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interviewC à vous (sur YouTube)· 10 avril 2026 52 min

Prix du carburant: combien de temps va durer la crise ? - C à Vous l’intégrale - 10/04/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Essayez la lessive Le Chat. - M.Bouhafsi: Bonsoir.

Bienvenue dans "C à vous". On est ensemble jusqu'à 21h avec Eglantine, Amandine, Yaël, Paul et Diane. A la une, S.Lecornu prend la parole pour rassurer les Français épuisés par la hausse du prix du carburant. - S.Lecornu: Ces derniers jours, une accalmie semble se dessiner.

Un cessez-le-feu a été annoncé. Nous verrons comment le détroit d'Ormuz peut rouvrir. Les marchés vont commencer à se détendre.

Chacun le sait, cette détente est fragile, partielle. - M.Bouhafsi: C'était il y a quelques minutes. - Y.Goosz: De l'art de ne pas se précipiter...

La France n'a plus de sous ou presque. S.Lecornu fait le pari d'un changement de modèle. - M.Bouhafsi: L'un de ses prédécesseurs, M.Barnier, est notre invité.

Amandine, les images les plus marquantes de la journée. Ce soir, la colère des fans de Céline Dion contre le prix des billets. - A.Bégot: La Répression des fraudes l'a annoncé tout à l'heure et ouvre une enquête. - M.Bouhafsi: Après 20h, vos recommandations culturelles, Eglantine. - E.Eméyé: 3 soeurs et une mémoire.

Une exposition à voir au Mémorial de la Shoah. - M.Bouhafsi: Paul, vous serez en immersion avec ceux qui font l'actualité. - P.Larrouturou: Vous avalez votre salive sans réfléchir.

Vous respirez sans réfléchir, tout ça grâce au larynx. Je vais vous raconter l'histoire de Karine qui a vécu un quart de siècle dans le silence sans larynx. - M.Bouhafsi: D.Segard est déjà en cuisine avec la cheffe Chloé. - D.Segard: Elle a préparé le péché mignon de D.Foenkinos. - Un risotto aux oignons caramélisés. - D.Segard: On va se régaler. - M.Bouhafsi: Ca sent déjà drôlement bon.

Avant ça, la question inquiète tous les Français. C'est plus ou moins? Les Français ont les yeux rivés sur les chiffres qui s'affichent à l'entrée des stations-services.

Quelques centimes d'augmentation ou de baisse, c'est du pouvoir d'achat qui disparaît ou se conserve pour vous. - Les distributeurs ont à coeur de répercuter, dès que les prix vont baisser. - Moins 6, moins 14 centimes le litre par endroits. - C'est déjà mieux. - Ce n'est pas suffisant.

En dessous de 2 euros, ce sera mieux. - On est pas à l'abri que ça remonte d'ici 15 jours ou 3 semaines. On n'a pas vraiment de visibilité. - Les prix montent comme une fusée et redescendent comme une plume. - On ne retrouvera pas le prix d'avant-guerre? - L'intérêt de ceux qui ont fait la guerre est qu'on ne retrouve pas les prix d'avant. - M.Bouhafsi: L'ex-Premier ministre M.Barnier est notre invité.

Merci d'avoir accepté notre invitation. Tout de suite, l'édito de Y.Goosz.

Du détroit d'Ormuz au porte-monnaie des Français, du choc militaire énergétique aux conséquences politiques...

S.Lecornu a pris la parole sans annonces sonnantes et trébuchantes. - Y.Goosz: Vous vous rappelez de ce livre, "L'Enfer de Matignon"?

Voici ce que disaient ces anciens premiers ministres. S.Lecornu, ça fait 7 mois et un jour qu'il occupe la fonction.

Il a planté son arbre comme le veut la tradition, l'arbre des 6 mois dans les jardins de Matignon. Un arbre de Judée qui a la réputation de bien résister aux chocs et aux aléas climatiques. - M.Bouhafsi: Il est servi, niveau chocs. - Y.Goosz: Qui aurait imaginé 2 mois en arrière l'emballement dans le Moyen-Orient?

Une fois passée l'épreuve du budget, on le disait habile mais sans majorité et qu'il aurait à tenir les affaires courantes jusqu'à la présidentielle. - M.Bouhafsi: La flambée des prix est passée par là. - Y.Goosz: C'est ça, son épreuve du feu.

Il y a une équation budgétaire quasi impossible: tenir les cordons de la bourse quoi qu'il arrive, alors que le pays subit les contrecoups de la guerre et que le climat se dégrade, comme l'explique B.Teinturier. - B.Teinturier: La pression va augmenter.

Il va y avoir de véritables dégâts économiques objectifs chez certaines professions. Le juge de paix est la vitesse de décélération du coût de l'énergie. Ca va être déterminant dans les prochains jours ou les prochaines semaines. - Y.Goosz: Il est sur un fil, S.Lecornu.

Il veille à ce que chaque ministre ne promette rien qui ouvrirait la boîte de Pandore des mesures trop coûteuses. - Pas de nouvelles aides? - R.Lescure: On attend de voir comment la situation internationale évolue.

Si ça ne dure pas, on sera prêts à mettre en place des aides. - Elles sont prêtes? - R.Lescure: Bien sûr.

Je ne vais pas rentrer dans le détail. - Y.Goosz: L'homme fort de Bercy dit qu'il a tout prévu mais sans dire quoi. - M.Bouhafsi: Le Premier ministre peut tenir longtemps comme ça? - Y.Goosz: Tout va dépendre de la manière avec laquelle ce plan qu'il a présenté sera reçu par les Français.

C'est rare pour être souligné. S.Lecornu, Premier ministre des urgences, a choisi de nous parler du long terme.

Enjamber la crise du présent pour ne pas que le pays subisse ses répliques demain. - S.Lecornu: C'est une urgence.

Les annonces de ce soir ne sont qu'une première étape de cette planification. Mais sortir de cette dépendance à des pays doit nous rendre plus forts sur le terrain géopolitique. - Y.Goosz: "Planification".

Le virage électrique n'a jamais été autant assumé. S'il y a 4 mesures à retenir, les voici. 2 voitures neuves sur 3 seront électriques d'ici à 2030. 2 millions de logements sociaux sortiront du gaz d'ici à 2050. 1 million de pompes à chaleur par an d'ici à 2030.

Fin dès cette année de l'installation des chaudières à gaz. - M.Bouhafsi: C'est tenable politiquement? - Y.Goosz: Le juge de paix sera la présidentielle.

Stop ou encore? Il a un obstacle en moins. - Ca peut être un motif de censure? - M.Le Pen: On n'est plus dans cette période de censure. - Y.Goosz: Le RN qui ne jure que par la baisse de la TVA à la pompe estime avoir gagné la bataille de l'opinion sur un Etat qui serait profiteur de la crise.

Comme l'écrivait Antonio Gramsci...

Le match entre court et long terme...

Avant-goût de la prochaine présidentielle. - M.Bouhafsi: M.Barnier, depuis 42 jours et le début de cette guerre, le gouvernement dose les mesures en tenant compte des contraintes budgétaires.

S.Lecornu se livre à un exercice d'équilibriste pour éviter une crise sociale? - M.Barnier: Je crois qu'il a fait un constat lucide.

Il a proposé des mesures utiles. Il faut dire la vérité à ceux qui nous écoutent: il n'y a plus d'argent. J'ai essayé de le dire quand j'étais Premier ministre.

Madame Le Pen, de manière opportuniste, à l'époque, comme monsieur Mélenchon et monsieur Hollande, qui ont mis leur pouce ensemble pour me faire tomber, n'étaient pas dans le même état d'esprit. Tant mieux pour notre pays d'avoir un peu de stabilité. Toutes les mesures annoncées sont utiles.

J'ai publié un projet de programme. Il y a un plan d'électrification. Il est nécessaire que quand on gouverne ce pays, on dise aux Français qu'ils vont faire un effort quand ils en font un.

Pourquoi on fait cet effort? Pour réduire les dettes sur le dos de nos enfants. Ce n'est pas bien qu'on accumule jusqu'à 3200 milliards de dettes.

Qui va payer? Nos enfants et nos petits-enfants. - M.Bouhafsi: Vous aviez une note du Trésor tous les jours sur votre bureau? - M.Barnier: J'ai eu une note dès mon premier jour de la Banque de France et du Trésor: "Vous devez réduire d'un point le déficit budgétaire." On ne l'a pas suffisamment fait depuis que je suis parti.

Il est important de dire aux Français qu'ils font des efforts, à condition qu'on leur dise le sens de ces efforts. Le Premier ministre a raison en parlant d'un plan d'électrification. Je regrette, à propos du nucléaire, dont tout le monde se réjouit, qu'on ait perdu 4 années au début du quinquennat de monsieur Macron, en ayant laissé tomber Fessenheim. - Y.Goosz: Vous auriez dit la même chose que S.Lecornu? - M.Barnier: J'aurais redit la même chose.

J'ai publié un programme dans les 5 ans dans lequel je propose un plan d'électrification. Il faut relever la ligne d'horizon. Pourquoi on fait des efforts?

Pour ne pas surcharger nos enfants et inscrire dans la durée l'intérêt général. - M.Bouhafsi: S.Lecornu s'est adressé aux Français avec une volonté: faire baisser la dépendance aux hydrocarbures de 60 à 40 % d'ici 2030.

Est-ce que c'est vraiment l'urgence quand les Français font des arbitrages quotidiens pour faire le plein? - M.Barnier: Un ancien Premier ministre de gauche, que j'ai toujours respecté, P.Mendès France, a dit: "Ne jamais sacrifier l'avenir au présent." Quand on gouverne, même 3 mois, il faut inscrire ce qu'on fait dans la durée.

Je pense qu'on doit prévoir, ne pas sacrifier l'avenir au présent. Si on faisait du court terme en subventionnant l'essence à tout-va alors qu'on n'a pas d'argent...

On subventionne les producteurs de pétrole, d'abord. On ne prépare pas l'avenir. - M.Bouhafsi: Quand vous revenez dans votre Savoie chérie et que vous discutez avec les Français, vous sentez cette tension?

Les Français ne sont pas dans la rue, mais il y a cette crainte de voir un embrasement. On a tous en tête le souvenir des "gilets jaunes". Les Français sont inquiets et épuisés. - M.Barnier: Raison de plus pour avoir le courage de leur dire la vérité, de faire.

Ce sera l'enjeu de la présidentielle dans un an. Les Français sont inquiets. Il faut maintenir l'idée d'avoir des mesures ciblées pour les agriculteurs, les pêcheurs, les transporteurs routiers, les assistantes maternelles... - A.Bégot: Pour les infirmières libérales, les aides à domicile... - M.Barnier: Il faut des mesures ciblées pour aider les gens à passer le cap.

Il y a moins d'inquiétude si on a du respect pour ceux qui gouvernent et qu'on a le sentiment qu'ils disent la vérité. - M.Bouhafsi: Les distributeurs jouent le jeu? - M.Barnier: Il y a des contrôles dans plusieurs centaines de stations-services.

J'espère que tous ont le sens de l'intérêt général pour ne pas faire des effets d'aubaine à leur profit. - M.Bouhafsi: Vous appelez à une multiplication de ces contrôles.

S.Lecornu disait que les répercussions à la baisse devraient se voir entre la fin du week-end et le début de semaine prochaine. - M.Barnier: Je fais confiance au patriotisme de ces grandes entreprises, dont certaines font beaucoup de profits.

Une idée a été donnée par un jeune député LR il y a quelques jours. Il a proposé qu'une partie des surplus de taxes qu'encaisse l'Etat soit utilisée pour l'électrification, pour donner des primes de 7000 euros par voiture électrique à ceux qui n'ont pas les moyens d'en avoir. - M.Bouhafsi: Je ne sais pas si vous avez écouté M.-E.Leclerc à la radio ce matin.

Il pense qu'on ne reviendra pas aux prix d'avant-guerre. Il avance que l'intérêt de ceux qui ont fait cette guerre est qu'on ne retrouve pas le niveau d'avant. Vous partagez cette analyse? - M.Barnier: Raison de plus pour être moins dépendants.

Il n'y a pas que le conflit au Proche-Orient. Il y a aussi le conflit en Ukraine, dont nous devons tirer des leçons en étant moins dépendants du gaz russe, du pétrole russe, des engrais russes. On doit tirer les leçons et faire que notre pays et l'Europe soient moins dépendants. - E.Eméyé: Il y a encore des partis politiques qui font des propositions.

Le RN réclame une baisse de la TVA. LFI voudrait un blocage des prix. Il y a des Français qui sont sensibles à ça.

Vous le martelez: l'Etat n'a plus d'argent. - M.Barnier: J'ai déjà constaté, quand je suis tombé il y a un an et demi, par la conjonction de ces partis populistes, simplificateurs, nationalistes. - E.Eméyé: C'est de la démagogie? - M.Barnier: Oui.

Le général de Gaulle disait qu'il fallait combattre la démagogie par la démocratie. Il faut aider quand on le peut, mais ne pas raconter l'histoire. C'est une responsabilité de ceux qui prétendent diriger l'Etat. - M.Bouhafsi: Vous êtes ancien ministre des Affaires étrangères.

Le monde a le regard tourné vers le Moyen-Orient. Un cessez-le-feu est en place depuis mercredi entre Etats-Unis et Iran. Des négociations de paix vont avoir lieu demain au Pakistan.

Vous comprenez la politique de D.Trump? - M.Barnier: Non.

Qui peut la comprendre? Elle est tellement erratique. Elle change tellement souvent...

Cette guerre n'est pas la nôtre. Elle a été déclenchée. Il faut maintenant en limiter les effets.

Quels étaient les buts de guerre du président Trump? On n'a pas su si c'était changer le régime, ce qui ne paraît pas être le cas. Et ce régime paraît être plus résilient avec ce double étage, avec les Gardiens de la révolution et ceux qui sont en dessous et qui font régner la terreur, les bassidjis, notamment.

Etait-ce de détruire les sites nucléaires? Détruire les sites de lancement de missiles? On n'a jamais su les buts de monsieur Nétanyahou et du président Trump. - Y.Goosz: Maintenant, c'est rouvrir le détroit d'Ormuz. - M.Barnier: C'est une conséquence qui n'a pas été anticipée.

La menace mise en oeuvre par l'Iran, qui contrôle une grande partie de la rive du détroit d'Ormuz...

Rouvrir et sans payer de péage, si je puis me permettre. J'aimerais dire un mot du Liban. En même temps qu'il y a ce cessez-le-feu, cette trêve de 15 jours, on a continué à bombarder le Liban et à tuer des centaines de personnes.

Il faut que le cessez-le-feu s'applique au Liban. J'espère que les pourparlers qui vont être engagés entre le président libanais, le Premier ministre libanais et le président israélien pourront permettre ce cessez-le-feu. - Y.Goosz: Le mois dernier, A.Juppé était sur ce plateau et jugeait disproportionnée l'action d'Israël au Liban.

Vous êtes d'accord avec lui? - M.Barnier: J'ai toujours dit et pensé que la sécurité d'Israël n'était pas négociable.

Quand on a vu le drame de l'attentat terroriste du 7 octobre, on peut comprendre la volonté d'Israël d'éradiquer tous ceux qui veulent le détruire. C'est ça, l'objectif. Dans la Constitution de l'Iran, il y a toujours cette intention de détruire Israël.

Ce n'est pas négociable pour nous. On peut comprendre le souci...

Voilà pourquoi il faut des négociations avec le gouvernement libanais. Je le connais bien. Je connais bien ce pays.

J'ai un attachement pour ce pays, comme tous les Français. C'est avec le gouvernement libanais qu'on peut démilitariser le Hezbollah. - Y.Goosz: La France est impuissante? - M.Barnier: Non.

Elle peut agir. Elle est solidaire. L'Europe n'est pas impuissante non plus. - M.Bouhafsi: Estimez-vous que l'action du gouvernement israélien au Liban est disproportionnée? - M.Barnier: Bien sûr que quand vous voyez des centaines de civils tués, que des centaines de milliers de Libanais doivent migrer, comment dire que c'est proportionné?

Tant que le Hezbollah ne sera pas éradiqué, démilitarisé, il y aura une menace pour Israël. - M.Bouhafsi: Dans ce contexte tendu on se prépare à la présidentielle de 2027. - M.Barnier: Ca ne m'a pas échappé. - M.Bouhafsi: Vous avez lancé une plateforme programmatique.

Vous voulez restaurer l'autorité républicaine. Vous proposez un référendum sur l'immigration. C'est un programme qui peut être encore enrichi? - M.Barnier: Ce n'est pas un acte de candidature.

Les Français en ont ras-le-bol et ne comprennent pas cette course de chevaux et d'ego. Que nous ont dit les Français en votant il y a 15 jours? "Mettez-vous d'accord et occupez-vous de nos problèmes." C'est ce que j'essaie de dire.

Ce n'est pas le sujet de choisir le candidat le mieux placé pour représenter une union sincère de la droite républicaine et du centre. - Y.Goosz: Vous l'appeliez comme ça, ce socle commun. - M.Barnier: J'ai eu l'honneur d'essayer de construire ce socle et de le cultiver.

C'est ce que je fais en donnant la priorité aux débats d'idées par rapport aux débats de personnes. On veut une France fière de sa langue, de ses sportifs, de ses usines, de son agriculture, une France solide et forte. Nous avons plein d'atouts.

Nous plaidons, avec ce petit document que tout le monde peut lire, il est sur un site, Bâtir ensemble 2027. Chacun peut porter sa proposition, sa critique. Ce document sera actualisé chaque mois.

J'espère que le candidat que nous choisirons pour représenter la droite et le centre pourra le porter. - M.Bouhafsi: J'insiste sur cette question de personnes.

Vous parlez de socle commun. Il va d'où à où? De S.Knafo à E.Philippe? - M.Barnier: C'est le socle commun que j'ai eu l'honneur d'animer quand j'étais Premier ministre.

Ce sont les partis dont Renaissance, qui soutiennent le président de la République, de monsieur E.Philippe, Reconquête!, le parti centriste... - M.Bouhafsi: Horizons. - M.Barnier: Horizons, pardon. - A.Bégot: Lapsus... - M.Barnier: C'est un lapsus. - Y.Goosz: Reconquête!, pas question? - M.Barnier: Non.

Vous avez le MoDem, les centristes, et LR. - A.Bégot: Vous voulez mettre le quoi avant le qui.

Mais il y a déjà des candidatures officielles à droite et au centre. E.Philippe, B.Retailleau, D.Lisnard.

D'autres se préparent, comme G.Attal. Comment vous pouvez éviter la bataille de personnes pour arriver à ce que vous voulez faire? - M.Barnier: Il est légitime que chacun, dans sa formation politique...

Horizons pour E.Philippe, Renaissance pour G.Attal, B.Retailleau est candidat pour LR...

Chaque famille politique essaye de faire valoir son idéal, ses propositions. Il faut que tout le monde se mette d'accord. - A.Bégot: Comment? - M.Barnier: Nous verrons bien.

Peut-être à travers un conclave. - A.Bégot: Vous allez vous enfermer? - Y.Goosz: On ne sort pas tant qu'on ne s'est pas mis d'accord?

Ca peut durer des jours. - M.Barnier: Je ne peux pas dire comment ça se passera.

Si on ne travaille maintenant sur un projet concret, ce sera plus difficile. J'observe que la leçon que nous avons reçue des municipales, c'est que partout en France, y compris dans les plus petites communes, on a gagné quand on était unis, le centre et la droite, beaucoup de communes. On n'a pas toujours gagné quand on était unis, mais on a toujours perdu quand on était désunis. - M.Bouhafsi: J'ai l'impression que vous visez quelqu'un, B.Retailleau.

Vous lui dites quoi, à lui à qui on donne dans tous les sondages entre 8 et 10 % d'intentions de vote? Le mieux placé est E.Philippe. - M.Barnier: Vous êtes marrant, si je puis dire.

Vous voulez me ramener à ces questions de personnes. - Y.Goosz: C'est votre parti. - M.Barnier: Je regrette la procédure engagée.

Il y a un sentiment de...

On verra bien. B.Retailleau a des légitimités autant que d'autres candidats pour se présenter.

Je propose de travailler sur le fond. C'est ce qu'attendent les Français. - M.Bouhafsi: "Bâtir ensemble", c'est le livret que vous avez sorti ce matin.

Merci, monsieur le Premier ministre. Restez avec nous. Tout de suite, la Story de P.Larrouturou. - J'ai perdu le son de sa voix.

Je n'avais pas de souvenirs à part les cassettes qu'on avait enregistrées. Ca me fait des frissons. - C'est une intervention qui a réuni 12 chirurgiens français.

Quasiment 10 ans de travail pour faire cette intervention qui reste un exploit. - P.Larrouturou: Je vous emmène en immersion dans notre larynx.

C'est ce petit organe au coeur de la gorge, carrefour vital entre respiration et alimentation par lequel passe l'air, qui se ferme pour éviter les fausses routes et qui abrite les cordes vocales qui rendent la parole possible. Voici l'histoire de Karine. Elle avait 22 ans.

Un jour, elle fait un arrêt cardiaque. Ses collègues lui sauvent la vie, mais son larynx est endommagé. Pendant un quart de siècle, elle ne peut plus parler. - P.Larrouturou: A ses côtés, son compagnon essaie de la comprendre. - C'était très difficile de la comprendre.

Quand elle me parlait, souvent, je ne la comprenais pas. Je la faisais répéter plusieurs fois. Après, elle me disait: "Tu me fais chier." C'était très compliqué. - Vous lui disiez ça? - Pendant 23 ans? - Pratiquement. - P.Larrouturou: Elle se sent un peu comme enfermée dans un cocon.

D'autant qu'elle a 2 filles. Comment se faire respecter d'enfants quand on ne peut pas parler? Elle claque des doigts.

Un jour, elle reçoit un appel de son mari. - On a enlevé le larynx de Karine, qui n'était plus fonctionnel. On l'a remplacé par le larynx de la donneuse.

L'intervention a duré plus de 24 heures. Karine a été longtemps hospitalisée. Elle n'a pas pu retrouver une voix satisfaisante tout de suite, mais elle a pu recommencer à parler 2 mois après l'intervention.

C'est une première française. C'est une première mondiale techniquement. - P.Larrouturou: Cocorico.

C'est aussi là qu'on voit le vrai prix des rêves. Les sacrifices. C'est un long et douloureux processus. - Votre 1er mot, ça a été quoi? - P.Larrouturou: Ce soir, Karine et Thierry se prennent toujours la main.

Je les ai retrouvés près de Montélimar. Karine est sortie de sa coquille. Ils préparent leurs vacances. - M.Bouhafsi: Incroyable, la dignité de Karine.

Et quel exploit de la part des équipes françaises et de ce professeur. Merci, Paul. Faut-il pouvoir travailler le 1er mai, le seul jour férié obligatoirement chômé en France?

Ce matin, à l'Assemblée, c'était un bras de fer. Des centaines d'amendements déposés par la gauche pour bloquer le texte. Au final, les macronistes ont fait rejeter leur propre proposition de loi.

Une manoeuvre pour aller plus vite dénoncée comme un passage en force par la gauche et par les syndicats. - Il y a un vote aujourd'hui pour attaquer le 1er mai, journée chômée, internationale, pour défendre le travail. - S.Binet: Ce vote est un 49-3 parlementaire. - B.Vallaud: La méthode est la constante d'un macronisme au crépuscule, au seuil de faire son bilan accablant d'une politique sociale qui aura massacré les masses. - C.Autain: C'est une volonté de passer par-dessus les propositions. - H.Clouet: Arrête de hurler, toi! - F.Ruffin: Tout le patronat veut récupérer cette journée. - Plusieurs groupes voulaient... - Si ça venait à être adopté, la réaction populaire sera vraiment vive. - M.Bouhafsi: Bonsoir, E.Lechypre.

Vous êtes éditorialiste économie à BFM Business. A vos côtés, D.Anract.

Vous êtes président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française. Vous êtes bien accompagné. Un boulanger peut, aujourd'hui, travailler le 1er mai, mais pas ses salariés.

C'est une loi que les boulangers attendent? - D.Anract: Pendant 100 ans, on a toujours travaillé et il n'y avait pas de sujet.

On avait toujours le droit de travailler jusqu'à il y a 2 ans, où un boulanger a été amendé. - M.Bouhafsi: Vous êtes le président des boulangers de France.

Côté syndicats, on avance que les salariés se sentiront obligés de dire oui à leur patron, que le volontariat est une fiction. Vous leur répondez quoi? - D.Anract: Qu'il faut venir questionner nos salariés. 80 %, dans une étude interne, veulent travailler ce jour-là.

Entre le 1er et le 2 mai, on préfère travailler le 1er mai parce qu'il est payé double. 88 % des entreprises chez nous, c'est moins de 10. On travaille et on discute ensemble.

Il n'est pas question de dire à quelqu'un: "Tu vas absolument travailler." Ca se passe plutôt bien. On a un travail social évolué. - M.Bouhafsi: Un fleuriste, des clients... - C'est la journée où, économiquement, c'est la plus rentable.

C'est une journée exceptionnelle pour le chiffre d'affaires pour nous, en tant que fleuristes. On crée aussi le lien avec le client. On adore notre travail.

On est passionnés. - Si les gens veulent travailler et que ça nous permet de travailler, de faire plaisir aux autres, et si je peux acheter des fleurs, c'est très bien. - Il faut qu'ils soient plus payés à ce moment-là car c'est du travail supplémentaire.

Mais si c'est une envie et pas forcé par les gérants des boutiques ou les propriétaires, ça marche pas du tout. - M.Bouhafsi: J'ai l'impression de connaître la réponse, mais je vous pose la question: vous pensez, comme la gauche, qui estime que c'est une régression sociale, ou alors c'est du gagnant-gagnant? - E.Lechypre: C'est un débat stupide, d'arrière-garde.

C'est un débat, comme tous ces débats qui font crever l'économie française. On a toujours le même processus. D'un seul coup, il y a une loi, qu'on présente comme ambitieuse mais qui n'est vraiment pas révolutionnaire...

On va pas mettre tous les Français au travail le 1er mai. On va faire travailler des métiers de bouche pour leur permettre d'employer des salariés. A partir de là, tout le monde danse autour du totem, ce qui ne veut plus dire grand-chose dans l'économie moderne, à part sa valeur symbolique.

La gauche nous dit que ce serait une régression sociale, un acquis social sur lequel on reviendrait. Les salariés n'auraient pas la possibilité de dire non. Il y en a qui disent Au contraire qu'on est dans une économie de services et qu'elle ne s'arrête pas, que c'est tout le temps et qu'on ne peut pas empêcher des gens qui veulent travailler de gagner davantage.

Vous avez un débat relativement stérile. On parle de quelques magasins. A côté de ça, tous les grands sujets qu'on devrait aborder et qui devraient faire l'objet de l'attention de nos parlementaires, rien. - M.Bouhafsi: S.Binet pose une question.

Elle dit qu'on ouvre une brèche, derrière les fleuristes et les boulangers. Pourquoi pas les poissonniers, les fromagers, les cinémas... - E.Lechypre: Ca vous paraîtrait absurde d'aller au cinéma le 1er mai?

Laissons un peu de liberté. Le droit du travail en France est suffisamment encadré pour ça. J'aimerais qu'on s'intéresse...

Prenez conscience du monde dans lequel on vit. On nous dit que si on ne travaille pas beaucoup plus longtemps collectivement, notre système de retraite est mort. Or on sait qu'on est déjà dans le pays où on travaille le moins.

Le vrai indicateur, le nombre d'heures travaillées par habitant...

C'est la richesse créée par tous les petits bras qui travaillent pour donner à manger à toutes les petites bouches qui ont faim. On est tous ceux qui travaillent le moins. - Y.Goosz: Il y a aussi notre démographie. - E.Lechypre: Bien sûr.

Le patron d'OpenAI nous dit cette semaine qu'avec l'IA, on va bosser 32 heures par semaine. Un cabinet qui n'est pas très réputé pour son audace, Qui fait du conseil au Crédit international, nous dit que ça va détruire 5 millions d'emplois. Ce serait les sujets que j'aimerais voir traité.

C'est notre spécialité, de se déchirer autour de sujets qui sont au final anecdotiques, mais passionnels. - M.Bouhafsi: On va entendre M.Barnier dans un instant.

Vous étiez ce matin à l'Assemblée nationale. Il y a un autre argument pour les boulangers, qui disent que quand ils ferment le 1er mai, tout le monde va chez les grands fast-foods américains. - D.Anract: Il y a une distorsion de concurrence.

Le boulanger...

Imaginez les 35 000 boulangeries fermées le 1er mai, dans les villes côtières, où il y a du tourisme...

Où vont-ils aller? Ceux qui veulent du "à emporter" vont aller dans les chaînes américaines de fast-foods. - A.Bégot: Ca va profiter aux boulangeries industrielles. - D.Anract: Il faudra voir qui est chaîne et qui est particulier.

Ce qu'on veut, c'est les commerces de centre-ville, les petites boulangeries et les artisans. On veut rien changer. On veut faire comme avant.

Il faut que les gens, ce jour férié, puissen avoir des croissants, du pain, des pâtisseries. - M.Bouhafsi: Une question de bon sens.

Je n'ai pas la réponse. Pour ceux qui habitent dans des petits bourgs, les boulangers ne perdent pas d'argent en faisant travailler un collaborateur ou 2? Ils gagnent? - D.Anract: S'ils font de la comptabilité analytique...

Puisqu'on est à peu près à 40 % de masse salariale...

Vous avez 30 % de matières premières et les charges fixes externes. Si on prend les mêmes gens, on perd de l'argent. C'est pas un service, mais mathématiquement, on perd de l'argent. - P.Larrouturou: Sur le fond, vous êtes pour cette proposition de loi.

Que pensez-vous de la forme? La CGT dit que c'est un passage en force. Que pensez-vous de la méthode du gouvernement? - M.Barnier: Ce n'est pas la 1re fois que madame M.Panot dit n'importe quoi.

Je suis député de la 2e circonscription de Paris. J'ai déjà été député de la Savoie il y a quelques années. Je suis très frappé de l'ambiance.

C'est pré-insurrectionnel. Il y a tellement de haine, de violence, la violence des paroles...

Ca entraîne souvent la violence des actes. Il faut que ça cesse. Il faut qu'on fasse preuve de bon sens et de respect et qu'on garde son calme.

De quoi parle-t-on? On parle de 35 000 commerces qui sont des lieux de vie dans la plupart de nos villages. La boulangerie est souvent le lieu de vie ouvert le plus tôt le matin et qui éteint sa lumière le plus tard le soir.

Ce sont des salariés qui vont avoir le droit de travailler et qui ne seront pas obligés. Ils pourront gagner 2 à 3 fois ce qu'ils gagnent habituellement. - Y.Goosz: Il n'y a pas eu de débat. - M.Barnier: Nous étions prêts au débat.

Mon parti, LR, a soutenu le texte au Sénat. On a entendu "La Marseillaise", très bien. Même "L'Internationale" ce matin.

C'est insensé pour un texte comme ça. Nous avons renvoyé au Sénat pour que ce texte devienne effectif et soit applicable le 1er mai prochain. - M.Bouhafsi: On ne travaille pas assez en France.

Le gouvernement a décidé d'agir face à la hausse des arrêts-maladies. C'est nécessaire? - E.Lechypre: Oui, parce qu'il y a des abus.

C'est nécessaire aussi de se poser la vraie question: pourquoi il y a quand même, malgré tout, autant d'arrêts-maladie? Il y a des gens qui abusent, mais ça nous renvoie au premier sujet. C'est cette loi...

Je dis qu'on ne s'interroge pas sur les vrais sujets. L'autre vrai sujet, c'est les aspirations des Français, leur nouveau rapport au travail. Il y a 50 ans, quand vous demandiez aux Français si le travail était prioritaire pour eux, 70 % répondaient oui.

Aujourd'hui, c'est 30 %. Ils veulent mieux gérer leur temps. Qu'est-ce qu'on apporte comme réponse...

C'est lié aux arrêts de travail. S'il y en a autant en France, c'est qu'il y a un problème avec le management à la française. On a dans nos entreprises des pratiques qui ne sont pas toujours adéquates.

C'est aussi lié au fait qu'on a de plus en plus de salariés qui vieillissent, mais ça pousse aussi, ces arrêts de travail, à se poser la question de comment les entreprises françaises sont managées. Qu'est-ce qu'on fait pour la santé des salariés au travail? Tout le monde est gagnant.

Quand une entreprise traite correctement ses salariés, tout le monde est gagnant. Oui, il y a des gens qui abusent, les faux arrêts, les téléconsultations, les gens qui achètent de faux arrêts...

Mais il y a aussi un vrai problème derrière. - M.Bouhafsi: Selon l'OFCE, le pouvoir d'achat par ménage reculerait de 0,7 % cette année.

Ce serait la pire année depuis 2013. Croissance à 0,8 %...

Consommation atone, inflation qui repart. Est-ce qu'on revit pour les Français une année de vrai décrochage au niveau du niveau de vie? - E.Lechypre: Oui, mais pas de la même façon.

En 2013, c'était le coup de massue fiscale de F.Hollande pour essayer de redresser les finances publiques. C'est là que P.Moscovici emploie pour la première fois l'expression de "ras-le-bol fiscal".

C'était des hausses d'impôts. Là, malheureusement, c'est tous les vents contraires qui soufflent contre l'économie française et contre notre niveau de vie. Si vous prenez la baisse de la croissance...

L'OCDE chiffre à 0,8 % la croissance pour cette année. Mais elle nous dit qu'il y a 0,2 point lié à l'environnement international, 0,2 point lié à l'instabilité politique et 0,5 point lié à l'austérité budgétaire. Si on n'avait pas tous les vents contraires, on ferait quasiment 2 fois plus de croissance.

On a le chômage qui va augmenter. On a l'inflation qui va être un peu plus élevée. On est quand même sur un budget de rigueur, donc des prestations sociales serrées.

Par famille, l'OFCE nous dit que le pouvoir d'achat a reculé de 0,7 %. C'est du jamais-vu depuis 2013. - M.Bouhafsi: Heureusement qu'on a le pain!

Heureusement qu'on a les meilleurs boulangers de France. Merci. On voit votre satisfaction, D.Anract.

Cette loi n'est pas encore votée. Vous êtes le président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie. Merci, E.Lechypre.

Vous restez avec nous. Le 5/5 d'A.Bégot.

D'abord, la folie C.Dion et la Répression des fraudes qui ouvre une enquête. - A.Bégot: Une enquête pour pratiques commerciales trompeuses après des soupçons de tarification dynamique.

Lors de la vente des billets pour ses prochains concerts à Paris, de très nombreux fans ont constaté une énorme différence de prix entre le prix annoncé au départ, quand ils font les 1res démarches, et celui affiché au moment de payer. Des prix qui passent parfois du simple au double en un simple clic. Certains ont failli péter les plombs. - Je choisis une date.

Voilà. Et voilà! Je suis pas un bot. - J'irai pas où tu iras.

Je touche même pas le RSA. Céline, je suis qui, pour toi? - A.Bégot: Cette pratique, c'est la tarification dynamique.

Elle est très répandue dans le monde. Il s'agit de baisser ou de gonfler le prix d'un même billet en fonction de la demande en temps réel sur les plateformes en ligne. En France, elle est jusqu'ici peu pratiquée, autorisée, mais à condition que l'information soit donnée dès le départ. - Je suis contente que cette affaire arrive et que la DGCCRF, Bercy, se saisisse enfin du dossier.

Il y a souvent des problèmes de billetterie, même si, en France, c'est beaucoup moins libéral et plus contrôlé qu'aux Etats-Unis. Jamais la DGCCRF, les députés, ne se sont penchés sur les problèmes de billetterie, de marché noir, de ce qu'il fallait faire pour protéger le consommateur. J'ai demandé aux Etats-Unis, à l'équipe de C.Dion si elle avait donné son accord et si elle était au courant.

Ils m'ont dit que non et qu'elle était en studio, enfermée dans sa bulle, à travailler sur de nouvelles chansons pour son retour sur scène. - A.Bégot: Malgré ces gros couacs et cette flambée des prix, les dernières places mises en vente ce matin sont parties en quelques minutes seulement.

Il n'en reste plus aucune sur les sites officiels. La police nationale met en garde ce soir ceux qui seraient tentés d'acheter des places ailleurs. ... - A.Bégot: Il y a plein de chiffres qui ont circulé sur ce que vont rapporter ces concerts de C.Dion à la France.

Combien, d'après vous? - E.Lechypre: Ca va se compter sans doute en centaines de millions d'euros.

Vous avez des gens qui vont prendre des avions pour venir, qui vont aller dans des hôtels, dans des restaurants. On l'a vu avec la tournée de T.Swift.

C'était 0,1 à 0,2 point de croissance en plus pour l'économie américaine. Ca aura un impact très positif. Ca a longtemps été l'honneur de la France de ne pas pratiquer ces politiques.

Rappelez-vous des Américains qui venaient en France pour échapper à des places à 1500 ou 2000 dollars et à qui ça coûtait moins cher d'avoir acheté des billets en France à un prix fixe...

Ca leur coûte moins cher de se payer le voyage avec toute la famille pour venir voir le concert en France. Sur les 10 millions de demandes qu'il y a eu, vous avez eu quasiment 2 millions de demandes françaises. Oui, c'est un joli coup pour l'économie française. - M.Bouhafsi: Je connais une très bonne boulangerie près de...

E.Macron a été reçu aujourd'hui par le pape Léon XIV. - A.Bégot: C'était leur première rencontre depuis l'élection du souverain pontife.

Comme le veut la tradition, E.Macron n'est pas venu les mains vides. Il a offert un maillot dédicacé par l'équipe de France de basket.

Un cadeau très loin d'être anodin. - E.Macron: Mon épouse... ... - A.Bégot: Le pape a également reçu le livre officiel de la reconstruction de Notre-Dame de Paris. - M.Bouhafsi: Une prise de parole surprise de M.Trump. - A.Bégot: Les Etats-Unis doivent entamer demain des négociations ô combien sensibles avec l'Iran.

On a le sentiment que la guerre peut repartir à tout moment. La première dame américaine a pris la parole. C'est très rare.

Elle a tenu à faire une mise au point sur l'affaire Epstein. ... - A.Bégot: Une déclaration qui a surpris tout le monde, à commencer par D.Trump, qui assure qu'il n'était au courant de rien.

Depuis plusieurs jours, il appelle les Américains à tourner la page Epstein. - M.Bouhafsi: Les obsèques ce matin de Loana à Nice. - A.Bégot: Une cérémonie ouverte au public.

De très nombreux anonymes sont venus rendre un dernier hommage à celle qui fut la 1re star, le 1er visage de la téléréalité en France. - C'est une figure emblématique qui a marqué mon enfance. J'étais petite mais je m'en souviens quand même.

Une personne sensible, authentique. - C'était déjà une légende de la téléréalité de son vivant. Aujourd'hui, ça l'est encore plus. - Elle était si jolie, si belle.

Elle était pleine d'espoir, pleine d'amour. Je suis de Nice. Je voulais lui rendre hommage.

Je trouve que c'est une très triste fin. Elle était si jeune. - A.Bégot: A l'arrivée du cercueil, entièrement rose, le public l'a spontanément applaudie.

Sa mère a ensuite pris la parole dans la cathédrale. B.Castaldi, A.Laroche-Joubert et plusieurs anciens de "Loft Story" avaient fait le déplacement. - S.Boulay: Une vie extraordinaire, faite de hauts extraordinaires et de bas déchirants. - A.Bégot: Elle avait 48 ans.

Elle a été retrouvée morte chez elle le 25 mars. - M.Bouhafsi: La campagne choc de la semaine. - A.Bégot: De l'Association Addictions France.

Elle en a assez qu'on associe alcool et santé. ... - A.Bégot: Vous ne comprenez pas, mais quand vous écrivez le mot "santé" sur votre smartphone, voilà ce qui apparaît: des émojis de coupes de champagne ou de pintes de bière.

Pour les médecins, ce n'est pas anodin. - Le but n'est pas de faire des Français que des buveurs d'eau, mais de leur montrer que parfois, ils sont malgré eux victimes d'une forme de campagne qui ne dit pas son nom et qui tire son profit d'une consommation même si elle n'est pas problématique. Il faut être conscients de ça et réagir.

On demande à ces plateformes et ces annonceurs, ces industries, de retirer ces émojis liés à l'alcool associés à la santé. - A.Bégot: Vous confirmez? - Y.Goosz: Oui.

J'ai plein de verres d'alcool. - A.Bégot: La consommation d'alcool en France fait chaque année 49 000 morts. - M.Bouhafsi: Le Salon du barbecue se tient tout le week-end au Parc floral de Paris. - A.Bégot: 30 000 visiteurs sont attendus d'ici dimanche.

Les ventes de barbecue ont explosé l'an dernier, plus 16 %. Le milieu des adeptes du barbecue se féminise. - On voit qu'il y a des femmes qui arrivent et qui sont très passionnées. - C'est un milieu très masculin, mais quand les femmes savent s'affirmer, elles sont présentes. - J'ai une bonne assistante à la maison.

On fait un bon binôme. - Bien sûr... - Ca se voit!

Actuellement, il n'y a que des femmes. - Il y a plein de femmes. - A.Bégot: Avec le temps de ces derniers jours, on aurait tous eu envie d'un bon barbecue.

Mais qu'est-ce qu'un vrai bon barbecue? On a mené l'enquête. - Ca représente quoi, le barbecue, dans votre quotidien? - Le partage et la convivialité. - Bon vivant, bonne franquette. - Repas entre copains et avec la famille le dimanche midi. - Faire des choses simples, avec amour. - Pour être un bon cuiseur, il faut avoir un peu de ventre, un tablier et un couteau affûté. - Le meilleur cuiseur d'entre vous? - Moi.

Lui, c'est le goûteur. - E.Lechypre: On trouve des barbecues incroyables, mais un bon barbecue, c'est aussi de bonnes sauces.

Vous y trouvez des fournisseurs de sauces de toute l'Europe qui vous proposent des produits incroyables. Notamment si vous aimez les sauces épicées. - Y.Goosz: Ca se gentrifie aussi. - M.Bouhafsi: Si vous êtes de passage à Paris ce week-end, courez à la maison Sotheby's. - A.Bégot: Vous verrez ce chef-d'oeuvre d'A.Warhol.

C'est B.Bardot. Il fait partie d'une série commandée par Gunther Sachs, le 3e mari de B.Bardot.

Il y en a 7 autres comme celui-ci, de différentes couleurs. Il les avait commandés à Warhol après sa rupture avec la star. C'est lui qui ne les avait pas montrés au public jusqu'ici. - Brigitte obsédait tellement Gunther Sachs que 6 ans après leur divorce, il va voir A.Warhol et lui commande 8 portraits de son ex-femme à partir d'images de Richard Avedon, le grand photographe.

Celui-ci est le plus beau des 3, qu'il avait gardés. Il s'agit de lèvres. Cette Brigitte a les lèvres rouges.

Sur les 8 portraits, il n'y en a que 2 comme ça. - A.Bégot: Ce portrait est visible chez Sotheby's jusqu'à la fin de la semaine prochaine.

Il sera ensuite présenté à Londres avant d'être mis aux enchères au mois de mai. Estimation entre 14 et 18 millions de dollars. - D.Anract: A.Warhol aurait pu faire le portrait d'une baguette. - M.Bouhafsi: Il faut la décision... - E.Eméyé: On attend la pause pour finir. - M.Bouhafsi: Merci à tous.

Dans un instant, nos invités: D.Foenkinos, B.Duhamel, S.Devillers, et S.Davant.