Surveillante poignardée : quelle réponse à l’Assemblée ? - les coulisses de l'Assemblée - 13/06/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00journalisteFait
« La violence n'a pas sa place et n'aura jamais sa place dans nos établissements scolaires. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je suis Thboc et vous écoutez Bourbon Hebdo, le podcast de la rédaction de LCP qui vous fait revivre l'actualité de la semaine et vous dévoile les coulisses de l'assemblée. Bonjour à tous et bienvenue dans Bourbon Hebdo. Au programme cette semaine, une classe politique en et moi après le drame de nos gens qui a vu une surveillante poignardée par un élève.
La session extraordinaire officialisée à l'Assemblée jusqu'à la mi-juillet. Au menu notamment la loi sur l'audiovisuel public cher à Rachidati. Enfin, les retraites et le budget.
Les taux se resserrent pour François Baerou. L'été sera-t-il décisif ? On va voir tout ça avec mes deux collègues et comparses expert s parlement Elsa Mandagava et Stéphanie de Pierre.
Bonjour. Bonjour Tibo. Bonjour.
On ne vous présente plus mais enfin présentez-vous quand même. Alors moi je m'appelle donc Elsa Mondingava et je présente les émissions avant et après les séances des questions au gouvernement et j'interviens aussi dans quelques émissions de la chaîne ou alors quand il y a des grands moments à suivre à l'Assemblée. Stéphanie et moi je suis Stéphanie Despierre.
Donc j' repente les couloirs de l'assemblée pour savoir tout ce qui s'y passe et la raconter notamment dans l'émission présentée par Elsa mais aussi dans les autres émissions de la chaîne. Allez, on commence cette émission par le drame de nos gens et les réactions à l'assemblée. Je veux aussi dire notre soutien à l'ensemble de la communauté éducative.
La violence n'a pas sa place et n'aura jamais sa place dans nos établissements scolaires. Je vous invite à observer une minute de silence. Voilà, minute de silence mardi dans l'hémicycle après la mort d'une assistante d'éducation du collège Françoise Doltau de nos gens à la suite de coup de couteau porté par un élève.
Euh les fêtes se sont produits mardi matin vers 8h euh à l'Assemblée. Ella les réactions ont été très rapides avant même la traditionnelle séance de question au gouvernement à 15h. Oui.
Ce qu'il faut rappeler c'est que le mardi c'est vraiment le jour où tous les députés sont à l'Assemblée puisqu'ils ont leur réunion de groupe le matin. Ensuite ils enchaînent l'après-midi avec les séances de questions au gouvernement. Et donc évidemment l'information tombe en milieu de matinée et dans la salle des quatre colonnes où était Stéphanie Despierres, on voit bien les députés qui commencent à arriver, qui commence à réagir évidemment à cette actualité tragique.
Stéphanie, c'est vrai qu'il y a des jours comme ça au salle des quatre colonnes, il y a un événement qui vient éclipser tous les autres. C'est ce qui s'est passé mardi dernier. C'est exactement ce qui s'est passé mardi dernier.
On était là pour parler quand un peu budget, session extraordinaire et cetera et tout d'un coup, vous avez cette information, il y a on sent qu'il y a un effro, une sorte de saisissement des députés qui du coup parlent des thèmes un peu dont ils avaient prévu de parler mais ça écrase tous les journalistes. Nous la première question qu'on leur pose, c'est comment réagissez-vous ? Est-ce qu'il y a des choses à changer dans la loi ?
Qu'est-ce que vous voulez faire ? Donc c'est vraiment cette actualité là qui prend le dessus le mardi matin en salle des des quatre colonnes. Alors comment réagissez-vous on entendu bien sûr dans les réactions des condamnations, de l'émotion, mais aussi très vite on assiste à une déferlante de de propositions comme si personne ne voulait apparaître sans solution.
Exactement. Donc à gauche, on dit que l'école manque de moyens. Donc il faut plus de moyens en général sur les infirmières scolaires, sur voilà les personnels d'éducation.
Euh il y a la droite qui euh une certaine partie dit euh réclame des portiques à l'entrée des établissements. Euh d'autres dénoncent un laxisme judiciaire, mais en fait euh à ce moment-là même on n'a pas encore toutes les informations. Donc chacun y va de son idée et puis en fait après rapidement euh quand on analyse un peu les faits et ce qui s'est passé, on se dit "Ah oui mais en fait dans ce cas-là ça n'aurait rien changé." Oui, puisqu'on apprend qu'effectivement l'attaque a eu lieu à l'arrivée des élèves au moment d'un contrôle visuel des sacs en présence de la gendarmerie.
Le collégien n'avait pas d'antécédent euh judiciaire. Donc on peut pas vraiment dire qu'il y a trop dans la raquette comme dans certaines affaires. Et du coup, ça change aussi la réaction des députés.
Bah en fait, ce qui est assez étonnant c'est que en off hors micro, moi il y a un député par exemple du Rassemblement national qui me dit tout de suite bah non mais en fait le risque zéro n'existe pas et n'existera jamais. Euh on voit bien qu'effectivement ça coche pas des cas, c'est pas un multirécidivisme. Donc euh on peut pas complètement enfin on peut pas tout de suite dire bah voilà, la justice n'a pas fait son travail sur la santé mentale.
Pour l'instant il est beaucoup trop tôt pour savoir s'il y avait des antécédants psychiatriques et cetera. Donc oui, on peut pointer ce fléolà mais dans ce cas-là, c'est pas forcément opérant. On a tout de suite la question des réseaux sociaux mais on nous dit qu'il n'avait pas non plus une utilisation à frénétique des réseaux sociaux.
Et il y a certains députés qui moi me confi ils ont du mal parce qu'en fait on leur demande de réagir. Eux en fait il est beaucoup trop tôt pour réagir parce qu'on ne connaît pas le cas précis. Qu'en plus euh voilà c'est pas en trois tweets ou en 10 secondes qu'on va pouvoir apporter une décision mais on voit que dans la classe politique il faut réagir, il faut apparaître comme étant ceux qui une fois au pouvoir ferait que ces choses-là ne pourraient pas exister.
Alors qu'en fait on voit bien que c'est beaucoup plus compliqué que ça et que le risque zéro voilà n'existe pas. n'existera jamais. Ouais.
Stéphanie, tu l'as senti cette différence aussi entre les formules choc et puis le le discours peut-être plus circonspect, un micro coupé. Oui. Et puis on sent quand même, moi je trouve que certains amenaient des propositions concrètes, mais beaucoup justement restaient quand même dans des déclarations d'intention, il faut restaurer l'autorité, c'est pas un fait divers, c'est une évolution de la société et cetera.
Et quand on cherchait à creuser, à savoir précisément ce qu'il proposait, ben c'était pas toujours très concret. Soit parce qu'il se rendait compte que on avait pas toutes les informations, soit parce qu'en effet quand quelqu'un vous dit bah il faut des portiques et cetera, il faut plus de contrôle mais là en fait les faits se sont produit pendant un contrôle des sacs avec la présence des gendarmes. Donc c'est beaucoup plus compliqué pour les députés d'aller euh précisément dans des propositions sur ce fait-là.
Alors en tout cas, lors des questions gouvernement l'après-midi, le premier ministre François Baou a réagi en proposant notamment d'expérimenter euh ses portiques de sécurité à l'entrée des établissements, mais il a aussi reconnu que tout ne relevait peut-être pas de mesures de sécurité. écouter. Ça n'est pas une baguette magique.
Nous n'avons pas la clé de toutes les questions qu'il se posent par qui se posent parce que ces questions, elles sont pour l'essentiel dans la société française, dans la sa désorganisation et dans ses dérives. Mais ce que la loi doit faire, c'est assurer que les principes sont respectés autant qu'on puisse identifier les manquements à ces principes. Elsa, comment on a réagi euh à cette déclaration du Premier ministre ?
Alors déjà, avant cette séance de question gouvernement, évidemment le Premier ministre réagit notamment sur le réseau social X. Donc il condamne effectivement l'horreur. Ses pensées vont à la famille de la surveillante.
Et tout de suite, il y a un deuxè tweet où il dit comme décidé le 27 mars et le 29 avril, il nous revient de faire de ce fléo répandu partout un ennemi public. Donc, il y a une volonté tout de suite du Premier ministre de rappeler parce que c'est pas la première attaque au couteau qu'on connaît. Il y a eu voilà une tragédie à Nant aussi.
Donc c'est pour en fait comme pour désamorcer tout de suite le procès qui pourrait lui être fait de dire "Attendez, ça fait quatre fois que ça se produit, vous avez rien fait." Donc là tout de suite, il rappelle qu'il a fait des choses. Il avait notamment demandé une mission à la députée Naï Amutchu, député Horizon sur le port de couteau notamment chez les mineurs.
Donc on a à la fois la nécessité de dire il faut proposer des choses nouvelles, donc on va faire c, on va faire ça. Et en même temps, je trouve que dans son discours là, on entend qu'en creux, voilà, la réponse, c'est pas forcément un texte de loi, c'est pas forcément une réforme, notamment sur la question de la justice et des peines et cetera. Euh tous les députés se rendent bien compte que le le jeune en question se serait pas dit ou là là en fait je risque plus gros avec la nouvelle réforme judiciaire de la justice des mineurs.
Ça se passe pas comme ça. C'est pas si simple en fait. Donc on a à la fois la nécessité d'annoncer des choses et en même temps bah la nécessité de reconnaître aussi que c'est pas une baillette magique ou une solution magique qui va tout changer.
Alors Stéphanie Elsa vient de le dire dans la nécessité de trouver des des réponses. Le premier ministre a cité ses travaux d'une député Horizon euh qui a mené une mission parlementaire sur le sujet des violences commises par des mineurs avec arme blanche. On est dans dans le cœur du sujet.
Elle a formulé 50 propositions, il en a parlé. Elle appelle à passer à l'action, j'imagine, à mettre ses propositions en œuvre. Oui.
Alors, elle appelle à interdire la vente et la détention euh d'armes, notamment ce qu'on appelle les armes zombies. C'est ces grands couteaux euh qui sont parfois utilisés dans des drame comme ça. Alors, il faut rappeler que quand même c'est déjà interdit de vendre des armes blanches euh à des mineurs.
Elle, elle propose aussi d'organiser des des euh des campagnes de remise volontaire de ces armes, de ses couteaux. Et elle propose d'élargir encore, de redurcir les catégories d'armes autorisées ou pas. Et puis surtout, elle propose des actions dans les écoles.
Alors, elle parle de la vidéo protection et elle parle aussi de de détection. C'est-àdire qu'elle dit que dès qu'un élève est vu avec un coutau dans une école, il faut qu'il y ait un conseil de discipline et que les choses soient vraiment euh prises en compte. Ça reste pas euh l'être morte, que chaque petit fait comme ça euh soit soit vraiment pris en compte pour éviter les drames derrière. et François Baou a repris une partie de ses propositions au journal euh de TF1 le soir même.
Et c'est vrai que le gouvernement en fait, ils ne le disent pas comme ça, mais à ces propositions là, il a travaillé mais a été un peu pris de cours par le drame et a essayé de dégainer quelques idées en se rendant bien compte que il y avait pas de solution magique et que même des portiques, de la vidéo protection, ça ne résolverait pas toutes les questions et et ça ne n'aiderait pas à à comment dire à éviter ce genre de drame. Ce genre de drame. On verra en tout cas ce que ce qu'il advient de ses propositions dans les prochaines semaines et les prochains mois.
On va passer à notre deuxième thème. C'est officiel. Il y aura bien une session extraordinaire à l'Assemblée au mois de juillet.
Ela, tu nous rappelles en amos ce qui est une session extraordinaire qui n'est pas totalement extraordinaire parce que finalement elle se produit quasiment tous les ans et tu nous dévoiles le menu. Exement. Alors normalement le l'assemblée siège du 1er octobre au 31 juin mais il peut y avoir un peu de rab au mois de juillet voire parfois quelques jours du mois d'août et au mois de septembre.
Et ça on appelle ça une session extraordinaire. C'est un décret du président de la République qu'on attend toujours mais le ministre des relations hier matin. Ah alors voilà, j'étais en retard de cette journal officiel le matin avec son croissant et son café.
Mais à Coupa je le referai pour le prochain épisode. Et le ministre des relations au avec le parlement l'avait annoncé mardi en conférence des présidents. Donc théoriquement il y a pas de fin annoncé à la session extraordinaire.
Il y a un ordre du jour et donc il faut épuiser cet ordre du jour pour la finir. Mais là on estime qu'au 11 juillet ce sera fini. Il y a plusieurs textes et il y a notamment un texte dont on va peut-être beaucoup parler, c'est de finir la proposition de loi audiovisuelle qui est inscrite dès le 30 juin et qui va donc se poursuivre sur cette section extraordinaire.
Ouais, on va en parler dans un instant. Stéphanie, d'abord cette annonce là mardi en conférence des présidents, on est déjà presque mi-juin. C'est un timing habituel pour annoncer une session extraordinaire ou c'est un peu tardif ?
Et pourquoi est-ce que ça aurait tardé dans ce en fait c'est assez classique les décrets j'ai regardé sur les dernières années même si on revient un peu à avant Emmanuel Macron les décrets officiel c'est souvent autour du 12 juin 19 juin et cetera la différence cette année c'est que pendant très longtemps on a senti que le premier ministre ne voulait pas de cette session extraordinaire parce qu'en fait il sait que s'il ouvre une session extraordinaire il a c'est une autre chance d'être censuré parce que du coup les groupes politiques plus le le la session dure plus il a des chances d'être censuré. Il savait aussi que il a la sortie du conclave retraite la semaine prochaine. Il a aussi dit qu'il présenterait des orientations budgétaires.
Donc le Premier ministre a traîné les pieds depuis quand même plusieurs semaines. Des ministres nous expliquaient en coulisse que il ne voyait pas vraiment comment on pouvait se passer d'une session extraordinaire. Vu le rythme des textes, vu les textes qu'il y avaient à finir et vu la volonté de mettre par exemple des nouveaux textes.
Il y a un texte notamment sur le statut de l'élu. C'est des choses un peu abscomb mais auquell tiennent une partie des ministres et une partie une grande partie des élus pour essayer de de conforter un peu les vocations parce que on va le voir au municipal, on aura probablement du mal à trouver des candidats. Donc la différence c'est ça.
Et finalement François Baou s'est résolu à ouvrir cette session extraordinaire. Alors il y a encore un petit débat parce qu'il a dit qu'il présentait ses orientations budgétaires sur le budget mi-juillet. Donc on comprend que ce sera après la fin de la session extraordinaire.
Il y a des parlementaires qui disent "Bah c'est pas normal, c'est juste pour se protéger d'une censure. Il devrait présenter ces orientations là pendant parlement siège encore." Alors Elsa, tu en as parlé, l'un des textes les plus attendus, c'est cette proposition de loi sur l'audiovisuel public qui est soutenu par la ministre de la culture Rachida Dati.
Elle a eu une histoire contrariée hein cette loi jusqu'ici. Tu nous rappelles en quoi ? Et du coup, c'est une forme de victoire pour Rachid Adati qu'elle revienne à l'assemblée avant les vacances.
Oui, c'est une proposition de loi qui vient du Sénat qui avait déjà été examinée avant la dissolution dont Rachid Adati a voulu reprendre l'examen. Donc l'idée c'est de créer une holding de l'audiovisuel public qui mènerait à la fusion. Il y a eu un examen très compliqué en commission puisque l'examen en commission s'est arrêté après euh un un une soirée qui a dégénéré entre la ministre et une administratrice qui s'est plaint du comportement de la ministre à son égard.
Donc euh la ministre a euh accusé la gauche d'avoir instrumentalisé cet événement puisque la gauche est absolument opposée à ce texte. Euh notamment Emmanuel Grégoire qui euh se rêve en futur maire de Paris. Donc voilà, déjà il y a eu un examen très compliqué.
Cette proposition noire à Chidadati voulait la recaler dans l'agenda mais ça a été très compliqué. Et là, on voit qu'elle est prévue donc à la fois le 30 et à la au début de la session extraordinaire, ce qui théoriquement ne suffira pas du tout puisqu'on peut imaginer que la gauche va faire une guerriillade d'amendement déposer des milliers. Sauf que on a vu que le bloc central avait maintenant une technique dans ces cas-là, c'est que de Exactement les soutien d'un texte l'ont rejeté pour que ce texte puisse aller plus vite en fait après en commission mixte paritaire la réunion entre les députés, les sénateurs.
Donc on pense que Rachid Adati a peut-être cette stratégie là en tête sauf que maintenant la gauche est habituée de cette manœuvre, va s'organiser également. Donc voilà, il va y avoir toute une stratégie autour de ce texte pour savoir comment aboutir pour le gouvernement et comment pourrait essayer de faire capoter les choses pour la gauche les opposant. Oui, Stéphanie à gauche effectivement ça ça réfléchit comment ne pas se faire prendre au piège de cette motion de rejet donc pouvoir amender autant que possible sans que ça ça retombe sur sur les opposants au textes.
Bah c'est toute la ligne de crète, c'est que la gauche avait pratiqué l'obstruction. Ils ont se sont confrontés à cette arme de la motion de rejet. Donc là, il cherche une solution.
Euh voilà, peut-être que des amendements en longueur suffiront, mais s'il y a une motion de rejet, ils ne pourront de toute façon rien faire. Après, il y a quand même quelques préventions sur cette idée de d'utiliser de manière récurrente la motion de rejet au centre du bloc central ou chez les Républicains. Certains se disent que c'est quand même une arme à double tranchant, qu'on dessaisit l'Assemblée nationale à chaque fois et en gros il démontrent que ça que l'assemblée ne sert à rien.
Donc, ils savent que c'est quand même un jeu dangereux. Donc on va voir euh l'ambiance des des prochains jours, mais d'autres facteurs aussi pourront euh forcément jouer et puis la tonalité d'entrée de jeu des débats va nous donner aussi un indicateur si c'est extrêmement tendu comme en commission entre Rachid Adati et la gauche. Voilà, dès le début on aura une petite idée de comment ça va se terminer.
Voilà pour le décryptage un des des temps forts en tout cas de cette future session extraordinaire. On on enevient à notre 3è et dernier thème, les retraites. J'étais, je suis et je demeure confiant parce que pour moi les organisations syndicales et les représentants d'entreprise, je sais où je crois qu'il existe un chemin pour qu'il se mettent d'accord.
Il y avait aucune chance au départ mais moi je suis confiant dans leur responsabilité, dans leur capacité de responsabilité. Je crois peut-être je vais me tromper. Si je me trompe, vous saurez me le dire.
Euh mais je crois qu'il existe un chemin. Voilà déclaration de François Baou jeudi lors d'un déplacement au salon Vivateek. Euh c'est vrai qu'on entre dans la dernière ligne droite hein du conclave des partenaires sociaux dont les conclusions sont attendues la semaine prochaine.
Elsa, le premier ministre, dites un accord possible euh discours de façade ou vraie conviction au sein au sein de ces troupes, qu'est-ce qu'on en dit ? Alors, on dans l'entourage du Premier ministre, ce qu'on dit c'est qu'on pense que de toute façon, il n'y aura pas d'accord sur l'âge et que ça c'était un jeu de du croire qu'on pourrait revenir à 63 62 ans. Ce qu'on espère, c'est que les propositions ne soient pas anodines qui a vraiment des mesures pour corriger le système de retraite notamment sur la question des femmes, sur la question des carrières hachées, sur la question de la pénibilité et que ces propositions soient suffisantes pour que le PS continue à ne pas censurer le gouvernement puisqu'on rappelle que ce conclave des retraites c'était dans un package proposé par François Baou pour ne pas être censuré au moment de la discussion du budget acte 2 début 2025, il avait accordé quelques concessions au socialistes sur le budget et il avait dit "Je suis d'accord pour qu'on rouvre la question des retraites avec une conférence sociale." Sauf qu'au début, tout était ouvert, puis finalement tout était ouvert mais sans dégradation budgétaire.
Puis il avait dit que il fallait pas retourner à l'âge de 62 ans, que c'était pas crédible. Donc voilà, il y a eu en gros aussi beaucoup et à gauche notamment chez les socialistes, on le sait, un jeu de dups au début. Donc maintenant, on va voir comment on atterrit.
Est-ce que ça suffit pour que les socialistes considèrent que malgré tout, grâce à ce conclave, la le système des retraite sera meilleur demain qu'il ne l'était hier ? Oui. Stéphanie, au sein des autres groupes, on espère aussi encore quelque chose de ce qu'on clave ou bien beaucoup de députés se se sont fait une raison.
On espère quand même quelque chose. Après voilà, ceux qui espèrent le plus, c'est la gauche. Là, ils savent très bien qu'on aura pas un accord sur l'âge légal, qu'on retouchera pas à cet âge légal, ce qui va être compliqué.
Euh pour la gauche, c'est si par exemple la CFDT signe un accord parce qu'elle considère que sur la pénibilité, sur les carrières longues, il y a des bénéfices. Là, ce sera difficile pour le Parti socialiste de dire bah en fait le syndicat réformiste a signé l'accord, nous on n'est pas d'accord, on s'en François Baou. Donc ça, la position du PS va vraiment dépendre de ce que fait la CFDT.
Il faut rappeler que la CGT n'est pas n'est plus autour de la table des négociations. Elle a claqué la porte mi-mars justement quand François Baou a dit qu'il était pas question de revenir aux 62 ans. Et du côté du bloc central, on sait que c'est un moment cette sortie du conclave à haut risque.
C'est un un des moments de vérité. Il y en aura un autre à l'automne, ce sera le budget. Mais on se prépare à ce que ce soit quand même compliqué.
La semaine dernière, on avait l'impression qu'il y aurait pas d'accord. Là, on sent qu'il y a peut-être une possibilité d'accord. Le MEDF a fait un pas euh en direction des syndicats de salariés qui eux-mêmes euh laissent une petite porte ouverte.
Donc les négociations continuent. Alors moment de vérité, tu dis Stéphanie ou parce qu'on va traduire aussi la ce qui ce qui compte beaucoup pour les socialistes, c'est la traduction législative puisque François Beou avait dit si accord projet de loi, si pas accord la réforme s'applique borne et si accord partiel projet de loi quand même et puis après chez les socialistes, il avait dit le parlement aurait de toute façon le dernier mot. Euh chez les socialistes, on dit de toute façon quand François Beou parle, on comprend rien, mais eux disent il faut absolument qu'il y ait un texte qui soit présenté au Parlement.
Et ça, j'ai l'impression que tes gouvernements, c'est pas entièrement clair non plus. Moi, on m'a parlé par exemple d'une déclaration 50-1, vous savez, c'est ces grandes déclarations à l'Assemblée pour acter quelque chose mais il y a pas forcément de vote derrière. Et puis on l'a rappelé avec la session extraordinaire, le calendrier commence à être très très serré parce que jusqu'à la fin du mois de juin, bah l'assemblée, ça y est, on connaît déjà l'agenda.
On connaît l'agenda de la session extraordinaire. Moi, je vois pas où rentre un projet de loi retraite dans tout ça. Moi non plus, il y a certains socialistes qui commencent à dire maintenant euh non seulement on veut un projet de loi, mais on veut rediscuter à l'assemblée euh de l'âge de départ à la retraite parce que la semaine dernière et bien le groupe communiste a réussi à faire voter sa proposition de résolution. c'est purement politique, c'est symbolique, mais l'assemblée a quand même dit non à à la retraite à 64 ans au PS, certains disent non mais nous quoi on veut rediscuter à l'Assemblée nationale de l'âge de départ à la retraite, ça paraît très peu plausible mais en tout cas ce sera une manière de faire pression sur François Baou et autour de ça la menace d'une motion de censure de la gauche notamment Elsa.
Oui. Alors après, c'est pareil, c'est assez drôle parce que c'est lié aussi à la sexuire. Si quand le parlement est fermé, il y a pas de motion de censure qui peut être déposée.
Donc a priori, ce serait le 11 juillet que les travaux de l'Assemblée se finiraient. Sauf que François Baou, il a annoncé ses grandes orientations sur le budget autour du 14 juillet. Donc a priori, s'il y a pas de motion de censure sur la question des retraites, celle du budget, elle peut pas tellement intervenir avant la mi-juillet.
Et dans l'entourage de François Bairou, on dit aussi que c'est pas très cohérent de vouloir censurer pile au moment des annonces. On attend le moment où le vrai texte est présenté et cetera. Donc j'ai le sentiment que pour beaucoup on renvoie plutôt à septembre à l'automne cette question de la motion de censure plutôt au moment du du budget.
Stéphanie, c'est aussi ce qui est revenu à tes oreilles ? Oui, c'est aussi ce qui est revenu à à mes oreilles et beaucoup dans le notamment à droite disent "Le vrai rendez-vous, l'unique rendez-vous, c'est le budget et c'est à ce moment-là euh ça va être le plus compliqué à fabriquer de la 5e République. C'est à ce moment-là euh qu'on verra euh ce qui se passe." Et c'est vrai que même si François Baou euh fait des annonces au 14 juillet, le vrai travail en tout cas sur le budget commence au Parlement fin août début septembre.
On parle déjà d'une session extraordinaire qui pourrait ouvrir en septembre justement pour parler budget et peut-être aussi proportionnel. Ça ça va être un moment compliqué si François Baou continue de vouloir porter ce sujet-là aussi. Ça ça peut être un vrai sujet de Discord et un sujet peut-être d'explosion du bloc central.
Allez, on en reste là pour cette semaine. Merci pour toutes ces infos et ce décryptage Stéphanie De Pierre et Elsa Mandin Gava. Allez, un mot très rapidement de ce qu'il faut attendre la semaine prochaine peut-être à l'assemblée.
Alors, on va surveiller la PPL grémillé sur la PPE. Donc évidemment, c'est incompréhensible. C'est un débat sur l'énergie.
Voilà et la part du nucléaire les énergies renouvelables. Ça pas c'est technique mais en fait c'est très très politique. Le RN est montocréneau vraiment menace de censure sur cette question de l'énergie.
La gauche est très vigilante et aussi un peu divisée entre ceux qui veulent une part de nucléaires, ceux qui sont à fond sur les énergies renouvelables. C'est censé occuper quasiment toute la semaine puisque il y a un temps législatif programmé de 40 he sur cette question et ça peut faire des débats assez explosifs dans l'hémicycle. Et ben voilà, ce sera à suivre surp.
Je vous renvoie à nouveau euh vers notre site internet et nos réseaux sociaux pour plus d'infos. Je vous souhaite à tous un bon weekend. À la semaine prochaine.
François Bayrou