Jean-Philippe Tanguy : "Le RN demande une baisse des taxes sur les carburants !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse directe
Comment vous expliquez ça Jean-Philippe Tanguy ?
- 0:32OuverteRéponse directe
Et ça coûte à l'État de gérer ça ?
- 2:02OuverteRéponse directe
André Vannier, est-ce que vous pensez comme M. Tanguy que le gouvernement minimise en fait le rôle du pétrole et n'a pas su anticiper cette crise énergétique ?
- 2:41RelanceRéponse partielle
Comment ?
- 3:13OuverteRéponse directe
Jean-Michel Salvatore, il y a aussi le fait qu'on nous a dit effectivement on ne profite pas de la crise, la hausse des taxes.
- 8:15OuverteRéponse directe
Jean-Philippe Tanguy, sur ces surtaxes, évidemment, dont on nous a dit au début, il n'y a aucune surtaxe, etc.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:18Invité politiqueFait
« les fameux stocks stratégiques ne sont pas gérés pour l'intérêt de la France ou des Français mais dans l'intérêt des seuls pétroliers. »
- 0:33Invité politiqueChiffre
« Et ça coûte 550 millions, ça coûte aux contribuables, les contribuables paient à peu près 1 centime par litre pour que Total et leurs amis, et la grande distribution aussi, gèrent les stocks à la place de l'État »
- 1:45Invité politiqueFait
« Edouard Philippe augmente les taxes juste avant les Gilets jaunes, ils disent c'est pour financer l'électrification. Et bien presque 10 ans après l'électrification n'a pas fonctionné et 95% des Français ont encore besoin d'une voiture thermique »
- 8:30Invité politiqueFait
« Ils ont menti, disant qu'il n'y aurait pas de surplus. Finalement, le même Premier ministre, à une semaine d'écart, nous explique que ces surplus vont être utilisés pour une politique. »
- 9:53Invité politiqueFait
« Pourquoi c'est à 20% ? Parce qu'en fait, ils ont considéré, comme la gabelle sous l'ancien régime, qu'il fallait taper les produits indispensables. »
- 10:23Invité politiqueFait
« il y a une décision qui a été prise le 1er novembre 2024. On est les seuls à l'avoir dénoncé au Rassemblement National, c'est ce qu'on appelle les certificats d'économie d'énergie. »
- 10:39Invité politiqueChiffre
« Donc ça, aujourd'hui, c'est 17 centimes, c'est les certificats d'économie d'énergie. »
- 21:12Invité politiqueFait
« Moi je suis écœuré, je suis écœuré pour la famille, pour les proches de Quentin de Ranck, je suis écœuré pour toutes les victimes d'ailleurs de violences politiques »
- 21:38Invité politiqueFait
« c'est le soutien de sa présidente de groupe qui a fait un tweet très poétique en disant, M. Arnaud revient, pleurez les fachos »
- 29:13Invité politiqueFait
« Si une telle groupuscule affiliée au RN avait commis de tels actes, est-ce qu'un retour aurait été imaginable à l'Assemblée nationale ? Je pense qu'on ne pourrait plus siéger à l'Assemblée nationale mais qu'il n'aurait même plus d'Assemblée nationale. »
Temps de parole
- Présentateur47 %
- Jean-Philippe Tanguy27 %
- Invité7 %
- Invité 25 %
- Invité 35 %
- Invité 44 %
- Invité 52 %
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On voit que la crise énergétique est là, gouverner c'est prévoir et visiblement rien n'a été prévu. On nous dit qu'il n'y a pas de risque d'approvisionnement mais il y a des pénuries partout. Comment vous expliquez ça Jean-Philippe Tanguy ?
Malheureusement c'est dû à une explication assez simple, c'est que les fameux stocks stratégiques ne sont pas gérés pour l'intérêt de la France ou des Français mais dans l'intérêt des seuls pétroliers. Donc Total qui est actionnaire à la hauteur d'au moins 30% de la société avec d'autres pétroliers de la société qui gère les stocks stratégiques, c'est une société privée qui gère les stocks stratégiques, ce n'est pas l'État, ça fait partie des découvertes que nous avons faites avec le Rassemblement National.
Et ça coûte à l'État de gérer ça ?
Et ça coûte 550 millions, ça coûte aux contribuables, les contribuables paient à peu près 1 centime par litre pour que Total et leurs amis, et la grande distribution aussi, gèrent les stocks à la place de l'État et se fassent quelques petits bénéfices mais enfin on n'est pas là pour ça. C'est pas géré pour l'intérêt général. Donc Total ils font une opération commerciale, c'est leur liberté la limite, et cette opération commerciale elle entraîne des ruptures qui ne sont pas anticipées par le gouvernement. parce qu'il n'y a pas d'autorité du gouvernement sur le secteur pétrolier.
Et en fait c'est un peu lié à ce que vous disiez dans votre édito Madame Ferrari sur le fait qu'ils n'ont pas de compréhension de la réalité pour les automobilistes et les professionnels du rôle du pétrole. En fait je pense sincèrement au bout de quelques années à fréquenter les macronistes et la gauche en France, et une partie de la droite aussi, c'est qu'en fait ils ne comprennent pas le rôle du pétrole dans l'économie française et dans l'économie occidentale. Vous croyez vraiment qu'ils ne comprennent pas ? Ils ne comprennent pas. Ils font un espèce d'impensé du pétrole.
Non, ils pensent lutter en permanence contre le pétrole, que un certain nombre de politiques qui ne sont que de la com' qu'ils ont lancées ont réduit la réalité. Or la réalité c'est quoi ? C'est que 94% des 40 millions de véhicules, de voitures, pardon, excusez-moi je suis un peu fatigué, sont thermiques, et que toutes les politiques qui ont été lancées, déjà souvenez-vous quand Edouard Philippe augmente les taxes juste avant les Gilets jaunes, ils disent c'est pour financer l'électrification.
Et bien presque 10 ans après l'électrification n'a pas fonctionné et 95% des Français ont encore besoin d'une voiture thermique sans compter les engins agricoles, les bateaux des pêcheurs, tous les engins du BTP, les taxis.
André Vannier, est-ce que vous pensez comme M. Tanguy que le gouvernement minimise en fait le rôle du pétrole et comme moi je le pense n'a pas su anticiper cette crise énergétique ?
Je ne pense pas souvent comme M. Tanguy mais je pense que là je partage ce qu'il vient de dire
sur la nécessité pour beaucoup de gens dans mon canton, en Isère, où je vis au milieu des gens qui n'ont pas les moyens de faire autrement que de prendre leur voiture tous les matins pour aller au travail. Ils roulent encore beaucoup avec des moteurs thermiques parce que la voiture électrique c'est chère
et puis parce qu'elle n'a pas assez d'autonomie. Enfin bref, il faut être conscient du fait que les Français sont effectivement encore aujourd'hui beaucoup dépendants du pétrole. Et quand vous dites que le gouvernement aurait dû anticiper, je ne sais pas comment il aurait dû faire mais...
Mais peut-être dire la vérité. Comment ? Peut-être dire la vérité qu'il y a une crise, bah oui.
Je veux faire une séquence en plus où M. Tanguy, je crois que c'est vous, a mis en difficulté le ministre de l'Industrie, M. Lescure, sur la gestion des stocks.
L'économie. Oui, il ne savait pas comment ça fonctionnait.
Il ne savait pas. Voilà, donc soit-disant je ne comprenais rien mais en fait c'est lui qui ne comprenait rien. Ce n'est pas grave mais effectivement il y a un vrai problème de gestion des stocks stratégiques en France. Je crois qu'on n'est qu'au début de découvertes pas très glorieuses sur la gestion des stocks stratégiques.
Jean-Michel Salvatore, il y a aussi le fait qu'on nous a dit effectivement on ne profite pas de la crise, la hausse des taxes. Non, non, évidemment ça ne remplit pas les caisses de l'État. Bien sûr que si ça remplit la caisse de l'État. Et là on nous dit ça va servir à un plan d'investissement sur 20 ou 30 ans pour l'électrification. Mais on nous prend pour quoi en fait ? Pour des imbéciles ?
Oui, un peu et un peu beaucoup. Et je pense qu'il y a un vrai décalage entre ce discours officiel qui consiste à minimiser et à prendre aussi un peu ses désirs pour des réalités. Et puis la vie des Français qui découvrent assez sidérée quand même à quel point les conséquences de la crise arrivent dans leur vie. Quand on voit le prix de l'essence, il n'a jamais été aussi cher de toute l'histoire de l'économie française. On est à un euro de plus que les maximums de l'époque des Gilets jaunes. On voit aussi arriver les pénuries, ce qu'on n'avait pas vu depuis 20 ou 30 ans. Et là il ne s'agit plus uniquement de chasser le gaspille comme on le disait à l'époque de Giscard.
Mais là on est en train de nous expliquer qu'il va y avoir un vrai rationnement. On est en train d'inciter les Français à télétravailler. Là on passe quasiment dans une économie de...
Et vous verrez qu'on va rationner les licences. On va rationner les points.
On y va tout droit. Et ça je pense que ces conséquences arrivent d'un seul coup sans crier gare. Et là les Français sont sidérés en disant mais comment ça se fait ?
Alors dans les années 70 c'était on n'a pas de pétrole, on n'a pas des... Mais on a des... Alors vous parlez en francs mon cher André Valigny, vous êtes resté bloqué dans un autre temps.
Je suis totalement en rétrograde. Moi je calcule tout en francs, je convertis tout en francs.
Mais combien le litre là ?
Je me souviens que Georges Pompidou avait dit le jour où le litre descend sera à 5 francs, il y aura la révolution. On en est loin, on est à 16 ou 17 francs le litre. Donc c'est énorme, énorme, même si le pouvoir d'achat a augmenté, c'est vrai, depuis les années Pompidou.
Mais malgré tout c'est énorme. Quand on convertit en francs, on prend plus la voiture. On va parler à certains de nos téléspectateurs et auditeurs. Mathilde Ebenez, Astrid Gialik se trouve dans une station-service à Nogent sur Marne. Expliquez-nous où en sont les prix et est-ce qu'il y a des pénuries là où vous trouvez ? Eh bien écoutez, pour l'instant ma chère Laurence, il n'y a aucune pénurie de carburant ici. Il y a beaucoup de personnes en tout cas qui se pressent sur cette station totale ici, puisque les prix sont plafonnés jusqu'au 7 avril.
Nous avons pu discuter avec de nombreux automobilistes qui n'en peuvent plus finalement de se battre pour espérer maintenant avoir du carburant, qui se battent aussi avec la hausse des prix des carburants. Ils sont fatigués. Un automobiliste juste à l'instant nous disait que lui, malheureusement, sans son véhicule, il ne peut pas aller travailler. Donc ça veut dire quoi ? Il faut faire le choix sur ses dépenses pour pouvoir mettre au maximum du carburant, pour pouvoir aller travailler, parce que sans voiture, il ne peut pas aller travailler. Donc il perd forcément de l'argent sur son salaire.
Ici, on a pu parler aussi avec d'autres automobilistes qui nous disaient qu'ils n'avaient pas forcément besoin de mettre le plein. Mais par précaution, ils préféraient venir mettre ici 10 à 20 euros pour pouvoir se dire qu'ils sont peut-être tranquilles pendant quelques jours. Il y aurait d'autres automobilistes qui n'en peuvent plus de cette situation, de cette lutte constante avec les prix et le manque de carburant dans certaines stations totales. Et ils songent presque à passer à l'électrique. Mathilde Ibanez, Astrique Yali, encore font-ils trouver des voitures accessibles ? Guillaume Perrault. Et puis encore une fois, il y a ce problème de pénurie.
Il y a près de 1300 stations de service où il manque un ou deux carburants. Voilà, ce n'est pas rien. Ce n'est pas anticipé, encore une fois. Non, c'est vrai que ce n'est pas anticipé. Alors, je me dévoue dans le rôle de l'avocat. Je répète que le gouvernement n'est pas responsable de cette hausse de prix du carburant. C'est quand même pas... Il subit, la France subit évidemment la crise que chacun connaît au Moyen-Orient. Qui ne se doutait pas. À partir du moment où on a commencé à la guerre de l'Iran, il y aurait un impact sur le contrôle.
En revanche, le problème me fond, me paraît, le choix qui est dû aux modes, aux pressions extérieures, à un air du temps, qui est de diminuer de façon dogmatique la place du pétrole dans nos modes de circulation sans être auparavant... C'est à long terme, ça. Parce qu'il y a en France auparavant assuré que d'autres modes de carburant étaient possibles. Enfin, les moyens de locomotion pouvaient être... Que ce soit par l'électricité ou d'autres moyens mis en œuvre. Et c'est là qu'en effet, on peut parler de stupeur, certainement, chez les Français. Parce que... Parce qu'ils ont des amateurs à leur tête ?
Jean-Michel disait, il y a sans doute un décalage que Fourquet a théorisé entre la France des métropoles, où vivent les décideurs publics et privés, et puis la France du périurbain, grosso modo. Et en effet, d'après l'historien Pierre Vermeulen, qui n'écrit jamais un chiffre à la légère, 70% des Français ne vivent pas dans les métropoles aujourd'hui, ni même dans les communautés urbaines qui entourent la plupart des métropoles. Il n'y a pas de communauté urbaine autour de Paris, mais par exemple à Bordeaux, il y en a une. Et c'est un chiffre qui est assez frappant. 70% des Français en dehors des métropoles et des communes qui sont immédiatement voisines de ces métropoles.
Donc, on ne peut pas leur dire, prenez le métro. Jean-Philippe Tanguy, sur ces surtaxes, évidemment, dont on nous a dit au début, il n'y a aucune surtaxe, etc. On découvre qu'elles existent bien et qu'elles seront donc reversées pour l'électrification du pays. Ça a fait bondir Marine Le Pen, je crois.
À juste titre, c'est un grave problème de confiance, puisque c'était une évidence. Enfin, c'est une bonne vieille règle de trois. Ils ont menti, disant qu'il n'y aurait pas de surplus. Finalement, le même Premier ministre, à une semaine d'écart, nous explique que ces surplus vont être utilisés pour une politique. Qui, si elle fonctionnait ? Vous savez, avant, on appelait ça la féélectricité. Donc, M. Le Cordu, il ne nous a pas sorti la féélectricité avec sa baguette. Il va dire qu'on va régler un problème. Pour tout ça, franchement, je préfère en rire qu'en pleurer. Mais pour les gens qui ont besoin de leur véhicule, c'est très stressant. Parce qu'il y a le coût financier.
Mais il faut aussi comprendre, pour les gens qui ont besoin de leur véhicule, le coût psychologique de tout cela. C'est-à-dire que quand vous avez un budget très serré, à 10-20 euros près, et que d'une semaine sur l'autre, vous ne savez pas si les 10 euros, ça va pouvoir être un steak haché pour vos gamins, ou faire le plein, c'est la vraie vie des gens. Moi, je n'ai pas ce problème-là. J'ai la chance, je suis un privilégié. Beaucoup de nos concitoyens n'ont pas cette chance, et pas seulement des personnes très modestes, y compris de la classe moyenne. Et c'est ça que je ne comprends pas dans la pensée de nos adversaires politiques et du gouvernement.
C'est qu'ils n'anticipent pas ce genre de réalité, tout simplement, qui devrait être leur préoccupation quand ils se lèvent le matin. Et ils ont fait porter une taxation excessive sur le carburant.
Et vous demandez une baisse des taxes, c'est ça ?
Oui, on demandait une baisse des taxes, mais on dit que c'est de la démagogie. Non, parce que le raisonnement de Marine Le Pen, c'était que les énergies et le carburant, pour les 70% des gens dont vous avez parlé, monsieur, sont un produit de première nécessité. La TVA sur les produits de première nécessité, c'est 5,5%, ce n'est pas 20%. Donc pourquoi c'est à 20% ? Parce qu'en fait, ils ont considéré, comme la gabelle sous l'ancien régime, qu'il fallait taper les produits indispensables. Pourquoi ? Parce que ça rentre. Parce que ça rentre automatiquement. C'est une rentrée fiscale automatique. C'est ça qui est, excusez-moi, il n'y a pas d'autre mot, dégueulasse.
C'est parce qu'en fait, les gens voient leur pouvoir d'achat circuler dans la pompe à essence. C'est vraiment un phénomène psychologique très injuste. Et juste, excusez-moi, j'en finirai là, deux secondes, il y a une décision qui a été prise le 1er novembre 2024. On est les seuls à l'avoir dénoncé au Rassemblement National, c'est ce qu'on appelle les certificats d'économie d'énergie. Par décret, monsieur Lecornu, parce que le prix du carburant était bas à ce moment-là, enfin relativement bas, a rajouté presque 10 centimes de taxes. Donc ce n'est pas vrai qu'ils ne sont en rien.
Pour remplir les caisses de l'État.
Voilà, ce n'est pas vrai. Donc ça, aujourd'hui, c'est 17 centimes, c'est les certificats d'économie d'énergie.
Alors, juste avant de faire la pause, il y a moi juste qu'on voit un sujet et qu'on l'écoute, de Pierre Crépi, sur des routiers qui se font carrément siphonner leur réservoir sur les stations d'Europe. Parce que voilà, il y a les gens qui ne savent plus où trouver de l'essence. Évidemment, fort condamnable, regardez, écoutez. Une flambée des prix des carburants et de l'insécurité. Ces derniers jours, les vols et détournements d'essence se multiplient sur les stations et les aires d'autoroute. Première victime, les routiers.
J'ai été impacté la semaine dernière sur Avignon. On m'a siphonné 400 litres de gasoil. Après, il faut courir, aller refaire le plein et on a toujours peur. Et on dort avec un oeil, on est fatigué, fatigué, fatigué de surveiller, surveiller, surveiller.
En guise de sécurité, un petit clapet existe sur les embouts des réservoirs. Un bout de métal bien loin de dissuader les malfaiteurs.
Avec un tournevis, ils viennent casser ici. Ils viennent tourner, donc forcer directement l'ouverture. Et sinon, s'ils n'y arrivent pas, ils font directement des trous. Donc avec une cloche, ils aspirent. Et on n'entend rien, on ne voit rien. Il y a aussi des cas de personnes qui se font gazer pendant la nuit. Nos patrons préfèrent qu'on laisse ouvert, justement, comme je vous ai montré, j'ai pas de clé. Ils préfèrent qu'on laisse ouvert plutôt qu'on se fasse abîmer le réservoir.
Le vol de carburant représente plus d'un millier d'euros pour un réservoir de camions classiques. Pour la sécurité des chauffeurs, des parkings surveillés et privés existent. Mais ils ont un coût plus de 20 euros par nuit. Lucinant ce récit des chauffeurs routiers, Jean-Michel.
Oui, là, on voit bien la France à cran, en fait. Parce qu'il faut voir la vie quotidienne de ces routiers. Les marins pêcheurs, c'est la même chose. J'entendais un marin pêcheur ce matin dire que son plein, il passe de 700 euros par mois à 1200 euros par mois. Les infirmières en libéral, etc. Il y a toute une France qui n'en peut plus.
Et qui est prête à craquer. Petite pause, on se retrouve dans un instant dans le punchline sur CNews et sur Europe 1 tout de suite.
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18h21, on se retrouve dans Punchline sur CNews et sur Europe 1. On va évoquer la politique française. Dans un instant, on entendra Bruno Rotailleau, il était notre invité ce matin, expliquer ce qu'il pense de l'Union des droites. Mais avant, j'aimerais juste qu'on accueille Maï-Hallaine Trémolet, journaliste politique européenne, pour évoquer le retour de Raphaël Arnaud, le député France Insoumise, cofondateur de la Jeune Garde, dont évidemment certains membres se sont impliqués et même incarcérés dans le cadre de la mort de Quentin de Ranck. Il est sorti hier de son silence. Il a fait aujourd'hui sa rentrée à l'Assemblée nationale.
Expliquez-nous, Maï-Hallaine, cette interview qui a été accordée par ce député. Eh bien, il avait disparu il y a un mois et demi, en souvenez-vous, plus de son plus d'image pendant un mois et demi, après la mort du jeune Quentin. Et il a choisi le média Blast, qui est un média plutôt militant de gauche, pour une longue interview, un entretien fleuve, dans lequel il défend la Jeune Garde. C'est ce que j'ai retenu, moi, de l'interview. C'est un plaidoyer, en fait. Plus d'une heure, c'est oui. Plus de la moitié est consacrée à une défense de la Jeune Garde. Et en réalité, je considère que c'est un retour qui est extrêmement politique.
Parce qu'il évacue assez vite la question de Quentin Durang, de l'événement qui a eu lieu, pour se concentrer sur la défense de ce qu'il appelle l'antifascisme, qui permet de lutter contre l'extrême droite. Et en réalité, il justifie, il pose la Jeune Garde comme la victime. Comme la victime du fascisme, comme la victime d'une ultra-droite extrêmement violente, etc. Et il l'a décrit, tout au long de l'interview, comme une forme de milice qui serait presque indispensable, notamment pour les habitants de Lyon, Lyon-la-Ville, où tout s'est déroulé, pour défendre les habitants des violences de l'ultra-droite, du racisme, etc.
Mais aussi à l'Assemblée nationale, où il vise les députés du Rassemblement national et les parlementaires RN, en expliquant qu'ils ont décidé de s'investir partout où il y avait, je le cite encore une fois, du fascisme. Ce qui est intéressant, c'est qu'il a été bien sûr soutenu, ce retour, par Jean-Luc Mélenchon, qui disait « Son courage honore les insoumis » dans un texte sur son compte X, ce qui montre que Raphaël Arnaud revient, mais il revient avec le soutien de l'intégralité du groupe insoumis, qui a choisi de le poser en victime, d'abord des événements qui se sont passés, donc évidemment pas d'excuses, etc.
Le sujet, c'est vraiment poser Raphaël Arnaud en victime, et surtout en rajouter une case, si vous voulez, la meilleure défense, c'est l'attaque, on va dire, en défendant la jeune garde et en la défendant comme un organisme d'utilité publique. On rappelle que la jeune garde a été dissoute, et là où c'est très politique, pour terminer, c'est qu'après-demain, à 14h, il y a l'appel de la jeune garde, qui a lieu, la jeune garde avait fait appel de sa dissolution, il y a une nouvelle décision devant le Conseil d'État qui sera prise vendredi à 14h, donc tout a été très bien calculé.
Ce qui est hallucinant, c'est l'inversion accusatoire qu'on connaît très bien, Laetitia Guinan, on pose la jeune garde comme la victime, or c'est Quentin de Rang qui est mort.
– Mais ça c'est le principe de LFI, tout fonctionne comme ça, c'est-à-dire qu'on provoque, et après on se victimise, c'est vraiment, je le dis tout le temps, les deux mamelles de fonctionnement de LFI, là ce que ça dit aussi, effectivement, c'est qu'ils ont repéré que ça leur profitait, enfin je veux dire, qu'en tout cas, ce qu'avait fait la jeune garde n'avait pas entaché les votes pendant les municipales, et que donc, allons-y, on met des pièces dans la machine, on assume pleinement ce qu'on est, on assume pleinement, effectivement, d'avoir parmi nous, parmi eux, des gens qui ont commis ce qu'a commis l'assistant de Raphaël Arnaud, et Raphaël Arnaud qui lui-même a été antifa, qui lui-même a eu tout un passé, justement, de, pas seulement de jeune garde, mais d'antifa assez dur, et donc voilà, il lui...
– Il est fiché S, triple fiché S, il me semble. – Voilà, il siège comme député, et ça c'est ok, ça c'est la marque LFI, et évidemment, après il y a le discours de, c'est pas notre faute, c'est la faute des autres, mais il y a quand même ce message de, voilà ce qu'on est, on s'assume comme tel, on s'assume comme tel, avec des gens parmi nos rangs, qui vont shooter en toute impunité dans la tête d'un jeune militant, – Bien sûr, qui a été traité néo-nazi à de nombreux rappeliers. Jean-Philippe Tanguy, sur ce retour de Raphaël Arnaud.
– Sincèrement, moi je suis écœuré, je suis écœuré pour la famille, pour les proches de Quentin de Ranck, je suis écœuré pour toutes les victimes d'ailleurs de violences politiques, parce qu'en fait, extrême droite, extrême gauche, tout ça n'a pas beaucoup d'intérêt, tout ça n'est qu'une excuse pour la violence, il n'y a pas de vraie raison idéologique, c'est des gens qui ne croient en rien, sinon qu'on a la violence et la haine, donc je pense à toutes les victimes qui sont plus nombreuses qu'on croit, et le vrai problème, c'est même pas Raphaël Arnaud qui ne représente rien, c'est le soutien de son groupe politique, c'est le soutien de sa présidente de groupe qui a fait un tweet très poétique en disant, M.
Arnaud revient, pleurez les fachos, alors ce qui est intéressant, c'est que Mme, pleurez les fachos, tout le monde pourra vérifier, et ce qui est intéressant dans ce drame de Mme Panot, cette dérive, c'est qu'avec elle et fille, maintenant, les fascistes commencent au maire, l'ancien maire proche de Benoît Hamon, donc de l'aile gauche du PS, de Saint-Denis, puisque M. Annotin a été viré de sa mairie sous les huées, au nom de « nous sommes tous antifascistes ». – Un ministre aussi, un communiste de PC.
– Oui, et certains, effectivement, PC, il y avait le PC présent ici, c'est là où on voit que ça n'a vraiment aucun sens, moi j'invite nos téléspectateurs qui peuvent de bonne fois se poser des questions sur « ah oui, est-ce qu'il y a des groupes fascistes qui pourraient menacer la France ? » – Ce n'est pas le sujet, il y a des groupes, c'est la police qui doit s'occuper de ces groupes. Non, c'est que ces gens fascisent tout ce qu'ils ne pensent pas comme eux, y compris, il faut quand même se rendre compte, l'aile gauche du PS qui est devenu fasciste, M. Moudinque, méga-centriste, super-centriste, enfin, qui est à la gauche du centre, c'est-à-dire, qui était aussi un facho.
Mme Dati, donc, parcours de réussite républicaine, ce n'est pas ma candidate, ce n'est pas une amie politique, qui incarne le contraire du fascisme, Mme Dati, quoi qu'on en pense, elle incarne une forme de réussite républicaine, elle est aussi fasciste, tout le monde est fasciste, sauf Mme Pannot, mais comme souvent, tous ceux qui insultent tout le monde de fasciste sont les premiers fascistes, évidemment, et là, je le pense vraiment, je pense que cette façon de penser, cette façon d'utiliser la violence ou la menace de violence, l'insulte, c'est une des preuves d'une pensée totalitaire.
– Écoutons Bruno Retailleau, qui lui, ce matin, qualifiait sur notre antenne la France insoumise de partis sédicieux qui protègent les violents.
Pour la première fois, sous la Vème République, nous avons en France un parti sédicieux, un parti qui encourage l'antisémitisme, qui encourage le racialisme, souvenez-vous de la phrase de Jean-Luc Mélenchon, tout blanc, tout moche, c'est-à-dire le racisme anti-blanc, et un parti qui protège les violents. Donc, c'est pour ça que l'heure est grave. Et moi, je l'ai dénoncé bien avant le deuxième tour, au premier tour, avant le premier tour, j'avais dénoncé les accords de la honte, cette expression, c'est nous qui l'avons créée, c'est nous qui l'avons imposée dans le débat public. Et je ne suis pas du tout surpris de ce qui s'est passé à Creuil, à Creuil, à Saint-Denis, ou ailleurs.
– Voilà, pour Bruno Retailleau, Geoffroy Lejeune, Raphaël Arnaud, de retour à l'Assemblée nationale, c'est un symbole.
– Clairement, c'est un symbole. Pour ne pas répéter ce qui vient d'être dit, je vais vous dire une autre chose qui me frappe dans ce symbole, c'est qu'en réalité, vous comprenez, avec le comportement de la France insoumise vis-à-vis de ce député, qu'en fait, ils ne le font pas de la politique, ils font la guerre. Et quand on fait la guerre, on n'abandonne pas un camarade qui est en ce moment en train de se faire attaquer, quoi qu'il ait fait. Donc là, on parle de quelque chose qui est quand même suffisamment rare, et Dieu merci, en politique, c'est la mort d'un jeune homme qui militait pour ses idées, et qui défendait des jeunes filles qui partageaient ses idées.
Et il est mort, mais malgré ça, on va évidemment faire le coup de l'inversion accusatoire, mais surtout, on ne le lâchera pas. On a compris dès le début, d'ailleurs, quand il s'est mis à l'écart, quand il a fui un peu le débat public, qu'il a arrêté de venir à l'Assemblée, notamment pour les élections municipales, que c'était pour protéger la séquence des insoumis, et c'était pour protéger la cause, mais qu'il allait revenir un jour. Et ils l'ont déjà fait par le passé. Aureen Quatennens, par exemple, il n'est pas viré, il ne démissionne pas, etc., quand il est confondu dans ses histoires de violence contre son ex-femme. Et dès qu'il est dans la panade, parce qu'il a...
Dès qu'il est dans la panade, et attaqué pour ce qu'il est, pour ses idées, etc., ils ne le lâcheront jamais. Mais à l'inverse, par contre, vous avez de temps en temps des purges à la France insoumise, mais il y a un seul motif, c'est quand on a des plus hauts chefs. Et c'est ça qui est assez fascinant, si vous voulez. Moi, je trouve ça très inquiétant, parce que normalement, on fait... Enfin, les gens qui font de la politique font ça avec un peu de morale.
Il y a des moments où vous dites qu'il y a certains principes qui vont surpasser le combat que je suis en train de mener, etc., comme par exemple d'avoir dans mes ronds quelqu'un qui est associé de près ou de loin, en l'occurrence de près, à la mort d'un jeune militant. Et bien non, pas du tout, ça ne compte pas à la France insoumise. Et ce sont les seuls, dans le champ politique français, à faire de la politique comme ça.
Avec un vocable, Guillaume Perrault, c'est vrai, dans la sémantique, qui est très guerrière, en fait. Oui, traiter ses adversaires de fascistes, c'est une arme qui, historiquement, a été inventée par le Parti communiste dans l'époque stalinienne. C'est-à-dire que le PCF est né en 1920, et à l'époque, c'était une secte. Véritablement, c'était une secte qui réclamait une discipline militaire de la part de ses membres, et qui s'estimait en guerre contre tous les autres partis, à commencer par les socialistes, qu'ils appelaient les socio-fascistes. C'était une expression qu'ils employaient. Léon Blum, à certaines époques, a été construit par le Parti communiste français.
Paul Reynaud, qui était un adversaire de droite modérée, parlementaire, tout ce qu'il y a de classique, a lui aussi été traité de fasciste. Jules Mock, qui était un ministre de l'Intérieur, célèbre en 1947, qui était SIFIO, a été traité de fasciste, mais insulté de façon inconcevable. Donc ça existe et avance. Ah oui, bien sûr ! À l'époque stalinienne du PCF, c'était banal. Simplement, on l'a oublié. Le PCF lui-même s'est adouci dans son vocabulaire. Quand c'était De Gaulle, ils parlaient plutôt de danger de fascisme, ce qui pour eux, de leur point de vue, était un effort. Ils étaient un peu moins insultants. C'est déjà une nuance.
Ils disaient, De Gaulle, c'est le pouvoir personnel, c'est la dérive bonapartiste. C'est un danger, il y a un danger de fascisation. Mais pour eux, le fascisme est partout comme une menace, un peu comme une maladie que la France risque toujours d'attraper. Les comparaisons médicales sont fréquentes dans la littérature militante communiste de l'entre-deux-guerres. Donc, ce n'est pas très étonnant qu'ils fassent ça aujourd'hui puisque le gauchisme, le gauchisme, c'est une autre branche du léninisme. Ils ont attaqué les communistes, mais ils ont une matrice commune. Et il y a notamment cette fascination pour la violence et ce choix de considérer la politique comme la guerre.
Et quand on a des ennemis avec qui on est en guerre, tout est permis. – En Révalini ? – Oui, d'abord, il y a des groupuscules fascistes en France d'extrême droite qui sont violents, mais ils sont quelques milliers.
Enfin, il y a un recensement qui est tenu à jour par le ministère de l'Intérieur. Il y a des vrais fascistes, des petits groupuscules d'extrême droite qui existent toujours.
Ils font l'être conscient. Deuxièmement, à force de voir des fascistes partout, on n'en voit plus nulle part. Moi, je connais bien l'histoire de l'Italie et notamment du fascisme italien. J'ai vu Pierre Milza notamment et tout ce qui a pu paraître sur le fascisme. C'est quelque chose de très circonscrit, de précisément défini, le fascisme. Et quand je vois que Bernard, pas Bernard Arnault, Raphaël Arnault… – Mon Dieu ! – Bernard, il va en avoir. – Si, s'il nous entend, je ne pense pas qu'il aurait apprécié, Bernard Arnault. – Quand je vois Raphaël Arnault et sa clique, traiter tout le monde de fasciste, y compris les socialistes, enfin, tout ça est ridicule et dangereux.
– Bon, Mayalen, effectivement, on a ce retour de Raphaël Arnault mais qui est très symbolique de ce fonctionnement de la France insoumise qui protège les siens, qui est très clannique en fait. – C'est très clannique et c'est une manière pour Jean-Luc Mélenchon aussi de tenter de dédiaboliser son parti en assumant jusqu'au bout parce que c'est aussi une réaction à l'expression qu'avait employée Jordan Bardella qui demandait l'établissement d'un cordon sanitaire autour de la France insoumise. Jean-Luc Mélenchon, en écrivant dans son tweet « Son courage honore les insoumis » montre bien qu'il ne s'agit en aucun cas d'une bavure ou d'une erreur, etc.
C'est une démarche politique assumée et qu'ils assumeront jusqu'au bout et pour ça, il faut dédiaboliser la jeune garde et donc se convaincre ou convaincre qu'elle ait de nécessité publique notamment pour lutter contre d'autres groupuscules violents. – Si ça avait été le cas au RN, qu'est-ce qu'on aurait entendu Jean-Philippe Tanguy ? Si une telle groupuscule affiliée au RN avait commis de tels actes, est-ce qu'un retour aurait été imaginable à l'Assemblée nationale ?
– Je pense qu'on ne pourrait plus siéger à l'Assemblée nationale mais qu'il n'aurait même plus d'Assemblée nationale. C'est-à-dire que je pense que… Et d'ailleurs, en l'occurrence, moi, ça ne m'aurait pas choqué si dans un monde parallèle ça avait existé. Mais ça n'existe pas. C'est-à-dire que ce qui est intéressant, entre guillemets, c'est que ce barrage républicain qui est offert à l'Assemblée nationale depuis de nombreuses années ne repose pas sur des valeurs républicaines puisque Marine Le Pen a toujours mis une ligne infranchissable et une condamnation systématique des violences.
Et d'ailleurs, on est tellement habitués à ce que ce soit injuste qu'on avait écrit une lettre avec Marine Le Pen en préventif parce qu'on le croit mais aussi parce qu'on connaît nos adversaires pour demander dès l'arrivée du groupe Rassemblement National en juin 2022 on avait écrit à Elisabeth Borne et à tous les premiers ministres qui lui ont succédé pour demander la dissolution de tous les groupes violents les 4000 fascistes dont parlait André Valigny et puis les autres fascistes d'extrême-gauche ou d'autres zinzins qui peuvent exister notamment sur l'écologie parfois qui peuvent aussi être très dangereux quand ils ont une vision complètement paranoïaque et inhumaine des choses.
Mais ils n'ont pas été dissous. Et il y a aussi il faut bien le dire un certain nombre de ce qu'on appelle l'arc de la raison qui parfois peut aussi malheureusement croire qu'ils vont manipuler les groupes violents pour faire peur aux zones des gens et en tirer un petit bénéfice assez misérable électoral en faisant peur aux gens. Donc en fait tout le monde est perdant. En fait toutes les françaises et tous les français sont perdants avec les groupes politiques qui utilisent soit directement la violence soit pensent pouvoir la manipuler. Il faut arrêter avec ça. Il faut arrêter avec ça.
Il faut condamner toutes les violences lignes infranchissables dissolution des groupes et s'en débarrasser parce que ça salit la démocratie et vous pouvez avoir un gamin il y a des familles qui ne savent même pas que leurs enfants ils sont engagés dans des groupes plus que comme ça et qui pleurent après quand il y a un deuil ou une blessure violente aussi.
Jean-Philippe Tanguy