Sarah Knafo (Reconquête) défend "la construction de 100.000 places de prison"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir Sarah Knafo, eurodéputée Reconquête en direct de New York. Particularité, New York où vous vous trouvez en ce moment, on voulait vous avoir ce soir en direct. Qu'est-ce que vous répondez quand Marine Tondelier dit « il y a une partie de l'échiclée politique qui propose des choses spectaculaires, extrêmement fermes » qui peuvent sembler extrêmement fermes mais pas forcément très efficaces ?
Alors je ne sais pas si on peut dire que ces éléments sont spectaculaires mais en tout cas puisqu'elle disait qu'elle cherchait des solutions qui fonctionnent et qu'elle essayait de se renseigner sur leur efficacité. Il se trouve que sur les deux mesures qu'on a citées, elle présente toutes les deux une efficacité. La première, celle du fichier public des agresseurs sexuels.
Vous l'avez dit, je suis en ce moment à New York, c'est précisément aux États-Unis que c'est l'un des premiers pays qui a mis en œuvre cette publication des criminels sexuels, des crimes qui ont été commis sur des enfants, après un drame qui s C'est déroulé à la fin des années 90 sur une enfant qui s'appelait Mégane, qui avait 7 ans et qui, à 7 ans, a été violée et assassinée par l'un de ses voisins que personne dans l'entourage ne soupçonnait. On était en 97 et à ce moment-là, la maman de Mégane dit « si j'avais su quel était le passé de cet homme, ma fille serait toujours vivante ». Pourquoi ?
Parce que cet homme qui s'est installé dans leur voisinage était un pédocriminel qui avait décidé de refaire sa vie et était venu s'installer près de chez Et comme le disent la plupart des criminologues, quand on est passé à l'acte et qu'on est pédophile, il y a une probabilité de l'ordre de 99 % de réitérer, de recommencer, de violer de nouveau des enfants. Donc cet homme, malheureusement, est passé à l'acte de nouveau, a tué cette Mégane. Que s'est-il passé aux Etats-Unis ?
Un émoi collectif comme on est en train de le connaître aujourd'hui en France avec la tragédie de l'IANA. Et à la suite de cela, il a été décidé de publier un fichier de tous les criminels, donc de pédophiles, qui ont été sanctionnés par la justice, pas ceux sur lesquels portait un doute mais ceux qui avaient été condamnés définitivement par la justice pour les empêcher de pouvoir réitérer. Pourquoi un fichier public ?
Avec les photos avec les noms avec les crimes qui avaient été commis pour que chaque parent dès lors qu'il a le moindre doute sur la présence d'un homme qui est à proximité de leurs enfants que ce soit un professeur de sport que ce soit un enseignant au collège que ce soit un animal il n'y a pas l'équivalent du périscolaire mais un animateur qui est au contact de jeunes enfants que les parents puissent vérifier sur ce fichier si la personne sur laquelle ils ont un doute a déjà commis un tel crime et on peut dire que ça a sauvé des vies oui ce fichier a sauvé des vies donc moi ce que je propose pour la france et pardon j'en finis par là ce que je propose pour la france c'est qu'on ajoute à notre arsenal pénal une telle condamnation c'est-à-dire que lorsque quelqu'un est condamné pour un crime sexuel sur un enfant qu'il puisse être inscrit à ce fichier des agresseurs sexuels pour qu'on puisse le savoir et deuxième élément là pour ce qui est des procédures en cours parce que dans le cas de jérôme barella vous allez peut-être me dire qu'il n'avait pas été condamné par la justice et c'est bien le problème et j'espère qu'on en reparlera dans ce cas Voilà. Vous avez le fichier des agresseurs sexuels dont seules les forces de l'ordre ont la possibilité de l'ouvrir, le fameux figeïs. Sur ce fichier-là, il faudrait également inscrire toutes les procédures en cours pour qu'on ne se retrouve plus, comme avec le cas du parquet d'Auch qui se retrouve avec un homme qui a déjà été poursuivi et on n'a même pas une forme de priorité qui est mise à ce dossier, il aurait dû passer tout en haut de la file parce que tout précisément on aurait dû savoir qu'il y avait déjà des procédures en cours, la police devrait le savoir, ça réglerait beaucoup d'autres problèmes notamment sur le périscolaire à Paris où on devrait vérifier l'inscription à ce fichier des agresseurs sexuels encore une fois sur deux demande aux forces de l'ordre avec la possibilité de voir les individus sur lesquels vous avez des procédures judiciaires en cours quand bien même ils n'auraient pas été condamnés pour pouvoir appliquer à l'école le principe de précaution.
Si je comprends bien, ça veut dire que ça devient du domaine public lorsqu'il y a eu une véritable condamnation. Ça reste dans les fichiers de la police ou de la justice si ce sont des poursuites mais qu'il n'y a pas encore eu de condamnation. Maintenant, question, est-ce qu'on ne risque pas en faisant une sorte de cartographie des pédocriminels dans sa rue, à côté, dans la commune d'en face, travaillant chez le boulanger ou au supermarché ?
Est-ce que vous ne craignez pas une sorte de tentations de lynchage public, de vindictes populaires. Vous avez raison, ça contreviendra aux intérêts des criminels sexuels qui auront du mal à renouer la confiance avec certaines familles et qui, par conséquent, auront du mal à passer de nouveau à l'acte puisqu'on ne leur fera plus confiance. Là où vous avez raison, c'est qu'il y a un équilibre à trouver entre eux, évidemment, la vie privée, des informations qui relèvent de condamnations judiciaires et l'intérêt de l l'enfant.
Et si vous me demandez si je suis du côté de la vie privée des pédocriminales ou du côté de l'intérêt de l'enfant, je vous répondrai toujours du côté de l'intérêt de l'enfant. Sarah Knafo, on parlera dans un instant parce que c'est un sujet qui est revenu sur la table. Je pense notamment à ce qui s'est passé dans le forum lundi dernier autour de la peine de mort.
Pardon de poser ce terme-là ce soir, mais il y a un certain nombre de Français qui nous en ont parlé, donc on en parle ce soir. Juste une chose avant, la question que l'on pose aussi, c'est la question de l'autorité en France. Quand on fait...
Comment dire le listing des mesures que vous proposez, 100 000 places de prison, les peines planchers, la fin du juge d'application des peines, etc. Pour vous, la seule solution, la seule solution, elle est là. Rien dans la réinsertion, rien dans le fait d'aider aussi ceux qui ont pu commettre un crime à se réinsérer ensuite dans la société pour qu'ils ne récidivent pas.
Pour vous, tout ça, ça n'existe pas. Posez-vous une question pour l'instant et jusqu'à aujourd'hui, quel modèle avons-nous choisi ? On a choisi précisément celui dont vous venez de parler, à savoir le modèle de la réinsertion en privilégiant à chaque fois dans les condamnations judiciaires tout ce qui permettrait au mieux aux criminels de se réinsérer.
C'est une idéologie qu'on retrouve dans la Déjà depuis les années 60 et 70, à savoir la prison serait criminogène, il faudrait mettre personne en prison parce que ce serait l'école du crime. Et par conséquent le rôle de la justice serait toujours la réinsertion des criminels. – Mais les prisons n'ont jamais été aussi pleines, Sarah Knaffo.
Les prisons n'ont jamais été aussi pleines. – Mais ça n'a pas… Et les faits de délinquance n'ont jamais été aussi nombreux. Donc on a un grand paradoxe où les prisons sont pleines de criminels et où nos rues sont également pleines de coupables en liberté.
Posez-vous la question de pourquoi est-ce que nous avons 200 000 individus en France, alors que nous avons 80 000 personnes enfermées ? On en a 200 000 qui ont été condamnés non pas à de la prison ferme, mais à de la prison avec sursis, ce qui pour un criminel est l'équivalent de la relax, un bracelet électronique un rappel à la loi qu'on a rebaptisé pour en fumer les gens, on l'a rebaptisé un avertissement pénal mais c'est la même chose. Donc vous avez 200 000 personnes qui ont eu des condamnations mais qui ne se trouvent pas en prison.
Pourquoi La poule et l'œuf. Parce que puisque la justice gauchisait dans les années 60-70, a décidé que la prison était criminogène, alors elle n'a plus souhaité construire de place de prison. Aujourd'hui on se retrouve avec une société dans laquelle la délinquance et le crime ont explosé.
On n'a pas construit de place de prison donc maintenant la justice nous dit mais on ne peut pas les enfermer puisqu'on n'a pas de place. C'est à dire que ces mêmes personnes qui nous ont dit parce que la prison est dangereuse on ne peut pas en construire se retrouvent aujourd'hui à nous dire désolé on n'a plus la place où les mettre. D'où le chiffre que je propose de construction de 100 000 places de prison pour qu'on ait plus cette excuse de la place.
Si un individu est dangereux, son rôle, le seul endroit où il doit se trouver c'est derrière des barreaux. Et oui, la fermeté, c'est la seule chose qui est à même de ramener l'ordre dans la société. Le rôle de la justice, c'est de protéger la société.
Avant de penser à la réinsertion des criminels, son rôle, c'est de garantir la paix civile, c'est de garantir la sécurité des innocents parce qu'en enfermant les criminels, on libère des millions d'innocents. C'est ça la seule bonne philosophie et de la prison et de la justice. Mettre des individus dangereux hors d'état de nuire.
Lorsqu'ils sont derrière les barreaux, ils ne nuisent à personne, ils se rien s'arrombe peut-être un jour, mais ça ne doit pas être notre unique objectif au risque de perdre la vie de milliers d'innocents. Une question sur effectivement la prison réelle ou le sursis. Il y Il y a...
ça fera deux semaines, en tout cas ce week-end. Donc il y a presque deux semaines, il y a eu cette victoire du PSG. Il y a eu ces arrestations après des formes de révolte dans la rue.
Il y a eu 890 interpellations. Au moment où l'on se parle, en réalité, très peu, une poignée de personnes qui sont réellement dans la prison aujourd'hui. Est-ce que vous vous estimez que les peines avec sursis exactement, alors au moment où on se parle je ne sais plus si c'est 6 ou 5 mais en gros en effet c'est une poignée la plupart c'était soit rien soit du sursis, est-ce que vous voulez supprimer le sursis ?
Est-ce que dès qu'on prononce une peine de prison, on y va quelle que soit la nature du délit ou du crime. Alors pas supprimer le sursis mais en revanche requérir de la prison ferme pour toute personne qui commet un acte, par exemple un tabassage d'un policier, évidemment que cette personne doit tout de suite être en détention provisoire et dormir en prison. Quand vous brûlez un abribus, que vous brûlez des poubelles et que vous jetez des tirs de mortier sur des policiers, il y a manifestement une intention de tuer, ou en tout cas le résultat aurait pu être un homicide sur des forces de l'ordre.
On parle d'une soirée post-match du PSG où on a eu deux morts. Deux morts. Donc on ne parle pas seulement d'enfants qui s'amusaient et qui faisaient des feux d'artifice, mais de gens qui ont attenté à la vie notamment de forces de l'ordre.
Ces gens-là, leur place est en prison, y compris pour des courtes peines dans le cas de vandalisme et de pillage comme l'ont fait les Pays-Bas avec des courtes peines. Il faut savoir qu'aujourd'hui en France, les courtes peines non seulement ne sont jamais requises, mais en plus sont interdites. Le cas de pénal dit que les juges ont l'interdiction de demander une peine de moins d'un mois.
Évidemment qu'il faudrait permettre des courtes peine parce que vous êtes un délinquant. Absolument, un mois par exemple quelqu'un qui brûle un abribus et qui brûle des poubelles le soir d'un match, ça lui mettrait du plan dans la tête de dormir en prison un mois. Et pourquoi c'est important, y compris sur ce qui peut ensuite devenir de vrais criminels.
C'est que lorsque vous attentez à des biens publics, que vous détruisez un soir de match et que vous voyez qu'il ne se passe rien. C'est ça le coup du laxisme. Vous vous dites « je peux aller plus loin ».
Ça enhardit les délinquants de se dire « il ne m'arrive rien, le ciel ne me tombe pas sur la tête ». Et vous avez énormément de pédopsychiatres qui vous expliquent que c'est la même chose pour des enfants. Si vous ne placez pas une limite, ils iront toujours plus loin.
Ils cherchent la limite, ils cherchent le murs sarak l'info besoin d'une précision importante ce soir je vous le disais notamment lors du forum de lundi dernier sur bfm tv un certain nombre de français ont remis sur la table l'idée de la peine de mort qui a été abolie on le sait il ya plus de il ya plus de 40 ans en france vous pardon Vous roulez pour un parti, pour le parti d'Éric Zemmour. Éric Zemmour qui a eu des mots parfois ambiguës, voire plus, concernant la peine de mort, en disant que l'abolition de la peine de mort avait été une erreur selon lui, que philosophiquement il y était favorable Est-ce que c'est aussi votre position ? Est-ce que c'est ce que vous défendez avec Kéry Zemmour ce soir ?
Alors je ne défends pas la peine de mort Et si on veut savoir pourquoi est-ce que l'abolition de la peine de mort a eu un impact sur la justice sur la justice c'est que dans la gradation des peines, ce qui est soudain arrivé tout en haut de l'échelle, c'était la perpétuité. J'entendais tout à l'heure Bruno Retailleau vous dire « je sais qu'il n'y aura pas de perpétuité à la fin ». Puisque c'est devenu le haut de l'échelle, même ce haut de l'échelle est désormais contesté, on trouve que c'est inhumain de condamner quelqu'un à de la perpétuité.
Donc on est passé, année après année, à une gradation vers le bas des peines. Sans rétablir la peine de mort, ce qu'il faut, c'est de revenir à une justice ferme, notamment sur les courtes peines, j'en parlais, sur des peines de prison ferme. Donc arrêter avec cette philosophie qui vise à dire qu'enfermer quelqu'un, ce serait inhumain.
Ce qui est inhumain, c'est de laisser un homme, un individu dangereux en liberté dans des rues là où des les innocents peuvent croiser sa route. Ça, c'est criminel et c'est coupable. C'est expulser les délinquants et les criminels étrangers ?
Est-ce que ça veut dire que vous vous engagez ce soir, Sarah Knafo, à nous dire si Reconquête arrive au pouvoir, que ce soit à travers vous ou Éric Zemmour, nous ne rétablirons pas la peine de mort ? Ah bah tout à fait. Vous savez, il y a un engagement qui est très clair.
Ça s'appelle un programme politique. Donc je vous invite à le lire. Vous pouvez aller sur le programme pour la France – Philosophiquement, j'y suis favorable.
Ça n'est qu'à titre personnel. Il ne le ferait jamais. – Il aurait dit que la peine de mort était dans son programme si c'était le cas.
Or encore une fois, je vous invite à aller voir le programme pour la France. – Non, il a dit, il a dit, il a dit ce n'est pas ce Il a dit exactement ce n'est pas quelque chose qu'on va faire tout de suite il y a d'autres priorités. Il a dit ce n'est pas quelque chose qu'on va faire ni quelque chose qui propose maintenant si vous le permettez, j'aimerais juste avoir le temps de parler d d'un phénomène gravissime qui se passe actuellement dans le périscolaire parisien.
Lors de la campagne municipale, j'ai été la seule à en parler quasiment tous les jours à chaque fois que j'avais une intervention télévisée. Et à chaque fois je remarquais qu'on me laissait 30 secondes d'en parler et puis qu on fermait le dossier comme si c'était quelque chose d'anecdotique. On parle de 78 animateurs qui ont été suspendus.
On parle de dizaines d'enfants attouchés, agressés sexuellement, parfois violés. Pour vous donner un exemple de ce qui est en train de se passer aujourd'hui au cœur de notre capitale. C'est une tragédie liana fois 10, fois 20, fois 30, fois 40 tous les jours qui est encore en cours.
Je pense que dans dix ans, quand on repensera au périscolaire parisien, on se dira que c'était le plus grave scandale de pédophilie de notre siècle. C'est gravissime ce qui est en train de se passer à Paris. Et si je vous prends ce qui s'est passé le mois dernier, vous avez un animateur qui a été accusé d'agression sexuelle, qui a reconnu les faits.
Je suis désolé de devoir utiliser ces mots crus, mais qui a été accusé de pénétration d'une enfant, d'une fille avec une cuillère. Cet homme-là, la justice a requis contre lui un an de bracelet électronique et deux ans de sursis. Ça veut dire que ce monsieur aujourd'hui est en liberté.
Ce monsieur est libre, et a priori quand il y aura le délibéré, il ne sera toujours pas enfermé. C'est ça la justice française aujourd'hui. Et je ne m'étonne pas, lorsque nous regardons toutes les enquêtes d'opinion, que la confiance des Français dans la justice soit au plus bas.
Donc oui, il est temps de revenir à de la fermeté, c'est ce qui manque à notre pays. L'autre modèle, celui dont vous parliez, on l'a expérimenté depuis 40 ans, il faut passer à un autre modèle. Merci Sarah Knafo d'avoir été en direct avec nous le périscolaire,
Marine Tondelier