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Débatfranceinfo (sur YouTube)· 25 novembre 2025 44 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileSolidarités & familleSécurité

"Sur le terrain" : voile, jeûne, un rapport LR qui enflamme le débat

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 34 %Attaque 46 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:08OuverteRéponse directe

    Qu'y a-t-il dans ce rapport des sénateurs LR ?

  • 3:08OuverteRéponse directe

    Votre parti veut porter ce texte. Ça part d'où ?

  • 4:10OuverteRéponse directe

    D'où on part sur la définition de la laïcité ?

  • 6:05OuverteRéponse directe

    Nicolas Cadenne, partagez-vous cette définition ?

  • 9:56RelanceRéponse partielle

    Quand on a 10 ans, on n'est pas libre de penser ?

  • 10:52OuverteRéponse directe

    Faudra-t-il une majorité religieuse ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:15Invité politiqueChiffre
    « 71% des Français sont favorables à l'interdiction du port du voile pour les mineurs dans l'espace public. »
  • 3:36PrésentateurFait
    « Quand on a 11 ans, quand on a 12 ans, ou quand on a 13 ans, on ne peut pas être voilé. »
  • 3:42Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas un choix, c'est une pression. »
  • 3:57PrésentateurChiffre
    « Une jeune femme musulmane sur 4 estime subir des pressions. »
  • 4:30PrésentateurFait
    « La laïcité, ce n'est pas la neutralité de la France. »
  • 4:33PrésentateurFait
    « La laïcité, c'est la garantie de la liberté de conscience, du droit de croire ou de ne pas croire. »
  • 6:50InvitéFait
    « Le droit permet déjà de sanctionner les parents qui forceraient la main de manière explicite et contraignante des enfants. »
  • 11:01Invité politiqueFait
    « Il y a un réel problème avec la religion musulmane dans notre pays à cause de l'islamisme radical qui est en train de se développer. »
  • 14:35Invité politiqueFait
    « Les silences de la République sont une arme dans les mains des islamistes. »
  • 36:26Invité politiqueFait
    « Des pédiatres qui nous ont expliqué que vu que le ramadan dure longtemps, les jeunes ne mangent pas, ils ne boivent pas, il y a une fatigue sur les jeunes, il y a de l'hypoglycémie. »
  • 39:43PrésentateurFait
    « Soit on considère qu'à moins de 16 ans on n'est pas en capacité de choisir. »
  • 40:56PrésentateurFait
    « Ceux qui écrivent ce rapport n'ont plus grand chose de républicains. »

Temps de parole

  • Présentateur77 %
  • Nathalie Brisson9 %
  • Invité4 %
  • Invité 24 %
  • Auditeur3 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

On ouvre la première partie de ce 21-23, on part sur le terrain de la laïcité avec un rapport d'une trentaine de sénateurs LR qui font une série de propositions-chocs pour lutter contre l'antrisme islamiste, avec notamment parmi ces propositions l'interdiction du voile pour les jeunes filles de moins de 16 ans, interdiction du jaune du ramadan pour tous les moins de 16 ans. Certains élus LR, comme Laurent Wauquiez pour l'Assemblée, veulent même aller plus loin. Alors question entre autres ce soir, faut-il une majorité religieuse dans notre pays ? Comme il existe des majorités pour d'autres choix du libre arbitre citoyen, on va en débattre notamment avec nos invités.

Bonsoir Emmanuelle Brisson, vous êtes membre des LR des Républicains, présidente de Vivement Demain. Jad Zahab, bonsoir, secrétaire national de Renaissance, chargée de la laïcité et de la République, auteur de Retrouver la République aux éditions du Cherche Midi. Et puis Nicolas Cadenne, cofondateur de l'organisme La Vigie de la laïcité, ancien rapporteur général de l'Observatoire de la laïcité. Bonsoir. Bonsoir. Alors, pour en débattre avec tous les éléments, on va tout de suite retrouver Florent Boutet. Florent, vous allez nous dire déjà très précisément ce qu'il y a dans ce rapport d'une trentaine de sénateurs LR. Et puis on en débat juste après. Florent, qu'y a-t-il dans ce rapport ?

1:17
Invité

Alors regardez la proposition la plus emblématique de ce rapport des sénateurs LR. Elle concerne les jeunes filles musulmanes qui se verraient interdire le port du voile dans l'espace public en dessous de 16 ans. Ça corrobore. Ça corrobore, vous l'avez dit. Cette proposition de loi déposée hier sur l'autre Assemblée, non pas le Sénat, mais l'Assemblée nationale. Cette fois-ci par le président des députés, toujours LR, Laurent Wauquiez, qui lui aimerait l'interdire ce voile. Mais à toutes les mineures, autrement dit, ce ne serait plus en dessous de 16, mais de 18 ans.

Les deux, à la fois députés et sénateurs LR, se basant sur cette étude IFOP, cette tendance publiée il y a quelques jours, selon laquelle 44% des jeunes musulmanes, aujourd'hui, portent le voile. Il faut savoir que c'était trois fois moins il y a 20 ans. Et puis, les autres propositions des sénateurs LR en la matière, touche aux jeunes religieux, interdiction en dessous de 16 ans. Les sorties scolaires, les mamans accompagnatrices de confessions musulmanes ne pourraient plus porter le voile. Le sport, la tenue vestimentaire, il y aurait une neutralité totale concernant l'habillement. Et c'est déjà le cas, par exemple, en ce qui concerne la Fédération française de football depuis 2023.

Concernant les mosquées, il faudrait tracer les financements pour limiter la propagande politique, notamment en provenance des pays à l'étranger. Les mariages tentaient d'éviter les unions forcées. Il s'agirait ici de faire des auditions des nouveaux mariés pour essayer de savoir si leurs sentiments sont véritables ou non, avant de transcrire le mariage dans notre code civil. Enfin, en ce qui concerne les élus, là encore, une neutralité leur serait demandée, et notamment au niveau vestimentaire, ce qui n'est toujours pas le cas dans l'exercice de leurs fonctions.

2:58
Présentateur

Merci Florent, Emmanuel Brisson. Alors, votre parti, ou en tout cas votre mouvance politique, veut porter ce texte-là. Déjà, ça part d'où ? Ça part donc de la lutte contre l'antrisme islamiste, ou est-ce que c'est plus général sur la laïcité en France ?

3:15
Nathalie Brisson

Vous savez, 71% des Français sont favorables à l'interdiction du port du voile pour les mineurs dans l'espace public.

3:24
Présentateur

Ce n'est pas moi qui le dis, c'est l'IFOP.

3:26
Auditeur

Ça veut dire qu'il y a une majorité des Français qui souhaitent qu'on protège nos enfants.

3:31
Présentateur

Il y a une majorité des Français qui souhaitent que l'État joue enfant son rôle. Parce que, excusez-moi, mais quand on a 11 ans, quand on a 12 ans, ou quand on a 13 ans, on ne peut pas être voilé.

3:42
Nathalie Brisson

Pourquoi ? Parce que ce n'est pas un choix, c'est une pression. C'est une pression sociale, c'est une pression communautaire également.

3:49
Présentateur

Et puis l'IFOP explique également qu'une jeune femme musulmane sur 4 estime subir des pressions.

3:57
Nathalie Brisson

Donc il y a un réel problème, et on le sait très bien que le voilement précoce, c'est un marqueur de l'islamisme, bien sûr.

4:06
Présentateur

Jacques, Zahab, et puis après Nicolas Cadenne, vous nous donnerez votre avis. Alors, d'où on part ? Moi, je considère qu'il y a une désinformation à défaut ou à dessein sur ce qu'est le principe de laïcité. Donc commençons par là, et ce, d'autant que nous allons célébrer les 120 ans dans quelques jours d'adoption de la loi de séparation des Églises et de l'État. La laïcité, ce n'est pas la neutralité de la France. La laïcité, ce n'est pas la neutralité des Français. La laïcité, enfin, ce n'est pas non plus la neutralité de l'espace public. La laïcité, c'est la garantie de la liberté de conscience, du droit de croire ou de ne pas croire.

Une fois qu'on a dit cela, on répond à toutes celles et tous ceux qui voudraient faire de l'espace public un lieu sans religion. Moi, je considère que nous sommes un pays avec 70 millions de personnes qui ont le droit de croire ou de ne pas croire. Alors, pas de manière illimitée, il y a des limites, en l'occurrence, le trouble à l'ordre public ou le prosélytisme. Mais une fois qu'on a dit cela, on rappelle que la laïcité, c'est le vivre ensemble, c'est le droit de croire ou de ne pas croire. Et donc, moi, je considère que c'est un sujet qui préoccupe les Françaises et les Français.

Pour autant, le débat qui nous rassemble n'est pas un débat entre le bien et le mal, mais un débat entre le facile et le complexe. Et je considère que ce rapport est la démonstration, alors on peut dire du populisme, de la déconcertante facilité que certains ont à instrumentaliser le principe de laïcité au lieu de construire des politiques publiques collectives. Alors, on viendra dans les propositions, mais c'était très important de dire pour les gens qui nous regardent, non, la laïcité n'est pas une arme contre les croyants et encore moins contre certains croyants.

La laïcité, au contraire, et moi, je le dis d'autant plus librement que je suis originaire d'un pays, le Liban, où il n'y a pas d'État civil, la laïcité française que nous chérissons toutes et tous, enfin, apparemment pas tous ceux qui ont écrit ce rapport, la laïcité, c'est le droit de croire ou de ne pas croire et c'est la capacité de l'État à organiser la vie ensemble et non à pointer des croyants. Je trouvais extrêmement important de redire ça en préambule de notre échange. Nicolas Cadenne, vous qui avez été justement rapporteur général de l'Observatoire de la laïcité, est-ce que vous avez la même définition que disait Jadzad ? C'est quoi ?

C'est la loi, c'est ça, c'est l'esprit de la loi de 1905. Oui, ce qui vient d'être dit est tout à fait juste, c'est effectivement l'esprit de la loi de 1905 de séparation des Églises et de l'État.

En fait, pour revenir à votre première question sur le port du voile pour les jeunes filles, il faut rappeler une chose évidente, c'est que lorsqu'on est mineur, la question religieuse relève de l'autorité parentale, mais que cette autorité parentale n'a pas tous les droits et que donc lorsqu'il y a des pressions, des contraintes pour, par exemple, porter un signe, quel qu'il soit, et pas seulement le voile sur lequel on s'obsède beaucoup trop ici en France, eh bien, effectivement, il peut y avoir, et il y a, sanction. C'est-à-dire que le droit permet déjà de sanctionner les parents qui forceraient la main de manière explicite et contraignante des enfants.

Encore faut-il que le droit soit appliqué. Donc le vrai problème, si véritablement ces sénateurs avaient travaillé le sujet, en réalité, ils donneraient plus de moyens à l'aide sociale, à l'enfance, ils donneraient plus de moyens aux services sociaux pour éventuellement, lorsqu'il y a contrainte, mais uniquement lorsqu'il y a contrainte, pouvoir intervenir. Mais ensuite, sinon, ça relève de l'autorité parentale. Sinon, ça veut dire quoi ? Sinon, ça veut dire qu'on interdit demain, donc, à des jeunes qui ont 16 ans ou moins, puisque c'est ça dont il s'agit, de porter la kippa, parce qu'il n'y a pas que le voile. Ben si, bien sûr que si, c'est un signe religieux.

C'est la loi, c'est le principe même de laïcité, l'égalité de traitement pour toutes et tous. On ne peut pas cibler un seul signe, sinon c'est totalement antilaïque et anticonstitutionnel. Donc, ce serait pareil pour tous les autres signes, mais aussi pour les pratiques religieuses en général, que ce soit dans le catholicisme, le baptême, bien sûr, la confirmation, tout ce que vous voulez. On va y revenir, justement. Les rituels, la circoncision, etc. Donc, ça remet tout cela en cause. Ça remet tout à fait en cause l'autorité parentale en matière religieuse. Juste quand vous parlez d'autorité...

En tous les cas, retenez bien que la laïcité, en effet, ne peut pas imposer une quelconque neutralité à des citoyens qui n'exercent pas de service public. Il peut y avoir des restrictions quant au port de signes religieux, mais il faut que ce soit justifié objectivement. Là, il n'y a aucune justification objective. Là, on est dans une logique d'interdire quelque chose parce que ça déplait à certains. Ça peut nous déplaire, mais c'est un débat d'idées. Ça ne relève pas de la loi, sinon on sort de l'état de droit. Dans un état de droit, on interdit ce qui est imposé à autrui, ce qui est contraire à l'ordre public. Et pas juste parce que ça nous déplait.

Je veux dire, on ne peut pas dire, parce que je sais ce qu'il va être dit, oui, mais le voile, c'est une alienation. Mais les régions du port du voile sont immenses, sont diverses. C'est polysémique. Vous ne pouvez pas dire à Latifa Benziaten, qui a perdu son fils, tué par un terroriste islamiste, et qui porte le voile, et qui se bat tous les jours contre le radicalisme. Vous ne pouvez pas dire à Malala, qui a combattu toute sa vie les talibans afghans et qui porte le voile. Vous ne pouvez pas dire à Aminadji Mohamed, qui est la vice-secrétaire générale de l'ONU, et qui combat les extrémistes partout dans le monde. Vous ne pouvez pas dire à ces femmes qu'elles sont soumises et aliénées.

Il faut arrêter à un moment donné. Sur la question de protéger les enfants, parce que j'entends ce que vous dites sur, voilà, tant qu'il n'y a pas de pression violente ou de coercition. Mais on sait très bien qu'on est dans une zone grise. Une petite fille de 10 ans, 11 ans, dont les parents vont lui dire, écoute, tu vas porter le voile, ça ne veut pas dire qu'ils lui mettent des coups pour qu'elle porte le voile. Mais il peut y avoir une forme de pression familiale, communautaire. Tout cela est déjà pensé par la loi.

Si on constate, par exemple, un isolement de l'enfant, si on constate qu'elle est mal à l'aise avec les autres, qu'elle dit à d'autres qu'elle ne veut pas porter ceci ou quoi, tout cela peut déjà, c'est déjà prévu par la loi, conduire à une dénonciation aux autorités et aux services pour qu'ensuite eux-mêmes fassent une inspection en famille. Le problème, c'est que ces services sociaux n'ont pas de moyens aujourd'hui, n'ont absolument pas les moyens d'appliquer la loi.

Donc j'aurais préféré lire dans un tel rapport, non pas une mesure, ce paradras liberticide supplémentaire, qui est complètement contraire à la laïcité, mais complètement, mais plutôt une mesure qui donne des moyens aux services sociaux pour véritablement s'assurer qu'il n'y a pas de contraintes et de pressions. Emmanuel Brisson. Quand on a 10 ans, quand on a 11 ans, on n'est pas libre de penser.

10:01
Nathalie Brisson

Quand on a 10 ans, quand on a 11 ans, on joue à la poupée. Je suis désolée, mais aucune religion en France, que ce soit le judaïsme ou le catholicisme, ne met de pression sur les enfants à part la religion musulmane.

10:15
Présentateur

Quand savez-vous ?

10:15
Nathalie Brisson

Bien sûr que oui. Tout simplement, on va reprendre votre exemple de tout à l'heure. Excusez-moi, mais quand on porte le voile, c'est un marqueur social. Quand on porte le voile, on va enfermer l'enfant dans un signe religieux.

10:28
Présentateur

On va automatiquement le stigmatiser. Et quand vous portez un autre signe ostensible, ce n'est pas le cas ? Je parle des mineurs. Je ne parle pas des majeurs. Un petit garçon qui porte la kippa, un petit catholique qui est baptisé à la nuit contre son gré, puisque ses parents décident de le baptiser quand il est nourrisson.

10:45
Nathalie Brisson

Le baptême, excusez-moi, mais ça n'a absolument rien à voir. Excusez-moi, mais quand on se baptise, on ne sort pas forcément

10:51
Présentateur

avec une énorme croix à l'école. Faudra-t-il une majorité religieuse ? Mais continuez, continuez. Mais bien sûr que non. Aujourd'hui, il y a un réel problème avec la religion musulmane dans notre pays

11:01
Nathalie Brisson

à cause de l'islamisme radical qui est en train de se développer. Le rapport, c'est le fait qu'aujourd'hui, on n'a pas un problème avec la religion catholique ou avec la religion juive.

11:09
Présentateur

Quand vous portez le voile à 16 ans, vous êtes forcément musulmane et islamiste radicale.

11:12
Nathalie Brisson

Excusez-moi, mais selon le rapport de l'IFOP, quand il y a une jeune femme...

11:14
Présentateur

Non, alors le rapport de l'IFOP, il a plein de biais, et on en a déjà parlé, je ne pense pas que ce soit le sujet ici. On en a parlé sur ce plateau il y a 10 jours. Mais sincèrement, quand vous portez le voile à 16 ans, pour vous, vous êtes forcément islamiste radicale ?

11:23
Nathalie Brisson

Non, mais quand on porte le voile à 16 ans, on n'est pas certain de vouloir le porter. Et donc il faut l'interdire ? Évidemment qu'il faut l'interdire.

11:31
Présentateur

Pareil pour quelqu'un à 16 ans qui porte la kippa. Il faut lui interdire.

11:34
Nathalie Brisson

Mais vous voyez beaucoup de jeunes enfants porter la kippa ?

11:36
Présentateur

À 16 ans, ils portent la kippa ? Bien sûr que non. Juste, je veux juste... La question sur cette question-là, il faut être aussi lucide. Je pense qu'il y a une forme de naïveté d'une partie de l'extrême gauche, oui. Et il y a, de l'autre côté, une obsession identitaire de l'extrême droite. Et donc face à la naïveté des uns et à l'obsession identitaire des autres, il faut être lucide. Moi, je considère que le principe de laïcité, je l'ai dit, c'est le droit de croire ou de ne pas croire. Pour autant, sur cette question du voilement des fiettes, moi, je rejoins Nicolas Cadenne quand il disait qu'on ne peut pas prendre un texte de loi qui viserait délibérément l'une ou l'autre des religions.

Donc c'est soit on interdit l'ensemble des signes religieux ostensibles pour les mineurs de moins de 15-16 ans, soit on ne le fait pas. Je vous ai expliqué tout à l'heure que moi, je considérais que le rôle de l'État n'était pas d'interdire ou non des signes religieux. Pour autant, je considère que l'opinion publique étant ce qu'elle est, il faut qu'on puisse avancer sur ces questions et donc qu'on expertise. D'ailleurs, Gabriel Attal a dit qu'il souhaitait interdire le voilement des fiettes. Moi, je dis à condition que ça ne soit pas inconstitutionnel et donc qu'il y ait une forme d'égalité de tous devant la loi.

Ensuite, on va avoir l'occasion d'un débat, mais vous savez, il ne faut pas non plus être naïf ni dogmatique sur ces questions-là. On parle beaucoup de la question de l'école, la loi de 2004, qui est venue faire de l'école républicaine un sanctuaire, précisément parce que nos jeunes enfants ont les consciences en éveil et donc ont garanti un endroit où le fait religieux ne pénètre pas. Il faut protéger l'école de la République. On a connu assez d'attentats dans notre pays contre des enseignants, Samuel Paty, Dominique Bernard et tant d'autres, qui tous les jours subissent des pressions pour dire qu'il faut que nous soyons derrière nos enseignants.

Mais il faut aussi et surtout qu'on parle des parents. La responsabilisation des parents est un enjeu extrêmement important. Bien loin de la rhétorique de ce rapport, qui est une rhétorique belliciste, idéologue, voire dogmatique, il faut affronter les problèmes tels qu'ils sont. Et donc, il faut créer les conditions de responsabiliser aussi les parents pour que les parents, si vous voulez, on a beau faire de l'école le temple de la République, si le soir vous avez un discours, parce que ça peut arriver évidemment, soyons pas naïfs, de prosélytisme religieux, il faut responsabiliser les parents. Et donc avec Gabriel Attal, nous travaillons un certain nombre.

Mais vous êtes au pouvoir depuis 2017. Moi, je suis au pouvoir, mais pas.

13:50
Auditeur

Moi, je suis ravie, vous n'avez pas de proposition aujourd'hui, mais vous êtes quand même à la tête de l'État depuis 2017. Il n'y a jamais eu autant d'attentats, il n'y a jamais eu autant de problèmes

13:58
Présentateur

avec l'islamisme radical dans notre pays. Le sujet est trop grave. Pour que vous me jetiez vos éléments de l'engager à la tête. Non, mais moi, je ne suis pas à la tête. Les 10 ans des attentats du 13 novembre, c'était avant Emmanuel Macron, ce n'est pas pour prendre la défense. Moi, je suis à la tête de l'État. J'ai des responsabilités depuis un mois et demi. Il y a des choses qui ont été faites. Le projet de loi de lutte contre les séparatismes, qui est venu limiter le financement, en tout cas contrôler, encadrer le financement des cultes, qui est venu créer un contrat d'engagement républicain pour les associations. Il y a eu des mesures.

Il y a eu aussi, et je trouve ça extrêmement important de le dire, quand on a permis à l'école de la République aux enfants d'apprendre leur langue d'origine, eh bien, on se prémunit des islamistes. Parce que moi, j'ai coutume de dire que les silences de la République sont une arme dans les mains des islamistes, qui vont aller radicaliser des jeunes sur les réseaux sociaux. Ce qui m'amène à ma conclusion, ne faisons pas de cette question de la lutte contre l'islamisme une question dogmatique, parce qu'il faut lutter.

Mais typiquement, le groupe Renaissance a déposé la semaine dernière une proposition de loi pour interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans et pour introduire pour les mineurs de 15 à 18 ans un couvre-feu social de 22 heures à 8 heures. Typiquement, les réseaux sociaux aujourd'hui sont le lieu du vecteur de radicalisation, si radicalisation il y a. Donc, n'affrontons pas ce problème en stigmatisant des croyants. L'extrême majorité de nos concitoyens, quels qu'ils soient, croient en paix. D'ailleurs, rappelons aussi que la majorité des Français ne croient pas. On nous fait croire qu'on serait débordés par la religion.

Non, la majorité des Françaises et des Français sont athées ou agnostiques. Mais donc, traitons cette question-là de manière lucide, mais en nous détachant et de la naïveté de l'extrême-gauche à la fils, si vous voulez, et de l'obsession identitaire de l'extrême-droite. Alors, on va poursuivre le débat. Pour poursuivre le débat, je vais aller voir Aurélie Schiller qui va nous donner trois idées reçues ou interdites. Voilà, qu'est-ce qui est autorisé, qu'est-ce qui est interdit en matière de laïcité. Bonsoir Aurélie. Bonsoir. Premier cas, par exemple, concret, j'inscris ma fille à l'école publique. Elle est musulmane. Peut-elle porter le voile à l'école publique ?

15:54
Invité

Eh bien, non. Regardez, à l'école publique, dans les écoles, les collèges, les lycées, eh bien, le port de signes religieux ostensible est interdit pour les élèves et pour le personnel. Cela concerne tout autant les voiles, la kippa ou encore les croix de grande taille. A l'inverse, il n'y a aucune interdiction à ce jour pour les étudiants des universités. Et dans le cadre d'une sortie scolaire, eh bien, la règle est la même. Vous voyez ici, les signes religieux ostensibles sont interdits. En revanche, le cas des accompagnateurs scolaires a fait débat. Dernièrement, rien dans les textes ne précise qu'une quelconque interdiction, même si certains voudraient l'interdire.

Dans le privé, eh bien, c'est différent. Les établissements sont libres de leur réglementation, libres d'autoriser le port de signes religieux pour les élèves qu'ils accueillent.

16:47
Présentateur

Ça, pour les écoles privées hors contrat. Deuxième question, est-ce que je peux demander pour mes enfants un repas sans port à la cantine de l'école publique ou, par exemple, sans viande le vendredi, par exemple, pour les chrétiens ?

17:01
Invité

Il n'existe pas de règles précises à ce sujet. Selon le Conseil d'État, eh bien, les cantines scolaires n'ont aucune obligation de proposer des repas de substitution. Le principe de laïcité s'applique, mais ce n'est pas non plus interdit. Voilà pourquoi certaines cantines proposent plusieurs repas différents pour laisser le choix aux intéressés ne pas les stigmatiser.

17:24
Présentateur

Et alors, dernière question, porter un signe religieux si je vais à mon cours de sport après l'école, je vais au club de foot, je vais à mon club de fitness, est-ce que là, je peux porter un signe religieux ostentatoire ?

17:38
Invité

Le principe, en soi, ce n'est pas de neutralité laïque, mais il y a quand même des exceptions pour le football, le basket, le volley ou encore le rugby. Les fédérations sportives sont libres de fixer leurs règles. Et puis, pour les équipes nationales, le principe de neutralité interdit aux athlètes de porter des signes religieux durant les manifestations sportives. Ils sont alors considérés comme des représentants de l'État.

18:04
Présentateur

Merci Aurélie pour toutes ces précisions. Je vais retrouver mes invités pour poursuivre le débat. Alors, on a vu, ça c'est quelques exemples, mais c'est un peu l'état de la laïcité aujourd'hui. Est-ce que c'est bien comme ça ? Est-ce qu'il faut le faire évoluer ? On a parlé par exemple de la question des accompagnateurs en milieu scolaire. Ça fait partie du rapport des sénateurs. Il y a eu aussi, par exemple, on a vu des... Ça a fait polémique il y a quelques semaines, ces jeunes filles, ces jeunes écolières qui étaient voilées en visite à l'Assemblée nationale. Est-ce qu'il faut faire, selon vous Emmanuel Bresson, justement, évoluer certaines règles de laïcité ?

18:40
Nathalie Brisson

Vous savez, la religion catholique et la religion juive se sont pliées au principe de laïcité. Si on regarde les attentats de ces 30 dernières années, ce n'est pas dû à un intégrisme catholique. C'est dû à un intégrisme islamiste. Parce que oui,

18:54
Présentateur

il y a un problème aujourd'hui dans notre pays. Et on le sait très bien que le voilement précoce des fillettes, c'est un marqueur de l'islamisme radical.

19:04
Nathalie Brisson

Donc, évidemment, qu'il faut faire évoluer le principe de laïcité. Évidemment qu'il faut se battre contre l'islamisme radical. Il faut néanmoins faire la distinction entre la religion musulmane et les islamistes. Moi, je combats les islamistes de toutes mes forces. Je combats les terroristes islamistes. Mais oui, le voile, on en parlait tout à l'heure, pour des fillettes, c'est un marqueur de l'islamisme.

19:29
Présentateur

Mais par exemple, Nicolas Cadenne mentionnait, alors là, on parle de l'accompagnement en milieu scolaire. Vous parliez de la maman de ce jeune militaire français tué par Mohamed Mera, de la Tifane Ben Ziatane, qui est une... Enfin, je veux dire, je ne donne pas un avis personnel, mais c'est une grande dame de l'islamisme. Est-ce qu'elle, il faudrait l'empêcher d'accompagner des élèves en sortie ? Elle est voilée, mais elle porte un discours extrêmement républicain.

19:53
Nathalie Brisson

La religion n'a rien à faire à l'école. À l'université, je suis d'accord, parce que c'est un lieu d'expression, un lieu de débat. Donc, je suis pour le port du voile à l'université. En revanche, à l'école, quand on a des mineurs, je suis totalement contre le port de tous signes religieux. On n'a pas un...

20:10
Présentateur

Y compris sur des sorties extérieures, des sorties scolaires. Y compris pour les parents, là, vous parlez, pour les parents. Y compris pour les parents qui accompagnent... Benzatel va dans les écoles, collèges, lycées pour parler de son combat contre le radicalisme et contre la radicalisation. Elle porte le voile et au contraire, son message passe très bien. Il n'y a pas de souci. Je veux dire, donc vous l'interdiriez de venir intervenir dans les écoles comme elle le fait aujourd'hui alors que ça porte un sens majeur ? Bien sûr. Ah bon, très bien. Pourtant, elle porte un discours contre la radicalisation et elle est invitée partout pour se faire.

20:38
Nathalie Brisson

Écoutez, on n'a pas le même rapport avec le voile. Pour moi, le voile, c'est la soumission de la fête. Mais non,

20:45
Présentateur

l'État laïque n'a pas à juger des pratiques religieuses des uns et des autres. On peut avoir un débat d'idées sur ces questions-là, mais ce n'est pas à l'État de légiférer puisqu'il est laïque donc il ne traite pas de la religion sauf s'il y a trouble à l'ordre public, sauf si c'est imposé, on l'a dit. Et il a déjà les outils pour contester, pour condamner lorsqu'il y a une imposition ou lorsqu'il y a trouble à l'ordre public. Mais il n'a pas à faire plus. Ensuite, il y a autre chose. Vous dites que vous voulez lutter contre l'islamisme radical. Mais en faisant ça, c'est extraordinaire parce qu'en faisant ça, c'est tout l'inverse.

En faisant ça, vous offrez des arguments supplémentaires aux islamistes. Vous offrez l'argument de la discrimination aux islamistes. Vous reliez le message et vous alimentez les messages des islamistes qui disent que vous êtes discriminés. J'écoute, monsieur,

21:32
Auditeur

ce que disent les Français. Je ne suis pas dans un cercle parisien. Moi, j'écoute ce que disent les Français. Et aujourd'hui, il y a 71% des Français qui souhaitent l'interdiction du port du bois pour les petites filles.

21:44
Présentateur

Quand vous posez la question différemment ou quand vous expliquez ce que permet déjà le droit aux Français, ils ne répondent pas à la même chose. Vous ne pouvez pas rester sur ce chiffre, c'est trop facile. La réalité, ce n'est pas ça. La réalité, c'est que si vous voulez combattre l'islamisme, il ne faut pas alimenter le discours victimaire comme vous le faites. Il ne faut pas laisser dire... Mais il ne faut pas non plus être dans la bien-pensance et se laisser marcher dessus.

22:07
Nathalie Brisson

Je suis désolée. Aujourd'hui, les Français, on en a assez. Mais non, mais arrêtez avec ça. Mais bien sûr que si. Votre discours, c'est un point de plus pour Jordan Bardella à chaque fois. Mais pas du tout.

22:14
Présentateur

Non, vous reprenez ses têtes. Vous les validez. Non, en réalité, ce qu'il faut vraiment faire, si vous aviez du courage, c'est plutôt, par exemple, au lieu de n'offrir aucune offre publique périscolaire à la sortie des écoles, ce qui fait que beaucoup d'enfants dans les quartiers ségrégés vont où ? Là où c'est ouvert dans la mosquée qui est la seule offre périscolaire, par exemple. Il faut faire des offres périscolaires publiques laïques. Mais vous coupez tous les fonds.

Vous êtes, vous, au plus tôt, enfin votre parti, et partisans de couper tous les fonds aux associations qui vont, par exemple, ouvrir des offres périscolaires laïques pour que ces enfants n'aillent pas dans des lieux confessionnels. C'est ça, une vraie mesure, par exemple, qui lutte contre l'islamisme. Ce serait aussi de mélanger les populations, de faire taire cette ségrégation spatiale et urbaine et de mélanger les publics pour qu'il y ait plus d'interactions et qu'il n'y ait pas de repli communautaire. Qu'est-ce que vous faites là-dessus ? C'est tout l'inverse. Quand vous allez favoriser l'école privée, par exemple, qu'est-ce qui se passe ?

Toute la misère sociale se concentre dans l'école publique. Et évidemment, qu'il y a des replis communautaires puisqu'il n'y a plus de mélange dans l'école publique.

23:14
Auditeur

Excusez-moi, c'est les parents qui ne veulent plus mettre leur enfant dans les écoles publiques. Pourquoi ? Mais passez pas

23:19
Présentateur

parce qu'il n'y a plus de mélange. Et vous faites tout pour qu'il n'y ait plus de mélange. C'est ça le problème.

23:21
Nathalie Brisson

Non, c'est à cause de la doigte du nombre, monsieur. Aujourd'hui, vous le savez.

23:25
Présentateur

Mais bien sûr, oui, oui. Voilà, le grand emplacement. Mais vous pensez que c'est grave. Mais vous savez... Juste, Emmanuel Brisson et Jade Zahad, qu'on aille sur la question du risque d'amalgame. Je peux quand même répondre sur ça ? Oui, et après, je voudrais qu'on parle de l'amalgame. Encore une fois, l'exemple de Latifa Ben Ziadène, il est intéressant. Oui, parce qu'en réalité, ceux qui font de la laïcité une religion d'État, ceux qui font de la laïcité un laïcisme d'État, en réalité, défendent une version de l'identité française qui est l'identité judéo-chrétienne, blanche. Moi, je vais vous résumer en 10 secondes ce que je pense et ce que nous pensons.

Vous avez à l'extrême droite ceux qui disent il y a 70 millions de gens qui doivent avoir une identité, une citoyenneté. Je vais vous expliquer laquelle. Vous avez à l'extrême gauche, il faut être aussi lucide, des gens qui vous disent nous avons 70 millions de gens qui ont 70 millions d'identités et 70 millions de citoyenneté, c'est-à-dire plus rien de commun, un droit à la revendication et la différenciation. Moi, ce que je dis, c'est très clair. Ce que nous défendons dans le bloc central est très clair et à mon avis le meilleur rempart contre la naïveté des uns et l'obsession des autres.

C'est 70 millions d'individus, 70 millions d'identités, mais heureusement qu'elles sont différentes et heureusement que nous ne sommes pas tous des clones. Heureusement que nous venons d'ici et d'ailleurs avec des croyances, avec des cultures, avec des origines, mais pour autant, ces 70 millions d'identités doivent se rassembler derrière une seule citoyenneté avec des droits et des devoirs. Et donc là-dessus, il faut être clair. Moi, par exemple, je porte, et je crois que Gabriel Attal aussi, l'introduction dans la loi d'un délit de contrainte de port du voile. L'article 31 de la loi 1905 permet déjà un certain nombre de mesures. Nous proposons de renforcer ces éléments.

L'enseignement moral et civique à l'école est le lieu de l'apprentissage de l'esprit critique. Il faut renforcer l'apprentissage de l'esprit critique en redisant au passage qu'en France, on a le droit de critiquer toutes les idées et que les religions, au même titre que les autres, ont le droit d'être critiquées. Ce qu'on n'a pas le droit de faire, c'est de cibler des croyants parce qu'ils sont croyants. Et enfin, un dernier exemple, je vous parlais du continuum école-parents. L'école ne peut pas tout toute seule.

Il faut responsabiliser les parents et donc on est en train de travailler, on est en train de réfléchir sur cette question-là pour faire en sorte que les parents soient associés à cette entreprise qui est la force de la République qui est celle de faire des citoyens. Vous savez qu'il y a une charte de la laïcité à l'école, peut-être faudrait-il la faire signer aussi par les parents. Il y a des choses qui sont à faire mais loin de ce débat qui n'a qu'une conséquence qui est, un, de nous diviser, deux, de laisser penser à certaines Françaises et Français qu'ils seraient des Français de seconde zone.

Moi, je m'inscris en faux contre ça et je vous le dis d'autant plus tranquillement que je m'appelle Jade Zab, que je suis la première génération née en France que je me considère à 100% français et je n'ai jamais été aussi fier de mes origines. La force de la République française, c'est l'intégration républicaine, c'est vous venez d'où vous venez, vous êtes comme vous êtes mais d'où vous venez, il y a quand même des règles à respecter. Ne soyons pas naïfs mais ne soyons pas non plus obsédés. Vous parliez de la charte de la laïcité à l'école. Je vais vous diffuser un reportage justement à Emmanuel Brisson où vous allez pouvoir réagir.

Est-ce que cette charte de la laïcité à l'école, là, elle est vraiment dans la loi, notamment la loi de 2004 mais pas toujours facile à faire appliquer. Regardez cette affaire qu'avait fait Polimic, c'était l'an dernier en 2004. Un proviseur était menacé de mort après qu'il ait demandé à une élève de retirer son voile dans la cour de l'établissement. On regarde juste l'extrait du reportage de Saad Assouban et on réagit juste après.

26:43
Invité

Il a fini par jeter l'éponge et quitter la direction du lycée Maurice Ravel. Un mois après son altercation avec une élève, le proviseur met en avant des raisons de sécurité. Devant l'établissement, les élèves comprennent. Sa place, je pense qu'il la mérite comme tout le monde, c'est-à-dire qu'il ne devrait pas partir, mais je pense que si lui, il ne peut plus, c'est normal qu'il parte. C'est la meilleure chose à faire parce que même au niveau des élèves, je pense qu'on n'a plus la même image envers lui. Il y a eu une ambiance bizarre depuis. Après, ça va quand même. C'est juste un peu bizarre. L'affaire commence fin février.

Le proviseur aurait vivement interpellé une élève qui aurait remis son voile dans la cour en fin de journée. Ensuite, les versions divergent. Elle et des témoins dénoncent un coup sur le bras. Lui, dément. L'incident émeut. La ministre de l'éducation se rend sur place. Les réseaux sociaux s'en mêlent. Des menaces de mort sont proférées. Elles ont eu raison de la ténacité du proviseur et alarment les élèves comme les profs. Des menaces de mort, c'est vraiment trop poussé. Comme par exemple, ça fait avec Samuel Paty.

27:52
Nathalie Brisson

Ça suffit. Oui, c'est très mauvais. C'est très mauvais pour les élèves. C'est mauvais aussi pour les parents qui angoissent. Tout est source d'angoisse.

28:00
Présentateur

Donc, le proviseur a fini par démissionner. Je crois qu'il a reçu l'ordre du mérite après. Mais enfin, question, est-ce que la République a suffisamment protégé, soutenu ce proviseur, cet agent de la République et voilà, on voit bien qu'il y a effectivement parfois des failles et je crois que beaucoup d'enseignants diront qu'effectivement, il y a, permettez-moi de le dire, des trous dans la raquette, Emmanuel Buisson.

28:27
Nathalie Brisson

Bien sûr, il y a des failles et moi, j'en ai marre. Aujourd'hui, il y a un sondage qui est paru qui donne Jordan Bardella gagnant face à n'importe quel autre candidat. Face à Édouard Philippe,

28:37
Présentateur

face à Gabriel Attal, face à un candidat de gauche. Et en fait, les discours que j'entends depuis tout à l'heure sont complètement déconnectés de la réalité des Français. Pourquoi ? Parce que qu'est-ce qui intéresse les Français ? C'est la sécurité. C'est l'immigration. Non, c'est la sécurité, c'est l'immigration. C'est ce que les Français vous disent à chaque fois et c'est ce que vous ne voulez pas entendre. Effectivement, pouvoir d'achat, santé, c'est encore au-dessus. En tête. Toujours. Mais ça ne veut pas dire que l'immigration n'est pas en tête des priorités des Français.

29:05
Nathalie Brisson

C'était quand même un grand sujet pendant la campagne de 2022. Je pense qu'on en parlait sur tous les plateaux télé. Là, vous repassez également un passage qui montre qu'il y a encore des problèmes de sécurité même dans les écoles. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l'État n'est pas en capacité de protéger nos professeurs ? Que l'État n'est pas en capacité de protéger nos enfants ?

29:23
Présentateur

Est-ce que là, pour vous, ça veut dire que l'État, la République n'a pas suffisamment protégé ? Heureusement, ce n'est pas allé jusqu'à des extrêmes comme on l'a vu, malheureusement, évidemment, avec Samuel Paty ou Dominique Bernard. Mais est-ce que là, la République n'a pas assez soutenu et martelé la laïcité de la République ?

29:38
Nathalie Brisson

On a un professeur qui a démissionné.

29:40
Présentateur

Évidemment que l'État a failli... Proviseur, chef d'établissement. Mais là-dessus, moi je pense déjà qu'il faut redire notre chapeau à tous les enseignants qui sont les vigies de la République. L'école est à l'image de la société. Elle est traversée par un débat. Il faut l'entendre et il faut l'affronter de manière lucide. La loi dite de lutte contre les séparatismes a permis la protection fonctionnelle des enseignants à créer un délit d'entrave à l'enseignement. Si un personnel de l'éducation nationale est entravé dans le cadre de ses fonctions, il peut porter plainte contre la personne et la personne peut être condamnée. Est-ce que ça suffit ? Non. Moi je pense qu'il faut aller plus loin.

Peut-être qu'il faudrait renforcer les sanctions. Mais encore une fois, sanctionner c'est bien mais moi je dis souvent la faiblesse de la force et de ne croire qu'à la force. Il faut non pas s'attaquer aux symptômes mais aux causes profondes. On ne peut pas tout attendre de l'école. Donc moi je dis très clairement il faut que nous soyons unis sans trembler derrière nos enseignants qui sont tous les jours devant les élèves pour apprendre une belle idée qui est celle de la République. Ensuite il faut évidemment aussi comprendre que les professeurs ne peuvent pas tout.

Donc il faut vraiment faire de l'école non pas opposer l'école à la famille mais si on veut éduquer des enfants ça se fait et moi j'utilise le terme de continuum. Il faut que les enfants les parents et les enseignants forment une alliance et donc il faut investir aussi plus les parents et puis il faut aussi faire de la promesse républicaine une réalité partout parce que je vous le redis de cette manière les silences et les échecs de la République sont une arme dans les mains des islamistes.

Quand vous allez pointer du doigt des gens quand vous avez le débat sur l'identité nationale tous les trois mois oui forcément vous avez des gens qui vont se sentir exclus et qui donc vont aller se jeter dans les bras d'islamistes. Donc je pense qu'il faut affronter tout ça de manière très lucide mais oui il faut aller plus loin sur la protection des enseignants.

Nicolas Cadenne justement et puis après on va revenir notamment sur les mesures de ce rapport également proposition au choc de Laurent Wauquiez mais sur ça sur le respect de la laïcité notamment dans les établissements scolaires on mentionnait le nom de Samuel Paty donc c'est qu'aujourd'hui encore quand il y a des hommages Samuel Paty beaucoup d'enseignants n'osent pas les faire par peur des réactions voilà pourquoi donc parce que justement on a des établissements ségrégés et complètement communautarisés donc là encore ça renvoie à la nécessité de mixité scolaire mixité socio-culturelle dans les publics scolaires souvent d'ailleurs c'est un communautarisme pardon qui est subi par ces populations là qui souhaitent elles-mêmes les parents souhaitent beaucoup plus de mélange donc déjà première chose c'est pas du tout ce que propose il me semble LR que de mélanger les publics scolaires pour créer de l'interactivité sociale et pour justement casser ce mimitisme cet effet de groupe ces replis communautaires ensuite qu'est-ce qu'ils demandent les professeurs les professeurs ils demandent du soutien de l'administration du soutien aussi en termes de moyens parce qu'ils travaillent souvent dans des conditions assez déplorables mais aussi ils demandent des soutiens sur la laïcité sur les faits religieux vous avez parlé de l'enseignement moral et civique de la charte de la laïcité ce sont des choses que j'ai mis en oeuvre avec l'observatoire de la laïcité et le ministère de l'éducation nationale à l'époque c'est important mais ça suffit pas de soutien derrière et donc par exemple il faut outiller les enseignants sur l'enseignement laïc des faits religieux parce qu'ils sont souvent interpellés sur les questions religieuses dans la classe ils sont en incapacité parce qu'ils ne sont pas aidés là-dessus pour répondre à ces problématiques-là pour déminer certaines tensions qui rejaillissent sur les faits religieux pourquoi ça n'a pas fait je regrette qu'un précédent ministre de l'éducation nationale assez récent a refusé cette formation que demandaient les enseignants sur l'enseignement laïc des faits religieux pour répondre à ces situations tendues en classe et pour permettre aux élèves de prendre du recul sur leur propre croyance pour permettre effectivement de faire tomber un certain nombre de préjugés de clichés et qu'eux-mêmes effectivement comprennent la diversité des pratiques au sein des religions et cassent les replis et ne soient pas dans une spirale de replis ce sont des choses pratiques qu'on pourrait mettre en oeuvre on ne met pas en oeuvre alors vous avez effectivement des politiques maintenant qui se disent héros de la laïcité qui disent laïcité laïcité mais qui en réalité en acte ne proposent rien de concret c'est trop facile de dire qu'il faut tout interdire on n'est pas dans une société liberticide j'espère qu'on ne le saura pas non le vrai courage politique c'est d'assumer des politiques de fond qui s'attaquent en effet aux causes et aux racines des mots aux racines du repli communautaire alors justement pour revenir à ces propositions qui font évidemment un débat je vais vous proposer un petit interlude un petit peu plus léger mais vous allez voir où je veux en venir on aime bien dans cette émission regarder dans le rétro avec nos collègues de l'INA je vous remène en 1974 à cet âge là la majorité la majorité tout court est à 21 ans et puis 1974 la loi change elle passe à 18 on écoute ce petit extrait de l'INA de 1974 8 juillet 1974 et après on en parle

34:16
Invité

concrètement voilà ce que cela change pour les jeunes de 18 ans ils pourront se marier sans le consentement de leurs parents choisir librement leur domicile leurs études ou leur profession ouvrir un compte en banque ou acheter une moto sans l'autorisation paternelle avec une restriction le père devra donner son aval pour les traites il garde donc le contrôle des dépenses la tutelle paternelle est supprimée en ce qui concerne les autorisations de se rendre à l'étranger et bien sûr le carnet scolaire n'aura plus à être signé par papa et maman

34:45
Présentateur

voilà petite note un peu plus légère le carnet scolaire plus signé par papa et maman en tout cas j'avais envie qu'on parle évidemment là on est dans des suppositions mais c'est le sens de certaines propositions des LR il y a une des majorités aujourd'hui la majorité évidemment citoyenne le droit de vote à 18 ans majorité sexuelle à 15 ans le permis de conduire qui est passé de 18 à 17 ans je crois acheter de l'alcool 18 ans majorité pénale atténuer de 13 à 18 ans avant la majorité pénale pleine à 18 ans la société établit des majorités parce qu'on estime qu'à cet âge là c'est ce que vous disiez aussi Emmanuel Bruisson on est libre de choisir d'assumer voilà ces choix ces décisions en ayant la maturité nécessaire donc question est-ce que à 16 ans ou moins de 16 ans on a la maturité nécessaire pour porter le voile pour faire le ramadan le jeûne du ramadan qui peut poser effectivement des problèmes notamment il y a des enseignants on parlait des enseignants qui disent j'ai la moitié de ma classe qui ne peut pas être là pendant un mois parce que les élèves sont trop fatigués n'ont rien mangé voilà est-ce que alors on va aller sur ces majorités là expliquez-nous Emmanuel Bruisson mais après on ouvrira peut-être aussi sur les autres religions ce que ça impliquerait de toute façon pardon on ne peut pas ouvrir je sais qu'il n'a pas été d'accord non mais non parce qu'encore une fois en France l'état est neutre donc soit on parle de faits religieux et on parle de toutes les religions soit on n'ouvre pas le débat je précise parce que je suis très curieux sur le débat il y a des majorités pour plein de choses en France est-ce qu'il faut une majorité religieuse on va prendre l'exemple du ramadan si vous voulez l'exemple du ramadan il y a de nombreux médecins scolaires

36:24
Nathalie Brisson

des pédiatres qui nous ont expliqué que vu que le ramadan dure longtemps les jeunes ne mangent pas ils ne boivent pas il y a une fatigue sur les jeunes il y a de l'hypoglycémie donc il y a un problème de santé il n'y a pas ce problème là dans le carême parce qu'on ne jeûne que deux jours ou même pour le Yom Kippour parce que c'est 24 heures donc là c'est sur la durée oui il y a un problème pour les jeunes il y a un problème de santé et je pense que quand on est jeune qu'on doit étudier on doit avoir toutes ses forces donc il y a un problème avec ce sujet là et c'est pour ça que nous chez les républicains on a pointé du doigt le ramadan

36:58
Présentateur

et juste pour finir sur le vous interdisez quoi ? je ne comprends pas vous allez lister les gens qui font le ramadan qu'est-ce que vous proposez en fait ? excusez-moi je ne comprends vraiment pas c'est quoi la proposition concrète ? vous allez faire des listes de jeunes qui font le ramadan en disant toi tu viens toi tu viens pas ?

37:12
Nathalie Brisson

non écoutez on le sait très bien qu'en France il n'y a aucun problème avec certaines religions mais il y a un problème oui avec la religion musulmane vous savez que c'est

37:22
Présentateur

ça m'inquiète d'entendre ça

37:23
Auditeur

mais c'est pas moi qui le dis c'est une grande partie des français je sais que vous ne pouvez pas être d'accord

37:27
Présentateur

ça renvoie au discours que le même camp prononçait à la fin du 19ème au début du 20ème qui disait il y a un problème en France ce sont les anti-français ce sont ils parlaient de cette France cette anti-France judéo-protestante c'était à l'époque les minorités qui étaient ciblées par le même camp en disant c'est pas possible on n'a aucun problème avec les catholiques mais alors eux en revanche c'est vraiment impossible et là vous dites la même chose avec les musulmans je parle pas des majeurs je parle des enfants alors est-ce que cela et je m'adresse à vous deux est-ce que protéger les enfants est-ce que ça c'est pas audible de dire quand on a moins de 16 ans c'est déjà le cas la loi protège les âmes

38:02
Auditeur

alors pourquoi est-ce qu'il y a des médecins qui se plaignent si c'est déjà le cas pourquoi est-ce qu'il y a des français 71% de français

38:07
Présentateur

qui veulent l'interdire

38:08
Auditeur

mais non mais si vous me dites c'est déjà le cas

38:09
Présentateur

pourquoi est-ce qu'on en débat aujourd'hui parce qu'il faut appliquer la loi et parce qu'il faut donner les moyens aux services compétents pour appliquer la loi pourquoi vous ne proposez pas davantage de moyens aux services sociaux ben voilà est-ce qu'à moins de 16 ans est-ce qu'à moins de 16 ans on est libre de son choix on a son libre arbitre quand on est un jeune musulman pour porter le voile pas porter le voile on estime qu'on n'est pas prêts à conduire on n'est pas prêts à voter à 10 ans on est libre de mettre un voile vous savez pardonnez-moi je ne me permettrai pas de vous corriger mais la façon dont la question est posée est légèrement problématique soit on dit est-ce qu'à 16 ans on est libre de porter le voile la kippa ou un autre signe religieux ostensible soit on dit non mais on ne peut pas dire est-ce qu'à moins de 16 ans on est libre de porter le voile et pas parler des autres c'est ce que j'ai commencé à aborder tout à l'heure et donc je reformule parce que c'est ce que je vous disais qu'il fallait aborder les autres religions est-ce qu'à moins de 16 ans on est suffisamment éclairé mature pour porter le voile faire le ramadan être baptisé sans son consentement parce qu'on est souvent baptisé beaucoup de catholiques sont baptisés quand ils sont nourrissons pas vraiment possédés de porter la kippa avec le baptême voilà de faire toutes ces choses alors là je vous réponds on verra peut-être pendant que vous parlez on voit des images d'ailleurs peut-être aussi de catholiques où le baptême est en hausse notamment chez les jeunes adultes peut-être que c'est justement un âge on est plus éclairé pour le faire alors là je vous remercie pour la question et j'y réponds bien volontiers j'ai changé de position sur cette question là je considère qu'il faut qu'on réfléchisse effectivement pour l'ensemble des signes religieux ostensibles soit on considère qu'à moins de 16 ans on n'est pas en capacité de choisir même si des textes internationaux et notamment la convention des droits de l'enfant 16 ans c'est l'autorité parentale mais je pense qu'il faut qu'on ouvre ces débats il ne faut pas être naïf encore une fois la majorité des françaises et des français se questionnent loin des sondages il faut qu'on discute de cette question là dans la raison pourtant je veux quand même dire un mot de ces jeunes qu'on pointe du doigt vous savez moi d'une certaine manière je trouve que c'est positif que nos jeunes soient moins crispés sur les signes religieux ostensibles on dit les jeunes ils ne respectent pas la laïcité ils sont pour les signes religieux ostensibles à l'école en réalité c'est une génération qui a grandi avec la mondialisation avec les réseaux sociaux ce qu'ils ont de pire mais parfois de meilleurs et donc ils sont moins crispés sur ces questions là pour autant il faut qu'on soit très ferme sur l'application de la loi de 2004 oui toi t'es croyant toi t'es pas croyant toi t'as la kippa toi t'as autre chose oui mais à l'école il y a un principe qui est celui de la neutralité parce qu'on est dans un endroit où on vient apprendre donc je pense qu'il faut expliquer à cette jeunesse ne pas la pointer du doigt on parlait des minutes de silence sifflé il faut expliquer aux jeunes pourquoi c'est mal de siffler on est à l'école pour apprendre la pensée critique l'éducation morale et civique ça sert à ça mais encore une fois la façon dont le débat est posé par les républicains en l'occurrence c'est un avis très personnel je considère que ceux qui écrivent ce rapport n'ont plus grand chose de républicains c'est une façon de créer une citoyenneté à deux vitesses de pointer du doigt une partie de nos concitoyens or précisément la laïcité ne fait pas de distinction entre les citoyens donc soit on les traite tous comme des citoyens soit on n'agit pas mais on ne peut pas dire les uns et pas les autres il nous reste que trois minutes justement Emmanuel Bruisson sur ça sur protéger le libre choix des esprits éclairés des enfants dans ce cas là pourquoi j'entends ce que vous pouvez dire sur le voile avant ses enfants etc mais dans ce cas là la première communion on l'a fait à 7-8 ans parce que c'est plus ou moins imposé par les parents est-ce qu'il ne faudrait pas attendre d'avoir une majorité que le législateur décidera pour être capable de faire son libre choix religieux pour répondre vite fait à l'écouter tout va bien tout se passe extrêmement bien je suis désolée en France on a besoin d'ordre d'autorité donc au bout de moments vous n'êtes pas mon premier à rôle il faut expliquer

41:45
Nathalie Brisson

et pour vous répondre excusez-moi mais qu'on baptise un enfant on ne porte pas ce signe religieux quotidiennement pourquoi est-ce qu'il y a

41:53
Présentateur

on le fait entrer dans la religion chrétienne on pourrait dire contre son gré

41:56
Nathalie Brisson

mais ça ne se voit pas je ne sais pas si vous êtes baptisé je ne vais jamais le savoir si demain vous êtes une jeune fille de 11 ans vous devez avoir des emprises sans signe est-ce que je peux finir si demain je vois une jeune fille de 11 ans porter le voile ça se voit quotidiennement

42:09
Présentateur

à l'école c'est du prosélytisme à l'école elle n'a pas le droit parce que à l'école de la République elle n'a pas le droit de venir avec le voile

42:16
Auditeur

je ne peux pas vous laisser dire qu'à l'école on peut porter un voile et bien on est vulnérable on peut inciter d'autres petites filles à porter le voile et c'est extrêmement oui ça concerne que le voile il n'y a pas d'emprise religieuse non en France il n'y a pas d'intégrisme catholique il n'y a pas de problème avec la religion juive vous êtes déjà allé

42:34
Présentateur

sur le site de la Mivilude vous avez lu les rapports sortez dans la rue un petit peu vous avez lu les rapports sur les dérives sectaires visiblement pas bien sûr que les dérives sectaires concernent tous les courants religieux mais surtout en fait toutes ces mesures sont très sparadras sont assez ridicules et font preuve de grande lâcheté le vrai courage politique serait d'affronter les problèmes à la racine s'il y a un recours accentué aujourd'hui à la religion il faut comprendre pourquoi pourquoi il y a un recours accentué à la religion il faut comprendre les causes et faire en sorte qu'effectivement il n'y ait plus de repli communautaire religieux et donc pour ça il faut offrir plus de république en actes plus d'égalité réelle

43:07
Auditeur

il y a un endoctrinement des jeunes vous le savez très bien sur les réseaux sociaux bien sûr qu'il existe aussi parce que demain on peut très facilement devenir musulman on passe devant un imam on devient musulman pour devenir juif c'est simple pour être chrétien il y a le catéchuménat donc vous souhaitez

43:22
Présentateur

que l'état encadre comment on devient musulman c'est extrêmement intéressant parce que vous avez d'un côté une partie des LR qui défend l'idée que la laïcité ce serait la neutralité des citoyens je m'inscris en faux et résolument contre cette lecture radicale de la laïcité et en même temps on voudrait que l'état s'immisce dans la religion pour expliquer comment on pratique la religion on arrive à la fin de cette émission c'est passionnant on voit évidemment qu'on ne va pas régler tous les débats ce soir mais vous reviendrez moi j'avais envie de vous poser des questions ce sera l'objet d'un autre débat sur est-ce que c'est le voile la polémique ou est-ce que c'est plutôt l'intégration on en reparlera une autre fois c'était passionnant merci à tous les trois 22h on vous retrouve Cécile Bartoli pour le journal nous