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interviewBFM TV (sur YouTube)· 2 janvier 2026 19 min

Primaire de la gauche, incendie en Suisse, budget...L'interview d'Alexis Corbière en intégralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

– 8h35 sur BFM TV, merci beaucoup d'être avec nous. Bonjour Alexis Corbière. – Bonjour. – Vous êtes député de Seine-Saint-Denis, membre du groupe écologiste et social à l'Assemblée nationale, cofondateur du mouvement politique L'Après.

On reviendra évidemment sur cette Cette année 2026 éminemment politique, mais je voudrais commencer par ce drame en Suisse. Une quarantaine de personnes sont décédées après un très grave incendie dans un bar à Cromontana. Neuf Français sont blessés, huit ne sont pas encore localisés selon le Quai d Quelle a été votre première réaction après avoir appris cette tragédie ?

Je crois celle de tous les êtres humains. L'horreur, l'inquiétude, on se projette sur ses amis, moi j'ai des enfants, des jeunes femmes qui vont dans des établissements comme ça, tous les français ont ressenti la même chose. Bon voilà, on attend, on espère que le bilan ne va pas s'alourdir.

Moi je voudrais juste peut-être lancer une idée, modestement, d'une grande vérification de tous les établissements français, notamment des boîtes de nuit. Je sais qu'elles sont soumises à des normes de sécurité très importantes, c'est une profession qui est très sérieuse en vérité, vous je crois que vous avez invité d'ailleurs un des responsables des établissements de nuit pour ne pas vérifier que partout les systèmes de sortie, d'évacuation, qu'il n'y ait pas d'incendie qui puisse se déclencher parce que les éléments, et je le vois à travers votre chaîne, amènent à penser que peut-être là-bas il y a eu, je ne veux pas utiliser le terme de légèreté, mais enfin des bougies utilisées dans...

Des feux de Bengale. Des feux de Bengale au-dessus de produits inférieurs. Bon, alors, je ne fais aucune leçon à ce stade, c'est pas mon rôle, l'enquête va avoir lieu, mais on pourrait peut-être...

Tellement il y a une émotion, je crois, qui est nationale, d'envoyer le signal. Si c'est possible, de dire pour ce qui est des établissements français dont nous avons la responsabilité, re grande vérification, partout. Il n'y a pas un établissement qui s'ouvre là dans les jours qui viennent sans que s'il y a le moins de problèmes pour d'évacuation...

De renforcer peut-être ? Renforcer, revérifier. Moi je suis pour qu'évidemment la fête continue, elle devra continuer, mais vérifier que ça ne puisse pas se reproduire.

Et puis en attendant, c'est plutôt bien que la France se porte en aide à nos amis suisses pour que tous les soins soient apportés et on a une pensée pour ceux qui sont blessés et les familles endeuillées. Évidemment, et la France va accueillir d'ailleurs 8 blessés supplémentaires dans nos hôpitaux en portant le total de blessés transférés au nombre de 11. C'est l'annonce qui a été faite d'ailleurs sur BFM TV par le porte-parole du Quai d'Orsay.

Alexis Corbiard, retour donc Donc à cette actualité politique, pas de budget pour la France en ce début d'année. Comme c'était le cas d'ailleurs pour le début d'année 2025, une loi spéciale a été votée pour faire fonctionner l'État, mais sans rien décider de plus. Et ce qu'il faut, selon vous, adopter un budget le plus vite possible.

Mais il y a un budget, la loi spéciale permet quand même que...

C'est pas un vrai budget. C'est pas non plus un faux budget, je veux dire par là que les fonctionnaires vont être payés, il y a des investissements possibles et tout. C'est pas tout à fait vrai, mais qu'importe, le fond de la discussion qui va continuer est celui, on va faire simple.

La politique d'Emmanuel Macron a endetté le pays. Ça n'a pas commencé à lui, mais il a aggravé la situation, contrairement à la promesse qui avait été faite. Nous pensons, je donne l'opinion d'un homme de gauche, membre de la coalition Nouveau Fonds Populaire.

Que cet endettement du pays est dû au fait qu'il y a eu une politique voulue de réduction des recettes. Notamment les plus fortunés ont payé moins d'impôts. C'était l'idée, ça va ruisseler, etc.

Donc on a aggravé l'endettement du pays. Dès lors, aujourd'hui, la situation est assez simple. Pour renflouer les caisses de l'État et nous avons besoin d'investissements, on en a besoin dans le service public, dans des grands projets, la défense, tout ce que vous voulez.

On est un grand pays. Le budget, justement, prévoyait 6 6 ,7 milliards. avec cette loi spéciale, c'est gelé.

Qui doit payer ? Donc la seule question qui vient maintenant devant nous sur le mois de janvier, qui doit payer ? Soit mon école intellectuelle, si je puis dire.

Elle est simple. Elle est celle de dire il y a des fortunes qui ont été accumulées. Allez, je vais vous reparler la taxe Zuckmann, 1800 hyper contribuables de grandes fortunes on s'aperçoit qu'il y a un effet où les riches payent plus d'impôts puis dans ce coup le top du top Zuckmann, malayé par le gouvernement elle reviendra pas dans le débat Alors si vous dites ça Vous êtes clair ?

Non mais je suis très concret. C'est-à-dire que si M. Lecornu, et vous venez de reprendre ses termes, « M.

Corbière, taisez-vous, on n'en parlera même pas. Il n'y aura pas d'impôt pour les plus riches. » Qu'est-ce que c'est qui est proposé dans le budget ?

Eh bien que les gens modestes, eux, payent plus. Payez plus cher vos médicaments. moins de services publics, etc.

Eh bien moi, je dis non. Il n'y aura pas de budget que je soutiendrai qui consiste à dire qu'on va en quelque sorte faire face au déficit de l'État en sollicitant davantage les catégories les plus modestes et en ne touchant pas aux ultra-riches. Vous préférez rester en loi spéciale ?

Je suis en train de vous dire que...

Sur toute l'année ? Non mais face à l'obstination de M. Lecornu, pour quelle raison il ne veut pas engager une fiscalité plus...

Comment on dirait ? Juste vis-à-vis des plus fortunés. Et vous savez pourquoi les gens réussissent son coup ?

Je termine une chose, parce que pourquoi il réussit son coup ? C'est qu'il a l'appui de M. Bardella et Mme Le Pen à l'Assemblée Nationale.

Qui a voté contre Taksukman, rétablissement d ISF, taxes pour les hyper-dividendes, etc. Il y a eu une alliance entre le corps nul, le macronisme on va dire, et Mme Le Pen. Ça aussi c'est un mensonge qu'il faudrait faire éclater, ce qui empêche que les plus riches de ce pays payent plus d impôts, plus justement d'impôts.

Je ne suis pas pour leur faire les poches, mais plus justement d'impôts. Vous savez qu'ils payent moins d'impôts que le gouvernement, Alexis Corbière, remettra sur la table la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises qui avaient été supprimées par le Sénat. 6 milliards d'euros.

C'est déjà un geste, non ? Oui, c'est déjà un geste. On va voir.

Par ailleurs, ce n'est pas tout à fait 6 milliards d'euros, mais c'est insuffisant. Nous, on proposait des recettes entre...

On arrivait à 34 milliards d'euros de recettes. Le paradoxe, c'est que la gauche, c'est les écologistes qu'il est au bon ton de dire que vous n'avez pas de proposition, vous êtes dépensier. Proposez des recettes.

Et le paradoxe, c'est que le Sénat de droite, lui, creuse encore plus le déficit. C'est eux qui sabotent ? Le débat, il est sérieux, il est philosophique, je viens de vous le poser, c'est qui doit payer ?

Est-ce que nous laissons les plus grandes fortunes s'accumuler ? Vous savez qu'on est en 2026, en 1996. Les 500 plus grandes fortunes du pays représentaient 6 % du PIB.

Aujourd Aujourd'hui, en 2024, ça représente 42 % du PIB. On a compris ce que je suis en train de dire, c'est que vous avez une minorité de gens qui accumulent des richesses. Et dans un pays où vous avez aujourd'hui 10 millions de gens sous le seuil de pauvreté, 15 ,4 % de la population, est-ce que vous, à travers vous, mais même vous comme êtres humains ou ceux qui nous regardent, est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?

Est-ce qu'il n'est pas juste républicain de dire que ceux qui ont accumulé des fortunes doivent participer davantage à l'effort national pour réduire le déficit et permettre que nos services publics, qui est le seul patrimoine de ceux qui n'en ont pas, c'est-à-dire le fait qu'on soit soigné ? Notre pays vieillit, monsieur Le Boss. On va avoir des besoins de santé.

C'est plutôt une chance qu'on puisse vivre plus longtemps. Moi, je ne veux pas que les vieux soient mis en situation de difficulté, qu'il faille payer pour avoir droit à des soins, etc. davantage.

C'est l'idée que je me fais du pays. C'est un beau pays, on est un grand pays. Je suis pour que l'école, il faut investir dans l'école.

On a déjà quelque chose qui fait la fierté un peu dans notre pays, mais qui a été abîmée. Mais vous vous opposerez de quoi qu'il arrive selon les discussions qui vont s'opérer, reprendre sans doute la semaine prochaine. Vous vous opposerez, vous voterez contre s'il y a vote sur le budget de l'État ?

Si c'est le budget tel qu'il sort du Sénat qui vise à dire ce que c'est les plus modestes qui doivent être tapés davantage, comptez sur moi pour voter contre. Mais moi j'ai reçu un mandat, c'est pas moi, c'est les gens qui votent pour moi. Les gens qui votent pour moi ils m'ont pas dit M.

Corbière je vote pour vous pour que je paye plus cher les médicaments et que le service public et que l'hôpital soit mis en difficulté pendant que les plus grandes fortunes continuent à s'en S'il n'y a pas de budget, qu'il y ait une loi spéciale, par exemple, qui se prolonge pendant plusieurs mois. Peut-être même une année. C'est les agriculteurs qui vont, par exemple, traquer.

Ils n'auront pas d'exonération sur les indemnisations, sur les abattages. Il y a des gens qui veulent rénover énergétiquement leur logement, le chauffage, etc. C'est pas moi qui ai supprimé ça.

Les Français en ont marre de ce cirque parfois parlementaire. Oui mais je veux dire, là il y a un coup de poker C'est que M. Lecornu, je sais que vous relayez pour la qualité de l'échange. – C'est de la contradiction. – Non, non, on est d'accord.

Je n'ai pas la bêtise de penser que… – On aura la même contradiction si on avait des membres du gouvernement face à ça. – Mais je veux dire, M. Lecornu me met le couteau sous la gorge métaphoriquement, pour dire M.

Corbière, vous allez mettre le pays dans le chaos. La seule chose que je dis, oui il faut un budget, mais il faut un budget à minimum juste. Il ne faut pas un budget qui creuse encore plus les injustices.

Et je ne voterai pas, c'est mon mandat, ma responsabilité, mon honneur, j'ai envie de dire comme homme de gauche et écologistes, et c'est pourquoi la coalition Nouveau Front Populaire avait rassemblé 9 millions de voix. C'est une autre politique. S'il refuse de l'entendre, s'il nous tourne le dos...

On a eu un beau débat sur la taxe du Kman. Enfin, les Français l'ont entendu. On a dans ce pays 1 800 contribuables qui accumulent des fortunes insolentes, qui qui payent moins d'impôts que les gens qui travaillent ?

Est-ce qu'on peut 2 % pour faire rentrer qu'entre 15 et 25 milliards d'euros dans les caisses ? C 'est nous qui proposons des recettes. Alexis Corbert, si ce budget reste injuste selon vous...

Je ne le voterai pas. Vous ne le voterez pas. Est-ce que vous allez déposer une motion de censure avec le groupe écologiste – On va voir ce qui va se passer, oui. – Est-ce que vous voterez par exemple celle qui sera déposée par Léfi ? – Alors moi je vote, on est des députés l'après, vous savez on a été exclus de la France insoumiste, nous on vote les mots sans censure, c'est pas le sujet.

Je veux dire, je me ferme pas Et vous dites aux socialistes qui ont négocié avec le gouvernement « Lâchez le Premier ministre et votez avec notre censure ». Non, attendez, j'ai des désaccords avec les socialistes. Ne leur faites pas supporter une position qui n'est pas la leur.

Ils ne sont pas d'accord avec ce budget. Les socialistes ne sont pas d'accord avec ce ce budget. Ceux qui aujourd'hui tricotent, j'ai envie de dire, ce budget, c'est la droite et le macroniste, et le rassemblement national.

C'est pas le Parti socialiste qui est pour ce budget. Il est contre le budget. Le Parti socialiste, il a fait bouger des choses sur le PLFSS, la Sécurité social, mais sur le budget qui vient.

Ils sont dans l'opposition très clairement. Voilà. Donc la balle est dans le camp de M.

Lecornu. Avec qui veut-il gouverner ? Avec M.

Bardella ? Ou est-il prêt à bouger significativement en mettant en place une fiscalité qui permet ? Je le répète, à ce que ceux qui ont des fortunes Qui n'ont cessé d'augmenter Soient davantage sollicités S'il reste bloqué là-dessus Moi je suis franc du collet, je ne vais pas mentir A ce stade il va de soi Que je serai contre ce budget Après qu'est-ce qu'il fera ?

C'est lui qui importe la responsabilité. Alexis Corbiard, vous avez adressé une lettre mi-décembre à la présidente de l'Assemblée nationale, Yann Broun-Pivet, pour demander plus de portraits de femmes ainsi que d'élus noirs au sein de l'Assemblée nationale dont vous déplorez le manque de représentation. Vous voulez Et ajouter des figures oubliées Ou remplacer celles qui sont déjà là Je vais très vite Il y a chaque année 200 000 personnes Qui visitent l'Assemblée Nationale Madame Brunepuyé veut qu'il y en ait 400 000 Ajouter des figures ou remplacer celles qui sont déjà là Ajouter des figures ou remplacer celles qui sont déjà Non, ajoutez.

Et je vais prendre un exemple. J'invite ceux qui nous écoutent à aller voir sur Internet. Il y a notamment le tableau d'un homme magnifique qui s'appelle Jean-Baptiste Belay, qui est le premier député noir, ancien esclave de Saint-Domingue, qui en 1794 participe à la séance de février 94, qui abolit l'esclavage.

Il y a un tableau d'un peintre qui s'appelle Claude Giraudet, qui le représente en tenue de député avec une écharpe tricolore, qui date de 1797. J'aimerais que ce tableau revienne à l'Assemblée nationale. Pour dire quoi ?

Pour dire que la présence, notamment, comme on dit aujourd'hui, de racisés, d'hommes et de femmes noires. Ce n'est pas nouveau, ça fait plus de 230 ans. La droite vous répond obsession raciale, clientélisme.

Mais c'est le contraire, ils ne comprennent rien. Je peux citer aussi M. Blaise Diagne ou nombre de personnalités dans notre histoire qui étaient des députés, qui avaient des grandes compétences, des femmes et des hommes, mais des femmes magnifiques.

Pourquoi il n'en a pas une seule image dans l'Assemblée nationale ? Qu'est-ce que je veux pour éviter qu'on fracture le pays, de dire que notre histoire nationale, ce qu'on transmet, ce qu'on a dans les musées doit être à l'image de ce qu'est notre histoire. L'Assemblée efface une partie de l'histoire ?

Actuellement, il n'y a pas de femmes et il n'y a pas de noirs. C'est incroyable, c'est pas nouveau, ça ne vient pas de débarquer la France, il y a des femmes. Ça va faire plus de 70 ans qu'il y a des femmes députées.

Il n'y en a pas une seule qui est représentée par un seul tableau. Hormis on a un petit tableau d'Olympe de Gouges, salle des 4 colonnes où vous savez les gens y sont, et Mme Brontepivé, et j'approuve, elle fait un bus de 6 Simone Veil. Elle vous a répondu ?

J'attends sa réponse, je l'ai écrit il y a 15 jours, j'avais déjà écrit à Échard Ferrand, c'est un débat que je porte, et qu'on me comprenne bien, je ne suis certainement pas, parce que ces débats sont sensibles, il faut qu'ils soient bien posés, posés quand ils sont posés mal Alors, droitement, ça fracture plus que ça unit. Ce que je dis, c'est que notre histoire nationale doit être transmise à l'image de ce que nous sommes dans notre réalité et ce depuis des siècles. Et enfin, à l'Assemblée nationale, il y a aussi, un autre sujet, je pourrais en parler une autre fois, la manière dont le peuple est représenté, c'est toujours le peuple menaçant vis-à-vis des élus.

Il y a une typographie, il y a des images et des tableaux à l'Assemblée nationale qui, à mon avis, pourraient être plus conformes à notre grande histoire qui vise à faire une République sociale. À l'Assemblée, toujours Alexis Corbière, deux mois et demi après le cambriolage des bijoux de la Couronne au musée du Loup, vous avez été désigné rapporteur de la commission d'enquête sur la sécurité des musées. À quoi va servir cette commission ?

À Désigner des coupables, des responsables Ou à vraiment améliorer la sécurité des musées Les députés font des préconisations pour que les choses changent Mais il y a eu sept cambriolages entre septembre et octobre De musées nationaux, le Louvre en particulier 88 millions quand même d'euros D'objets importants, on ne note patrimoine national, donc la question de la sécurité des musées est importante. Et puis il y a le Louvre qui est un cas particulier, donc on va faire des auditions pour comprendre. Vous allez auditionner qui ?

On va auditionner évidemment la direction actuelle, la direction précédente de M. Martinez, Laurence Descartes, voilà ça c'est l'évidence On va auditionner, on va commencer dès jeudi prochain Aussi par des chercheurs qui nous aident à comprendre les musées nationaux On a quelque chose qui est numéro 1 mondial C'est le lot, alors évidemment après les ministres. Les ministres, Mme Bachelot, Mme Hima Abdullak évidemment Mme Dati alors par délicatesse les invitations sont comme on appelle ça les convocations sont en train de partir je ne convoque pas par micro interposé mais elles savent et j'ai encore échangé avec Adam Dati, nous l'auditionnerons.

Moi je souhaite l'auditionner dans un moment où on a entendu nombre de gens pour comprendre, est-ce que les investissements sont faits au niveau sécurité ? Le 28 janvier dernier, il y a quasiment un an, Emmanuel Macron a fait un discours sur le Louvre Renaissance, sur la Renaissance. Il y a un grand projet, ils veulent passer de 9 millions de visiteurs, on est le numéro 1 au monde, à 12 millions.

Mais est-ce que la sécurité suit ? Et les syndicats nous avaient alertés sur le fait que la sécurité ne suit pas, qu'il y a des suppressions notamment de personnel, notamment sur des questions de sécurité. J'ai visité le Louvre trois semaines après le cambriolage.

La salle de sécurité du Louvre n'est pas à la hauteur de ce grand musée. J'ai dit pour ironiser que le supermarché à côté de chez moi, porte de Bagnolet, avait un poste de contrôle sans doute plus efficace que le musée du Louvre. Donc ça ne va pas.

On a augmenté, on est passé, vous savez, il y avait 2 millions de visiteurs à l'époque de Jack Lang, puis 4. Maintenant, on est à 9. Il faut la sécurité pour défendre notre patrimoine.

Le patrimoine, c'est dans un musée, c'est le vôtre, c'est le mien. Vous parliez justement d'Emmanuel Macron, Alexis Corbière. Alors il a prononcé ses avant-derniers voeux pour cette nouvelle année 2021.

Il a promis, je cite, « une année utile ». Son ancien Premier ministre, Édouard Philippe, a dit aussi dans ses voeux que plus rien ne serait décisif, plus rien ne se passera dans le pays d'ici 2026. La présidentielle a commencé.

Est-ce que, comme Édouard Philippe, vous appelez une nouvelle fois à la démission d'Emmanuel Macron ? – Mais si je peux le dire, ça ne changerait rien. Moi, je suis pour qu'on change le plus rapidement possible. – Lui dit « Je resterai jusqu'à la dernière seconde ». – On verra.

Vous savez, l'année dernière, il a dit qu'il ferait des référendums, il n'y en a pas eu un seul. Donc lui dit qu'il restera, ça veut peut-être dire qu'il ne restera pas. – C'est déjà plus probable qu'il reste, qu'il fasse des Oui, on verra, mais c'est le problème après justement de ce président irresponsable en Vème République qui décide tout seul et je pense qu'il y a un rejet très profond dans le pays de sa politique.

La question c'est comment on prépare l'après ? Mon mouvement s'appelle l'après, c'est un jeu de mots, l'Alliance pour la République Écologistes et social, mais il faut aussi préparer l'après. L'après Macron, l'après montée de l'extrême droite, l'après 5ème République.

Voilà c'est à quoi je travaille. Et moi, je travaille au-delà des vœux crépusculaires d'Emmanuel Macron qui ne nous a rien vraiment annoncé, si ce n'est qu'il restera sous-entendu. Le projet de loi sur l'interdiction des réseaux sociaux pour les 25 ans, il n'en a pas parlé.

Il y a un projet de loi qui va être déposé, il en a parlé, c'est un projet qui est assez concret. Le projet fin de vie, il veut aller au bout du parcours législatif. C'est sa faute si à cause de la dissolution, on n'a pas pu avancé, je suis un ferme en soutien du projet fin de vie.

Je suis pour qu'on fasse attention évidemment à...

Mais ce que je veux dire, c'est que c'est des vœux de faible ambition. Puis il dit « faut être utile ». Bon, franchement, c'est d'une grande généralité.

Mais surtout, bon, voilà, on est face à des dossiers concrets. Mais puisque vous évoquez Emmanuel Macron, je répète, moi ce qui m'intéresse c'est l'après maintenant. Comment on travaille à ça ?

Et je suis favorable, et vous le savez, dans le cadre d'un processus qui s'appelle Front Populaire 2027 autour de Lucie Casté, à mettre en place un un processus, moi je donne un point de vue d'homme de gauche et écologiste pour une candidature unique, commune à la prochaine élection présidentielle parce que la menace d'une victoire de l'extrême droite est sur la table et l'idée que je me fais du pays de la République ne souhaite pas que ce soit l'extrême droite qui l'emporte. – Vous êtes pour une primaire à gauche. Raphaël Glucksmann n'en veut pas.

Jean-Luc Mélenchon n'en veut pas. Concrètement, cette primaire elle va de qui à qui et surtout quand elle aura lieu ? Déjà, elle est ouverte à tous à gauche dans mon idée.

Marine Tondelier, la candidate des écologistes. Voilà, Marine Tondelier, Et Clémentine Autain, François Ruffin ont déjà dit qu'ils souhaitaient y participer. Je suis pour que ça s'élargisse.

Les communistes feront un congrément du juin, les socialistes évidemment, mais ils sont partie prenante de ça, Olivier Faure l'a déjà dit. Moi je lance l'invitation à Olivier Faure, Boris Valot, Pierre Jouvet tous ces gens, Johanna Roland Ils sont capables d'être président de la République pardon ? Oui il me semble vous savez oui je pense c'est des femmes et des hommes de qualité tous les noms que nous avons cités mais je suis favorable à ce que la France Insoumise participe à ce processus, qu'on me comprenne bien.

En 1996, vous savez, en 2016, j'ai écrit un livre « J'étais contre les primaires ». Parce qu'à l'époque, c'était quoi la situation ? La gauche rassemblée faisait 44%.

L'extrême droite n'avait jamais été au second tour. Aujourd'hui, la gauche rassemblée fait 29%, ça fait deux fois que Marine Le Pen est au second tour et qu'elle progresse. Donc il faut changer de stratégie.

Pardon, mais quand vous voyez LFI qui a quasiment un candidat quasi-déclaré, Jean-Luc Mélenchon, qu'ils ont un programme qui est dévoilé, qu'ils ont une machine qui est bien où il est, et vous l'avez connu parce que vous étiez à la France insoumise avant d'être poussé vers la sortie. Est-ce que vous n'êtes pas un peu en retard quand même, par rapport à Jean-Luc Mélenchon ? Non, je ne crois pas, parce que c'est quoi l'intérêt ?

C'est comme Raphaël Glucksmann, tout à ce stade, si on prend le critère, vous avez cité des sondages, personne ne gagne. Il y a quand même un sujet. Et là, cette fois-ci, on a l'obligation de gagner.

Le but n'est pas de savoir si nous sommes en tête de la gauche. Ça m'intéresse peu. Le but n'est pas de savoir si on a la plus belle tonte du cimetière de la gauche.

La question, c'est être au second tour et l'emporter. Je considère que la stratégie qui est prise de division, et j'espère que les municipales seront pas l'occasion du grand fracas entre les forces de gauche et écologistes, il faut se rassembler. Si nous avons une candidature commune, on a rassemblé 9 millions de voix au NFP, ça fait deux fois qu'on voit d'élections législatives ensemble.

Expliquez-moi pour quelles raisons nous sommes capables la gauche d'aller aux législatives ensemble, candidature commune mais pas à la présidentielle. En 2016 j'avais fait un bouquin qui s'appelait le piège des primaires. Aujourd'hui ce qu'on subit c'est le piège du présidentialisme.

C'est que vous avez des gens qui pensent qu'à eux tous seuls ils vont régler le problème. C'est un obstacle à la victoire de la gauche, donc il faut des primaires. Mais pourtant pourquoi ne pas se rallier à Jean-Luc Mélenchon si par exemple projetons-nous, il était au plus haut dans les intentions de vote d'ici septembre ou même à deux deux mois ou trois mois du premier tour ?

Est-ce qu'il ne faudrait pas se rallier devant le meilleur des candidats ? – Mais est-ce qu'on ne peut pas créer un processus ? Regardez, mais c'est créer le processus qui crée les conditions pour qu'on puisse vraiment se rallier.

C'est-à-dire que la stratégie, le profil de candidature soit discuté un minimum collectivement. Le piège du président Céline, c'est dire alliez-vous à un homme, mais pour tour de quelle stratégie ? Pour faire quoi ?

Est-ce que la stratégie actuelle, je parle celle de l'actuel, pas de celle de 2017 ou celle de 2022 de Jean-Luc Mélenchon, permet de gagner l'élection présidentielle. Pour ma part, j'ai un doute. Quand j'ai voulu poser ce débat, j'ai été exclu de la France insoumise.

Si vous voulez faire un grand mouvement majoritaire, il faut quand même qu'un minimum la gauche dans sa réalité soit représentée. Jean-Luc Mélenchon, puisqu'on parle de lui, avait dit que les européennes allaient être le premier tour de l'élection présidentielle et que c'est en fonction du rapport de force qu'on verrait. J'observe que la France-Saint-Denis c'était un tiers du vote de gauche et le deux tiers était autre chose.

Donc vous voyez bien que personne ne peut écraser l'autre. Je reviens à mon idée de primaire. Aujourd'hui il y a Sorane Mamnani, le maire de New York, qui a pris position de son bureau, maire de New York.

Il a été élu suite au processus d'une primaire. Nous voulons faire la même chose. Je fais quelques annonces.

Le 24 janvier, nous allons à nouveau ce groupe de travail, enfin pas ce groupe de travail. Cette union va à Tours nous retrouver pour une nouvelle convention sur la question du travail. Et nous ferons à ce moment-là aussi, j'invite la presse à être présente, vous entendrez comment nous travaillons.

En automne, nous souhaitons qu'il y ait la désignation d'un candidat commun. J'invite toutes l'automne, c'est l'annonce que vous faites. J'invite toutes les forces à participer à ce processus.

Il faut que des millions de gens se mêlent de cette affaire pour qu'on nous rend les conditions, que le pays ne tombe pas dans les mains de l'extrême droite, mais que nous puissions avoir un avenir heureux et juste. Bonne année à tous. Merci beaucoup Alexis Corbière d'avoir été notre invité sur BFM TV pour le face à face.

Lundi vous retrouverez à Pauline de Malherbe dans un instant à partir de 9h,