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InterviewRMC (sur YouTube)· 9 août 2023 13 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

🔴 En direct - Arnaud Rousseau, président du FNSEA, est notre invité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Le Conseil d'État a examiné hier la dissolution des Soulèvements de la Terre, qu'est-ce que ça changerait ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Les images de Sainte-Soline ont choqué, comment protéger les agriculteurs ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    La Cour des comptes dénonce une augmentation des prélèvements d'eau, qu'en pensez-vous ?

  • 8:00OuverteÉludée

    Les agriculteurs consomment-ils vraiment 90% de l'eau en été dans le Sud-Ouest ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Les prix des fruits et légumes ont augmenté de 16%, pourquoi ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    La grande distribution tire les prix vers le bas, est-ce acceptable ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Arnaud RousseauFait
    « ce qui est important pour nous c'est de pouvoir continuer à faire notre métier dans des conditions de sécurité optimisés »
  • 4:00Arnaud RousseauFait
    « on a besoin pour ça d'une forme de protection or ce qu'on a vu avec ceux qui s'est passé à Sainte-Soline mais aussi chez un certain un nombre de maraîchers nantais mais pour nous pas acceptable »
  • 6:00Arnaud RousseauFait
    « l'agriculture française elle a besoin d'eau et elle le fait notamment en été au moment où on a besoin de produire »
  • 7:00Arnaud RousseauFait
    « quand vous consommez une tomate ou quand vous consommez une salade ça n'est ni plus ni moins que de l'eau agricole qui est transférée dans votre assiette »
  • 8:00Arnaud RousseauChiffre
    « on n'explore pas 40% du métro français en Europe on importe une partie et on en a besoin notamment pour la nutrition animale ou pour l'amidonnerie »
  • 9:00Arnaud RousseauFait
    « les agriculteurs ont adapté leurs assolements cette année on a la surface de maïs la plus faible qu'on ait eu en France depuis des années »
  • 11:00Arnaud RousseauChiffre
    « avec un mètre cube d'eau c'est produire 30% de biomasse de plus qui a 25 ans »
  • 13:00Arnaud RousseauChiffre
    « on apporte aujourd'hui près de 60% de la production gobelins il y a six fruits sur 10 consommés en France qui ne sont pas de production française »
  • 14:00Arnaud RousseauChiffre
    « le panier de la ménagère représente pour l'achat alimentaire seulement 13% »
  • 16:00Arnaud RousseauFait
    « la pomme de terre cette année va coûter plus cher dans les mois qui viennent »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

il y a d'euros elle est en particulier à la Société Générale qui dès l'an dernier avait décidé de céder sa filiale rose Bank avec à la clé une charge de plus de 3 milliards d'euros et puis pour l'industrie près de 14 milliards d'euros de coûts essentiellement porté par les constructeurs automobiles Renault par exemple a perdu plus de 2 milliards d'euros après avoir vendu ses participations dans le constructeur automobile russe aftevaz et la facture pourrait s'alourdir encore parce que plus de 1800 groupes européens étaient présents en Russie avant le début du conflit ukrainien et la moitié d'entre eux opère toujours dans le pays soit parce qu'ils ont décidé de rester soit parce qu'il cherche en vain un repreneur à des conditions acceptables conditions de plus en plus difficiles à trouver en témoigne Danone au mois de juillet qui a pas réussi à vendre sa filiale à cause d'un décret publié par Vladimir Poutine [Musique] RMC Apolline matin Sébastien CREPS il est 8h40 vous êtes bien sur RMC et RMC story l'invité du jour et l'invité du jour c'est donc vouloir nos Rousseau re-bonjour vous présider la FNSEA le premier syndicat agricole beaucoup de sujets avec une agriculture qui doit s'adapter aujourd'hui à des évolutions climatiques et d'abord cette bataille autour de l'eau qui prend une tournure judiciaire puisque c'est le Conseil d'État qui a examiné hier le projet du gouvernement de suspendre de dissoudre plutôt les soulèvements de la Terre ce mouvement mobilisé contre les bassines notamment celle de sainte Soline on s'en souvient ça avait donné lieu à des violences au mois de mars où la réclamer cette dissolution qu'est-ce qu'elle changerait finalement écoutez ce qui est important pour nous c'est de pouvoir continuer à faire notre métier dans des conditions de sécurité optimisés et les images qu'on a vu à Sainte Soline sont pour nous un choc parce que non seulement bon il y avait les violences importantes mais il y avait aussi des nuisances on le voit sur les images à nos cultures ce qui est important pour nous c'est pas qui est des gens qui ne partagent pas notre vision de l'agriculture c'est que on puisse le faire dans des conditions de sécurité renforcée or aujourd'hui tous les jours on a des atteintes au bien et aux personnes agriculture et ça nous ne le voulons pas eux disent ce sont des appels à la désobéissance civile et ça n'a rien dit légal vous vous dites ça va beaucoup plus loin que de la désobéissance civile aujourd'hui mais surtout nous considère qu'il y a un cadre légal et que il n'appartient pas à chacun de définir ce qu'est la désobéissance civile nous ce qu'on veut c'est faire notre métier dans le cadre républicain on veut le faire dans le respect de la loi donc on a besoin pour ça d'une forme de protection or ce qu'on a vu avec ceux qui s'est passé à Sainte-Soline mais aussi chez un certain un nombre de maraîchers nantais mais pour nous pas acceptable et il y a des d'autres cas que sainte Soline qui qui apparaissent il y a notamment un projet de méga bassine en Auvergne qui va devenir la plus grande de France d'ailleurs là bas aussi il y a des mouvements de contestation c'est à dire que c'est tension elle se multiplie sur le territoire elle se multiplie partout mais vous savez ce qui est important pour nous c'est de continuer à produire pour nourrir les gens on a besoin en France de produire une alimentation de qualité pour nourrir l'ensemble de nos concitoyens et pour le faire en agriculture on a besoin d'eau on a besoin d'eau évidemment de pluie et puis parfois on a besoin de stocker de l'eau pour irriguer c'est un peu moins de 7% des terres françaises qui sont irriguées donc vous voyez c'est assez faible mais on a besoin de le faire dans un certain nombre d'endroit parce que sans eau il n'y a pas de production agricole et si on ne produit pas en France on continuera à importer et depuis 5 ans le niveau des importations n'est pour nous pas acceptable et c'est ça l'enjeu de fond c'est comment on est souverain sur le plan alimentaire vous dites ça c'est finalement peu d'eau par rapport à la consommation de de la France mais un peu une guerre des chiffres aussi par rapport à ses prélèvements en eau on lit aussi et c'est la Cour des comptes qui le dit que qui dénonce une augmentation incontrôlée des prélèvements d'eau des signes à l'irrigation qui ont plus que doublé entre 2010 et 2020 en été l'agriculture c'est plus de 90 % de la consommation pour les départements de la façade atlantique et du Sud-Ouest donc il y a quand même des endroits en France où l'agriculture consomme beaucoup d'eau non mais l'agriculture consomme de l'eau alors moi j'ai pas les mêmes chiffres que que ceux de la Cour des comptes mais j'aurais plaisir à échanger avec eux rapidement l'agriculture française elle a besoin d'eau et elle le fait notamment en été au moment où on a besoin de produire je voudrais juste rappeler que quand vous consommez une tomate ou quand vous consommez une salade ça n'est ni plus ni moins que de l'eau agricole qui est transférée dans votre assiette l'eau qu'on utilise elle fait partie du cycle de l'eau on la prend on la met sur nos terres et le rejoint le cycle de l'eau il y a une partie d'ailleurs qui est rendue au sol l'autre partie est consommée par les plantes dont on a besoin et c'est vrai qu'il y a une partie de l'eau qui est utilisée au moment où de maïs français non ça c'est ces chiffres ne sont pas ne sont pas justes on n'explore pas 40% du métro français en Europe on importe une partie et on en a besoin notamment pour la nutrition animale ou pour l'amidonnerie mais ce qui est important en France il est destiné au marché français essentiellement au marché français essentiellement au marché français et je voudrais dire que les agriculteurs ont adapté leurs assolements cette année on a la surface de maïs la plus faible qu'on ait eu en France depuis des années et par ailleurs on a la surface la plus importante de tournesol qu'on ait eu depuis des années ce que je veux dire c'est que les agriculteurs s'adaptent et pour s'adapter ils ont besoin de continuer à gagner leur vie parce que le revenu et je veux pas l'oublier le revenu ça reste le cœur de la manière dont les agriculteurs pourront accompagner la transition parce que ce qui est attendu c'est comment l'accompagne la transition pour continuer à produire pour nourrir et à le faire dans des conditions qui permettent aux électeurs de vivre et l'eau produire avec moins de alors sans eau non mais avec moins d'eau c'est possible absolument et on sait le faire je voudrais rappeler que aujourd'hui avec un mètre cube d'eau c'est produire 30% de biomasse de plus qui a 25 ans et ces progrès on doit continuer à les faire et on doit le faire aussi dans un contexte où l'agriculture n'est pas le seul usagé et donc on sait aussi qu'il y aura des sujets d'eau potable on sait qu'il y a besoin d'eau pour l'industrie qui a besoin d'eau pour le nucléaire et donc cette question du partage de l'eau c'est une question qui doit être adresser mais on doit le faire sereinement et on doit le faire sans violence sans finalement sont exacerbation du du débat parce que on sait que dans un certain nombre il y aura moins d'eau dans d'autres probablement autant et peut-être même à certains endroits plus il y a des agriculteurs qui se sentent menacés aujourd'hui ah ben très clairement il y a des agriculteurs qui font qui sont victimes de violence ou qui sont victimes de dégradation sur du matériel d'irrigation sur un certain nombre d'installations électriques les maraîchers nantais se sont vu détruire un certain nombre de leurs serres voilà oui régulièrement et puis ça se traduit aussi par une pression insidieuse moi ce que je veux rappeler c'est que on a besoin encore une fois de pour nourrir dans ce pays et que si on le fait pas on laissera à d'autres la responsabilité de produire et en termes de souveraineté pour nous agriculteurs français ça n'est pas acceptable je voudrais qu'on parle des fruits et légumes justement parce qu'on a entendu des chiffres qui peuvent paraître un peu contradictoires il y avait une étude de l'Association familiale qui a relevé les prix au mois de juin qui nous disaient les fruits et légumes d'été sont en forte augmentation plus 16% avec de fortes augmentations sur la cerise la fraise plus 25 ou 35% sur la courgette et puis maintenant on apprend que les ventes s'effondre et que les prix vont peut-être baisser pourquoi parce que est-ce que finalement l'inflation a plombé la consommation des fruits et légumes alors en fait il y a trois facteurs il y a un facteur de production c'est à dire qu'on arrive à un moment où ce télescope des productions de plusieurs pays enfin c'était même il y a quelques semaines donc on peut avoir le pic de production française je pense à la pêche et à la nectarine par exemple ou à l'abricot qui se télescope entre la production française et la production espagnole ensuite on a un sujet consommation et le climat des 2 à 3 dernières semaines n'a pas été très favorable à la consommation de fruits en France et puis enfin on a les promotions qui sont faites par un certain nombre de de grands distributeurs qui poussent ou pas la consommation de légumes français donc la crainte de famille rurale elle était fondée avantée elle n'est plus aujourd'hui mais moi je veux rappeler quand même là aujourd'hui les sur les étages absolument et je voudrais quand même rappeler que si on veut conserver une production de fruits en France dont on apporte aujourd'hui près de 60% de la production gobelins il y a six fruits sur 10 consommés en France qui ne sont pas de production française on a besoin de défendre le prix quand on a un abricot qui est inférieur à 2 euros ça n'est pas tenable quand on a une pêche nectarine inférieure à 2,50 €, ça n'est pas tenable pour le producteur et donc on a besoin aussi de soutenir cette production donc est-ce que le jeu justement la grande distribution qui communique beaucoup sur ses prix qui tirent les prix vers le bas est-ce que la grande distribution joue le jeu de la production française écoutez d'abord moi je voudrais pas faire d'approche générique un grand nombre d'entrejeux et pour ceux qui de temps en temps font quelques écarts et bien écoutez on les rappelle alors que très concrètement il y a quand même des supermarchés où on ne trouve pas beaucoup de fruits français on a beaucoup oui oui il y a eu une opération de promotion de pêche plate espagnole chez Carrefour la semaine dernière qui nous a heurté je crois que le tir a été corrigé je m'en réjouis ce qui est important pour nous encore une fois c'est qu'on conserve une capacité de production en France vous l'avez compris quand on parle de l'eau quand on parle de la consommation quand on parle des prix soit nous producteurs français on est en capacité de fournir des solutions soit on le fera ailleurs dans des conditions qui ne sont pas les nôtres et donc on veut absolument continuer à le regarder le tout à des prix abordables pour le consommateur parce que pour nous c'est aussi essentiel alors il y a une inquiétude semble-t-il sur la pomme de terre dont le prix augmente beaucoup ça va continuer la pomme de terre cette année va coûter plus cher dans les mois qui viennent d'abord on a une production qu'on attend plutôt au rendez-vous puisqu'on a eu de la puyriamétrie mais effectivement le prix de la pomme de terre est devenu de plus en plus cher au consommateur il est trop tôt pour le dire il faut attendre que la récolte la récolte débute les primeurs sont là mais le gros de la récolte française va commencer en août et septembre on sera vigilant mais là encore quelle est la capacité à produire et pour ça on a besoin de conserver un certain nombre de de produits de protection de nos pommes de terre y compris au stockage voilà donc c'est plus difficile de produire la promener la pomme de terre et pourtant en France on a un vrai savoir-faire et là pour le coup on exporte des pommes de terre sur l'ensemble de l'Europe on les transforme pas toujours en France et c'est un regret parce qu'on pourrait créer de la valeur mais en tous les cas nous à la fin du soir on veut veiller au caractère abordable des prix pour le consommateur je voudrais malgré tout rappeler que quand le panier de la ménagère représente pour l'achat alimentaire seulement 13%, ça n'est pas tenable pour les agriculteurs français et que quand il y a l'inflation qu'on a connu notamment il y a 6 mois ça n'est pas tenable pour le consommateur il faut qu'on trouve un point médian pour que la qualité alimentaire française soit justement une hérédité à ceux qui nous écoutent il faut finalement assumer que l'alimentation nous coûte plus cher désormais parce que ça coule plus cher à produire parce qu'il y a ces évolutions climatiques dont on parle et parce qu'on veut de la qualité et des produits français il faut payer plus cher il faut accepter de payer plus cher en tous les cas il faut accepter de payer le juste prix des produits qui n'est pas celui qu'on a connu dans les 10 dernières années il faudra demain payer son alimentation un peu plus cher un peu plus cher pas beaucoup plus cher un peu plus cher si on veut conserver une agriculture française dynamique c'est ce que veulent les producteurs français pour autant il faut que le consommateur soit au rendez-vous mais il faut aussi que les prix soient abordables et moi je m'inquiète de voir un certain nombre de foyers modestes se détourner de la production ou de la consommation quand on est agriculteur on peut pas voir les sujets de malnutrition monté en France c'est le cas en ce moment donc on a besoin de s'ajuster et pour ça on a besoin de conserver une capacité de production importante en France et des acteurs importants en France un nombre important d'agriculture en France merci Arnaud Rousseau d'être venu ce matin sur RMC président de la FNSE le premier syndicat agricole merci à vous il est 6h52 et les Grandes Gueules arrivent avec à la marche à le bonjour Alain bonjour Sébastien bonjour à tous et justement on a un agriculteur ou dans les GG il s'appelle Didier Giraud il agriculteur en Saône-et-Loire il sera avec nous tout à l'heure avec l'éducateur Etienne big avec Flora gaybahlil la chef d'entreprise dans le secteur la transition écologique on parlera de ce qui se passe du côté de l'Auvergne avec ses bassines qui commencent à être contestés on parlera de la hausse de la consommation de la viande en France est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle je pense qu'il faut bien regarder les chiffres parce que les Français mangent dehors le problème c'est que c'est beaucoup de la viande importée donc ça pose des questions mais c'est aussi le pouvoir d'achat des Français qui est en jeu et puis on