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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 8 février 2023 66 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Woerth rallie Macron, Pécresse dans les cordes #cdanslair

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 54 %Défensif 29 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:02OuverteRéponse partielle

    Jeudi, une prise de guerre telle qu'Éric Wörth, c'est un bon coup pour Emmanuel Macron.

  • 9:49RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous êtes d'accord avec ce que vient de dire Roland Quirole ?

  • 10:09OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'en gros, c'est un acte isolé qui ne raconte rien d'autre qu'une ambition personnelle ?

  • 11:19FerméeRéponse directe

    Vous êtes d'accord pour considérer que c'est un coup dur dans sa campagne ?

  • 14:44OuverteRéponse partielle

    Vous y croyez dans la droite aujourd'hui ?

  • 20:16OuverteRéponse directe

    Ce qui est curieux, c'est qu'effectivement, c'est compliqué aujourd'hui de tenir un discours après la crise sanitaire.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:10InvitéFait
    « Éric Wörth, même si on imagine déjà la nouvelle est tombée il y a à peu près une heure. »
  • 2:42InvitéFait
    « Il a été quasiment sur les deux dernières présidentielles, peut-être plus, l'homme du programme économique de la droite. »
  • 3:07PrésentateurFait
    « Il est toujours mis en examen ? »
  • 4:54PrésentateurFait
    « Le choix a été fait de le décaler, ou en tout cas de le pousser à se déclarer cette semaine, parce que l'idée est de perturber le meeting de campagne de Valérie Pécresse. »
  • 7:51PrésentateurFait
    « il dit « Emmanuel Macron n'est pas plus de gauche que moi ». »
  • 11:26PrésentateurFait
    « Il y a quelques jours, vous l'avez rappelé, de son grand meeting au Zénith, Éric Wehr, donc le président de la Commission des Finances, baron des Républicains, annonce qu'il soutiendra Emmanuel Macron. »
  • 13:24PrésentateurFait
    « Il y a quelques heures, Éric Wörth, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, ex-secrétaire général des Républicains, a annoncé son soutien à Emmanuel Macron. »
  • 13:42PrésentateurFait
    « Christian Jacob fait part de beaucoup de déceptions et de regrets et évoque un parlementaire en fin de carrière. »
  • 13:55InvitéFait
    « J'ai décidé de soutenir Éric Zemmour pour qu'il soit notre prochain président de la République. »
  • 14:04PrésentateurChiffre
    « Selon les dernières enquêtes d'opinion synthétisées par le journal Le Monde, Valérie Pécresse est à la peine. Entre 14 et 18% des intentions de vote au premier tour, derrière Marine Le Pen. »
  • 15:53InvitéFait
    « C'est de mauvaise augure en tous les cas. »
  • 18:19InvitéFait
    « Éric Wörth rejoint Emmanuel Macron à un moment où Emmanuel Macron tient un discours où il n'est plus question de supprimer des fonctionnaires, alors que pendant 10 ans, Éric Wörth a expliqué à la droite qu'il fallait supprimer 150 000 fonctionnaires et plus sous François Fillon et que Valérie Pécresse propose d'en supprimer 120 000. »
  • 18:57PrésentateurPromesse
    « Réforme des retraites, investissement, je prends le pari qu'Emmanuel Macron est réformateur et qu'il saura l'utiliser dans ce deuxième mandat. »
  • 25:56InvitéChiffre
    « 50% des électeurs fillonistes voteraient, s'ils avaient lieu aujourd'hui, Valérie Pécresse, mais il y en a 25% qui voteraient Emmanuel Macron et 15% Éric Zemmour. »
  • 36:15InvitéFait
    « Je pense que sa survie est déjà largement entamée. »
  • 37:19InvitéFait
    « Le ruissellement c'est augmenter les salaires et les retraites. »
  • 38:27PrésentateurFait
    « Côté Taubira ça décrédibilise sa candidature. »
  • 38:41PrésentateurFait
    « On est seulement 7 jours après sa victoire à la primaire populaire. »
  • 39:37PrésentateurFait
    « On voit en fait que cette candidature est improvisée. »
  • 40:09PrésentateurChiffre
    « Elle n'est qu'à 36 signatures validées par le conseil constitutionnel. »
  • 40:12PrésentateurChiffre
    « Il en faut 500. »
  • 41:00InvitéChiffre
    « Elle a gagné entre 0,5 et 1 point. »
  • 41:12InvitéFait
    « Elle se heurte au plafond des parrainages. »
  • 43:58InvitéFait
    « Elle fait des discours sans notes. »
  • 46:22PrésentateurChiffre
    « Son équipe de campagne explique qu'elle plafonne à 250 parrainages. »
  • 50:44InvitéChiffre
    « On a perdu le tiers des médecins à la Roche-sur-Yon qui sont partis en retraite. »
  • 53:31InvitéFait
    « C'est franchement pas une campagne géniale de ce point de vue. »
  • 54:10InvitéFait
    « Les gens n'y croient plus. »
  • 54:53PrésentateurFait
    « Il reste deux mois naturellement avant la présidentielle. »
  • 55:32PrésentateurFait
    « C'est surveillé de très près par le gouvernement. »
  • 56:18PrésentateurFait
    « La question du pouvoir d'achat est identifiée comme étant l'une de celles qui préoccupe le plus les Français. »
  • 57:06InvitéFait
    « Je pense qu'Eric Woerth rejoint Emmanuel Macron sans doute pas pour être ministre. »
  • 57:20InvitéFait
    « C'est une recrue de choix pour Emmanuel Macron. »
  • 58:00InvitéFait
    « Il a récupéré Christian Estrosi le maire de Nice Hubert Falco le maire de Toulon. »
  • 59:52PrésentateurFait
    « Valérie Pécresse ne devrait-elle pas se débarrasser d'Éric Ciotti ? »
  • 1:00:19InvitéChiffre
    « 27% des sympathisants socialistes disent vouloir voter pour Emmanuel Macron. »
  • 1:00:50InvitéFait
    « Je crois qu'il jouit du mutisme. »
  • 1:01:08InvitéPromesse
    « Il finira par dire qu'il faut voter pour Valérie Pécresse. »
  • 1:01:20InvitéFait
    « Il a toujours dit de Valérie Pécresse qu'elle était une bonne élève mais qu'elle n'était qu'une bonne élève. »
  • 1:01:43InvitéFait
    « Si cette fois le parti sa candidate accède au second tour de la présidentielle. »
  • 1:02:36InvitéChiffre
    « Il y a trois mois il n'y avait même pas 10% des Français qui le connaissaient. »
  • 1:04:47InvitéChiffre
    « il y avait 12 millions d'abstentionnistes et 4 millions de bulletins blancs et nuls quand même 25% »

Temps de parole

  • Présentateur50 %
  • Invité23 %
  • Invité 218 %
  • Invité 34 %
  • Invité 42 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous, nous attendons vos questions SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. C'est une prise de guerre qui lance la campagne d'Emmanuel Macron. Eric Woerth, le président de la commission des finances à l'Assemblée nationale, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, rejoint donc le camp d'Emmanuel Macron. Sa charge est violente contre sa famille politique qu'il juge à la dérive, qu'il décrit une France nostalgique recroquevillée sur elle-même. Un mauvais coup donc pour Valérie Pécresse qui peine à lancer une dynamique de campagne.

A gauche, l'heure est aussi aux grandes manœuvres avec des discussions entre Christiane Taubira et Yannick Jadot qui ajoutent naturellement à la confusion. Aucune candidature à part celle de Jean-Luc Mélenchon ne passe la barre des 5% dans les enquêtes d'opinion. L'hypothèse du nu d'union ou d'un sursaut semble exclue et certains préparent déjà l'après-défaite de la gauche. En tout cas, deux mois de la présidentielle qui se tiendra, je le rappelle, les 10 et 24 avril. Le paysage est éclaté et aucun débat de fond ne parvient pour l'instant à s'imposer. Wörth rallie Macron, Pécresse dans les cordes, c'est le titre de cette émission.

Avec nous pour en parler ce soir, Roland Carotte, vous êtes politologue, directeur du centre d'études et d'analyse de CETAN. Vous êtes par ailleurs directeur conseil de Région Magazine. Bruno Jeudy, vous êtes rédacteur en chef du service politique à Paris Match. Citons votre article sur le dernier tableau de bord IFOP. Zemmour rattrape Le Pen, Roussel surprend. Nous y reviendrons d'ailleurs sur la candidature de Fabien Roussel. Naïla Latrousse, vous êtes journaliste politique à France Info. On vous retrouve tous les matins dans le brief politique.

Et vous avez également signé l'édito politique de ce matin consacré aux tractations à gauche qui prennent des airs selon vous de mauvais vaudeville. Enfin, Caroline Vigoureux, vous êtes journaliste à l'opinion. Je cite votre dernier article, Partie de poker menteur entre Taubira et Jadot. Et je rappelle votre biographie, Le mystère Taubira, publiée aux éditions Plon. Bonsoir à tous les quatre. Bonsoir. Merci de participer à ce C'est dans l'air en direct. Je me tourne vers vous pour débuter cette émission, Bruno. Jeudi, une prise de guerre telle qu'Éric Wörth, c'est un bon coup pour Emmanuel Macron.

2:10
Invité

Oui, un coup dur pour Valérie Pécresse parce qu'Éric Wörth, même si on imagine déjà la nouvelle est tombée il y a à peu près une heure. Dans le camp de Valérie Pécresse, on explique qu'il était déjà parti depuis deux mois et qu'au fond, il a sans doute cédé aux sirènes d'une future nomination dans une entreprise publique ou autre. C'est quand même un coup dur pour Valérie Pécresse. D'abord parce qu'Éric Wörth, c'est une personnalité importante de la droite. Il a été ministre d'ailleurs en même temps que Valérie Pécresse à plusieurs reprises. Il a été quasiment sur les deux dernières présidentielles, peut-être plus, l'homme du programme économique de la droite.

C'était lui qui était un peu le pilier de tous les programmes de la droite, que ce soit pour les présidentielles ou les législatives. Très proche d'Alain Juppé, il s'est ensuite rapproché de Nicolas Sarkozy, dont il a été le trésorier des campagnes, ce qui lui a valu quelques malheurs judiciaires.

3:07
Présentateur

Il est toujours mis en examen ?

3:08
Invité

Il est toujours, pas dans les affaires de financement, dans une autre affaire. Et puis, il est président de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Donc à ce titre, c'est un pilier de la droite. Ce n'est pas la droite d'Éric Ciotti, on l'a compris. C'était la droite classique, députée de l'Oise. Donc c'est une personnalité importante. Et il y a de la déception chez Valérie Pécresse à titre personnel, puisqu'elle était allée le soutenir à sa demande dans l'entre-deux-tours des législatives de 2017, où il a été réélu RICRAC, Éric Wörth.

Et donc, à titre personnel, c'est un débauchage qui lui fait mal, parce que la politique, c'est aussi un peu des rapports personnels entre les hommes et les femmes.

3:51
Présentateur

Il le dit d'ailleurs, ce n'est pas une affaire personnelle. Il dit son amitié, quelque part, pour Valérie Pécresse. Et là, pour le coup, c'est vraiment une rupture sur la ligne politique. – Absolument. – Et là, la trousse. Parce que, pardon, il y a un texte qui accompagne ce ralliement, et donc une interview qu'il accorde à notre confrère du Parisien, dans laquelle il étrie les choix politiques qui sont faits par Valérie Pécresse dans sa campagne. – Oui, et en disant qu'elle-même avait aussi quitté Les Républicains pour les mêmes motifs que les siens, mais pas au même moment. Donc il semble, au final, remettre même en cause la sincérité de sa démarche dans cette campagne.

Mais même au-delà du texte, il y a le calendrier qui étonne aussi. C'est-à-dire qu'on est, effectivement, à quelques jours du premier grand meeting de campagne de Valérie Pécresse. Ce qu'ils racontaient dans les cercles autour d'Emmanuel Macron, c'est qu'Éric Wörth aurait dû annoncer son soutien bien avant, mais pas plus tard qu'il y a encore quelques heures. Je discutais avec un conseiller ministériel qui me dit, chez nous, dans nos cercles d'En Marche, circulait le ralliement d'Éric Wörth la semaine dernière. Le choix a été fait de le décaler, ou en tout cas de le pousser à se déclarer cette semaine, parce que l'idée est de perturber le meeting de campagne de Valérie Pécresse.

Donc au-delà du texte, il y a une stratégie qui vise délibérément à parasiter la campagne de Valérie Pécresse. Et je peux comprendre qu'effectivement, du coup, au-delà de l'affection qu'elle peut porter, ou en tout cas du parcours politique qu'elle a pu faire avec Éric Wörth, le choix de ses dernières heures avant le lancement de sa campagne, puisse un peu mal passer à droite. Roland Quairol, quand même, il dit, j'ai trouvé que ma formation politique a dérivé. Je m'intéresse plus à la France de mes enfants qu'à celle de mon enfance. On ne peut pas être obnubilé par l'islam radical uniquement. Et non, Emmanuel Macron n'a pas cramé la caisse.

C'est une charge contre le cap politique de la campagne de Valérie Pécresse.

5:37
Invité

– Oui, Éric Wörth, il n'est pas extrêmement connu du très grand public de l'électorat, donc ça ne va pas changer les choses de ce point de vue, sauf peut-être de la chantilly. – Oui, il est élu. – Mais il est très apprécié par les leaders d'opinion, les décideurs économiques et politiques de la droite modérée. Et au fond, il a toujours été un peu le père de la rigueur financière. Celui qui a toujours été pour des comptes publics ne dérivant pas, rappelant chaque fois à la nécessité de payer la dette, de réduire le déficit. Donc c'est dans le dispositif idéologique de la droite modérée, quelqu'un qui compte. Et de ce point de vue, c'est extrêmement important.

Parce que ce que vous soulignez, ce sur quoi il met l'accent, c'est la question, moi, que je me pose depuis un bon mois. Valérie Pécresse, elle fait la campagne qu'elle fait. Elle n'est pas personnellement toujours très performante, comme s'il y avait de l'insincérité dans le rôle qu'elle s'est donné. Et ça tient aussi, je crois, à cette ligne politique qu'elle a depuis qu'elle a été élue par son congrès, comme si c'était, d'ailleurs c'est souvent comme ça, après primaire, comme si c'était le vaincu de la primaire, Éric Ciotti, qui faisait les textes désormais, parce qu'il ne fallait surtout pas le perdre. Et du coup, elle avait une campagne très droitière.

Et parfois, sur la sécurité, sur l'immigration même, très proche de ce que disait par ailleurs Marine Le Pen. Avec cette idée, à mon avis, fausse, qu'il faut d'abord réunir les gens qui risquent de partir chez Le Pen et Zemmour, ou qui sont déjà partis, pour le premier tour, et on verra après.

7:19
Présentateur

Oui, campagne de premier tour en priorité.

7:20
Invité

Et je crois que c'est faux de croire que c'est une campagne de premier tour en priorité. Je crois qu'au premier tour, le candidat de la droite modérée ne peut passer que s'il réunit aussi la droite modérée, à laquelle elle a toujours appartenu. Et je pense que cet écart idéologique qu'elle manifeste depuis le début de sa véritable campagne pose problème. Et c'est là-dessus, là où à mon avis, ça fait mal sur le fond, que Wörth met précisément l'accent.

7:47
Présentateur

Caroline Vigoureux, sur ce ralliement et les conséquences que ça peut avoir, il dit « Emmanuel Macron n'est pas plus de gauche que moi ». Donc en fait, il dit à ses électeurs « le candidat de droite, c'est lui ». Oui, ce qui est intéressant, c'est de savoir est-ce que ça va être un acte isolé, ou est-ce qu'Éric Wörth ouvre la voie à d'autres débauchages, d'autres ralliements des Républicains vers Emmanuel Macron ? Parce que ce n'était pas vraiment une surprise, c'était attendu qu'Éric Wörth rejoigne Emmanuel Macron.

Ça fait un moment qu'il s'est retiré de la campagne de Valérie Pécresse, même à l'Assemblée nationale, là où il en faisait une tribune anti-Macron à une époque, il était beaucoup plus en retrait. Donc on s'attendait, et côté Républicain, et côté Macroni, à ce qu'il rejoigne le président de la République. Ce qui est intéressant, c'est que ça montre que l'œuvre d'Emmanuel Macron, de déstabilisation de la droite française et des Républicains, est encore en marche, que ça n'est pas achevé, que la poutre travaille encore pour reprendre l'expression d'Édouard Philippe. Alors il y a eu un autre ralliement qui a fait moins de bruit que celui d'Éric Wörth, c'est celui de Catherine Vautrin.

C'était hier. Alors elle était secrétaire d'État aux personnes âgées, vice-présidente de l'Assemblée nationale, ancienne ministre de Jacques Chirac, et elle a annoncé qu'elle rejoignait Emmanuel Macron.

9:02
Invité

Oui, vous le dites, vous vous rappelez qu'elle est dans l'agglomération rémoise. Le maire de Reims, c'est un proche d'Édouard Philippe, Arnaud Robinel, lui aussi, qui a rejoint Horizon. Pour l'instant, il ne s'est pas prononcé sur Emmanuel Macron, mais on sait que dans le sillage, Édouard Philippe, il devrait le rejoindre. Donc c'est aussi une région, une ville de la droite modérée, pour reprendre le terme de Roland Quirole. Oui, ça faisait quand même un petit moment qu'il n'y avait pas eu de débauchage de ce poids-là, parce qu'Éric Wörth, c'est un débauchage important. Après, Éric Wörth, ça fait déjà plusieurs mois qu'il a pris ses distances.

Là, il choisit le moment, évidemment, pour faire le plus mal possible à la droite, pour signer, j'allais dire, son entrée en force chez les marcheurs. Mais il avait déjà pris ses distances avec la présidence de Christian Jacob.

9:49
Présentateur

Est-ce que vous êtes d'accord avec ce que vient de dire Roland Quirole ? J'allais dire qu'il appuie, c'est le mot que vous avez utilisé, qu'il appuie là où ça fait mal. C'est-à-dire qu'il y a une fragilité aujourd'hui dans l'équipe de Valérie Pécresse sur ces deux lignes, d'une certaine manière, à droite, sur cette stratégie même de premier tour, défendue par Valérie Pécresse. Est-ce qu'en gros, c'est un acte isolé qui ne raconte rien d'autre qu'une ambition personnelle ? Ou est-ce que c'est plus grave que ça pour elle ?

10:16
Invité

Non, je ne crois pas, moi, que Valérie Pécresse ait confronté à une équation compliquée, qui est de tenir l'aile droite de son parti, qui a fait un bon score, Éric Ciotti et d'autres des gens qui, aujourd'hui, sont tiraillés pour aller chez Éric Zemmour plutôt que Marine Le Pen, d'ailleurs. Et puis, toute une partie de la droite qui ne veut pas rejoindre Emmanuel Macron, tous ses députés, tous ses maires, tous ses élus locaux. Et donc, sur le plan économique, au fond, elle a du mal à se différencier d'Emmanuel Macron. Et sur le plan régalien, elle veut garder sa ligne. Donc, c'est la ligne de crête qu'elle doit tenir. Et je crois qu'elle est obligée de la tenir sur le premier tour.

Sinon, c'est un effondrement qui la menace. Et pour l'instant, pour l'instant, pour le moment où on parle, elle ne s'effondre pas. Certes, il n'y a pas de dynamique dans sa campagne, mais elle ne s'effondre pas par rapport au coup qu'elle reçoit de la part de Éric Zemmour.

11:10
Présentateur

Et on va en parler dans un instant. On va poursuivre cette discussion naturellement sur cette dynamique de campagne qui, pour l'instant, n'est pas évidente. Mais vous me direz ce que vous en pensez les uns les autres. En tout cas, vous êtes d'accord, je pense, pour considérer que c'est un coup dur dans sa campagne. Il y a quelques jours, vous l'avez rappelé, de son grand meeting au Zénith, Éric Wehr, donc le président de la Commission des Finances, baron des Républicains, annonce qu'il soutiendra Emmanuel Macron. Car, dit-il, la France a besoin d'un président expérimenté.

Ce sont les mots qu'il utilise dans Le Parisien, qui sera à paraître demain, un entretien qu'il a accordé à nos confrères. Chez les Républicains, entre les départs et les retours, les électeurs, vous allez le voir, sont un peu perdus. Du reportage, Juliette Perrault, Arnaud Faura et David Lemarchand. Opération Tractage, samedi dernier, devant les Halles de Conflans-Saint-Honorine. Objectif du jour, convaincre de voter Valérie Pécresse. Pas toujours évident pour les électeurs de droite, un peu désabusés. Vous y croyez dans la droite aujourd'hui ?

12:09
Invité

Je voudrais y croire. Je ne suis pas pleinement serein et pleinement satisfait. J'ose espérer, oui, qu'on va pouvoir s'en sortir. C'est un peu tout et n'importe quoi. On essaye de se marcher chacun sur les uns sur les autres. C'est dommage, oui, parce que ça ne reflète pas la société française actuelle.

12:26
Présentateur

Tracte à la main, monsieur le maire en personne.

12:29
Invité

Dans les semaines qui viennent, c'est à ce que de s'accélérer en termes de collage.

12:31
Présentateur

Mais si Laurent Brosse est aujourd'hui pleinement engagé pour Valérie Pécresse, il fait partie de ceux qui ont un temps hésité. Dans la balance, un certain Édouard Philippe et son mouvement Horizon. Laurent Brosse était présent pour le lancement au Havre.

12:48
Invité

Je trouve que dans le paysage politique actuel, peu de personnalités ont la hauteur de vue, ont le diagnostic qu'Édouard Philippe a.

12:57
Présentateur

Un ancien Premier ministre, encore un peu trop proche du Président. L'élu a donc fini par trancher.

13:05
Invité

Le tiraillement que j'ai pu avoir entre Horizon et les Républicains, il a été levé dès lors que d'une part Valérie Pécresse a été désignée comme candidate à l'élection présidentielle, d'autre part que Horizon a souhaité s'inscrire dans la majorité présidentielle.

13:22
Présentateur

D'autres en revanche n'ont pas eu d'état d'âme. Il y a quelques heures, Éric Wörth, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, ex-secrétaire général des Républicains, a annoncé son soutien à Emmanuel Macron.

13:34
Invité

Je pense qu'il est le mieux à même de défendre l'intérêt de la France et des Français.

13:39
Présentateur

Réaction quasi immédiate du patron des Républicains. Christian Jacob fait part de beaucoup de déceptions et de regrets et évoque un parlementaire en fin de carrière. Autre départ remarqué, celui de Guillaume Pelletier, un temps numéro 2 DLR pour Éric Zemmour.

13:55
Invité

J'ai décidé de soutenir Éric Zemmour pour qu'il soit notre prochain président de la République.

14:00
Présentateur

Des défections qui font tâche dans une campagne qui stagne. Selon les dernières enquêtes d'opinion synthétisées par le journal Le Monde, Valérie Pécresse est à la peine. Entre 14 et 18% des intentions de vote au premier tour, derrière Marine Le Pen. Au QG de la candidate, on fait pourtant bonne figure. Ce jour-là, réunion de campagne autour des parrainages. Cible privilégiée, les élus de droite encore indécis.

14:29
Invité

On a quelques maires encartés qui vont être contactés par leur parti, que ce soit les Républicains, que ce soit les Centristes, que ce soit l'UDI, et qui vont spontanément ou pas spontanément, mais dont le parrainage est quelque part assez naturel. La question c'est tous les maires divers droites et sans étiquette sur lesquels il faut avoir une action spécifique.

14:44
Présentateur

Ici, on assume les hésitations et les revirements. Grégoire de Lastery, lui-même, maire républicain de Palaiso, reconnaît avoir cru un temps au parti présidentiel avant de changer d'avis.

14:57
Invité

Macron a beaucoup parlé, a peu fait, et moi j'estime être un élu de centre-droit. Aujourd'hui, je trouve que le centre-droit est parfaitement représenté par Valérie Pécresse. Aussi bien sur la méthode, elle annonce qu'elle le fait, elle le tient et elle le fait, malgré les difficultés, elle ne recule pas. Et sur le fond, des propositions qui sont portées aujourd'hui par Valérie Pécresse, je m'y retrouve pleinement sur les questions d'éducation qui sont majeures, sur les questions de réforme de l'État, sur le fait de, pour reprendre la formule qu'elle a utilisée, remettre de l'ordre dans la rue et dans les comptes.

15:30
Présentateur

Des arguments qui, tous l'espèrent ici, y pèseront dans les semaines qui viennent. Valérie Pécresse tiendra ce dimanche à un grand meeting de campagne au Zénith de Paris.

15:40
Invité

Alors oui, j'ai fait un grand discours, mais je vous rassure, il n'a pas fait la une des journaux.

15:46
Présentateur

Et cette question qui nous est posée ce soir, le ralliement d'Éric Wörth à Emmanuel Macron, préfigure-t-il celui de Nicolas Sarkozy ?

15:53
Invité

C'est de mauvaise augure en tous les cas. Nicolas Sarkozy, effectivement, n'a toujours pas dit ce qu'il ferait publiquement. En privé, il n'est pas du tout, il a des paroles qui ne sont pas du tout sympathiques pour Valérie Pécresse, il souffle le chaud et le froid.

16:08
Présentateur

Qu'est-ce qu'il lui reproche ?

16:10
Invité

Il lui reproche la même chose depuis toujours, qu'elle est trop sérieuse, qu'elle serait un peu trop, voilà, elle fait bien campagne, mais voilà. Il a toujours eu des reproches qui sont d'ailleurs assez irrationnels. En même temps, il a reconnu qu'elle avait fait une bonne campagne au Congrès, qu'il avait été surpris par sa performance, puisqu'elle a quand même battu et Bertrand et Barnier. Certes, l'élection s'est jouée dans un bouchard de poche, mais elle a gagné. Donc au fond, Nicolas Sarkozy, tiens, en privé, mais Nicolas Sarkozy, aujourd'hui, est toujours très dur avec ses anciens ministres.

C'est à la fois le champion de la droite, c'est son parrain, et c'est aussi par moments quelqu'un qui se met en travers la route.

16:54
Présentateur

Mais il pourrait soutenir Emmanuel Macron ?

16:56
Invité

Pour l'instant, il ne dit rien. Moi, je pense qu'il soutiendra Valérie Pécresse au premier tour, au dernier moment probablement. Donc ce ne sera pas assez... Un peu comme il l'avait fait avec François Fillon en 2017. Maintenant, il regarde les sondages de près, et il se déterminera en fonction. Il n'a pas aimé que Valérie Pécresse ressorte le Karcher sans la prévenir. Il n'aime pas trop son directeur de campagne. Tout ça est assez irrationnel, et au fond, les gens doivent se dire « Mais à quoi joue Nicolas Sarkozy ? » Bon, c'est difficile de parler à sa place. Sans doute qu'à un moment ou à un autre, il le fera. Mais pour l'instant, il ne s'est pas affiché avec elle. Sera-t-il pour autant...

Mettra-t-il pour autant un bulletin pour Emmanuel Macron ? On en est quand même loin. Sa famille politique, ça reste la droite. Et même si Éric Wörth était un proche de Nicolas Sarkozy, je pense qu'Éric Wörth, sa carrière politique n'est pas terminée. Il a sans doute d'autres... Il vise d'autres choses, des présidences de sociétés publiques ou autres.

17:59
Présentateur

Ah oui, il ne veut pas être ministre. Sa carrière politique est plutôt derrière lui. C'est plutôt l'inverse.

18:02
Invité

Il ne sera pas ministre d'Emmanuel Macron. Mais sur le fond, ce qui est assez étonnant, c'est qu'Éric Wörth rejoint Emmanuel Macron à un moment où Emmanuel Macron tient un discours où il n'est plus question de supprimer des fonctionnaires, alors que pendant 10 ans, Éric Wörth a expliqué à la droite qu'il fallait supprimer 150 000 fonctionnaires et plus sous François Fillon et que Valérie Pécresse propose d'en supprimer 120 000. Donc il y a un reniement aussi assez étonnant de la part d'Éric Wörth dans les arguments qu'il avance.

18:32
Présentateur

Et ce que dit le patron des Républicains, Christian Jacob, il dit qu'il faut relativiser. Éric Wörth est un parlementaire en fin de carrière et ses affaires judiciaires ont sans doute pesé dans cette décision avec des amis comme ça, enfin ex-amis visiblement, et évidemment il a pris congé du parti Les Républicains. Vous parlez du fond et vous avez raison parce que c'est quand même à un moment donné ce qui va jouer dans cette campagne. Sur le fond, Éric Wörth, il fait quand même la liste dans cette interview de toutes les choses qu'il attend sans doute de son nouveau camarade Emmanuel Macron.

Réforme des retraites, investissement, je prends le pari qu'Emmanuel Macron est réformateur et qu'il saura l'utiliser dans ce deuxième mandat.

19:05
Invité

Oui, là Wörth fait du Wörth. Il reprend ses demandes habituelles aux ministres de l'économie. Il a fait ça comme président de la commission des finances représentant l'opposition pendant quatre ans. Et au fond, il rappelle à cette thématique qui a toujours été la sienne. Alors Bruno dit qu'il a changé d'avis sur les fonctionnaires. C'est vrai, les Français aussi. Donc c'est plus facile. Il épouse la nouvelle vision des Français qui était volontiers, comme au café du commerce, tout ça c'est de la faute des fonctionnaires, il y en a trop. Et puis il y a eu la crise Covid.

Et là, tout à coup, les infirmiers, les professeurs, tout ça a pris une substance telle que plus personne, à part Valérie Pécresse, n'ose proposer des réductions de postes de fonctionnaires. Donc ce n'est pas très grave, à mon avis, pour Wörth, qu'il change au moment où les Français eux-mêmes sont en train de faire le même changement. Mais pour ce qui est de... Je le disais tout à l'heure, c'était un peu le père de la rigueur financière. Le père de la rigueur financière, c'est ce qu'il fait là à nouveau. Et sur les retraites, en effet, il ne va pas reprocher à Macron de ne pas avoir fait la réforme sur la retraite, mais il l'appelle à cette fois-ci pas oublier de la faire.

20:16
Présentateur

Néhéla Latrousse. Ce qui est curieux, c'est qu'effectivement, c'est compliqué aujourd'hui de tenir un discours après la crise sanitaire ou après les gilets jaunes où les Français ont râlé parce que, considérant que le service public n'était pas assez performant, c'est difficile d'aller expliquer qu'on va en faire moins. Mais dans le même temps, toute la Macronie semble aujourd'hui se résoudre à dire que, bah oui, il faudra quand même faire des réformes difficiles par la suite.

C'est-à-dire que tout le discours d'Éric Wörth dans cette interview aux Parisiens où il dit non, il n'a pas cramé la caisse, ce n'est même plus dit aujourd'hui en réalité par les soutiens les plus anciens d'Emmanuel Macron qui disent oui, bon, on n'avait pas le choix, il fallait faire le quoi qu'il en coûte. Mais si on est réélu, il y a quand même un certain nombre de défis. Il peut y avoir l'augmentation.

20:57
Invité

Cramer la caisse et faire le quoi qu'il en coûte, ce n'est pas tout à fait pareil.

21:00
Présentateur

Valérie Pécresse le liait un peu à ça et en disant que par ailleurs, il n'y avait pas de réforme structurelle qui avait été faite avant même la crise et qu'en réalité, la dette avait augmenté de manière aussi exponentielle avant que n'arrive le Covid. Mais ça aussi, en réalité, dans la Macronie, on explique que la gestion a été, on va dire, aussi bien tenue qu'il était possible que de le faire avec les circonstances qui étaient celles de ce quinquennat.

Mais tout de même, le discours aujourd'hui qui est tenu, c'est de dire, bon, si la réélection, facile ou pas facile, est l'issue de ce scrutin, il y aura quand même tout un tas d'enjeux au lendemain du second tour avec l'inflation qui sera toujours là, avec si le mouvement de colère ne s'exprime pas là tout de suite. On est en train de parler du convoi de liberté.

Si ce week-end, il n'y a pas de gros blocages si on n'a pas de retour des gilets jaunes, ça veut dire que plus tard, quand il faudra faire une réforme des retraites, quand il faudra faire une réforme de l'université, de l'enseignement supérieur, il y aura peut-être une colère qui reviendra, avec peut-être aussi une augmentation des taux qui fera que le remboursement de la dette sera beaucoup plus coûteux qu'il ne l'est aujourd'hui. Donc tout ça pour dire que le discours, le satisfait-cite en tout cas que semble accorder Eric Wirt à la gestion d'Emmanuel Macron ne correspond en réalité même plus au mood ou en tout cas à l'humeur qui est partagée par l'entourage même d'Emmanuel Macron.

Alors, ses anciens camarades de droite ressortent ces phrases à Eric Wirt qu'il disait, il était extrêmement sévère contre la gestion d'Emmanuel Macron, une qui vient de sortir à l'instant. Macron est dans la séduction, pas dans la conviction. Il parlait naturellement aussi à l'époque d'un président qui n'était pas assez sérieux sur la gestion des finances publiques. Tout ça va être ressorti et instrumentalisé. D'un autre côté, on a tout le camp Macron qui ressort. On a une phrase de Gérald Darmanin qui lui dit, bienvenue, bienvenue chez nous. Oui, chacun fait de ce ralliement une instrumentalisation politique.

Et il y a en même temps, je voyais Anne Hidalgo qui reprenait la phrase d'Eric Wirt, Macron n'est pas plus à gauche que moi, en disant qu'il avait parfaitement raison. Et ça va être intéressant de voir comment Macron gère ça lui-même puisqu'il a longtemps été accusé de pencher trop à droite. Et finalement, tout l'argumentaire d'Eric Wirt accrédite cette thèse. Donc, il va devoir aussi contrebalancer pour montrer aussi que le en même temps est toujours là et que son flanc gauche existe aussi. On va en parler dans un instant parce qu'il essaie de débaucher aussi à gauche. Mais juste encore un mot sur Eric Wirt avant de passer au débauchage à gauche.

Il a un argument, Eric Wirt, c'est de dire au fond, il connaît le job. On ne peut pas repartir dans les circonstances avec quelqu'un qui va découvrir la fonction présidentielle. Il dit qu'il faut un président expérimenté pour la France. Oui, il part du postulat qu'il faut deux mandats, donc dix ans, pour vraiment mener des réformes de fond. On peut penser par exemple à la réforme des retraites qui s'était achevée en raison de la crise sanitaire notamment. Donc, il part de ce postulat-là et en même temps, ça fait balle à Valérie Pécresse que de dire qu'il faut quelqu'un d'expérimenté. Ça sous-entend qu'elle n'a pas la crédibilité nécessaire.

Toute son argumentation est intéressante dans ce qu'elle dit des carences de la campagne de la candidate LR et du fait qu'elle peine à proposer une vision et à défendre sa propre identité. Le fait qu'elle ait repris le karcher de Sarkozy montre bien qu'elle peine à avoir son propre ADN politique dans cette campagne. Caroline Vigoureux, qu'est-ce qui lui manque à votre avis à Valérie Pécresse dans cette campagne ? On le disait rapidement au tout début de l'émission, absence de dynamique. On a vu dans les enquêtes d'opinion, elle est passée devant, c'est à touche-touche avec Marine Le Pen.

On aurait pu peut-être attendre, après sa désignation par sa famille politique, une dynamique plus spectaculaire. C'est passé quelque chose après le Congrès des Républicains où elle a été en dynamique. En plus, sa victoire n'était pas acquise, donc il y avait l'effet surprenant, la nouveauté. Et en fait, depuis, il ne se passe pas grand-chose. Elle peine à raconter une histoire, elle peine à créer des ralliements parce qu'elle a aussi un espace politique qui est très faible. Bruno le disait sur les questions économiques, elle est finalement assez proche d'Emmanuel Macron. C'est une libérale, donc c'est difficile de se démarquer.

Et puis, en même temps, elle est rattrapée par son aile droite et le très bon score d'Éric Ciotti au Congrès des Républicains. Donc, elle tente d'incarner une ligne très ferme sur la sécurité. Mais dans tout ça, on a du mal à avoir une vision globale et à voir de quoi elle est vraiment la candidate. Bruno Jeudy, ce qui lui manque, c'est un récit qu'elle invente le pécrécisme.

25:30
Invité

Oui, alors le bon, le récit, moi je me méfie toujours parce que toutes les dernières présidentielles, on a eu des grands et beaux récits et puis derrière, les Français, n'ont pas toujours été très très satisfaits. Est-ce que ça fait des bons candidats ? Je pense que sa difficulté, c'est déjà, c'est qu'aujourd'hui, quand on regarde les enquêtes d'opinion, il lui manque une partie des électeurs fillonistes. Ils sont où ? C'est simple. Aujourd'hui, j'ai regardé ce soir le sondage quotidien que l'IFOP publie sur Paris Match, sur le site de Paris Match.

50% des électeurs fillonistes voteraient, s'ils avaient lieu aujourd'hui, Valérie Pécresse, mais il y en a 25% qui voteraient Emmanuel Macron et 15% Éric Zemmour. Donc, l'équation, pour l'instant, c'est comment rattraper une partie de ces électeurs qui sont tentés par Emmanuel Macron tout en n'en voyant pas plus chez Éric Zemmour. Donc, l'équation de Valérie Pécresse, elle est connue depuis le 1er décembre, date de sa désignation. C'est une deuxième campagne qui commence pour elle. Elle a bien réussi la première marche qui était la désignation, ce qu'elle a eu. La deuxième, c'était le rassemblement. On va dire que c'est à peu près réussi.

Bon, Éric Woerth, aujourd'hui, fait défaut, mais globalement, Wauquiez, tout ça, ils sont quand même là, quoi qu'on en dise, même s'ils n'applaudissent pas et écrivent Valérie tous les jours. Ce n'est pas dans la tradition des familles de la droite, à part à l'époque, à la belle époque de Chirac et pas sur celle de la loi de la Dure. Non, et la troisième chose qui lui manque, c'est de faire une voix de plus de ces deux concurrents, que sont Marine Le Pen et Éric Zemmour. On est dans une présidentielle avec un deuxième tour, une qualification pour la deuxième place extrêmement incertaine.

On a connu ça un peu en 2002, où ça avait été très serré, et on ne l'a vu qu'à la fin entre Lionel Jospin et Jean-Marie Le Pen. Et aujourd'hui, on est dans une qualification qui peut jouer à 16, 17, 18%. Donc, à ces niveaux-là, c'est compliqué. Elle ne peut pas rassembler toute la droite. Ça, on le sait. Puisqu'il y en a une partie qui est aujourd'hui tentée par Éric Zemmour ou une partie par Emmanuel Macron. Son problème, c'est qu'il faut qu'elle arrive à garder ce grand corps, cette famille politique de la droite modérée. Elle ne peut pas trop verser dans le Macron. Ici, il faut qu'elle invente son histoire.

Et peut-être qu'elle mette en avant un peu plus sa personnalité, parce que c'est vrai que...

27:47
Présentateur

Elle rechigne à le faire ?

27:48
Invité

Elle a du mal à le faire. Elle a du mal à l'exprimer. Elle a du mal à se raconter elle-même. Alors, ses proches disent que c'est l'histoire d'une femme française. Bon, voilà, c'est quand même la première fois que la droite présente une cogniture. Elle a du mal à le faire. Et pour l'instant, dans cette bagarre hyper médiatique où on entend beaucoup les clashs et le buzz de l'extrême droite, on n'arrive pas à entendre plus Valérie Pécresse. Ce sera son moment dimanche. À mon avis, dimanche, elle va quand même jouer une carte... Son grand meeting ? Oui, son grand meeting. Elle va jouer une carte importante dimanche avec...

28:22
Présentateur

On l'attend sur quoi ?

28:23
Invité

Sur elle. Sur elle ? Déjà, sur elle, il faut qu'elle montre qu'elle peut apporter quelque chose, qu'elle donne envie. Je veux dire, Emmanuel Macron, il a créé quelque chose au moment du meeting de Versailles, de la porte de Versailles en 2016. Il y avait... On s'est dit, tiens, ce jeune ministre qui a quitté Hollande, il y a quelque chose. Eh bien, il faut que Valérie Pécresse, à un moment, elle montre cette envie et cette capacité de se mettre au niveau de la présidence de la République. Roland Quirole. Oui, juste après le congrès qui a désigné Valérie Pécresse, j'avais dit, permettez-moi de me citer, Allez-y.

qu'elle allait être très contente des sondages pendant quelques semaines parce qu'elle avait été mesurée à 10% d'intention de vote alors que Xavier Bertrand était entre 15 et 16 selon les sondages. Et j'avais dit, elle va, puisque c'est la candidate de remplacement et qu'elle a été désignée après quelque chose qui a été assez fort, le rassemblement, elle va rapidement monter à 15 ou 16. Et ça, ça n'est pas un exploit, c'est parce que les gens se reporteront naturellement. D'accord. Et après, je disais, ça dépendra d'elle et de sa campagne à elle. Et ce qui est terrible, c'est qu'elle est remontée à 15 ou 16 et que depuis, rien. Et qu'est-ce qui lui manque ?

Alors, il lui manque plusieurs choses. On a déjà parlé de la ligne. Oui. Je crois qu'elle a vraiment, de son point de vue, mais peut-être qu'il faudrait qu'elle n'ait pas de directeur de campagne. De son point de vue, je trouve qu'elle a tort d'oublier les électeurs de la droite modérée. Je pense que ces fillonistes qui votent encore à 25% Macron, ça devrait être un de ses objectifs principaux d'aller les chercher. Et elle ne le fait pas. Alors, j'ai entendu l'autre jour Michel Barnier défendre la stratégie actuelle plutôt plus à droite et qui disait « Oui, mais ceux-là, ils sont aussi très intéressés par la défense de la sécurité. Je veux bien.

Mais s'ils sont reportés sur Macron, ce n'est pas sur la sécurité. Donc, c'est sur d'autres thèmes que la sécurité qu'il faut les amener. » Et puis, il lui manque comment est-ce qu'on dit depuis quelques années une incarnation. Il n'y a pas de problème de divinité dans tout ça, mais il y a au contraire un problème de charnel. Il faut qu'elle représente bien ce qu'elle dit, qu'elle est. Et on a le sentiment aujourd'hui, à force qu'elle bouge de façon très différente de ce qu'on avait toujours vu faire. On se demande s'il y a vraiment de la sincérité dans le personnage. Sur quoi, par exemple ?

30:42
Présentateur

Pourquoi vous dites ça ? Par exemple, sur la sécurité, quand elle dit qu'il faut envoyer l'armée dans les quartiers, ça ne lui ressemble pas ?

30:47
Invité

Oui, c'est ça. Sortir le karcher de la cave, ce n'est pas une phrase pour elle. Si elle veut dire ça, elle le dit autrement. Mais pas ça. Ça, ce n'est pas pour elle. Donc, il faut faire très attention à une espèce de cohérence de la personne. Et puis, en effet, je crois que là, vous avez raison, il faut qu'elle parle d'elle parce qu'une élection présidentielle, c'est aussi une élection personnelle. Et moi, je pense qu'elle le fera au Congrès. Je pense que le Congrès, sur tous ses problèmes, va être un résumé de la situation. On va voir... Le Congrès, le meeting ? Le meeting, pardon. Le meeting va être intéressant parce qu'elle est forcée à la fois de traiter la ligne, de traiter l'équipe.

Moi, je crois qu'il faut faire attention à ne pas trop sans arrêt mentionner l'équipe parce que c'est le candidat ou la candidate qui compte et du coup, parler aussi d'elle-même.

31:33
Présentateur

Elle aura réussi ça, Neila Latrousse, la première étape de la crédibilité. Vous vous rappeliez, je ne sais plus qui le disait, mais que dans sa famille politique, envoyer une femme à la présidentielle, ça n'allait pas de soi. Même elle en doutait à l'époque, au tout début. Elle a réussi ça dans une première étape, mais il lui manque la marche d'après. C'est comme ça que vous le définiriez, vous aussi ? Mais disons que pour l'instant, elle fait une campagne de bon élève, on va dire. C'est-à-dire qu'on lui explique qu'il faut parler de sécurité, donc elle parle de sécurité en déclinant ces trois mesures avec un bon plan. Voilà le constat, voilà ce que je propose, voilà où on arrive.

Elle vous fait la même chose sur l'éducation, sur la santé, sur l'agriculture. Très bien. Et quel est le lien entre tout cela ? Qu'est-ce que ça raconte, effectivement ? Alors, quelle est sa vision de la France ? Et le meeting de dimanche, ce sera précisément ça, ce qui est intéressant dans son équipe, c'est qu'on explique que ce ne sera pas un meeting programmatique. Elle n'est pas là pour dévoiler quel est son projet. Elle est là, je cite, pour dire qui elle est, d'où elle vient, qui elle est, d'où elle vient, où elle va, ce qu'elle veut pour la France. Voilà, les quatre axes, c'est cela. Et le projet ensuite, détaillé, avec le catalogue de mesures, le chiffrage, ça viendra plus tard.

Mais là, elle doit expliquer maintenant toutes ces pistes qu'elle a lancées dans le débat public, qu'est-ce que ça raconte présidée par Valérie Pécasse. Et c'est vrai que pour l'instant, c'est ce qui manque. Et est-ce qu'il y a une inquiétude, et il a la trousse très vite avant d'aller au deuxième reportage, est-ce qu'il y a une inquiétude dans cette grande équipe, parce qu'elle a réussi quand même à rassembler tous ceux qu'elle avait battus dans cette bataille interne, est-ce qu'il commence à douter d'elle ? Pour l'instant, pour l'instant non.

Franchement, il n'y a pas, j'entends des doutes sur sa capacité à se muer en bonne interlocutrice, par exemple, en bonne oratrice, ou un effondrement dans les sondages ou un effondrement de sa candidature dans l'absolu. Et puis peut-être que quand il se compare, il se rassure, et quand il regarde notamment ce qui se passe à gauche, parce qu'à gauche, à deux mois du vote, il aurait toujours aux grandes manœuvres une réunion secrète qui n'est plus du coup pour évoquer les conditions d'un ralliement de Christiane Taubira éventuellement à Yannick Jadot. Cette réunion a donc fuité deux semaines après la première populaire qui avait lancé la candidature de l'ancienne garde des Sceaux.

Le paysage est toujours aussi éclaté avec cinq candidats sur six qui sont sous la barre des 5%. Constance Meyer et Michel Bouilly. Cela devait être une journée de campagne comme les autres pour Yannick Jadot.

34:01
Invité

C'était la première fois qu'on faisait un meeting le midi. C'est un succès. Merci à vous.

34:07
Présentateur

Mais c'était sans compter sur les révélations concernant une réunion secrète entre les équipes du candidat écologiste et le clan Taubira. Des négociations de ralliements censés rester confidentielles en barra à gauche Yannick Jadot est sommé de s'expliquer.

34:24
Invité

L'équipe de Christiane Taubira voulait nous rencontrer. Écoutez nous sommes courtois donc on les a écoutés. Vous savez nous on est sûr de notre campagne on n'a pas de fébrilité donc on n'a pas de raison de ne pas répondre aux invitations quand elles sont faites. Donc nous sommes comme toujours les bras grands ouverts sur toutes celles et tous ceux qui voudraient nous rejoindre.

34:50
Présentateur

Yannick Jadot tente de faire bonne figure mais dans ses rangs certains verts virent au rouge de colère. Sandrine Rousseau pourtant présidente du conseil politique du candidat n'a visiblement pas été informée de cette réunion. J'ai des découvertes comme vous ce matin dans la presse.

35:06
Invité

Vous n'étiez pas au courant ? Non. Et qu'est-ce que vous en dites sur quelle était votre réaction ? Je dis que c'est de la politique à l'ancienne je dis que c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire ou ce qu'il faut faire pour dégoûter les gens de la politique. C'est exactement ça. C'est-à-dire faire des réunions d'alcove dans des caves entre hommes en plus parce qu'il n'y avait pas une femme.

35:23
Présentateur

C'est exactement ce qu'il faut faire pour dégoûter les gens de la politique. Christiane Taubira elle assume et joue la carte du devoir confiée par la primaire populaire.

35:31
Invité

Je continuerai à créer les conditions pour que nous puissions nous parler et que nous fassions des efforts de part et d'autre. Ce rassemblement à gauche il est très désiré parce que les uns et les autres ont compris les unes et les autres ont compris que c'est la condition de notre chance déjà d'accéder au deuxième tour et ensuite de l'emporter et que nous devons cela aux personnes qui en ont besoin. Le second tour est pour l'instant loin.

35:56
Présentateur

Très loin. Même ensemble Christiane Taubira et Yannick Jadot sont sous la barre des 10% d'intention de vote. Anne Hidalgo continue de chuter et se retrouve presque au coude à coude avec Philippe Poutou à 1,5%. Pour certains ténors le parti socialiste joue désormais sa survie.

36:15
Invité

Je pense que sa survie est déjà largement entamée. Écoutez je ne peux pas vous dire autre chose si je regarde et si je regarde encore une fois les intentions de vote j'ai cru comprendre qu'on pouvait être derrière le parti communiste. C'est quand même au vu de l'histoire récente un sujet d'interrogation.

36:33
Présentateur

Et certains se posent une question faut-il quitter le navire ? Le maire socialiste de Dijon François Rebsamen l'ex-président de l'Assemblée nationale Claude Bartholone ou l'ancienne ministre de la Santé Marisol Touraine autant de ténors du parti socialiste dans le viseur des macronistes. Certains ont déjà franchi le pas comme cet ancien député socialiste.

36:56
Invité

Soutenir le président me paraît beaucoup plus utile pour mon pays que les turpitudes actuelles du PS.

37:06
Présentateur

Le seul qui monte à gauche c'est lui Fabien Roussel plus de points en un mois. Sur scène il va même jusqu'à réinventer la théorie du ruissellement.

37:16
Invité

Le ruissellement c'est augmenter les salaires et les retraites.

37:20
Présentateur

Après deux campagnes présidentielles sans candidat communiste ces militants veulent croire en leur champion.

37:26
Invité

C'est le candidat qui dérange à gauche et ça il l'assume. Je pense que ce pays a besoin d'un parti communiste supérieur à 3%.

37:34
Présentateur

Les jours heureux un défi pour la gauche. Seul Jean-Luc Mélenchon flirte avec la barre des 10% d'intention de vote à deux mois de l'élection présidentielle. Alors nous allons revenir sur les dynamiques s'il y en a des uns et des autres mais Caroline Vigoureux revenons sur ce que Sandrine Rousseau appelle les réunions d'Alcove. C'est quand même assez sévère elle avait l'air très en colère. Qu'est-ce que c'est que cette histoire de Christiane Taubira qui est à peine désignée par cette primaire populaire dont elle dit qu'elle lui donne une légitimité et qui irait déjà négocier son ralliement ?

Oui alors en fait c'était dimanche soir où l'équipe de Christiane Taubira a rencontré l'équipe de Yannick Jadot. Ce qui est sorti de cette réunion à peu près rien si ce n'est un nouvel épisode au psychodrame qui se joue à gauche.

Ils ont acté qu'il n'y avait pas de retrait possible en tout cas pour l'instant aucun des deux candidats n'était prêt à sacrifier sa candidature l'un pour l'autre et ça a même été assez contre-productif des deux côtés parce que côté Taubira ça décrédibilise sa candidature ça montre qu'elle n'ira pas forcément au bout et donc ça pose la question du maintien même de sa candidature alors qu'on est seulement 7 jours après sa victoire à la primaire populaire et côté Jadot ça révèle l'ambiance délétère au sein de sa campagne la sortie de Sandrine Rousseau que vous montriez dans votre reportage le montre.

Donc pour les deux finalement c'est assez contre-productif comme épisode et surtout ça montre que le pari de Christiane Taubira qui reposait depuis le début sur le fait de gagner la primaire populaire et ensuite d'engendrer une dynamique dans les sondages qui elle-même engendrerait des ralliements qui eux-mêmes feraient que les parrainages arriveraient. Toute son équipe a théorisé cette mécanique supposément inextinguible pour arriver au premier tour et en fait rien de tout ça ne se produit.

Alors elle a gagné la primaire populaire mais derrière les premiers jours étaient décisifs et en l'occurrence ils ont été désastreux pour elle puisqu'on l'a vue hésitante à la fondation Abbé Pierre dans plusieurs médias qui ne savaient pas répondre sur les chiffres on voit en fait que cette candidature est improvisée et ça se sent dans ses interventions et donc forcément ceux qui se posaient la question de la rejoindre ont dû être assez refroidis donc qu'est-ce qui pourrait se passer pour Christiane Taubira si elle ne va pas au bout et notamment si elle n'a pas ses 500 parrainages parce que c'est pour elle c'est possible qu'elle ne les ait pas on disait toujours elle les aura parce qu'elle a le parti radical etc.

Elle a le parti radical qui aujourd'hui ne représente plus grand chose elle n'est qu'à 36 signatures validées par le conseil constitutionnel à ce jour Il en faut 500 Il en faut 500 il y a finalement assez peu de chances qu'elle les ait et donc il faut qu'elle ait une porte de sortie honorable pour retirer sa candidature si elle n'a pas les 500 parrainages Et la porte de sortie honorable c'est de rallier Yannick Jadot ? En tout cas ça serait une des seules voies qui lui est ouverte aujourd'hui ce qui est d'autant plus cocasse et improbable que Christiane Taubira a jamais été une grande écolo

40:37
Invité

C'est ce qui s'était passé en 2017 quand Yannick Jadot qui à l'époque était dans une situation un peu similaire avait rejoint la candidature de Benoît Hamon le socialiste Donc aujourd'hui on est un peu dans cette situation-là comme disent les commentateurs cyclistes il y a un peu chute à l'arrière du peloton pour Christiane Taubira parce que franchement depuis la primaire populaire elle a gagné entre 0,5 et 1 point donc on peut dire qu'il n'y a pas eu d'effet qu'elle devait rattraper doubler le candidat écologiste ça n'a pas été ça ne s'est pas produit qu'aujourd'hui elle se heurte au plafond des parrainages et pour atteindre les 500 il va vraiment falloir que tout ce qui reste du parti radical de gauche en France se mette à courir pour aller chercher les signatures donc tout ça est très mal parti j'ajoute que elle n'a pas j'allais dire le financement que le parti socialiste peut mettre à la disposition d'Anne Hidalgo qui est beaucoup plus basse certes mais qui au moins a une campagne qui est lancée qui a un financement tout ça va peut-être très mal finir mais au moins la campagne elle est lancée et on voit mal comment Anne Hidalgo céderait la place malgré votre invité de ce matin Stéphane Le Foll qui ne croit plus du tout mais qui ne croit pas depuis le début déjà dans l'après des fêtes je pense que pour Christiane Taubira c'est une candidature qui est en train de faire pchit

42:04
Présentateur

Roland Quairol on les a vu passer ces sondages quand vous voyez Anne Hidalgo à 1,5% elle a ses 500 signatures est-ce que dans ces jours qui restent avant l'entrée en campagne d'Emmanuel Macron en tout cas même avant la fin de la campagne officielle c'est le 4 mars est-ce qu'il peut encore y avoir un mouvement de tectonique des plaques avec des ralliements derrière le mieux placé d'entre eux je mets de côté Jean-Luc Mélenchon qui fait cavalier seul est-ce que c'est envisageable ou est-ce que vous pensez

42:32
Invité

Est-ce que vous parlez des signatures Non je parle

42:35
Présentateur

des candidatures je pense à Anne Hidalgo je pense à Christiane Taubira qui se rallierait à un moment donné derrière le mieux placé dans les enquêtes il n'est pas non plus très haut mais il est à 4,5%

42:44
Invité

moi je crois que ça risque d'être lié au parrainage

42:48
Présentateur

d'accord

42:48
Invité

parce que ils ont expliqué tous les deux extrêmement bien la situation telle qu'elle est si ça conduit au fait que de toute façon elle n'est plus candidate là dans vos derniers sondages elle était à quoi 4,5% Christiane Taubira

43:02
Présentateur

3,5% alors il y a les marges d'erreur mais bon voilà autour de 3 à 4%

43:05
Invité

voilà ils vont se partager ça au moins parce que les gens voilà moi je me suis toujours demandé ce qu'elle allait faire dans cette galère à vrai dire je la connais bien Christiane Taubira et elle a très confiance en elle-même et en la lumière qu'elle est capable de diffuser mais enfin dans l'électorat de gauche qu'elle était censée rassembler elle pense que ce qu'elle a dit sur sa loi sur l'esclavage c'est important les gens ne le savent pas que la façon dont elle a géré le ministère de la justice c'est important les gens ne le savent pas il reste le mariage homosexuel ça elle est accolée à cela les gens le savent mais c'est fait oui alors est-ce qu'on devient une icône sur un bilan non il faut continuer à incarner quelque chose de lumineux non

43:55
Présentateur

donc vous ne croyez pas à sa candidature

43:57
Invité

et dans sa campagne elle a un vrai avantage comparatif avec tous les autres c'est qu'elle fait des discours sans notes qu'elle est capable d'arriver et de parler une heure à une tribune de n'importe quoi

44:09
Présentateur

sauf à la fondation

44:10
Invité

et c'est ce que j'allais vous dire manque de peau la fois où elle cherche quelques secondes une phrase les gens se disent c'est trop beau Taubira qui se met à hésiter et bang l'ensemble des médias lui tombe dessus et même ça de manière injuste

44:26
Présentateur

Roland Kérol

44:27
Invité

de manière totalement injuste si vous regardez l'extrait c'est ahurissant parce que les chiffres sur le logement elle les donne ensuite pendant tout donc de manière injuste mais c'est la vie quand on a un avantage comparatif on fait très attention à le garder donc voilà cette pauvre Christiane Taubira dont je me demande ce qu'elle allait faire là depuis le début parce que tout ça était prévisible et bien je pense qu'elle ne devrait pas avoir ses signatures et que le problème va se régler comme ça il va y avoir une simplification

44:53
Présentateur

donc une simplification c'est-à-dire qu'une candidate de plus qui n'ira pas jusqu'au bout une Anne Hidalgo une Naila Latrous qui dit très régulièrement qu'elle continuera sa campagne elle a les financements pour le coup elle a les parrainages elle a plus les soutiens du parti socialiste en revanche elle paraît quand même assez seule Elle est investie par le parti socialiste donc il faudrait voir ensuite dans les statuts comment est-ce qu'on fait pour retirer une investiture à un candidat Non c'est pas le sujet je veux dire en termes d'affichage c'est vrai qu'elle apparaît quand même assez seule En termes d'affichage c'est la question qui va se poser aussi pour le parti socialiste c'est-à-dire est-ce qu'un certain nombre de personnes qui ne sont pas forcément fans de Anne Hidalgo vont rejoindre un Emmanuel Macron est-ce qu'elles se mettent en retrait de la campagne mais en tout cas Anne Hidalgo elle a fini c'était pas évident dès le départ entre eux est-ce qu'il faut faire la primaire populaire pas la primaire populaire est-ce qu'il faut débattre avec Jadot est-ce qu'il faut unir pas unir elle a fini par adopter exactement la même stratégie que Jean-Luc Mélenchon j'y suis et j'y reste je prends une avance avec les parrainages les signatures si vous courez plus vite que moi si vous êtes capables de faire mieux que moi allez-y Yannick Jadot pour se rallier à lui aujourd'hui il faut qu'il puisse aussi afficher plus de 500 signatures il les aura mais il n'y est pas aujourd'hui donc ce que je veux dire pour ça c'est qu'aujourd'hui n'importe qui qui irait voir Anne Hidalgo en disant mais pourquoi est-ce que vous ne retirez pas les sondages en faveur de Yannick Jadot elle ira vous êtes sympa mais enfin il n'a pas encore ses 500 signatures moi je les ai donc il y a cette clarification-là déjà qui doit se faire il faut que tout le monde soit assuré de pouvoir aller au terme de sa candidature Yannick Jadot il le sera quant à Christiane Taubira elle n'est pas aidée non plus par ses copains quand son équipe de campagne explique qu'elle plafonne à 250 parrainages c'est dire grosso modo il y a un plafond de verre à sa candidature à partir de là il ne peut se passer que ce qui arrive que ce à quoi on assiste aujourd'hui il y a d'autres candidats qui en fait demandent est-ce qu'elle s'arrête aujourd'hui est-ce qu'elle s'arrête demain ou est-ce qu'il faut attendre encore une semaine on a parlé des ralliements est-ce qu'il y aura des débauchages 40% des gens qui ont voté François Hollande la dernière la présidentielle où il a été élu 2012 vote aujourd'hui Emmanuel Macron c'est ce qui est intéressant est-ce qu'il y aura des débauchages de gauche on a entendu dans le reportage il était question de François Rebsamen de Marisol Touraine ancienne ministre de François Hollande est-ce que ça aussi c'est ce que joue la Macronie alors c'est ce que tente de faire la Macronie avec à ce stade je dirais assez peu de succès parce que depuis le début ils théorisaient l'idée qu'ils allaient prendre si je puis dire à Anne Hidalgo l'équipe de maire des France à savoir la génération de quadras socialistes qui a été élue aux dernières municipales Michael Delafos à Montpellier ou Mathieu Klein à Nancy tout ça n'a pas eu lieu ils draguent aussi la présidente du groupe PS à l'Assemblée Valérie Rabot qui ne cesse de leur dire non non non depuis des mois donc pour l'instant ça s'est révélé assez peu fructueux il y a la question de François Rebzamen qui est censé rejoindre Macron mais ça ne se fait pas encore les débauchages à gauche pour l'instant c'est pas très très fructueux J'allais très vite cette question avant d'aller au dernier reportage Sandrine dans le Rhin Jean-Luc Mélenchon va-t-il comme en 2017 recueillir les voix du vote utile de gauche ?

47:50
Invité

Jean-Luc Mélenchon il se heurte à une difficulté cette fois-ci pour sa troisième candidature c'est qu'il a Fabien Roussel sur sa route qui monte petit à petit il a doublé Anne Hidalgo là il a doublé Christian Taubira certes on reste dans des proportions très faibles mais enfin pour un parti communiste qui en était resté en 2007 à 1,93% avec Marie-Georges Buffet s'il fait 4 ou 5 points ils vont déboucher le champagne place du colonel Fabien c'est une renaissance d'un homme qui par ailleurs est assez sympathique et les français le découvrent comme c'est la nouveauté du jour et ça pour Jean-Luc Mélenchon c'est pas une bonne nouvelle

48:25
Présentateur

Il sera notre invité dans l'émission spéciale présidentielle de C'est dans l'air dimanche après une première émission avec Marine Le Pen qu'est-ce que les français pensent de tout ça ? Tout ce qu'on vient d'évoquer ce soir peut-être pas du bien en tout cas quelles sont leurs attentes leurs priorités sont-ils déjà dans l'élection présidentielle ? C'est à ces questions que tentent de répondre les enquêteurs de l'INSEE nos équipes les ont suivis dans leur quotidien pour comprendre comment techniquement ils tentent de prendre le pouls du pays le pouls des français Théomane Val et David Lemarchand

48:55
Invité

Le calme feutré du petit matin à Soulan en plein coeur de la Vendée des rues paisibles des lotissements que viennent sonder les équipes de l'INSEE Aline Capelle est enquêtrice c'est elle qui récolte de foyer en foyer les témoignages qui permettront de dresser les statistiques sur le taux de chômage l'emploi ou les revenus des français Bonjour madame Première à ouvrir sa porte ce jour-là Brigitte retraitée après une carrière en pointillé pour élever ses deux enfants

49:31
Présentateur

Quelle était votre profession ? Assistante administrative Assistante administrative ? A 75 ans sa principale préoccupation aujourd'hui le faible niveau de sa pension En 10 ans il n'y a pas eu d'augmentation l'inflation a été bien plus que ça l'électricité le gaz enfin le quotidien il faut pouvoir que les gens survivent quand même on achet plus ce qu'on veut enfin je veux dire c'est difficile de se faire plaisir voilà j'ai gardé tous mes vêtements par exemple on fait des sottises on garde tout tout ce qui est parce qu'on sait qu'on ne va pas pouvoir les racheter

50:10
Invité

les débats de la présidentielle lui apparaissent bien lointains midi approche il est l'heure d'aller poursuivre l'enquête

50:20
Présentateur

au revoir

50:22
Invité

à quelques maisons de là

50:24
Présentateur

je vais prendre votre date de naissance s'il vous plaît

50:32
Invité

alors 15,9,51 à 70 ans Thierry aussi devrait être à la retraite mais ce médecin généraliste continue de faire des gardes au SAMU de la Roche-sur-Yon on est en pédiorie de médecins actuellement la plupart des médecins sont relativement âgés donc arrêtent beaucoup de retraités par exemple on a perdu le tiers des médecins à la Roche-sur-Yon qui sont partis en retraite ce qui fait que nous on est très demandé et s'il lui continue c'est aussi par passion pour son métier qui lui assure un train de vie confortable dont il s'excuserait presque il y a peu de gens qui ont des conditions aussi favorables j'en ai honte mais j'en profite voilà c'est tout à votre honneur que nous le dire mais c'est vrai vous savez je trouve que par rapport à une femme qui a du mal à finir son mois et qui a des enfants à charge et qui ne sait pas comment elle va lui donner à manger je ne suis pas loin d'être malheureux au fil des questionnaires des dizaines de rencontres se dessinent pour Aline une partie du portrait de la France d'aujourd'hui de ses difficultés et de ses ressources je trouve qu'ici il y a peu de gens qui se plaignent vraiment les gens sont courageux et n'attendent pas de la société d'être aidés ce serait plus une honte pour eux je pense bonjour mais on sent aussi poindre une inquiétude y compris chez ceux qui ne manquent de rien fin d'après-midi chez Cindy à la tête d'une agence immobilière en moyenne pour votre emploi principal combien d'heures par semaine travaillez-vous ?

45 à 50 heures son mari aussi travaille ils ont deux enfants se définissent comme classe moyenne mais redoutent ce qu'on appelle désormais le déclassement

52:26
Présentateur

tout augmente donc aujourd'hui effectivement on fait partie de la classe moyenne mais combien de temps ? combien de temps effectivement on va pouvoir payer le prix de l'essence à laquelle il est combien de temps je vais pouvoir effectivement m'acheter un peu de bio je fais les circuits courts pour au niveau de la viande mais combien de temps je vais pouvoir manger j'essaye de manger sainement est-ce que combien de temps je vais pouvoir le faire en fait on sait pas quand même quoi

52:47
Invité

une inquiétude sur le pouvoir d'achat bien perçu par les candidats à la présidentielle mais à 60 jours du scrutin Cindy attend encore autre chose plus d'honnêteté juste plus d'honnêteté je commence à en avoir un petit peu marre

53:00
Présentateur

qu'on nous prenne effectivement pour quoi j'en sais rien mais pour des gamins parce qu'on nous fait miroiter des choses qu'il n'y a jamais j'ai à coeur effectivement qu'au lieu de voir des batailles de chiffonniers entre eux j'espère vraiment avoir des vrais débats des vraies idées et qu'ils s'y tiennent

53:15
Invité

en 2017 les idées avaient en tout cas mobilisé en Vendée avec une participation 5 points au-dessus de la moyenne du pays

53:23
Présentateur

Roland Quairol je voudrais avoir votre réaction à ce que dit cette jeune femme on ne veut plus de bataille de chiffonnier on veut des vraies idées c'est pas comme ça qu'est le début de cette campagne

53:31
Invité

non c'est franchement pas une campagne géniale de ce point de vue parce qu'on a des idées qui sont évoquées aussi ou là ils essayent d'avoir des programmes mais personne n'est capable de dire exactement ce qu'il y a dans les programmes des uns et des autres sur quoi on vote pour celui-là sur quoi sur celui-là c'est pas clair en revanche évidemment les petites phrases sont montées en épingle quand ça cogne quand ça fait le buzz alors ça c'est quand même plus amusant au café du commerce que de discuter sur un programme qu'on ne connaît pas et quand par hasard on entend des gens qui ont des programmes qui nous déploient un peu comme des catalogues on se dit mais c'est Noël ils ne peuvent pas nous donner tout ça donc les gens n'y croient plus il faut quand même bien voir que la culture politique et économique des français n'a jamais cessé d'augmenter et que donc a priori le premier réflexe ça serait pour parler comme Zemmour ben voyons vas-y et donc là c'est pas seulement l'hostilité à la politique au personnel politique aux promesses non tenues c'est toujours là mais c'est aussi comment voulez-vous qu'on adhère à un truc où ils ne font pas eux-mêmes des choix qui soient clairs c'est pas c'est pas le retour aux idéologies d'hier avec des tas de mots ça veut dire qu'on sera élu sur la crédibilité où est-ce qu'on va dans les 5-10 ans qui viennent du tout le chemin qu'on va faire

54:49
Présentateur

Roland Carolle ça veut dire que les candidats à votre avis seront élus sur la crédibilité sur la faisabilité de ce qu'ils proposent

54:55
Invité

je crois que la crédibilité comme vous dites c'est un bon mot pour définir ce qu'on attend

55:00
Présentateur

avec une situation sociale il reste deux mois naturellement avant la présidentielle je rappelle les dates il va falloir rappeler le plus régulièrement possible les 10 et 24 avril avec un petit mouvement de colère avec ce convoi pour les libertés avec une mobilisation qui est prévue vendredi une inflation qui va être à 3-3,5 des prix d'énergie liés naturellement à le coût de l'inflation qui empêchent les français de garder leur niveau de vie ça j'imagine que c'est surveillé de très près par le gouvernement c'est surveillé de très près et il y a une énorme inquiétude autour d'Emmanuel Macron mais qu'on retrouve aussi un peu dans les autres équipes c'est l'absence de marqueurs c'est à dire que grosso modo la crise sanitaire a fait que les français pendant deux ans se sont renfermés chez eux ont eu tendance à partager un peu plus à se méfier de ce qui était extérieur au foyer parce qu'ils pouvaient être vecteurs de maladies d'autres choses bref d'épidémie donc on a expliqué qu'il fallait se replier sur soi donc chacun s'est replié à son domicile à échanger avec sa famille et au fond le lien avec le politique c'est un petit peu distendu et quand on discute et c'est vraiment assez marquant autant avec les plus proches conseillers d'Emmanuel Macron qu'avec ceux de Valérie Pécresse ou de Marine Le Pen ou d'autres ils se raccrochent on m'a dit ça en réunion publique on m'a dit ça sur un marché ils nous interrogent nous les journalistes est-ce que c'est ce qu'on vous dit est-ce que les gens vous parlent de pouvoir d'achat il y a une espèce de perte de repère y compris du politique par rapport à tous ces capteurs-là donc la question du pouvoir d'achat est identifiée comme étant l'une de celles qui préoccupe le plus les français mais on vous dit aussi mais est-ce que ça veut dire qu'ils veulent qu'on joue sur les salaires est-ce qu'ils veulent qu'on joue sur les dépenses contraintes les dépenses de logement de carburant enfin bref il y a une difficulté il y a une forme de dialogue qui s'est rompu et c'est peut-être ce qui rajoute aussi à l'incertitude de cette présidentielle de savoir qui aura su le mieux capter l'humeur du pays et parfois pour prendre l'humeur du pays et prendre le pouls des français on a les questions c'est dans l'air les questions des téléspectateurs et cette première question de Bartholomé dans les Hauts-de-Seine Eric Woerth ambitionne-t-il de devenir le prochain premier ministre d'Emanuel Macron ?

vous nous disiez non tout à l'heure

57:06
Invité

je pense qu'Eric Woerth rejoint Emmanuel Macron sans doute pas pour être ministre il a fait une longue carrière mais il y a d'autres façons de remercier de récompenser une telle recrue parce que c'est une recrue de choix pour Emmanuel Macron il y a aussi des postes pour présider des entreprises publiques pour différents organismes

57:29
Présentateur

en tout cas c'est d'il et un ralliement en général ?

57:32
Invité

là trois jours avant le meeting de Valérie Pécresse c'est organisé ça faisait plusieurs semaines

57:37
Présentateur

ça veut dire qu'il y a en échange quelque chose forcément ?

57:39
Invité

il y a une discussion je ne sais pas du tout ce qu'il y a pu avoir et puis vous savez autour d'Emmanuel Macron il y a des gens qui sont issus du parti républicain l'un de ses conseillers politiques s'appelle Thierry Solaire il était député des républicains il était porte-parole de ce parti il est maintenant auprès d'Emmanuel Macron quand il faut débaucher dans le camp adverse il sait le faire il a récupéré Christian Estrosi le maire de Nice Hubert Falco le maire de Toulon ce sont des villes qui ont reçu beaucoup de subventions depuis donc vous savez quand vous êtes au pouvoir vous avez aussi des moyens pour amadouer ou pour attirer les gens il n'y a pas que l'agitation du marocain comme on dit lorsqu'il y a les remaniements

58:19
Présentateur

une question d'Adrien dans les bouches du Rhône faut-il s'attendre à d'autres ralliements d'élus LR après celui d'Éric Wörth ? en tout cas ça discute ça discute autour du président du conseil régional de la région Grand Sud Renaud Muselier qui on se souvient avait été élu dans des conditions avec alliance pas alliance

58:37
Invité

il est déjà parti

58:38
Présentateur

en tout cas on s'attend à ce qu'il officialise un soutien éventuel à Emmanuel Macron il y a aussi la question de la présidente du conseil départemental des bouches du Rhône Martine Vassal qui a été approchée par les équipes d'Emmanuel Macron et ce qui est intéressant c'est qu'un certain nombre d'élus LR de ceux évidemment qui ne veulent pas rejoindre Emmanuel Macron disent que c'est parfois le président lui-même qui envoie des textos à des élus c'est-à-dire qu'il ne l'attend pas de passer par moment par des conseillers dans le cas d'Éric Wörth et ça revient dans l'interview du Parisien Éric Wörth dit le président m'a dit que etc. c'est lui-même qu'il a aussi entrepris par SMS Il y va quand ?

59:09
Invité

Qui ? Le président Ah le président ?

Alors le président aujourd'hui on y voit un petit peu plus clair quand même dans son agenda d'abord c'est vrai qu'il y a cette crise ukrainienne et l'Omicron que la semaine prochaine il y a encore le sommet Europe-Afrique donc il y a assez peu de chances à mon avis qu'il soit candidat puisqu'il participera comme président et donc il a et donc franchement la dernière semaine de février entre le lundi 21 et avant le salon de l'agriculture je crois que c'est la fenêtre de tir sachant que c'est avant le 4 mars 18h de toute façon puisqu'on aura la croquette donc oui voilà Il va falloir y songer c'est ce qu'il a dit C'est ce qu'il nous a dit il va falloir y songer mais pour l'instant je consacre l'essentiel de mon temps à la crise internationale

59:47
Présentateur

Une question de Michel Valérie Pécresse ne devrait-elle pas se débarrasser d'Éric Ciotti ? Ça me paraît totalement impossible il a fait un très bon score au Congrès des Républicains elle ne peut pas faire exploser l'aile droite de son parti elle a besoin de lui en même temps c'est un allié assez encombrant et ça sera tout l'enjeu pour elle de s'affranchir des enjeux propres aux Républicains pour parler à un électorat beaucoup plus large Une question de Karine dans le Vaucluse Emmanuel Macron ne va-t-il pas perdre une partie de ces électeurs venus de la gauche ? À ce stade ils sont encore vraiment chez Emmanuel Macron

1:00:19
Invité

Moi j'en regardais ce soir dans le rolling IFOP Paris Match 27% des sympathisants socialistes disent vouloir voter pour Emmanuel Macron quand on n'a retrouvé qu'un gros 20% chez Anne Hidalgo qui est évidemment très très faible mais aujourd'hui Emmanuel Macron il a encore beaucoup d'électeurs socialistes qui sont toujours chez lui

1:00:44
Présentateur

Une question de Pierre-Antoine dans le Puy-de-Dôme comment interpréter le mutisme de Nicolas Sarkozy dans cette campagne ?

1:00:50
Invité

Je crois qu'il jouit du mutisme puisqu'on en est comme il ne joue plus aucun rôle dans la vie politique active au moins on peut se dire que va faire Sarkozy et Sarkozy

1:01:01
Présentateur

Il peut ne rien faire ?

1:01:03
Invité

Il peut absolument ne rien faire Il pourrait parce que moi je pense comme l'a dit Bruno tout à l'heure je pense comme lui qu'il finira par dire qu'il faut voter pour Valérie Pécresse mais je pense en même temps qu'il est très content de voilà il rappelle qu'il a toujours dit de Valérie Pécresse qu'elle était une bonne élève mais qu'elle n'était qu'une bonne élève ce qui est quand même à peu près ce qu'on peut dire de pire pour une candidate mais je pense qu'il ne pourra pas faire autrement que de soutenir celle qui représente quand même la famille

1:01:33
Présentateur

La droite LR prend-elle le même chemin mortifère que celui de la gauche PS ?

1:01:38
Invité

Ça dépendra beaucoup du résultat de l'élection présidentielle à savoir si cette fois le parti sa candidate accède au second tour de la présidentielle parce que si ce n'était pas le cas pour la seconde fois consécutive alors la famille Les Républicains serait en voie certaine d'exposition

1:01:56
Présentateur

La vraie surprise de ce scrutin ne serait-elle pas Fabien Roussel ?

1:02:01
Invité

C'est une surprise parce qu'on avait tellement l'habitude que ce soit un toboggan le vote communiste que si ça remonte un peu ben voilà cela dit si pour le moment c'était les sondages actuels qui étaient confirmés le passage de 2 à 4 ce n'est pas stratosphérique quand même

1:02:18
Présentateur

Oui mais il paraît qu'il plaît alors il plaît à la droite

1:02:20
Invité

Alors j'ai regardé cette semaine dans le j'ai regardé ces traits de personnalité de qu'est-ce qui plaît aux français parce que maintenant il commence à être identifié par les français il y a à peu près plus d'un tiers des français qui ont une bonne opinion de famille Roussel il y a trois mois il n'y avait même pas 10% des français qui le connaissaient ce qui est intéressant ce qui est intéressant c'est qu'il plaît effectivement davantage aux femmes qu'aux hommes ça c'est un point qui est favorable pour lui évidemment il fait le plein des voix communistes mais il est aussi perçu par les autres familles de gauche maintenant il est identifié donc je pense que l'électeur de gauche qui à l'aïcar qui était plutôt pour le nucléaire pas très bobos il peut se retrouver dans un vote des fouloirs pour Fabien Roussel

1:03:10
Présentateur

mais il pourrait être devant le parti socialiste le candidat du PC

1:03:13
Invité

c'est pas arrivé depuis 1969 c'est vrai que c'était d'autres proportions à l'époque mais enfin ce serait quand même de ce point de vue là une sacrée claque pour le PS

1:03:20
Présentateur

une question de Yves dans les Côtes d'Armor Anne Hidalgo a ses 500 signatures mais ne recueille qu'un petit 1,5% des intentions de vote où est l'erreur ?

1:03:30
Invité

il n'y a pas d'erreur c'est que c'est un système auquel il faudra peut-être repenser cette histoire des parédages par des élus le système est fait pour que les gens qui ne sont pas dans le système ne puissent pas se représenter soient mis à l'écart et il a été renforcé le temps du général de Gaulle c'était 100 signatures on est passé à 500 puis à 500 qui étaient publiés et même intégralement publiés désormais c'est de plus en plus rude et donc les gens qui représentent les anciens partis qui sont le plus présent parmi les maires parce que c'est l'essentiel c'est pour l'essentiel les maires qui désignent ils ont de la chance les entrants dans le système c'est plus dur

1:04:06
Présentateur

une question de Bruno dans le Val-de-Marne Christelle Taubira serait-elle prête à se tenir derrière Yannick Jadot ? c'est en tout cas une des portes de sortie possibles dans l'hypothèse où elle n'aurait pas ses 500 parrainages et c'est pas pour rien que des discussions sont déjà en cours entre les deux équipes une question de Michel en Meurtre et Moselle j'ai 73 ans et je vais toujours voter mais à présent plus par civisme que par conviction suis-je seule dans ce cas-là

1:04:29
Invité

non cette dame représente quelque chose qui est très souvent dit par les personnes ce monsieur qui est très souvent dit par les personnes de plus de 65 ou plus de 70 ans qui sont ceux qui vont le plus voter et qui disent que malheureusement ils y vont de plus en plus parce que c'est un devoir pour eux et de moins en moins parce que ça les intéresse vraiment il faut rappeler qu'en 2017 il y avait 12 millions d'abstentionnistes et 4 millions de bulletins blancs et nuls quand même 25% ça peut ne pas s'arranger

1:04:54
Présentateur

merci à vous tous c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 23h40 c'est l'heure de trouver Anne-Elisabeth Lemoyne bonsoir Anne-Elisabeth au programme ce soir bonsoir Caroline défection sondage au plus bas 1,5% d'attention seulement selon la dernière enquête Elab Anne Hidalgo va-t-elle tenir jusqu'au bout on lui pose la question la candidate PS à l'élection présidentielle est notre invitée et nous on se retrouve demain 17h50 je vous rappelle que vous pouvez retrouver c'est dans l'air quand vous le souhaitez en replay et en podcast et n'oubliez pas dimanche en direct 20h55 avec deux candidats à la présidentielle Marine Le Pen puis Fabien Roussel on en parlait justement qu'ils nous présenteront leur vision de la France dans le monde allez à demain à la présidentielle

1:05:35
Locuteur

et à la présidentielle on en parlait à la présidentielle