La République française est-elle la fille de la Révolution ? #AMFiS2019
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 78 %Attaque 14 %Défensif 7 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Locuteur 2Fait
« la république à savoir en france on va considérer à partir du 21 septembre 1792 pour ceux qui s'en souviennent pas que pour la première fois en entrant république avec cette singularité qu'il n'ya pas aussi d'actes officiels qui déclare la naissance de l'art public »
- 4:00Locuteur 2Fait
« robespierre n'est pas favorable pendant des années à la république il ne croit pas même que ce soit possible »
- 6:00Locuteur 2Fait
« la république d'abord c'est l'idée du bien commun »
- 7:00Locuteur 2Fait
« la loi est l'expression de la volonté générale donc on aime la loi mais parce qu'elle est l'expression de la volonté générale donc du peuple donc nous nous sommes donné notre propre loi c'est ça qui nous donne la liberté »
- 10:00Locuteur 3Fait
« la république n'est pas un monolithe figé c'est quelque chose que nous devons poursuivre c'est quelque chose que nous devons parachever »
- 12:00Locuteur 3Fait
« la république elle et comme la nature de chacun d'entre nous elle ad part obscure et ella départ lumineuse »
- 14:00Locuteur 3Fait
« il faut penser le politique alors la chose a été d'autant plus important à mon sens que nous vivons une époque paradoxale j'aurais tendance à dire que la république est partout et donc nécessairement si elle est partout et nulle part »
- 16:00Locuteur 3Fait
« la république pour la faire véritablement vivre il faut la questionner il faut l'interroger et il ne faut surtout pas la voir comme un objet aussi fier »
- 18:00Locuteur 3Fait
« nous avons voulu faire un livre qui ne soit ni un livre avec une légende rose ni un livre avec une légende noire »
- 22:00Locuteur 3Fait
« la lutte contre l'ordre injuste du monde ce qui fait de nous des gens de gauche ou des gens du peuple c'est le grand débat du moment »
- 26:00Locuteur 3Fait
« la république ça la res publica la chose publique il ya des choses qui ne peuvent pas être privatisée »
- 28:00Locuteur 3Fait
« je ne suis pas née république à je le suis devenu »
- 30:00Locuteur 3Fait
« vous êtes les enfants de la patrie »
- 4:00Fait
« la nation est un processus révolutionnaire qui a lutté contre l'extrême droite »
- 6:00Fait
« le déficit de l'état et le trésor de la nation »
- 10:00Fait
« la violence et accoucheuses de l'histoire »
- 12:00Fait
« les malheureux sont les puissances de la terre ils ont le droit de parler en maître au gouvernement »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
est-ce que j'ai l'autorisation dire bonjour à tout le monde si c'est la convivialité à l'heure du 2.0 si le technicien n'a pas donné l'autorisation bon salut a tous un grand plaisir de vous voir de vous retrouver c'est bon les six universités d'été s'est enfui ont commencé mais c'est peut-être pour ma part c'est la première conférence auquel je participe et j'espère vraiment que tout se passe bien que pensent en soi quoi vous avez assisté ne vous a pas déçus voire même où ça très très positivement surpris puis on va continuer sur cette veine à organiser des débats et à échanger pour s'enrichir mutuellement alors mon rôle durant 7 ces deux heures qu'on va passer ensemble va être celui surtout d'un animateur de la deûle de la discussion sachant que j'ai à côté de moi thomas bon tome je vous présente qui est un intellectuel l'universitaire et thomas avec jacques de saint victor a écrit publié un ouvrage considérable qui est une somme histoire de la république en france des origines à la vème république aux éditions économique alors thomas le présentera après tout à l'heure c'est évidemment beaucoup beaucoup de mois voire même des années de travail c'est peut-être impressionnant comme ça parce que c'est une somme qui se veut si j'ai bien compris d'abord en direction des étudiants parce que cela manquait tu expliqueras pourquoi cela manquait finalement d'un paradoxe aussi dans un pays qui parle beaucoup de république il n'y avait pas une histoire une histoire politique de la république en france mais ne vous laissez pas déstabiliser par le volume de cet ouvrage qui même s'il a une vocation évidemment universitaire fonctionne par chapitre extrêmement bien écrit très précis qui permettent peu de picorer dedans selon les moments et d'avoir quelque chose d'une phase plus de traître est quasi chirurgicale parce que ce sont des juristes mais aussi des historiens sur des moments importants de l'histoire du pays et moi j'ai trouvé j'ai pas encore tout lu mais je les prie pas par pas rentré que ses rangs quelque chose qui était jusque là indispensable il ya une limite mais ça c'est pas du tout la faute de thomas et jax le prix 59 euros mais ça les vaut largement non mais c'est un dictionnaire si je puis dire les vaut largement est vraiment si ces deux heures d'échangés avec thomas peuvent vous donner le goût de vous procurer cet ouvrage on n'aura pas perdu notre temps alors pourquoi parler de république la france a soumis ce plus se présente comme un mouvement républicain écologistes sociale etc mais c'est un mot qui est devenu pour le moins polysémique dans le débat politique courant beaucoup de gens évidemment aujourd'hui se réclament de la république à commencer par ce qui est le parti traditionnel de la droite aujourd'hui se nomme les républicains et on sait bien qu'il suffit pas de prononcer ce mot celui là comme beaucoup d'autres pour refuser la discussion voire même parfois ça peut entraîner des quiproquos voire même des incompréhensions ou système m plus on le sait aujourd'hui on a souvent affaire à l'utilisation de ce mot pour parfois qualifiée en comportement répressif de la part du gouvernement un jeu veut pas limiter la république aux compagnies républicaines de sécurité mais défendant débat politique c'est un peu ça on se souvient qu'en tout présenté valls lui c'est un républicain j'ai pas en quoi même je pense rien à voir avec la république mais on a souvent cette facilité dans le débat public ou des postures de fermeté voire même de répression selon moi totalement disproportionnée voire intolérable de la part des forces de l'ordre sont qualifiés comme étant une forme de fermeté républicaine et ses termes et on oublie d'abord le contenu politique et la dynamique politique que cela représente dans l'histoire de notre pays alors mon rôle va être bon thomas et bavard et précis donc il n'a pas besoin de moi mais un peu de de questionner aussi thomas par moments on va consacrer un premier temps de les changer à ce que thomas va nous présenter des comptes région est pas prêt on on échangera aussi répondre à des questions moi ce qui m'a intéressé parmi les multiples choses de cet ouvrage c'est que j'ai découvert qu'il y avait un courant républicain avant la république la république à savoir en france on va considérer à partir du 21 septembre 1792 pour ceux qui s'en souviennent pas que pour la première fois en entrant république avec cette singularité qu'il n'ya pas aussi d'actes officiels qui déclare la naissance de l'art public c'est une date bien souvent on peut oublier on fait notre 14 duviau beaucoup d'autres choses mais peu d'événements ont lieu autour de cette date importante aussi pour ceux qui auraient un peu moins mémoire mais 21 septembre 1792 ça signifie que la révolution française commence en 1789 ça montre clairement que dans l'esprit de ceux qui sont les premiers acteurs de la révolution française il s'agit pas immédiatement de passer de l'ancien régime et de la monarchie à la république les choses ne sont pas si c'est si simple voire même des acteurs premier auquel je suis attaché plus vous aussi je crois le savoir je pense notamment à la figure de robespierre n'est pas favorable pendant des années à la république il ne croit pas même que ce soit possible et ça j'ai découvert en lisant thomas comme on y arrive une réflexion il ya dire tout en courant qui se réclament des idées républicaines avant la révolution mais qui considère qu autour du format si je puis dire de la dimension de la république un débat la république et sont liées plus sa défense tour de citer qu'eux vraiment d'un projet politique qui pourrait être appliquée à un pays et beaucoup de gens tout en étant peut-être très intéressés par ces expériences de cité qui se réclame est lourde république ne crois pas possible que ce projet politique puisse appliquer à l'échelle d'un pays ça je dois découverte dois dire que je n'ai découvert à ta lecture thomas de tout ce bouillonnement intellectuel autour de cette question et peut-être si tu l'acceptent on pourrait commencer la discussion par la part le début si je puis dire c'est courant républicain avant la république d'où ça vient et quels sont les grands débats avant de vraiment rentrer dans le moment républicain de la république montagnarde la première expérience politique dans ce grand pays dans ceux des premières puissances de l'europe qui est la fin du xviie siècle qu'est la france l'expérience républicaine déjà est ce que tu peux revenir là dessus mais après on cheminera sur d'autres sujets bonjour tout le monde merci chers alexis corbière et ainsi qu'à toute la france sera soumise pour l'invitation je suis d'autant plus heureux de partager la scène avec alexis corbière que c'est un républicain sincère courageux sur ses positions et puis qui aiment les jacobins et dont il en a une connaissance précise donc ça va ça va permettre un beau débat merci à tous ceux qui sont là aussi et évidemment n'hésitez pas à poser la question je crois à la conflictuelle it et au sens machiavélienne c'est à dire que le politique c'est des gens qui sont pas forcément d'accord mais qui se met deux d'accord sur une chose c'est qu'il faut en discuter pour avoir des positions diverses alors effectivement je suis universitaire je suis docteur en droit spécialiste et spécialités histoire du droit et des théories politiques mais je vais raconter très rapidement à un moment la genèse de ce livre mais j'ai été très marqué par la préface de la division du travail de dur game dans lequel ce grand universitaire disait si je croyais seulement l'espace d'une seconde que ce que je faisais ne participait pas ou ne n'avais pas de bénéfices pour le grand nombre j'arrêterai tout donc tout en étant un livre effectivement universitaire avec des dimensions techniques comme je suis docteur en droit nous avons évidemment par exemple des membres d' analyse des constitutions et que quand quelqu'un prend de mon entourage prend le livre judy peut-être que tu peux passer ce moment technique aux techniques mais tout en ayant ses dimensions vraiment institutionnel technique il y a quand même en fait une forme de logique politique pas au sens de la politique mais au sens de le politique je vais revenir tout au sens d'aristote c'est à dire de l'organisation de la cité c'est le propre de l'homme nous avons besoin de vivre ensemble j'y reviendrai et donc en fait il faut penser le politique alors la chose a été d'autant plus important à mon sens que nous vivons une époque paradoxale j'aurais tendance à dire que la république est partout et donc nécessairement si elle est partout et nulle part elle est d'autant plus partout et nulle part que sa façon d'être partout et de temps en temps en fait on va dire en superficie c'est une forme dès qu'une des choses une amie italienne me disait par exemple vous êtes les pros pour faire des banquets républicains défaite républicaine des journées républicaine mais finalement quand on repart bon qu'est ce qu'on en a gardé c'est pas toujours une évidence tant et si bien que si on interrogeait nos concitoyens qu'on leur disait qu'est ce que la république je pense qu'il y aurait une forme de grand points d'interrogations alors dans cette interrogation il y aurait les choses on va le voir qu'il serait intéressant parce que pour beaucoup de personnes on nous dirait pas c'est la démocratie c'est à la fois vrai et à la fois faux mais je reviendrai sur l'idée de consubstantialité de la république et de la démocratie donc dans cette cette formule un peu simpliste il y à du vrai on verra que c'est la spécificité française et puis il y aurait d'autres manières d'en parler en disant c'est l'état où c'est notre forme politique et donc en parler de manière un peu avec une forme de distance voire en en parlant comme quelque chose de dessécher et à mon sens et c'est pour ça que je suis très attaché à ces conférences à ces rencontres c'est que je crois que la république pour la faire véritablement vivre il faut la questionner il faut l'interroger et il ne faut surtout pas la voir comme un objet aussi fier je dirais aujourd'hui que je m'oppose à deux visions de la république qui en france il y à certains qui disent la république c'est le pire vraiment elle est coupable de toutes les horreurs et de l'autre côté la république serait un mot incantatoire magique on le dit et tout serait parfait je désirais un petit peu m'opposer à ces deux choses là à mon sens la république elle et comme la nature de chacun d'entre nous elle ad part obscure et ella départ lumineuse lorsque nous devons l'enseigné et c'est l'idée de ce livre nous avons voulu faire un livre qui ne soit ni un livre avec une légende rose ni un livre avec une légende noire il était hors de question de passer sous silence les moments ténébreux de la république les moments que l'on doit dire et apprendre à notre école j'ai évidemment la question de la colonisation la question de la shoah la question de la guerre d'algérie la question de vichy tous ces choses là en fait doivent assumer dans notre histoire discuter vraiment en regardant en face les choses là mais en même temps dire tout ce que la république a posé comme modèle comme idéal sur lequel on reviendra donc je m'oppose à 7 à cette vision qui en fait est un essentialisme négatif qui dit que la république est vraiment mère de tous les maux m x et de l'autre côté je m'oppose alors que pourtant je pourrais avoir des amis qui sont dans cet ordre là un essentialisme positif presque un peu béat qui dirait bien la république elle est parfaite pourquoi je m'oppose à ça parce que finalement si on est dans cette position on reste dans le statu quo prenons un exemple alexis corbière ou moi même ou l'un d'entre vous on se met dans une dans un bistrot on se lève on dit vive la république dans la salle bon nonobstant ce qu'ils vont nous prendre pour un fou je l'entends j'entendais rire merci pour pour ce moment il va y avoir deux personnes ceux à qui il va y avoir une forme d'écho dans leur coeur en disant ah tiens il ya encore des gens qui célèbrent la république comme jadis avec ce vive la république et puis d'autres personnes qui vont lui dire ah bah on a peut-être là un fasciste donc il faudra revenir plus tard pour se dire à quel point c'est violent que les mots et alexis corbière l'a dit au début étaient kidnappés par certains partis intellectuelle où figure mais parfois même complètement inversé quelle violence pour des républicains qui beaucoup on était dans la résistance ont condamné que ça soit en france sous vichy où évidemment vous le savez tous avec la république espagnole une lutte à mort contre le fascisme qu'aujourd'hui on puisse imaginer que le drapeau française la marseillaise ou un vive la république ça soit fascistes mais peu importe l'expérience que je vous cite ce cas pratique c'est qu'au moment où la personne dit ça en fait dans la salle tout le monde est dans le statu quo il n'y a personne qui déteste la république qui en entendant vive la république sera ému et se dira en fait peut-être que j'ai tort et celui qui en fait ce sera ému l'était déjà donc il faut travailler au corps la république en parler et donc j'ai essayé de mettre en place une théorie de la république que j'appelle la république inachevé c'est à dire que la république n'est pas un monolithe figé c'est quelque chose que nous devons poursuivre c'est quelque chose que nous devons parachever alors je m'explique un peu alexis corbière à citer manuel valls je voulais et évasif et vous dire je vais vous parler quelqu'un sans le nommer qui a été premier ministre de la france et qui mano est en espagne mais j'ai vraiment je ne dirais pas qui c'est je suis un universitaire je ne veux pas de problèmes c'est raté manuel valls je comprends tout à fait j'essaierai d'être équilibré je pense qu'en 2015 clairement vous rappeler la vague d'attentats qui est 2015 2016 qui frappe notre pays nous nous sommes par gros temps là la violence est partout et donc manuel valls j'ai envie d'avoir cette formulation se convertit au républicanisme il se dit il faut utiliser la république comme un dôme pour éviter que la que la france craquelle de tout pas pourquoi pas c'est bien son droit la république appartient à tout le monde le problème et je vais en parler tout à l'heure parce que je parle de sensibilité républicaine c'est qu'il va se focaliser uniquement sur une chose qui est la république d'ordre une république qui existe qui a le droit d'exister mais qui n'est pas tout la république et donc pour souvent je je je je lui accole une phrase qui était de notre ancien président nicolas sarkozy et qui disait la république la france tu l'aimés ou tu la quittes et dans les paroles de manuel valls quelque chose résonnait un peu de la même façon c'était la république tu les aimes ou tu la quittes ça semblait dire qu'il y avait un cadre figé aussi fier il fallait y adhérer pleinement et intégralement sinon tu devais partir il va de soi que cette chose là est totalement imparfaite étant donné que la république comme je l' ai dit tout à l'heure à des parts d'ombré a eu des ratés n'a rarement été a rarement été au niveau de son idéal et donc de dire tu dois rentrer dedans sans appareil critique ça c'était une première faute la deuxième qui reviendrait tout à l'heure dans les éléments constitutifs de la république c'est que la république en fait est là elle a très vite une nébuleuse de concepts autour et à mon sens je le dis à manuel valls je le dis haut et l'air gelé d'y aller qui veulent tous savoir ce mot s'ils veulent avoir le ce mot la république a le droit de les mettre en demeure de dire ce mot ne doit pas être vides de sens alors vous vous dites républicain bakchich prouvez le et prônons la liste de ce qui est la république pour les pères fondateurs la république d'abord c'est l'idée du bien commun je viens viendrait tout à l'heure c'est le vrai pour le bien commun la politique doit être pensé pour le bien commun là déjà on commence à éliminer pas mal de personnes aïe c'était que le premier point la deuxième le deuxième moment c'est la question de la souveraineté du peuple là aussi ça commence à éliminer des gens troisième point c'est ce que tocqueville appelait lui même qui n'était pas vraiment républicain mais il regardait les jacobins comme ça la passion de l'égalité c'est ce qui nous constitue qui nous diffère de beaucoup de personnes la passion de l'égalité en quatrième point il ya l'amour de la loi mais pas la loi pour la loi c'est une formule repris dans l'article 6 de la déclaration des droits de l'homme du 26 août 1789 à rousseau la loi est l'expression de la volonté générale donc on aime la loi mais parce qu'elle est l'expression de la volonté générale donc du peuple donc nous nous sommes donné notre propre loi c'est ça qui nous donne la liberté enfin le cinquième point à laquelle je suis très attaché c'est que à la lumière du 20e siècle à la lumière d'une idéologie qui dès voyait a pu donner un totalitarisme de gauche le stalinisme les khmers rouges etc à partir du moment où vous commencez à parler d'égalité de collectifs des gens tout de suite peur de l'autoritarisme du totalitarisme des libertés publiques qui vole en éclats et ça je pense que nous devons tous être très vigilants c'est à dire que dans notre radicalité dans notre force d'opposition au libéralisme économique parfois on y reviendra il ne faut quand même pas bazarder les libertés publiques et ne pas bazarder la question du respect de l'individu or à mon sens la république est sur une bonne ligne de crête elle dit et ça c'est une formule un peu qu'ancienne que je que j'ai reformuler c'est le républicain intègre à la maxime de son action individus donc on reconnaît qu'il ya des individus on n'est pas en train de vous faire un dogme et de faire disparaître votre esprit critique il y à un individu il y a un esprit il ya une conscience mais ils l'intègrent dans la maxime de son action individuelle le collectif donc vous voyez c'est pas tout pour l'individu est pas la disparition de l'individu s'est on articule les choses est le meilleur exemple et c'est une nouvelle grève que la république devra prendre aujourd'hui et la france a soumises travaille dessus mais les verts aussi moi je le fais de mon côté c'est de prendre la question écologique et dans ma définition de dire c'est un individu qui prend en compte le collectif c'est vrai pour la question de la civilité 1 on va on a envie de s'asseoir mais on voit qu'il ya une personne handicapée a à g ou avec son avec en étant enceinte on n'a pas besoin d'avoir un policier ou une matraque qui nous dit de nous lever on prend en compte le collectif on se lève c'est vrai aussi pour l'argent on arrive jeudi à quoi bon d'être ultra riches quand comme le dit marx on est très riche parce que les autres sont pauvres donc comme il ya tout de suite une choré l'action on se dit pourquoi faire sa ba ya la même soirée avec l'écologie on peut très bien se dire que quand on est en train de fumer une clope on la jette au loin ça nous donne un style incroyable j'ai l'impression d'entrer dans d'être à bout de souffle de belmondo voilà moi je fume pas mais j'ai toujours rêvé de fumer parce que ça donne un style incroyable mais quand on apprend ensuite que ce mégots fait au niveau des eaux usagées et qui en fait on a bible les poumons d'un enfant on se dit que bon vaut mieux perdre un peu de charme ou de charisme encore faut-il en avoir c'est toujours discutable quand on jette notre club parce que le vent peut la ramener et surtout drame vécu mais il se passe quelque chose au niveau des enfants et à ce moment là j'ai l'impression que on n'a même pas besoin d'arriver d'être extrêmement autoritaire on dit ben voila quand même tu sens très bien et le nouveau mot qui m'est cher et qui en train de travailler à la fois par des juristes et des philosophes c'est le mollet commun il faut être intelligent parler du communisme ça fait peur ma mère quand je lui parle du communisme même pas de ceausescu et c'est donc effectivement il ya des gens qui ont vécu des choses qui font que ce sont des mots qui sont rayés de la carte par contre les communs ben c'est pas tout à fait la même chose et ce qui est très bien c'est que ça tombe avec la question de la république parce que j'y reviendrai dans son étymologie la république ça la res publica la chose publique il ya des choses qui ne peuvent pas être privatisée il ya des choses qui ne peuvent pas appartenir au privé il ya des choses où la prédation de l'homme et son désir d'individualisme possessive pour parler comme mcpherson doivent en fait être limité ça ça chauffe ça s'appelle la chose publique d'autres chez les anciens l'appelait le bien commun ça s'appelle la république soudainement alors donc là la république c'est pas un mot vide de sens et pas un mot vin c'est quelque chose qui est très concret et qui peut répondre à des enjeux de civilité à des enjeux d'égalité à des enjeux de répartition de la richesse et à des enjeux note écologique donc c'est sur ce fondement la réfléchit à la lumière de lecture mais aussi d'une pratique sur le terrain que si je pouvais dire je suis devenu républicain vous le savez c'est une manière un peu facile aujourd'hui de prendre la phrase de simone de beauvoir de beauvoir on ne naît pas femme on le devient je pourrais dire je ne suis pas née république à je le suis devenu je crois que c'est un cerf important à le dire parce que aujourd'hui il ya beaucoup de gens qui vibre à l'évocation de la république parce que par exemple ils ont dans leurs familles des morts pour la france ou parce qu'ils ont un père républicain et je respecte beaucoup ces gens là mais moi je dois le dire que la république ne m'a pas été du tout offert en héritage mon père me disait que la marseillaise était un champ fasciste il disait que napoléon était proche d'hitler et que la révolution ils étaient tous devenus fous donc la république c'était assez sommaire chez moi c'était les petits-enfants de mai 68 et je respecte totalement cette culture donc moi ce que j'aime d'autant plus quand je pars la république notamment dans les quartiers parce que je viens d je viens de jeu vient de banlieue c'est que j'arrive pas en disant voilà j'ai pris l'héritage de la république tel qu'on me la donner le doigt sur la couture et puis je vous dis allez au garde à vous c'est la république j'ai un rapport comme péguy l'avait dans notre jeunesse beaucoup plus charnel beaucoup plus substantiel beaucoup plus liées à la mystique qui est la question de la défense des malheureux en fait tout ce que je fais ici - mon nom je m'en moque complètement que vous reteniez thomas brantôme histoire de la république mais par contre l'important c'est qu'on sorte de cette salle avec eux l'envi de lutter pour les malheureux dont saint justin grand jacobins disaient ils sont les puissances de la terre c'est juste pour ça en fait que doivent être notre notre vie notre action notre république idéale c'est parce que c'est la seule possibilité d'engager un bras de fer face aux forces agissantes destructrice du bonheur commun actuel que qu'elle le libéralisme économique le capitalisme et le l'écocide en fait et donc quand je parle de république c'est pas du tout été ré c'est pas du tout une conférence universitaire c'est quelque chose d'extrêmement important qui doit avoir une effectivité alors j'arrivais et part au moment de ma thèse j'arrive à paris 8 et il se trouve que normalement quand on est en histoire du droit on apprend les institutions de clovis jusqu'à la révolution française ce qui est tout à fait intéressant mais on parle assez peu du présent or étant donné qu'au lycée on la prend pas non plus en fait on a un déficit de culture générale vis-à-vis de la république et la révolution qui est vraiment criant je félicite d'ailleurs le la france a soumises d'avoir essayé de remettre en place certains des symboles de la tradition républicaine et révolutionnaire parce qu'effectivement alors qu'on une école républicaine on a du mal à le faire et j'arrivais paris 8 pour ceux qui connaissent et une université très en avance sur les gender studies colonial studies c'est à dire toute la pensée américaine qui est importante à gré avec laquelle je dialogue mais moi je faisais une histoire de la république donc j'allais pas nécessairement parler de derrida foucault et deux parce que c'était pas vraiment le sujet et au lieu de dire dans une donc une université qui au coeur de la seine saint denis juste un discours de dire bon ben voila moi aussi j'ai grandi en banlieue on est vraiment les damnés de la terre tout le monde nous détestent etc je me suis dit en fait je leur faire un discours républicain au sens de 1788 89 qui est celui du tiers état du parti patriote lorsque sieyès dit dans le pamphlet en janvier 89 qu'est ce que le tiers état il dit trois phrases qui vont marquer toute une génération à commencer par camille desmoulins et robespierre il dit qu'est ce que le tiers état tout qu'at-il était jusqu'à présent rien je demande t-il à être quelque chose avec ça on a un programme politique en 2019 aussi alors je leur ai dit je leur ai dit vous là devant moi évidemment ce qu'ils sont et nos différences ya lisons vouloir savoir exactement si vous êtes malien italiens etc ou ou marocains ski totalement important dans une rencontre dans une rencontre individuelle les racines nous nourrissent les nous donne une singularité raquel garrido ne serait pas raquel garrido sans s'en passer donc le républicain n'est pas complètement aveugle à ces choses là mais il dit dans la cité dans notre rapport là au quotidien avant que nous ayons de l'intimité nous voulons l'égalité fondée sur l'égalité d'abord des droits où nous sommes tous égaux et donc on essaye de ne pas faire de différence et donc j'ai osé leur dire vous êtes les enfants de la patrie ça pouvait être risqué parce que vous savez des nicolas sarkozy avait parlé de nos ancêtres les gaulois et alors on lui avait répondu le malien il regarde il dit j'ai un peu du mal et c est moi je suis opposé un pas cette chose là j'ai dit qu'en fait moi je les dis à mes étudiants j'ai beau être blanc brun et donc peut-être potentiellement plus un descendant de gaulois je crois pas que je suis en jeu en ligne directe avec clovis ou encore moins lui qui était un franc avec vercingétorix ce que veut dire cette phrase mais qu'on peut l'enlever à la limite je m'en moque c'est que si on prend par exemple que l'histoire républicaine c'est nous sommes aujourd'hui fussent l'enfant de deux algériens ou de deux maliens ou de deux chiliens les enfants d'une histoire révolutionnaire d'une histoire qui s'est opposé à une certaine façon de voir l'ordre du monde et comme la république j'y reviendrai tout à l'heure n'est pas ethnique dans son projet de 1792 alors toute personne peut s'en vont revendiquer non pas en coupant ses racines de derrière en essayant vraiment de de dire 'voilà j'oublie complètement d'où je suis mais personne n'a le droit de dire qu'être républicain c'est blanc personne n'a le droit de dire qu'être français c'est être blanc personne n'a le droit de dire qu'à voir les papiers c'est être blanc d'ascendance français et donc ça je leur ai expliqué je leur ai dit que c'étaient des valeurs mais c'étaient des valeurs qui manquait aujourd'hui d'effectivité parce dans les quartiers où je travaille en permanence avec parfois vraiment des gens dans la douleur mais des gens qui se battent aussi des gens qui sont heureux il ya vraiment une pluralité je n'entends pas qu'ils veulent moins de république mais ils veulent plus de république donc ils m'ont beaucoup appris dans les quartiers ils m'ont appris que quand je suis à l'assemblée nationale où que je parle avec des députés et c'est ce que je dois leur dire c'est que les quartiers et la ruralité le périurbain ils veulent de la république mais effective ils ne veulent plus qu'on speak deux mots ils ne veulent plus qu'on arrivait qu'on dise vive la république et puis ensuite en ferme le chapiteau alors comment avoir une république effective eh bien il faut il faut proposer les principes revenir à la racine marchera plaît c'est quoi être radical et moi je m'estime radical en politique bah c'est revenir à la racine toute personne qui veut comprendre la république doit revenir à sa racine et donc je disais à paris 8 au coeur de la seine-saint-denis discutons des racines de la république et voyons si vous n'êtes pas d'accord avec la république voyons si vous dans 7 ans fier de 500 personnes véritablement vous n'êtes pas les héritiers de la république est alors j'ai commencé à leur dire qu'est ce que la république à mes yeux est ensuite l'histoire marxiste socialiste j'ai une définition qui m'est propre c'est la lutte contre l'ordre injuste du monde ce qui fait de nous des gens de gauche ou des gens du peuple c'est le grand débat du moment c'est l' envie de lutter contre l' ordre injuste des choses ne pas être fataliste ne pas considérer que c'est comme ça et qu'on baisse les bras il y a quelque chose en nous comme une révolte comme un cri de colère qui fait que nous disons que ceci est impossible et par exemple je fais une petite parenthèse et ça permet de faire une salutation gilet jaune qui viennent de chez moi parce que je viens de seine-et-marne donc avec qui je suis très proche j'ai fait une conférence face à des gens qui étaient assez contrôlé gilet jaune je voudrais pas les nommer ses films et faudra couper c'était notamment des adhérents du parti socialiste ils sont divisés au parti socialiste donc il ya beaucoup de gens qui sont pour le gilet jaune mais il y en avait qui n'était pas je leur ai dit une phrase je leur ai dit à mon sens cas ce que les gilet jaune c'est un cri de douleur parfois de colère poussé par des personnes qui ressentent le mieux le malaise collectif grand silence dans la salle tout le monde voyait que ça parlait des gilet jaune les gens qui étaient contre les juifs les jaunes houspillait et puis je leur ai dit ah pardon je me suis trompé c'est la définition du socialisme par durrrr km c'est ça le socialisme de dur là il a voilà j'ai été j'ai été coupé le socialisme le socialisme dürckheim cris de douleur parfois de colère exprimée par des gens qui ressentent le mieux le malaise collectif quelle puissance dans le socialisme de durkheim et beaucoup des gens du parti socialiste veut le remettre en place du retiennent ils ont raison et on voit bien que ça parlait clé gilet jaune et à partir du haut ce moment là que ça soit gilet jaune que ça soit mes étudiants de paris 8 où je leur ai dit voilà ce qu'il y a dans le moment républicain une lutte contre l'ordre injuste et là je viens au moment 89 sur lequel même interrogé alexis l'ordre injuste c'est les privilèges la monarchie absolue et la société d'ordres et ça ça va être mis à bas dès 1789 mais le moment révolutionnaire de 1789 est un moment inachevé il faudra le poursuivre il faudra qu'il y ait un continuum républicain ou pour parler comme trotsky une révolution permanente c'est pour ça qu'il y aura j'y reviendrai tout à l'heure une deuxième révolution celle de 1792 ou le 10 août 1792 le peuple de paris prend d'assaut les tuileries dépose le roi et appelle à l'élection parce que en forçant l'assemblée législative à une nouvelle assemblée qu'on appellera la convention et it mettre en place la république il y ajoute à ce moment là le besoin d'une deuxième révolution robespierre le dis très vite avec la première révolution nous avons été chercher la liberté est désormais voulons aller prendre l'égalité sous les débris du trône très vite on comprend qu'il faut l'égalité mais avec le moment républicain et c'est pour ça que c'est encourageant ce n'est pas fini il ne faut pas et ça c'est l'apport des marxistes du 19e que l'égalité soit seulement comme pour parler comme formel il ne faut pas que simplement aux 10 nous avons tous les mêmes droits alors là nous sommes entre nous soyons intelligents certains marxiste pas marx qui lui avait bien compris les choses ont été trop loin en voulant dire la révolution c'est un moment bourgeois mais foutaise que cette phrase là c'est vraiment ne rien comprendre vous avez très rapidement la question de l'argent qui est posée par les républicains vous avez la question d'une économie dirigée avec ce qu'on appelle la loi du maximum ou très vite pour donner de l'argent au peuple on considère qu effectivement il faut limiter les prix il y a très vite en fait des réquisitions il y a l'idée avec les lois de ventos de saint-just de prendre les terres aux ennemis de la france pour les donner aux plus malheureux il y h et robespierre s'appuyant sur rousseau l'idée d'une économie sociale c'est donc complètement faux de croire que c'est un moment bourgeois ou juste on a fait la déclaration des droits de l'homme et on s'est enrichi mais par contre ce qui est vrai dans la critique de marx lui même c'est que ce n'était pas achevé il fallait aller plus loin il fallait poser complètement la question du système économique ce que les jacobins n'ont pas fait pour une raison aussi logique c'est que le capitalisme n'existe pas à ce moment là ne faisons pas d' anachronisme d'accord donc si vous voulez il y à un continuum à avoir entre la révolution française la première république le moment on va dire j'aurais sien c'est-à-dire jacobins et marxiste dont beaucoup ici se réclame est aujourd'hui les nouvelles thématiques la question de l'égalité au niveau des discriminations pour ce qu'ils sont homosexuels pour ceux qui sont dites des minorités le mot est toujours mal choisie parce que comme on met les femmes dedans alors qu'elles font la majorité du monde c'est toujours un peu bizarre mais donc homosexuelles femmes migrants question du racisme etc donc on rajoute ça et dans les quartiers populaires quand je leur ai dit vous devez poursuivre ces choses là vous devez non pas croire que la république c'est quelque chose que vous allez apprendre voilà je vous le donne et puis ensuite vous récitez vêtements vous allez devoir vous couler dans les costumes vous allez devoir vous en revendiquer alors il s'est passé quelque chose et je m'arrête là dessus il s'est passé que nous avons fait même des concours d'éloquence pour qu'ils vivent exactement la révolution et j'ai commencé à faire les cours c'est l'équivalent d'un ter d'un amphithéâtre comme celui là où je disais pas bon voilà je vais vous parler de la convention je leur disais vous êtes la convention je leur disais vous allez voir voté la mort du roi 21 janvier 1793 chaque étudiant devait se lever mais je vous jure qu'il ressentait ils ressentent et 400 personnes qui les regardent alors évidemment j'avais les cailleras qui étaient toutes en haut à gauche là où j'étais aussi moi quand j'étais étudiant qui a été un fonds pour la mort du roi et je leur ai dit ben en fait vous êtes à l'emplacement où étaient les montagnards en fait les montagnards là où étaient robespierre marat danton il était tout en haut à gauche et donc on les a appelés sur la montagne de l'assemblée nationale c'est pour ça qu'on les a appelés montagnards je reviendrai tout à l'heure sur la partition est donc mais c'était marrant il s'est passé quelque chose il se posait la question j'ai demandé à des étudiants même dans le 91 etes-vous pour l'égalité totale des biens et là on peut voir que se posent des questions sur la propriété et les jacobins ont réfléchi à l'idée qu'il fallait pas une société communiste une société de petits propriétaires où tout le monde devrait avoir une propriété dont il y avait toutes ces réflexions là et à la fin de l'année alors que ils criaient on en fit dans le 91 dans le 92 ou en 93 vive la république vive la révolution parfois quand il prenait le micro ils ont fait un concours d'éloquence débat fameux entre montagnards et girondins là où normalement dans les autres écoles on leur demande de défendre les girondins je dis non non vous êtes les girondins les montagnards sur scène il y avait brisseau il y avait condorcet il y avait vergnaud il y avait mara c'est un mec qui s'appelait farès il le joue hyper bien il était dur comme mara il y avait saint-just qui était le plus beau gosse évidemment ce que saint-just et l'homme le plus beau la révolution il y avait le frère de robespierre y avait tout le monde est acquis at on donné robespierre on l'a donnée à une jeune fille déjà c'était tout un symbole on voulait aussi montrer que les mots de robespierre peuvent appartenir à tout le monde est là elle a appris par coeur des phrases de robespierre elle m'a fait couler les larmes tellement elle était douée j'en suis encore ému et dans les paroles de cette femme là tout l'amphi a compris que les mots de la révolution et de la république étaient ceux qui véritablement pouvait trouver une caisse de résonance dans les quartiers populaires quand elle a dit on a substitué à une aristocratie de naissance une aristocratie des riches c'est à dire on a mis fin aux aristocrates mais on a mis en place des riches elle l'avait au coeur quand robespierre digne de ses plus belles phrases que je fais mienne je ne suis pas défenseur du peuple je suis du peuple et je méprise quiconque a la prétention d'être autre chose elle le disait quand elle disait je combats pour les malheureux parce que sa mère elle-même en fait été dans une situation de handicap elle le disait avec des trémolos dans la voix elle a gagné le concours d'éloquence on a fini par la surnommer robespierre est elle s'appelait elle s'appelait iman et à ce moment là je me suis dit il peut se faire quelque chose avec la révolution et la république loin de ceux qui l'ont aussi fier et je me suis lancé dans ce litre on connait tous admiratifs de du verbe de dos thomas de cette intelligence et de tout ce que tu la force des idées que sa porte alors je t'ai laissé c'était magnifique et je te remercie vraiment j'en reviens là ce que je disais tout à l'heure parce que non mais ce qui m'intéresse mais vraiment a très bien fait cesser la dynamique aussi des événements qui me semble important que chacun le comprenne même si je sais dans la salle il ya beaucoup de gens qui sont expérimentés c'est toujours intéressant quand on relit sur la révolution française comment des choses qui ne sont pas au point de départ de des actions au fur et à mesure des événements les choses vont plus loin que ce soit on évoquer la fuite à varennes la volonté de la part de la législative de faire croire que le roi en vérité a été kidnappé de la pétition du champ-de-mars réprimées par la suite etc de tous ces événements qui amène à ce que progressivement l'idée qu'il faut se détacher de cette idée d'une monarchie constitutionnelle qu'est la grande idée des premiers révolutionnaires parce que l'exemple internationale qui existe à ce moment là est plutôt l'exemple britannique et ses interventions aussi de voir comment il ya ses sources d'inspiration étrangères qui vont être des éléments de fermont durant l'arrêt que progressivement cette idée de république va devenir une évidence ou la pointe avancée la plus radicale et je félicite thomas vantomme c'est important ce qui vient je fais la une parenthèse sur j'imagine que dans la salle il ya des gens comme moi qui ont une formation marxiste passive moi j'ai été militant trotskiste le caractère bourgeois de la révolution ou considéré pour ce qui est des bolchéviques on prenait sous notre aile l'honneur du passé révolutionnaire de la bourgeoisie disions nous et à partir de là on analyser la révolution bourgeoise un peu la révolution française comme une révolution bourgeoise comme une étape mais je crois qu'il est important que vous compreniez qui a aujourd'hui toute une école d'historiens qui met en cause qui questionne tout ça tout en restant fidèle à quand même bien sûr les travaux de marx et qui dit quand même attention il y avait aussi notamment la part des montagnards on va appeler les jacobins mais le jeune le club des jacobins et divers mais de la parlementaire une pensée d'une critique économique et moi pour travailler un peu dessus des coûts mais un personnage comme bertrand barère je sais pas si ça vous dit quelque chose il est un grand personnage la révolution française qui est celui qui préside beaucoup à la convention est un homme qui a une pensée de ce que je vais appeler un début d'un système de protection sociale de vraiment lutter contre la pauvreté de mettre en place un système de protection sociale etc il ya une critique très vives même contre beaucoup shiro baissière mais pas seulement de 2 du fait qu'on ne peut pas laisser le marché se développe et qu'il faut réguler les prix d'ailleurs c'est l'objet de discours assez connu etc etc sur le fait que tout ça c'est important que vous l'ayez en tête et vraiment je vous ai vous invite les uns les autres aller dans les différents titres il ya beaucoup d'ouvragés aujourd'hui qui joue moi il ya deux histoires que j'aime bien que s'appelle yannick bosque et bedie ça il ya des travaux de florence gauthier si vous connaissez puis vraiment il ya une nouvelle école d'historiens pour ceux qui ont vécu vous savez le bicentenaire 1789 où c'était un peu plombant à travers furet qui avait tendance à considérer qu'en vérité il ya un bon moment la révolution française des premières années puis après ces terribles et puis en gros après c'est les khmers rouges et joseph staline qui sont annoncés on avait plus là et thomas se situe la dent alors tout ça ouais alors ce qui m'intéresse c'est quand même de cette dynamique qu'on comprenne parce que moi même si ton livre et d'en dire beaucoup de choses comment il ya une évolution d'où ça vient ça peut être intéressant que de voir toutes ses sources d'inspiration et puis après je te poser une autre question alors effectivement pour un point de vue historique donc nous notre république française se met en place en 1992 mais effectivement je vais essayer en quelques minutes de vous montrer sa genèse et son passé qui est très lointain en réalité tout commence dans l'antiquité athénienne au vème siècle avant notre ère c'est intéressant parce que ses rangs moment où se met en place la démocratie et où va y avoir les premières réflexions philosophiques qui nous nous interroge notamment avec la république de platon et surtout la pensée d'aristote alors pour essayer d'être clair j'aurais envie de dire et je repense à mon prof de philo en terminale qui m'avait dit thomas la philosophie c'est apprendre à mourir moi je lui dis ça serait peut-être bien de commencer à apprendre à vivre aussi mais c'est vrai que quand on lit la pensée présocratiques je pense à empédocle démocrite et c'est ce qu'on voit c'est que il ya un questionnement sur le monde y lit avec socrate un questionnement sur la morale de l'individu mais il ya peu de questionnement politique est en fait ce qui est génial chez platon même si platon on peut le critiquer sur beaucoup de choses et aristote c'est que ils commencent à comprendre que si on veut questionner l'homme s'est pas simplement l'homme qui vit l'homme qui meurt l'homme qui a une morale homme qui a une passion etc c'est l'homme en société et c'est ça on fait la grande découverte des grecs dont nous sommes tous tributaires et qui va être le mieux formulé par aristote aristote voyage et il fait une remarque une observation c'est que outils lie sur le bassin méditerranéen il observe c'est en fait finalement la première loi sociologie voir anthropologique de l'histoire c'est que les hommes ont besoin de vivre ensemble alors il commence à réfléchir il se dit pourquoi donc au début je dis bah c'est simple en fait les gens ils doivent se reproduire donc ils se reproduisent et ils font un enfant et donc ils créent la première cellule qui est la cellule familiale puis viennent d'autres enfants des frères etc de là cette cellule commence à grossir et puis on a probablement une tribu les tribus alors rentrer en guerre et pour éviter la guerre il faut commencer à faire une cité ça c'est très intéressant parce que finalement la question du début de la cité elle va être repris à partir du 16ème 17ème siècle dans ce qu'on va appeler l'école du droit naturel et les gens qui vont interroger le contrat social que ça soit on opte dans les vies attend que ça soit rousseau dans le contrat social donc aristote arriver dit en fait on doit vivre ensemble et il pose cette phrase qui est probablement la phrase la plus connue de la philosophie politique mais qui a fait mal compris qui est l'homme est un animal politique alors moi j'ai souvent vu des mecs en soirée draguer en disant ah tu sais l'homme est un animal politique les violences est un animal et où c'est tout le contraire ont fait de ce que dit aristote c'est pas du tout dans ce sens là en fait aristote il ya une phrase en grec ancien sas dit le zone politico en fait pour bien la comprendre il faudrait une phrase très longue c'est pour ça qu'on l'a traduit plus rapidement aristote dit parmi tous les organismes vivants l'univers le cosmos les plantes les animaux et les hommes la spécificité de l'homme sait qu'il doit vivre en société alors là je mets tout de suite un bémol aujourd'hui vous pouvez considérer que c'est pas vrai grâce au trait aux travaux de la tour et c'est par rapport à la nature sepalia il ya d'autres conférences écologistes donc on le fera pas à ce débat là est le deuxième je sais très bien qu'il y en a que ça démange de dire non c'est pas vrai mais chà y vivent en société et c'est là où j'ai vu un documentaire sur arte avec les dauphins et où je suis vraiment pas bon là dessus donc je vois ce que si on lance là dedans il ya toujours quelqu'un qui me dit mais moi mon chien il me reconnaît et c est tout simple touche j'ai pas envie de le contrer le le contredire et après ils quittent la conférence en il aime pas les chiens etc ce qui est complètement faux donc voilà donc je dis ce que dit aristote et je dis pas si c'est fondamental alors puisque l'homme doit vivre en société il faut qu'ils se fixent des règles ça avec la naissance du droit donc moi je suis professeur de droit à l'université dès l'introduction au droit je leur parle d'aristote mais pour ce qui nous concerne aussi ça va donner la république pourquoi parce que si nous devons vivre ensemble alors il faut se donner en plus du droit des règles qui vont ordonner et tout ça c'est les mêmes mots un solide et de l'ordonnancement ordonné notre notre comportement et c'est là où naît le politique comment nous faire vivre ensemble puisqu'il s'agit pas simplement de dire on va vivre ensemble c'est comment vraiment et ça c'est un aspect important les amis on a tous tendance à revenir sur l'article 1 de la constitution 1789 les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits sachant que le moment qu'ils sont le plus fort c'est dans le demeure mais aussi se rappeler dans la constitution de 1793 comment il ya un basculement peut-être que tu reprendras dessus de d'abord une question de droits individuels les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits quatre ans plus tard dans la constitution dit de 24 juin 1793 l'article en gelée noter pour parle d'eux c'est le but de la société et le bonheur commun le gouvernement est institué pour garantir à l'homme la jouissance de ces droits naturels et imprescriptibles et l'article 2 et ces droits sont l'égalité la justice etc etc donc on est il ya une évolution mais c'est à dire que d'un droit individuel droits de l'homme on est passé à une réflexion dès l'article de la conscience 1793 que la question c'est aussi le but 1 et de la société et le bonheur commence d'ailleurs une réflexion d'une société et ça ça me semble quelque chose d'important et je te laisse continuer ce que demandent à voir je t'en prie avec plaisir alors à partir de ce moment là à la fois platon et aristote qui est le disciple de platon vont mettre en place et ça c'est fascinant pour tout le monde vous pouvez le regarder dans les livres c'est la classification des régimes souvent je l'écris sur un tableau c'est un peu plus simple on pourrait faire le jeu mais je vais aller c'est allé assez vite parce qu'on manque de temps en fait on peut se mettre dans une salle et on arrivera tous à la même conclusion de platon et aristote donc c'est impressionnant parce que ça n'a pas bougé depuis vingt cinq siècles quels sont les différents types de régimes possibles la toile aristote nous dit d'abord il faut imaginer un régime où un seul gouverne un autre plusieurs gouverne et un autre tous gouverne celui où un seul gouverne ça s'appelle la monarchie en grec mono veut dire seul et arkane c'est le pouvoir donc pouvoir d'un seul plusieurs ça va s'appeler l'aristocratie kratos veut aussi dire le pouvoir en grec ancien et ariste hausse ce qui est assez drôle les aristos y c'est les meilleurs donc c'est pas la même chose que comment on va les voir aujourd'hui donc le gouvernement des meilleurs et sur le tous là ça dépend des grecs je vais le dire assez rapidement même si les philosophes de la salle pour savoir que c'est pas exactement ça ça serait la démocratie donc le kratos du demos du peuple ce qu'il ya de génial avec aristote et où là haut pour moi on a la première lettre de l'alphabet république c'est que aristote dit tous ces régimes là peuvent devenir corrompu et c'est important de penser à la corruption je pense notamment à mes amis algériens je reviens d'algérie là et la révolution se fait au nom d'une critique de la corruption tout pouvoir a un côté obscur une tendance corrompu dégénéré la monarchie virant tyrannie l'aristocratie et regardez comme c'est intéressant pour les insoumis vire en oligarchie c'est incroyable ce mot qui est réactivé dans la critique actuelle voilà par le peuple contre les élites ou des oligarchies il existe déjà à l'époque et après c'est un peu un peu compliqué comme platon n'aime pas la foule globalement platon considère que la forme de la démocratie est déjà une forme dégénérée si le peuple a le pouvoir pour lui ça va pas mais globalement si on devait le reformuler aujourd'hui ce serait de dire la forme dégénérée c'est look l'ocrha si c'est à dire le règne des foules ou là le où il ya le désordre c'est ce qui nous fait passer de l'un à l'autre et ça on doit tous le retenir quand vous quittez cette salle c'est ça que vous devez retenir ce qui distingue un bon régime d'un mauvais c'est gouverner en vue du bien commun c'est fantastique ce que je trouve aristote ça doit ça devrait être la première lecture de toute personne qui rentre en politique comme le serment d'hippocrate pour les médecins tu gouvernera en vue du bien commun c'est tout donc je vous laisse imaginer comme ensuite vous pouvez écarter le lobby ligue les logiques d'influencé etc en vue du bien commun et ça c'est la première définition en fait de la république mais ensuite je vais rentrer dans le détail avec la spécificité française par compte aristote et c'est sako mais notre distinguo avec aristote et nos républicain français lui estime qu'une monarchie peut être républicaine il estime qu'un roi il peut gouverner pour le bien commun alors souvent mes étudiants et ça prouve que c'est vraiment des républicains démocrates il me dit mais c'est pas possible monsieur alors je leur donne un exemple je dis bah quand vous avez trois ans ou quatre ans est-ce que vos parents à table tous les soirs ils font un conciliabule en vous disant qu'est ce que vous voulez manger vous répondez ça quand vous aimez ça quand vous n'aimez pas non parce qu'il ya des chances que vous mangeriez des nuggets pas bon tous les soirs d'eau qui décide pour vous elles me disent oui c'est vrai mais en disant ça il ya tout de suite une réflexion qui doit vous soulevez le coeur de révolutionnaire que vous êtes sait on n'est pas des enfants eh ben c'est exactement ce que diront les révolutionnaires ça sera sortir du patriarcat politique j'étais évidemment la monarchie française qu'est ce que c'est que sinon un homme qui parlait de ces peuples comme des enfants et qui disait qu'il était le père des peuples donc la monarchie peut être républicaine pour aristote nous on n'est pas d'accord une aristocratie peut être républicaine c'est l'idée d'un conseil des sages vous avez plusieurs hommes qui gouvernent pour tout le monde aristote il croit en disant ce seraient les meilleurs nous pour être d'accord avec lui mais encore faudrait-il trouver les meilleurs cette chose là n'existe pas nous n'avons pas la capacité de faire les meilleurs et donc on passe à la démocratie et rousseau essayera de démontrer pourquoi il faut aller à la démocratie pour être républicaine mais je dis quelque chose très rapide juste avant dès lors nous avons 1 1 le premier élément de la définition républicaine gouverner dans le but du bien commun et deuxième chose sa forme politique pour aristote cette forme politique c'est une forme mixte il faut qu'il y ait un peu d'éléments monarchique platon dit que ça sera le roi philosophe aristote dit que ça sera peut-être des magistrats il faudra un élément aristocratique et il faudra un élément du peuple parce qu'il faudra avoir les classes moyennes donc aristote n'est pas pour la démocratie il est pour un élément mixte où tout le monde va gouverner mais avec des dimensions aristocratique et monarchique ils appellent ça un mot qu'on peut pas traduire ils appellent ça la politeia qu'est ce qui est intéressant pour nous c'est que cette pensée de la politeia du gouvernement mixte est de gouverner en vue du bien commun elle va passer à rome à travers les philosophes rome vous le savez pour faire un cours de l'histoire romaine très rapidement la légende veut que rome se fondant 753 avant notre ère sur le fondement de rémus et romulus en fait on a une royauté pendant deux siècles et la royauté elle est chassée en 509 par des gens qui vont se réclamer de la république et le mot apparaît pour la première fois et le mot de république est une traduction de la politeia d'aristote qui devient la res publica donc pour être très clair qu'est ce qui se passe c'est que nous avons chez les romains une volonté de lutter contre la tyrannie la république donc est en train de trouver sa raison d'être le bien commun et la lutte contre la tyrannie c'est pour ça que les révolutionnaires français vont temps se fonder sur rome il y à ce très beau mot de mars qui dit les républiques révolutionnaire les jacobins ont fait la révolution en toge romaine parce que en permanence ils se revendiquent de rome et notamment de l'étude de l'exemple du sud julius brutus le premier rhum en fait il a voulu venger le meurtre de lucrèce et qui est donc le basculement vers la république mais pour le dire de façon schématique est très simple la république romaine pas comme la république française pourquoi parce qu'elles se fondent exactement sur la pensée d'aristote c'est une pensée d' équilibre on se dit que ce qu'il faut c'est limiter la concentration des pouvoirs ça vous fait penser à qui à montesquieu c'est logique montesquieu se réclament de la république romaine donc on va limiter les pouvoirs en ayant un consul ou deux très vite ça va être deux en ayant des magistrats en ayant un sénat et en ayant ce qu'on appelle les comices du peuple c'est à dire des séances des assemblées populaires qu'est ce qu'il faut retenir de tout ça il existe une république avant la république mais une république qui n'est pas démocratique c'est une république qui surtout comme une forme de conscience doit permanence rappeler aux gouvernants qui doivent gouverner en vue du bien commun et ne jamais sombrer dans la tyrannie et qu'est-ce qui devient intéressant pour notre histoire et je le dis en une phrase alors que là c'est 100 pages c'est que dans la monarchie française et ça notre livre amène une une nouveauté là dessus parce que c'était assez peu connu nous avons eu tendance nous à l'école à penser que qui disait monarchie disait monarchie absolue en fait c'est faux deux traditions s'opposent pour être schématique une tradition qui se veut absolutiste et qui se réclame de l'empiré romain et idy des phrases comme le roi est au dessus des lois et délié des lois donc là on est vraiment dans l'absolutisme d'ailleurs absolue veut dire à sulu tous délier des lois ça c'est la première tradition un roi au dessus des lois au dessus des hommes au dessus de tout et nos traditions qui va prendre des adages de la république romaine et qui dit que le roi lui même doit être soumis à des lois et vous voyez comme on commence à dégager dans cette grande histoire des choses que vous savez intuitivement qu'est ce qui définit un état de droit une république et là je vais dire en principe et on va essayer pas s'attaquer les foudres c'est que même nos gouvernants sont censés être soumis à la loi eh oui c'est ça qui nous diffère d'une monarchie monarchie ils au dessus des doigts et si pour ça que j'entends souvent par exemple adrien quatre mains se parlait de monarchie républicaine c'est un vrai débat c'est maurice duverger qui le premier a dit ça après la constitution de 58 parfois on utilise parfois je me dis que c'est discutable etc mais en tout cas c'est pas simplement un mot creux sadi vraiment quelque chose à un moment où on rompt avec l'idée républicaine de gouverner pour le souverain bien pour le bien commun et ce moment où en fait on s'abstrait des lois alors on va arriver jusqu'au xviiie siècle chf et très vite c'est la tradition absolutiste qui va l'emporter notamment pour ceux que ça intéressent et intéressent pour en parler à la fin ce qui ce serait un peu technique c'est un livre d'un juriste jean bodin qui écrit les six livres de la république ancien 176 qui en fait le bréviaire de l'absolutisme et qui va être finalement en plus nourris par la grande poste et de bossuet vous rappelez l'évêque de meaux et confesseur de louis xiv qui dit qu en plus d'être absolue la monarchie de droit divin donc là on est foutu il a tous les pouvoirs et en plus c'est dieu qui veut là on est censé être mort dans le film à jamais heureusement arrivent les lumières radical qu'on connaît très peu d'abord spinoza j'ai essayé de faire une grande place à spinoza parce que il est assez peu et que connu d'un point de vue républicain pour moi c'est le premier d'entre nous j'ai pas le temps mais réinviter mois pour une conférence sur spinoza ça mais ça mériterait ou où on en parle à la buvette parce que sinon ça fait le mec qui serait invite donc je ne veux surtout pas qu'on croit ça non non non pas du tout pas du tout pas du tout ça sera ça sera ça sera la buvette mais surtout pour aller vite rousseau rousseau va dire une chose qui est très éclairant pour nous rousseau va dire ok je regarde la république de sparte je regarde la république d'athènes je regarde la république romaine et je voit qu'effectivement il faut gouverner par pour le bien commun ça me parle mais moi je vous dis une chose il y à une personne qui sait comment gouverner pour le bien commun c'est le peuple c'est lui qui le sait mieux que le roi mieux que les sages mieux que les philosophes il exprime dans sa chair il ressent dans sa chair ce que c'est qu'une politique économique que c'est une politique de privilèges et rousseau et l'ours en deux fois en tant que le grand philosophe si laid mais aussi parce que vous connaissez sa biographie c'est un homme à la halle à la condition économique et sociale modeste et un autre philosophe important mais j'ai pas le temps c'est diderot qui lui même aussi ressent ces choses là alors avec rousseau arrive et la distinction française où ce que nous appelons dans notre livre i l'exceptionnalisme français c'est que la république pour nous et je crois que vous l'avez tous en tête sans même avoir su ce développement la république ne peut être qu'une démocratie une république pour nous ne peut pas être monarchique une parce que elle prive le peuple de sa souveraineté une république ne peut pas être aristocratique parce que pour nous l'aristocratie deviendra très vite une oligarchie la république ne peut être que démocratique c'est sa finalité c'est son essence c'est sa véritable nature reste ensuite la question du combat comment le mettre en place et c'est ainsi que nous rentrons dans la révolution française avec ses idées des principes rousseauiste mais alexis me poser cette question est ce que les révolutionnaires veulent mettre en place la république au début la réponse est non lorsque le s'ouvrent les états généraux le 5 mai 1789 nous venons pour répondre à une question d'imposition et la monarchie et dans les finances rouge samu souvent les étudiants parce qu'ils voient que ça n'a pas changé on est endetté depuis trois siècles pour les raisons des guerres de louis xiv la participation à à la guerre des etats-unis d'indépendance et aussi le train de vie de la cour mais ce qui est très intéressant dans cette chose qui est simplement fiscale c'est que pour la règle et il faut faire payer des impôts à qui bah en fait à aux plus riches sauf que non dans le droit les deux premiers ordres le clergé et la noblesse on est exonéré et là je peux vous dire que mes banlieue et commence à chauffer quand je le redis ce à quoi ils me disent vous voulez dire que ceux qui sont plus riches ils ont pas payé d'impôts je voyais on a certains ils ont droit de s'évader fiscalement et de mettre un ordi je veux pas avoir de problèmes me comprennent très bien qu'il ya des personnes qui jouent avec la loi et ceux à qui on fait payer les l'argent les impôts c'est le tiers état vous avez tous en tête cette fameuse peinture où on a un paysan qui a à la fois un prêtre et un noble sur le dos et labit rabot qui est un grand personnage du début de la révolution avant de basculer un peu dit cette phrase magnifique que les gens devraient se rappeler aujourd'hui dans l'état actuel de notre époque il dit le déficit de l'état et le trésor de la nation pourquoi parce que la monarchie va être obligé de négocier avec nous parce que cordes ils ont voulu faire des nouveaux impôts il y avait deux possibilités demandez aux nobles et les nobles dizaine en ou faire payer le tiers état mais le tiers état était déjà exemple donc necker a dit à louis saez tu n'as pas d'autre choix que convoquer les états généraux pour les faire voter un nouvel impôt sauf que les états généraux n'avaient pas été convoqués depuis 714 c'est à dire la mort de henry cac le passage à louis xiii et donc à l'absolutisme donc c'est un véritable séisme institutionnel et économique qui va permettre en fait si vous voulez otero rousseauiste et à celui de sieyès de grandir dans un premier temps et pour être très clair sur ce fondement économique cécité yes qui va le premier enfoncé la porte de la monarchie il rêve à revendiquer trois choses d'abord l'abolition des ordres avec le passage à un concept qui est celui de la nation là aussi peut-être j'y répondrai dans vos questions ou lors d'une prochaine conférence nous nous sommes fait kidnapper l'idée de nation la nation est un processus révolutionnaire qui a lutté contre l'extrême droite si on devait parler comme ça même si ça n'a pas de sens c'est horrible pour nous français que nation renvoie un concept de droite ou d'extrême droite parce que c'est bélier qui a enfoncé la porte de la monarchie c'est au nom de la nation qu'on fait le début de la révolution sauf qu'il faudra toujours le rappeler une nation non ethnique ça n'a pas de sens pour nous les républicains les révolutionnaires c'est une nation qui était fini par sieyès dans une définition que nous devons garder ou il dit qu'est ce que la nation un corps d'associer vivent sous une loi commune et même législature prenons les trois partie de la phrase une même législature ça veut dire nous devons avoir tous la même justice ok 2 une même loi nous devons tous avoir la même loi 3 nous devons être associés et donc pas des individualistes nous pouvons retourner cette définition contre ceux qui fraudent c'est ceux qui fraudent la loi qui sont hors de la nation c'est ceux qui sont dans les exils fiscaux qui sont contre la nation la véritable personne qui ennemis de la nation en ce moment au sens de sieyès et donc de notre fondement c'est celui là il faut donc se reconnaître en tant que nation est maître la fin à société d'ordres deuxièmement il faut reconnaître la souveraineté nationale ce qui aura lieu le 13 juin 1789 et 3 mettre en place une constitution je réponds très vite ensuite la à ta question une fois qu'on a c'est trois choses là ce programme là c'est le programme de la première révolution et il va arriver assez vite il va arriver entre les journées de mai et juillet en deux mois on a fait la première révolution lorsque le 17 juin le tiers état qui en fait a demandé aux deux ordres devenir délibéré avec lui se nomme assemblée nationale comme dit madame-de-staël c'est la révolution elle même c'est le moment où on reprend la souveraineté que le roi avait kidnappé nous allons dans les cieux nous mettons fin à l'idée de souveraineté de droit divin et nous la ramenons sur terre comme le dit michelet pour savoir que la seule auréole de cette souveraineté c'est le peuple et tout ça s'est fait dès mai juin juillet je vais très vite parce que je manque de temps il ya le membre du serment du jeu de paume ya le moment du bras de fer le 3 juin mais toujours est il que le 9 juillet on reconnaît l'assemblée nationale 9 juillet 1789 nous rentrons dans un nouveau processus constituant le premier processus constitution de l'histoire de france qui va donner une constitution du 3 septembre 91 qui va donner l'abolition des privilèges le 4 août 1789 et la fameuse déclaration du 20 ans du 26 août 1789 qu'est ce qui est intéressant dans la question d'alexis est ce que la révolution devait nécessairement aller en république je suis très attaché au matérialisme historique mais encore plus à la vérité scientifique des faits et j'ai envie de vous dire non la république à la république n'aurait pu ne pas advenir la révolution aurait pu se subvenir à elle-même est la preuve jusqu'en 1791 des hommes comme robespierre 10 on peut pas avoir la république pourquoi parce que dans la pensée d'un ruisseau nous avons le ruisseau du contrat social mais nous avons un ruisseau plus concret le ruisseau du projet de constitution de la corse et le projet de constitution de la pologne où sonne ou dit lui même que la république ne peut advenir que pour un petit état donc l'ensemble dépensant des esprits littéraires journalistiques en 1791 se dit on ne peut pas avoir deux républiques au sens rousseauiste il faudrait que ça soit un petit état certains disent si on peut en avoir une c'est au sens des états unis il faudra qu'elle soit fédéral ironie du sort les premiers qui font entendre une voix républicaine en 1791 en fait sont les futurs girondins des gens comme brisseau des gens quand de condorcet j10 en fait il faut qu'on fasse une république fédérale sauf que le moment où arrivera la république nous on veut une république unitaire une et indivisible alors qu'est ce qui se passe qu'est ce qui se passe et qui va tout déterminé c'est la fameuse fuite à varennes le 20 juin 1792 91 leroy fui dans la nuit est ce que ne disent pas nos historiens en herbe qui n'en sont pas comme stéphane bern et lorànt deutsch allons thomas sait que parce que ils ont bien le droit d'exister ils sont plus ce sont des gens sympathiques mais faut être un peu plus rigoureux c'est que louis saez il a fait une petite lettre qui n'a posé louis saez à ce moment là il est touchant il fait penser à un adolescent qui fugue et qui veut régler ses comptes avec ses parents qu'est ce qu'il dit dans cette lettre il dit peuple de france tout ce que je viens de faire pendant deux ans j'y croyais pas lorsque j'ai signé la déclaration des droits de l'homme j'y croyais pas lorsque j'ai signé la constitution j'y croyais pas en fait tout ça c'est pas sérieux moi je vais aller à montmédy je vais retrouver les troupes émigrés qui arrive d'autriche et je vais reprendre mon pouvoir sans le dit pas sauf que cette lettre va être connu les hommes ont de la révolution ont à peu près soutenu le roi dans la grande majorité jusqu'à la fuite à varennes la fuite à varennes et la grande rupture c'est le moment où quand il est ramené depuis à rennes j'appelle ça le cortège funéraire de la monarchie ils les ramenaient dans une ambiance sépulcrale les hommes qui s'étaient habitués depuis treize siècles à aimer cet homme se rendre compte qu'ils ont été trahis et vous le savez il n'ya rien de pire comme dit roland barthes le dépit amoureux quand on a aimé quelqu'un et qu'en fait on est rejetée alors on le déteste très rapidement on va passer donc de l'amour à la haine et l'amour contre le roi va être terrible et le 10 août va être terrible et donc la réalité c'est que la république elle va être en pause elle va être imposé deux d'or elle va imposer par le club des cordeliers qui en fait le club le plus fougueux le plus populaire de la révolution ils vont faire une demande de pétitions au champ de mars en juillet 91 qui va être réprimés et ils vont travailler le corps de l'assemblée ainsi que le corps des jacobins et en 1792 les gens comme robespierre des gens comme st juste comme dit aux varennes comme barrère avec leur intelligence de la situation vont dire le fruit est mûr ce fruit c'est celui de la république et robespierre me mieux que quiconque va comprendre que le sens profond de la révolution c'est que son moteur depuis le début alors même prendre le voyez pas c'est le peuple et que donc il ya des moments j'appelle ça le pas de deux avec le peuple il ya des moments où lui montrait un horizon lui faire des propositions et il le fait pendant l'assemblée constituante quand il lutte contre la peine de mort contre les colonies contre l' esclavage pour le vote pour tout le monde et là il dit des paroles où le peuple l'applaudît et puis il ya des moments où il voit le peuple en action il dit je le suis et le 9 août disait le 9 août donc la veille de la prise des tuileries il écrit une lettre à la lueur de la bougie il dit nous sommes à la veille des grands événements et il a compris que les grands événements ça sera pas lui qui les feront c'est le peuple et à partir de ce moment-là il dit je vous suis il est élu député de paris la convention commence et alors au final les conventionnels ne font que paraphé ne font que mettre de façon démesurée c'est à dire en droit une situation de fait qui est la république est advenu de dehors dans ces admirables bravo je vais on va échanger un peu et tu termines sur ce que je voulais souligner c'est toute cette histoire politique et juridique qui est l'objet de tourner il n'oublie pas l'activité comme on disait que vous allez comprendre l'activité des masses l'activité populaire 1 ne perdez pas de vue nombre de choses qui était impossible que ce soit les journées par les femmes les 5 et 6 octobre qui vont chercher le roi afin qu'il accepte de reconnaître la déclaration où que ce soit je t'écoute et je pensais à l'exemple de l'abolition de l'esclavagé parce que tu évoqué csc que les personnages sont complexes quand on s'intéresse au personnage de cesc est un personnage immense il dit des choses sur l' esclavage qui sont quand même assez choquante où il s'interroge sur les noirs sont ils des animaux ou pas il propose pour le vérifier qu'ils aient des accouplements avec des singes pour vérifier si l'on car était un animal bon le même personnage qui est celui qui joue ce rôle important ce qui nous intéresse c'est la dynamique des événements à l'abolition de l'esclavagé ne perdez jamais de vue qui a lieu le 4 février 1794 16 pluviôse ont 2 a lieu cinq ans après la déclaration des droits de l'homme et du citoyen a même lu après la déclaration de 93 que dont je vous parlais en raison du fait que le 29 août 1793 à saint domingue il ya une révolte d'esclaves dû au fait que les envoyés de la convention vient dire une chose on a accepté suite aux deux années de refus que les libres de couleur en gros métis et les mêmes droits que les blancs mais toujours pas les esclaves et comme les anglais attaquent finalement les envois de la convention vont s'appuyer sur les esclaves en révolte pour eux mêmes proclamés l'abolition de l'esclavagé et ils vont à paris pour dire on abolit d esclavage et ses actes et le 4 février ce que je sais ce que je veux raconter là c'est commencer les des fois l'activité des deux doubles d'une révolte populaire en l'occurrence d'esclaves ou ce que tu décris mais tout à l'heure qui pousse aussi des événements plus loin que ce que parfois des acteurs premiers font alors il faut avoir une lecture dynamique des choses et plaisir à quelconque quel avec le recul robespierre était pas aux républicains la première heure mais bon et ça ça donne nous inspire à nous c'est à dire qu'on doit à mon avis être en phase avec des événements qui peut-être dans un premier temps sont pas 100 % tels qu'on les imagine on peut on évoquer notamment le mouvement des gie des jeunes mais assez pas clair leurs revendications mais comprendre où l activité des masses dans quel sens ça pousse et que la dynamique des événements amènera ce que 120 nous tuera des formulations qui seront à l'arrivée beaucoup plus précise voilà alors tu va rajouter choses comme ça va vite on va échanger il ya une question morale faire au cours du débat qui est vécu la brosse et c'est la cinquième république 1 et que tu évoques dans son livre qui est quand même un paradoxe tu dit notamment que c'est une rupture si je me souviens avec aussi la tradition constituante pour donner naissance à république alors peut-être que ça ça peut faire l'objet de questions enfin je sais pas comment tout ce qu'a dit thomas qui est qu'il faut ré invités j'espère que vous avez compris que moi je suis très fier même si thomas et là comme universitaire on va dire au sens je dire thomas quand même est assez proche de ce que nous faisons nous - il c'est un intellectuel qui inspiré et invité le j'imagine qu'il a un agenda très chargé il peut faire des conférences sans problème dans beaucoup d'endroits fait connaître son ouvrage parce que il me semble important que la france en soliste puisse avoir autour d'elle des intellectuels des gens qui nous aident à réfléchir et je place thomas brantôme au premier rang de tout cela et je trouve ça d'autant plus admirable parce que avec tout son talent la manière dont tu restitue le verbe républicain me semble important 1 je veux dire il ya aussi une poésie de révolutionnaire dans le verbe républicain qui est brûlante d'actualité et tu l'as dit très bien qui quand même nous saisit quand on lit ça et a fortiori quand on le met dans la bouche des fois de jeunes gens qui de restitution de deux discours on se dit mais quand même c'était il ya 230 ans et à déformer l'extérieur tu évoquais la phrase de saint-just les malheureux sont les puissances de la terre mais la citation entière sait les malheureux sont les puissances de la terre ils ont le droit de parler en maître au gouvernement qu'il est négligent ils ont le droit de parler en maître au gouvernement que les néglige pardon mais je trouve qu'il ya dans cette phrase une force et une actualité dans la colère qu'on a vue dernièrement dans des milieux populaires qui vont parfois cassé des vitrines de certains parlementaires qui l'ont trahi parce qu'effectivement on a le droit de parler en maître au gouvernement qui nous méprisent et cette affaire la dure depuis deux cent trente ans alors est ce qu'il ya un micro à thomas veut dire au mot nazi et il faudrait qui est peut-être un micro que deux trois questions parce qu'évidemment après dans une demi-heure faut comprendre la salle alors jeu à la fois je rajoute quelque chose je voulais dire et puis comme ça je réponds un peu sur la cinquième qui qui lancera le débat un mot sur le l'intitulé de la conférence la république est-elle fille de la révolution française lors de des changes qu'on peut avoir intellectuelle avec alexis il se trouve qu'effectivement le vous l'avez vu j'essaye toujours de considérer que les réflexions historiques doivent nourrir notre analyse de la situation présente et il n'y a pas longtemps j'ai publié une tribune dans le monde sur justement la question de la manifestation je crois qu'elle est assez intéressante elle éclaire le titre que nous avons choisi et je veux vraiment qu'on soit très rigoureux sur ce que je vais dire parce que ce qu'on ce qu'on va échanger parce que c'est pas c'est pas simple il met à part est une chose assez évidente c'est que et or là je me retrouve presque dans la collection la position d' alexis corbière où on se dit c'est délicat à la télé sur la question des violences personne à mon avis peut se réjouir de quelconques violences aux personnes évidemment que non et memeo chose non plus mais dans cette salle et j'imagine ce qui nous regarde sur sur youtube tout le monde a bien conscience que la question comme elle peut être posée à des députés êtes vous pour ou contre la violence elle est injuste comme question elle enferme l enfer plusieurs raisons premièrement parce que et ça a été beaucoup dit par beaucoup d'intellectuels il y à une violence sourde jaurès le dizet qui est celle de ceux qui décident voilà que tel par va revenir au capital et non aux travailleurs il ya une violence sourde qui écrase les huit ou neuf millions de personnes qui sont sous le seuil de pauvreté et 7 cette violence là on la voit beaucoup moins et pourtant elles existent deuxième chose à y répondre c'est que évidemment dans une conflictuelle it et social comme nous en avons il faut toujours imaginer que cette violence même si on peut complètement parfois en mai la mettre à distance critique et des choses qui sont arrivées elles me renvoie une phrase de babeuf qui est un des grands révolutionnaires en un peu après le moment robespierristes puisque c'est plutôt 95-96 il dit cette phrase incroyable un moment il dit ce sont nos maîtres qui nous ont rendus barbare ça veut dire qu'à un moment il explique ce que ressentent les sans-culottes doute ils pressent déjà que bientôt on le dira ce sont des gens avides lorànt deutsch dit ça dans le métronome par exemple c'est pour ça que je lui en veux c'est un brave garçon mais je suis plus ce qui m'énerve c'est que il réactualise des pensées qui sont celles de polythène qui faut lire à tout prix quand on est universitaire making pensée contre-révolutionnaires donc au moins faut mettre en balance avec d'autres et qui présente au sans culotte comme un homme à vinay assoiffés de sang etc c'est pas vrai il ya une espèce de colère aussi de gens qui au quotidien n'ont pas de pain non non pas de savon sont dans des situations extrêmement difficiles je n'ai pas l'outrecuidance de considérer que la situation est exactement la même je dis que je ressens cette colère notamment par exemple celle et gilet jaune et cette colère à la fois économique mais aussi pour convoquer axel honneth sur la question de la dignité elle me parle lors d'une conférence un jour une femme âgée venue me parler et m'a dit est ce que je peux vous parler j'ai bien sûr je reste pour jusqu'à minuit à la fin de mes conférences et elle me dit parce que vous êtes universitaire mais j'hésite à vous parler ce que moi je suis rien mais j'ai quand j'avais m'effondrer et j'écris sur facebook ce truc qui parce que c'était le jour des jaunes pour dire que j'étais avec eux j'ai dit pasquereau doit tous se battre pour que jamais plus personne ne puisse auto intégrés aux dires de soi je ne suis rien ça c'est insupportable ça c'est une violence moi c'est ça c'est crains c'est quelque chose qui m'a donné la parole j'ai donc sur la question des violences très rapidement lorsque j'ai vu une partie du gouvernement que je respecte parce que légitime parce que et lui dire nous sommes pour l'ordre républicain ce qui m'a gêné c'est que l'ordre républicain on en évoquant la république ils oublient que la révolution et la république sont consubstantielles au moins dans leurs moments premier tous les grands éléments qui ont permis qu'aujourd'hui on ait une assemblée législative qu'on essaie homme qui parle à la télé vient d'un moment où il y a eu des émeutes où il ya eu des solives mans populaire et regarder la révolution chaque grande oeuvre est précédé d'un moment populaire l'abolition des privilèges du 4 août elle est faite parce qu'il ya la grande peur parce que et ça il faut relire georges lefebvre parce que à l'assemblée constituante ils ont les pétoches parce que ça se passe mal parce qu'on leur rappelle on leur dit que ça brûle de toutes parts et à chaque événement évidemment c'est parce que dehors ça donne ça gronde que le roi accepte ensuite de signer la déclaration des droits de l'homme c'est parce que il y à la prise des tuileries du 10 août qu'on met en place la république et en ce sens marx avait compris quand il a dit la violence et accoucheuses de l'histoire donc ce que je dis après je vous donne la parole c'est non pas que j'ai des réponses à vous donner j'ai juste des questions je me sens mal à l'aise quand il ya des personnes qui brandissent l'ordre républicain parce que je comprend l'appel au calme je veux ni que les manifestants souffrent on a 22 personnes qui ont été trop pied ça me tords tous les jours et je comprends même temps la souffrance de policiers qui se suicident donc on n'a pas envie qu'il y ait cette violence là mais quand on prend de la hauteur on comprend aussi que les demandes sociales qui sont faits autrement ne passe pas nicolas sarkozy a dit une phrase un jour maintenant quand c'est bien en france quand on manif on n'entend plus rien donc tout le monde doit prendre la hauteur historique de notre situation nous sommes en train de passer de charybde en scylla quand on fait une manifestation on dit qu'on nous écoute pas quand on fait nuit debout on dit que c'est des bobos qui simplement agitent les mains et ces mêmes médias qui se moque de ces manifestations inoffensifs ou c2c mouvement de nuit debout qui sera un truc de bobos vont suivre se plaint des gilet jaune qui casse donc en fait nous devons réfléchir à la lumière aussi de la grande histoire de la république à comment bouger ce que j'appelle le monolithe de l'ordre injuste je n'ai pas de réponse je dis juste que je le mets sur la table et tu ne pouvons pas balayer d'un revers de main le fait que la république dans ses premiers temps et filles de l'émeute et en 1848 il sent il en sera pareil le deuxième république elle vient à la suite des deux jours des 22 23 et 24 février 1848 ayons l'honnêteté de reconnaître que c'est une part de notre patrimoine et que lorsqu'il ya une colère populaire on peut pas simplement dire il n'ya qu'une réponse et l'ordre policier non la réponse et l'ordre social plus égalitaire magnifique et je pense à une phrase de romain rolland quand l'ordre est injuste le désordre est parfois le début de la justice alors il y avait des questions qui étaient posées j'avais une question à poser justement en parlant de la révolution de 1848 oui je suis là voilà la révolution s'est faite sur la base du problème de le problème fiscal en fin de compte il est des dettes de l'état il fallait les chercher des sous en 1792 quand on regarde 46 ans après alors en 1792 vous avez dit le capitalisme n'existait pas et pourtant quarante six ans après en 1848 le gouvernement provisoire du 24 février 1848 dans sa première phrase dit un gouvernement rétrograde et oligarchique vient d'être renversé par l'héroïsme du peuple de paris c'est à dire que déjà en 1846 46 ans après 10 792 on a un gouvernement rétrograde et oligarchique ça résonne aujourd'hui et quand on regarde 46 ans après mais nous en 2019 quarante six ans avant on est à quelle époque là on est en 1773 en 1973 par l'eau en 1973 est un événement important qui s'est passé la banque de france l'état emprunte au privé et ont créé en fait 46 ans après une oligarchie qui aujourd'hui se goinfrent et l'état est avec 2200 milliards de déficit et on est soumis à des impôts et des taxes et on a le même mouvement qui se reproduit donc la question est ce qu'il n'ya pas un lien aujourd'hui entre les révolutions d'hier et la révolution d'aujourd'hui et qu'en fin de compte on n'est pas à la veille d'une remise en cause de l'oligarchie on va faire des amis enfin je crois qu'on a tous profiter de thomas idée 15h12 on doit rendre la salle dans 20 minutes un d'accord oui moi je suis gilet jaune je voulais intervenir sur la question de la république et de la violence au des bars au départ du mouvement des villes et gilet jaune on a eu de grandes discussions parce que la majorité des gilet jaune se situer dans la tradition du mouvement pacifique contre la violence et même il y a eu des prises à partie de ceux qui défendent est la violence et au fur et à mesure liée à la répression policière mais pas seulement le débat changé de nature moi même j'ai je me situe dans une tradition d'engagement politique lié au fait que c'est le mouvement des masses qui se fait entendre et qui peut réussir à imposer des changements mais ça fait combien de temps que les mouvements massifs de quelque nature que ce soit les gelées jaune en dernier mais avant lé mouvement contre les retraites contre les réformes des retraites contre la loi travail n'ont donné lieu à aucun compromis même un compromis qui ne satisfait pas parce que moi je veux transformer plus profondément la société mais il y a aujourd'hui des gouvernements qui sont en place pour servir des intérêts et qui sont incapables de de négocier à la baisse les intérêts de ceux qui les défendent pour tenir compte y compris de ceux qui s'expriment même si cette solution ne satisferait pas et donc au fur et à mesure la question de la violence dans moment des gilet jaune a été traité de manière complètement différente et aujourd'hui alors je me rappelle que quand le fouquet's à brûler sacrés de la satisfaction de de la joie chez beaucoup de gens il faut reconnaître nous mêmes cette joie qu'on a eue de voir les intérêts des puissants qui sont atteints nulle part pouvoir être atteint la même si on sait que ça ne règle pas le problème mais au fur et à mesure le débat a eu lieu d'une autre nature et du gilet jaune nous ont dit mais ces mouvements maçons les a il ne change rien il ne change rien donc comment nous faire entendre et cette question la violence se traite différemment et je voulais je vais pas prendre la parole trop longtemps je voulais juste dire une autre chose sur la question de la violence la violence n'est pas seulement la violence subie je suis d'accord avec ce que vous dites thomas brantôme la violence subie n'est pas seulement la violence de l'êta les gilets jaunes pour beaucoup ont subi une violence de beaucoup de corps institué il compris les syndicats les gilet jaune c'était ce qui était dans les entreprises et qui servait de variable d'ajustement pour préserver les intérêts des cdi et les syndicats pour qui j'ai beaucoup d'estimé mais de se mettaient à bouger que quand le grade l'entreprise c'est à dire les cdi leurs bases syndicales étaient atteintes et les gilets jaunes ont beaucoup à l'expérience du set d'avoir été défendu par personne ni par les partis politiques ni par les syndicats partout les corps il ne se sentait pas représenté et c'est pour ça qu'aujourd'hui il pose de manière je pense très intéressante la question de la représentation est juste une phrase pour finir la représentation aujourd'hui est interrogé de partout dans la sphère syndicale dans la sphère politique mais aussi dans la sphère de l'imaginaire et là j'ai pas le temps de développer parce que je crois qu'aujourd'hui il s'agit de se représenter un monde qui bouge avec d'autres éléments inventaire imaginaire que nous n'avons pas encore aujourd'hui merci il ya une question d'être au premier rang je suis j'ai le mauvais rôle 1 donc on va faire cette question thomas va répondre d'après pression on s'acheminera vers un vers la fin de cet échange et vous en ce compris que c'est thomas bon tome qui va avoir un agenda chargé dans l'année qui vient pas ce qui nous a tous donné envie de ré entente sur plein de sujets asie déjà je voudrais remercier alexis pour avoir merveilleusement animer ce débat mais d'avoir fait quelques précisions historiques était très intéressante déjà je voudrais aussi dire que thomas c'est une découverte pour moi car si j'avais eu des profs comme toi endroit parce que je viens de l'université de montpellier qui était comme ça qui m'a donné l'envi d'aimer la république et pas d'aimer la monarchie ou bonaparte et ben franchement je serais ce serait super content moi ce qui me semble important dans la république et ce qui fait partie de l'essence d'une très grande république qui est la nôtre c'est son école et son école je voudrais savoir tackels conception de cette école car en fait le débat aussi au xviiie siècle enfin pendant la révolution sur quels types d'écoles on voulait faire il y avait de saint fargeau qui voulait une école très égalitaire on mettait les enfants en uniforme et on leur apprenait des choses à aimer être des citoyens républicains mais il y avait aussi la façon de condorcet qui avait une autre vision mais celle de condorcet avait une spécifique des spécificités très intéressante c'est aussi d'éduquer les jeunes adultes et les adultes en général à être des citoyens et à se comporter dans une république et c'est aussi ce qui manque c'est une éducation populaire c'est une éducation des gens à apprendre à ceux à devenir des grands cyprès voilà merci oriane dernière le peletier de saint-fargeau personnage assassinés pendant la révolution jamais oublier le climat qui avait que des députés pas seulement ma ce fut poignardée par un partisan de louis saez vie qui était un magnifique personnage et j'ai appris un ancêtre de jean d'ormesson comme quoi la vie est parfois surprenant allez bon second jeune bief donc une militante insoumises du gard j'ai une question très courte en fait tu parle de démocratie est-ce que tu considères que c'est plutôt le tirage au sort ou plutôt le vote qui est le plus républicain ouais alors comme je pense que donc j'ai dix minutes tout vous dire je vais commencer par le mot de fin merci pour vos mots à chacun et vos questions ça touche tout ça me touche beaucoup et c'était 1 c'était un bon moment je n'ai même pas vu passer c'est un peu le la sève républicaine c'est c'est l'échangé et les moments ensemble donc vraiment je de tout coeur merci de votre attention et d'avoir été là je vais répondre aux trois questions la prob enfants 4 madame d'abord effectivement j'ai là je vais pas développer mon temps à parler après je dis juste un élément de d'historiographie depuis une vingtaine d'années nous vivons une crise de la démocratie qui a été extrêmement bien dit étudier par beaucoup de penseurs et ce qui est très intéressant c'est que pendant jusqu'il ya une dizaine d'années encore c'était vraiment lé cercle clos universitaire est aujourd'hui l'histoire s'en est emparé d'abord avec le mouvement des places que ça soit occupy wall street le 6 mai à dos ou nuit debout etc et puis aujourd'hui les gilet jaune ou d'autres mouvements qu'elle et les questions qui sont posées fait le fait que la démocratie qu'on a posé comme un comme un taux pose comme un mot qui nous semblent convaincants serait en fait un parfait tu serais une démocratie représentative et donc non pas une démocratie directe voire en fait une oligarchie déguisés et sur ce fondement la des penseurs ont dit que pour revenir à l'arc à la démocratie pure il faudrait revenir à ce que ces inventeurs faisait à athènes c'est à dire le tirage au sort ce qu'il ya de très drôle c'est que les idées et ça c'est bon pour une université d'été vont vite la première fois que j'ai lu ça j'ai je suis venu dans une soirée à paris et j'ai dit je vais vous faire un tour de magie vous verrez que d'ici cinq ou dix ans il y aura la proposition de tirage au sort dans des programmes politiques ils ont ri se sont moqués de moi en disant mais à quel moment ça serait possible et c'est en fait au bout de six mois s'était proposée par montebourg dans les primaires et cetera est pas mal non fait pourquoi parce qu'effectivement ça s'appuie sur quelque chose d'assez solide qui est que et ça a été dit par bernard manin pas revendre et brooke etc les premiers en fait qui ont créé la démocratie avait le tirage au sort et al'inverse voter c'était de l'aristocratie puisque on élisait les meilleurs donc au sens étymologique et historique le tirage au sort est le plus proche de la démocratie d origine mais on peut en parler si vous voulez dans la journée il ya un mec assez important c'est que les athéniens pour pouvoir être tiré au sort et faire de la politique tous les jours se reposer quand même sur un fondement qui est l esclavagisme c'est à dire qu'on travaillait pour eux donc attention à 7 à cette proposition qui est trop évidente j'ai été auditionné à l'assemblée nationale sur la question du risque c'est à je sais plus si c'était filmé faudrait que je regarde mais pendant deux heures j'ai expliqué tout ça en tout cas c'est une bonne question faut s'en emparer et neal a rejeté comme quelque chose d'absurde mais ni croire que c'est la solution parfaite parce que les athéniens le faisait différemment en tout cas merci pour votre question alors sur 1848 monsieur je vais je vais assez rapidement elle a aussi je pourrais avoir des compléments jeu en tant qu'historien du droit jeu je me méfie voir je m'oppose à tout anachronisme pourquoi il n'y a pas de capitalisme en 1789 ça veut ça ne veut pas dire qu'il n'ya pas des structures économiques il n'y a pas d'injustice qu'il n'y a pas de pauvres et de richesses mais en fait la révolution industrielle qui commencent à agir en en angleterre n'a pas complètement déversés au niveau de ses flots sur la france on est dans un système un petit peu hybride entre le début des manifestants sur un peu notamment qui depuis colbert commence un peu à fleurir mais surtout de l'artisanat albert soboul a montré par exemple dans sa grande thèse sur les sans culottes que les sans culottes ne sont pas des prolétaires donc c'est pour ça que je dis qu'il faut toujours faire attention à pas essayer de calquer le schème marxiste par contre vous avez dit 1848 mais entre les deux des grands changements eu lieu premièrement au niveau du sens historique la révolution industrielle a commencé en france en 1830 donc là véritablement on commence à avoir le début des usines le début vraiment des situations qu'on va appeler le paupérisme étudie à la fois par villeneuve bargemon tocqueville et puis bientôt par par hugo donc au niveau de l'économie ça commence à cole a collé et surtout lorsque le gouvernement en 1848 par d'un gouvernement les gâchis qui parle pas de la révolution française il parle de la monarchie de juillet qui en place depuis 1830 et la monarchie de juillet en fait ce qu'elle a de très intéressante c'est qu'effectivement elle est constituée de gens qui s'assume au sens là maintenant de la lutte des classes comme bourgeois parce que guizot qui est la tête pensante et quelqu'un à qui d'ailleurs marx a emprunté la lutte des classes considère véritablement que la bourgeoisie avait un rôle historique qui était de lutter contre l'aristocratie et la noblesse et lui il pense qu'avec 1830 on est arrivés au bout de l'histoire que la bourgeoisie doit gouverner et vous avez un auteur comme stendhal par exemple qui dit la banque qui est à la tête de l'état puisqu'il ya un homme en fait il a fait carrière dans la banque et ensuite il est devenu à la tête de l'état il s'appelle pas quelqu'un que vous connaissez il s'appelle jacques laffite mais vous pouvez faire des rapprochements et en 1830 il sert louis-philippe donc la situation là ce moment là en 1848 devient potentiellement une situation capitalistique parce que les structures économiques ont changé parce que l'idéologie autour des doctrinaires et guizot assume la côte est de la bourgeoisie et parce que le roi qui est en place louis philippe lui-même se considère comme bourgeois donc le manifeste du code du parti communiste qui sort cette année là en 1848 peu à ce moment là a analysé que ça soit m'éternise guizot d'ailleurs c'est dans la première page comme des gens pètent promoteur d'un système capitaliste donc les choses ont changé en 89 ça colle pas en 1848 on le peut au niveau des gilet jaune monsieur déjà je vous remercie d'être là et d'avoir d'être intervenu je suis d'accord avec vous je pense que la question de la violence en fait elle est quand je vous écoute est elle nous met dans une situation très délicate sans violence on n'écoute pas et avec la violence on écoute plus c'est à dire que beaucoup de personnes quand même je pense notamment à ma mère qui aurait tous les tos pour être des gilets jaunes sont quotidiens là où elle vit et c'est me dit par exemple qu'il est contre les gilet jaune je la cite elle dit ils cassent tout donc on se rend bien compte que au niveau populaire il ya quelque chose de contre-productif dans la violence donc georges sorel a décrit une réflexion sur la violence et une gueule cela fait moi je travaille dans mon prochain livre à faire quelque chose sur en fait réfléchir en termes de matériel isme historique et de rapport à la violence parce que marx dit les révolutions sont les locomotives de l'histoire mais peut-être qu'on est dans un autre moment caractérisé par le désir de non violence à mon directeur de thèse avait dit où nous sommes dans un moment obtient c'est à dire la peur de la mort violente caractérise nos vies et peut-être qu'effectivement la meilleure des révolutions sur une révolution de non violente il joue avec beaucoup de gens se remettent à lire taureau par exemple des gens pourraient réactiver gandhi ou les écrits de mandela est effectivement le pacifisme pourrait emporter énormément de personnes nos amis algériens par exemple ont mis un point d'honneur lorsque je discutais révolution avec eux de dire on est un mouvement pacifique on est un mouvement pacifique mais il ya un mais le pacifisme peut l'emporter qu'à une condition c'est la condition du nombre c'est à dire que là à ce moment là en termes de stratégie politique vous devez démultiplier la question du nombre puisque en fait c'est ça la chose lénine se dit en fait on peut renverser le pouvoir par la violence avec une avant garde on n'a pas besoin d'être nombreux par contre pour le prendre sans violence là vous devez multiplier vous devez soit allé à la grève générale proposition de pelletier etc ou alors y aller avec une eau on imagine très bien qu'une manifestation monstre de cinq millions par exemple de personnes qui nous petits disons de travail plus rond on ne bouge pas évidemment il y aura un changement n'oublions jamais que le front populaire s'appuie sur des grèves que 94 il ya des grèves que 68 il ya des grèves c'est une manière peut-être d'allier les deux paralysie non violente c'est une proposition ou alors simplement un blocage etc mais sans ça on ne peut pas épargné gilet jaune la sectorisation la périodicité de sa manifestation en étant tous les samedis en fait lui a nui je pense que entre les actes iii et iv s'il ya la même activité parce que j étais de l'acte iii et iv qui se poursuit sur deux semaines on est au niveau de mai 68 et on est obligé de haut niveau des institutions de la vème république et de la coutume au moins d'avoir un basculement de gouvernement je sais pas ce qu'il en est de notre président emmanuel macron qui a la légitimité démocratique mais je pense qu'on est obligé d'avoir un changement de gouvernement mais c'est cette idée que ça revient simplement le samedi bientôt finir donne une idée de périodicité qui a donné des respirations entre les deux qui a entraîné que le gouvernement a fait d'autres propositions la police a agi différemment donc j'entends des gens qui sont d'accord d'autres qui le sont pas je veux bien entendre moi je crois que la solution pacifique voilà elle ne peut prendre que le nombre je repense à gandhi vous rappelez quand même quand il a théorisé la non violence il a dit face à des gens qui doutent ap en fait on va arriver à 10000 on va amener une première ligne de 1000 personnes on va se faire défoncer on va prendre des coups de matraque or est-ce qu'on va rétorquer non on va tomber et on va en mettre 1000 autres ils vont tous se faire matraquer et 3000 4000 5000 et au bout d'un moment les policiers vont nous regarder ils vont dire bon bah j'arrête quoi j'arrête de taper c'est ça me fait trop de mal mais quel courage faut-il avoir pour être dans les cinq premiers milles quand aujourd'hui il ya carrément des flashball ayant ayant tous et encore une fois en tant que républicain n'est obligé d'avoir une forme de respect pour la police dont je ferai jamais d'essentialisme sur la police mais actuellement il ya des flashball les 1000 ils ont peur de perdre un oeil donc c'est beaucoup plus difficile donc on pose la question je le disais tout à l'heure de la de la violence subie qui rend qui rend les choses compliquées mais moi j'ai une petite anecdote comme ça un jour j'ai tenté de faire gandhi c'était lors d'une manifestation j'ai été voir un crs et jouer digues comme je parle avec vous je lui ai dit vous savez monsieur parce que vous lui montrez que je respectais en fait le processus révolutionnaire dans lequel on est en fait ils visent aussi votre souffrance vous devez être avec nous et des gens ont fait ce slogan parmi les jaunes qui était le slogan suicidez vous et est abject mais heureusement d'autres ont dit ne vous suicidez pas venez avec vous j'ai dit oui j'ai commencé à voir son coeur battre et puis son supérieur est arrivé m'a gazé bon c et c'est logique j'ai raté mon rendez-vous avec l'histoire à ce moment là mais évidemment qu'il ya cette possibilité je m'arrête sur l'éducation je le dire en un mot parce qu'effectivement j'ai passé employer le mot de citoyens rousseau les jacobins robespierre avec toute cette idée en tête nous devons sortir de notre condition d'homme qui a une forme d'animalité pour aller vers la situation de des citoyens je voudrais dire un dernier mot et me permet sur l'éducation sur la question de l'égalité femmes hommes qui est vraiment une des choses qui me tient le plus à coeur nous vivons un moment où pour reprendre la phrase d'aragon plus que jamais peut-être on se dit que la femme est l'avenir de l'homme il s'est passé des choses effectivement qu'il faut soutenir parce que l'égalité c'est pas pour les femmes de la même manière que le prolétariat selon le marxisme ne devait pas se libérer de ses chaînes à lui mais libéré l'ensemble de l'humanité la capacité qu'ont les femmes en fait à se libérer du carcan du patriarcat des inégalités du machisme libérera les gens et créera en fait une situation que les républicains appellent de leurs voeux qui est une situation d'égalité sur le fondement d'être citoyen or vous le savez dans les comportements effectivement qu'il y a parfois machiste sexistes qui est parfois notre corps défendant on a cru que c'était une bonne blague et puis finalement il s'est avéré lourd il y à l'importance de l'éducation l'importance de l'éducation qui nous permet que fussent le désir animal de l'homme fut ce désir qui existe comme dit camus dans le premier rhum un homme ça se retient un homme ça se tient et on a envie de quelques jours on a envie de violence on a envie d'une personne mais on se retient c'est ça être citoyen c'est savoir en fait on n'est pas un individu pure qui impose sa liberté sur l'ensemble des autres et ça même des lycéens de 15 ans l'entendent à chaque fois je leur dis je leur fais pas des libertés quelqu'un arrive à toucher à la phrase de rousseau la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres ça relève le cinquième point de la république que j'ai dit tout à l'heure c'est à dire qu' il faut que notre individualité s'articule toujours avec le collectif dans une juste harmonie et donc en effet je ne vous dis pas que la république est un régime facile je dis que c'est un idéal mais c'est un idéal qui doit constituer notre étoile polaire que loin d'être là ici sur terre on doit y aller à travers ce continuum est le moyen le trajet c'est l'éducation et c'est là dessus que je terminerais elle la république est un idéal qui demande l'éducation à la citoyenneté merci merci merci thomas lombard en justice au co auteur de cette histoire de la république en france c'est jacques de saint victor sy s'y sont mis à deux pour faire ceci pas m'en procurer vous cet ouvrage vous verrez d'ailleurs il ya bon c'est du grand homme et du sein saint victor à travers les pages je répète que ça se lit chapitre partait mais on peut puiser comme ça sont les monts des réponses à des questions les amis merci de votre écoute on a tous pris plaisir à écouter thomas vantomme tu as d'autres conférences dans tu n'as pas peut-être là directement mais il est disponible vous avez vu les pcf dimanche donc on prend tous le train et on voit et bon d'accord salut à tous vous vouez ya d'autres conférences qui ont lieu ici même ou un peu partout profitez bien de ses amphis merci de votre écoute de votre gentillesse de votre disponibilité et de vos applaudissements pour thomas qui le méritait beaucoup [Applaudissements]
Alexis Corbière