Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 1 juin 2026 20 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

"La gauche de responsabilité n'a pas encore de candidat pour 2027" (Patrick Kanner)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelle analyse faites-vous des violences après la victoire du PSG ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Les fan zones ont-elles fonctionné selon vous ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce un problème culturel ou d'éducation ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer ces violences chez des jeunes sans lien avec le sport ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    La gauche de responsabilité n'a pas encore de candidat pour 2027 ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi Mélenchon est-il un vote inutile selon vous ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

13h [musique] 15h Europa Info. Il est 14h33 à la suite d'Europa Info. Les grands entretiens politiques avec Lellie [musique] Mathias jusqu'à 15h.

On accueille notre second invité Patrick Caner, sénateur PS du Nord et président du groupe socialiste au Sénat. Bonjour Patrick Caner. Bonjour à la Mathias.

Soyez le bienvenu. Dans un instant, on parlera de 2027 et des différents candidats. Mais juste avant, bien sûr, on ne peut pas ne parvenir sur euh les incidents, la casse, les pillages, les blessés aussi et même un mort après une belle victoire footballistique, belle victoire du PSG.

Mais ces incidents, je voudrais vous faire écouter Emmanuel Grégoire, le maire de Paris qui a été l'invité de BFM hier. Il a relativisé ses violences. Écoutez-le.

D'abord, hier soir, dans l'immense majorité des cas, les gens ont vécu ça en famille avec des avis et c'était une fête extraordinaire. Et des incidents en marge des grands événements, ça fait des siècles que ça existe. C'est aussi leur médiatisation et peut-être aussi l'obsession de ces fauteurs de troupe qui viennent se qui viennent casser, qui se mettent en scène eux-mêmes sur les réseaux sociaux.

Il y a une forme d'emballement [musique] ou d'enchaînement et d'incitation d'une certaine manière à faire n'importe quoi. 890 interpellations en hausse de plus de 45 %, un mort 219 blessés dans lui grièvement 178 policiers et gendarmes blessés. C'est de l'emballement en tout cas.

Monsieur Grégoire que je connais bien, le nouveau maire de Paris ne minore pas ses incidents. D'ailleurs, sur la totalité de ces interventions, je les ai écouté et relu. Il dit c'est une situation totalement inadmissible.

Donc inadmissible, ça veut dire qu'il ne tolère pas ce qui s'est passé et il a raison à Paris il y a maintenant 48 he à Paris et dans des dizaines d'autres villes, 70 villes, je crois, qui ont connu ce type de d'événement. Donc euh quand on est un élu local, un grand élu local comme Emmanuel Grouard, euh on est là pour euh faire la part des choses naturellement euh ne pas tout mélanger. Euh il a raison de ne pas mélanger les vrais supporters.

Euh et d'ailleurs peut-être qu'on en parlera et il a évoqué l'idée de de faire des fan zones quand il y a ce type d'événement et je suis bien placé pour le connaître puisque j'étais ministre des sports en 2016 quand on a créé les fin de zone pour l'euro 2016. Vallé qui était à votre place et un instant disait que les fin de zone ça ne servirait à rien, ça déplacerait le problème et que il fallait aussi les sécuriser. Donc d'autres un autre dispositif.

Monsieur Valet que que j'ai entendu aussi avant de rentrer dans sur ce studio disait mais il faut pas que les politiques parlent de ce qu'ils ne connaissent pas notamment de police. Bah lui il connaît rien en sport quoi manifestement. Et donc oui mais en terme de dispositif policier il peut s'y connaître.

Oui, bien sûr. Mais attendez, les fan zones, elles ont été créées sur les 51 matchs de l'Euro 2016. Dans les 10 villes hautes, on a 8 millions de personnes totalement sécurité alors que nous étions en pleine période d'attentat.

Vous vous en souvenez à l'époque donc 8 millions de personnes étaient dans les fin de zones, elles ont été maîtrisées, sécurisées, tout s'est bien passé. Il n'y a eu aucun incident ni avant, ni pendant, ni après. Moi, je m'en félicite.

D'ailleurs, le seul grand incident que nous avons connu en 2016, c'était un problème d'ouliganisme et c'était des supporters russes qui avaient matraqué des supporters anglais dans le vieux port. Donc, ça avait rien à voir avec la situation. Revenons-en au discours d'Emmanuel Grégoire parce qu'il dit quand même, "Ça fait des siècles que ça existe mais regardez ce qui s'est passé à Lance pour la victoire de la Coupe de France.

Il y a pas eu de problème." Oui, ben vous avez un deuxième jeti dans votre studio. Justement voilà, donc vous l'avez vu vous l'avez fêté aussi cette victoire.

Évidemment, je l'ai je l'ai fêté même si d'ailleurs là ce n'est pas mon équipe de cœur, mais bon, c'est un autre débat. Mais ce qui est certain, c'est que ce public nordiste peut-être parce qu'il a une histoire, parce qu'il a une éducation particulière, parce qu'il y a un lien avec le sport qui est spécifique, effectivement ne dégrade pas. On ne dégrade pas.

Il y a eu quelques incidents à Lille samedi soir mais extrêmement léger. Voilà. Est-ce que c'est un problème culturel ?

Est-ce que c'est un problème de conscience, un problème d'éducation ? peut nous interpeller d'ailleurs parce que qu'est-ce qui peut passer dans la tête d'un jeune qui n'est pas un supporter puisque je vous rappelle quand même que ces incidents ont eu lieu avant le match, pendant le match et après le match. Donc ce sont des vandales, ce sont des casseurs que je condamne avec la plus grande fermeté et j'espère d'ailleurs que la justice sera la hauteur de l'événement parce qu'il faut les disaler de recommencer naturellement.

Donc moi je je considère qu'il faut s'interroger sur le non pas le pourquoi ou le comment, mais qu'est-ce qui peut se passer dans la tête d'un jeune que de vouloir casser une vitrine, aller voler comme cela, être un vandal, un pillers, pour moi, c'est inacceptable. Les policiers ont fait leur boulot. Les policiers ont fait leur boulot.

Je les salue. Non seulement je les salue, mais ils ont pu protéger ce qu'il devaient protéger en terme de biens public ou de biens privés. Et surtout euh il n'y a pas eu euh euh excusez-moi de graves blessés dans un mort.

C'est un accident. Voilà, c'est un jeune, j'ai je l'ai vu comme bout des images. Il il a pris une il a pris une bretelle et il s'est fracassé contre des des murs en béton.

Malheureusement, il fête, il y a eu des blessés en nombre en nombre c'est beaucoup trop. C'est beaucoup trop. Mais par rapport aux dizaines de milliers de personnes qui étaient dans les rues samedi soir, voilà, je pense que comme le dit le ministre de l'intérieur, globalement les choses ont été maîtrisé.

Mais c'est de trop. C'est de trop. Donc, il est inacceptable qu'on voit débarquer des jeunes comme cela pour piller et qui n'ont rien à voir avec les supporters.

Il y a eu des lois, moi j'en ai porté à l'époque au ministère des lois pour encadrer le supporterisme et prévenir le houliganisme. Mais là, on est devant un phénomène que je qualifierai des meutes urbaines. C'est un prétexte le match.

C'est un prétexte. Oui, ça on l'a bien compris. Mais est-ce que vous auriez eu les mêmes mots Clémence Geté la députée Lfian-Luc Mélenchon qui avant même la fin du match avait tweeté et avait dit avait appelé le ministre de l'intérieur à ne pas gâcher la fête une nouvelle fois et à se garder de toute répression violente.

Vous savez madame Guéet appartient à un parti politique qui a dit que la police tue. Voilà, il y a une filiation historique que je regrette. Voilà, il faut savoir euh être dur avec ceux qui cassent, protéger la police qui fait son travail, qui a une doctrine.

Après, rien nous empêche d'analyser les choses, qu'il y ait des commissions, qu'elles soient d'enquête ou pas d'enquête, que le travail parlementaire se fasse pour vérifier le bilan. C'est ce que nous avons fait d'ailleurs à une autre finale, vous vous rappelez donc de la Ligue des Champions qui s'était déroulée à Paris. Écoutez, le maire du Parti socialiste de Saint-Touin, Karim Wanran, il était l'invité ce matin de BFM et pour lui, il faut une intransigence totale contre les casseur.

Une faillite au niveau du respect du devoir, recanctuariser ce qui est le respect de l'autorité, l'autorité politique, l'autorité républicaine, l'autorité tout court. Mais derrière, on voit bien que il y a une partie du service public qui a failli également sur le plan de la prestation, sur le plan de l'espoir, sur sur le plan de l'espérance. Il y a cette espèce de désespérance partagée qui est qui prévaut aujourd'hui pour toute une catégorie d'âge qui justifie quelque chose.

Je suis pas en train de justifier. Un casseur, ça reste un casseur. Moi, mon job, c'est d'anticiper et de faire en sorte que des problèmes qui deviennent structurels, on y apporte des solutions pérennes.

Alors, il a un tout petit peu modéré sur ses propos. Après, il a appelé à ne pas stigmatiser tous les jeunes en faisant des amalgames comme le fait Jordane Bardella, je cite, "Il faut donner des perspectives à tous nos jeunes." Et qu'est-ce que vous comprenez de de ces propos ?

Vous savez, c'est un maire Courage, Karim Abran que je connais bien, maire de Saint-Toin, qui a la franchise de ses propos et qui est tous les jours sur le terrain et il connaît parfaitement ces quartiers qui souffrent manifestement et ces quartiers où le service public disparaît. C'est ce qu'il a voulu dire si j'ai bien entendu ce propos. Des quartiers où les classes les classes de d'élèves sont surchargées euh où il y a une concentration ethnique, il faut le dire. euh potentiellement où les jeunes s'interrogent sur leur devenir où l'ascenseur social n'existe plus.

C'est ce qui justifie la casse. Non, absolument pas. Et d'ailleurs, c'est pas ce qu'il a dit. [raclement de gorge] Rien ne justifie la casse.

Mais le désespoir peut doit être combattu. Euh et il est vrai que pendant des années et des années et c'est encore le cas, il y a une forme de ségrégation euh dans ces quartiers qui ne justifi en rien la ce casse que nous avons vu, hein, qui est pas de malentendu mais une forme de désespoir qui aujourd'hui être combattu. Voilà, moi je ce que je souhaite euh c'est que vraiment on analyse ce qui s'est passé.

Ce n'est pas acceptable que pour ces grands événements, il y ait des débordements qui aujourd'hui ont tué un jeune supporter manifestement ou un ou un motoriste, peu importe. euh malheureusement pour lui qui ont blessé des des euh des gendarmes, des policiers qui ont blessé aussi euh peut-être simplement des passant euh qui ont utilisé des mortiers comme armes par destination, des mortiers donc des feux d'artifice. Mais on le savait, on pouvait déjà anticiper en fait çaavait déjà pour la demi-finale déjà l'an dernier.

Bonne question parce que ce ne sont pas des rassemblements spontanés euh et je ne crois pas la spontanéité dans 70 euh villes françaises. Il y a sûrement eu des messages sur les réseaux sociaux. Il y a sûrement eu des consignes de rassemblement, des repérages pour que ces rassemblements puissent avoir lieu.

Donc moi, je souhaite que nos renseignements territoriaux, que la police d'investigation regarde comment ces rassemblements ont pu être organisés et remontés parce que derrière cela, il peut y avoir aussi de la manipulation, de l'instrumentalisation et faire que finalement la casse serve les plus extrêmes dans la vie politique française. Tension danger, il ne faut pas que ça se reproduise. L'ordre, ça se décide, dit le président les républicains et candidats à la présidentielle Bruno Rotaillot. l'ordre et la justice sociale.

L'ordre et la justice sociale. Donc sur les deux jambes. Sur les deux jambes, c'est-à-dire que euh tolérance zéro sur la répression euh et tout faire pour que la prévention soit la meilleure des solutions sur le long terme.

Patrick Caner, le sénateur socialiste du Nord et président du groupe socialiste au Sénat et l'invité des grands entretiens politiques d'Europe info. 13h [musique] 15h Europe Info. Très bel après-midi, c'est la suite d'Europaino.

Grands entretiens politiques avec Lellie Mathias jusqu'à 15h pour cette dernière partie d'émission. Notre invité Patrick Caner, sénateur PS du Nord et président du groupe socialiste au Sénat. On va parler évidemment de 2027 de cette campagne présidentielle qui a bel et bien commencé hein malgré tout.

Tiens, je voudrais vous faire écouter ceci. Écoutez, j'ai toujours considéré que c'était le vote inutile à gauche. Pourquoi un vote inutile ?

Parce que monsieur Mélenchon, au second tour, on est sûr du résultat. C'est l'extrême droite qui arrive au pouvoir et donc la gauche de responsabilité que que j'ai l'honneur avec d'autres de représenter se doit se choisir un candidat capable de montrer que à un second tour nous puissions battre l'extrême droite et pour l'instant aucun sondage ne donne monsieur Mélenchon gagnant face à madame Le Pen ou à monsieur Bardella. Bon Patrick Caner, c'était vous il parle bien c'était vous-même sur Public Sénat.

C'était la semaine dernière. En attendant dans les sondages puisque vous les évoquez, Jean-Luc Mélenchon monte, il grimpe. Il a jamais été aussi haut à un an d'une élection présidentielle, il est à 16 %.

Donc est-ce Oui. Logique. Logique.

C'est-à-dire que aujourd'hui dans la gauche de responsabilité, comme j'aime bien l'appeler, celle qui est appelée potentiellement à gouverner, il n'y a pas de de candidat véritablement identifié. Enfin si mon ami et mon collègue député Jérôme Gage qui c'est qui est voilà qui est candidat euh mais bon Raphaël Gluxman a dit qu'il attendait un mois 2 mois 3 mois François Hollande ne pour l'instant ne se déclare pas ni Olivier Fort ni Boris Vallot et bien d'autres donc voilà Jean-Luc Mélenchon occupe une place pour l'instant qui est vide parce qu'il n'y a pas de candidat est-ce que la gauche comment vous disiez déjà responsable est-ce qu'elle ne est-ce qu'elle ne perd pas du temps là justement Vous savez en fait qu'est-ce que vous attendez ? C'est la question.

Non mais ce que j'attends c'est effectivement une clarification politique qui aboutisse à ce que les 10 ans de macronisme soient jugés. Non mais qu'est-ce que vous attendez là pour pour être pour vous mettre en ordre de marche ? Ah bah vous savez, il y a eu l'hypothèse de la primaire qui est maintenant une hypothèse qui s'éloigne de plus en plus puisque cette primaire était essentiellement une primaire entre le Parti socialiste et le groupe des vers à l'Assemblée nationale dans ces différentes sensibilités.

Je pense que tout le monde a compris que c'était pas la meilleure solution aujourd'hui quand on sait que quand on écoute Fabien Roussell qui manifestement quasiment sur le bloc départ enfin Raphael Gluxman qui attend 3 mois mais mais bon il est il est il se prépare lui aussi et et et d'autres donc cette primaire ne se déroulera pas comme on le souhaite comme notamment Olivier Fort pourrait le le souhaiter et moi c'est je ça sa position est légitime mais je crois que c'est pas la bonne solution et que la bonne solution c'est le candidat du consensus du compromis et celui qui soit capable de devancer Jean-Luc Mélenchon au premier tour. Je ne regrette pas ce que j'ai dit. Quand je dis est un vote inutile, c'est la seule configuration effectivement, on est sûr du résultat au second tour.

Donc euh moi, j'espère trouver un candidat, alors c'est vrai que c'est compliqué, qui soit devant Jean-Luc Mélenchon, qui soit entre 18 et 20 % pour être qualifié au second tour, qui soit capable de garder les voies de gauche tout en tout en allant chercher ensuite des voix qui viennent plutôt du centre droit parce que aujourd'hui la gauche, j'ai regardé les sondages avant de rentrer sur ce plateau, on on plafonne toujours à 30, 31 32 % au maximum. 32 % ça fait pas 50 %. Et donc la partition, la tripartition que nous connaissons aujourd'hui, elle est elle est manifeste. 1/3 extrême droite Bardella Le Pen Le Pen Bardella 1/3 droite que je qualifierai de républicaine de avec le socle commun et et les et les LR et 1/3 gauche 1/3 ça fait pas 50 % c'est une élection scrutin majoritaire à deux tours avec voilà il faut atteindre la barre des que la France la France insoumise et ce que dit également le RN en disant mais nous là en attendant on déroule ils déroulent leurs candidats alors candidat pour le RN il y a grand un doute mais en tout cas, c'est soit Jordan Bardella, soit Marine Le Pen et la France insoumise ses Mélenchons, ils sont en ordre de bataille, ils y vont, ils prennent de l'avance, ils prennent de l'avance sur une et ils le disent le meilleur espoir de la gauche, eux, ils disent le meilleur espoort de la gauche, c'est nous.

Alors, ils prennent de l'avance avec quand même un électorat qui aujourd'hui n'est pas encore entré dans cette élection présidentielle. Il va y avoir la période estivale, la Coupe du monde de football. On revient au football qui va occuper tous les esprits.

Vous allez voir pendant plus de de 2 semaines 3 semaines, il y a un nombre de matchs incalculable. La période de estival va arriver, il y aura le Tour de France et cetera, la rentrée scolaire. Vous savez, je pense que c'est vraiment à partir de l'automne que les Français rentreront dans la campagne.

Alors là, il est vrai qu'il faudra que cette gauche que j'appelle de mes vœux en terme de responsabilité puisse se déterminer à un champion comme on dit. Et la question du départage n'est pas tranchée. Je vous le concède la question du départage.

Il y a encore un [raclement de gorge] flou euh autour de cette méthode qui permettra de déterminer celui ou celle. Mais vous avez compris plutôt celui quand on regarde les candidatures qui se présentent à la porte de cette compétition. Euh plutôt celui qui sera le mieux placé.

Aujourd'hui, Raphael Luxman fait partie de cette famille comme d'autres comme François Hollande, comme Olivier Fort, c'est cette famille qui est une famille qui n'est pas d'extrême gauche. Voilà, c'est pas une honte d'être d'extrême gauche. Jean-Luc Blanchon ne veut pas accepter cette classification, même si elle a été actée pour les élections municipales par le ministère de de l'intérieur.

Je ne pense pas que monsieur Mélenchon puisse déjà se qualifier, mais s'il se qualifie, je connais le le résultat à l'avance. Je ne veux pas de l'extrême droite élu parce que monsieur Mélon avant il y avait ce qui alors avant il y avait le Front républicain. Oui.

Mais manifestement il ne marchera pas avec Jean-Luc Mélenchon. Je pense qu'il peut marcher avec un Gluchman, avec un Hollande, c'est manifeste. Pourquoi avec Jean-Luc Mélenchon ?

Précisément parce que il représente une partie de la classe politique française d'extrémisation, de brutalisation. Euh ces expressions son flirt avec des propos antisémites pour ne pas dire directement antisémite. Récent, j'oublie pas ces petits calembours particulièrement nausé à bon.

Vous l'avez vous les avez entendu comme moi euh sa manière de fonctionner et puis surtout son projet politique. Son projet politique est un projet politique qui nous isolerait complètement et notamment au niveau européen. Le jour où je verrai un drapeau européen euh sur une scène ou bien du RN ou bien de LFI dans un grand meeting, je me dirais quelque chose a changé.

Moi, je suis profondément européen, républicain, je crois la justice sociale et je pense que Jean-Luc Mélenchon est aujourd'hui le candidat d'un extrémisme que je que j'ai d'ailleurs toujours combattu dans ma vie politique. On dit que les électeurs maintenant, c'est vrai en France ou pas forcément d'ailleurs, désirent du radical, du clivant. Est-ce que c'est pour ça qu'il y a euh ce second tour Oui. que l'on imagine entre eux le Rassemblement national d'un côté et la Franceoumise qui laisse absolument pas de place pour ils veulent du changement. don vous parliez, ils veulent du changement.

Ils veulent du changement. C'est manifeste. Il considèrent que le pays depuis 10 ans va plus mal qu'il ne l'a été.

Je je et je partage leur leurs sentiments. Ils se sentent déclassés dans le secteur rural. Ils n'ont plus accès aux soins quand comme ils le souhaiteraient.

Il voi que leurs enfants sont dans des écoles. Voyez l'épisode de de la canicule. Moi, combien de parents que j'ai vu dans les communes du nord me dire "Mais on veut pas mettre nos enfants dans des bouloirs thermiques".

Donc tout ça, ça crée de la colère. Euh c'est un désespoir qui se transforme en colère. Et cette colère est captée, il faut le dire, par le RN.

Et une partie des lecteurs de de l'fi, comment nous, comment cette gauche, moi je parle pas de la droite, mais comment la gauche qui a gouverné ce pays, qui a transformé ce pays, qui a reformé pourra se choisir un champion. C'est tout l'enjeu des prochaines semaines. Parce que c'est ce que disent aussi les Français, je pense eux, on les a pas essayé.

Eux, c'est LFI et RN. Oui. Alors qu'on vous a essayé, alors qu'on a essayé aussi le centre, alors qu'on a essayé aussi la droite.

C'est vrai. Et et cette litanie en disant mais finalement va leur donner leur chance un/ers des Français mais il y a 2/3 des Français qui ont compris que ce vote serait un vote négatif pour notre pays qui entraînerait à une moins value sur le plan international et surtout, je le dis, à des fautes sur le plan économique. Moi, quand j'écoute monsieur Bartella sur le plan économique, permettez-moi de vous dire, j'ai peur.

Alors, écoutez, Raphael Gluxman, il était l'invité de RTL hier. Je crois qu'il y a en France un réel problème qui est l'obsession de la candidature. Ce que je veux moi, c'est l'obsession du gouvernement de la France, de l'exercice des responsabilités.

Un livre cette semaine, c'est le début d'une candidature présidentielle, soyons honnête. parce que je pense que j'ai une responsabilité particulière sur cet espace politique. Je suis celui qui est le seul qui a fait un score à deux chiffres à une élection nationale depuis plus de 10 ans.

C'est votre candidat Raphael Glunsman plus que un socialiste. Mon obsession c'est que l'extrême droite ne soit pas au pouvoir dans un an dans notre pays. Si monsieur Gluxman rassemble cet espoir, ce combat, cette antidote par rapport à l'extrême droite, il sera effectivement mon candidat mais rien n'est joué au moment où je vous parle.

Merci beaucoup Patrick Caner.