Alain Juppé "le président veut rétablir la bonne santé du pays" - Archive INA
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30Alain JuppéFait
« les déficits d'aujourd'hui les dettes d'aujourd'hui ce sont les impôts de demain »
- 5:30Alain JuppéChiffre
« nous avons augmenté à deux reprises l'impôt de solidarité sur la fortune »
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gouvernemental n'a pas été très réussi mais je crois que le premier ministre est en train de s'exprimer où il va le faire où il va le faire Premier ministre donc qui attend avant de faire une déclaration reste en principe 45 secondes Jean-Michel carpon 45 secondes donc on voit le le Premier ministre qui s'apprête à donner un nouvel élan à son action après quand même une première phase gouvernementale qui a été très très mouvementée il y a des constats d'échec quand même dans tout cela il y avait un nombre trop important de ministres il y en a beaucoup moins il y avait l'échec rel relatif des femmes l'entrée en force des baladurien ce soir montre que au fond il y a eu un changement de politique annoncé par le le président de la République il y a une dizaine de jours sur France 2 et donc là on on voit que les baladurien entre en force dans des gros ministères comme va nous l'expliquer le Premier ministre mes chers compatriotes nous venons entrer dans une nouvelle phase de l'action gouvernementale il y a quelques jours le président de la République s'est adressé à vous et il vous a dit très clairement le cap qu'il entendait suivre il veut rétablir la bonne santé financière de notre pays et vous avez compris pourquoi un pays qui s'end dette est un pays qui perd peu à peu sa liberté et son indépendance et puis les déficits d'aujourd'hui les dettes d'aujourd'hui ce sont les impôts de demain parce qu'il y a bien un moment où il faut rembourser et bien c'est avec cette politique de facilité qu'il nous faut rompre c'est notre tâche il faut réduire les déficits et réduire les dettes avec une double ambition d'abord rendre possible la baisse des taux d'intérêt parce que cela apportera de l'oxygène à tout le monde à ceux qui consomment comme à ceux qui investissent et puis en baissant aujourd'hui les déficits et les dettes nous préparons le moment venu le nécessaire à ement de la pression fiscale voilà notre politique pour la réussir il faut d'abord une prise de conscience il faut que chacun prenne conscience que ça ne peut plus continuer comme les choses allaient depuis bien des années je crois que cette prise de conscience est en bonne voie et puis il faut aussi une mobilisation de tous et c'est la raison pour laquelle j'ai ressenti le besoin de constituer une équipe gouvernementale renouvelée moins nombreuse et par conséquent plus homogène et mieux soudé j'ai donc proposé au Président de la République de nommer 16 ministres c'est ceux qu'il vient de faire autour de ces 16 ministres travailleront 16 ministres délégués et secrétaire d'État dans cette équipe j'ai fait entrer des compétences nouvelles et j'ai également constitué un grand ministère du travail et des affaires social qui sera chargé de mener à bien les réformes que vous attendez dans ce domaine des réformes nous en avons déjà fait beaucoup depuis 5 mois je n'en rappellerai que trois tout d'abord le contrat initiative emploi vous savez peut-être que près de 100000 chôeurs de longue durée on bénéficie aujourd'hui c'est une belle réussite ensuite le prêt à taux zéro qui intéresse des millions d'accédents à la propriété et puis troisième exemple la prestation autonomie pour les personnes âgées qui se mettra en place au 1er janvier prochain toutes ces réformes euh nous le devons à ma première équipe et je voudrais rendre hommage à la manière dont elle a travaillé avec courage avec imagination dans un contexte qui n'était pas facile maintenant je vous l'ai dit il faut engager une nouvelle phase et nous avons devant nous quatre grands chantiers prioritaires dont je voudrais vous dire un mot ce soir d'abord la réforme de la Sécurité sociale ensuite la réforme de l'État et la réduction des dépenses de l'État en troisème lieu la réforme fiscale et enfin la nécessaire politique d'intégration urbaine il s'agit d'abord d'assurer l'avenir de notre protection sociale parce que c'est la meilleure réponse à ce fléau que constitue l'exclusion nous allons en discuter la semaine prochaine à l'Assemblée nationale et au Sénat je vrais simplement insister sur les deux conditions pour que cette réforme réussisse d'abord il ne faut pas que ce soit un nouveau replatrage de la sécurité sociale il faut que ce soit une vraie réforme en profondeur avec des réformes de structure une une refonte du système et puis en second lieu il faut que les efforts qui seront inévitables soient équitablement répartis je voudrais essayer de vous convaincre que c'est mon souci constant ce souci de justice et d'équité c'est ce que nous avons essayé de faire depuis 5 mois on a parlé de certaines Hauses d'impôt comme la TVA qui était impopulaire mais ce qu'on a oublié de dire c'est qu'on a aussi beaucoup demandé au plus favorisés deux exemples nous avons augmenté à deux reprises l'impôt de solidarité sur la fortune et nous avons également augmenté l'impôt sur les bénéfices des sociétés vous voyez que tout le monde a été appelé à participer à l'effort nécessaire deuxè chantier la réduction des dépenses de l'État il faut que l'État dépense moins et qu'il dépense mieux et depuis plusieurs mois nous avons déjà beaucoup fait en ce sens nous avons réalisé ou préparé le chiffre vous paraîtra euh lointain 60 milliards de francs d'économie ça fait 1000 francs pour chaque Français quel que soit son âge ou son statut d'économie sur les dépenses de l'État il faut continuer le Parlement a souhaité faire 2 milliards d'économies supplémentairire c'est une bonne idée et je suis tout à fait prêt à l' aider 3ème chantier la réforme fiscale alors quand on parle de réforme fiscale chacun s'attend à l'augmentation des impôts je le dis comme le président de la République l'a dit avec solennité une fois que nous aurons remis en ordre la sécurité sociale plus question d'augmenter les prélèvements en revanche ce qu'on peut faire c'est les répartir mieux plus justement et c'est à cela que servira la réforme fiscale que nous soumettrons au Parlement en janvier prochain enfin le 4e chantier c'est un des plus difficiles un des plus nécessaire c'est le programme national d'intégration urbaine vous le constatez chaque soir ou chaque matin en écoutant la radio il y a dans nos quartiers difficiles dans les villes dans les banlieux des situations préoccupantes et même inacceptables nous y travaillons depuis plusieurs mois et nous serons prêts dans quelques semaines à publier ce programme qui s'articulera autour de deux grandes idées d'abord assurer la présence de l'État dans ces quartiers pas simplement la police mais aussi l'éducation les postes et cetera tous les services public et puis euh 2èe priorité euh développer les activités et les emplois dans ces zones parce que c'est le chômage et notamment le chômage des jeunes de 18 à 25 ans qui est à la source finalement de toutes ces difficultés et nous utiliserons pour cela une technique audacieuse qui consistera à supprimer les impôts dans les zones en difficulté pour les entreprises existante et pour celles qui viendront s'installer nous sommes donc vous l'avez compris dans une période d'ajustement de remise en ordre les finances de la France allétat Volot ça ne pouvait pas continuer nous nous sommes employés à arrêter cette dérive c'est difficile c'est impopulaire je le sais mais c'est nécessaire et quand c'est nécessaire et bien nous savons renvcer ce que certains estimre la fatalité je voudrais vous rappeler de petits souvenirs pour illustrer ce propos il y a 2 ans c'était fin 93 personne ne pensait que nous pourrions remettre en cause l'accord du Gat à force de volonté nous l'avons obtenu deuxième exemple à deux reprises c'est la France qui a changé le cours des choses dans l'ex-yugoslavie avec l'ultimatum de Sarajevo en février 94 et puis tout récemment avec la décision du Président de la République d'envoyer sur place une force de réaction rapide vous voyez que quand on veut on peut et bien je suis plus que jamais résolu à faire ce travail même s'il est difficile même s'il est impopulaire parce que je sais que ça va marcher je voudrais citit une petite anecdote que j'ai vécu hier j'étais hier dans un village du pas decalis j'avais devant moi des centaines de jeunes agriculteurs ont parlait de l'installation des jeunes en agriculture il faisait remarquer que la France est le premier pays export de produits agroalimentaires dans le monde pas le deuxè le premier c'est dire que nous avons des atouts dans notre jeu alors ce qui nous manque c'est quoi c'est le moral c'est l'optimisme c'est l'enthousiasme ça va revenir et si ça revient j'en suis sûr nous serons dans 2 ans au rendez-vous que nous a fixé le président de la République le rendez-vous de la bonne santé pour la France le rendez-vous de l'égalité des chances pour les Français voilà
Alain Juppé