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Conférence de presse - Lancement des travaux d'extension et de restructuration du stade de la Meinau

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 17:01RelanceRéponse directe

    Le coût de 160 millions est bien plus élevé que les 113 millions annoncés en octobre. Quels sacrifices ou choix ont été faits pour limiter cette hausse ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Existe-t-il un plafond au-delà duquel les collectivités auraient refusé de financer le projet ?

  • 23:00OuverteRéponse partielle

    Quel est le volume d'accueil de la fanzone et quelles entreprises ont été retenues pour les travaux ?

  • 27:00OuverteRéponse directe

    Comment réduire la circulation automobile aux abords du stade sans créer de nouvelles places de stationnement ?

  • 33:00RelanceRéponse directe

    Le planning est-il définitivement arrêté ? Les travaux commenceront-ils cet été malgré les difficultés du club ?

  • 37:00OuverteRéponse directe

    Le lancement des travaux peut-il accélérer la venue de nouveaux actionnaires pour le club ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Président EurométropoleChiffre
    « Le coût global des travaux est aujourd'hui de 160 millions d'euros. »
  • 6:00Président EurométropoleFait
    « Le gros des travaux est en 2024-2025 et nous comptons bien livrer le projet sur l'été 2026. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 1, 3, 1, 2 Je ne sais qu'une fois, le consulteur est fait. Ah ouais, ça, tu vois. Bien sûr, je dis, parce que tu vois la tête d'Orgé, les gens, les gens, les gens, les gens, les gens...

En tant que de tâches, il met des lignes, machin...

Moi, je veux bien croire qu'il y a un autre...

Ah oui ! Il doit bien faire quelque chose, donc c'est qu'il y a une...

C'est pas...

C'est pas vrai, t'as une...

C'est le barquelin, hein ? Oui, ouais, je veux faire ça. Pas de grand chose.

C'est ça, c'est ça. C'est ça, c'est ça, c'est ça. C'est ça, c'est ça.

C'est ça, c'est ça. C'est ça, c'est ça. Voilà, voilà, c'est ça.

Voilà, c'est ça. Voilà, c'est ça. J'ai l'impression que c'était l'entrée.

C'est ça. Je veux voir une arrêt. C'est pas la même interprète aussi.

Je veux voir une arrêt. Mais moi, moi, moi, vous...

Vous montez la surface...

Il faut augmenter la surface... ... ... ... ... ... ...

Bonjour à tous et à toutes. Merci d'être venus si nombreux à cette conférence de presse qui est dédiée à faire un point sur le projet de rénovation du stade de la Méno. Merci d'être venus à notre rencontre.

J'ai le plaisir donc de lancer cette conférence de presse et d'insister d'emblée sur le caractère partenarial porté par l'Eurométropole de Strasbourg. Nous sommes aujourd'hui réunis avec tous les partenaires du projet du stade de la Méno, la ville de Strasbourg, la région Grand Est, la CEA et le Racing Club lui-même. Merci d'être là et nous avons voulu saisir cette occasion pour annoncer ensemble le lancement des travaux.

En effet, nous arrivons au terme du processus de la commande publique. Et les travaux de rénovation du stade et de ses abords débutent comme prévu en cet été 2023. Je voudrais insister aussi sur les enjeux financiers qui nous ont beaucoup préoccupés ces derniers temps et une décision commune qui en découle.

Vous connaissez tous le contexte financier difficile dans lequel nous nous sommes et en général les projets portés par les collectivités locales et nous sommes résolument motivés, impliqués dans la poursuite du projet. Nous connaissons l'importance du projet de rénovation du stade de la Méno pour le territoire, pour le rayonnement de notre territoire, pour ses habitants et pour notre club local si populaire. Calendrier et financement.

Il me revient de vous dire que la commission d'appel d'offres s'est réunie le 27 avril. Elle est clôturée maintenant. Nous avons incessamment une délibération au Conseil de l'Eurométropole au mois de mai qui actera le début des travaux.

La clé de répartition financière des partenaires est maintenue. Le coût global des travaux est aujourd'hui de 160 millions d'euros. Le profil du calendrier est clair aussi puisque nous lançons le gros des travaux, nous lançons cet été des travaux et le gros des travaux est en 2024-2025 et nous comptons bien livrer le projet sur l'été 2026.

Pour conclure, j'aimerais insister à quel point nous travaillons ensemble sur ce projet emblématique qui est le stade de la Méno. C'est un marqueur de notre identité locale. C'est sur cet esprit fédérateur du sport, du sport de haut niveau que l'Eurométropole et les collectivités se mobilisent.

Nous souhaitons capitaliser sur cette bonne image que représente le club et surtout la grande fidélité de ses supporters pour aller ensemble vers la rénovation de ce stade. Et donc match après match, nous savons à quel point les supporters et les amis du stade de la Méno sont présents et donc nous sommes engagés ensemble pour le soutien du sport de haut niveau et donc très heureux ensemble de vous annoncer que les projets de rénovation du stade de la Méno sont bien lancés, bien actés, inscrits dans un calendrier et seront ensemble cofinancés. Je passe la parole à la maire de Strasbourg.

Merci beaucoup. Bonjour à toutes et à tous. Je me joins aux salutations de la présidente.

Je salue l'ensemble des partenaires présents et je veux vous dire à mon tour ma joie et mon plaisir aujourd'hui que nous soyons tous et toutes réunis pour pouvoir annoncer finalement le démarrage de ce grand projet de rénovation pour un équipement absolument emblématique de Strasbourg. Mais aussi de notre région et bien au-delà. Donc c'est un motif de fierté.

C'est un motif de fierté aussi pour les habitants du quartier de la Méno puisqu'on entend parler de la Méno partout en France. Et le point sur lequel je souhaitais insister, c'est le fait que ce projet qui est évidemment un projet sportif et sportif de haut niveau, emblématique du rayonnement et de l'excellence sportive de notre territoire, c'est aussi un projet de territoire et c'est un projet qui est ancré dans l'histoire de la ville, dans l'histoire du quartier. Et c'est véritablement la manière dont nous avons travaillé pour améliorer ce projet ces derniers mois, ces dernières années et notamment depuis le début du mandat.

Donc ce stade, il fait partie intégrante de la vie strasbourgeoise depuis un siècle, plus d'un siècle, 1919, la première tribune en bois dans le quartier de la Méno. Et donc rénover cet équipement plutôt que de dire qu'on va aller construire un nouveau stade ailleurs, en dehors de la ville, ça fait pleinement sens puisqu'on garde ce stade en cœur de ville. On réhabilite l'équipement existant, ce qui est aussi évidemment une pratique vertueuse du point de vue écologique.

Et on en fait finalement un équipement qui va permettre d'améliorer au quotidien la vie des habitantes et des habitants et notamment des habitants du quartier de la Méno. Tout à l'heure, on voyait sur l'image la future fan zone, puisque en fait, ce projet, c'est bien sûr la rénovation du stade en tant que tel, mais c'est aussi l'amélioration des abords du stade. C'est la création de cette fan zone qui sera également ouverte sur le quartier, également ouverte sur d'autres événements de notre ville.

Et je crois que c'est important de dire aussi que les habitants, les riverains, les usagers s'impliquent d'ores et déjà dans ce projet. Ils ont pu aussi formuler leurs orientations et c'est ce qui a permis de monter en qualité, notamment du point de vue de l'aménagement. Donc, je le disais, un projet vertueux du point de vue écologique, des abords du stade qui seront désimperméabilisés, qui seront végétalisés, qui vont permettre de planter plus de 650 arbres.

C'est également l'amélioration des mobilités pour accéder au stade, mais ça bénéficiera évidemment à tout le quartier et à toute l'agglomération. Donc, c'est la fluidité des déplacements avec un développement des transports collectifs et des mobilités actives. Et puis, puisque je parlais d'un projet vertueux du point de vue écologique, dire quand même aussi qu'on a poussé les curseurs environnementaux les plus loin possible dans toutes les dimensions de ce projet.

Et donc, on va le retrouver dans la performance énergétique du futur stade, enfin du stade rénové. Ce n'est pas un petit enjeu par les temps qui courent. On va évidemment avoir recours aux énergies renouvelables.

On va préserver la ressource en eau. Donc, on est et on va aussi utiliser des matériaux de réemploi et des matériaux biosourcés. Donc, on est sur de la haute qualité environnementale.

Je terminerai en disant qu'il y a aussi une dimension sociale, puisque ce chantier va permettre de réaliser 60 000 heures d'insertion qui vont directement bénéficier à des personnes éloignées de l'emploi. Donc, c'est colossal. Et ça montre que ce chantier, ce sera un chantier exemplaire du point de vue environnemental et social.

Et pour terminer, dire que ce très beau partenariat nous permet d'avancer ensemble sur des questions sociétales. Et je veux remercier, en profiter pour remercier le Racine, de son engagement toujours plus loin sur les questions environnementales et sociales. On en discute depuis maintenant plusieurs mois.

Avec des engagements du club à aller toujours plus loin sur les questions climatiques ou les questions d'insertion et les questions sociales. Et donc, voilà, ça en fait, je le disais, un projet exemplaire dont je me réjouis avec vous. Si vous interrogez n'importe quel supporter de foot en France et vous lui dites la méno, il s'est instantanément situé ce stade qui est un stade emblématique de cette ville de Strasbourg.

Un stade qui a connu des heures de gloire, qui a connu des périodes difficiles, qui est remonté en Ligue 1. Et on se devait évidemment, dans ce contexte-là, de soutenir ce beau projet, à la fois compte tenu de l'ambition sportive qui porte un projet comme celui-ci. Je voudrais rendre hommage à toute l'équipe du Racine autour de Marc, qui depuis six ans, il me le disait, fait en sorte de surmonter les obstacles qui se présentent, les aléas de la conjoncture pour parvenir à ses fins.

Féliciter également l'Eurométropole qui porte ce projet et qui a fait en sorte, en dépit d'une conjoncture très difficile, d'arriver à serrer les enveloppes au maximum. Vous savez ce qu'est la conjoncture dans le domaine de la construction depuis la guerre d'Ukraine et même un peu avant. La désorganisation des chaînes logistiques a fait flamber les prix, d'où les augmentations.

Mais on se devait évidemment de suivre un projet comme celui-ci qui va conforter le club, son assise financière. C'est un projet qui doit permettre au club de mieux se porter encore compte tenu de la rentabilité qu'on entend de travaux comme celui-ci. Il n'est pas anormal d'employer ses terres dans le monde du football.

Quand on voit comment le monde du football évolue, quand on voit que l'attrait des capitaux est de plus en plus forte, notamment de capitaux étrangers, si on veut donner sa chance au Racing dans les années qui viennent, si on veut lui permettre de se développer, pourquoi pas de retrouver l'Europe ? C'est un objectif qu'on a tous en tête. Il faut lui donner les moyens de se développer.

Et les moyens, ça passe par un stade, un stade digne de ce nom, un stade moderne, un stade capable d'accueillir plus de sponsors, plus de partenariats, capable de permettre également aux supporters qui sont probablement les meilleurs supporters de France aujourd'hui d'être accueillis dans de bonnes conditions. Et puis, comme l'ont dit Jeanne et Pia avant moi, le projet du stade, il dépasse le cadre de la pelouse et des tribunes puisqu'il va transformer le secteur de la Maine-Eau. On espère qu'il va aussi générer du côté de la SNCF un peu plus d'attention aux supporters les jours de match.

Et j'ai proposé lors d'une dernière rencontre d'inviter le président Farando, le président de la SNCF, à venir voir un match et se rendre compte du potentiel que représente la gare située à deux pas du stade. Et là aussi, on attend beaucoup en la matière de la SNCF qu'elle prenne conscience de l'importance des allées et venues autour du stade les jours de match pour permettre à cette fanzone de fonctionner, pour permettre aux supporters d'échapper aux embouteillages et aux contraintes du stationnement, pour permettre d'optimiser la localisation du stade avec son tramway, sa gare, de manière à pouvoir faire en sorte que venir à un match du Racing soit un plaisir total, non seulement sur la pelouse, mais par tout ce qui tournera autour de la pelouse, à savoir cette fanzone quasi unique en France, qui permettra, avant le match, après le match, de célébrer les victoires comme il se doit, comme on sait le faire ici à Strasbourg. Donc pour toutes ces raisons, la région se devait d'accompagner ce projet.

Elle a déjà délibéré à deux reprises, mais c'était des délibérations d'intention. Elle le fera très prochainement pour officialiser son soutien à ce magnifique projet, en souhaitant évidemment que ce projet contribue au développement du Racing. C'est ce qu'on souhaite toutes et tous ici dans cette salle.

Et je me réjouis de voir que, quand on vient au Racing, non seulement le stade est plein, mais les conférences de presse ont presque le même succès, ce qui est en soi révélateur de la popularité de ce club. Voilà mon tour de vous saluer tous et toutes en nom de la collectivité européenne d'Alsace. Je vous prie d'excuser Frédéric Biry, qui est retenu et qui m'a fait le plaisir de proposer d'être là, mais je viens régulièrement, donc ce n'est pas une première pour moi.

Et vraiment, je tiens à dire que ce qui est magnifique ici, c'est que le Racing Club de Strasbourg-Alsace a du cœur à l'ouvrage. Ce cœur à l'ouvrage, il se manifeste en permanence. Il se manifeste bien sûr au quotidien.

Pour faire fonctionner un club comme ça, il faut vraiment avoir beaucoup de cœur et beaucoup de détermination. C'est également un projet qui part de loin. Et ce projet a été préparé, a été maturé, il a évolué pour aboutir à la meilleure définition possible de ce projet, de la jauge, du stade, de l'ensemble de ce qui vient d'être présenté, sur vraiment un projet novateur qui trouve toute sa place non seulement dans le quartier, mais qui également permettra de mieux encore faire vivre l'avant-match et l'après-match aussi.

Bien entendu, le coût initial a quelque peu évolué. Et je crois que là aussi, c'est important de le souligner. Ça a été fait par les intervenants précédents.

De temps en temps, tout le monde est un peu tenté de chercher à opposer les collectivités les unes aux autres. Mais il y a des causes communes qui fédèrent. Et le Racing Club de Strasbourg est une cause commune qui fédère les uns avec les autres.

Je crois que c'est important de le dire aussi. C'est la raison pour laquelle les uns et les autres, et la CEA bien entendu, prend sa part également de participer au financement de ce projet, à l'évolution du coût des travaux bien entendu. Parce que pour nous aussi, que serait l'Alsace sans le Racing Club de Strasbourg ?

Franchement, on s'en trouverait bien démunis aussi, bien entendu. Et je crois aussi que c'est un cœur de vie. Il suffit d'assister au match pour voir toute cette énergie positive qui émane de l'ensemble des cœurs qui se manifestent.

Et je crois que véritablement, on ne peut pas écrire une histoire de l'Alsace sans le Racing Club de Strasbourg, qui a besoin d'un équipement adapté, qui ne répond pas juste ici, juste pour dire qu'on a des besoins supplémentaires. C'est un projet d'ensemble, c'est un projet global. Et l'ensemble des conseillers d'Alsace, je salue ici mon collègue Vincent Debesse, qui en fait partie bien entendu, également soutient ce projet.

Et donc, c'est la raison pour laquelle, de façon très volontaire, très volontariste et très heureuse aussi, bien sûr, nous poursuivons notre soutien à ce projet. Permettez-moi aussi d'avoir un...

Quand je viens au stade, c'est à pied. Donc, voilà, j'ai ce petit privilège-là de ne même pas solliciter de moyens de transport. Mais vraiment, je crois que tous les ingrédients sont réunis pour que ce projet aboutisse aussi.

Et je cite souvent, quelquefois, ça s'y prête dans mes interventions, une phrase de Goethe, qui dit que ce qui sonne tôt, résonne tard ici. Eh bien, l'histoire du Racing, elle est ici, à la Méno. L'histoire s'est écrite très tôt et elle résonnera encore longtemps dans le cœur et dans l'esprit des uns et des autres.

Merci beaucoup. Bonjour à toutes et à tous. Merci Pia, merci Jeanne, merci Franck, merci Jean-Philippe.

Alors, l'annonce aujourd'hui, pour moi, est très symbolique, à double titre. La première, la première raison, c'est que toute l'équipe est réunie. On travaille depuis 2016 sur ce projet.

Avec la métropole, la raison, c'est qu'on fait cette conférence de presse à la Méno. Je crois que tous les intervenants l'ont dit, la Méno est un endroit très particulier. Qu'est-ce qu'il représente pour nous tous ?

C'est un lieu d'émotion, un lieu où on a vécu des émotions incroyables pendant des années, parfois des moments difficiles, ça peut arriver. C'est un stade qui est plein, à chaque fois, 25 000 personnes, de moyenne. On est à Guichet fermé pour le match de Jeunisse, ça a été annoncé ce matin.

C'est le 24e Guichet fermé de suite. Et s'il n'y avait pas eu le Covid, je pense 25e. On en aurait fait beaucoup plus.

C'est aussi un stade qui, pour moi, représente l'Alsace, toute sa diversité. Il y a des jeunes, il y a des familles, la tribune famille, ici. Il y a aussi le mur bleu, qui est reconnu aujourd'hui comme une tribune incroyable en termes d'ambiance.

C'est aussi une tribune qui résonne partout en France quand on compare avec les autres clubs. C'est aussi un public très féminin. Je l'ai dit récemment à Jeanne et à Pia quand on s'est vus, avec le travail de Sabrina et des équipes, la féminisation du stade a été poussée assez forte, puisqu'on est aujourd'hui le club français où le pourcentage de femmes au stade est le plus développé.

C'est 26 %. La moyenne nationale, c'est plutôt 17. C'est aussi un endroit de convivialité.

La région avait parlé, quand on avait fait une conférence de presse il y a 2-3 ans, de la plus grande winch tube du monde, tous les 15 jours. C'est un peu ça l'esprit de la Maine aussi. Mais à côté de ça, bien évidemment, et ça a été dit aussi avant moi, le stade a vieilli.

On a raté quelques moments importants, je pense, la Coupe du Monde 98, l'Euro 2016. C'est aussi un stade qui nécessite, de la part des collectivités et du club, beaucoup de travail, beaucoup d'investissement depuis des années pour colmater un peu les brèches que vous voyez. C'est un stade aussi où, depuis des années, on a rajouté des algécos, des chapiteaux pour essayer de contenir l'engouement, la passion des Alsaciens pour ce club.

Alors, dès 2016-2017, avec mes amis dirigeants qui sont là et que je salue, on sortait du national. On avait fait trois ans en national. Et déjà en national, on avait fait quelques guichets fermés.

Je pense aux matchs contre Colmar, évidemment, mais à d'autres matchs aussi. Et dès la Ligue 2, on s'est posé avec la métropole, avec la ville tout d'abord, pour dire quelle est notre responsabilité à l'avenir pour que Strasbourg, sa métropole, sa région et son club, aient la capacité d'être compétitifs un jour quand on reviendra dans le monde professionnel. Et rapidement, on s'est dit que la seule possibilité pour y arriver, c'est de nous unir.

Et c'est ce qu'on a fait depuis 2012, d'ailleurs. On a réuni la région, la CEA, avec nous. Et ça a été un véritable travail d'équipe politique, mais aussi des services.

J'ai une grande pensée pour Alain, qui nous accompagne du côté club depuis sept ans maintenant. Frédéric Thaumaine, Bruno Quebel et toutes les équipes de la métropole qui ont fait un travail formidable, constant, malgré les difficultés et les aléas. Et la vision qu'on avait en 2016, ça a été extrêmement clair et je crois que ça a été partagé par les cinq entités.

On voulait le stade de demain avec l'ambiance d'aujourd'hui. C'était ça, la vision qu'on avait pour faire de la Meno un écran moderne. Et l'ambition qu'on avait, qui était une ambition commune, c'était de faire un projet utile et réaliste.

Pourquoi utile ? Utile d'abord pour le club. On est l'utilisateur.

Ça a été dit, je le dis quand même, on est arrivé depuis quelques années, quasi depuis trois, quatre ans, au plafond de nos recettes stade. La DNCG vient d'ailleurs de sortir les résultats des clubs de l'année dernière. On est le septième club en termes de recettes stade.

Et pourtant, on plafonne parce qu'on a utilisé tous les centimètres carrés de ce stade pour développer notre club. Alors, c'est très important pour le club. C'est très important aussi pour nos supporters parce qu'on est obligé aujourd'hui de faire progresser l'accueil.

Pas seulement les VIP, je pense à toutes les tribunes. On est obligé aussi d'améliorer la capacité d'accueil dans les parkings, capacité d'accueil au stade en général. La fan zone, qui est aussi une grande réussite pour nous.

Et le stade doit être aussi utile pour le territoire. Ça a été dit par Jeanne Barséguian tout à l'heure. C'est un stade intégré dans son quartier.

Ça a été aussi pour nous vraiment une vision qu'on avait. C'est qu'on ne pouvait pas rénover la Maine-Ou sans avoir une réussite territoriale du quartier. Et donc, le stade rénové va s'intégrer beaucoup mieux dans le quartier de la Maine-Ou.

Enfin, le stade doit être aussi utile, je pense, financièrement. C'est-à-dire qu'il va coûter, bien sûr, beaucoup d'argent. Mais très clairement, un stade rénové coûte moins cher qu'un stade neuf, évidemment.

Donc ça, ce sont les quatre raisons pourquoi le projet devait être utile. On voulait aussi qu'il soit réaliste. Réaliste à quel niveau ?

Réaliste, d'abord, d'un point de vue environnemental. Pour nous, c'était très important que le stade fasse des progrès parce qu'aujourd'hui, il a vieilli. Très clairement.

Et nous avons travaillé beaucoup avec les collectivités, avec la ville, la métropole, pour aller dans ce sens-là. On a beaucoup travaillé sur les mobilités aussi. Les mobilités, vous savez qu'on est entouré par le tram, avenue de Colmar, à Neudorf.

On va beaucoup plus travailler aussi avec le réseau express métropolitain, qui progresse. Bien sûr, tout n'est pas parfait, mais il progresse. Et on va beaucoup travailler aussi avec l'accessibilité vélo au stade, puisqu'il y aura plus de 3000 parkings vélos dans le stade rénové.

Voilà. Et on voulait aussi qu'il soit réaliste pour dire que finalement, ce projet sur lequel on travaille depuis 2016, on va y arriver. Et aujourd'hui, pour nous, très clairement, pour tous les gens qui sont présents sur cette estrade, mais aussi tous les gens qui nous accompagnent, je pense que c'est une avancée majeure pour le Racing.

Majeure. On le dit depuis des années, le club a progressé. Cette année, la période est un peu plus difficile.

Ça peut arriver. Avec le budget qu'on a, on sait qu'il y a des années qui peuvent être un peu plus difficiles. Mais on est déterminé à nous accrocher pour nous maintenir, bien évidemment.

Mais malgré tout, dans la projection du Racing des prochaines années, la rénovation de ce stade est une étape ultra importante, capitale. Et pour terminer, j'aurais envie de dire que rénover la Meno, c'est construire le Racing de demain. Encore une fois, je tiens à remercier tous les gens présents dans la salle, la presse aussi, qui nous soutient depuis des années.

Il y a beaucoup de gens, d'actionnaires qui sont là. Et un grand merci à toutes les collectivités. Cher Pia, Jeanne, Jean-Philippe, Franck, l'unité a fait la force depuis 2016.

On a traversé des périodes difficiles, des périodes de doute, des périodes où on a baissé un petit peu le genou quand il y a eu des aléas qui se sont présentés à nous. Mais je crois que nous sommes restés unis de 2016 à ce jour. Et grâce à cette unité, grâce à ce travail collectif, je pense qu'on peut donner au Racing l'espoir de se développer et de donner au territoire strasbourgeois, métropolitain et alsacien, l'espoir d'avoir un stade moderne.

Voilà. Merci encore et on répondra maintenant à vos questions. Bonjour, Grégory Fraisse, France 3 Alsace.

Donc le coût de 160 millions est beaucoup plus élevé que celui qui avait été annoncé en octobre, 113 millions, plus 40% d'augmentation. Est-ce qu'il a fallu faire des sacrifices ou des choix concernant le projet, revoir certaines choses à la baisse ou est-ce que c'est juste un effort supplémentaire de la part de tous les partenaires ? Pour répondre directement sur ce sujet, un travail important a été fait.

De négociation avec les entreprises qui se sont proposées d'être opérateurs sur ce stade. Un travail important a été fait en dialogue avec ces entreprises pour avoir un projet le plus sobre possible, sans jamais renoncer à quelques marqueurs comme la taille de la fanzone, bien évidemment, et aussi des possibilités d'accueillir davantage les partenaires. Mais un travail très important, point par point, a été mis en place pour arriver sur une somme de 160 millions d'euros, qui sinon aurait été encore plus importante.

Donc je m'associe au remerciement de Marc Keller pour tout le travail qui a été fait au niveau des services, particulièrement de l'euro-métropole, mais avec tous les partenaires, pour être dans ce dialogue très fin de trouver un coût acceptable pour les cinq partenaires. Et je pense que nous y sommes arrivés parce que nous avons été exigeants sur tous les aspects de la construction pour arriver, je le répète, à une somme finale que nous pouvons maintenant porter ensemble. Oui, si vous me permettez.

Alors c'est le même projet. Je vois Frédéric Thommen et Alain Pley qui disent oui à 100%, c'est le même projet. C'est extrêmement clair.

On a dû évidemment travailler avec les collectivités pour tenter d'améliorer et de limiter l'impact de l'inflation et l'augmentation des prix des matières premières. Mais ayez en tête que le stade a trois marqueurs importants. La fanzone.

Jeanne Barsegui en l'a dit. La fanzone va être étendue. On va doubler de volume.

Pour nous, c'est un des marqueurs du racing des dernières années. C'est là où ça se passe avant le match. On ouvre trois heures avant le match.

On ferme trois heures après. Et cette fanzone va être doublée de volume. Le deuxième marqueur très important dans la rénovation du stade, c'est la coursive que vous voyez qui sera fermée maintenant. abrité pour le vent, la pluie et un peu le froid et qui permettra encore une fois à tout le public de faire tout le tour du stade en étant extrêmement proche des places.

Et dans le travail qui a été fait avec notre maîtrise d'œuvre, Populous, accompagné par des entreprises locales, je pense à Red Cressy ou à OTE par exemple, ça a été un des sujets très importants. Comment donner à notre public la qualité d'accueil et une accessibilité facile aux services qu'il y aura tout autour ? Et le troisième point très important, donc il y a la fanzone, il y a la coursive et le troisième marqueur important, on a décidé avec les collectivités de centraliser dans la tribune présidentielle que vous voyez, la tribune sud, l'ensemble des places VIP.

On a estimé que c'était plus pratique de tout centraliser dans une tribune plutôt que d'avoir aujourd'hui des endroits disséminés partout. Voilà, donc les trois marqueurs, c'est la fanzone, c'est la coursive et c'est aussi cette tribune qui va centraliser un petit peu l'ensemble des places VIP, sans bien sûr dire que sur les autres places, on les a détériorées, bien au contraire. Notre objectif, c'était un stade pour tout le monde.

C'est extrêmement clair, depuis 10 ans, on a très peu bougé les prix des places parce qu'on joue entre des places populaires très accessibles et bien entendu des places VIP beaucoup plus chères. Et ça, c'est à l'esprit qu'on souhaite continuer à l'avenir. Juste compléter sur un aspect, c'est que deux conditions qui ont été posées dans le dialogue exigeant entre les différents partenaires vis-à-vis du financement de ces surcoûts, c'était de s'assurer que ça n'obérait pas les autres projets d'investissement engagés par nos collectivités.

Si je parle de Strasbourg, j'ai eu l'occasion d'annoncer la rénovation de l'Opéra, par exemple. Je ferai d'autres annonces cette semaine sur des équipements culturels. Pour la métropole, c'est évidemment l'ambition de la révolution des mobilités.

C'était de se dire qu'on arrivait à financer la rénovation du stade sans obéir les autres projets d'investissement de la collectivité. Ça, c'était la première. Et la deuxième, mais ça a été dit, c'était de garder les fondamentaux sur lesquels on s'était accordé et notamment la performance environnementale.

On aurait pu avoir la tentation de renier sur nos ambitions environnementales en se disant finalement, ça va nous permettre d'avoir un projet plus sobre. Mais c'est un mauvais calcul parce que, comme l'a très bien dit Marc Heller, investir maintenant, c'est aussi investir pour demain. Et donc, c'est peut-être des dépenses aujourd'hui, mais qui nous permettront aussi d'économiser les ressources et les ressources financières à l'avenir.

Donc, c'était à ces deux conditions qu'on a réussi à, j'allais dire, à se mettre d'accord sur les nouvelles clés de répartition. Encore une fois, le stade a été travaillé avec l'utilité qui était notre seul objectif, utile pour le club, utile pour nos supporters, utile pour le territoire et utile pour l'avenir. Ça, ce sont les quatre points sur lesquels on a travaillé qui étaient notre obsession pour arriver au projet qu'on vous présente aujourd'hui.

Peut-être juste pour compléter, dans le calcul économique global, nous avons aussi abouti des négociations autour du loyer que le Racing Club verse à l'Eurométropole. Et donc, nous sommes tombés d'accord sur une somme qui est entre 1,5 million d'euros jusqu'à 2 millions que le Racing Club versera à l'Eurométropole après 2026, une fois les travaux réalisés. Ça fait partie aussi du calcul économique global qui est intéressant à souligner et qui a abouti, qui nous permet aujourd'hui de voir sereinement ce montage financier.

Bonjour, Sébastien Keller des DNA. Une question toujours sur le financement. Est-ce qu'il y a un seuil ou plutôt un plafond au-delà duquel les collectivités auraient tiré la sonnette d'alarme, mais on ne peut pas aller au-delà d'un certain montant ?

Oui, on ne sait pas engager les uns les autres à la légère. Ça ne nous fait pas plaisir de voir l'augmentation des prix, de l'observer en tout cas, mais c'est la réalité de la conjoncture aujourd'hui. À partir du moment où on avait décidé de soutenir ce projet, que ce projet était intact dans ses objectifs, et Marc les a rappelés à l'instant, il était logique qu'on accompagne cette augmentation, même si, évidemment, elle nous contraint tous.

Mais pour autant, on n'avait pas mis de plafond en disant « au-delà de telle somme, on n'y va pas ». Parce que quand on porte un projet comme celui-ci collectivement, c'est un projet ambitieux pour Strasbourg, pour le territoire de manière générale, pour tous les fans du Racing et du Ciel qui sont nombreux. Et c'est une question essentielle pour le développement du club.

Sans ce stade, le club ne pouvait, à mon sens, que régresser au fil du temps, parce qu'il aurait été terriblement pénalisé par rapport à d'autres clubs. Vous savez ce qu'est le football aujourd'hui, comment le football français est en train de changer. Voilà, il fallait absolument, c'était vital pour le club que d'avoir un projet comme celui-ci.

Et c'est la raison pour laquelle Marc, Alain et d'autres, depuis des années, travaillent d'arrache-pied pour faire aboutir ce projet. Oui, bonjour. Christian Robichon pour l'agence France Presse et pour le moniteur du BTP.

Deux points concernant la fanzone, puisque vous l'avez évoqué. Quel est justement le volume auquel vous parvenez ? Donc la capacité, en quelque sorte, d'accueil de la fanzone.

Et puis par ailleurs, concernant les travaux qui démarrent, quelles sont les entreprises qui ont été retenues pour les réaliser ? Je vais peut-être répondre à la première question sur la fanzone. La fanzone va doubler de volume.

Elle devrait permettre, logiquement, de pouvoir accueillir entre 5 et 6 000 personnes le soir de match. L'idée, c'est que ce soit une fanzone privatisée le soir de match. Mais notre objectif avec les collectivités, c'était que cette fanzone soit ouverte en semaine pour que les gens du quartier puissent traverser et vivre dans la fanzone en passant aussi.

Pour la deuxième question, nous ne sommes pas encore en mesure de pouvoir vous répondre. Ce sera le cas courant mai, après la délibération de l'euro-métropole. Yvan Capetier, pour le Média Actus Strasbourg.

Est-ce qu'il serait possible d'expliquer la façon dont la circulation va être réduite aux abords du stade ? Et puis, est-ce que vous pourriez détailler comment concilier un rayonnement plus important du stade et une réduction de la circulation automobile, ainsi que pas de nouvelles places de stationnement créées visiblement ? S'il vous plaît.

Merci. Je peux en redire un mot, mais il y a déjà eu tout à l'heure un certain nombre, on peut peut-être remarquer qu'il y avait une slide là-dessus, sur la question des mobilités. En fait, notre objectif, c'est à la fois de développer l'accessibilité multimodale au stade, et donc je le disais, ça bénéficiera à tout le quartier.

Là, on est sur la végétalisation, je crois, des abords, mais c'est intéressant, c'est intéressant aussi. Donc c'était ça, mais c'est aussi résolument, et c'est pour ça que je parlais de l'engagement du Racing dans sa responsabilité sociétale et environnementale, c'est aussi d'avoir une accessibilité qui soit la plus décarbonée possible. Et donc pour que ce soit décarbonée, c'est forcément le fait de réduire l'accessibilité automobile en renforçant les autres modes de transport.

Et donc ça passait notamment par le fait de ne pas créer de stationnement supplémentaire. Donc il sera toujours possible, évidemment, de venir en voiture au stade. Le covoiturage est largement encouragé, il est d'ailleurs très largement pratiqué.

Mais l'enjeu, c'était surtout de donner l'habitude de pouvoir accéder au stade par les autres modes qui existent ou qui vont être renforcés. Ça a été dit qu'il s'agisse du tram, qu'il s'agisse du train, puisqu'on a la chance d'avoir une gare juste à côté, ce qui est quand même extrêmement intéressant. Et puis, évidemment, tu l'as dit, Jean-Philippe, tout à l'heure, les mobilités actives, la marche, parce qu'on a un certain nombre de strasbourgeois qui viennent aussi à pied, ou le vélo.

Et pour cela, ça nécessite évidemment d'avoir les espaces pour du stationnement vélo sécurisé. Et d'ailleurs, il y a déjà eu des progressions de ce point de vue avec la mise à disposition de parking vélo sécurisé. Donc voilà, j'allais dire, c'est une démarche d'amélioration continue et qui est rendue possible à la fois par l'investissement des collectivités en matière de mobilité et de transport, mais aussi évidemment par l'engagement du club, y compris des joueurs, dans l'image qu'ils peuvent donner d'une politique responsable en la matière.

Un des moyens déjà très efficaces que nous on fait depuis quasi la Ligue 2, c'est qu'on ouvre les grilles 2h, 2h30 avant. Donc déjà, ça nous permet d'étaler déjà l'accessibilité aux gens qui arrivent au stade. Actuellement, on est même passé à 3h quand on ouvre les guichets avant les matchs.

Et il y a une statistique sur laquelle nous, on travaille, parce qu'on est un club très pointu sur l'accueil de nos spectateurs. Une heure avant le match, on a 50% de nos spectateurs qui sont entrés dans le stade. Ce qui nous permet finalement d'étaler déjà aujourd'hui un petit peu l'arrivée et le départ après le match de tous nos supporters.

Après, Jeanne Barséguen vient de le dire, il n'y aura pas de création de stationnement supplémentaire. Mais on travaille beaucoup sur d'autres modes de mobilité. Bien sûr, avec la région, on a fait le train bleu plusieurs fois.

Il y a la gare Crimerie qu'on essaie aussi maintenant de redynamiser. On va travailler beaucoup plus avec la CTS, avec l'avenue de Colmar et Anneudorf. Et on a créé, ça je vous l'ai dit avant, on va créer 3000 places parking vélo, qui devraient aussi nous soulager.

Donc on essaie de travailler sur différents sujets pour essayer de réduire, bien sûr, toutes les nuisances automobiles qu'on peut avoir en soir de match. Je ne l'ai pas dit, mais les cheminements cyclistes et péton ont aussi été revus, en lien avec le réaménagement et la végétalisation des abords du stade. Durant la période des travaux, quelle sera la saison la période la plus impactante pour le public ?

Alors schématiquement, j'en mets peut-être le calendrier, comme ça tout le monde le voit, c'est assez simple. À partir du mois de juin, on va commencer à travailler dans la zone sécurité, juste derrière la tribune présidentielle. Et là, on le voit, ça va durer à peu près de juillet 2023 jusqu'en juillet 2024.

Il n'y aura quasi aucun impact pendant un an sur la jauge de 25 000, 26 000. Une fois qu'on arrive en juillet 2024, vous voyez en phase 2 la restructuration de la tribune sud. Ça veut donc dire que là, pendant un an, on va être effectivement très impacté, puisque la tribune qui va se construire à l'arrière va être rattachée à une petite partie de la tribune actuelle.

Et là, pendant un an, effectivement, je parle sous le contrôle de nos amis de Chérette Crécy, on va être impacté. Ça va tomber à 19 000, 20 000. Et tu le sais, Sébastien, on a limité nos abonnés à 19 000 depuis 2016 parce qu'on avait en tête que ce jour arriverait.

Et pour éviter de désabonner des gens, on a bloqué le nombre maximum d'abonnements à 19 000. Voilà. Et après, on attaquera en même temps la fan zone, puis les tribunes est, ouest, nord en même temps.

Mais grosso modo, pour répondre à ta question, l'année la plus difficile en termes d'accueil au stade, et vous le voyez très clairement, c'est entre juillet 2024 et juillet 2025. Bonjour, Jonathan Elbing, Alsace-Fort. Le planning, on est bien d'accord, il est arrêté désormais.

C'est-à-dire cet été, quoi qu'il arrive, ça va démarrer. Oui. Nous attençons aujourd'hui le lancement des travaux.

C'est bien cela. Ah non, non, non. Non, on est, je l'ai dit, Jonathan, je l'ai dit, on est en difficulté en ce moment, mais notre détermination, elle est totale.

Depuis 10 ans, je vois Pierre Ouschmied, je vois Pierre Ouschwissa, les gens qui sont avec moi, Alain et beaucoup d'autres, et vous avez l'habitude, le racing est monté depuis 10 ans. Mais on n'est pas monté comme ça. On a fait des hauts et des bas.

La période est plus difficile, mais on va tout faire, bien sûr, pour se maintenir. Mais les travaux vont commencer au mois de juin. La problématique du stade n'est pas une problématique par rapport à un problème sportif conjoncturel.

Le racing, les collectivités, on est là pour donner au club, à la ville, au territoire, des infrastructures capables d'amener un jour le club plus haut. C'est très clair. Je vous l'ai dit, rénover la méno, c'est commencer à construire le racing de demain.

C'est extrêmement important. Je ne veux pas parler trop d'argent, mais les budgets des clubs aujourd'hui, on les a développés. Mais en termes de billetterie, on est au taquet depuis 4-5 ans.

On a décidé de ne pas augmenter les prix pour l'instant. Et en termes de sponsoring aussi, on a atteint le plafond depuis 2 ou 3 ans. Donc, l'accompagnement de ce projet est obligatoire si le racing veut progresser.

Si je peux me permettre de compléter le propos de Marc Keller, c'est que ce qu'il dit, ça vaut pour les collectivités. On aurait tous pu dire, on laisse venir la fin de saison et puis on verra. C'est un truc qui aurait été un peu hypocrite.

Et je crois que les uns et les autres, on s'inscrit dans une perspective du présent et de l'avenir. On sait que le Racing Club de Strasbourg a un cap, qu'il garde et qu'il tient. Et donc, on n'est pas bridé par des questions de conjoncture sportive.

C'est un projet d'ensemble qui est engagé depuis des années, auquel les uns et les autres adhèrent. Et donc, il était important également qu'il n'y ait aucune équivoque sur le soutien des collectivités à travers les moyens mis dans ce stade aussi, qui est un stade pour un projet de Ligue 1, qui est un projet ambitieux, bien entendu, qui a toujours été pensé et réfléchi dans ce sens-là. Et c'est la raison pour laquelle personne n'a voulu différer une décision sur une fin de championnat.

C'est ici et maintenant que les décisions sont prises aussi et qu'elles sont tenues. Et je crois aussi que c'est un signe fort que les uns et les autres ont souhaité donner et partager pour dire que ce n'est pas conjoncturel, c'est une vision sur le long terme aussi. Et ce cap-là, il est donné, il est tenu.

Pardon de vous poser encore une question financière, M. Keller, le club devait également rajouter en octobre, c'est ce qui nous avait été dit, environ 15 à 20 millions d'euros pour les équipements liés à ce nouveau stade. Est-ce que ce sont des montants qui ont également évolué ou on est toujours dans les mêmes bases ?

Alors on avait, nous, une base à peu près entre 12 et 14 millions à mettre dans le stade, mais plus liée à l'utilisation du club, à savoir les bureaux, bien sûr les loges, les salons. Tout ça, c'était déjà prévu depuis le départ dans nos discussions. On a dû adapter un petit peu, évidemment, l'effort du Racing à l'inflation des derniers mois, très clairement.

Et on a décidé aussi, nous, d'abonder à hauteur de 9 millions en plus des 13 ou 14 qui étaient prévus. Ce qui veut donc dire que le Racing a pris un engagement. Je ne vais pas entrer dans la CODP ou dans le BEA qui va nous lier avec les collectivités.

Mais l'engagement financier que le Racing a pris, c'est un investissement de 23 millions d'euros. Voilà, à peu près 14 plus 9. Voilà.

Encore une fois, quand il y a eu toutes ces discussions depuis quelques mois, on s'est mis à table à chaque fois. Et chaque partenaire a dû, bien sûr, et les collectivités en premier, faire un peu plus. Et le Racing a fait un peu plus pour que le dossier aille au bout.

Et je rajouterais aussi que l'engagement que le Racing a pris, c'est bien sûr par rapport au stade de la Meno, mais d'une manière générale, à travers peut-être les 30 dernières années à Strasbourg, le Racing avait pris un retard considérable dans les infrastructures. Stade, mais aussi entraînement au centre des pros, et bien sûr l'académie. Et on a des projets pour un montant de 50 millions d'euros dans sa globalité pour que le Racing retrouve des infrastructures, disons, très modernes, pour que le Racing soit de nouveau plus compétitif, dont 23 millions pour la Meno.

Julien Sangel pour l'AFP. Aujourd'hui, on acte le lancement des travaux. Est-ce que c'est aussi un argument supplémentaire qui peut permettre d'accélérer la venue de nouveaux actionnaires, puisque vous en recherchez aussi pour progresser, pour franchir un palier ?

La question est pour moi, je pense. On n'a pas une vision, nous, à court terme. On a un projet, depuis 11 ans, c'était une vision plutôt à moyen terme.

L'exigence de transformer ce stade, c'est une vision qu'on a depuis 2016 qui est incontournable. Incontournable. C'est très clair.

On a la 13e masse salariale de France. C'est sorti la semaine dernière. Si on veut progresser et donner plus de moyens au club, ça passait obligatoirement par les infrastructures globales.

Meno, les pros et l'académie. Aujourd'hui, on a des résultats très impressionnants à l'académie. Mais malheureusement, tous les week-ends, on va jouer à Echaud, à Aubernay, enfin Jonathan, tout le sait, partout.

Bien sûr qu'à l'avenir, si on veut être compétitif, à laquelle on travaille depuis deux ans, et Franck Leroy l'a dit, être compétitif aujourd'hui en Ligue 1 est très difficile. C'est très difficile. Aujourd'hui, on y arrive plus par un travail précis, par de l'ingéniosité, par un travail très sérieux.

On a été positif en résultats depuis 10 ans, à part l'année du Covid. Donc ça prouve que le club a très bien travaillé. Mais on l'a toujours dit avec les dirigeants qui sont avec moi, on donne tout, toute l'énergie qu'on peut.

Mais à un moment donné, si on veut encore progresser un petit peu, il faut être aidé. Voilà. Il faut être aidé pour le stade, et peut-être un jour aider en termes d'actionnariat.

C'est deux choses qui ne sont pas forcément au même moment. Mais en tous les cas, si on veut progresser, on doit donner les moyens au Racing d'aller plus haut. Malheureusement, les budgets en Ligue 1 progressent.

On a très bien travaillé. On fait un travail sérieux. Mais si on veut un jour jouer entre la 4e ou la 3e et la 8e place, un peu mieux que ce qu'on fait aujourd'hui, il faut être un peu poussé.

Voilà. Oui, c'est ça. Il apparaissait sur une slide tout à l'heure.

C'est une slide aussi, oui. Avec les chiffres actualisés en pourcentage. Voilà.

Ça, c'est la clé de répartition du financement du stade. Merci. Merci.

Merci. Merci. Merci.

Conférence de presse - Lancement des travaux d'extension et de restructuration du stade de la Meinau — Karim Bouamrane · Pourquijevote