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InterviewC à vous (sur YouTube)· 7 mars 2022 4 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseÉconomie & entreprisesEurope & international

Guerre en Ukraine : sanctions contre sanctions, avec Gabriel Attal - C à Vous - 07/03/2022

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    L'Europe donne-t-elle un permis de tuer à Vladimir Poutine en fournissant des armes ?

  • 2:13OuverteRéponse directe

    La peur du nucléaire permet-elle à Poutine de poursuivre son offensive ?

  • 2:47FerméeÉludée

    La France est-elle entrée en guerre avec la Russie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16Invité politiqueFait
    « Ce que nous avons adopté au niveau européen en termes de sanctions, c'est historique, c'est inédit. »
  • 0:58Invité politiqueFait
    « on a été capable de dire qu'on gelait les actifs de la banque centrale russe, qu'on sortait des banques russes du système financier international. »
  • 1:04Invité politiqueFait
    « On prenait des mesures ciblées sur des oligarques. »
  • 1:32Invité politiqueChiffre
    « On constate que le rouble a perdu, je crois, 45%. »
  • 1:35Invité politiqueFait
    « Que la bourse de Moscou est obligée de rester fermée. »
  • 1:43Invité politiqueFait
    « Que vous avez le numéro 2 gazier en Russie, dont le conseil d'administration a pris position pour la fin du conflit. »
  • 3:02Invité politiqueFait
    « Elle s'est abstenue, certes. Mais en tout cas, la Russie s'attendait à ce qu'elle vote contre avec elle. »

Temps de parole

  • Gabriel Attal85 %
  • Présentateur8 %
  • Locuteur non identifié7 %

10,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Contentant de fournir des armes et un soutien logistique, l'Europe donne-t-elle un permis de tuer à Vladimir Poutine ?

0:06
Gabriel Attal

Je crois que personne ne veut d'extension du conflit, qu'il s'étende à d'autres pays, qu'il entraîne plus de dégâts, plus de morts. Est-ce que ça veut dire pour autant qu'on accepte le conflit ? La réponse est non. Ce que nous avons adopté au niveau européen en termes de sanctions, c'est historique, c'est inédit. On commence à en voir les effets sur l'économie russe.

0:24
Locuteur non identifié

Mais ça ne trage sans doute jamais reculer Poutine sur le terrain de bataille.

0:27
Gabriel Attal

Si on part de ce principe-là, à ce moment-là, on ne fait rien.

0:30
Locuteur non identifié

Non, tu n'allais pas le faire.

0:31
Gabriel Attal

Je sais bien ce que vous ne dites pas ça, mais évidemment que l'équilibre est ténu et que c'est difficile. Je crois que ce qu'a montré l'Union européenne ces derniers jours et ces dernières semaines, c'est au contraire sa capacité à se mettre d'accord sur, encore une fois, des sanctions historiques. Si on en avait parlé il y a quelques mois, personne n'aurait pu imaginer qu'aussi vite, qu'aussi rapidement, des sanctions aussi fortes auraient été adoptées. Et on a tous, dans l'Europe, des relations, une histoire, des intérêts différents avec la Russie.

Et pourtant, on a été capable de dire qu'on gelait les actifs de la banque centrale russe, qu'on sortait des banques russes du système financier international. On prenait des mesures ciblées sur des oligarques.

1:09
Locuteur non identifié

Sauf celles qui font commerce d'hydrocarbures. À la demande de l'Allemagne, les deux grandes banques qui ont été exclues de cette exclusion, vous voyez, il y a eu aussi des compromis faits avec les Européens.

1:20
Gabriel Attal

Vous vous souvenez que dans les premières heures, un certain nombre de pays estimait qu'on ne desswifterait, entre lesquelles, aucune banque. Et on a réussi à trouver ce premier accord. On continue à discuter de sanctions plus importantes. Mais qu'est-ce qu'on constate aujourd'hui en Russie ? On constate que le rouble a perdu, je crois, 45%. Que la bourse de Moscou est obligée de rester fermée. Qu'il y a un impact sur l'économie russe. Et d'ailleurs, vous avez des oligarques qui commencent à se retourner face à Vladimir Poutine. Que vous avez le numéro 2 gazier en Russie, dont le conseil d'administration a pris position pour la fin du conflit.

Que vous avez des prises de position dans l'église orthodoxe. Et on sait à quel point elle est proche du pouvoir russe. Donc, encore une fois, il y a des signaux qui montrent que les sanctions que nous avons prises commencent à produire des effets. Est-ce que ce sera suffisant ? On est en train de regarder pour alourdir encore les sanctions. Et dans le même temps, on permet à l'Ukraine de tenir, parce qu'elle a fait ce choix courageux de résister, en lui fournissant une aide humanitaire et une aide en matière de matériel de défense.

2:13
Présentateur

Mais il y a cette peur, cette terreur du nucléaire sur laquelle joue Vladimir Poutine. Et qui va certainement lui permettre de poursuivre son offensive.

2:19
Gabriel Attal

Encore une fois, tout ce qu'on fait a pour objectif qu'il soit obligé de revoir ses plans et ses calculs. Et si on s'était parlé, encore une fois, il y a quelques mois, je ne suis pas sûr qu'on aurait pu imaginer que de telles sanctions aussi fortes, avec un tel effet sur l'économie russe, auraient pu être adoptées. Elles l'ont été. Et dans le même temps, encore une fois, on permet aux Ukrainiens de tenir du mieux que nous pouvons, avec des équipements qui leur sont livrés, avec une aide humanitaire, aussi avec une mobilisation diplomatique. Parce que ce qu'on a montré ces derniers jours...

2:47
Présentateur

Il n'est surtout pas entré en guerre avec la Russie.

2:49
Gabriel Attal

Ce qu'on a montré ces derniers jours, c'est l'isolement de la Russie aussi dans ce conflit. Et qu'au niveau des Nations Unies, au Conseil de sécurité, à l'Assemblée générale, la Russie espérait compter sur certains pays pour voter contre les résolutions qui étaient proposées, notamment la Chine. Elle n'a pas voté contre. Elle s'est abstenue, certes. Mais en tout cas, la Russie s'attendait à ce qu'elle vote contre avec elle. Ça n'a pas été le cas. Donc il y a aussi cette mise au banc des nations de la Russie qui joue aussi. Et l'objectif, encore une fois, c'est qu'avec cette pression, Vladimir Poutine finisse par se dire, cette guerre, elle me coûte trop cher.

Et probablement qu'il y ait des personnes autour de lui qui lui disent aussi, ça nous coûte trop cher. Et en tout cas, que le président de la République, c'est pour ça qu'on maintient ce canal, parce qu'on ne sait pas avec qui parle Vladimir Poutine, qui peut lui parler franchement, librement, clairement autour de lui. En tout cas, que le président de la République puisse avoir ce discours franc et direct avec lui et lui dire précisément ce qui est en train de se passer.

3:35
Présentateur

Ça va coûter trop cher, cette guerre-là.

3:36
Gabriel Attal

C'est le genre de propos que lui tient à Vladimir Poutine ? C'est exactement ce que lui dit le président de la République dans leurs échanges.