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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 3 octobre 2023 26 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsSolidarités & familleSécurité

"Il faut vraiment faire une réforme des soutiens" financiers au cinéma en France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce sont des recrutements nécessaires du point de vue de la Cour des comptes ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous dites que ce budget est trop optimiste voire irréaliste ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Le déficit à la fin du quinquennat d'ici 2027 on a appris à près de 5%. Est-ce que cet objectif est réaliste et tenable selon vous ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Édouard Philippe parle d'une bombe sociale. De votre point de vue, il a raison ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous avez descendu tous les plans du gouvernement sur l'égalité homme-femme. Il faut tout mettre à la poubelle ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Le budget des Jeux Olympiques est passé de 3,3 milliards à 4,3 milliards. Ça va devenir problématique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Pierre MoscoviciChiffre
    « La totalité des instituts de prévisions je dis bien la totalité aucun d'eux ne donne 1,4% comme le gouvernement le plus optimiste c'est 1,2%. »
  • 5:00Pierre MoscoviciChiffre
    « La dette publique est à 110% du PIB c'est les fameux 3000 maintenant plutôt 300050 milliards d'euros. »
  • 8:00Pierre MoscoviciChiffre
    « On dépense à peu près 35 milliards d'euros par an pour le logement 35 milliards de roues ça fait 1,5% du produit intérieur Bible ces deux fois plus qu'on ne partenaires de la zone euro. »
  • 10:00Pierre MoscoviciFait
    « On a une politique du cinéma formidable en France et ce rapport est très positif le CNC c'est une institution magnifique qui existe depuis déjà la Libération. »
  • 12:00Pierre MoscoviciChiffre
    « On produit beaucoup de films français plus de 200 mais qui en a un bon tiers qui en salle ne touche pas plus de 20 000 spectateurs. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour Pierre Masco ici bonjour vous êtes à la tête de la Cour des comptes c'est vous qui contrôlez la gestion et le bon emploi des deniers publics on va justement parler avec vous du budget que le gouvernement vient de présenter pour l'année prochaine mais d'abord l'annonce du chef de l'État hier soir sur le plan de la sécurité 239 nouvelles brigades de gendarmerie dans les zones rurales et périurbaines des renforts qui étaient déjà prévus dans la loi votée l'année dernière est-ce que ce sont des recrutements nécessaires du point de vue de la Cour des comptes en direct en quelque sorte pas de politique simplement c'est vrai que nous avons fait une réflexion l'an dernier qui disait que s'agissant des forces de sécurité il y avait sans doute un problème d'effectif mais il y avait aussi un problème d'organisation et qu'il faut gérer en tout cas les deux ensemble mais vous avez des réponses depuis je pense que Gérald la Manin partage largement ce point de vue et puis je fais aussi une deuxième réflexion sur la la loi concernant ce qui est intérieur c'est que on a rigidifié la dépense publique c'est qu'on a surtout un secteur on a déjà décidé que la dépense plus qu'elle est augmentée c'est le cas pour l'intérieur et la sécurité c'est le cas pour la défense c'est le cas pour la recherche innovation bon si on fait ça par ailleurs il faut faire des économies ça veut dire que les économies se situeront ailleurs et donc on a un élément un facteur de rigide d'efficacion la dépense publique et nous disions que aucune dépense y compris celle-ci ne veut être à l'abri de ce qu'on appelle une revue et une réflexion sur la qualité de la dépense publique ça vaut pour la sécurité aussi par exemple sur la sécurité sur l'organisation des forces de l'ordre entre gendarme policiers et police municipale et sur l'efficacité des unes et des autres et les unes par rapport aux autres mais encore une fois ça n'est pas du tout un commentaire critique je n'ai pas de doute que en termes d'organisation territoriale ces décisions étaient nécessaires néanmoins il faudra le faire dans un équilibre global avec un risque de boulons quand même non non j'ai pas d'éléments qui permettent de dire ça c'est pas ce que je dis je dis simplement qu'il faut vraiment réfléchir à l'organisation des forces mais c'est une réflexion partagée du ministère de l'Intérieur complètement partagé alors le budget il faut qu'on en parle parce que le gouvernement vient de le présenter pour l'année prochaine il s'appuie sur une croissance d'un virgule 4 % cette prévisions la Banque de France voit une voix une croissance plus faible l'année prochaine 0,9%, est-ce que vous dites que ce budget est trop optimiste voire irréaliste alors je préside un autre organisme qui s'appelle le Haut Conseil des finances publiques qui est chargé de donner des avis sur les projets de loi de finances et nous avons vendu un avis à la fois sur le projet loi finance et sur le projet de loi de programmation des finances publiques et s'agissant de la croissance nous avons dit qu'à notre sens le président de croissance était élevé pourquoi élever parce que la totalité des instituts de prévisions je dis bien la totalité aucun d'eux ne donne 1,4% comme le gouvernement le plus optimiste c'est 1,2% c'est la Commission européenne la moyenne ce qu'on appelle le consensus des prévisionnistes c'est 08 la Banque de France qui est comme un organisme qui est tout à fait pignon sur rue et qui en plus à l'avantage grâce à son réseau d'avoir le coût sur la microéconomie sur les entreprises dit 09 donc 1,4 c'est élevé je ne dis pas que c'est inatteignable et je dis quand même que le budget est pas crédible en l'état et ça veut dire que du coup les résultats en termes de déficit qu'il donne et qui ne sont déjà pas extraordinaires 4,4 % nous apparaissent pardons d'utiliser croissance élevée et présidente de déficit plutôt optimiste encore une fois je le dis warning ça veut pas dire que ça ne se produira pas si je prends un exemple l'an dernier la président de croissance était à 0,6 et puis à la Réunion on arrive à 0,9 1%. il peut y avoir des bonnes surprises nous ne sommes pas dans des écarts qui sont de nature à faire parler de je ne sais quelle la sincérité il ne s'agit pas de ça vous êtes en train de nous dire que ce budget est un sincère non le budget n'est pas un sincérité vous savez le Conseil continuel en a donné une définition à la fois grammaticale juridique et précise ça suppose l'intention de tromper il n'y a pas d'attention de trop et simplement il y a de l'optimisme d'autres diront du volontarisme mais le problème derrière ça ça peut faire sourire c'est que si les prévisions raison et aujourd'hui la prévision est sérieuse tout de même les tendances sont celles-là alors à ce moment-là nous aurons un déficit très élevé et ça pose des problèmes de crédibilité à la France ça pose des problèmes d'augmentation de sa dette et donc nous disons qu'il faut une gestion rigoureuse sérieuse la dette on va en parler dans un instant mais juste pour ce budget et dans le contexte d'une dette effectivement de 3000 milliards d'euros Bruno Le Maire le ministre de l'économie est fier d'annoncer des économies à hauteur de 16 milliards la droite elle dit c'est de l'enfumage il y a pas de réel réforme structurel c'est votre avis aussi je vous savez comme premier sur les autres je me prononce pas dans les bacs publics et j'utilise jamais ce genre de mots naturellement simplement ce que je constate c'est deux choses 1 effectivement il y a une trajectoire qui maintenant tournée vers le désendettement et là-dessus je dis bien parce qu'il fallait le faire on a vraiment le quoi qu'il en coûte c'était sans doute nécessaire mais le pli a été pris de répondre à chaque crise par un chèque le milliard d'euros est devenu l'unité de compte du débat public c'est absurde et donc il fallait vraiment mettre le haut là simplement après il y a 16 milliards d'euros d'économies dont on est obligé de constater que pour la plupart en effet ils ne sont pas structurels c'est à dire que il y en a pas loin de 12 et demi qui proviennent pour l'essentiel d'avoir débranché des dispositifs d'urgence qui donc n'existent plus alors ça ne pose pas tant de problèmes pour cette année pour les suivantes je m'explique vous avez une trajectoire finance publique parce qu'à côté de ça a été adopté parlons des techniques une loi de programmation de finance publique sur les années 2024 2027 bon pour cette année 16 milliards dont 12 et demi qui sont pas structurelles ça fait trois et demi structurel des années suivantes il va falloir trouver 12 milliards par an pérenne mais ça veut dire qu'il faut il faut supprimer certains services publics parce qu'en fait c'est de ça dont on parle derrière ça du tout pas du tout nous à la Cour des comptes nous avons une proposition à faire au gouvernement qui l'a d'ailleurs adopté partiellement c'est ce qu'on appelle les revues de dépenses publiques je m'explique et ça ça existe depuis longtemps non on n'a jamais fait en France la revue générale des politiques publiques on en parlait dans les années 2016 les années 50 qui étaient trop technocratiques qui n'était pas d'envergure qui n'était pas du tout à la hauteur mais je reviens un petit peu en arrêt quel est le problème français vous avez une dépense publique dans le PIB le PIB c'est le produit national produit interview de la richesse produit la richesse produite 56% m'entendez 56% de la richesse produites va dans la dépense publique c'est 8 points de plus que la moyenne de l'Europe nous sommes parmi les premiers au monde il faut tailler dans les dépenses mais alors par exemple on a fait la réforme des retraites on a fait la rénovation chômage vous le savez je ne fais plus de politique j'ai été quand même politique je n'ai jamais été pour l'austérité et je ne toujours pas pour l'austérité je propose sûrement pas de fermer les services publics que je dis c'est que le paradoxe français c'est qu'on dépense énormément et pourquoi pas mais que les gens sont pas satisfaits de la qualité du service public regardez l'éducation nationale nous recrutons nous reculons dans les classements internationaux regarde l'hôpital et les besoins qui existent regardez on en parlera peut-être le logement on peut lui parler aussi qui est efficace du tout alors qu'est-ce que ça veut dire tout ça ça veut dire qu'il faut faire la revue des pensions que c'est soulever le capot la dépense publique et la regarder ce qui marche et ce qui marche pas il y a des politiques publiques des politiques publiques qui marchent c'est là il faut les encourager il faut même investir davantage il y en a qui marchent pas et là il faut faire des économies et donc tant qu'on n'a pas une logique si vous êtes de réformes du service public de recherche de la qualité de la dépense le rabot pour moi c'est niet c'est vraiment une technique qui est stupide qui ne produit en effet que des effets négatifs qui en plus ne génère pas d'économie de long terme donc si on veut faire ce qu'on appelle des réformes structurelles c'est réformer les politiques publiques améliorer la qualité du service public et en découler des économies sur les dépenses publiques pas partir d'une logique d'économie y arriver c'est exactement l'inverse et tant qu'on fera pas ça alors on aura des années après année des exercices budgétaires d'équilibriste très compliqué acrobatique et pas très efficace pardon de le dire Pierre Moscovici premier président de la Cour des comptes vous êtes l'invité de France Info ce matin on va vous retrouver dans une minute juste après le fil info à 8h40 Mathilde Romagnan il y a une vraie pénurie une vraie crise de l'aide à domicile déclare ce matin la présidente de l'AFM Téléthon l'association avec APF France handicap va saisir la Défenseur des droits pour mise en danger de la vidéo truie face au manque des dents pour les handicapés la tempête Philippe passe en ce moment près de la Guadeloupe l'archipel est placé en aller-retour rouge au forte pluie et aux orages par Météo France les écoles restent fermées aujourd'hui et la préfecture appelle la population à la prudence c'est le premier procès pour terrorisme d'ultra gauche en France depuis 37 ans cette personne sont jugées à partir d'aujourd'hui à Paris soupçonné d'avoir préparé des actions violentes contre des symboles de l'État comme des policiers ou des militaires six hommes et une femme âgée de 33 à 39 ans comparaissent jusqu'à la fin du mois et puis une bonne nouvelle en vue des JO de Paris l'équipe de France féminine de gymnastique s'est qualifié hier pour les jeux ce n'est pas le cas en revanche de l'équipe masculine France Info le 8 30 France Info Jérôme Chapuis Salia brachia le déf icit à la fin du quinquennat du quinquennat d'ici 2027 on a appris à près de 5% aujourd'hui est-ce que cet objectif est réaliste et tenable selon vous oui 3% la fin du réaliste étonnable simplement pardon de le dire c'est assez peu ambitieux parce qu'en réalité je ne sais pas si vous le savez mais aujourd'hui nous principaux partenaires les Pays-Bas la Grèce la Grèce l'Allemagne tous ces pays sont en dessous de 3%. la totalité des pays de la zone euro il sera en 2026 ça va être le cas pour l'Espagne en 2024 ça va être le cas pour l'Italie en 2025 nous on est trop lent mais le problème c'est que vous le savez la dette elle nous coûte de plus en plus cher chaque année oui 3% c'est réaliste en 2027 mais c'est tard voilà mon commentaire il faudrait faire plus vite non maintenant on peut pas faire plus vite mais je constate quand même que nous ne sommes pas aujourd'hui les bons élèves de la zone euro si je prends le cas de la dette publique d'importance plus importante pour nos concitoyens plus grandes la dette publique est à 110% du PIB c'est les fameux 3000 maintenant plutôt 300050 milliards d'euros et cette dette publique pour le coup nous serons sur le podium je veux dire le tiercé de tête ou de queue avec la graisse et l'Italie en 2027 et le problème que ça pose c'est que d'abord cette dette coûte cher puisque les taux d'intérêts ne sont plus négatifs aujourd'hui il y a eu 52 milliards d'euros rien que l'année dernière la pente ça je veux le faire comprendre à ce qui nous écoutent les terribles c'était en le ce qu'on appelle la charge de la dette c'est-à-dire dans le budget ce qui est inscrit pour rembourser la dette chaque année et ça s'appelle sur les Français juste les taux d'intérêt taux d'intérêt mais aussi obligation indexée sur l'inflation que pas il me dit un choix extraordinaire mais enfin c'est le 31 milliards d'euros en 2021 bon 57 milliards d'euros en 2024 84 milliards d'euros en 2027 ça aura presque triplé et ça veut dire que ce sont des dépenses publiques qui sont complètement congelés c'est-à-dire que chaque euro que vous consacrez au remboursement de la dette c'est un euro que vous ne pouvez pas consacrer à l'éducation ou à la sécurité ou à l'innovation ou à la transition écologique et si les taux de d'augmenter ça serait encore plus grave c'est pas la probabilité parce que pour le coup j'ai donné quelques appréciations du Haut Conseil qui vous ont paru sévère qui sont juste en réalité je crois c'est objectif pour l'inflation la prévision est plutôt plausible et l'inflation devrait diminuer et on peut penser que la Banque centrale européenne n'est pas loin de ce qu'on appelle le pic en matière de taux d'intérêt tout de même un chiffre encore pardon de vous accablé 450 points de base de plus depuis janvier 2022 nous sommes sortis de l'ère magique ou on s'endettait et et on touchait de l'argent avec les taux d'intérêt négatifs maintenant comme c'est logique comme pour les comme pour les ménages on s'endette on paye non je veux pas être pessimiste je veux être vigilant et mobilisateur je veux dire que le combat contre la dette publique c'est pas un combat de droite c'est pas un combat de gauche c'est un combat pour l'avenir c'est à dire il faut se désendetter pour pouvoir investir on a besoin d'investir massivement dans l'hôpital dans l'innovation il y a une bonne et une mauvaise dette par exemple il y a une bonne dette pour la transition écologique alors la Deadpool transition écologique est meilleure que d'autres dettes mais si vous faites de la dette pour la transition écologique supprimer d'autres dettes si vous empilez des dettes vous les remboursez et vous savez j'ai été misé finance en 2012-14 il y avait déjà 57 milliards d'euros de dettes c'était en sortie de la crise financière je peux vous dire que le ministre des Finances qui a 84 milliards d'euros de dettes à rembourser chaque année il peut pas faire grand chose et que les politiques publiques celles qui sont bonnes pour nos concitoyens justement financer la transition écologique pour nos enfants financer l'innovation à la recherche pour rester compétitif financer le numérique la transition numérique je vois qu'il y a une stratégie sur l'intelligence artificielle pour ça il faut des ressources quand vous êtes très endetté vous n'avez pas de quoi investir et peu importe que la dette soit bonne ou mauvaise donc il faut plutôt fléchir les choses sur une bonne tête celle qui est sur l'investissement l'investissement dans l'avenir mais il faut surtout se désendetter surtout ça c'est vraiment je veux lancer un cri d'alarme et un cri de mobilisation mais pour financer les politiques publiques on peut aussi augmenter les impôts pour l'instant le gouvernement s'il refuse il a raison [Musique] c'était aussi d'ailleurs sur France Inter quelques mois j'ai dit que il fallait pas écarter sa proposition d'un revers de main ça n'est pas Agnès vert qui propose c'est un prélèvement temporaire jusqu'au 2030 sur les plus grandes fortunes ou sur les plus gros patrimoines a défini je dis pas qu'il faut le faire je dis simplement que voilà le type de débat qu'on doit pouvoir avoir ce n'est pas tabou pour moi mais voilà et ça vous l'avez dit au président de la République mais parce que lui la balayé d'un gouvernement tout ce que je vous dis je le dis au président de la République je précise une autorité indépendante chez un rapport tout à fait directeur président et tout à fait positif il prend ce qu'il veut il ne prend pas ce qu'il veut enfin il n'est pas seul il y a aussi le gouvernement le Parlement je parle avec tous naturellement la parole que je délivre elle est publique au nom de cette institution depuis plusieurs mois on assiste à une crise du logement qui s'aggrave au fil du temps l'ancien Premier ministre Édouard Philippe part d'une bombe sociale le retard de monde de votre point de vue il a raison si j'ai bien compris c'était pas tant de politique du logement qui parlait comme bombe sociale il parlait de certains aspects c'est dans notamment les passeports du point de vue qui est le mien celui de président de la Cour des comptes on dépense à peu près 35 milliards d'euros par an pour le logement 35 milliards de roues ça fait 1,5% du produit intérieur Bible ces deux fois plus qu'on ne partenaires de la zone euro deux fois plus et le résultat on est obligé de le lire n'est pas bon il peut y avoir deux objectifs pour une petite logements d'abord la construction est-ce qu'on construit non on est en ce moment dans une crise historique deuxième objectif le logement social est-ce que c'est bon non plus pourquoi parce que les gens ne bougent pas de leur logement social et donc il y a pas de rotation dans le parc social et puis on construit pas assez non plus et on construit pas mais vous avez ni construction ni logements social ça veut dire que cette politique publique alors c'est pas à moi aujourd'hui de promouvoir les solutions c'est au gouvernement de le faire mais cette politique publique telle qu'elle est elle pas efficace elle n'est pas efficace mais c'est quoi ça veut dire qu'on met trop d'argent n'importe comment on le dépense n'importe comment pas n'importe comment ça veut dire simplement que tel quel est conçue elle ne marche pas et donc je ne dis pas qu'il faut dépenser moins ou beaucoup moins encore une fois je suis pas du tout pour le rabot ou je dis simplement que voilà une politique qu'il faut repenser quasi complètement penser différemment oui c'est à dire je ne faisons quelques propositions à la Cour des comptes elles sont pour le coup modestes d'abord vraiment que c'est une politique de beaucoup plus être gérée au niveau local que ce n'est le cas aujourd'hui ensuite justement il faut prêter attention au logement de qualité il faut prêter attention au logement social il faut sans doute avoir une granularité une finesse beaucoup plus grande dans la politique du logement mais telle qu'elle est on a ce paradoxe c'est ce que je disais tout à l'heure on dépense beaucoup et les gens sont pas contents et ils ont quelques raisons c'est ce que j'appelle le paradoxe de la dépense publique aujourd'hui on dépense 28% de plus par habitant on dépense publique qu'en 2000 est-ce que les gens sont plus satisfaits du service public non mais si à cette lointaine en rapport récent dont on a beaucoup parlé sur France Info il y a une quinzaine de jours il y a de plus en plus de besoins aussi de services publics et de moins en moins de moyens c'était d'ailleurs un magistral de Cour des comptes pas les fonctions qu'il a présenté chez vous que je connais bien mais il a la fois bon il y a pas tort il a raison sur un point les besoins sociaux doivent financer là encore prendre un exemple les EHPAD la dépendance ça n'est pas financé la Cour des comptes qui encore une fois n'est pas là pour faire de l'austérité propose d'augmenter de 1 à 2 milliards par an la dépense pour les États les EHPAD mais là encore financer les besoins sociaux c'est bien mais il faut trouver le financement et donc pour financer le besoin sociaux des endettons-nous moi je voudrais qu'on passe un système aujourd'hui il faut faire des choix je vais utiliser mais oui je veux utiliser une métaphore vous avez une montagne de dette et un mur d'investissement ça fait un effet de ciseaux il faut passer un effet de basse communique quand il faut faire descendre la montagne pour faire grimper le mur d'investissement des endettant nous pour investir pierre boscov ici premier président de la Cour des Comptes est avec nous jusqu'à 9 heures sur France Info à 8h51 pour le moment c'est le fil info avec Mathilde Romagnan une demande l'année alerte de l'Union sociale pour l'habitat la principale confédération de bailleurs sociaux organise aujourd'hui sont congrès à Nantes le ministre du Logement promet des annonces le Sommet de l'élevage s'ouvre aujourd'hui à Cournon-d'Auvergne dans le Puy-de-Dôme le plus grand salon du genre en Europe le secteur est en pleine crise la France a perdu près de 10% de ses effectifs de vaches au cours des six dernières années un hommage national sera rendu aujourd'hui à Hélène carrerdan cause qu'il sera présidé cet hommage par Emmanuel Macron aux Invalides à Paris l'historienne première femme à la tête de l'Académie française est décédé au début du mois d'août dernier elle avait 94 ans le football est Lons ce soir avec la Ligue des Champions et reçoit au stade Bollaert Arsenal à 21h pour le compte de la deuxième journée France Info le 8 30 France Info Jérôme Chapuis Salia brachia avec le premier président de la Cour des comptes Pierre Moscovici dans un document de 75 pages publié le mois dernier la Cour des comptes a pointé je cite l'absence de stratégie nationale globale sur l'égalité homme-femme un manque de pilotage efficace des erreurs de méthodes ainsi que des avancées limitées en gros vous avez descendu tous les plans du gouvernement sur les sur l'égalité homme-femme il faut tout mettre à la poubelle pas du tout moi je me réjouis que ce soit la Grande Cause Nationale des deux quinquennat d'Emmanuel Macron et ça lui en effet mobilisateur notamment sur deux sujets d'abord les violences faites aux femmes et ensuite l'égalité professionnelle homme-femme notamment dans la fonction publique mais ce que nous avons constaté après c'est qu'il y a un petit problème c'est que comment dire c'est plutôt un empilement de mesure qu'une stratégie pilotée c'est que de la comme non mais c'est pour les c'est pour beaucoup des slogans c'est du saupoudrage alors non c'est comment dire je vais essayer de faire comprendre vous avez des mesures qui sont annoncées et puis après ça ne descend pas en termes de concrète et donc il faut transformer l'annonce des mesures en politique concrète transformer un plan en stratégie qui se déploie sur le terrain et après effectivement nous constatons que ce n'est pas suffisamment piloté et on a besoin de suivi nous l'avons dit et d'ailleurs la première ministre Isabelle borne a répondu en disant qu'elle était d'accord et il va y avoir un prochain comité interministériel bonne chose qui est une grande cause des avancées mais une stratégie à mieux piloter voilà le résumé notre message pierre Moscow ici vous allez regarder de près le budget des Jeux Olympiques il a déjà été réévalué à plusieurs reprises il est passé 3,3 milliards d'euros au moment de la candidature à 4,3 milliards en décembre dernier ça va devenir problématique non à ce stade puisque nous avons constaté c'est que le budget avait dérapédia à peu près dont l'essentiel c'est-à-dire les deux tiers ne vient pas en réalité de dérive des coûts mais du fait que le dossier initial avait été présenté de manière compétitive on va dire optimiste et volontaire et vous est le budget au moment de la candidature disons que c'était pas de mauvaise foi c'est-à-dire il fallait convaincre et ensuite on a sous-estimé sans doute les exigences qui étaient celles du CIO donc le coût complet des jeux on les connaîtra après les Jeux d'ailleurs la Cour des comptes et chargée de l'établir et nous ferons un nouveau rapport en 2025 sur les jeux moi je suis plutôt optimiste je pense qu'en effet on va y arriver bon on a mis aussi quelques petits warnings qui sont pas utiles sur la sécurité parce que on n'arrivera pas avec la sécurité privée on il faudra sans doute avoir recours aux forces de sécurité intérieure pour le coup ça dont on parlait au début de notre émission sur les transports je pense que ça va être bon et aussi sur ce qu'on appelle l'héritage c'est-à-dire qu'est-ce qui va rester des jeux autrement dit en Seine-Saint-Denis on construits par la suite pour la population voilà mais disons que je suis raisonnement optimiste sur le Jeux Olympiques pour le coup on verra je l'ai dit au début de l'émission la Cour des comptes donne son avis sur toutes les dépenses publiques et récemment vous avez pointé celle du CNC les aides qui sont distribués aux professionnels du cinéma vous appelez je cite à une réforme approfondie des aides trop nombreuses une centaine est trop complexe à votre goût est-ce que ça veut dire qu'il faut moins donner d'aide voire même pas donner d'aide aux films qui font pas d'entrée en salle alors première chose on a une politique du cinéma formidable en France et ce rapport est très positif le CNC c'est une institution magnifique qui existe depuis déjà la Libération qui avait été pensé par Jean Zay ou populaire vraiment bravo j'attends le mais c'est que on produit beaucoup de films français plus de 200 mais qui en a un bon tiers qui en salle ne touche pas plus de 20 000 spectateurs mais c'est un critère ça ah bah c'est un critère qui existe quand même c'est à dire c'est et on sait aussi que c'est pas tous des films qui ont un niveau de qualité suffisant donc ou extraordinaire et donc nous ne sommes pas du tout les artistes qui les réalisateurs qui nous écoutent les scénaristes je pense qu'il faut vraiment faire une réforme des soutiens une réforme qui soit faite consensuellement avec la production non pas diminuer le nombre de films mais pour faire en sorte que ces productions soient de qualité et qu'elles touchent le public et disons ça je ne suis pas du tout malthusien parce que j'admire le CNC je respecte la profession et je pense c'est l'intérêt de chacun que produire des films de qualité qui touche un public un Pierre Moscovici vous vous apprêtez à publier votre autobiographie après-demain souvenirs mémoire vous partez de votre parcours politique présidente Mitterrand la le cabinet de Lionel Jospin à l'époque pour vous la cohabitation avec Jacques Chirac raconté depuis le ministère des Affaires européennes pour relation avec François Hollande à Bercy vous éprouvez une nostalgie pour pour cette époque où la politique était sans doute différente nostalgie non mais la France m'inquiète c'est la première phrase de mon livre parce que je constate que nous avons été une grande nation amoureuse de la démocratie et de la politique et qu'aujourd'hui nous sommes on parle de l'Allemagne comme malade de l'Europe l'homme malade sur le plan politique je trouve que la qualité du débat public considérablement décrue en effet et pour ça il faut comprendre en effet comme on en est là je n'accuse personne la faute il y a des responsables forcément vous verrez dans mon livre n'ont pas les responsables mais en tout cas mon analyse et je parle surtout d'une famille politique que j'ai connu celle de la gauche c'est pour ça que il s'appelle nos meilleures années pendant 40 ans la gauche a été l'opposition crédible ou le gouvernement et puis aujourd'hui elle peine à trouver sa place mais ça n'est pas la seule et donc moi je voudrais qu'on retrouve une qualité du débat public dans ce pays que la politique continue ou recommence à tirer les meilleurs qu'on sorte des meilleurs aujourd'hui non je pense pas non non je pense que si vous voulez pour pour un jeune dans ma génération ancienne c'est vrai la politique c'était le nirvana aujourd'hui c'est pas le cas pour ceux qui nous écoutent et donc pour des tas de raisons et je crois qu'il y a un effort à faire pour pour remettre notre démocratie à niveau pour réformer nos institutions mais ça tient quoi j'écris 365 pages pour lui dire les résumé en deux mots si vous me répétez pas à la hauteur notamment à gauche quand vous voyez ce qui se passe au 120 de la nupes ça vous désole comment pas du tout ce qui se passe au sein de l'upestre je parle de souvenirs j'ai hâte de voir de réserve sur ce qui se passe aujourd'hui je ne commente ni les uns ni les autres et je ne le ferai pas je dis simplement que dans mon livre on trouvera peut-être en creux comment une gauche peut réussir si on trouve comment elle peut réussir on comprend aussi comment elle échoue parfois merci beaucoup Pierre Moscovici premier président de la Cour des comptes d'avoir été ce matin l'invité de France Info