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interviewLCI (sur YouTube)· 18 novembre 2025 17 min

Les Partis Pris : "Narcoterrorisme, cartels, on y est", "Bulle de l'IA, oui c'est du sérieux" et ...

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On commence les partis prêts avec vous. Euh route réunion ce matin à l'Élysée sur le narcotrafic. Euh il et et il y a également eu des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale après plusieurs dram lié au trafic narcotrafic et pour voir où nous en sommes.

Vous vous êtes demandé si on pouvait dire qu'en France il y a des cartel, il y a du narcoterrorisme à proprement parler et vous répondez oui. Oui, nous en sommes là. Alors, on prononce en effet beaucoup de mots forts sur cette question du narcotrafic et on a raison mais certains sont justifiés et d'autres peut-être pas encore, j'ai envie de dire.

C'est pour ça que c'est une forme de décryptage si vous voulez que je vous propose à l'ône de l'actualité. Prenons le premier mot, narcoterrorisme. Celui-là, c'est incontestablement ce que nous vivons désormais.

L'assassinat il y a quelques jours de Medy Kassie, le petit frère d'un militant associatif contre le fléau du trafic et engagé politiquement en est la preuve terrible. Les obsèques, ces obsèques se sont déroulés d'ailleurs cet après-midi sous haute surveillance car on pense que les membres de la mafia qui l'ont exécuté, qui l'auraient exécuté surveillaient aussi les participants à ces obsèques. Et c'est évidemment le but des criminels.

Renforcer la psychose, décourager ceux qui les dénoncent et nombre d'entre eux d'ailleurs demandent une protection et parfois retirent temporairement se retirent temporairement de ce combat. Alors à l'issue de la réunion organisée à l'Élysée ce matin, écoutez ce que disait le ministre de l'intérieur Laurent Nugèz. C'était évidemment pas un règlement de compte classique comme on pouvait malheureusement déplorer dans le cadre du paysage de la lutte contre le trafic de stupéfiant et que c'était manifestement un crime d'intimidation.

Un crime d'intimidation et d'ailleurs plusieurs personnes autour de la table on ont évoqué le fait qu'il y avait ici un point de bascule. On voit bien que l'action qu'on mène fait mal aux trafiquants et que donc forcément il y a une repost et cette repost c'est d'essayer d'intimider intimider en effet parce que c'est une forme de message direct envoyé à l'état de la part d'une organisation qui euh lance une forme d'avertissement au pouvoir. cet assassinat du d'un membre de la famille d'un militant associatif et politique, c'est une la première fois que c'est répertorié dans les la l'histoire criminelle de la France.

Et c'est pour cela d'ailleurs qu'on parle de narcoterrorisme et qu'aujourd'hui le président Macron comme le Premier ministre n'hésite pas à utiliser une comparaison pour la lutte contre ce phénomène. Écoutez, nous avons une action qui va du local à l'international et donc pour ce volet là l'approche que nous avons adopté sur la lutte contre le terrorisme est celle que nous continuons de décliner. Euh le narcotrafic aujourd'hui pourrit la vie de certains quartiers, tue des enfants, mais il a son épicentre euh en tout cas des complicités, parfois au bout du monde.

Voilà, donc ça c'est pour le mot narcoterrorisme. Moi je vous dis, on y est en effet. Mais ça nous conduit du coup au deuxième mot, le cartel.

Et en et il s'agit en effet aussi euh non pas le narcoétat mais le cartel. C'est ce deuxième mot qu'il faudrait qu'on voit parce que là aussi je dirais oui, il y aurait cartel parce que les spécialiste considère que c'est maintenant une organisation bien structurée qui ressemble de plus en plus au groupes qui sèment la terreur en Amérique latine ou dans d'autres pays européens comme les Pays-Bas. Le spécialiste, le journaliste indépendant, spécialiste de la criminalité Frédéric Ploquin dans l'émission C'est ce soir hier et disait "Oui, on peut parler de cartel.

Il recrute des narcotueurs sur les réseaux sociaux. Ils se répartissent les marchés, ils fixent les prix ensemble. C'est une organisation de la même façon.

Et Jean-Michel Verne qui a écrit un livre sur la mafia, sur DZ Mafia, ce groupe qui a écrit Inside DZ Mafia dit "Oui, il y a une évolution. Ces gangs des cités ont d'abord été placés sous la tutelle des forces marsises traditionnelles, mais maintenant ils se sont émancipés. Ils ont créé leur propre filière d'importation et sont en capacité de faire venir des quantités phénoménales de drogue en France." et ils sont tous sur une forme d'égalité et ils forment une forme de joint venture du crime.

Prenons les autres mots. Euh, d'abord le mot narcoétat qu'on a vu il y a un instant là. Qu'est-ce que c'est un narcoétat ?

C'est un état dans lequel les trafiquants de drogue existent exercent un pouvoir direct sur les responsables politiques ou économiques. Et là, je serais un peu plus réservé quand même. Je pense que heureusement on en est pas tout à fait là.

Ça implique aussi une corruption à plusieurs niveaux, des dockers au gardiens de prison, même des personnels judiciaires. Et c'est vrai et c'est vrai que ça existe évidemment. C'est pour ça que on peut pas parler de narcoétat.

Là, on parle effectivement de pays d'Amérique latine. On peut bon en Belgique, il existe ce débat. Les gens disent "Sommes-nous un narcoétat ?

Au Pays-Bas, sommes-nous un narcoétat" et cetera. Donc on ne peut pas dire que c'est le cas en France aujourd'hui. Mais attention attention, il faut évidemment faire mieux, il y a des brèches et cetera.

D'ailleurs, l'autre mot qui revient aussi c'est que celui qu'on a entendu de mexicanisation, le mot de mexicanisation, c'est-à-dire le fait que effectivement les trafiquants installent leur loi sur une région toute entière. Et là, c'est la même façon. Je dirais qu'il y a une encore une forme de slogan pour le moment.

Attention, mais c'est une menace réelle et la situation s'aggrave. En revanche, on peut pas dire que l'État reste inactif. Il a multiplié les opérations antidrogues et le Laurent Nugè l'a euh expliqué. 2000 mises en examen euh à Marseille dont 900 en détention, - 30 % de domicide - 50 % de points de deal.

Alors, on peut dire c'est un bon c'est un bilan intéressant, mais quand vous savez qu'il y a 200000 personnes impliquées dans le trafic de drogue, vous vous dites que 2000 personnes, c'est évidemment une goutte d'eau. Mais c'est des progrès qui sont accomplis que reconnaissent les policiers qui disent par exemple que le ratisage sur le terrain au quotidien permet de d'éviter que le métier de guetteteur, vous savez, les petites mains, bah soit quand même de plus en plus difficile à recruter. Et ça c'est un constat qui est intéressant.

Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire un travail chronophage de policiers qui sont sur le terrain 24h sur 24 sur les pointes d'île et c'est une pieuvre parce qu'aujourd'hui elle s'étend pas seulement à la ville de Marseille dont tout le monde parle et auquel tout le monde pense mais à beaucoup de villes moyennes, à beaucoup de petites villes et c'est ce facteur là qui fait que ça devient de plus en plus difficile à endiguer. Merci beaucoup.

C'est très intéressant de passer par les mots pour savoir effectivement où on en est de ce phénomène de narcotrafic. Merci beaucoup Route François l'anglais, votre parti prix ce soir. C'est une menace qui semble se préciser.

Peut-elle se produire ? Vous nous dites la bulle de l'IA, de l'intelligence artificielle. Attention euh c'est du sérieux.

Oui, la cocotte minute siffle. Euh, on voit le petit machin qui tourne de plus en plus vite. En fait, les inquiétudes se multiplient sur les niveaux de valorisation de la bourse de la part des acteurs des marchés financiers eux-mêmes et puis d'un certain nombre d'observateurs, de gestionnaires de fonds et notamment un certain nombre de ceux qui avaient prévu les derniers craqus et qui disent attention euh c'est dangereux particulièrement aux États-Unis où les niveaux des cours boursiers est plus élevé qu'ailleurs en proportion et particulièrement dans le secteur de l'intelligence artificielle qui suscite comme toutes les nouveautés un enthousiasme extraordinaire de la par des des des investisseurs parce que comme toujours quand une nouveauté arrive, on imagine que son développement va être extrêmement rapide et généralisé.

Ça n'est jamais la réalité hein, mais même si c'est vrai à 20 ans, ça n'est jamais vrai sur les horizons qu'imaginent les boursiers. Le symbole de ça, c'est l'entreprise Nvidia qui est une entreprise américaine qui fabrique des puces dont on a déjà plusieurs fois parlé sur ce plateau. Euh les puces qui sont le cerveau de l'intelligence artificielle et euh son cours a tellement progressé que elle vote aujourd'hui 4000 milliards d'euros hein.

Alors c'est-à-dire c'est plus que le PIB français, c'est énorme. Elle elle a perdu jusqu'à un peu plus de 2 % aujourd'hui. Ça s'est redressé tout à l'heure.

Les cryptonnaies sont également victimes du même du même phénomène. Le Bitcoin a perdu 12 % sur un mois. Il valait 800 € tout à l'heure.

Et il y a quelques jours, il y a euh un homme dont la parole est très importante qui s'est prononcé, c'est Robert Schiller, vous savez, qui est un prix Nobel d'économie 2013, professeur de d'économie éminent, qui écrit des livres passionnants sur la psychologie et l'économie. Et alors, il a calculé, il a un un indice qu'on appelle l'index Schiller. Je pense qu'on va le voir s'afficher à l'écran. il calcule il recalcule la valeur des actions en fonction des bénéfices réels que font les entreprises.

Et à partir de là, il a fait sur une très longue période sur plus de 150 ans. Là, on voit le graphique depuis le début de l'année 1900. On voit qu'il y a très clairement trois pics qui se détachent.

Le premier c'est 1929, c'est la première des formations. La deuxième c'est 2000 au moment du craque boursier du craque boursier internet. Et la 3è, vous voyez qu'on est tout proche désormais euh de 2000, mais on est même à un niveau calculé par l'indice de Schiller supérieur à 1929, toute chose étant égale par ailleurs évidemment hein, puisque l'économie n'est plus la même.

En 1929, c'était la radio qui déclenchait l'engouement euh de la spéculation parce qu'on imaginait là aussi que les profits allaient être formidables et aujourd'hui c'est c'est l'intelligence artificielle. Vous vous voyez que les chutes ont été très importantes. Après, rappelons-les, hein, après le pic de 1929, chute de 83 % et après le pic de l'an 2000, celui d'Internet, mo- 49 %.

Comment s'explique ces bulles par un phénomène d'anticipation psychologique classique qui fait que d'abord vous avez toujours intérêt à avoir tort avec tout le monde plutôt qu'avoir raison tout seul ? Parce que les cours montent, montent, montent, vous dites "C'est pas raisonnable." Sauf que euh si vous ne prenez pas le train et bien vous ne vous enrichissez pas.

Mais on a connu ça, c'est l'histoire des bulles de tulipe hein. Euh au 17e siècle au Pays-Bas, on était exactement dans le même phénomène. Ces bulles, elles explosent toujours à partir d'un phénomène en général contingent qui déclenche exactement le même mécanisme psychologique mais à l'inverse et tout le monde vend de façon irrationnelle.

Quelle conséquence ? Le secteur concerné est asséché. Il y a des faillites et dans les les cas les pires évidemment ça impacte le secteur bancaire et donc ça contamine la croissance.

On en est pas là mais il y a un signal d'alerte. Merci beaucoup François, on va surveiller ça de très près. Les conséquences très dramatiques.

Amnou Chalmanier euh la réaction d'Israël à l'adoption du plan aux Nations- Unies du plan Trump pour Gaza vous a frappé et vous dites hypocrisie ou cynisme ? Alors, pas seulement Israël parce que j'ai commencé à regarder Israël mais au fait un peu tout le monde. Donc, c'est le Conseil de sécurité de l'ONU qui a adopté par 13 voix pour et deux abstentions, la Russie et la Chine bien entendu.

La résolution américaine en 200 le plan d'ensemble de Donald Trump pour Gaza qualifié d'historique évidemment par la délégation américaine. Cette résolution transforme donc le plan de 20 points de Donald Trump en un mandat international. Alors, rapidement pour rappeler ce que c'est que ce plan, c'est un conseil de la paix. présidé par Trump évidemment lui-même et dont Tony Blair fait partie et qui va superviser la reconstruction de Gaza, son financement jusqu'à ce que l'autorité palestinienne mè bien son programme de réforme, une force internationale de stabilisation l'ISF déployée à Gaza et où il n'y aura pas que des occidentaux, il y aura des Azerbaïdjanis, des Indonésiens et d'autres comme le précise l'ambassadeur américain Mike Waltz, un comité technocratique palestinien composé de Palestiniens et d'experts internationaux. le retrait progressif des forces israéliennes tout en gardant une présence périmétrique de sécurité et la accrocher c'est là où ça devient très confus peut-être on ne sait pas une voie crédible c'est le terme utilisé vers l'autodétermination et voilà comment c'est formulé une fois que l'autorité palestinienne aura scrupuleusement exécuté son programme de réforme et que la reconstruction de Gaza aura progressé les conditions seront alors peut-être réunies pour que s'ouvre un chemin crédible vers l'autod détermination palestinienne la création d'un état palestinien et c'est logique je veux dire tant que imaginez que là il y a des élections et le ramas groupe terroriste et sanguinaire qui gagne c'est j'allais dire on remet une pièce dans le judbox et c'est reparti pour la violence.

Euh donc ma question donc quand je lisais ça, c'est de quoi se vote quasi unanime et le nom ? Et la première image qui m'est venue, c'est une sorte de vitrine où tous les acteurs ou ceux qui se voudraient acteurs jouent leur numéro de claquette pour essayer de tirer le épingle du jeu. Alors là pour Donald Trump, évidemment qu'il est extrêmement content parce que c'est voté par le conseil de sécurité alors qu'il est englué dans l'affaire Epstein, du nom du prédateur sexuel et financier, grand copain de la terre entière qui menace évidemment sa présidence.

Alors c'est quand même cette affaire lui a déjà coûté le soutien de sa plus grande fan Margerie Taylor Green. qui est qui est mais qui était vraiment sa première fan. Trump l'appelait elle quand pendant la présidence Biden pour lui dire comment diriger en plein million la voyz dans la chambre des représentants répondre à Trump si vous voulez dire fidèle de fidèle qui s'est solidarité Trump à cause d'steinour et donc la base maga pure et dure tremple donc forcément après le vote du conseil de sécurité alors là sur trous sociale là Donald Trump il avait une autoroute donc il y a aller avec hyperba et majuscule compris félicitations au monde pour l'incroyable vote du conseil de sécurité des nation Nations Unies il y a quelques instants reconnaissant et en le conseil de paix en majuscule qui sera présidé par moi.

Donc c'est dire à quel point il est content. Emmanuel Macron n'est pas en reste. Il s'est positionné comme un acteur central de ce processus.

Le 9 novembre dernier, il a reçu Mahmoud Abbas, représentant de l'autorité palestinienne à Paris pour discuter de la pleine application de l'accord de cesser le feu à Gaza. Le communiqué présidentiel qualifié à base de président de l'État palestinien étant donné que la France là a reconnu l'état palestinien en septembre 2025. Mais mobilisation diplomatique spectaculaire certes, mais inempêche, je continue à préciser que l'influence de la France est dérisoire dans le plan américain et que tout cela ressemble à une énorme entreprise de communication et un grand numéro de claquettes dont Emmanuel Macron commence à avoir l'habitude.

Plus il chute dans les sondages à l'intérieur et plus il fait des claquettes à l'extérieur. Quantine Etiaou et ben il navigue dans un équilibre précaire entre plusieurs impératives contradictoires. Sa coalition gouvernementale n'a jamais été aussi fragile.

Il doit rassurer ses partenaires d'extrême droite qui sont quand même pour rester poli assez hystérique en l'occurrence Bengvier et Smotrich et des électeurs du Lou à qui il a promis un contrôle total sur Gaza et l'annexion d'au moins une partie de la 6. Mais tout ça tout en flintant Donald Trump dont il a absolument besoin. Résultat cette actique, ça a été par exemple de publier sur X un poste que en anglais, pas très dur en hébreu qui ne s'adresse donc qu'aux Américains, qu'à l'international et en particulier à Trump.

Nous pensons que le plan du président Trump mènera à la paix et à la prospérité car il insiste sur la démilitarisation complète, le désarmement et la déradicalisation de Gaza. Israël tend la main à tous ses voisins porteurs de paix, de prospérité. ne reste plus que les États arabes Arabie Saoudite, Qatar, Emirat arab un Égypte, Jordanie, Turquie, Pakistan, Indonésie qui eux sont pris entre leur opinion publique de plus en plus euh proche de la question palestinienne et qu'ils ont eux-mêmes nourri d'antisémitisme et évidemment la réalité géostratégique, géopolitique qui vivent et où Trump est indispensable.

Résultat des courses et ben ce vote est une imposture collective. Hypocrisie ou cynisme ? Un peu des deux. un peu de merci beaucoup c'est vert parce que c'est très intéressant quand même cette chose à noter quand même que Ramas par contre que c'était un plan qui était n'oubliez pas 20h40 la grande confrontation avec David Pujadas qui reçoit Raphaëlman face au français et ensuite un débat Gluxman Zemour dans le courant de la soirée.

Merci à tous les trois d'avoir animé 24h ce soir. Il est 20h.

Les Partis Pris : "Narcoterrorisme, cartels, on y est", "Bulle de l'IA, oui c'est du sérieux" et ... — Emmanuel Macron · Pourquijevote