et de l'Environnement. »
  • 8:00Edi RamaFait
    « Il y a le Fouquet's, qui a signé le premier contrat et qui va ouvrir les portes d'une certaine hospitalité française au bord de la mer, en Albanie, et il y a l'École 42. »
  • 9:00Edi RamaFait
    « Aujourd'hui, on était avec le Medef et il y a beaucoup plus d'intérêt sur plusieurs directions. »
  • 9:30Edi RamaFait
    « La France n'est plus juste un pays que nous regardons avec admiration, on ne la voit pas chez nous, mais la France fait partie de notre présent. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Monsieur le Premier Ministre, cher Edi, Mesdames et Messieurs les Ministres, Madame l'Ambassadrice, Monsieur l'Ambassadeur, Mesdames et Messieurs. Je suis très heureux, Monsieur le Premier Ministre, de vous accueillir ici dans le cadre de votre visite officielle en France. Vous êtes chez vous, dans tous les sens du terme, vous qui maniez parfaitement notre langue, qui avez vécu dans notre pays, dans cette ville [INAUDIBLE], qu'il aimait tant.

Vous y êtes chez vous aussi parce que la France vous aime et aime votre pays. Et il me tenait tout particulièrement à cœur de vous recevoir à Paris après le formidable accueil que vous nous avez réservé, en octobre dernier, pour ce qui était la première visite, anomalie de l'histoire, d'un président de la République française en Albanie depuis l'indépendance du pays, en 1912. Ces deux visites croisées et le dialogue direct et confiant que nous entretenons l'un avec l'autre témoignent de la dynamique tout à fait exceptionnelle des relations entre l'Albanie et la France.

Vous savez que vous pouvez compter sur ma détermination à tout faire pour continuer à les intensifier encore davantage. Je veux ici redire l'engagement de la France en faveur de l'intégration européenne de l'Albanie, et plus largement du mouvement que nous souhaitons pour les Balkans occidentaux. Comme je l'avais souligné il y a six mois à Tirana, il ne s'agit de rien d'autre, ce faisant, que d'œuvrer à la réunification de notre Europe, pour la rendre enfin plus forte, plus souveraine, dans le contexte d'agression russe contre l'Ukraine, mais aussi face aux menaces, aux défis nombreux qui sont les nôtres.

C'est également une promesse de paix et de stabilité pour tous les pays de la région. Depuis la tenue de la première conférence intergouvernementale entre l'Union européenne et l'Albanie, en juillet 2022, l'Albanie a poursuivi son chemin européen avec détermination. Vous pouvez compter sur notre soutien pour vous accompagner sur cette voie, afin que les négociations avancent le plus rapidement possible.

Et je dois dire que nous sommes impressionnés par l'ensemble des réformes, textes pris et la capacité à avancer tous ces derniers mois et dernières années, sous votre commandement. Je tiens aussi à saluer, Monsieur le Premier ministre, la voix singulière et forte de l'Albanie dans la région, sur la scène internationale. Cela a été le cas au cours des deux dernières années où votre pays a siégé au Conseil de sécurité des Nations Unies.

Vous avez également récemment accueilli à Tirana un Sommet régional, auquel vous avez associé le président Zelensky, afin de renforcer encore le soutien à l'Ukraine. Ce fut un moment important pour l'unité de la région et le soutien au président Zelensky et à son peuple. Sur toutes les questions régionales, en particulier sur la nécessaire normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo, vos positions sont écoutées et précieuses.

Nos échanges d'aujourd'hui permettront de poursuivre ce chemin et de faire le point sur tous les chantiers que nous avons ouverts ensemble il y a six mois, pour conforter et renforcer notre précieux partenariat dans tous les domaines. Tous ces chantiers ont avancé et je me réjouis de la signature, dans quelques instants, d'un accord intergouvernemental qui va donner une impulsion nouvelle à nos coopérations, en particulier dans les domaines clés de la gestion de l'eau, du tourisme durable et de l'innovation. Ce dernier sujet est d'ailleurs au cœur de votre visite, car vous serez cet après-midi à la station F, pour le lancement d'un Conseil France-Albanie de l'innovation.

L'Agence française de développement continuera à appuyer l'Albanie dans ses réformes économiques et dans sa transition énergétique, et la signature d'un prêt de 120 millions d'euros, centré sur les réformes environnementales et d'un mémorandum d'entente avec le ministère du Tourisme et de l'Environnement, permettront à cet égard de franchir de nouvelles étapes, et ce, au-delà encore de ce que nous avions lancé il y a six mois, des premiers entrepreneurs qui étaient à mes côtés, et de ce que nous défrichons ensemble. À Tirana, la culture et l'éducation avaient été au cœur de nos échanges, de nos rencontres, de manière inoubliable, que ce soit au Palais des Brigades, autour de la figure tutélaire d'Ismaïl Kadaré ou au Cube France, cet espace que vous avez souhaité réserver à la France, au sommet de la pyramide. Et je me réjouis là encore de la vivacité des échanges intellectuels, culturels, humains entre nos deux pays.

Tout cela constitue une belle promesse pour notre relation bilatérale. Ces dernières années ont été, au-delà de nos visites, une révolution profonde, une ouverture résolue. Et je veux vous dire, pour conclure mon propos, à titre plus personnel, combien je suis admiratif du chemin que votre pays est en train de faire, de l'amitié et du sentiment très profond, européen, et je dirai peut-être, mais les Français sont ainsi, encore plus qu'européen, pro-français.

Nous y tenons et c'est pour nous très important. Voilà, parce que c'est vous, parce que c'est nous, la relation est singulière et elle sera, grâce à ce travail conjoint, plus forte encore demain. Merci Monsieur le Premier ministre, cher Edi, d'être à Paris aujourd'hui.

Merci Monsieur le Président, cher Emmanuel. Je viens de vivre une expérience assez intense, il y a quelques minutes, une cérémonie que je n'aurais jamais imaginée de ma vie, qui a été signée par mon arrivée en France au début des années 1990. Quand j'arrivais de l'aéroport, je devais attendre longtemps pour trouver un taxi, et après, je vivais cette difficulté énorme, à l'époque, pour tous ceux et toutes celles qui avaient un passeport albanais, parce que ce n'était pas facile pour nous en Europe, à cette époque-là.

Et après, j'ai pensé que j'ai tout vu quand je suis arrivé un jour, escorté, pour venir dans ce palais et recevoir la Légion d'honneur, mais aujourd'hui, je suis vraiment très fier, pas pour moi, mais je suis très fier pour l'Albanie. Je suis très fier de cette amitié entre l'Albanie et la France, parce que c'était la première fois dans l'histoire de nos relations diplomatiques qu'un représentant de l'État albanais a été accueilli de cette façon. Et je te remercie de tout cœur, parce que ça veut dire vraiment beaucoup pour l'Albanie et pour les Albanais.

Et en plus, là, on a rigolé un moment avec l'ambassadeur parce qu'il y avait un groupe de gens, une équipe Albanie, d'amis, qui à l'époque dans les années 1990, faisaient les doigts d'une seule main. Aujourd'hui, il y avait beaucoup plus de gens qui sont engagés avec l'Albanie, des gens qui sont en Albanie pour investir, pour élargir leurs entreprises. Et c'est vraiment une révolution.

Et je veux te remercier spécialement pour deux choses. Premièrement, pour la vision et la détermination avec lesquelles tu as poussé cette nouvelle vague de rapprochements entre les pays des Balkans et l'Union européenne, en mettant sur la table la nécessité d'accompagner ce processus d'intégration avec un processus de rapprochement, au-delà des parcours bureaucratiques de chaque pays, et nous, nous sommes aujourd'hui témoins des résultats pour l'Albanie, des résultats pour tous les pays des Balkans, et le nouveau plan de croissance qui a été approuvé par le Parlement européen, c'est aussi quelque chose qui va dans cette direction : une Europe forte, une Europe unie, une Europe qui ne reste pas otage de la vieille façon et de la vieille méthode traditionnelle d'intégration, où il y a "tout ou rien". Aujourd'hui, on est dans une situation totalement différente, beaucoup plus positive.

Et d'un autre côté, je veux encore te remercier pour la visite en Albanie, parce que, au-delà de la visite, au delà du sens historique de la visite, au-delà des très bons moments qu'on a passés ensemble, il y a eu une suite, une suite qui nous a vraiment beaucoup touchés et surpris, parce qu'il y a des choses qui se passent, il y a des projets qui qui prennent forme, il y a des excellences françaises qui arrivent en Albanie, et maintenant on a de nouveaux horizons, de nouveaux horizons de travail commun pour le renouvelable, où il y a déjà, en cours, un grand investissement de connaissances et de financement français, pour les deux parcs photovoltaïques les plus grands de la région. Il y a le Fouquet's, qui a signé le premier contrat et qui va ouvrir les portes d'une certaine hospitalité française au bord de la mer, en Albanie, et il y a l'École 42. qui est en train d'ouvrir les portes, grâce à ton soutien et grâce à la personnalité vraiment extraordinaire de Xavier Niel.

On voudrait certainement faire plus et je suis sûr qu'on fera plus. Aujourd'hui, on était avec le Medef et il y a beaucoup plus d'intérêt sur plusieurs directions. Et on est là à accueillir à bras ouverts tout ce qui vient de la France, parce que comme je le dis souvent à mes collègues, quand la France arrive, ce n'est pas seulement une question d'argent, c'est une question de connaissance et de culture.

Et avoir plus de France en Albanie, ça veut dire avoir plus de sources de croissance de nos ressources humaines et de notre façon d'entendre le monde, l'Europe. Et pour conclure, oui, on est pro-français, parce que je pense qu'être pro-français, c'est un peu l'étalon pour être pro-européen. Tu ne peux pas être pro-européen et ne pas être pro-français.

Si tu es pro-français, tu es pour une Europe de culture et d'histoire, et pour une Europe de futur et de vie en commun, avec certaines valeurs que la France tient encore et que la France a rayonné sur le monde entier. Et finalement, la signature de ce de cet accord de très haut niveau de gouvernement à gouvernement va nous ouvrir de nouvelles portes et va nous donner de nouvelles possibilités pour avoir encore plus de France en Albanie. Et le Cube est là, au top, pour montrer que finalement la France n'est plus juste un pays que nous regardons avec admiration, on ne la voit pas chez nous, mais la France fait partie de notre présent, et bien sûr elle fera partie de notre histoire, pas seulement comme une source d'inspiration, mais comme un soutien concret, tangible.

Et je peux seulement dire merci, merci de tout mon cœur, merci au nom de tous les Albanais qui, pour te dire la vérité, étaient un peu sceptiques sur la France il y a quelques années, mais aujourd'hui ils se rendent compte que l'Albanie a un autre ami proche. Et nous, les Albanais ne sommes pas riches, nous ne sommes pas grands, mais nous avons une capacité de loyauté qui est unique. Alors, si un jour vous avez besoin de quelqu'un pour être avec vous dans un moment de difficulté extraordinaire, appelez un Albanais.

Il sera là. Merci. Merci beaucoup.

Déclaration conjointe du Président Emmanuel Macron et du Premier ministre d'Albanie, Edi Rama. · Pourquijevote