Rachid Kander - directeur général du bailleur social Assemblia
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Défensif 100 %
Questions et réponses
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- 0:14OuverteRéponse directe
On pense à ceux qui travaillent dans des fournaises, restaurations, BTP, mais pas que. Et puis à ceux qui vivent en ville, dans des immeubles parfois mal isolés.
- 0:39OuverteRéponse directe
Assemblia, c'est quelques 10 000 logements essentiellement dans l'agglo de Clermont-Ferrand. Très sincèrement, honnêtement, ce matin, est-ce que certains de vos locataires sont en souffrance ?
- 1:27OuverteRéponse directe
On a entendu dans le reportage à cette heure et demie des gens qui disaient avoir du 30, 35 degrés dans un immeuble à Croix-de-Néra. On appelle ça des passoires thermiques, et même, il y a un terme, les bouilloires thermiques, maintenant, c'est quoi le critère ?
- 1:39OuverteRéponse directe
C'est quoi une bouilloire thermique ?
- 2:12OuverteRéponse directe
Et il y a un diagnostic, je crois, qui a été réalisé par Assemblia, sur son parc, cette année. Est-ce qu'on arrive à jauger combien ça représente ?
- 2:40OuverteRéponse directe
Mais vous savez, sur votre parc social, combien ça représente ? Est-ce que c'est un logement sur deux, un logement sur cinq, qui serait en difficulté face à la chaleur ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:59InvitéFait
« A Clermont-Ferrand, nous avons la chance d'avoir un parc de bailleurs sociaux, et là, je parle au nom de tous les bailleurs sociaux, grâce aux aides des collectivités, notamment la métropole et le département du Puy-de-Dôme, où, en termes d'isolation contre le froid, nous sommes plutôt très bons. »
- 1:10InvitéChiffre
« Mais effectivement, contre le chaud, un article des Echos d'il y a quelques jours le précisait, 9 logements sur 10 en France sont mal préparés ou conçus pour résister au chaud. »
- 2:48InvitéChiffre
« Alors, face à la chaleur, nous, on les estime, ce qu'on a fait des études assez récemment, on les estime à 8 sur 10. »
Temps de parole
- Invité59 %
- Présentateur35 %
- Présentateur 26 %
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Pays d'Auvergne, ici matin, la France assommée par la chaleur et la canicule. On a dépassé la barre des 40 degrés hier en Auvergne, on en parle avec l'invité d'ici, Pays d'Auvergne, ce matin. Ce mardi, 54 départements en vigilance rouge, canicule dont l'allié le Puy-de-Dôme. On pense à ceux qui travaillent dans des fournaises, restaurations, BTP, mais pas que. Et puis à ceux qui vivent en ville, dans des immeubles parfois mal isolés. On pense notamment aux logements sociaux, nous sommes avec le directeur général du bailleur social Assemblia, Rachid Kander, bonjour. Bonjour. Assemblia, c'est quelques 10 000 logements essentiellement dans l'agglo de Clermont-Ferrand.
Très sincèrement, honnêtement, ce matin, est-ce que certains de vos locataires sont en souffrance ?
Oui, certains sont en souffrance, mais j'allais dire, pour vous reprendre quand vous avez l'air, entre guillemets, de stigmatiser le logement social. A Clermont-Ferrand, nous avons la chance d'avoir un parc de bailleurs sociaux, et là, je parle au nom de tous les bailleurs sociaux, grâce aux aides des collectivités, notamment la métropole et le département du Puy-de-Dôme, où, en termes d'isolation contre le froid, nous sommes plutôt très bons. Mais effectivement, contre le chaud, un article des Echos d'il y a quelques jours le précisait, 9 logements sur 10 en France sont mal préparés ou conçus pour résister au chaud.
Et pas seulement dans le parc social, finalement, c'est aussi ce que vous nous dites. On a entendu dans le reportage à cette heure et demie des gens qui disaient avoir du 30, 35 degrés dans un immeuble à Croix-de-Néra. On appelle ça des passoires thermiques, et même, il y a un terme, les bouilloires thermiques, maintenant, c'est quoi le critère ? C'est quoi une bouilloire thermique ?
Alors, une bouilloire thermique, ça caractérise un logement qui ne se refroidit pas. C'est-à-dire qu'une fois que la chaleur est rentrée, parce que, pas de volet, parce que, voilà, le rayon solaire porte les infrarouges, et c'est les infrarouges rouges qui réchauffent le logement. Et ce sont des logements qu'on n'arrive pas à refroidir, aussi, parce qu'ils sont parfois trop bien isolés, ou parce que, sous les toits, sous les combles, et voilà, donc, pas suffisamment, pas bien conçus pour être ventilés.
Et il y a un diagnostic, je crois, qui a été réalisé par Assemblia, sur son parc, cette année. Est-ce qu'on arrive à jauger combien ça représente ?
Alors, on ne sait pas, malheureusement, et au niveau national, on n'est pas préparé contre le chaud. On est bien préparé, parce que, depuis plusieurs années, comme je le disais, on est soutenu pour le froid, et là, c'est plutôt la bonne chose, mais, effectivement, au niveau national, nous ne sommes pas prêts pour le chaud. Donc, ça fait partie des enjeux qui sont devant nous.
Mais vous savez, sur votre parc social, combien ça représente ? Est-ce que c'est un logement sur deux, un logement sur cinq, qui serait en difficulté face à la chaleur ?
Alors, face à la chaleur, nous, on les estime, ce qu'on a fait des études assez récemment, on les estime à 8 sur 10. C'est énorme ? C'est énorme.
Est-ce qu'il y a des rénovations, vous me disiez, on a beaucoup isolé contre le froid ? Oui. Est-ce que ça veut dire que vous prévoyez des investissements pour la chaleur, cette fois ?
C'est le défi qui nous attend tous, bailleurs sociaux ou pas, au niveau national et au niveau européen. Donc, il y a, effectivement, plusieurs leviers. Il y a le législateur, donc c'est les normes. Il y a les financements et puis il y a le temps et la capacité de faire.
C'est un petit appel que vous lancez quand vous dites aux législateurs qu'il faut agir.
Exactement. Je lance un appel aux législateurs et aux financeurs, bien évidemment.
Oui, parce que la question, vous disiez, est-ce que ce n'est pas piégeux ? Finalement, vous nous dites, on a beaucoup isolé contre le froid, l'hiver. Et vous nous disiez, dans le même temps, des fois, les apparts sont tellement bien isolés que la chaleur n'arrive pas à refluer vers l'extérieur. Est-ce que, finalement, il n'y a pas une erreur là-dessus d'avoir beaucoup fait contre le froid et, finalement, maintenant, de se retrouver coincé quand on a des grosses vagues de chaleur comme celle-ci ?
C'est exactement ça. Parce qu'effectivement, trop bien isolé par l'extérieur, finalement, quand les murs prennent la chaleur, ils la restituent la nuit. Donc, il y a une espèce de cercle vicieux qui accentue, qui rend l'inconfort de plus en plus pénible.
Alors, justement, les gens qui nous écoutent ce matin, qui sont dans votre parc, pas seulement, qui sont peut-être parfois dans leur maison, leur propre appartement, est-ce que vous avez des conseils, 3-4 conseils clés à leur donner ? Vous allez nous dire, fermez les volets. Ça, on n'arrête pas de le répéter depuis une semaine. Mais il y a peut-être d'autres petits trucs à mettre en place, parce que c'est vrai que, là, depuis une semaine, ça commence à être pénible et compliqué.
Je vous comprends, et effectivement, je me mets à la place des auditeurs qui, depuis plusieurs jours, sur toutes les ondes et sur tous les écrans, entendent défiler les experts qui parlent de financement, du nucléaire, de l'énergie, etc., et du long terme, mais effectivement, au quotidien, ce matin, qu'est-ce qu'on fait ? Le premier geste simple qu'il faut faire, c'est vraiment fermer les volets. L'enjeu, c'est que les rayons du soleil ne doivent pas taper les vitres. Parce qu'à partir du moment où un rayon du soleil touche un carreau ou traverse une vitre, il y a les rayons infrarouges qui portent la chaleur, qui, eux, traversent la vitre.
Même quand on a des rideaux à l'intérieur, la chaleur, elle rentre. Donc, l'enjeu, c'est de bloquer les rayons du soleil à l'extérieur. Quand vous n'avez pas de volets, il suffit de mettre un drap ou quelque chose par-dessus la fenêtre pour que c'est à l'extérieur. Donc, c'est vraiment le premier geste. Un deuxième, c'est la ventilation naturelle la nuit. Il faut se lever à 4h du matin.
On met le réveil, on ouvre la fenêtre.
On ouvre la fenêtre et on aère, on ventile, on fait des courants d'air. Quand on a, malheureusement, ça arrive, des logements où il n'y a pas double façade, on ouvre la porte palière. Il faut vraiment essayer de créer des courants d'air sur la période la plus fraîche qui, normalement, est autour de 4h du matin. Voilà, autour de l'aube.
Merci beaucoup, Rachid Kander. Je rappelle que vous êtes le directeur général du Bayer Social Assemblia. Merci d'avoir été avec nous ce matin et bonne journée à vous. Merci à vous également. L'invité d'ici est à retrouver sur notre site et notre application ici. Ici matin.