Jacques Legros, 27 ans de journal de 13h - C à Vous l’intégrale - 12/05/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi en France, on est tellement violents envers les vieux?
- 4:00OuverteRéponse directe
Vous dites "Je suis vieille et je vous emmerde". Depuis quand vous en êtes fière?
- 6:00OuverteRéponse directe
Le documentaire "La Révolte des vieux" montre des seniors actifs. Qu'en pensez-vous?
- 8:00OuverteRéponse directe
Télé Vioc, c'est une émission pour les vieux par les vieux. Pourquoi ce projet?
- 10:00OuverteRéponse directe
Vous avez inspiré le Bonus de Lorrain avec "Télé Vioc". Les vieux actifs?
- 12:00OuverteRéponse directe
Les résidences seniors peuvent se transformer en discothèques. C'est vrai?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00L.AdlerFait
« Je suis vieille et je vous emmerde »
- 6:00L.AdlerFait
« On a la possibilité de parler vraiment et normalement et d'être considérés comme des citoyens à part entière »
- 10:00L.SénéchalFait
« Les vieux bossent parfois au-delà de l'âge normal de la retraite »
- 12:00L.SénéchalFait
« Les résidences seniors peuvent se transformer en discothèques »
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n'ait pas été présente aujourd'hui pour ce rassemblement? ... - A.-E.Lemoine: Jusqu'à 21h avec toute l'équipe.
Lorrain est aux côtés de notre chef, R.Beaufour, qu'on a le plaisir de revoir. C'est la propriétaire d'un restaurant dans le 10e arrondissement. - L.Sénéchal: Vous nous préparez des ravioles. - R.Beaufour: On les passe 3 minutes parce que c'est de la raviole fraîche.
Vous pouvez les débarrasser. - A.-E.Lemoine: Ce sont des grosses ravioles. - R.Beaufour: On va les déglacer.
C'est des agnolotti. L'huile de lavande vient parfumer. On va faire le dressage.
Lorrain n'est pas très doué pour le dressage. Il ne dresse pas bien. Il y a trop d'hésitation sur les oeillets.
On compte sur vous pour dresser, Lorrain. C'est une essayiste, romancière, productrice de radio et de télévision qui se sent vieille mais qui est très contente de l'être, au point d'en avoir fait un slogan, le titre d'une conférence donnée il y a peu de temps et qui s'intitulait "Je suis vieille et je vous emmerde". - L.Adler: Nous avons des clichés dans la tête, en France, en disant: "Les vieux sont gagas, les vieux ont Alzheimer, les vieux nous ennuient, les vieux nous perturbent, on ne veut pas les voir..." Pourquoi est-ce qu'en France, on est tellement violents envers les vieux?
J'espère que la révolution prochaine sera le vivre-ensemble avec toutes les générations réunies. Je pense que c'est bien parti. - A.-E.Lemoine: Un premier cri de colère en 2020 dans "La Voyageuse de nuit" contre ce que la société fait en ne nommant pas les vieux, en les cachant, en en ayant honte.
Elle a ensuite fait un documentaire en 2023. Elle lance "Télé Vioc" sur YouTube, faite par des vieux, pour des vieux, pour rappeler que l'âge ne doit pas être un stigmate mais un privilège. Waouh!
Bonsoir. - L.Adler: Merci de m'avoir invitée. - A.-E.Lemoine: On a suivi votre révolte.
Vous avez dit "bonsoir les" quoi? - L.Adler: Bonsoir les boys. - P.Cohen: Je n'entends pas ça souvent. - A.-E.Lemoine: Il aime bien être dans un boys band.
On parle du 2e épisode de "Télé Vioc" que vous avez entamé avec: "On est encore là un mois après le premier. Nous sommes encore vivants." C'est drôle.
Le message, c'est "arrêtez de vouloir enterrer les vieux avant l'heure". Ca dit quoi de l'image des personnes âgées? On peut être drôle, plein de vie, plein d'audace? - L.Adler: On a la possibilité de parler vraiment et normalement et d'être considérés comme des citoyens à part entière alors qu'on est souvent considérés, en raison de notre âge, comme un objet et non pas comme un sujet.
On a essayé à l'intérieur de la petite association que nous avons créée... - A.-E.Lemoine: Le Conseil national autoproclamé de la vieillesse. - L.Adler: C'est la génération des baby-boomers.
On a tous été dans la rue, même si certaines et certains étaient très jeunes en 68. Ca a commencé avec cette prise de conscience de la jeunesse qui est descendue dans la rue en 68 en disant: "Arrêtons de faire en sorte que la société soit dirigée par des vieux." C'était une des origines de Mai 68.
Tous les vieux détiennent tous les pouvoirs. Aujourd'hui, on est devenus vieux, mais on n'a pas l'intention de se laisser enterrer aussi rapidement comme citoyens. - A.-E.Lemoine: Depuis Combien de temps vous vous dites que vous êtes vieille et depuis quand vous en êtes fière? - L.Adler: On n'est jamais vieux à l'intérieur de soi-même.
On ne se réveille pas en se disant de manière prétentieuse: "Je suis vieille." On n'y pense pas. Ce n'est pas agréable de se dire qu'on est vieux.
C'est le regard des autres qui vous fait vieux. Par exemple, ce matin, on m'a laissé la place dans le métro. Je n'avais pas du tout envie de m'asseoir.
Je me suis dit: "Ca y est." - A.-E.Lemoine: Vous vous êtes assise? - L.Adler: J'ai refusé! - P.Cohen: Ca me fait penser à une chanson de C.Nougaro qui s'appelle "Mon assassin".
Tout à coup, il entend une fille qui lui fait la remarque en disant: "T'as vu le vieux?" - L.Adler: A l'intérieur, on ne se sent pas vieux.
Ce sont les autres qui nous voient vieux. On sait très bien quand on est vieux. On ne passe pas son temps à se regarder dans la glace en inspectant tous les signes avancés de la vieillesse, mais on ne l'évite pas pour autant. - A.-E.Lemoine: Vous dites "vieux" et même "vioc".
C'est urgent d'appeler un chat un chat? - L.Adler: Toutes les considérations dans la langue qui essayent de travestir et de masquer une réalité, parce qu'elle n'est plus acceptable...
Dire "seniors", "4e âge"...
J'ai un copain qui m'a invitée pour son anniversaire et qui a 104 ans. Il se porte très bien. - A.-E.Lemoine: C'est qui? - L.Adler: Edgar Morin.
Ce sont des mots pour masquer la réalité d'une vérité biologique. Vous, jeune garçon, vous allez la connaître aussi. - A.-E.Lemoine: Il faut plus penser à la vieillesse.
On est dans une société qui ne la pense pas? - L.Adler: C'est quelque chose qui va nous arriver à tous quel soit notre âge.
Le titre de mon livre "La Voyageuse de nuit" est tiré d'un emprunt de Chateaubriand qui raconte dans "Les Mémoires d'outre-tombe" qu'à l'âge de 28 ans, il était considéré et il se considérait lui-même comme un très vieux. Il était foutu pour la société, perclus de rhumatismes. Il y a une subjectivité et une réalité de la vieillesse.
Ce qu'il se passe dans notre pays par rapport à d'autres pays européens, c'est qu'il y a une mentalité collective. Nous y participons tous, y compris nous, les vieilles et les vieux, de consacrer comme âge idéal la jeunesse. On n'a peut-être pas été si heureux que ça pendant notre jeunesse.
Ca veut peut-être dire qu'on sera plus heureux pendant notre vieillesse. Je plaide pour une considération de la vieillesse et pour une intégration des générations. - P.Cohen: "La Révolte des vieux", c'est le nom du documentaire que vous aviez signé il y a 2 ans.
Vous avez rencontré des plus de 70 ans, dont cette chorégraphe au Sénégal. - Beaucoup de gens me disent: "C'est quand, la retraite?" Mais c'est quoi, la retraite?
Que je m'asseye, que je sois comme une voiture garée? Je vais devenir toute rouillée. Je danse.
Je danserai jusqu'à ma mort. Comme la toupie, je tourne. Tant que je pourrai danser, je vais danser. - P.Cohen: Une belle séquence. - L.Adler: Elle continue à danser, à faire des spectacles.
A l'intérieur de son école qui s'appelle L'Ecole des sables, près de Dakar, elle continue à former de nouvelles générations. Elle réalise un syncrétisme entre le traditionnel et l'hypermoderne. Elle célèbre son rapport au monde par son corps.
Elle se promène le long de la mer, là où elle habite. Elle rend grâce à la vie par l'exultation de son corps. C'est un merveilleux exemple. - A.-E.Lemoine: Vous avez inspiré le Bonus de Lorrain avec "Télé Vioc".
Les vieux actifs. - L.Sénéchal: Un vieux, ça bosse.
Il y a des retraiteurs, des retraités qui offrent des services de traiteur. - Elle raconte beaucoup de blagues de cul. - Des petites blagounettes. - Un de mes plats signature, c'est la tarte tatin aux oignons rouges. - Je fais un plat arménien traditionnel. - Pour nous, c'est un banger. - Je refuse les mots anglais. - Jul: Elle a le regard qui tue, Tchikita... - Trop la classe. - L.Sénéchal: Les vieux bossent parfois au-delà de l'âge normal de la retraite.
Vous parliez d'Edgar Morin. Il y a Raymonde qui a 101 ans et qui est prof de chant des stars comme M.Le Forestier.
Ils étaient venus l'an dernier lui souhaiter joyeux anniversaire pour ses 100 ans. Raymonde donne toujours des cours. - Non, non, non...
Il y a 4 notes qui étaient pas mal. Il est où, le diaphragme? Il coupe le corps en 2. - La, la, la... - C'est faux. - L.Sénéchal: Les vieux font du sport. - L.Adler: Ce n'est pas vrai que les vieilles sont sourdes. - L.Sénéchal: Regardez cette prof de gym malgré ses 91 ans et ses 2 prothèses de hanche. - J'ai beaucoup de plaisir à bouger mon corps et à transmettre aux autres.
Renforcement abdominal, gainage, étirements. C'est une énergie humaine renouvelable à l'infini. Tant que ça dure...
Jusqu'ici, mon corps répond très bien. J'espère que ça va continuer encore longtemps. - L.Sénéchal: 93 ans, prof de gym.
Ils bossent, ils font du sport et font aussi la fête. Ce sont des teufeurs yeuves. - A.-E.Lemoine: Un peu plus que toi. - L.Sénéchal: Des danses endiablées avec toutes les chorégraphies en tête.
On est en Suisse, en marge de l'Eurovision. - On s'éclate. On danse, on rit.
On voit du monde et on boit. - Génial. Personne n'est déguisé en année septante.
Finalement, il n'y en a pas beaucoup. - L.Sénéchal: En France, les résidences seniors peuvent se transformer en discothèques. - En attendant, viens danser. - Très flattée de danser avec un jeune homme. - Est-ce que tu as passé un bon moment avec la jeune dame? - Oui! - Ca vous ravive des souvenirs de jeunesse? - Je suis sourde comme un pot. - Ce n'est pas trop dur de bouger? - De? - Bouger. - Si. - L.Sénéchal: Ils sont un peu sourds mais ils dansent super bien.
Ce sont des viocs. - L.Adler: On continue à danser, à faire la fête.
Tout ce qui est de la possibilité d'exprimer son rapport au corps et de croire en nous, c'est ça. Que les autres croient en nous parce qu'ils voient qu'on bouge, ça peut participer à l'exultation, à la joie de ce que ça veut dire de vieillir et non pas à cette espèce d'horizon sombre qui est symbolisé par le déclin, l'incapacité, le gagatisme. Vous dites que les jeunes travaillent beaucoup, mais il y a des vieux qui travaillent.
On constitue aussi tout l'associatif et le bénévolat en France. On travaille beaucoup à l'intérieur de la société civile, même si on ne nous reconnaît pas ce statut. - A.-E.Lemoine: J'aime bien votre révolte des vieux parce que je me sens pleinement concernée. - L.Adler: Vous avez quel âge? - A.-E.Lemoine: 54 ans. - L.Adler: Vous avez devant vous les plus belles années de votre vie.
Des décennies. - A.-E.Lemoine: Je vous remercie.
C'est pour cela que je me sens concernée. Vous me promettez un bel avenir et je vous remercie de m'offrir ces perspectives. - L.Adler: Moi, ça a commencé à 50 ans, la perception...
Vous ne les faites pas, comme on dit. Il faut arrêter d'avoir honte de faire son âge. On est comme on est. - A.-E.Lemoine: "Télé Vioc", sur YouTube, et c'est la CNaV... - L.Adler: Conseil national autoproclamé de la vieillesse... - A.-E.Lemoine: J.Legros sera à vos côtés dans un instant, qui a fait ses adieux au 13h de TF1. - Elle est déjà propre. - C'est celle de P.Cohen.
Il adore saucer. - Pardon, mais c'est plein chez les filles. - Bonjour, Babeth. - On se déguise?
On lui fait peur? - C'est quoi, cette idée à la con? - On a moins d'une minute avant qu'elle sorte. - Dis donc, Lucien, tu as vu les chiffres de l'émission?
Bertrand est de moins en moins performant avec ses chroniques. Toi, tu avais des idées de chroniques littéraires intéressantes pour l'émission. - C'est vrai que j'avais des bonnes idées pour l'émission.
Si seulement la présentatrice pouvait les lire... - Ca pourrait aider. - Toi aussi, tu as des super chroniques sur TikTok. - Ca t'avait fait mourir de rire.
On a des idées de chroniques qui pourraient dynamiser l'émission. - Si quelqu'un d'influent pouvait nous donner notre chance à la place de B.Chameroy... - Oui.
Bertrand est en chute libre. Il s'est coupé les cheveux. Il n'a plus de charisme.
Cloche. ... - Non... - Excusez-moi.
Est-ce que quelqu'un peut dire à Patrick que ce sont des assiettes en carton? Ca ne se mange pas. - J.Legros: Au boulot.
C'est papier, stylo, idées. Par exemple, le début...
Je fais toujours un MMB. Je me mets dans le journal. - Cette formule, tu l'as prononcée près de 2000 fois depuis ton premier 13h. - J.Legros: Madame, monsieur, bonjour.
Chaleur, orage et pollution au programme. - A.-E.Lemoine: Vendredi 29 mai, 27 ans après l'avoir prononcée pour la première fois, J.Legros a commencé son dernier 13h par la même formule: "Madame, monsieur, bonjour." 27 années pendant lesquelles J.Legros déjeunait en tête-à-tête avec des millions de Français. - J.Legros: Je voudrais te raconter...
Une histoire. Ne pleure pas! C'est une dame qui m'accueille et qui me dit: "Vous vous souvenez de la dame qui était devant vous l'autre jour?
Elle est revenue me voir après votre départ et m'a dit: 'Tu connais ce monsieur? Parce que j'ai mangé avec lui.'" Elle confondait légèrement le réel et le virtuel.
J'avais mangé avec elle parce que j'étais en face d'elle au moment où il avait sorti son assiette pour déjeuner. - A.-E.Lemoine: La voix brisée par l'émotion et des larmes retenues.
J.Legros a fait son adieu au 13h. Bonsoir.
On donnera les bulletins de notes à la fin de l'émission. On est ravis de votre présence pour revenir sur ce moment très particulier. Toute la rédaction présente en régie, des applaudissements longs, chaleureux, émus. "Ce n'était pas facile", pour reprendre votre expression. - J.Legros: Ca vient d'une assistante qui, à chaque fois qu'on lui donnait quelque chose, disait: "Bien volontiers, mais pas facile".
C'est devenu un gimmick. C'est pour ça que c'était dans le sujet. - A.-E.Lemoine: Ce n'était pas facile, mais vous ne vouliez pas être trop ému, comme une façon de dire que ce n'était pas vous qui allez leur manquer, mais plutôt eux.
Ne pas trop parler de vous. - J.Legros: On ne fait que de la télé.
On est passeurs d'informations, passeurs d'explications. On n'est pas très importants. La seule importance qu'on a, c'est la fidélisation.
La cliente de La Poste... - A.-E.Lemoine: Persuadée de déjeuner avec vous. - J.Legros: 13h, c'est une heure particulier.
Beaucoup de gens déjeunent. C'est un journal très particulier. - A.-E.Lemoine: Ils vous ont écrit?
Vous avez eu des manifestations de la part des téléspectateurs? - J.Legros: Une avalanche.
Il va falloir répondre aux confrères, aux consoeurs, aux amis... - A.-E.Lemoine: Vous en avez encore les yeux qui brillent. - J.Legros: C'est normal. 26 ans, 26 ans de contact assez régulier.
Avant, il y a eu RTL, LCI, France Info. Il y a eu France Inter. Ca fait quand même plus de 40 ans de journalisme et d'animation. - A.-E.Lemoine: Ces adieux étaient très typiques du 13h de TF1.
Ils ont eu lieu après un dernier sujet sur l'affinage du fromage. C'est ça aussi, le 13h. "Les sandwichs, le roquefort, et maintenant, c'est mon dernier JT." - J.Legros: On a sorti le plus vieux fromage, pas celui qui sent le plus fort... - A.-E.Lemoine: Le plus affiné.
Et avec une mèche bien laquée. C'était votre obsession, ne pas avoir la mèche qui tombe devant les yeux. - J.Legros: Et là, ça va? - A.-E.Lemoine: Impeccable. - J.Legros: Je fais ça parce que j'ai des cheveux pourris.
Sinon, ils se cassent la figure. Ce n'est pas facile. - A.-E.Lemoine: C'est important.
Il fallait qu'elle soit un peu plus laquée que d'habitude ce vendredi? - J.Legros: Je ne suis pas sûr de l'avoir laquée précisément ce vendredi.
Peut-être parce qu'elle tenait toute seule exceptionnellement. - A.-E.Lemoine: Elle était au garde-à-vous.
Vous avez reçu une pluie de remerciements. Vous allez y répondre, notamment à M.-S.Lacarrau.
Vous avez été le joker. C'est moche. - J.Legros: On n'a jamais trouvé mieux.
Plan B, remplaçant, joker...
Peut-être que Patrick sait? - A.-E.Lemoine: Il ne s'en est pas donné la peine.
M.-S.Lacarrau, dont vous avez été le joker. ... - A.-E.Lemoine: Il disait quoi, le petit mot de vendredi? - J.Legros: "Partir au moment où un pape arrive, c'est quand même la classe." - A.-E.Lemoine: C'est vrai!
Vous avez fait votre pontificat. - J.Legros: Oui.
J'étais un peu le pape de l'info. - A.-E.Lemoine: Vous avez renoncé au Saint-Siège du 13h.
Vous vous êtes dit qu'il ne fallait pas faire le JT de trop. - J.Legros: J'ai démissionné du Saint-Siège...
Justement, tout allait bien. On a du mal à comprendre ça. Comme je n'en avais pas marre, que ça se passait bien, que les audiences étaient bonnes, que j'en avais encore envie, que je prenais du plaisir, je me suis dit que c'était le moment d'arrêter. - A.-E.Lemoine: Sans qu'on vous ait jamais fait remarquer que c'était le moment de renoncer.
Vous l'avez exprimé dans vos remerciements aux directeurs de l'information. - J.Legros: Que ce soit Thierry Thuillier...
L'âge ne compte pas pour eux. C'est le résultat. - A.-E.Lemoine: On peut le croire.
Quand J.-P.Pernaut a quitté la présentation du 13h... - J.Legros: Ce n'était pas l'âge. - A.-E.Lemoine: On s'était tourné vers une personnalité plus jeune. - J.Legros: Le deal était clair: je ne prendrai jamais la place de J.-P.Pernaut.
Nous n'avions que 10 mois d'écart. Mais lui était malade, souffrant. De toute façon, j'aurais dit non.
J'ai un peu participé au choix, sans le guider. Je trouvais que Marie-Sophie était la personne qu'il fallait, comme Isabelle. Moi, j'étais hors jeu. - P.Cohen: Vous avez remplacé J.-P.Pernaut la 1re fois le 10 juillet 1999.
C'est à vous que, 23 ans plus tard, est revenue la charge d'annoncer qu'il ne reviendrait pas dans le siège que vous occupiez à ce moment-là. - J.Legros: Depuis hier, une ombre plane sur ce journal de 13h, celle de J.-P.Pernaut, qu'il a créé, qu'il a incarné pendant plus de 30 ans et qui nous a quittés hier à seulement 71 ans.
On pense à lui et à sa famille. Cette édition lui est dédiée. - P.Cohen: Qu'est-ce que vous devez à Pernaut dans votre façon de présenter, dans votre style, dans le choix des sujets?
Est-ce que l'inspiration est restée pour la fabrication du journal au quotidien? - J.Legros: Ce que Jean-Pierre avait imaginé, c'était une formule assez osée qui consistait à dire: on sortait de la bourgeoisie très parisianiste.
Il voulait rétablir le rôle de la province et des régions. C'était le dénominateur commun de la ligne éditoriale. On faisait un peu en fonction de sa personnalité, de sa façon d'écrire, d'organiser l'information.
Le dénominateur commun, il fallait le respecter. Je n'ai eu aucun mal. J'avais des origines assez proches des siennes.
Quand je dis 2 hommes du Nord qui vont être remplacés par 2 femmes du Sud...
Lui était picard. Moi, du Pas-de-Calais. On avait des racines modestes.
Cette modestie, cette humilité, je pense que c'est ce qui nous ressemblait, nous rassemblait le mieux. - A.-E.Lemoine: Ce JT, c'était le sien.
Est-ce qu'au début, sa mère vous appelait après le JT? Elle vous disait quoi? - J.Legros: "Merci de préserver son journal." Je crois qu'elle avait été prof de français.
Quand elle m'appelait, elle avait déjà 90 ans! - A.-E.Lemoine: Et elle veillait... - J.Legros: Jean-Pierre me disait: "Tiens, encore ma mère." Je prenais le téléphone. "Vraiment, c'était bien.
Merci de préserver le journal de mon Jean-Pierre." - A.-E.Lemoine: Une autre personne va vous récupérer.
Elle a déjà dû le faire à plein temps... - J.Legros: Qui ça? - A.-E.Lemoine: Il me semble que c'est votre épouse.
Elle nous adresse un message qu'elle a enregistré depuis le plateau du 13h. - Aujourd'hui, c'est moi qui prends ta place. Je suis très heureuse de témoigner à l'occasion de ton départ.
Pour beaucoup de personnes, cela semble une retraite. Ca n'en est pas du tout une. Je voudrais que tu aies conscience que tu as eu plusieurs vies dans la même vie jusqu'à maintenant.
Les choses vont se poursuivre. Je sais que tu as beaucoup de projets. Ensemble, on va à nouveau dérouler un nouveau pan de notre vie. - J.Legros: Ca, c'est une surprise!
Ce n'est pas le genre à prendre la parole comme ça. - A.-E.Lemoine: Elle l'a fait pour vous.
Elle était dans les coulisses, évidemment. - J.Legros: Bien sûr, avec mon plus jeune fils, qui était à New York, à la Manhattan School of Music. - A.-E.Lemoine: Elle pourrait très bien présenter le JT de 13h.
Vous pourriez refaire de la télévision, Jacques? - J.Legros: Bien sûr.
Je ne prends pas ma retraite. Je l'ai prise il y a 12 ans déjà! Mais j'arrête le journal.
C'est une petite nuance. J'ai encore plein d'envies. - A.-E.Lemoine: Vous aviez une vie avant le JT et vous en aurez une après.
C'est exactement le sujet dont on parlait avec Laure! Il y a des vies. C'était un plaisir de vous avoir.
On va dîner ensemble pour goûter les ravioles de Rébecca. Tout de suite, le PVPP. ...
Le mot du jour, ce n'est pas "la tasse" mais "le tasse". - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'une mère de famille mariée depuis 12 ans qui commence à soupçonner son mari d'infidélité.
Pour en avoir le coeur net, elle envoie à ChatGPT 2 photos de fonds de tasses de café, la sienne et celle de son mari. Elle demande à l'IA de lui dire l'avenir. Là, c'est le drame...
ChatGPT lui sort une histoire d'infidélité avec une mystérieuse E. Jusqu'où cette histoire est allée? Le mari s'est exprimé à la télé nationale grecque. ... - M.Bouhafsi: Il avait déjà frôlé le divorce il y a quelques années à cause des dires d'une astrologue.
Il était menacé de perdre la garde des 2 enfants. - J.Legros: C'est quoi, la morale?
Ne pas boire de café? - M.Bouhafsi: Ne pas utiliser ChatGPT, parfois. - A.-E.Lemoine: C'est "la tasse", alors que j'ai dit "le tasse"...
Laure? - L.Adler: Je trouve que remplacer l'astrologue par ChatGPT, c'est génial.
Mais je n'envie pas cet homme. Il ferait mieux d'être plus féministe et croire en sa femme. - A.-E.Lemoine: L'image du jour, c'est une grosse fête à l'hippodrome de Longchamp... - M.Bouhafsi: Il y avait une scène de fête et l'ambiance était à son climax.
Cri de fans. - Il y avait P.Cohen? - M.Bouhafsi: C'est ça!
C'était un événement gratuit. Au programme: animation, mais surtout 1 heure 30 de concert avec les artistes les plus en vue du moment, comme P.Garnier.
Il y avait même A.Nakamura. L'ambiance était à la fête.
Notre journaliste est arrivé à 18h30. Il est rentré très tard. Dans quel état étaient les artistes? - C.Cardin: Il n'y a rien de plus spécial que de voir les fans, les regarder dans les yeux quand je performe une chanson pour eux.
J'ai hâte de vivre ça. - Helena: Je me mets dans ma bulle. Je bois de l'eau. - P.Garnier: Je n'étais jamais venu ici, à l'hippodrome de Longchamp. - M.Bouhafsi: On a fait un petit blind-test pour savoir s'ils étaient calés sur la programmation. - C.Cardin: C'est Helena? - Helena: Amir? - P.Garnier: Ca, c'est C.Cardin. - M.Bouhafsi: Le show peut enfin commencer pour les spectateurs qui ne connaissent pas du tout les paroles... ... - DIS-MOI POURQUOI JE RESTE... - ENSEMBLE DANS LE TAXI, C'EST VRAIMENT SUPER SEXY... - M.Bouhafsi: On pensait l'ambiance à son max, mais ce n'était jamais assez pour les fans.
On leur a demandé qui aurait l'award de l'artiste le plus attendu cette année. - AYA! - M.Bouhafsi: Après son show, A.Nakamura est allée saluer son public, qui a toujours du mal à s'en remettre. - Je suis en panique...
En stress! - M.Bouhafsi: Elle a enflammé l'hippodrome pour clôturer l'événement. 16 000 personnes pour sa première à Longchamp.
Cela confirme son statut de rendez-vous musical incontournable. Après, il y aura les Francofolies et tous les festivals cet été... - L.Adler: Vous êtes trop jeune! - J.Legros: Vous croyez?
Vous dites combien? - L.Adler: Quel âge vous avez?
Je dirais...
Un peu plus que Babeth! - A.-E.Lemoine: Il y a une marge, merde!
Il y a 20 ans entre nous! - L.Adler: Oui!
Je ne me suis pas trompée! Il faut savoir être diplomate. - A.-E.Lemoine: Ca fait partie des programmes de "Télé Vioc", se réjouir du moment présent et le bonheur d'être ensemble. - J.Legros: Je suis là parce que vous parliez de "Télé Vioc" avant! - L.Adler: Je vais vous inviter dans mon programme. - J.Legros: Avec grand plaisir. - A.-E.Lemoine: C'est bientôt la Fête de la musique. - M.Bouhafsi: On parlait d'A.Nakamura.
Les tubes français sont à la mode. Cette fête aura lieu en France le 21 juin. Les vidéos d'entraînement des Anglais font des millions de vues sur les réseaux sociaux. ... - M.Bouhafsi: Pour notre plus grand plaisir, ils n'arrêtent pas de chanter les chansons d'A.Nakamura.
Sous les vidéos, les commentaires fusent: "Depuis quand les Anglais sont branchés Fête de la musique?" Rien à faire, les Anglais sont chauds bouillants. ... - M.Bouhafsi: C'est vrai.
Ils ont vu des photos de la Fête de la musique l'an dernier sur TikTok et se sont dit que c'était "the place to be". Les ventes des tickets pour l'Eurostar ont augmenté pour le 21 juin. Ca va faire marcher les restaurants français. - A.-E.Lemoine: Très bien.
C'est un vendredi, non? - M.Bouhafsi: Pas du tout. - A.-E.Lemoine: Votre expérience au journal télévisé, ce n'est pas que des sujets graves et sérieux, des moments difficiles dictés par l'actualité... - J.Legros: Non.
Il y a eu des sujets plus légers, qui m'ont parfois donné des fous rires...
C'est ça que vous voulez dire? - A.-E.Lemoine: Exactement.
Merci pour ce lancement. Sifflet. J.Legros essaie de reproduire le sifflet. - J.Legros: Je n'ai jamais été capable de siffler.
Je sens que vous vous moquez de moi. Ce soir, si le ciel est clair, pensez à lever le nez sans siffler. - Vous avez la coucougnette à la menthe.
Et vous avez la coucougnette au chocolat. - J.Legros: Aucun commentaire...
Les Chinois sont entrés la nuit dernière dans l'année de la Chèvre. L'occasion de grandes festivités et de célébrations toujours joyeuses et autant de couleurs...
A Pékin, nos correspondants...
Fou rire. Après les nains de jardin, on pourrait parler de la passion pour les machines agricoles. Le seul problème, c'est la place...
Ca y est, j'ai le fou rire. - A.-E.Lemoine: On va déguster des raviolis à la ricotta.
Notre cheffe n'en est pas à son 1er pique-nique à "C à vous". C'est délicieux à chaque fois. Je vous conseille à tous de le goûter.
Elle est cheffe du Dante, à Paris. Vous avez la larme et le rire facile, Jacques. - J.Legros: Ca va ensemble.
Il faut entendre ce qu'on nous dit à l'oreillette, parfois. - A.-E.Lemoine: Ils vous bizutent à fond? - J.Legros: Pendant les sujets, j'ai parfois le droit à des commentaires... - A.-E.Lemoine: Dès votre 1er JT, en juillet 99, il y avait A.Gillot-Pétré.
Qu'est-ce qu'il vous disait? - J.Legros: A l'époque, on avait un plateau...
Alain, vers la fin...
Alain a rampé jusqu'aux roulettes de mon fauteuil pour ne pas qu'on le voie. Puis, il a commencé à le secouer. J'essayais de compenser.
Il était derrière, très content de lui. - A.-E.Lemoine: Vous ne lui avez pas dit qu'il exagérait?
Vous deviez être stressé. - J.Legros: C'était le bizutage.
Il y avait des pannes de lumière. Un car régie qui brûle...
On avait déjà tout connu. - A.-E.Lemoine: C'était une malédiction, pour vous. - J.Legros: J'étais un peu stressé, probablement.
Je tripotais le siège avec mon pied, mon talon. A un moment, ça n'a pas loupé: j'ai appuyé sur la manette et je suis descendu. - A.-E.Lemoine: On n'a pas trouvé l'image!
Ca n'a pas été diffusé à l'antenne! - P.Cohen: Je pense qu'il faut chercher encore. - L.Sénéchal: Vous disiez tout à l'heure que vous n'aviez pas seulement été journaliste, mais aussi animateur.
C'était "Plein les yeux", avec Carole Rousseau. Ca n'a pas plu du tout à "Libération" à l'époque. Je vous cite un bout de la critique: "L'émission est présentée dans un décor froid et translucide par un couple que tout fait platement sourire.
J.Legros est un mélange de P.Sevran et J.-M.Morandini." Vous retenez quoi, "gendre idéal"? - J.Legros: "Télérama" m'avait traité de "sous-Pascal Sevran".
J'avais répondu que ce n'était vraiment pas gentil pour P.Sevran! - A.-E.Lemoine: Ce qui est vrai, c'est que vous n'avez pas fait d'école de journalisme.
Vous n'avez pas un peu triché en utilisant le numéro de carte de presse d'une amie? - J.Legros: Complètement.
Quand j'ai débuté à Avignon, au lancement de Radio France, on m'avait demandé si j'avais déjà fait de la radio. "Bien sûr..." Je n'en avais jamais fait.
Le 2e mensonge, c'est quand je suis passé d'animateur à journaliste. On m'a dit: "A Radio France, vous avez une carte de presse?" "Oui, bien sûr." J'ai donné le numéro d'une copine qui venait de l'avoir.
Je l'avais mémorisé par hasard. Quand il s'est agi de ma vraie carte de presse, j'ai dit: "Regardez, je l'ai, maintenant. C'est la vraie." - M.Bouhafsi: A TF1, vous avez connu des expériences atypiques, notamment l'année dernière, lors d'une émission, "Mask Singer", où on doit deviner qui se cache derrière un costume.
Vous aviez choisi quoi? - J.Legros: Le hamster. - M.Bouhafsi: Erreur grave!
Ca a été un carton d'audience. Les gens ont été surpris de vous voir. Pourquoi c'était une erreur? - J.Legros: Les petits bras et les petites jambes, avec ce gros costume... 70 degrés au moins.
Fou rire. J'étais là, comme une espèce d'enclume...
J'essayais de me cacher le plus possible. - A.-E.Lemoine: Mohamed, tu ne dois pas enchaîner avec des boucles d'oreilles? ...
Peu importe...
Là, ce n'est pas facile d'enchaîner. Après le costume de hamster, je suis censée m'adresser à vous en disant que vous avez marqué l'histoire de l'audiovisuel, avec des émissions de radio et de télé qui étaient toutes produites avec le même objectif: transmettre la culture pour tous et engager chacun à réfléchir. - J.Legros: Ce n'est pas facile... ... - A.-E.Lemoine: C'est l'heure de la pépite de Patrick. - P.Cohen: Je vais en citer au moins 3: "Les Nuits magnétiques", "L'Heure bleue" sur France Inter et, on l'oublie, "Le Cercle de minuit", l'émission nocturne quotidienne que vous avez présentée à partir de 93.
En 97, vous présentiez un numéro spécial femmes et politique avec, sur le plateau, l'ex-Première ministre Elisabeth...
Edith Cresson, pardon! Et la cheffe de la CFDT de l'époque, N.Notat, qui raconte un sobriquet particulièrement sexiste qu'elle a subi. - "Couillue à sang-froid", c'est une insulte qu'on vous a lancée. - N.Notat: Il y en a eu d'autres!
Des propos que jamais un homme n'entend. Je ne vais pas les citer. J'ai toute une liste. - Moi, je peux les citer...
On s'abaisserait, on se salit soi-même. - L.Adler: Vous voyez que je suis une vraie brune. - P.Cohen: Je vous ai connue comme ça.
Si c'est vous qui citez "couillue à sang-froid", c'est parce que vous l'avez entendu aussi? - L.Adler: J'ai entendu bien pire, bien pire... - P.Cohen: Et F.Mitterrand vous disait de ne jamais répliquer? - L.Adler: Non.
Je crois qu'il avait raison. - P.Cohen: Il faut encaisser?
Pourquoi? - L.Adler: Quand on a plus de responsabilités, si on veut faire appel à la justice pour arrêter les personnes qui ont un but, faire du mal aux autres...
Ce n'est plus tellement pour soi-même qu'on le fait. Je trouve que c'est pas mal. On demande un franc symbolique de dommages et intérêts.
C'est ce que j'ai fait. - A.-E.Lemoine: C'était quoi, bien pire que "couillue à sang-froid"?
C'est déjà costaud. - L.Adler: Peut-être que Patrick s'en souvient.
J'avais tous les jours des tracts à tous les étages de Radio France où on me voyait avec une minijupe, des talons comme ça, et le lendemain, c'était "la pute de la République"...
Si j'avais travaillé avec F.Mitterrand, c'est exactement parce que j'avais couché avec lui et que je continuais à coucher avec lui. Sans parler des prises d'otage, des tentatives de viol...
Je ne vais pas vous raconter tout ça... - P.Cohen: C'était l'époque France Culture. - L.Adler: Le fait d'avoir été une femme et d'être une femme encore aujourd'hui constitue un obstacle.
Je disais pas plus tard qu'aujourd'hui dans un journal du matin que le "sexisme d'ambiance" dans les entreprises continuait à sévir, comme si, quand on est de sexe féminin, il faut encaisser des saloperies sexuelles à longueur de journée. Quand on est faible, quand on vit dans un travail extrêmement précaire, on est beaucoup moins protégé quand on s'adresse à la justice. - P.Cohen: Les stéréotypes de genre reprennent de la vigueur chez les jeunes.
On pensait qu'ils étaient en train de s'estomper. - J.Legros: Mon épouse en a été la 1re victime dans une institution à laquelle on ne penserait jamais, l'Ecole nationale vétérinaire d'Alfort, où elle enseigne la gastro-entérologie.
Je pense que ça va finir assez mal pour eux. - L.Adler: Pascale va introduire une plainte. - J.Legros: Je pense que oui. - L.Adler: Elle n'est pas la seule.
C'est un système. - A.-E.Lemoine: Qui maltraite les femmes en particulier... - J.Legros: Des femmes brillantes.
Elle travaille beaucoup avec des médecins à l'hôpital Necker. Elle a fait un doctorat en médecine humaine. C'est impensable pour ceux qui restent confinés dans leur petit monde, le monde des vétérinaires.
Ils ne supportent pas qu'une femme soit plus brillante qu'eux. Il faut donc absolument la tuer. Elle n'est pas la seule.
Elles sont une dizaine à subir ça. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 2 d'avoir accepté notre invitation.
C'était un plaisir de vous réunir. On vous conseille d'aller sur "Télé Vioc", où vous verrez bientôt J.Legros, non pas parce qu'il est vioc, mais parce qu'il a des choses à dire! - J.Legros: J'aurai une émission en prime time! - A.-E.Lemoine: On conclut avec les Actualités de Bertrand.
Bonsoir. - B.Chameroy: Salut, les viocs!
Nous sommes le 12 mai. A la une... - J.Legros: Bonjour, petit merdeux! - B.Chameroy: Je me vengerai.
A la une, l'événement du week-end: le Final Tour de DJ Snake, qui a enflammé le Stade de France. "The Final Countdown". Ah non, excusez-moi, ce sont les images du meeting de B.Retailleau, qui fait très bien l'avion.
DJ Serpent était en meeting à Boulogne-Billancourt. Il en a profité pour se lâcher niveau confidences. - B.Retailleau: Je dois vous faire un aveu. - B.Chameroy: Juste ciel, que va-t-il nous révéler? - B.Retailleau: Je suis de droite. - B.Chameroy: Quoi?
Je tombe de ma chaise! Le ministre de l'Intérieur présentait les nouvelles conditions pour qu'un ressortissant étranger obtienne la nationalité française. - B.Retailleau: Un effort de reconnaissance, de connaissances, connaître notre langue et les exigences, le niveau en termes de français. - B.Chameroy: Une règle qui ne s'applique qu'aux autres... - B.Retailleau: Ces défis, nous ne pourrons les relever que la France est faite pour la gloire, pas pour la servitude. - B.Chameroy: Cela laisse penser qu'il aime beaucoup la gauche... - B.Retailleau: Il faudra que nous l'ébranlions... - B.Chameroy: Du verbe "ébranler", bien sûr...
L.Wauquiez/M.Bompard, un débat animé par B.Duhamel, qui voulait du fight sur le plateau. - B.Duhamel: Vous avez des mots très sévères à l'égard de l'autre.
M.Bompard, vous avez qualifié L.Wauquiez de "D.Trump de Wish".
L.Wauquiez, vous appelez à un cordon sanitaire avec LFI et vous ajoutez n'avoir "aucun respect pour J.-L.Mélenchon et ses alliés".
Quel regard vous portez sur votre interlocuteur du soir? Vous n'avez aucun respect pour M.Bompard? - B.Chameroy: "Battez-vous!" Il a tout tenté pour que ça parte en quenouille sur le plateau. - B.Duhamel: Vous parlez les uns des autres à la 3e personne.
Petite parenthèse...
Vous avez tendance parfois à me regarder moi, comme si je vous interviewais. Mais il s'agit bien ici d'un débat et d'un échange entre vous. - B.Chameroy: Le problème, c'est qu'ils ont fini par l'écouter...
Résultat hyper sympa pour les spectateurs! Brouhaha. - B.Duhamel: S'il vous plaît, messieurs...
M.Bompard, L.Wauquiez...
S'il vous plaît, on ne comprend rien à ce que vous dites. Non, non! C'est terminé!
Stop, stop, stop! Stop! L.Wauquiez, stop! - B.Chameroy: "Stop!" On file en Belgique pour plus de calme.
Le Premier ministre va fêter ses 100 jours en tant que chef de gouvernement. En Belgique, quand on coupe les allocs, ce n'est pas comme en France. On se prend moins la tête sur les éléments de langage. - On rabote les allocataires sociaux. - Ah oui, ah oui. - B.Chameroy: "Ah oui..." Le Premier ministre belge était sur la RTBF et sur RTL-TVI pour dresser le bilan de ses 3 premiers mois.
Des interviews sérieuses qui ne l'ont pas empêché de faire des petits blagues... - La tirelire belge... - Malheureusement, ça va comme ça et pas comme ça...
On va faire des efforts titanesques...
J'ai un budget qui coule jusqu'au fond de la mer. C'est le Titanic! Les efforts devront être titanesques.
Les efforts de Vivendi étaient titaniques. - B.Chameroy: Et si on ne comprenait pas, la même en flamand!
Il s'exprime en flamand. Il fait partie de la génération Facebook, une plateforme qui lui permet d'exprimer tout son talent d'humoriste. - Sur Facebook, j'ai l'habitude de montrer ma vie personnelle, un peu.
Je cherche un peu d'humour. Ce sont plutôt des blagues. On m'a nommé "l'homme le plus humoriste d'Europe". - B.Chameroy: Un côté blagueur qui finit par lui jouer des tours, mais il en a conscience... - Si vous avez regardé l'interview, c'était clair que c'était une plaisanterie.
Mais je suis conscient que je dois faire attention avec les plaisanteries. - B.Chameroy: Ils sont quand même plus funs que chez nous.
On continue de jouer à fond sur la carte de l'élection du pape. Philippine de Saint Pierre recevait hier 3 cardinaux sur son plateau. - C'est la 1re fois que vous avez vécu un conclave.
Comment on se sent le lendemain? - Fatigué. - Moi, je ne dirais pas que je suis fatigué.
Je suis plutôt épuisé. Rires. - A.-E.Lemoine: Ca a duré 24 heures! - B.Chameroy: Une fatigue qui ne s'est presque pas fait ressentir.
La pauvre Philippine de Saint Pierre n'a pas obtenu beaucoup de réponses à ses questions. Elle était obligée de relancer. - Même dans l'Eglise, parfois, c'est difficile.
Il y a un acte de volonté à poser. Qu'est-ce que vous avez pensé de ses 1ers pas, ses 1ers mots? Qu'est-ce qui fait que c'est lui, pour chacun de vous?
Il a une qualité particulière? - B.Chameroy: Là, on est à la frontière entre l'épuisement et le décès.
Le président de la République s'est rendu en Ukraine avec ses camarades K.Starmer et F.Merz.
Une fois dans le train, ils se sont retrouvés comme des témoins de mariage juste avant le vin d'honneur...
Très grosse ambiance. Ils rient. F.Merz parle anglais.
Il y en a un qui n'avait pas vraiment envie de bosser. Vous allez le griller tout de suite. Zelensky n'a plus de batterie sur son téléphone.
Résultat: il appelle Macron. Il lui reste 1 % avant que ça coupe. C'est notre président qui prend le relais. ... - B.Chameroy: Yes, on a un président PCV.
It's time to speak about you, Jacques. C'était l'occasion d'entendre, comme cette semaine, des témoignages qui resteront, comme ce monsieur qui a trouvé une bonne raison de continuer de vivre avec la loi contre les démarchages téléphoniques. - Si elle est adoptée par l'Assemblée dans un mois, elle pourrait entrer en vigueur en août 2026.
Les téléphones ont le temps de continuer de sonner. - J'espère que je vivrai encore pour en profiter! - B.Chameroy: Il y a plein de raisons pour continuer à vivre...
Vous avez fait vos adieux aux téléspectateurs de TF1 la semaine dernière. Je pense que vous aviez bien profité de votre pot de départ avant même la dernière... - J.Legros: Madame, monsieur, bonjour.
Commençons par le cocktail météo du jour. - B.Chameroy: Sur les cocktails, c'était open bar, je crois... - J.Legros: Situés au coeur de la ville, ils fêteront...
Elle fêtera...
Oui, c'est ça...
Comme on dit...
Leur 150e anniversaire. Vous ne pouvez pas le manquer... - B.Chameroy: Il était sympa, l'open bar! - J.Legros: Heureusement que je l'adore... - B.Chameroy: C'est mutuel et réciproque.
Votre classe, votre sourire et votre précision vont nous manquer...
Tout de suite, une saloperie! Je vais avoir du mal à faire le deuil de vos commentaires en fin de sujets. - En devenant pilote de ligne... - On lui souhaite. - Il ne compte pas laisser tomber son titre de plus vieux coiffeur de France.
J.Legros rit. - Grand soleil annoncé tout le week-end. - J.Legros: C'est mignon. - Aucune inquiétude pour elle. - J.Legros: Pas très sympa quand même.
Rires. - B.Chameroy: Puisque vous êtes là, j'en profite.
Vous seul pouvez répondre à cette question qui obsède l'entièreté de notre rédaction: aviez-vous, ce jour-là, manger trop lourd avant ce 13h? Le son est d'origine. - J.Legros: L'opérateur qui présente ses excuses...
Ca a permis de faire des économies d'électricité. - B.Chameroy: Je vous fais réécouter...
Pet. Etait-ce un prout? Rires. - J.Legros: Non...
Mais d'où tu sors ça? - B.Chameroy: Je regarde le 13h tous les jours! - A.-E.Lemoine: C'était quoi? - J.Legros: Je n'étais même pas au courant... - B.Chameroy: On dira que c'est une semelle qui a glissé sur le sol du plateau...
L'info continue. - A.-E.Lemoine: On termine là-dessus? - B.Chameroy: L'info continue demain, ou plutôt, comme on dit...
Quand on est président... ...
Thème de "Bonne nuit les petits". - B.Chameroy: A demain depuis Cannes! - J.Legros: Je ne sais pas si je vais revenir un jour... - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 2 d'avoir accepté notre invitation.
Merci, chers téléspectateurs, de nous avoir suivis. Si vous voulez bien vous tourner vers John pour saluer... - L.Adler: Oh! - A.-E.Lemoine: Excellente soirée.
Demain, A.Casse. On sera en direct de Cannes pour un petit avant-goût de la quinzaine cannoise qui démarre à partir de mercredi.
Bruno Retailleau