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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 7 février 2024 44 min

Remaniement : Macron pas pressé, Attal affaibli ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous Bienvenue c'est sens public votre rendez-vous de débat de chronique et de reportag sur Public Sénat deux thèmes 90 minutes et donc du temps pour que nos invités expert donneent du sens à l'actualité voici le sommaire de ce 7 février 4 mois après les attaques terroristes perpétrées par le ramasse la France rendit un hommage national aux victimes du plus grand massacre antisémite de notre siècle alors nous nous tenons là 4 mois après devant ses visages et ses chaises vides bouleversé de tristesse au côté des familles de ceux qui ne sont plus chargé d'affection au côté de ceux qui soignent leurs blessures et ne cédant rien pour ramener ceux qui sont encore là-bas quel est le retentissement de cet hommage en France en Israël dans le monde le parti LFI qui a refusé de qualifier de terroriste les attaques du ramas avait-il sa place aux Invalides quel sort également pour les 132 otages alors qu'une fenêtre semble se rouvrir pour une trêve et d'éventuell Libération on répond à toutes ces questions dans 3ois quarts d'heure mais d'abord cette attente record jamais un premier ministre n'avait gouverné aussi longtemps sous la 5e République sans son équipe au complet est-ce le signe d'un affaiblissement pour Gabriel Atal ou au contraire sa volonté de marquer son territoire face au président de la République quelle place pour François baayrou peut-il faire son retour à l'éducation nationale quel bilan pour le premier mois du premier ministre Atal on répond à toutes ces questions dans une minute mais d'abord un zoom sur ce calendrier législatif volontairement épuré par un exécut veut réformer par la VO réglementaire Jérôme Rabier pendant que certains attendent d'être nommés au gouvernement les parlementaires attendent eux le programme de leur prochaine semaine de travail car quand on se plonge dans l'agenda des prochaines semaines au Sénat peu de textes portés par le gouvernement sont inscrits à l'ordre du jour le 28 février tout de même sera discuté l'inscription de l'IVG dans la Constitution voter à une large majorité à l'Assemblée le texte promet un résultat bien plus serré au Sénat l'agenda est peu rempli c'est surtout car Emmanuel Macron l'a répété il veut moins de loi et plus d'efficacité mais je crois que si nous savons travailler ardemment avec beaucoup de bon sens d'efficacité sans doute moins de lois mais plus d'actions concrètes avec une détermination sans faille nous aurons des résultats au service à la fois du quotidien des Français mais aussi pour préparer l'avenir de la nation une manière aussi de contourner la situation politique faute de majorité à l'Assemblée qui oblige à négocier avec les oppositions pour faire passer ces texes pas question pour l'exécutif de revivre la même situation qu'avec le texte immigration mais pour certains sénateurs c'est l'absence de cap qui inquiète cette volonté aussi du président de la République de vouloir effectivement à chaque fois courtcircuiter le Parlement alors oui on va fonctionner par décret on va faire fonctionner comme ça parce que des lois ça serait trop complexe et trop mais ça marque aussi un manque de vision un manque d'orientation et on se demande effectivement où va ce gouvernement et où va Emmanuel Macron côté majorité on assume ce calendrier législatif peu charger et un changement de méthode les Français ils n'attendent pas de grandes lois il en faut il y aura des lois importantes notamment je pense logement énergie agriculture on le dit à l'instant mais dans le même temps ils attendent qu'on simplifie leur vie et si on peut par voir réglementaire le faire et bien je souhaite ardemment qu'on le fasse la nomination complète du gouvernement permettra aussi au Parlement de retrouver des interlocuteurs dédiés sur l'ensemble aès nul doute que les questions à le seront nombreuses Gabriel Atal est-il affaibli ou pas d'ailleurs par ce remanimement tardif on va en débattre avec Martial fouco bonsoir bienvenue vous êtes professeur des universités à sciencesp Anne Charline beina bonsoir et bienvenue constitutionnaliste Pablo P Vivien bonsoir et bienvenue vous êtes rédacteur en chef de la revue regard et Mathieu croissant éitorialiste politique bonsoir rrou son po éditorialiste hier soir vous étiez à ma place ici même avec une thématique am d'une certaine façon freine l'ambition des réformes que que Gabriel pourrait mener choisir cette VO réglementaire voulez dire que est-ce que l'absence de gouvernement complet non non vraiment sur le fait de réformer par par la voie réglementaire et moins par la VO législative ça ve réformamb ve pas direon moins ça veut dire que la la légitimité politique et notamment celle accordée par les parlementaires auprès du gouvernement serait serait abîmé euh et et au fond c'est pas la pratique c'est pas la pratique de de la de la 5e République même en période de cohabitation le choix des ordonnances correspondait à une situation politique particulière on pourrait se dire aujourd'hui majorité relative alors s'il faut aller très vite il faut peut-être ne pas être empêché par l'absence de majorité je pense qu'on est dans une période où ce choix-là provoquerait non seulement une contestation classique des oppositions mais aussi on sort d'une séquence près de 22 usages de l'article 493 et si à cela il faut les rajouter dans un 2è un acte 2 du 2è quinquena l'usage de l'ordonnance ou du règlement provoquerait à mon avis une très forte contestation qui dépasserait largement un usage qui est constitutionnalisé du 493 là on verrait final ement ça renverrait l'idée qu'on utilise tous les artifices pour ne pas traver AC par quand vous dites forte contestation ça peut parce que bon sont pas forcément des thématiques qui qui peuvent infuser longuement l'ourement dans l'opinion mais dans l'opinion ça pourrait provoquer les contestations oui ça pourrait provoquer les contestations là où précisément on est sur un sujet où il y a un clivage très très fort au sein du Parlement c'est l'impossibilité de pouvoir avoir des voix venant de les républicains pour certains textes ou d'une gauche qui retrouve ouvrai un finalement un terrain d'accord donc oui ce qui se passe en opposition dans le Parlement on voit he depuis quand même bientôt 3 ans rejaillli à l'extérieur et l'opinion publique s'en saisit parfaitement anchar Bina il faut quand même se mettre à la place de Gabriel hatal qui ne veut pas revivre le chemin de croix d'Élisabeth borne on peut peut-être un peu le comprendre c'est sûr que gouverner en période de majorité relative c'est tout un art c'est un équilibre qui est très difficile à trouver autant en 88 sur la période Michel Rocard c'est vrai que les oppositions étaient pas ai aussi clivé on l'a dit plusieurs fois on n'est pas du tout dans la même tendance politique on y arrive plus facilement autant c'est vrai que on a le sentiment que depuis les résultats de 2022 le gouvernement a pas encore trouvé la méthode de cette gouvernance de là à passer par voie réglementaire déjà rappelons quand même que la Constitution ne rend pas ça possible pour tout hein la la voie royale c'est la voie de la loi donc je suis pas sûr qu'on puisse vraiment gouverner autant et réformer autant par voie réglementaire que par la voie législative et c'est vrai que cette impression de courtcircuiter l'Assemblée nationale et le Parlement c'est déjà quelque chose qui était présent dans l'opinion quand on parlait du référendum alors là si carrément on parle d'une législation de couloir exécutif en fait tout simplement c'est ça les règlements et bien j'ai le sentiment que ça perdra évidemment un peu de son lustre n'oublions pas quand même que Gabriel Atal est un peu accoutumé de la méthode puisque il sort du ministre de l'Éducation où il a essentiellement gouverné par voie règlementaire donc c'est vrai que je pense qu'en fait il a pas pardon n interrompre c'est aussi sa méthode qui consiste à dire de l'action et R rés rapid donc c'est vrai que la VO réglementaire permet d'avoir des résultats c'est vrai que la voie réglementaire permet des résultats rapides il faut pas oublier peut-être un autre contrepouvoir qui est très présent sur la voi règlementaire qui le juge administratif les référés les recours qui pourrai encore nourrir le sentiment queon ne peut pas gouverner à cause des juges donc bon voilà ça a l'air d'être quand même quelque chose que ce gouvernement utilise il faudrait pas que ça devienne la norme aujourd'hui il y il y a un autre enfin une autre façon un autre angle d'attaque sur le choix de cette voie réglementaire Pablo P Vivien c'est peut-être la perspective de la des européennes c'est dans 4 mois et le rôle qu'un Gabriel Atal va jouer dans cette bataille est-ce qu'il ne se je sais pas comment vous l'analyz je me dis est-ce qu'il ne se prive pas justement d'une tribune à l'Assemblée nationale dans le dans la perspective des européennes comment vous le vous le percevez ça il peut trouver d'autres tribunes he il y a pas que lorsqu'on est premier ministre il y a pas que l'Assemblée nationale qui fait figure ou le Sénat d'ailleurs qui font figure de de tribune he il peut très bien aller dans la presse multiplier à la fois les interviews aller sur le terra comme il déjà comm il a déjà commencé à le faire il est très présent sur le terrain il y avait un moment on disait oui il va faire un déplacement par jour donc si moi je me suis dit bien il commence à faire un déplacement par jour jusqu'au 9 juin on va le voir énormément mais après pour pour revenir sur ce que vous disiez d'une part faut rappeler que le domaine de la loi et le domaine du règlement sont définis par la Constitution et que c'est vrai que le les juges ont eu tendance à considérer de façon assez extensive ces différents domaines et notamment le DOM réglementaire ça c'est à noter mais que si c'est si c'est en fait dans sa dans sa comment on dit sa méthode gouvernementale en fait c'est gouverneré par par le règlement alors il y a quand même un gros problème de de contournement institutionnel il y a un fonctionnement normal de nos institutions avec effectivement un parlement qui qui fait des lois et derrière un exécutif qui produit produit décision et si jamais on le contourne alors on met en péril tout l'édifice enfin c'est je dis pas que c'est illégal ou antionstitutionnel que de que de faire par règlement en revanche il y a un esprit en fait à ce que à ce qu'est la la la 5ème République et cet esprit c'est l'équilibre des institutions et là si on fait ça on met en péril l'esprit de ces institutions avec et ça a été très bien dit juste avant c'est une une mise en en lumière de notamment des juges qui vont pouvoir retoquer certaines décisions ministériel des certains certains règlements et derrière une opinion publique qui on l'a déjà vu avec le le le Conseil constitutionnel qui est très attaqué notamment par une partie de la droite si on commence à aussi attaquer les tribunaux administratifs qui retoquerit des des règlements on c'est c'est tout l'édifice institutionnel qui pourrait être mise en péril oui alors on peut aussi considérer que ça c'est un signe que cet édifice fonctionne si les si les si les juges pe faire TR gardent leur légitimité d' intervenir juste oui j'aimerais bien mettre un bémol quand même parce qu' on sort quand même de de de de quinquena de SEPA où on a eu beaucoup de lois on a un usage de la lo loi on passe vraiment d'une époque où chaque ministre voulait avoir sa loi pour laisser une trace dans l'histoire avec parfois des lois qui ne nécessitaent pas pour le coup d'en être ça aurait pu très bien se régler par par règlement donc faut pas passer de trop de loi à pas de loi j'entends bien mais on peut trouver un juste milieu par ailleurs depuis juin 2022 il y a quand même une cinquantaine de textes qui ont été adoptés par le biais de de discussion un coup un peu avec la droite un coup avec les écolos je pense aux énergies renouvelables c'est bring Balan mais ça a quand même permis de faire porter des textes C Élisabeth borne la situation politique de l'Assemblée en terme de rapport de force n'a pas changé ensuite les intentions des uns et des autres ont changé parce qu'on est en campagne électorale c'est surtout le scrutin des européennes qui va bloquer tout pourquoi l'opposition ferit tout d'un coup des cadeaux au nom de l'intérêt général à l'exécutif en votant des lois donc on va avoir une parenthèse législative pendant 3 4 mois qui sera autant de retard accumulé mais on peut avoir une situation qui rechangera un peu à la rentrée prochaine à cette excession près qu'on rentre dans le tunnel budgétaire et que là une succession de 11 493 je crois que c'est 11 laadition finale pour une pour une saison la saison des 49 saison budgire oui non mais c'est c'est c'est juste vous avez raison de de dire que la la voie réglementaire peut êre peut-être une manière de mettre un terme à cette inflation législative il faut quand même apporter une précision he toutes les lois ne contiennent pas des dizaines et des dizaines d'articles on a des lois bien ficelées 10 12 articles mais c'est le jeu parlementaire et c'est aussi l'expression d'e majorit est relative si les oppositions veulent vivre et bien ça contribue à agrandir alourdir les lois donc ça c'est le premier élément et ça pas toujours été comme ça dans l'histoire de la 5e et a un deuxième élment où je trouve qu'il y a un paradoxe à si Gabriel Atal et son gouvernement emprunter cette voix réglementaire c'est c'est un petit peu contre l'esprit de ce qu'Emmanuel Macron dit à longueur de discours qu'il faut en terminé avec cette idée d'une bureaucratisation rampante très voilà qui qui empêche les acteurs publics de d'être d'être en première ligne et d'essayer de joindre l'efficacité parce que au fond si on est sur une voie réglementaire enfin c'est l'illustration parfaite d'une reprise en main de l'administration en quelque sorte de l'action publique et aujourd'hui les français si on doit les décourager encore davantage de la représentation politique alors allons sur cette voie et on verra le le marasme aux portes de de la 5e bon allez on va parler de ce remanement qui qu'on en finit pas d'attendre quoi je vais vous faire un aveu à la rédaction de public on a l'impression de vivre un jour sans fin quoi voilà chaque chaque matinée on se dit bon allez c'est pour aujourd'hui bah non c'est pas pour aujourd'hui bref tiens petite question de de d'organisation c'est est-ce que il y a un délai est-ce que au bout de ces ministres qui qui qui ne sont plus ministres leurs conseillers qui sont peuvent pas pointer au chômage enfin bref est-ce que il y a une date limite est-ce que c'est un mois est-ce que c'est deux enfin ça pourrait durer pend combien de temps alors non euh tristement la Constitution n'a pas prévu ou gverême tout de en fait pourganiser la DESS des autres némoins il y a le code électoral qui nous dit une chose c'est que les anciens ministres démissionnaires du gouvernement borne qui sont parlementaires ont un mois pour faire valoir leur vœux de récupérer leur siège donc a priori ça court du 9 la date de publication du décret de la en fait la fin des fonctions d'Élisabeth borne au donc il reste 48 he voir traîner très longtemps avant d'avoir un nouveau gouvernement je pense que voilà pour le coup le le Premier ministre et le président sont conscients de ce délai pour notamment permettre justement à ces anciens ministres de de récupérer leur sièges mais outre cela non je rappelle quand même que c'est la première fois sous la 5e République qu'on attend autant il y avait eu le premier inédit par Emmanuel Macron avec le gouvernement Castex le premier gouvernement Castex qui avait d'abord été nommé pour les grandes têtes et ensuite je crois 5 à 6 jours après le voilà les secrétariats d'État et ceter qui avaient été nommé en décalé mais c'est une pratique que moi j'estime être un peu contraire à on a fait beaucoup parler l'esprit aujourd'hui de la Constitution mais on va continuer à l'esprit du texte notamment parce que ça veut dire que Gabriel Atal est venu présenter son programme et son investiture à l'Assemblée nationale alors certes ça n'est plus une investiture mais il est venu quand même se présenter à son Assemblée sans son équipe et ça sans son équipe au complet il y avait quand même 14 ministres nommés mais c'est un peu le principe d'un gouvernement d'être solidaire d'être une équipe véritablement ce principe de collégialité solidarité ministérielle il est important quand on a l'intégralité du casting donc je je pense pas que cette pratique devrait continuer parce qu'elle met à mal quand même l'équilibre entre la politique l'administration rappelons que pour des raisons de continuité de l'État et bien ce sont des anciens ministres comme celui de la fonction publique qui sont encore en titre aujourd'hui et qui ne savent pas pour combien de temps donc rester dans cette entre deux comme ça pour des agents qui travaillent qui font vivre notre état c'est quand même quelque chose de de profondément vexatoire et et ça veut dire aussi qu'on fait passer un peu l'affichage avant l'efficacité Mathieu pourquoi c'est si long bah d'abord c'est toujours long avec Emmanuel Macron ça c'est quand même un premier théorème ensuite là on a un coupable tout désigné euh il s'appelle François Baayou parce que depuis sa relax lundi le patron du MoDem se sent poussé des ailes et cet allié historique du président qui s'estimait maltraité dans le cadre du premier reménumement donc celui du du 9 janvier et ben il fait monter les enchères et le problème c'est que le Président de la République et son premier ministre ne savent pas très bien quoi en faire car François Baayou n'a pas attendu 7 ans pour se contenter d'un strapontin vous imaginez bien s'il revient c'est Don il il lui faut un titre un et surtout un vrai ministère ce qui bouscule l'ordonnancement auquel on a eu droit il y a un mois parce que dans quel ord vous le mettez à quel rang ministre d'État ou pas numéro 2 du gouvernement ou pas déjà ça fait une première bousculade ça c'est le pour le protocole après il y a des problèmes de parité vous faites revenir un homme sur un ministère important alors qu'on avait déjà nommé des femmes ministres délégé pour essayer de cacher la misère donc ça pose un autre problème et puis en terme de sensibilité aussi parce que François Baayou se montre très gourmand il réclame pour son parti maintenant jusqu'à 5 C ministères alors que son parti n'en occupait que quatre auparavant un de plus pour lui c'est un de moins pour les autres et il suffit d'imaginer la tête d'Édouard Philippe comprendre l'équation évidemment alors dans quel ministère on le on l'imagine là bah on l'a vu partout le louou dans du régalien d'abord donc on en a parlé à un moment au ministère des armées alors tout de suite on évacue à priori l'hypothèse éducation nationale où il n'a pas visiblement ça n'est pas l'idée voilà de de de l'exécutif on en a parlé au au aux armées on en a parlé un ministère de de la réforme de l'État et de la simplification administrative quand on regarde ce qu'il a fait au plan on pe dire que c'est pas forcément une bonne idée parce qu'on a pas vu grand chose et c'est le problème de François Baayou je vais vous dire c'est qu'il est à l'opposé de la méthode atale quand il était ministre il était surtout accusé de temporiser d'ultra prudence voire d'immobilisme alors que Gabriel Atal a réclamé quoi de l'action de l'action de l'action et des résultats des résultats des résultats pour qu'on soit sûr d'avir compris euh justement on termine là-dessus ces relations avec le Premier ministre comment ils s'entendent ex mal voir assez mal depuis janvier voire même très mal ce qui n'arrange rien parce que François Baayou quand même a tout fait en vain pour s'opposer à l'animisation de Gabriel Atal qu'il considère trop jeune donc il voulait pas de Gabriel Attal à Matignon de leur côté les conseillers du Premier ministre ont fait fuiter dans la presse des indiscrétions selon lesquels il était évidemment impensable de revoir revenir au gouvernement et voilà aujourd'hui on en est là ben si qu'est-ce qu'on fait de François beou mais au-delà de ces vexations qui ne pourrait être que passagèr parce que c'est l'istoire de la vie politique après tout on travaille avec des gens qui ne sont pas forcément nos amis avoir baayrou dans son équipe ça pose des vraies questions parce que il a une liberté de parole c'est un esprit Liv Françis Baayou il s'est affranchi toute tutel en 2002 pour le meilleur et pour le pire j'ai envie de dire parce que quand c'est un allié ben c'est un allié qui n'hésite pas à l'ouvrir du coup la question qui se pose pour Gabri la tal c'est est-ce qu'il vaut mieux l'avoir dehors ou dedans réponse demain visiblement espérons demain ou on ver quand la marmotte rentre rentre dans sa cage Pablo pobiven votre avis est-ce qu'il faut mieux qu'il soit à l'intérieur du gouvernement une une capacité de nuire peut-être peut-être atténué on va dire ça comme ça ou je je me garderais bien de donner des conseils à gabrielal ou à Emmanuel Macron parce qu'en vérité c'est pas Gabriel qui forme le gouvernement c'est Emmanuel Macron enfin je veux dire on sait très bien que depuis le début Gabri a déjà donné des copies a déjà dit bon bah voilà moi j'aais bien que ça so ça mon gouvernement et puis Macron lui a dit non non pas du tout ça va pas du tout reprend tout pour exactement les raisons qu'on qu'a rappelé Mathieu François Berrou c'est vrai que c'est il son bilan à la tête des des des quelques institutions on pense le Commissariat au Plan ou à la tête du ministère de l'Éducation nationale sont pas les meilleurs des bilans c'est sûr que on se dit pas tiens aujourd'hui c'est vrai que ça serait génial qu'il soit ministre de l'éducation nationale mais le fait que on imagine qu'il revienne à un ministère des plus importants et donc à peine 3 semaines après la formation enfin la première formation de ce gouvernement àal on est déjà en train d'imaginer qu'il y a un remanimement parce que c'est ça il va falloir lui faire une place et les rôles car ça devait être un élarquissement et ça va peut-être devenir un remaniment remanent c'estàd que si c'est au ministère des armées B va falloir changer de ministre des Armées si c'est au ministère de l'Éducation nationale va falloir enlever madame oua casterra donc ça pose non mais ça dit quelque chose en fait de l'impossibilité aujourd'hui alors même que Gabriel a à peine commencé sa mission de de Premier ministre de de de de de de sa capacité à mener à bien une politique gouvernementale digne de ce nom mais en vrai le le problème il reste en fait à l'Assemblée nationale et le la donne François berou ne va rien changer en fait à la difficulté pour Gabriel Attal d'avoir une pseudo majorité sur certains textes à l'Assemblée nationale et c'est là qu'il est le sujet c'est parce que Gabriel Atal comme sa prédécesseur Elisabeth borne refuse de de d'envisager de pouvoir faire un contrat de gouvernement avec un autre parti qui permette en fait à cette coalition d'avoir une majorité nette et absolue à l'Assemblée nationale et tant qu'ils se refuseront à chercher cette ce contrat de gouvernement on on avancera on les aut partis le refusent aussi il beaucoup de partis qui disent pour Just juste un point dans dans certains pays vous avez des partis minoritaires qui sont dont dont la don don vous avez une personne par P person devient la première ministre parce ils ont que 10 députés dans une assemblée qui en compte 500 par exemple et c'est pas la tradition française oui mais c'est la première fois en fait qu'on est dans ce type de configuration donc peut-être qu'il va falloir modifier notre culture politique et notre culture des institutions et notamment de l'Assemblée nationale on va reparler des équilibre de ce de ce gouvernement parce que c'est vraiment intéressant et j'ai j'ai envie de vous entendre là-dessus mais vous avez l'un et l'autre évoqué le passage de François baayrou rue de Grenel je propose à Samia dechir de nous rejoindre tout de suite sur ce plateau puisque on va rappeler bonsoir Samia bienvenue euh que il a donc été ministre de l'éducation nationale c'était dans les années 90 oui et précisément en 1993 il devient ministre de l'Éducation nationale de l'Enseignement supérieur et de la Recherche François baayerou a alors 42 ans et il entre dans le gouvernement de cohabitation d'Edouard Baladur et très rapidement il va ouvrir un nouvel épisode de la guerre entre le public et le privé puisqu'il annonce vouloir réformer la loi Fallou pour faciliter le financement des établissements privés par les collectivités locales alors ça va provoquer une véritable levée de bouclier contre lui de la part du monde enseignant mais de tous les défenseurs de l'école publique également en janvier 1994 1 million de personnes descendent dans la rue selon les syndicats 260000 selon la police finalement sa réforme sur le financement du privé ne verra pas le jour puisqu'elle sera en partie censurée par le Conseil constitutionnel mais François Baayou va rester très marqué par cet épisode et ça va un peu paralyser la suite de son action ministérielle oui parce qu'il resté en poste un peu plus de 4 ans avec quel bilan bien il n'a pas eu de grand chantier he pas de loi Baayou sur l'éducation à noté tout de même la réforme du baccalauréat avec l'abandon des sections AB CDE remplacé par les filières scientifiques littéraires et économiques ou encore l'apprentissage des langue vivante dès l'école primaire mais en tant que ministre de l'éducation nationale François baayrou n'a pas laissé de grandes réformes en héritage puisqueaprès son bras de fer avec les syndicats sur le privé il a tout de suite cherché à éviter le conflit avec le monde enseignant et c'est une stratégie qu'il a gardé jusqu'à son départ du gouvernement en 1997 et c'est bien ce que lui reprocher la droite écoutez le souvenir qu'on a gardé le sénateur Max Brisson ancien inspecteur de l'Éducation nationale qui connaît bien François Baayou puisqu'ils sont tous les deux élus des piréné atlantiques il fut largement dans la cogestion qui signifie largement l'immobilisme c'est-à-dire que à force de vouloir tout concilier et de ne pas faire des choix on arrive à cette situation qui fait que l'éducation nationale n'a pas envisagé à son époque les ruptures nécessaires on a cogéré un système qui aujourd'hui est en échec complet c'est des choix qui ont pu être fait à l'époque où il était ministre qui se traduisent aujourd'hui par les déclassements de notre école parce que on n pas eu le courage de regarder les choses en face donc le ministre de l'immobilisme se souviennent certains sénateurs et certaines personalité droite et à gauche on en dit quoi et bien en fait cette cogestion de l'éducation nationale qui a voulu François Baayou avec les syndicats elle a plutôt laissé un bon souvenir à gauche c'est en tout cas le sentiment du sénateur Pierre ousouliia un communiste chercheur de profession à l'entendre cette nomination de François Baayou serait même de nature à apaiser le monde enseignant qui est quand même très remonté depuis la nomination d'Amélie ou casterin proposer une forme de contrat avec les enseignants pour changer le métier mais dans la coconstruction des des réformes ce qui est une bonne chose et ce qui est rigoureusement l'inverse de ce que fait la ministre actuellement qui passe en force sur beaucoup de dossiers donc moi j'ai plutôt un préjugé favorable je sais qu'on travaillera mieux avec avec lui avec l'actuel ministre c'était quasiment impossible on parle de quoi voilà un a priori plutôt favorable sur la méthode donc mais sur le fond ce sénateur de gauche ne se fait aucune illusion dit-il François Baayou mènera bien ce qu'il considère comme une PO droite merci beaucoup Samia Deir à tout à l'heure selon nos confrères de BFM TV Marciel fouco François Baayou devait rendre visite à Gabriel Atal aujourd'hui qui est en position de force tiens dans un rendez-vous comme celui-là d'après vous le président de la République celui qui n'est pas dans le bureau c'est ça absolument je je sais pas si c'est une finalement une visite de travail ou s'il s'agit de de remodeler le casting mais souvenons-nous parce qu'il y a une image qui a été souvent utilisée après la la première constitution de ce gouvernement on a on a on a appelé avec des termes de l'Ovalie dans le sport le rudbi en disant voilà c'est un 15 resserré 14 joueurs et un capitaine si François berou rentre dans ce gouvernement euh on détricote ce premier casting et je pense que euh vous avez évoqué la situation qui est peut-être une des causes de de de ce temps très long pris par Gabriel Atal pour former le gouvernement la situation d'Amélie oua cterra mais si François ba François Baayou pardon doit aller sur un un ministère régalien ministre d'État je rappelle qu'il n'y a plus de ministre d'État depuis très longtemps ça veut dire que les plus fidèles qui sont et les plus loyaux en quelque sorte autour aujourd'hui de Gabriel Atal c'est le ministre des Armées Sébastien le Cornu le ministre de l'Économie Bruno Le Maire un nouveau ministre des Affaires étrangères monsieur séjourné ça veut dire que l'on va enlever des places à certains qui verront non seulement d'un très mauvais œil cette cette situation et deuxièmement moi je rappelle un point qui me paraît essentiel dans la cette probabilité que François Baayou rentre dans le gouvernement n'oublions pas que on a vu l'arrivée on va dire de soutien de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy et enfin nul n'est censé ignorer l'opposition tenace entre François beayrou et Nicolas Sarkozi donc faire rentrer François baayrous c'est aussi réveiller un certain nombre de tension et d'animosité entre ce qui était le clan rapproché de Nicolas Sarkozi et la la trajectoire de berou depuis 2007 je poser une question assez générale sur ce ce délai d'un mois ce ce remanement qui qui se fait attendre est-ce que parce que c'est un peu la question qu'on qu'on pose dans notre débat Emmanuel Macron prend prend son temps gabrielal affaibli avec un point d'interrogation est-ce que vous y voyez parce que dans les premiers mois comme ça d'un nouveau duau exécutif on on essaie de savoir comment le Premier ministre réussi a marqué son territoire est-ce que vous y voyez vous Anne Charlen un signe d'affaiblissement de Gabriel Atal ce ce délai qui n'en finit pas alors je pense qu' la force de Gabriel Atal qui est Gabriel Atal c'est-à-dire que il a un style il a une certaine manière de de de faire de la politique qui est très politicienne he il faut le redire c'est quand même vraiment quelqu'un qui aime la politique le discours et cetera et ça dans dans son discours de politique générale dans son discours du foin on a remarqué quelqu'un d'assez investi voilà et je pense que ça c'est c'est à mettre à son crédit néanmoins institutionnellement affaibli Gabriel Atal depuis le premier n pas un gouvernement Gabriel qui a été nommé c'est un gouvernement du choix d'Emmanuel Macron il ne se masque même plus pour le faire savoir en accompagnant rachidti à son premier déplacement voilà il parle jeu à la conférence de presse sur la composition de ce gouvernement à plusieurs reprises donc je crois vraiment qu'il y a pas de tabou sur cette question ça c'est pas franchement nouveau moi je qualifierai la pratique d'Emmanuel Macron sur en tout cas cette composition de gouvernement d'encore plus décomplexé que ce qu'on a eu l'habitude d'avoir sous la 5è République c'est-à-dire que par exemple sur le fait de d'accepter la démission de d'Élisabeth borne alors qu'elle l'a présenté un certain nombre de fois c'est un peu vexatoire et ben ça aussi c'est une pratique qu'on avait l'habitude d'avoir mais qui vient encore s'accentuer un petit peu et il y a il y a beaucoup de nuances dans dans ce sens-là est-ce que Gabriel Attal en ressort affaibli en bilan de tout ça je crois en effet que tout ce temps-là montre quand même la situation délicate pas forcément de Gabriel hatal et d'Emmanuel Macron mais en tout cas de toute cette majorité Renaissance c'est-à-dire que quand vous avez et sous la 5e République les les coalitions ne portent pas vraiment bonheur quand vous avez une majorité qui elle-même est composite entre de l'horizon du MoDem et cetera et que vous devez satisfaire chacune de ces sensibilités avec des personnalités poids lourd comme François Baayou et cetera et des ambitions de faire un gouvernement serré tout ça peut paraître être un peu à double bande et avoir des gens qui très ça c'est quand même la complexité de la vie politique c'est de faire des équations complexes donc c'est pas c'est pas très nouveau en fait il est pas affaibli à mon avis ça dépend auprès de qui affaibli aux yeux des Français je pense pas depuis un mois les gens sont pas se dire oh alors quand est-ce qu'on va vooir les ministres délégués et puis en un mois il s'est passé des trucs qui a quand même une crise agricole qui a plutôt dénooué donc il y a pas si c'était rien passé depuis un mois oui on pourrait trouver le Templon affaibli vis-àvis d'Emmanuel Macron oui c'est un homme faible entre guillemets un premier ministre faible il a son talent pour lui il en a un certain talent sa popularité ça fait partie de son talent mais il n' pas de troupe il n'incarne pas une sensibilité il incarne une méthode dont on il a esquissé quelques traits depuis pendant 6 mois à l'éducation nationale mais voilà c'est pas un homme qui qui incarne une sensibilité qui a des troubles qui est capable de peser donc c'est vrai que après il dépend beaucoup de celui qui l'a nommé un peu comme toujours avec Emmanuel Macron évidemment attente quand même problématiqu avec des des des champs d'action ministériel potentiellement délaissés c'est ce que rappelait tout à l'heure le président du groupe Union centriste au sén RV Marseille le président et le Premier ministre décide du temps c'est vrai que maintenant il faudrait quand même que on sache qui est en charge de quoi parce que les les ministres qui ont un champ d'action comme Monsieur Béchu logement environnement transport il faut qu'il soit secondé donc effectivement on attend avec impatience la suite HERV Marseille au micro d'Alexandre poussa est-ce que Pablo piov ça veut ça nous laisse augurer finalement de tout ce que vous êtes en train de nous dire de de de nombreuses nominations de secrétaire d'État on va on va oublier le côté le côté gouvernement resserré ah bah je je pense je je pense que oui à ceci près que les les dynamiques ENF les groupes constitués notamment à l'Assemblée nationale dont par exemple Édouard Philippe est l'une des têtes de pont pour pour le groupe horizon ou pour François Berrou il a le modem derrière lui il y en a pas des milliers hein je veux dire et la plupart des nominations même dans le gouvernement resserré actuel vous avez des gens qui n'ont pas de je veux dire j'allais dire d'épaisseur politique ils ont une épaisseur politique de par les discours en fait qui peuvent tenir en revanche ils n'ont pas de troupe Gabriel Atal comme ça a été rappelé par Mathieu n'a pas de troupe Amélie oua Castera elle n'a pas de troupe je veux dire il y a pas de elle n'a pas de députés de groupe de députés qui lui qui lui ont fait allégance ou qui peuvent constituer sa sa tendance le patron du parti présidentiel n'a pas de troup journé c'est fan ses journé exactement mais donc ça fait que on on peut imaginer qu' va y avoir des des petites surprise comme il y a pu y avoir dans la premiè qu dans dans la première série de de de nomination par exemple avec Rashida Dati mais vous voyez c'est ça qui est intéressant c'est que Rashida Dati c'est une prise chez leslr donc elle arrive mais elle vient toute seu je veux dire elle ne vient pas avec un contingent de LR et on on personne n'estime que elle va être capable de faire le pont avec les députés LR ou même les sénateurs LR suis d'accord avec vous mais quand même on est dans une stratégie d'Emmanuel Macron d'affaiblissement de LR qui peut peut-être continuer là avec de nouvelles nominations c'est on peut pe pas même s'il y a une on dit il faut recentrer et cetera il il y a peut-être cette logique là qui va continuer Marciel fouo ah oui je pense même que le le je dirais le travail n'est pas terminé en fait pour Emmanuel Macron et moi il me semble que l'arrivée de Catherine vauterin Rachid hadti au-delà de la portée symbolique en tout cas pour ATI c'est une ambition pour Emmanuel Macron non plus maintenant d'affaiblir l'IR mais j'ai j'ai envie de dire de totalement tuer l'air à la fois dans une perspective là de court terme que sont les élections européennes mais il il voit bien que mainten le centre de gravité de son électorat et il n'est plus en train de convaincre des électorats euh de droite il a les électorats de droite donc maintenant il s'agit de l'imposer parce que au fond euh pour aujourd'hui Renaissance euh il y a encore en quelque sorte une petite voilà une entorse qui sur une ambition de positionnement dans l'espace politique qui est d'être le parti de centre-droit comme on le voit d'ailleurs dans dans l'Europe je je crois qu'Emmanuel Macron euh dont on dit qu'il est profondément européen il a peut-être tiré quelques leçons du paysage politique européen où on voit que les les partis de les familles politiques de centre- droit vont bien au-delà d'un socle du centre qui est beaucoup trop restreint donc c'est tantôt des centristes démocrates chrétiens des démocrates conservateur mais c'est beaucoup plus large que l'objectif initial de la République en marche ouis alors si on fait le bilan de de du premier mois de Gabriel à matigon euh on je vais vous donner la parole là-dessus mais alors c'est intéressant parce que là on a eu une annonce en cette fin de d'après-midi il va retourner dans le Pas de Calais demain il va se rendre de nouveau auprès de des habitants du ptecalis qui sont de nouveau victimes de d'inondation souvenez-vous c'était sa son premier déplacement vous nous parliez de ce un déplacement par jour au début de de de son arrivée à Matignon premier déplacement c'était dans le Pas de Calais 9 janvier quelques heures après sa nomination regardez vous êtes l'incarnation de cette France qui travaille laborieuse qui se lève tout le matin pour accueillir des cents pour faire vivre tout un village oui tout à faitors ou mais c'est agréable aussi c'est voilà c'était c'est ce que je voulais faire et puis tout d'un coup à 58 ans on voit des catastrophes pareil moi je j'arrive à baisser les bras quoi baisserez pas les bras ça se sent sent ser ser vous vous entendre sur la crise agricole et la façon dont Gabriel Attal finalement euh la la la la prise en main on pouvait craindre d'un jeune très jeune premier ministre un peu de légèreté est-ce qu'il a gagné en gravité avec cette cette séquence alors ce qui est sûr c'est qu'il a imprimé en tout cas quelque chose de tout à fait original par rapport au droits dans ces bottes qu'on avait l'habitude d'avoir eu avec la réforme des retraites la loi immigration qui est une forme d'empathie on le voit même dans dans cette séquence qui consiste à changer complètement le discours en essayant de jouer la proximité alors on a on a beaucoup glosé sur l'idée qu'il a eu un un pupitre de foin qui lui a servi donc pour son grand oral dans dans cette période de crise agricole et et c'est vrai que en tout cas il y a eu une forme de pragmatisme qui fait partie de l'atalisme de de de ce premier ministre c'est de d'avoir choisi un style dans l'empinti néanmoins je crois aussi que cette crise elle s'est soldée par rapport au fait que le gouvernement a presque tout concédé c'est-à-dire que là on a fait l'inverse de ce qu'on avait fait l'année dernière c'est-à-dire que les résultats sont là par rapport au fait que le gouvernement suit cette exception agricole avec à charge l'idée d'un compte à rebour qui est les élections européennes mais pas uniquement l'application des textes européens il faut savoir quand même que sur les pauses dont on entend parler souvent c'est totalement inconventionnel complètement contraire à nos lois donc il va falloir quand même trouver des couloirs d'action pour savoir comment cette crise va se solder sur le long terme on a fait beaucoup de cadeaux mais ces choses-là vont certes atténuer cette crise mais voilà il y a du long terme qui se pose avec notamment la la le conflit avec l'écologie évidemment moi je suis pas tellement en accord avec an Charlen je je pense qu'il n'a apporté aucune réponse durable au problèm des agriculteurs certes il y a quelques pauses il y a des simplifications il y a la la la la la mise soit entre parenthèse soit la destruction de de certaines normes ça j'en conviens tout à fait et c'était demandé par des agriculteurs mais ça reste du très court terme c'est-à-dire que les problèmes auxquels sont confrontés les agriculteurs et les agricultrices de notre pays c'est-à-dire en gros il y en a qui arrivent pas à finir leur fin de mois il y en a qui n'arrivent pas à envisager en fait comment ils vont pouvoir continuer à gérer leur exploitation pendant dans les années à venir ça il y a pas répondu la question du revenu des agriculteurs qui est une question qui est centrale il n'y a pas répondu donc et et je passe je passe sur ce ce qu'a ditchen mais pour le coup je suis en accord sur la la mise entre parenthèses de la question écologique ça c'est c'est un grosè la rapidité du virage mais ça dit mais ça dit quelque chose de la façon dont Gabri fait de la politique lorsqu'il s'est posé sur sa sur sa botte de foin et qu'il a fait son discours il a commencé tout le préambule de son discours c'était pour dire je vais vous faire des annonces fantastiques vous allez voir je suis génial parce que j'ai changé de méthode et cetera et cetera et à la fin ça a été pour beaucoup d'agriculteurs he comme ça a été très bien dit par de nombreux journaux qui ont et de et médias en fait qui ont tendu derrière le micro à des agriculteurs et des agricultrices mais c'était à douche fride parce qu'ils ont dit mais le compte n'y est pas il nous a dit on est là on est c'est ma c'est mon c'est la chose la plus important pour moi l'agriculture et derrière il y a eu des annonces qui ét ils ont quand même fini par lever les bar rentr chez sur cette ambition écologique je vous donne la parole tout de suite Marcelou fin ou non de l'ambition écologique du du gouvernement c'est ce que dénonce de nombreuses ONG association écologistes on écoute la porte-parole Priska T qui s'en défendait ce matin juste après le conseil des ministres non nous n'avons pas sacrifié l'écologie nous avons au contraire pris la question environnemental à bras le corp en ayant le courage de reprendre point par point tout ce qui n'était pas optimal notamment dans le plan écofyo pour en proposer une version plus efficace notamment sur le suivi des indicateurs il n'y aura pas demain d'agriculture sans écologie il n'y aura pas non plus d'écologie sans agriculture nous ne revenons sur aucun de nos engagements pour réduire drastiquement les pesticides considérés comme dangereux mais nous pensons qu'il est indispensable d'y travailler jusqu'au salon de l'agriculture avec donc les agriculteurs le but est clair définir ensemble des indicateurs précis les plus pertinents possibles pour réduire les pesticides dangereux alors c'est quand même étonnant parce qu'elle nous dit ça Prisc alors que la présidente de la Commission européenne ursela van derlen avait annoncé quelques heures auparavant une pause c'est vraiment le mot de de de la période sur la réduction des pesticides en Europe martial fouco il y a plusieurs lectures de ce qui est en train de se passer parce que c'est pas seulement en France hein c'est au niveau européen on peut aussi dire enfin les institutions européennes vont entendre leurs citoyens concitoyens quand quand bah il faut remonter des des information des colères ou un un un système qui marche sur la tête on peut aussi le lire comme ça ce qui est en train de se passer oui mais c'est vrai qu'on écoutant attentivement la la porte-parole on est un petit peu perturbé parce qu'on se dit est-ce qu'il il a fallu attendre une crise de l'agriculture pour réviser un projet écofyo qui contenait en en son sein des imperfections et donc de grâce heureusement qu'il y a eu cette crise des agriculteurs pour amener le gouvernement à réviser quelque chose qui ne fonctionnait pas je trouve que c'est TR exteur nous on est d'accord pour pour prendre ce virage mais construisons-le ensemble quoi tenez compte de de ce qu'on vous dit nous sur la capacité à le faire et en combien de temps et on peut le faire tout ce qu' veut dire si on fait un petit peu de rhétorique sans la crise des agriculteurs ce plan qui semble être totalement bancal aurait été déplié sans problème vous voyez c'est c'esteux après au niveau européen oui vous avez raison moi je trouve que sur la campagne européenne qui s'installece qu'on a vu ce qui s'est passé au au Pays-Bas on le voit maintenant en Allemagne en France l'Italie il y a un mouvement qui commence aussi à à démarré c'est pas tant une question de l'agriculture c'est c'est une véritable question écologique elle est pas environnementale elle est véritablement écologique et et là là-dessus Gabriel Atal m semble-t-il était très très peu convain quand euh sur la capacité à résoudre parce que vous avez raison résoudre une crise quand on sort le carnet de chèque c'est simple pour tout premier ministre je il faut pas faire preuve de beaucoup beaucoup de de trésors de négociation hein si on a les moyens d'y répondre financièrement ce qui toutefois me laisse penser qu'il a gagné en capital politique c'est cette séquence en fait on a découvert un premier ministre très politicien je crois que vous l'avez dit tout à l'heure il a gagné en capital politique en revanche sur son totem action action résultat résultat résultat euh il n'a pas résolu cette crise loin de là euh cette cette crise aujourd'hui ne permet pas d'envisager la manière dont l'agriculture française et ce modèle qui est à mchemin entre encore une agriculture intensive née des années 60 et les transformations auxquelles on doit s'attendre compatible avec la nécessité des rendez-vous de 2030 et 2050 donc ça c'est pas résolu mais au fond Gabriel Atal ne sera plus Premier ministre peut-être qu'il a d'autres destins en tête euh pour ce rendez-vous ansarin Bezina il faut certainement lire les réactions les annonces de Gabriel Atal mais aussi ce que je citais à l'instant au niveau européen Sula vanl dans la perspective du scrutin du 9 juin dans la perspective des élections européennes le risque en tout cas ce qu'annonce les sondages en France et dans pas mal de pays d'une vague populiste bien sûr les élections européennes sont toujours le moment où on entend le plus parler de tout ce qu'il y a contre l'Europe paradoxalement et donc je pense que l'Union européenne est toujours au carrefour de sa légitime ité mise en cause sur cette question de la technocratie finalement c'est ça le talent d'Achile est-ce qu'on a trop de normes est-ce que il y a encore une liberté des états pour beaucoup de ces questions alors ajoutons d'ailleurs qu' qu'en matière écologique a il y a beaucoup de de choses il y a l'énergie et cetera sur lesquel l'Union européenne est loin d'avoir quand même lâché du l'est et avoir d'ailleurs lâché la liberté aux États l'État français est d'ailleurs à ce titre là pas tellement libre he de pouvoir faire faire 100 donc je je crois que là aussi est aussi dans voilà dans du discours politique dans dans l'idée d'une proximité d'échéance électorale mais bon voilà mettre pause ça ça signifie bien que on n' pas mis stop à la lecture donc on va continuer à entendre le même disque et je pense qu'il faut faire attention avec ça après le 9 juin il faut faire attention avec ça parce que c'est un peu justement les erreurs de l'Europe de toujours un petit peu donner l'impression qu'on s'arrête et on continue donc voilà soyons un peu honnête avec ces normeslà elles peuvent être utiles et il faut en tout cas les défendre avec cette conciliation avec l'écologie merci beaucoup merci à à tous d'avoir participé à ce débat et à bientôt sur sur Public Sénat

Remaniement : Macron pas pressé, Attal affaibli ? — François Bayrou · Pourquijevote