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Interviewfranceinfo — L'invité éco (sur Site radio)· 26 janvier 2022 7 minComplaisantActualité / polémiqueSantéTravail & emploi

Dans les hôpitaux, les soignants sont en "colère" et en "dépression", selon Antoine Perrin, directeur général de la FEHAP

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteÉludée

    Est-ce que vous contrôlez cette vague ?

  • 1:48OuverteRéponse directe

    Une grosse différence avec les autres vagues, c'est la situation dans les services de réanimation, où la pression est moins forte qu'il y a quelques mois. Est-ce que ça au moins c'est un soulagement ?

  • 3:06OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez assez de personnel aujourd'hui pour accueillir tous ces patients Covid et non Covid ?

  • 4:47OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous ne pouvez pas faire un effort supplémentaire sur les salaires pour ceux qui travaillent aujourd'hui dans vos établissements et pour ceux qui pourraient y venir ?

  • 5:31OuverteRéponse partielle

    Comment ça se passe dans vos établissements ? Est-ce qu'une situation comme celle-là peut exister aujourd'hui chez un de vos adhérents ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:04Invité politiqueChiffre
    « il y a 15% de chances, 15 fois plus de chances multipliées par 15 d'être malades de forme grave du Covid quand on n'est pas vacciné »
  • 4:30Invité politiqueChiffre
    « les professionnels de notre secteur privé non lucratif ont eu moins que le public 30% de moins dans les évolutions des grilles »

Temps de parole

  • Invité politique74 %
  • Présentateur26 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Invité politique

France Info.

0:03
Présentateur

Bonsoir à tous. A l'hôpital, l'épidémie n'est pas terminée. Loin de là, aujourd'hui, dans les hôpitaux, plus de 30 000 malades sont là, infectés par le coronavirus. Bonsoir Antoine Perrin. Bonsoir Jean-Marie. Directeur général de la FEAP, la Fédération de l'Hospitalisation privée non lucrative. 700 hôpitaux environ en France. Tous les jours, la vague monte. Est-ce que vous la contrôlez, cette vague ?

0:29
Invité politique

Est-ce que le terme contrôler convient ? Nous accueillons toutes les personnes qui arrivent sans aucune distinction et pour le moment, nous sentons qu'on est plutôt à un sommet mais un sommet assez rond c'est-à-dire que ça n'est pas un pic et donc s'il y a une redescente elle va être lente et elle ne va pas être immédiate. Comment ça se passe très concrètement dans la vie quotidienne des hôpitaux aujourd'hui ? Malheureusement, il faut déprogrammer.

Pour accueillir ces malades qui, je tiens à le redire, mais je sais que je ne suis pas le seul, sont en majorité des non-vaccinés il y a 15% de chances 15 fois plus de chances multipliées par 15 d'être malades de forme grave du Covid quand on n'est pas vacciné. Ce sont ces personnes qui affluent, qui nous obligent à déprogrammer des activités de médecine, de chirurgie pour des malades qui nécessitent des soins, y compris certains graves. Donc c'est une grande préoccupation pour les professionnels c'est de la désorganisation et j'ai envie de dire c'est même de la dépression et de la colère. Dépression ? Ah oui, dépression. Ça fait un an et demi qu'on est là-dedans.

Ça fait un an et demi que dis-je ? On va bientôt arriver à deux ans et les professionnels en ont assez surtout qu'ils sentent que ça aurait pu être évité si la vaccination était allée jusqu'au bout.

1:48
Présentateur

Une grosse différence Antoine Perrin avec les autres vagues de l'épidémie c'est la situation dans les services de réanimation où la pression est moins forte qu'il y a quelques mois est-ce que ça au moins c'est un soulagement ? Absolument.

2:02
Invité politique

Ça c'est un soulagement parce qu'au moins nous pouvons quand même avoir en réanimation une activité alors pas normale mais une activité soutenue sur les malades vis-à-vis des malades qui en ont besoin mais par contre ce sont toutes les autres maladies qui nécessitaient soit de l'hospitalisation soit de la chirurgie en médecine ou en chirurgie pour lequel il faut arrêter ces activités nous avons des services de chirurgie dans lesquels la chirurgie a été arrêtée pour accueillir ces formes graves C'est vraiment là-dessus que vous insistez ce soir c'est ça qui vous inquiète aujourd'hui pour les prochaines semaines ?

Qui nous inquiète oui vis-à-vis des usagers parce que ce sont des interventions repoussées on l'a déjà vu depuis la première vague des interventions en cancérologie des interventions en chirurgie cardiovasculaire qui ont un impact réel sur le pronostic de ces personnes on sait qu'il y aura un impact à moyen terme et vis-à-vis de ces personnes-là c'est terrible et vis-à-vis des professionnels qui ne savent jamais le matin comment ils auront à s'organiser si on ne doit pas tout bousculer c'est terrible également

3:06
Présentateur

Est-ce que vous avez assez de personnel aujourd'hui pour accueillir tous ces patients Covid et non Covid ? On sait que la tension est grande et depuis longtemps est-ce qu'elle s'aggrave ? La situation s'est aggravée

3:17
Invité politique

d'abord la situation était difficile avant la Covid puisque les métiers de la santé ont eu du mal à attirer malgré l'excellente cote qu'ils ont dans la population mais depuis le troisième trimestre quatrième trimestre de 2021 oui la situation s'est aggravée on sent que les professionnels sont sortis ont quitté nos établissements et pas que les nôtres d'ailleurs parce qu'ils sont découragés parce qu'ils sont fatigués et on sent que aussi ça c'est lié

3:47
Présentateur

à la crise

3:48
Invité politique

à la pandémie ou c'est un problème plus général ? Je pense que c'est un problème plus général que la pandémie a aggravé de lien vis-à-vis de contacts permanents vis-à-vis des personnes malades ou des personnes en perte d'autonomie de contraintes vis-à-vis de ces métiers qui nécessitent du H24 qui nécessitent de travailler la nuit qui nécessitent de travailler les week-ends et donc il y a une grande difficulté par rapport à ça Comment ça va se passer après la pandémie de ce côté-là ?

Après la pandémie je pense que les choses s'amélioreront mais ça mettra du temps et ça dépendra aussi de l'accompagnement que nous aurons par exemple je tiens à le dire sur les revalorisations des rémunérations les professionnels de notre secteur privé non lucratif ont eu moins que le public 30% de moins dans les évolutions des grilles et même sur ce qui nous a été assuré nous n'avons pas eu les financements en totalité donc nos directeurs ne peuvent pas recruter si tant est qu'ils disaient des candidats ne peuvent pas recruter tous les professionnels qui sont en train

4:46
Présentateur

En attendant d'avoir mieux Antoine Perrin est-ce que vous ne pouvez pas faire un effort supplémentaire sur les salaires pour ceux qui travaillent aujourd'hui dans vos établissements et pour ceux qui pourraient y venir ?

4:55
Invité politique

Pourquoi ne pas faire plus ? Pourquoi ne pas faire plus ? Parce que nous sommes privés non lucratifs c'est-à-dire que nous n'avons pas d'actionnaires tout ce que nous avons comme financement est réinjecté dans les structures sur les rémunérations sur l'investissement donc si nous n'avons pas plus d'argent nous n'avons pas de possibilité de financer plus et je peux vous dire que dans certains établissements la situation financière est très difficile nous sommes privés nous sommes non lucratifs mais nous sommes privés si au bout du compte il n'y a pas d'équilibre c'est le dépôt de bilan

5:24
Présentateur

Votre fédération regroupe aussi 1800 établissements pour personnes âgées en suit depuis quelques jours ces accusations dirigées contre le groupe Orpea après l'enquête du journaliste Victor Castanet qui pointe de graves dysfonctionnements des dysfonctionnements selon lui dû à une politique d'économie pour gagner plus d'argent comment ça se passe dans vos établissements est-ce qu'une situation comme celle-là peut exister aujourd'hui chez un de vos adhérents ?

5:49
Invité politique

Alors je tiens à dire que c'est un problème qui est intervenu chez un groupe privé commercial avec donc des actionnaires avec donc des rémunérations d'actionnaires ce qui n'est pas notre sujet donc je préfère ne pas faire de commentaire sur ce problème-là qui concerne un groupe il y a une enquête en cours c'est leur sujet ce que je peux vous dire que chez nous nous n'avons pas ce sujet de l'actionnariat donc nous n'avons pas ce sujet du financement d'administrateurs tout l'argent que nous avons est redistribué ce qui n'empêche pas que nous avons des difficultés en particulier en ressources humaines pour recruter tous les personnels dont nous avons besoin pour des raisons liées à la Covid pour des raisons liées aux rémunérations même si elles ont été augmentées et encore une fois moins que le public et nous avons des difficultés

6:33
Présentateur

à recruter et c'est là-dessus que vous insistez là encore ce soir à la question du recrutement le nombre de salariés dont vous avez besoin le type de salariés aussi dont vous avez besoin et ça évidemment on va en reparler c'est aussi un sujet pour la campagne présidentielle merci Antoine Perrin directeur général de la FEAP la fédération de l'hospitalisation privée non lucrative vous étiez l'adulté Merci Jean-Lémane avec aux France Info ce soir Merci Jean-Lémane